Catégorie : Pensées en vrac

Miscellanées de l’été 2017

Je pensais naïvement que le fait de rester à Paris quasiment tout l’été m’encouragerait à écrire régulièrement ici et d’une manière générale à entamer tout un tas de projets personnels pour lesquels je n’ai jamais de temps disponible le reste de l’année. Vous avez pu constater ce qu’il en était pour le blog. Pour le reste c’est exactement pareil. Alors certes, après ces trois semaines au chevet de ma grande, j’ai enchainé avec une espèce de gastro aux allures de marathon intestinal. Mais il n’y a pas que ça, je pense. La vérité c’est que j’avais sans doute besoin de ne rien faire, ou alors que le contrecoup de ces semaines à angoisser est plus important que je ne l’avais anticipé. Ceci étant dit, je n’ai pas non plus totalement RIEN fait, voici donc un compte rendu relativement lapidaire de ces derniers jours, dont l’intérêt est, j’en conviens, discutable. (mais c’était ça ou rien en fait). En lire plus »

Chiasmes et litotes

Aujourd’hui, mes deux grands passent leur oral de français. Forcément, après le bilan mitigé de l’écrit, inutile de vous dire que l’ambiance n’est pas vraiment à la sérénité. Même si je dois vous avouer qu’une infime partie de mon cerveau dérangé est impatiente de savoir ce que mon fils nous réserve comme surprise. (la majeure partie de mon cerveau en revanche espère très sincèrement qu’il sera pour une fois tristement conventionnel et s’acquittera de cette obligation sans coup d’éclat). En lire plus »

A l’origine… Lyon

Pardon pour cette interruption des programmes, j’ai fait un aller retour express à Lyon pour aller voir Benjamin Biolay en concert. Je sais, moi même je me fais un peu peur, prendre un train pour écouter un chanteur, c’est sans doute la première étape vers la transformation en groupie. Mais la vérité, c’est que j’avais un peu besoin de ce sas de décompression, entre le stress du bac des Twins et les échéances à venir, je m’étais dit qu’un peu de musique dans ma ville natale ne pourrait que me faire du bien à l’âme. Et je ne regrette pas un instant. Je pensais profiter un peu de mes parents pendant cette escapade, mais il se trouve que ces derniers sont en vacances. J’ai donc eu leur grande maison pour moi toute seule toute une journée, ce qui m’angoissait un peu à vrai dire, mais qui s’est révélé extrêmement agréable, tant la solitude totale est devenue une denrée rare ces derniers temps. Et puis, donc, Biolay.  En lire plus »

Galimatias

Alors avant toute chose, c’est le commentaire 204 de Nadine qui remporte la médaille. Nadine, envoie un mail, pour que je te mette en contact avec Adeline !

Merci pour votre participation !

A part ça, je ne vous cache pas que j’ai énormément de mal à penser à autre chose qu’à dimanche. Une partie de moi veut être rassurée, d’autant plus après ce débat ubuesque où l’on a vu à l’écran un personnage agressif, grossier, menteur et ricanant. Mais je me rappelle aussi que Trump n’a pas brillé, loin de là, lors de ses échanges avec Clinton. Et on connait la suite. Alors je ne suis pas tranquille. En lire plus »

Xavier Jugelé, un policier et un homme aimé

Je me demande si ce n’est pas ce qu’on « gardera », à l’arrivée, de ce quinquennat. Ces quelques minutes où soudain il n’y avait plus de place que pour la dignité, la souffrance et l’amour. Je sais bien qu’on ne devrait même pas le noter, mais cet homme qui s’exprime ici, tout en douleur et retenue, était le conjoint d’un policier. Il a pu parler devant tous ces officiels, ces hommes en uniformes, ces représentants de partis politiques qui n’ont pas tous voté en faveur du mariage pour tous. Il a eu des mots dont seuls ceux ayant perdu leur âme soeur peuvent saisir la portée et la tristesse.

Xavier Jugelé était un représentant de l’ordre, il aimait le cinéma, Céline Dion et Britney Spears et vivait avec Etienne Cardiles. Il est mort en mission, sous les balles d’un fou, qui pensait servir je ne sais quel dieu.  En lire plus »

Un billet (presque pas) politique

J’ai lu tous vos commentaires sur le post d’hier. J’aurais aimé répondre à tous, mais je n’en ai pas eu le temps et je me méfie de mes mots qui pourraient être mal interprêtés tant le sujet me tient à coeur. Mais je vous remercie pour votre mesure, votre enthousiasme, pour vos encouragements concernant ces billets, d’autant plus lorsque ces encouragements viennent de personnes qui ne partagent pas mes positions. J’aime la contradiction, j’aime le débat, j’aime VRAIMENT ne pas être d’accord. Souvent, après ces échanges, les lignes bougent aussi pour moi. Je comprends que l’on n’ait pas envie d’aller voter Macron quand on épouse les idées de Mélenchon et qu’on a tant espéré qu’elles gagnent. Je ne suis sans doute pas assez « à gauche » pour penser que la finance et le libéralisme sont tout aussi dangereux que le fascisme. Et je sais qu’il existe des argumentaires construits qui pourraient me convaincre, qu’après tout le capitalisme a engendré l’esclavage, encourage le travail des enfants en Inde ou ailleurs, etc.

Je crois qu’à un moment, il s’agit tout simplement de convictions, de choix idéologiques. J’ai CHOISI, je pense, d’avoir davantage peur du totalitarisme que du capitalisme. Et cela fait peut-être de moi une social traitre. Mais je ne parviens pas à faire mienne cette théorie selon laquelle voter Macron ne ferait que reculer l’avènement inéluctable de Le Pen en 2022 et que par conséquent, autant qu’elle arrive tout de suite. Comme je le disais sur Twitter, cela revient pour moi à dire que puisqu’on va tous mourir, autant se flinguer dans la foulée. En lire plus »

Présidentielle de comptoir #6

Bon, je vous le dis officiellement, ceci sera mon dernier « Présidentielle de comptoir ». Premièrement parce que tout cela touche à sa fin et deuxièmement parce que même si les débats sous ces billets sont d’une exceptionnelle qualité, j’ai tout de même reçu quelques messages assez violents (par mail ou FB notamment) qui finissent par me lasser un peu. Je comprendrais si je m’étais transformée en militante « En Marche » acharnée, mais ça n’est pas le cas (je n’ai jamais appartenu à un parti et je n’en ai pas l’intention). Mais concluons tout de même, parce que l’heure est grave, je crois.

Hier, j’ai vécu comme vous tous j’imagine, une journée d’une longueur insoutenable. Comme me le faisait remarquer un ami, c’était « comme une finale des Bleus au mondial ». Avec cette envie que ça arrive, mêlée d’une angoisse que, justement, « ça » arrive. A ceci près qu’une victoire des Bleus peut me mettre en transe, alors que je savais déjà qu’une victoire de celui pour lequel j’avais voté ne me transporterait pas outre mesure. En lire plus »

Présidentielle de comptoir #5

A quelques jours du premier tour, voici mon état d’esprit. J’ai hésité à vous livrer à nouveau une chronique politique, parce que je me doute bien que l’excitation et la nervosité du premier tour obligent, je risque de tendre un bâton pour me faire battre. Mais après tout, peu m’importe, manifestement je n’ai pas besoin de parler politique pour m’attirer quelques foudres, alors autant y aller.

Je sais pour qui je vais voter. Je m’étais promis de ne pas dévoiler mon choix, sans doute parce que mon vote ne sera pas, cette fois-ci, un vote de conviction totale. Mais ici j’ai toujours été assez transparente sur mes opinions (euphémisme) et ce serait assez hypocrite de vous cacher ce que j’ai de toutes façons déjà plus ou moins insinué à plusieurs reprises.  En lire plus »

Pierre qui roule…

Je sais que je commence à avoir un besoin criant de vacances quand je me mets à me cogner partout, voire à me casser la figure. Je suis en effet cette personne qui tombe, souvent. De préférence dans des escaliers. Ma dernière chute m’a d’ailleurs laissé de véritables séquelles, je vous déconseille de vous casser le cul ou, plus scientifiquement parlant, le sacrum. C’est la voie royale pour un toucher rectal pour tout un tas de joyeusetés, comme des sciatiques à répétition, des douleurs lombaires, voire, (vous saurez tout) une sorte d’engourdissement de la salle des fêtes quand je reste assise trop longtemps sur une chaise. La première fois j’ai quand même eu super peur. Parce que j’avais déjà eu des fourmis dans les jambes, mais ne plus sentir son abricot alors qu’on est pas en train d’accoucher sous péridurale, c’est chelou.

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Free lance: les dix points forts et les dix points faibles

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Ce week-end, je discutais avec un ami qui me racontait la énième aberration qu’il avait vécue dans son boulot. Le genre de décision dont on sait qu’elle sera remise en question dans un an ou deux, pour revenir au point de départ, avec comme dommages collatéraux la démotivation certaine d’une bonne partie des « collaborateurs » (le mot de droite pour ne pas dire « salariés »). Je compatissais et en moi même, je me disais qu’en dépit de tout un tas de choses parfois pénibles qu’implique la vie de free-lance, j’étais désormais certaine que je ne pourrais plus jamais retravailler en entreprise. A quelques semaines du 6ème anniversaire de ma vie d’indépendante, j’ai eu envie de lister les principaux avantages mais aussi, parce que rien n’est jamais tout noir ou tout blanc (il y a beaucoup de gris, aussi). En lire plus »

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