Anniversaire(s)

Pour la première fois depuis quinze ans il n'y a pas deux anniversaires à fêter aujourd'hui. Et je sais que nous sommes nombreux, ce matin, à avoir cette pensée.

 

Nombreux à rêver de pouvoir faire le chemin en arrière, récrire le film.

 

Surtout ne pas t'en vouloir. Respecter, accepter, tenter de comprendre. Prendre ceux qui restent dans nos bras.

 

Je pense à l'Igéenne, je pense à ce petit de toi. Je pense à vous tous, de Lyon à Marseille, de Paris à Copenhague.

 

 G, je suis tout près de toi aujourd'hui.

 

Edit: Je vous demande pardon pour ce message un peu codé. Ceux qui me suivent depuis longtemps comprendront que ce mois de novembre est endeuillé. Je ne cherche pas la compassion, je veux juste assurer ceux qui partagent cette douleur que je pense à eux.

56 comments sur “Anniversaire(s)”

  1. Nooks a dit…

    sale mois de novembre… dans une semaine cela fera 3 ans sans ma meilleure amie.
    Même incompréhension, alors je compatis même si ce n’est pas ce que tu cherchais !

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  2. venise a dit…

    quelqu’un qu’on perd, c’est refaire le chemin à l’envers, ça devient les premières fois sans… courage et plein de pensées caro et ceux pour qui il comptait.
    le mois de novembre est triste pour moi aussi.

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  3. Marie-Hélène a dit…

    C’est décembre chez nous qui est un drôle de mois avec un passage par l’infinie tristesse, puis la joie de noêl qui est aussi l’anniversaire du petit dernier.
    L’absence….
    Mes pensées sont avec toi.

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  4. Mamine a dit…

    Je vivrai par delà la mort,
    je chanterai à vos oreilles
    même après avoir été emporté,
    par la grande vague de la mer
    jusqu’au plus profond de l’océan.

    Je m’assiérai à votre table
    bien que mon corps paraisse absent.
    Je vous accompagnerai dans vos champs,
    esprit invisible.
    Je m’installerai avec vous devant l’âtre,
    hôte invisible aussi.

    La mort ne change que les masques
    qui recouvrent nos visages.
    Le forestier restera forestier,
    le laboureur, laboureur,
    et celui qui a lancé sa chanson au vent
    la chantera aussi aux sphères mouvantes.

    Juste ce petit poème de Khalil Gibran pour accompagner les moments difficiles..
    Tendresses.

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  5. rose a dit…

    Je ne connais pas l’histoire mais je sais la douleur. Penser à eux c’est les faire vivre. Oser en parler et leur garder une place à nos côtés.
    C’est beau et courageux d’en parler ici.

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  6. doudoune a dit…

    mes douces pensées t’accompagne… moi aussi novembre endeuillé depuis 4 ans maintenant, mais aussi spetembre d’il y a 4 ans! c’est dur et oui, il n’est pas toujours facile de continuer sans, de réapprendre à vivre sans…
    bisous doux!

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  7. caro a dit…

    Merci de comprendre sans tout comprendre. Il est question d’un ami, cher, de ceux de l’enfance, qui a décidé de partir l’année dernière.

    Vos pensées me touchent, et, j’en suis sûre, touchent ceux qui partagent cette douleur et lisent ces pages.

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  8. mère grand a dit…

    OUi, Caroline, je me souviens de votre grand chagrin de l’an dernier…
    Je suis de tout coeur avec ceux qui restent et que vous suivez attentivement.. Vous savez que plus on avance en age , plus on devient sensibles à tout ce que la vie apporte de fâcheux aux autres, à ceux que l’on aime, Et toujours, il faut se retourner vers l’avenir qui nous réserve des surprises consolantes. Tous mes voeux à cette famille meurtrie. Votre soutien doit être bien doux pour elle. M.L.

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  9. Véro a dit…

    Ca fait longtemps que je n’écris plus ici, même si je passe régulièrement te lire. Les temps ne sont pas au beau fixe depuis quelques mois… mais jai toujours une pensée pour toi et aujourd’hui encore plus spécialement.

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  10. ange a dit…

    La mort n’est rien,
    je suis seulement passé, dans la pièce à côté.

    Je suis moi. Vous êtes vous.
    Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours.

    Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné,
    parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.
    N’employez pas un ton différent,
    ne prenez pas un air solennel ou triste.
    Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

    Priez, souriez,
    pensez à moi,
    priez pour moi.

    Que mon nom soit prononcé à la maison
    comme il l’a toujours été,
    sans emphase d’aucune sorte,
    sans une trace d’ombre.

    La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été.
    Le fil n’est pas coupé.
    Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
    simplement parce que je suis hors de votre vue ?
    Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.

    on attribue ce poème à charles péguy.
    on me l’a offert pour un mois de décembre très douloureux
    je te l’offre à mon tour en te faisant mille bisous.

    PS: pas dans le ton de l’article, juste une remarque par rapport à tes liens: le monde est petit, en regardant tes liens, j’ai fini par atterir sur celui qui parle des universités et de fil en aiguille, sur le blog d’une étudiante de chez moi qui a ton lien.
    caro, you’re a star et un modèle parmi les étudiantes! que ce soit dit 🙂

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  11. imane a dit…

    je ne suis pas douée pour trouver les mots justes et réconfortants pour soulager les peines liées à un deuil , mais je compatis et mes pensées sont pour toi.
    Bisous et bon courage.

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  12. Kat... la Spirale a dit…

    Désormais, le tout premier jour de novembre sera pour moi un jour de deuil… Perdre quelqu’un mais réussir, malgré la tistesse, à garder les bons souvenirs… S’accrocher à ces bons souvenirs et s’accrocher à ceux qui restent.
    Cela fait 8 jours que notre bande d’amis se retrouve presque tout les soirs: on rit, on pleure, on raconte nos souvenirs. c’est sûrement comme ça qu’il aurait voulu qu’on fasse…
    Douces pensées de soutien à toi Caro et à tout ceux qui ont perdus un être cher.

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  13. Fractale a dit…

    Novembre ici c’est aussi le mois des décès… donc celui de la triste nostalgie des moments heureux passés ensemble et puis finalement se dire que si la perte des êtres aimés est douloureuse, l’idée meme de ne pas les avoirs eu dans nos vies l’est encore plus. Nous n’aurions pas souffert, mais nous n’aurions pas non plus eu la chance exceptionnelle de les connaitre.
    C’est bon de se replonger dans une grande inspiration dans ces souvenirs tendres comme un gros pull tout doux qui nous tient chaud quand ça crachine et qu’il fait gris dehors…

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  14. Mariposa a dit…

    C’est encore moi. J’avais juste envie de partager un peu des habitudes de mon pays là-bas au soleil. Là-bas où on dit que les morts ne sont pas morts. Là-bas où ce mot n’est pas un tabou. Là-bas où toujours les esprits sont avec nous, il nous accompagnent, nous chérissent et nous protègent de là où ils sont. Tous les êtres qui m’ont été chers et qui n’occupent plus la même dimension que moi, très souvent me rendent visite. Je sens leur présence, je sens leur amour. Je sens souvent leur tendresse et toute l’attention qu’ils me portent dans tous les moments importants de ma vie.
    On me regarde souvent bizarrement dans ce monde occidental quand je parle ainsi, mais je suis émue de trouver dans vos commentaires aujourd’hui les preuves que là-bas n’est pas si loin d’ici.
    Et chez nous aussi, les jours anniversaires un peu tristes, on se rassemble autour d’un repas pour évoquer l’absent(e) et le rendre présent et toujours vivant.
    Quelques mots pour parler de là-bas, quelques mots pour sentir l’au-delà. Quelques mots pour ramener là-bas vers là.
    Douces pensées.

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  15. caro a dit…

    Je suis d’accord avec toi Mariposa. Le mot mort est encore trop tabou. Je ne crois pas en grand chose mais je sais que la seule façon de maintenir les gens en vie est de parler d’eux, d’évoquer leur souvenir. Se taire et ne plus prononcer leur nom c’est les tuer une deuxième fois. Merci à vous tous pour la finesse de vos témoignages et votre bienveillance.

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  16. solsol a dit…

    Ma grand-mère est décédée lundi matin, je suis donc de tt coeur avec toi aujourd’hui dans cette douleur lancinante. Je suis d’accord avec toi, il faut continuer d’évoquer les souvenirs pour les maintenir avec nous un peu encore. C’est ce qu’ils auraient souhaité…
    Bon courage

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  17. zaza a dit…

    mes plus douces pensées pour toi en ces jours difficiles de mémoire. Penser à ceux qui sont partis, c’est un peu déchirer le voile qui nous sépare d’eux…

    Se rappeler de nos moments de bonheurs avec eux, mais aussi de nos engueulades, c’est les avoir à nouveau à coté de nous…

    Le texte d’Ange (commentaire 28) est un texte de Saint Augustin. C’est celui que j’ai voulu lire aux obsèques de ma grand mère… C’est celui que je veux qu’on lise aux miennes…

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  18. zaza a dit…

    solsol, une bise pour toi aussi, je sais ce que c’est, l’absence est toujours là depuis 2 ans, on ne comble jamais le vide laissé par un être cher, on apprend à vivre avec, c’est tout.

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  19. sissie a dit…

    Nous aussi avons perdu un de nos meilleurs amis à cette même époque de l’année. il y a 2 ans ; Son souvenir est encore si présent dans nos coeur, pour toujours je pense. J’e suis donc de tout coeur avec toi et en lisant ces lignes j’ai la gorge nouée mais il est important d’en parler malgré tout pour ne jamais oublié.

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  20. Altaïr - Cécile a dit…

    Je me souviens de l’an dernier, je venais presque de découvrir tes écrits…
    Je comprends très bien ce que tu ressens.
    Continue d’y penser, d’en parler, et il n’aura pas vécu pour rien celui qui a laissé des traces.
    Pour moi c’était il y a 10 ans, cette période est à la fois une période sombre et triste et laisse aussi des souvenirs chauds d’amitié et d’entraide. Je ne l’oublie pas, j’y pense toujours, il m’accompagne souvent encore 😉
    Avec le temps la compagnie reste, la douleur s’adoucit…

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  21. Cat a dit…

    Je lis ton blog depuis quelques mois déjà et aujourd’hui, en particulier je suis touchée en plein coeur par ton message ! En effet le 21, cela fera 4 ans que j’ai perdu la personne la plus importante pour moi. Et oui il ne faut pas hésiter à prendre dans nos bras ceux qui restent !!!

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  22. venise a dit…

    en ce jour triste pour toi, j’ai reçu comment grignoter en cachette et après m’avoir mis la larme à l’oeil ce matin, je pense que ce soir, tu vas me faire sourire. la vie continue après tout, que tout ça nous serve de leçon pour aimer encore mieux ceux qui sont là. personne ne sait de quoi demain sera fait.. bises douces

    j’espère que ce qui précède n’est pas maladroit et ne heurtera personne. Je n’ai pas la moindre intention de minimiser la peine ou de donner des leçons… zut plus je tente de trouver mes mots et moins j’y parviens 🙁 j’hésite à poster , je le fais avant de trop y réfléchir

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  23. Elodie a dit…

    J’ai perdu mon grand-père ce matin. Si ma propre peine est difficile à surmonter, ce qui me fait le plus mal c’est la douleur de mes proches. Je pense fort à toi et toutes les personnes qui ont dû faire face à la perte d’un être aimé.

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  24. L'igéenne a dit…

    MERCI.

    Je savais bien que tu lui rendrais la parole pour un instant. Nous sommes tous ensemble autour de G., autour de lui, ici à Marseille, sous le soleil et le mistral. Nous restons pudiques mais il est en nous à chaque instant.
    Je t’embrasse ma belle Caro et le petit de lui aussi qui fait des dessins pour les deux anniversaires.

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