Catégorie : Film

La cage dorée, comédie douce-amère mais aussi un peu sucrée

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Deux semaines que je veux vous en parler, voire un peu plus parce que j’ai eu la chance – j’ai mes relations – d’avoir vu ce film lors de sa première projection devant l’équipe (pardon my branling).

Et puis entre la connexion à 56 kbit de mon bled montagnard et les galères de migration, pof, le billet est passé à la trappe. Mais comme le week-end s’annonce à priori bien chonchon niveau météo, je me dis qu’un petit conseil cinoche ne peut pas faire de mal.

Il s’agit donc de la Cage dorée. Certes, je suis difficilement objective parce qu’il est produit par l’équipe également aux manettes de Comme des frères et qu’Hugo et Laetitia, ben je les kiffe, quoi. Le réalisateur, Ruben Alves, est de ceux que vous voyez une fois et dont vous tombez dingue de sa gentillesse (et du reste mais j’ai ma dignité donc je ne m’étendrais pas) (enfin…). Quant aux acteurs, gros potentiel de sympathie également: Chantal Lauby (amour EVER), Roland Giraud, mais aussi Rita Bianco et Joaquim de Almeida, pas très célèbres ici mais véritables stars au Portugal.

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Perfect mothers: les résultats du concours

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Oyez, oyez, voici donc les heureuses gagnantes. Vous gagnez chacune deux places pour aller voir "Perfect Mother". En espérant que le film vous plaise et que vous passiez une bonne soirée ! Merci de m'envoyer le plus vite possible votre adresse postale dans un mail à l'adresse suivante: cfrancfr(at)yahoo.fr pour que l'on puisse vous faire parvenir les tickets !

Et un grand merci pour votre participation à tous, c'est chouette que le ciné aussi déchaine les passions !

 

Commentaire 95, Bérangère

Commentaire 149: La fille du 16è

Commentaire 166: Angelikk

Commentaire 12: Nina

Commentaire 198: Béalacigale

Perfect Mothers (10 places à gagner)

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Je crois que parmi les actrices américaines auxquelles j’aurais voulu ressembler, il y a ces deux là. Sachant d’ailleurs que Naomi Watts est australienne, ce qui ruine un peu ma percutante intro. Robin Wright, je l’ai découverte – en dépit de mes 29 ans au compteur – en Kelly Capwell dans Santa Barbara et pour moi c’était la plus belle femme du monde. Puis dans Princess Bride, puis Crossing Guards, puis She’s so lovely. Et puis ce couple avec Sean Penn…

Quant à Naomi Watts, la claque dans Mullholland Drive – ou la scène d’onanisme la plus bouleversante de l’histoire du cinéma – et récemment, dans un film catastrophe que j’ai eu le bon goût de regarder juste avant de partir en Guadeloupe: « the impossible », où elle survit au Tsunami en mode wonder woman. (moi par contre je ne me suis quasi pas baignée dans la mer des Caraïbes, merci Naomi).

Bref, ces deux actrices jouent bien et vieillissent bien. Je me doute qu’elles ont un bon dermato mais le fait est justement qu’il est meilleur que celui de certaines de leurs consoeurs. Pas d’étonnement constant, pas de sourire figé, pas de sourcils au plafond et pour Robin, surtout, des rides (pardon my gros mot). Au delà de ces considérations assez superficielles, elles m’emmènent avec elles, à chaque fois. The impossible, par exemple, honnêtement, n’avait pas grand chose pour lui. Sauf que je me suis littéralement noyée avec Naomi, j’ai grimpé sur un cocotier avec ma cuisse arrachée et j’ai cherché mes enfants dans toute la Thailande avec elle. Et Robin, et bien Robin parvenait à rendre Santa Barbara presque cinématographique. Je ne me suis toujours pas remise de la mort de Joe. En lire plus »

La maitresse en maillot de bain

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Ce soir j'emmène mes grands voir "La maitresse en maillot de bain". Avec Ludivine de Chastenet, notamment. J'ai déjà vu la pièce avant les vacances de Noël et j'ai comme qui dirait couiné de rire tout le long, à tel point qu'il se pourrait que j'aie loupé quelques bonnes répliques. C'est à dire que je crois que mes gloussements couvraient les voix des acteurs. Il se peut même que les gens devant ma copine Laetitia et moi aient eu envie de nous étouffer.

Franchement, si vous avez envie de passer un moment léger, n'hésitez pas. Tous les acteurs sont drôles, même si je n'ai pas une once d'objectivité en la matière et que par conséquent je décerne mon Molière à Ludivine, qui se trouve être une copine. Je vous avais déjà parlé d'elle ici il y a déjà deux ans, alors que je la connaissais peu. De l'eau a coulé sous les ponts (mais pas tant que ça, à partir de vingt-huit ans, c'est l'inverse des chats, un an ne compte finalement que pour trois mois) mais je suis toujours en mode fan. Elle réciterait l'annuaire que je pleurerais de rire, c'est comme ça, elle a le truc, le clown inside qui ne demande qu'à sortir sur commande. Je remercie le ciel de ne pas l'avoir connue, genre, à l'école, parce que j'aurais été collée tous les mercredis pour fous rires incontrôlés. Gamine – mais encore aujourd'hui – j'ai toujours été celle qui se faisait chopper à ricaner des conneries de plus drôle que moi. Et comme par hasard, j'avais un pif de professionnelle pour justement repérer le ou la plus drôle que moi et me coller à lui ou elle comme une moule à son rocher. Cela m'a causé pas mal de problèmes mais pas un seul qui n'en ait valu la chandelle. On ne devrait de toutes façons jamais regretter un fou-rire.

Bref, la maitresse en maillot de bain ne se raconte pas trop, en gros il s'agit de trois enseignants de maternelle qui se voient assigner une psy censée écouter leurs angoisses au sujet de l'insécurité dans les écoles. Sauf qu'en maternelle, à priori, les profs ne sont encore pas trop menacés, mis à part peut-être par un pipi intempestif…

Voilà, à part ça je profite honteusement de la tribune qui m'est offerte par ici (et par moi même en même temps) pour vous demander si par hasard parmi vous ou vos proches il n'y aurait pas quelqu'un ou quelqu'une de 60 ans ou plus, voyant un psy. Je prépare un papier sur ce sujet, à savoir "consulter un psy après 60 ans". Ça n'a peut-être pas l'air comme ça mais c'est passionnant. Mais pas évident de trouver des personnes acceptant de parler de ça, ne serait-ce que parce qu'en réalité beaucoup considèrent qu'aller voir un psy à cet âge peut-être inutile ou effrayant.

Bref, si jamais, vous savez où me trouver (cfrancfr(at)yahoo.fr).

Bon week-end

« Main dans la main », de Valérie Donzelli: de l’amour, encore de l’amour

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Hier j'ai eu la chance de voir en avant première le prochain film de Valérie Donzelli, "Main dans la main". Double chance en réalité parce que la projection, qui avait lieu dans les locaux de Canal + était suivie d'un moment d'échange avec Valérie Donzelli et Jeremie Elkaim. Ou le couple – au moins de cinéma – le plus glam pour moi depuis Agnès Varda et Jacques Demy. (Chacun sa conception du glam).

J'avais adoré la Reine des Pommes et été, comme beaucoup, bouleversée par La guerre est déclarée. Je n'étais donc qu'impatience concernant ce troisième opus. Et je n'ai pas été déçue. D'abord parce que ça devait être sacrément coton de faire quoi que ce soit d'autre que la Guerre est déclarée, justement. Comment rebondir après un tel succès mais aussi après cette histoire qui était la leur et qui subitement est devenue celle de tous les spectateurs ?

Valérie Donzelli a trouvé la réponse: en allant voir du côté de la comédie. Une comédie à la Donzelli, sans vannes à la mode – j'aime bien les vannes des films du moment, hein, mais parfois c'est bien aussi de ne pas avoir l'impression qu'on ne comprendra plus les dialogues dans trois ans tellement toutes les expressions sont hyper datées 2012 -, une comédie loufoque, qui emprunte un peu au surnaturel. J'ai pensé à ce film de Mankiewicz, "Le fantôme et Mrs Muir", qui n'a pourtant rien à voir mais je ne sais pas, j'adore ces histoires où l'on sait bien que c'est du cinéma mais où on y croit quand même, parce qu'il y a, comme dirait Jérémie Elkaim, de la vérité.

Le pitch ? Hélène, jouée par Valérie Lemercier, est directrice de l'école de danse de l'Opéra de Paris. Un peu raide, un peu coincée, pas très aimable, elle vit avec sa bonne amie Constance dont on ne sait bien si elle est sa soeur, sa mère, sa compagne ou sa secrétaire mais dont elle ne peut se séparer. Jojo, lui, est miroitier à Commercy, oui, celle des madeleines. Il est plus jeune qu'Hélène et reste, à 30 ans et des poussières, un poil – trop – collé à sa grande soeur (jouée par Valérie Donzelli) avec laquelle il a grandi après la mort précoce de leurs parents.

Hélène et Jojo, pas grand chose qui les rapproche sur le papier, si ce n'est probablement cette peur de se défaire de liens qui les empêchent de grandir. Hélène et Jojo, qui se croisent accidentellement dans les coulisses de l'Opéra de Paris (personnage à part entière du film). Hélène et Jojo, qui par une sorte de sortilège, deviennent "collés". Plus moyen de faire sans l'autre, ils se suivent partout et s'imitent telles deux pantomines.

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Je ne vous dirai pas la suite, mais il est question de fusion, bien sûr, de la difficulté de quitter ceux que l'on aime parfois trop, de l'amour qui n'est pas toujours là où on l'attend, de ce que signifie "être deux" et ce que ça implique de le vouloir.

Il y a plein de belles trouvailles, de jolies idées poétiques, de moments drôles. Il y a cette chanson d'Elie et Jacno dont Valérie Donzelli nous disait après qu'elle était à la fois pop et mélancolique et c'est tout à fait vrai.

Jeremie Elkaim, lui, dit pour parler de ce film que "quand rien ne se perd, rien ne se crée". Et c'est si vrai mais en même temps si douloureux d'en faire l'expérience, que ça m'a parlé.

Voilà, après il y a donc eu ce moment d'échanges avec eux deux et c'était très étrange parce que je crois que la question que nous avions tous envie de poser – mais l'assemblée était polie – c'était de savoir si eux étaient parvenus à se quitter, à ne plus être en miroir. A première vue, pas vraiment, troublant de les entendre finir les phrases de l'un, rire aux boutades de l'autre, porter un regard si aimant l'un sur l'autre. En les écoutant, je me disais qu'ils ressemblaient à l'idée que je me fais de deux âmes soeurs. Cette connexion tellement forte que peu importe le fait d'être "ensemble".

Voilà, après avoir longtemps hésité entre moi et moi j'ai fini par poser une question qui restera dans les annales de la critique ciné : "Et Commercy, c'était à cause des madeleines ?". Valérie Donzelli a eu la gentillesse de ne pas trouver ça si bête. Commercy, pour les madeleines mais aussi pour la Lorraine, pays de son enfance. Quand à Jéremy, qui m'a appelée mademoiselle, je le lui dis ici, au cas où: whoooo.

Une bien bien belle soirée donc avec ma Zaz en plus, donc que demande le peuple.

Ah, si, une toute petite note un peu moins enthousiaste: je n'ai pas été très touchée par Valérie Lemercier. Je comprends que Donzelli les ait imaginés dans ce couple improbable, Jérémie et elle, mais plus ça va et plus je trouve que Valérie Lermercier peine à faire passer des émotions. Un manque de générosité, peut-être, une trop grande maitrise d'elle même, je ne sais pas. Elle joue bien, rien à dire, elle incarne bien cette Hélène, mais à un moment, il m'a manqué ce truc qui fait que je pars complètement. Mais que cela ne vous empêche vraiment pas d'aller voir ce petit bijou.

Edit: je reviendrai dans la journée avec quelques photos de Jérémie Elkaïm et Valérie Donzelli hier soir, prises par Zaz. Je crois que ce sont parmi les plus jolies personnes jamais vues, en fait. Dans tous les sens du terme.

Edit2: "Main dans la main" sort le 19 décembre. Un vrai film de Noël.

Comme des frères d’Hugo Gélin, un film qui a du coeur

Comme des frères
(© stone angels)

Parmi les trucs les plus sympas que j'ai fait cette année il y a eu ça. Ce dossier de presse que j'ai réalisé pour le film qui sort aujourd'hui et que je vous invite absolument à aller voir: "Comme des frères", d'Hugo Gélin. Je vous avais touché un mot du tournage sur lequel j'avais eu la chance d'être invitée, en petite souris faisant craquer le plancher pile poil au moment où ça criait "moteur". Comme la productrice est une amie et qu'avec Hugo Gélin le courant est bien passé, ils m'ont donc demandé si je voulais bien interviewer les acteurs pour le dossier de presse.

Mmmmh… Prendre un café avec Nicolas Duvauchelle et tailler le bout de gras avec lui, genre ? Je sais pas, je vais réfléchir.

Comme je sais me tenir, j'ai répondu l'air le plus détaché possible que bien sûr, pas de problème, je gère.

Après j'ai descendu ma plaquette de bêta-bloquants parce que la vérité c'est que je n'avais jamais fait ça. Interviewer des acteurs. Ou écrire un dossier de presse.

Ça a été dur. Je veux dire, boire des coups au Lutetia, à l'hotel Amour ou au Big ben bar de la gare de Lyon, échanger sur la vie avec François-Xavier Demaison, Mélanie Thierry, Pierre – miaouuuu – Niney, Nico Duvauchelle et Hugo Gélin, récupérer les numéros de portable de tout ce petit monde et penser le temps d'un entretien qu'on était devenus tellement copains.

Vie de merde.

Sérieusement, au premier entretien avec FX Demaison, j'avais grave les chocottes, parce que je dois bien avouer que la célébrité et toussa toussa, ça m'impressionne. Surtout la célébrité combinée au talent et il se trouve que les acteurs de ce film se posent là dans le genre bons comédiens. A la fin je tapais dans le dos de Pierre Niney et je blaguais avec les gars de Revolver, groupe que j'adule et qui signe la magnifique BO du film.

Bon, après c'était chiant parce qu'ils arrêtaient pas de m'appeler, tous. Je crois que je leur avais tapé dans l'oeil. La solitude des artistes, en quelque sorte, un besoin constant d'être rassurés.

Une tannée je vous dis.

Sans rire, souvent on se dit que les comédiens en promo recrachent toujours le même discours convenu sur comment c'était trop bien d'être ensemble, quelle aventure, quelle synergie, quelle GRANDE FAMILLE. Et c'est sans doute vrai, que parfois c'est de la langue de bois. Mais pour avoir eu la chance d'être en quelque sorte un peu une des premières à recueillir leurs impressions, je peux vous assurer que c'était vraiment touchant de voir à quel point en effet l'alchimie avait eu lieu pendant les semaines de tournage. Sans se concerter, ils avaient les mêmes anecdotes à me raconter, la même estime généreuse les uns pour les autres.

Bref, j'ai adoré faire ça.

L'entretien le plus intéressant a certainement été celui que j'ai eu avec Hugo Gélin, parce que c'est une chose de voir un film et d'en deviner la maturation que ça sous-entend, c'en est une autre d'entendre parler son auteur avec autant de passion. Vous demandez à Hugo Gélin ses références cinématographiques, il vous cite vingt films d'emblée et le lendemain il vous envoie une liste d'une trentaine d'autres histoire d'être vraiment précis. Il est intarrissable sur sa façon d'imaginer un plan, sa manière de filmer qui évolue en fonction des scènes, de plans serrés en plans plus larges, etc. J'ai pris une grosse claque ce jour là parce que moi qui ai toujours eu dans un coin de ma tête, à côté du "un jour j'écrirai un roman" le "un jour je serai scénariste", j'ai compris à quel point tout ça c'était un travail monumental.

Et le film, sinon ?

Le film je l'ai adoré mais il faut avouer que je ne suis pas objective pour deux sous. Mais les critiques semblent aller dans mon sens, du coup je me dis que je ne suis pas totalement aveuglée par toute l'affection que j'ai pour cette belle équipe.

Le pitch il est simple – même si je me suis bien creusé la tête le jour où il a fallu l'écrire – :

Depuis que Charlie n’est plus là, la vie de Boris, Elie et Maxime a volé en éclats. Ces trois hommes que tout sépare avaient pour Charlie un amour
singulier. Elle était leur soeur, la femme de leur vie ou leur pote,
c’était selon. Sauf que Charlie est morte et que ça, ni Boris, homme
d’affaires accompli, ni Elie, scénariste noctambule et ni Maxime, 20 ans
toujours dans les jupes de maman, ne savent comment y faire face.

Mais parce qu’elle le leur avait demandé, ils décident sur un coup de
tête de faire ce voyage ensemble, direction la Corse et cette maison que
Charlie aimait tant. Seulement voilà, 900 kilomètres coincés dans une
voiture quand on a pour seul point commun un attachement pour la même
femme, c’est long…

Boris, Elie et Maxime, trois hommes, trois
générations, zéro affinité sur le papier, mais à l’arrivée, la certitude
que Charlie a changé leur vie pour toujours.

Si vous avez envie de passer un moment plein de vie, de larmes, de sourires, de rouler en direction de la Corse avec ces trois gamins qui n'en sont plus en écoutant la meilleure musique qui soit pour ça, alors foncez. Si pour vous le cinéma c'est embarquer le temps d'une heure ou plus pour un voyage dont vous ne ressortez pas complètement indemne, foncez. Si l'amitié ça vous fait des papillons dans le ventre, que vous aimez le mélo mais encore plus quand on sourit derrière les larmes, foncez. Si vous avez toujours rêvé d'avoir le bâteau de pirates playmobil et si les croques hawaiens vous intriguent, foncez.

Moi je crois que je vais me faire ce petit plaisir d'y retourner, juste comme ça, parce que la première fois, la vérité c'est que j'étais un peu tendue, même en n'étant qu'une petite outsider dans cette aventure, je ressentais l'appréhension de tous ceux qui le montraient et espéraient qu'il allait plaire. Là ça sera que du plaisir.

Et surtout, je croise bien fort les doigts pour que ce premier bébé soit accueilli comme il le mérite et je pense très fort à Laetitia, Hugo et tous les autres aujourd'hui, parce que c'est un peu comme laisser son enfant pour la première fois à la crèche, je me dis, une sortie officielle sur les écrans.

Edit: le dossier de presse est ici si vous avez envie de le lire:
Téléchargement Comme-des-freres-2012-presskit-francais-1

« Camille redouble » et autres douceurs

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Samedi c'était notre désormais traditionnelle brocante de la rentrée. Signe de la crise sans doute, il y avait encore plus de stands que l'année dernière et  beaucoup moins d'acheteurs. Ne participant pas vraiment dans l'intention de faire fortune mais plutôt de libérer un peu de place dans nos placards, le fait de n'avoir récolté que de quoi payer notre soirée au cinéma le soir même – baby sitter compris quand même – m'a entièrement suffi. Au final, Zaz et moi avons surtout distribué à qui les voulait les habits trop petits de nos grumeaux, le coeur un peu serré parfois de nous défaire de ce qui leur allait encore hier. Faute de Merveilleux – Carson, where were you ? – On s'est consolées à coup de cheesecake made by Zaz et officiellement intronisé comme étant THE BEST FUCKING CHEESECAKE EVER.

Le mérite revient à la cuisinière bien sûr, mais aussi, rendons à César ce qui appartient à César, à Nanie, dont la recette est tout simplement génialissime. Je peux d'autant plus le certifier que j'ai immédiatement tenté de reproduire le miracle le lendemain (pardon my personnalité), non sans avoir envoyé le churros rafler une bonne dizaine de boites de Philadelphia au Franprix du coin. C'est que la bête est dense: 900 grammes de fromage frais. Mais pas de crème, ce qui en fait donc un gâteau plutôt léger. (je déconne).

Bref, si ma tentative était un poil moins orgasmique que celle de Zaz, c'est uniquement parce que mon plat était un peu trop grand pour obtenir un gâteau de deux mètres de haut. Mais la texture et le goût, madre mios…

Bravo, donc, à Nanie, qui vient de mettre fin à l'une de mes quêtes désespérées, à savoir celle du cheesecake parfait. Il ne reste donc plus qu'à trouver la part de flan idéale et je pourrai enfin me mettre à la lecture du Temps perdu (je ne peux pas tout faire).

A part ça, samedi soir nous sommes donc allés au cinéma. Voir "Camille redouble". Après "Du vent dans mes mollets", encore un film qui se déroule dans les années 80, même si c'est, avec la présence de Denis Podalydès au générique, le seul point commun.

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Un vrai bijou que cette comédie qui n'en est pas tellement une finalement, réalisée et jouée par la génialissime Noémie Lvovski. Récemment, un article du Elle soulignait combien cette actrice illuminait, voire sauvait toutes les oeuvres dans lesquelles elle apparaissait. J'avais trouvé ça extrêmement juste. C'est fou le charisme de cette femme et c'est fou aussi sa capacité à s'effacer derrière ses personnages. Elle parvient à rendre le moindre second voire troisième rôle plus important que tous les autres, sans pour autant vampiriser le reste des acteurs. 

Là, elle est au centre du film et on savoure sa présence à tous les plans, comme celle également de Judith Chemla, actrice envoutante que l'on peut aussi voir actuellement dans Engrenages. Je pressens qu'on n'a pas fini d'entendre parler d'elle non plus.

Le pitch de "Camille redouble" est à la fois simple et complètement improbable. Après une cuite monumentale et alors que sa vie part en couilles, Camille, 40 ans, actrice courant le cachet et récemment plaquée par son mari, est catapultée 25 ans en arrière. L'occasion peut-être de donner un tour différent à sa vie, en évitant de commettre les erreurs, qui l'ont, pense-t-elle, fait courrir à sa perte.

Qui n'a pas rêvé de pouvoir faire le chemin à l'envers, de revivre cette période trouble mais excitante de ses quinze ans, tout en sachant tout ce qu'on ignorait alors ? C'est la grande force de ce film, qui répond je crois à un fantasme partagé par nombre d'entre nous. J'avais peur que ce soit bizarre, qu'on n'y croie pas (Noémie Lvovsky joue elle même Camille à 15 ans) mais en réalité, je ne sais par quelle magie, il n'y a pas un seul instant où l'on se dit que ça sonne faux. Bien sûr, j'ai reconnu le walkman jaune "sport" dont je rêvais gamine, bien sûr la bande son est omniprésente et parlera d'autant plus aux natifs des années 70. Mais je pense que "Camille redouble" en réalité parle à tout le monde, tant il touche à cette quête universelle: "Et si j'avais pris une autre décision, que se serait-il passé ?".

Je ne veux pas vous dévoiler tout le film, mais j'en ai aimé la – non – morale de l'histoire, le fait qu'en réalité nos erreurs n'en sont jamais vraiment et que la douleur que l'on voudrait s'épargner est celle là même qui nous construit.

En réalité, il y a un autre point commun entre "Du vent dans mes mollets" et "Camille redouble". Dans ces deux films on entend la grande et merveilleuse Barbara. Et à chaque fois c'est une joie mais aussi une souffrance.

Allez-y, vraiment, c'est drôle, c'est fin, c'est brillant, c'est un film pour réfléchir, pour pleurer un peu et pour se souvenir de notre premier baiser.

Je vous laisse avec quelques photos prises durant la brocante puis sur les quais avant le ciné, l'occasion de sacrifier au rituel du Mojito et d'arriver donc à moitié beurré devant l'écran (mais finalement c'était une façon d'être sur le même tempo que l'héroïne du film).

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Edit: Alors que j'avais fini d'écrire ce billet j'ai lu celui de Violette qui parle de la même chose, mais différement. On n'est pas potes pour rien, faut croire…

« Du vent dans mes mollets »

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En 81, j'avais 10 ans. J'avais un cartable Tann's bordeaux réclamé à corps et à cris à mes parents qui n'en avaient pourtant pas les moyens. Mon dernier petit frère venait de naitre, 20 mois après le cadet et 8 ans après ma soeur avec laquelle je passais l'essentiel de mes journées à m'engueuler.

Je vivais dans une grande maison un brin délabrée que nous partagions avec le frère de mon père, sa femme et ses enfants. J'ai déjà évoqué cela un jour, j'y reviendrai, il y aurait trop à en dire.

En 81, je me souviens que j'ai eu l'appendicite. Tout a commencé avec une histoire de Nutella. Si chez ma copine Béa, mince comme un fil et de celles qui se relevaient la nuit pour boulotter, il y avait toujours un pot familial de cette pâte à tartiner – et aussi de l'ovomaltine en poudre qu'on mangeait à la cuiller et qui collait aux dents, rahhh – chez nous c'était à peu près aussi exceptionnel que l'avènement de François Mitterrand. On n'était pas mormons, hein, mais mes parents faisaient attention.

Mais ce week-end là, il y avait donc du Nutella, pour une raison sûrement bien précise dont je ne me souviens pas. Nutella que je me suis appliquée à manger tout le dimanche en loucedé, jusqu'à ce que mon père me choppe dans le placard, le rouge aux joues et la bouche pleine de chocolat. "Tu vas être malade", m'a-t-il prévenue avec cette absence totale de sévérité qui l'a toujours caractérisé. Ce qui ne m'a pas empêchée d'y revenir une heure plus tard, avec à nouveau une prise sur le fait par le paternel cette fois-ci bien en colère.

Ce soir là, je me suis couchée avec le coeur un peu au bord des lèvres, en me disant que peut-être j'aurais du écouter mon papa. Pour me réveiller deux heures plus tard pliée en deux, ne trouvant la force de me lever que pour aller vomir tripes et boyaux et appeler à l'aide ma mère.

Laquelle était du genre à téléphoner à notre bon vieux généraliste (je vous parle d'un temps où les médecins se déplaçaient chez les gens) en pleine nuit pour une rhino. 

Mais pas cette fois-ci.

Mon père avait en effet décidé qu'exceptionnellement, il ferait la loi. Et que non, personne ne se lèverait pour me porter secours, c'était bien fait pour moi, j'avais été prévenue et comme ça, on ne me reprendrait pas dans le pot de Nutella.

J'ai passé je crois la nuit la plus terrible de toute mon existence, gémissant et crevant de douleur (depuis j'ai accouché alors je sais qu'il peut y avoir un peu pire mais très honnêtement, pas beaucoup plus). Convaincue d'être punie par là où j'avais péché, j'ai néanmoins pris sur moi, m'empêchant de supplier mes parents de faire quelque chose et priant – oui vraiment – pour que ça s'arrête.

Au petit matin, ma mère m'a trouvée au plus mal et a réalisé – et mon père avec qui n'a depuis plus jamais essayé de faire preuve d'autorité, parce que quand ça veut pas, ça veut pas – que le Nutella ne pouvait pas coller 40 de fièvre ni causer des vomissements de bile pareils.

Bingo, le bon vieux docteur Contamin, sa gitane maïs au bec m'a auscultée et n'a pour une fois pas vraiment plaisanté. Il a appelé l'hôpital pour les prévenir d'une urgence et, portée par mon père en hurlant de douleur, je suis partie à fond de ballon, direction le bloc opératoire.

Il parait que c'était moins une, mon péritoine avait explosé et j'avais du pus plein le ventre. J'en garde aujourd'hui trois cicatrices, celle de l'incision et celles des drains que l'on m'a laissés durant les deux semaines d'hospitalisation. Deux semaines tristes comme des jours sans pain, rythmées par les heures des visites hyper strictes – à l'époque les parents n'avaient pas vraiment libre accès aux services pédiatriques.

Pourquoi ce souvenir remonte ainsi ? Parce que dans "du vent dans mes mollets", l'héroine, Rachel, a 10 ans en 81. Et elle adore le Nutella, que sa maman ne goûte pas autant que ses boulettes de viande qu'elle fabrique en quantité industrielle. Rachel a une amie, Valérie, qui aura elle aussi l'appendicite mais je ne vous en dis pas plus, et qui se nourrit essentiellement de Nutella. Bien sûr, ce film m'a plu pour ce qu'il m'a rappelé de ces années, mais finalement ce n'est pas l'essentiel. J'y ai surtout apprécié cette histoire d'amour entre une femme, Agnès Jaoui, qui se son propre aveu "n'est pas une héroine" et qui mange un peu trop de ses bonnes boulettes et son mari (Podalydès), installateur de cuisines Mobalpa, un de ces hommes qui, si on les regarde vraiment, révèlent un potentiel de séduction surprenant et bien au dessus de la moyenne. Une histoire d'amour un peu en veille, bousculée par l'arrivée dans le tableau d'une jeune femme divorcée (Isabelle Carré). Laquelle voit très vite que monsieur Mobalpa est bien plus intéressant qu'il n'y parait. Lequel n'est pas insensible à la nouveauté de cette mère célibataire – de la fameuse et délurée Valérie – un peu barrée.

Mais ce n'est pas non plus que cet aspect des choses qui m'a parlé, parce que ce film est à tiroirs et peut-être que ses détracteurs lui reprocheront justement d'avoir voulu en ouvrir trop, des tiroirs. Mais il y est question aussi de cet amour mère – fille qu'on ne sait pas toujours par quel bout attraper, de l'amitié qui fait rigoler à s'en faire pipi dessus, de la découverte de la sexualité et des "mites" qu'on suce, du passé et de la mémoire, qui se transmet de génération en génération et peut-être surtout, de la mort, de la peur qu'on en a, de la fascination qu'elle exerce, aussi, parfois.

Voilà, je ne suis pas sûre d'avoir vraiment écrit une critique de film et je peux comprendre qu'on n'ait pas aimé "Du vent dans mes mollets". Personnellement, je l'ai adoré, malgré la fin qui m'a laissée sur le carreau, pour des raisons qui dépassent largement la fiction. Si en 81 vous aviez dix ans, allez-y. Mais allez-y aussi si vous aussi vous avez rêvé un jour de surprendre votre instit détestée "se faire prendre dans les fesses par le prof de sport" ou si, enfant, vous mourriez d'envie d'avoir des patins à roulette roses…

Depuis ce printemps 81, je n'aime plus du tout le Nutella…

Cinq ans de réflexion

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Je l'avais déjà éprouvé l'année dernière mais cela se confirme, la rentrée est je crois ce qui est le plus difficile à gérer dans ce statut de free lance. Peut-être d'autant plus lorsqu'elle se fait avant celle de la majorité des gens. Compliqué en effet de se retrouver livrée à soi-même en plein mois d'août, quand les rues sont encore vides et la plupart des commerces fermés. Après deux ou trois coups de téléphone qui sonnent dans le vide – la France qui s'endort entre le 20 juillet et le 20 août ça n'est pas une légende -, la tentation est forte de s'octroyer finalement encore quelques jours "off" et ce malgré des deadlines qui elles n'attendent pas.

Dire que je regrette ce temps où que je le veuille ou non il me fallait partir au bureau, pour faire semblant aussi d'ailleurs de bosser les premiers jours serait mentir, mais c'était d'une certaine manière plus facile je crois de me remettre en selle. La contrainte a parfois du bon. 

La semaine qui vient de s'écouler n'aura donc pas été des plus efficaces ni des plus productives. Rien de dramatique, pas de quoi me faire taper sur les doigts par les personnes pour lesquelles je travaille mais assez pour me manger une grosse dose de culpabilité bien désagréable. C'est peut-être là j'imagine que le bât blesse: tant qu'à jouer les prolongations, autant le faire l'esprit léger plutôt que de perdre sur les deux tableaux, celui du boulot et celui de la sérénité ! Jamais l'expression "quand il y a de la gêne il n'y a pas de plaisir" aura été plus vraie mais ferraillant depuis le jour de ma naissance avec ce sentiment d'être coupable de quelque chose, je ne suis pas à la veille d'être détendue des chacras…

Bref, je serais presque soulagée de me retrouver prochainement dans un rythme plus cadencé, rentrée scolaire et retour des plages de mes interlocuteurs obligent…

En attendant, la semaine dernière, outre quelques soirées un peu arrosées dont je ne suis pas fière (mais qui m'ont donné l'illusion passagère d'avoir retrouvé mes 22 ans et n'est-ce pas déjà pas si mal ?), j'ai aussi fréquenté les salles obscures et vu deux films radicalement différents l'un de l'autre mais valant le détour tous les deux.

Le premier, "Cinq ans de réflexion", est la comédie romantique américaine de base sur le papier. A l'arrivée aussi, sauf qu'en prime il y a ce supplément déjanté dont savent actuellement nous ravir les réalisateurs de la team "Appatow", ce producteur réalisateur un peu barré qui renouvelle depuis quelques années le genre aux Etats-Unis. Emiliy Blunt, actrice anglaise qui fait un tabac à Hollywood y est parfaite, subtile, drôle et émouvante et Jason Segel fait un héros impeccable de ceux qu'on ne trouve pas trop beaux au départ et qui petit à petit vous font littéralement craquer. L'originalité du scénario tient dans le fait qu'au contraire des histoires habituelles, les deux protagonistes se fiancent dans les premières secondes. Pas de "ils n'avaient rien pour s'aimer et pourtant ils finiront pas réaliser qu'ils étaient faits l'un pour l'autre". Au contraire, Tom et Violet semblent être nés pour se rencontrer et vivre heureux jusqu'à la fin des temps. Sauf que la vie n'est pas un long fleuve tranquille et que la réalité les rattrape bien vite. Violet, qui ambitionne de devenir professeur d'université, obtient un poste de rêve mais dans le Michigan alors que Tom est promis à un brillant avenir de chef à… Los Angeles. Et pour une fois, que ce soit dans la vraie vie ou la fiction, c'est l'homme qui se sacrifie et suit sa dulcinée. S'ensuivent, vous l'imaginez tout un tas d'événements qui viennent mettre à mal les projets de mariage de Tom et Violet et éprouver leur amour.

J'en resterai là pour ne pas spoiler tout le film, mais il y a une ou deux scènes hilarantes et d'autres où on a les yeux qui piquent. Un film parfait pour oublier durant deux heures que septembre frappe à la porte.

L'autre film ? Du vent dans mes mollets. J'en ferai finalement un billet à part entière tant il m'a bouleversé. 

Bonne journée…

« La part des anges » et autres…

Cannes
Photo prise par © Isabelle Vautier pour Commeaucinema.com, montée des marches de l'équipe du film à Cannes

La semaine dernière, étant sans enfants, on a fait grimper notre taux de fréquentation des salles obscures d'au moins 200%. Deux films en cinq jours, j'avais l'impression d'avoir 25 ans.

L'occasion d'aller voir "La part des anges", le dernier film de Ken Loach. Si vous avez besoin de retrouver un peu de foi en l'humanité, de découvrir des acteurs pour la plupart non professionnels et pourtant incroyables de vérité et de passer du rire aux larmes, courrez-y.

C'est un film comme seuls les Anglais savent les faire, qui parle de la difficulté d'aller contre un destin qui semble tracé d'avance, de résilience, d'amour et de solidarité. Le héros, petite crapule au coeur pur, veut s'en sortir pour celle qu'il aime et surtout ce fils qui vient de naitre. Hélas, dans cette petite ville d'Ecosse sinistrée par le chômage, on n'échappe pas à sa condition. Entre son beau père qui veut mieux pour sa fille et le fait tabasser et un chef de clan dont la famille est l'ennemie de la sienne depuis trois générations, Robbie est acculé.

C'est sans compter la drôle d'amitié qui le lie à la troupe brinquebalante de petits délinquants condamnés à des travaux d'intérêt général. C'est surtout sans compter la persévérance d'Henri, l'éducateur qui leur a été assigné. Cet amateur émérite de whisky décide d'initier ses élèves pas comme les autres à l'art de la dégustation du breuvage…

Je ne vous raconte pas la suite mais c'est donc drôle, émouvant, rassurant, un peu immoral et roublard. ça donne envie de partir dans les highlands, aussi, même si nom d'un chien, l'écossais est quasiment une langue à part.

Je me souviens d'ailleurs d'un voyage de presse à Glasgow, dans une autre vie, où dès l'arrivée à l'aéroport je m'étais aperçue que je ne comprenais pas un traitre mot de ce qui m'était dit. Ce qui s'annonçait problématique pour la suite, à savoir une conférence de présidents d'universités hébergée par celle de Glasgow et composée en grande partie d'intervenants écossais.

Je me suis toujours demandé comment j'avais finalement réussi à pondre des dépêches à l'issue des débats et surtout ce qui pouvait expliquer qu'aucune des personnes citées ne m'aient trainée en diffamation. En réalité je crois qu'il ne peut y avoir qu'une seule réponse: elles n'ont jamais lu mes articles.

Bref, allez voir "La part des anges", en cette journée d'annonce de suppression de près de 10 000 emplois chez Peugeot, vous y trouverez peut-être un peu de réconfort.

Par ailleurs, je vous ai déjà parlé ça et de mon ami Gilles Tillet, réalisateur et scénariste. Il vient de mettre en boîte deux pilotes d'un projet de programme court. Sur ce coup là, il n'est que le réalisateur, les scénarios sont signés par les deux comédiennes. On reste dans le social et c'est trash, très trash. Il est je crois preneur de vos avis. Je crois personnellement préférer ce qu'il écrit lui mais j'aime bien la façon dont il a mis en scène et filmé. Le premier épisode est et le second ici.

Enfin et c'en sera fini de cette chronique très sociale, j'ai un autre très bon ami, Manuel Jardinaud, qui vient lui de terminer un webdoc sur les intérimaires. Six témoignages de travailleurs et de leurs conditions de vie. C'est très fort je trouve et ça mérite de circuler…

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