Catégorie : Mes séries télé préférées

Boomerang (pas la chanson)

C’est l’une d’entre vous, Emma, pour ne pas la citer, qui m’a conseillé cette pépite disponible sur Amazon Prime (depuis que je me suis fait pécho par la patrouille Hadopi, je multiplie les abonnements aux plateformes, signe que cette manie de regarder des séries est en réalité une bête et méchante addiction).

Boomerang, c’est un peu Parents Mode d’Emploi en format long, sauf que les enfants auraient grandi et Gaby et Isa auraient vieilli. Et comme Parents Mode d’Emploi, c’est fini – tristesse éternelle – ça m’a fait drôlement plaisir de regarder les trois saisons de Boomerang. Surtout, Boomerang est une série québécoise. Accent compris dans le package. Depuis deux jours, j’ai envie de dire Calice et Christ toutes les deux secondes et « fourrer » au lieu de baiser. En lire plus »

The Split, encore une belle série anglaise

Vous prenez This is us, The Good wife et un peu de Woody Allen (dans sa bonne période) et vous obtenez The Split, nouvelle petite pépite anglaise. Le pitch: Hannah et ses soeurs (ça ne s’invente pas) ont toujours vécu avec leur mère, depuis que le père est parti il y a trente ans sans plus donner de nouvelles. Un gynécée pas vraiment idyllique, avec à la tête Ruth, avocate intransigeante et mère louve, qui ne supporte absolument pas le récent départ d’Hannah du cabinet familial. Cette dernière vient de rejoindre une firme en plein essor, spécialisée dans les traitements de divorces à haut potentiel financier,dans laquelle elle retrouve un amour de jeunesse (ceux qui ont aimé The Good wife verront le clin d’oeil). En lire plus »

Here and now…

J’ai découvert cette série grâce à ma copine B. qui m’avait promis que j’allais adorer. « C’est un this is us mais plus trash, qui nous ressemble plus », m’avait-elle vendu. Et c’est ma foi un bon résumé. A savoir qu’on retrouve certaines thématiques de This is us, comme celle de l’adoption, du fait de grandir noire dans une famille blanche, des relations entre frères et soeurs, de la famille. Mais sans la dimension très « bon sentiments » de This is us, qui personnellement ne me gêne pas trop mais qui, je le sais, peut agacer certains. En lire plus »

SMILF, la série qui ne se cache pas derrière son petit doigt

En coup de vent pour changer, juste quelques mots sur « SMILF », une série assez scotchante que m’a recommandée ma copine B. et qui, pour reprendre ses termes, donne immédiatement envie d’arrêter d’écrire quoi que ce soit tellement c’est juste. Alors je préviens, c’est trash, ça parle de vagins distendus après l’accouchement, de masturbation, de la difficulté d’avoir une sexualité quand on est une mère célibataire de 30 ans, qui plus est comédienne sans emploi à Boston. Pas grand chose de commun avec ma propre existence (à part la masturbation évidemment) et qui pourtant m’a parlé immédiatement, ce qui est clairement un signe de qualité (il est plus facile de toucher les gens sur lesquels on écrit que ceux qui sont très éloignés de l’histoire). En lire plus »

Merveilleuse Rita

Je vous avais déjà parlé de Rita, cette série danoise sur une prof pour le moins atypique et brut de décoffrage, formidable avec ses élèves, un peu à côté de la plaque avec ses propres enfants. Après trois saisons, Rita s’en était allée et j’étais bien triste parce qu’il y avait tellement d’intelligence et d’humanité dans les dialogues et le jeu des acteurs qu’ils me manquaient déjà. Et puis finalement, deux ans après cette fin programmée, une quatrième saison a été annoncée. J’étais à la fois très contente et un peu inquiète (il m’en faut peu). On avait quitté Rita à la fin d’un cycle, qu’est-ce qu’ils allaient pouvoir raconter sans finalement rejouer ce qui s’était déjà résolu ? En lire plus »

Séries: mon top 10 de l’année 2017

Je me suis dit qu’en cette fin d’année j’allais vous proposer quelques bilans sous forme de « top 10 ». Des billets de feignasse mais qui ont le mérite d’exister, non ? Je commence donc avec mon top 10 des séries aimées en 2017, parce que je pense que si j’ai bien une addiction (en sus de celle que j’ai développée depuis des années avec le chocolat) c’est bien celle-ci. En lire plus »

The Handmaid’s Tale: série brillante et glaçante

Un mini billet en passant, pour vous dire que s’il y a une série à regarder absolument en ce moment, c’est celle-ci: The Handmaid’s Tale. Une dystopie qui raconte un monde dans un futur pas si lointain et dont l’horreur dictatoriale n’est pas si improbable au vu des récents événements aux Etats-Unis. Le pitch est simple: après une sorte de coup d’Etat fomenté par des bigots extrémistes, les femmes sont renvoyées à la maison, n’ont plus de compte en banque et n’ont plus le droit de lire. Surtout, la plupart des citoyen(nes) étant devenu(e)s stériles, les rares femmes encore fécondes sont réquisitionnées et envoyées comme esclaves (« handmaid ») auprès des couples de la société dirigeante, pour servir de mères porteuses, engrossées lors de « cérémonies » qui ne sont ni plus ni moins que des viols institutionnels. En lire plus »

13 reasons why…

Ces derniers jours j’ai dévoré comme à peu près 99% des abonnés à Netflix la dernière série mise en ligne par la chaine, à savoir « Thirteen reasons why ». Le pitch: Hannah Baker, 17 ans, s’est suicidée. Mais avant de mettre fin à ses jours, l’adolescente a enregistré sur treize faces de cassettes audio les raisons qui l’ont poussée à commettre l’irréparable. Je ne voudrais pas vous spoiler, donc je n’en dirai pas plus, mais si j’ai trouvé quelques longueurs par moments au scénario, j’ai été à nouveau bluffée par l’ingéniosité de cette création, encore une pépite produite par Netflix, qui sans forcément renouveler le genre, l’enrichit, incontestablement. En lire plus »

Séries: mon best-of des derniers mois

A force je pense que vous l’avez compris, les séries et moi c’est plus qu’une histoire d’amour. Une passion inextinguible qui contribue hélas pas mal à ma névrose de la procrastination. Autant du coup m’en servir au minimum pour alimenter ce blog. Et comme régulièrement on me demande par mail quelles séries je recommanderais, en voici huit qui m’ont totalement emportée ces derniers mois. En lire plus »

When we rise

J’ai grandi avec le sida, comme toutes les personnes de ma génération. Je me souviens encore, lorsque j’étais en 5ème, de mon prof de français qui détonnait un peu dans l’école catholique où je me trouvais et qui avait évoqué une nouvelle maladie qui sévissait dans les milieux homosexuels. J’avais été intriguée, autant par la menace que par le terme même d’homosexualité, complètement absent jusque là de mon vocable. Et puis il y eut Les nuits fauves, véritable choc cinématographique, film d’une génération qui découvrait que l’on pouvait aimer différemment et en mourir. Et puis il y eut le baiser de Clémentine Célarié, Philadelphia, autre choc cinématographique et lacrimal. Il y eut les marches d’Act-Up, les amis qui firent leurs coming-out, dont je ne mesurais pas, je pense, à l’époque, le courage qu’il leur avait fallu, dans le contexte conservateur lyonnais des années 90. En lire plus »