Catégorie : Pensées en vrac

Par delà la laideur

Oh là là, c’est la déconfiture cette semaine. A ma décharge, on est en dernière ligne droite d’écriture sur la série pour laquelle je bosse et cela implique des mails parfois très matinaux ou très tardifs, samedi et dimanche compris. Résultat: quand je suis en « pause » en attendant un éventuel retour sur ce que nous avons écrit, j’avoue, je lève le pied et je m’éloigne de mon ordinateur.

Il n’empêche que j’ai deux ou trois choses à vous dire (qui en douterait ?). Déjà, je vous avais parlé de mon ami Gilles Tillet et de son film « Les équilibristes », diffusé récemment sur Arte. Il se trouve qu’il a gagné un prix lors d’un festival. La récompense ? Être à l’affiche du Grand Action du 18 au 24 avril. Alors pour ceux et celles qui ne l’auraient pas vu et qui ne connaitraient pas ce super ciné, je ne saurais que trop vous inviter à vous y rendre !  En lire plus »

La liste de mes envies

Lundi j’évoquais ici ma « Bucket list » (liste de mes envies pour les réfractaires aux anglicismes) (en l’occurrence la version française est pas mal, j’avoue). Et hier, en parlant avec B., je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas que des destinations un peu folles, dans ce réservoir à rêves. Je crois fermement que caresser quelques projets, même utopiques, reste la meilleure façon de ne pas sombrer dans la morosité. Je me souviens que ma psy m’avait raconté un jour cette patiente venue la voir parce qu’elle voulait arrêter de fumer (mon quelqu’un pratique l’hypnose pour le tabagisme). Une dame de 80 ans. Qui avait soudain décidé d’en finir avec la cigarette. « Pourquoi, à cet âge là ? A quoi bon ? », lui avais-je demandé. « C’est ça le plus beau », m’avait-elle répondu. « Elle a une vraie motivation. Elle veut s’offrir une croisière avec sa meilleure amie et n’a pas les moyens. Elle souhaite donc économiser l’argent des paquets de cigarettes pour cette croisière ». Un projet à long terme s’il en était, la dame en question était certes fumeuse, mais pas au rythme de dix paquets par jour non plus. Quelque part, ce n’était pas tant qu’elle arrête de fumer qui était formidable, mais qu’elle ait, à un âge avancé, un objectif aussi joyeux, une envie de vivre, qui se matérialisait par cette croisière à venir. En lire plus »

Elle s’appelait Mireille

Elle avait échappé à la rafle du Vel d’hiv. Elle s’appelait Mireille Knoll. Elle avait 85 ans et a été poignardée et brûlée. Parce qu’elle était juive (c’est du moins ce que l’enquête semble montrer). En 2018. La même semaine, un homme s’est sacrifié pour sauver la vie d’une femme. Lui aussi a manifestement été poignardé, au nom d’une cause qui n’a aucun autre sens que semer le chaos. Ces deux crimes se télescopent cette semaine et me laissent sans voix. Je sais bien que la barbarie a toujours existé, que notre société est sans doute moins violente aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a des centaines d’années. Mais j’ai cette sensation angoissante et oppressante d’assister impuissante à la montée d’un obscurantisme contre lequel personne ne peut rien. Une résurgence de vieux démons que nos grands-parents pensaient disparus avec la chute d’Hitler, une montée des intégrismes qui se nourrissent allègrement sur la bête de la misère sociale. En lire plus »

Je te promets

Sorry sorry, je suis repartie dans mon bocal ambiance « Saga » de Benaquista (ceux qui ont lu le bouquin comprendront, les autres, bah les autres, lisez le, c’est super !). Je n’aime pas ne pas publier le lundi ni le mardi, alors juste quelques mots en passant, pour vous dire que Pentagon Papers c’est du pur cinéma, que Tom Hanks et Meryl Streep ce sont des Ferrari, que « La casa Del Papel » (Netflix) c’est de la drogue dure et que sinon, le feuilleton Johnny c’est un peu comme des shoots d’héroïne. Quand tu pensais que tu n’arriverais jamais à retrouver le degré d’addiction de la période pré-enterrement, bam, voilà la lettre post-mortem de Laura. Heureusement parce qu’on commençait à s’emmerder sec avec les dépêches sur Cheyenne et qui la gardait depuis que Johnny était mort. En lire plus »

La couleur des jours heureux…

Lorsque j’étais petite, je vous l’ai sans doute raconté mais en douze ans de blog, radoter un peu devrait être excusé, je vivais donc dans une demeure improbable, un ancien couvent de bonnes soeurs, habitée ensuite par mon arrière grand-mère, laquelle l’avait ensuite légué à mon grand-père, qui lui même, de son vivant, l’avait donnée à mon père et l’un de ses frères. Une immense masure, donc, dans un état relativement délabré, pleine de courants d’air, de parquets qui grincent et de cheminées en marbre. Plantée au sommet d’une petite colline, on y accédait par un chemin de terre extrêmement raide, que la 2CV de mon père peinait généralement à gravir. Chemin devenant impraticable dès qu’il y avait de la neige, ce qui, dans les années 80 à Lyon, arrivait tout de même assez régulièrement. En lire plus »

Ma journée type de free-lance

Dans les commentaires sous le billet d’hier, l’une d’entre vous me demande si je peux vous raconter une de mes « journées type ». C’est une question qui revient souvent, même de la part de mes proches. A savoir, comment on gère son temps quand on est son propre patron, comment on s’accorde le droit de regarder des séries au lieu de travailler, est-ce qu’on se fixe des horaires, etc. Vous me connaissez, j’adore parler de moi (ah bon ?) donc je ne vois aucun inconvénient à vous confier mes habitudes. Mais l’exercice est un peu compliqué parce que de journée type il n’y a pas réellement, tout va dépendre du travail que je dois accomplir, des délais avec lesquels je dois jongler et des rendez-vous éventuels à l’extérieur. Je peux avoir une journée en pleine semaine pendant laquelle je ne vais, pour le dire simplement, rien foutre. A part regarder des séries, donc, préparer un repas plus élaboré que d’ordinaire, faire quelques courses, etc. C’est un luxe absolu et ça n’arrive pas hyper fréquemment. Et je dois bien l’avouer, ces journées ne sont jamais totalement dénuées de culpabilité. On ne se défait pas de quinze ans de salariat comme ça.

Mais en gros, voilà ce à quoi peut ressembler une journée. En lire plus »

States of Grace

C’est une rentrée assez particulière. Mes deux grands en terminale (TER-MI-NA-LE quoi !), Rose en CM1 (à ce rythme elle aura 18 ans dans deux mois), la tension de cet été qui retombe petit à petit (même si je tremble à chaque fois que ma fille prend le métro) et, alors que je n’avais pas misé grand chose sur ce mois de septembre, n’ayant pas vraiment eu l’énergie de lancer des filets avant l’été (quand tu es free lance, si tu veux qu’on pense à toi après deux mois de coupure, mieux vaut anticiper un peu, réseauter, proposer des idées pour la rentrée, etc), des projets assez excitants pour les mois à venir. Je vous en dirai plus quand ça se concrétisera, je sais désormais que rien n’est jamais sûr tant que ça n’est pas signé. Voire même tant que la dernière version n’a pas été validée par tout un tas de gens très importants. Mais il y a quelques histoires, donc, qui frétillent et qui n’attendent plus que le feu vert pour prendre forme. Je peux d’ores et déjà vous dire que j’ai eu le plaisir de co-écrire deux épisodes de la prochaine saison de Clem, une série familiale sur TF1 que vos enfants regardent peut-être. C’était totalement différent de ce que j’avais fait jusque là mais j’ai adoré et énormément appris. Merci E. et C. En lire plus »

Esprit du blog, es-tu – encore – là ?

En début de semaine ma poto Violette écrivait un billet très pertinent – as usual – sur la mascarade des influenceuses, qui devient de plus en plus flagrante et irritante, que ce soit pour celles qui les « subissent » mais aussi finalement pour celles qui « en sont », contraintes de rentrer dans ce jeu de dupes (achat d’abonnés IG, publications sponsorisées non mentionnées, etc) pour ne pas avoir à en sortir. En la lisant je me suis dit que j’avais toujours été un peu sur le fil, gagnant certes un peu d’argent à l’occasion avec le blog – en l’assumant désormais totalement d’ailleurs – mais me refusant à entrer malgré tout dans la danse en m’étiquetant « blog de fille », voire « blog mode ». Pour être tout à fait honnête, c’est sans doute aussi que je n’avais pas, dès le départ, les armes pour rivaliser avec ce petit monde. Mettez-moi devant un objectif et je suis la personne la plus mal à l’aise de la planète, sans parler de mon sens du style plus que discutable. En lire plus »

Vacances tardives

Les vins de vendange tardive ont un goût plus sucré, plus doux, sans doute parce qu’ils ont emmagasiné plus de soleil que les autres. J’ai cette sensation depuis dix jours, de bénéficier de journées gorgées de tout ce qui nous a manqué durant ces dernières semaines à Paris. Pas grand chose à vous montrer ou à vous raconter, les journées s’égrènent gentiment, à celles du début passées en bande de copains – légèrement – avinés, succèdent d’autres en famille, mes parents nous ayant rejoints pour la dernière semaine. Grasses matinées, petits déjeuners au bord d’une piscine pas tout à fait terminée et donc pas vraiment instagrammable, virées en vélo à la plage ou au marché, apéros devant le coucher du soleil, câlins sur le sable, shoots de ces odeurs à nulles autres pareilles, mélange de pins, d’ambre solaire et de tomates presque trop mures. Je ne dirais pas que je fais le plein de tout cela, depuis quelques jours j’ai déjà la tête un peu à Paris et du travail à revendre (présentement j’écris ce billet au lieu de me mettre sur ce papier à rendre pour hier). Mais ces vacances un peu particulières sonnent comme un épilogue heureux à ces heures d’angoisses du mois de juillet. Ma grande va mieux, la rentrée qui se profile reste un point d’interrogation, pas sûr en effet qu’elle tienne des heures assises en classe ni qu’elle supporte la cohue des escaliers du lycée. Mais tout suit son cours, sans complications, sans mauvaises surprises aux noms barbares et nosocomiaux.  En lire plus »

Miscellanées de l’été 2017

Je pensais naïvement que le fait de rester à Paris quasiment tout l’été m’encouragerait à écrire régulièrement ici et d’une manière générale à entamer tout un tas de projets personnels pour lesquels je n’ai jamais de temps disponible le reste de l’année. Vous avez pu constater ce qu’il en était pour le blog. Pour le reste c’est exactement pareil. Alors certes, après ces trois semaines au chevet de ma grande, j’ai enchainé avec une espèce de gastro aux allures de marathon intestinal. Mais il n’y a pas que ça, je pense. La vérité c’est que j’avais sans doute besoin de ne rien faire, ou alors que le contrecoup de ces semaines à angoisser est plus important que je ne l’avais anticipé. Ceci étant dit, je n’ai pas non plus totalement RIEN fait, voici donc un compte rendu relativement lapidaire de ces derniers jours, dont l’intérêt est, j’en conviens, discutable. (mais c’était ça ou rien en fait). En lire plus »

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