Catégorie : Pensées en vrac

Ma journée type de free-lance

Dans les commentaires sous le billet d’hier, l’une d’entre vous me demande si je peux vous raconter une de mes « journées type ». C’est une question qui revient souvent, même de la part de mes proches. A savoir, comment on gère son temps quand on est son propre patron, comment on s’accorde le droit de regarder des séries au lieu de travailler, est-ce qu’on se fixe des horaires, etc. Vous me connaissez, j’adore parler de moi (ah bon ?) donc je ne vois aucun inconvénient à vous confier mes habitudes. Mais l’exercice est un peu compliqué parce que de journée type il n’y a pas réellement, tout va dépendre du travail que je dois accomplir, des délais avec lesquels je dois jongler et des rendez-vous éventuels à l’extérieur. Je peux avoir une journée en pleine semaine pendant laquelle je ne vais, pour le dire simplement, rien foutre. A part regarder des séries, donc, préparer un repas plus élaboré que d’ordinaire, faire quelques courses, etc. C’est un luxe absolu et ça n’arrive pas hyper fréquemment. Et je dois bien l’avouer, ces journées ne sont jamais totalement dénuées de culpabilité. On ne se défait pas de quinze ans de salariat comme ça.

Mais en gros, voilà ce à quoi peut ressembler une journée. En lire plus »

States of Grace

C’est une rentrée assez particulière. Mes deux grands en terminale (TER-MI-NA-LE quoi !), Rose en CM1 (à ce rythme elle aura 18 ans dans deux mois), la tension de cet été qui retombe petit à petit (même si je tremble à chaque fois que ma fille prend le métro) et, alors que je n’avais pas misé grand chose sur ce mois de septembre, n’ayant pas vraiment eu l’énergie de lancer des filets avant l’été (quand tu es free lance, si tu veux qu’on pense à toi après deux mois de coupure, mieux vaut anticiper un peu, réseauter, proposer des idées pour la rentrée, etc), des projets assez excitants pour les mois à venir. Je vous en dirai plus quand ça se concrétisera, je sais désormais que rien n’est jamais sûr tant que ça n’est pas signé. Voire même tant que la dernière version n’a pas été validée par tout un tas de gens très importants. Mais il y a quelques histoires, donc, qui frétillent et qui n’attendent plus que le feu vert pour prendre forme. Je peux d’ores et déjà vous dire que j’ai eu le plaisir de co-écrire deux épisodes de la prochaine saison de Clem, une série familiale sur TF1 que vos enfants regardent peut-être. C’était totalement différent de ce que j’avais fait jusque là mais j’ai adoré et énormément appris. Merci E. et C. En lire plus »

Esprit du blog, es-tu – encore – là ?

En début de semaine ma poto Violette écrivait un billet très pertinent – as usual – sur la mascarade des influenceuses, qui devient de plus en plus flagrante et irritante, que ce soit pour celles qui les « subissent » mais aussi finalement pour celles qui « en sont », contraintes de rentrer dans ce jeu de dupes (achat d’abonnés IG, publications sponsorisées non mentionnées, etc) pour ne pas avoir à en sortir. En la lisant je me suis dit que j’avais toujours été un peu sur le fil, gagnant certes un peu d’argent à l’occasion avec le blog – en l’assumant désormais totalement d’ailleurs – mais me refusant à entrer malgré tout dans la danse en m’étiquetant « blog de fille », voire « blog mode ». Pour être tout à fait honnête, c’est sans doute aussi que je n’avais pas, dès le départ, les armes pour rivaliser avec ce petit monde. Mettez-moi devant un objectif et je suis la personne la plus mal à l’aise de la planète, sans parler de mon sens du style plus que discutable. En lire plus »

Vacances tardives

Les vins de vendange tardive ont un goût plus sucré, plus doux, sans doute parce qu’ils ont emmagasiné plus de soleil que les autres. J’ai cette sensation depuis dix jours, de bénéficier de journées gorgées de tout ce qui nous a manqué durant ces dernières semaines à Paris. Pas grand chose à vous montrer ou à vous raconter, les journées s’égrènent gentiment, à celles du début passées en bande de copains – légèrement – avinés, succèdent d’autres en famille, mes parents nous ayant rejoints pour la dernière semaine. Grasses matinées, petits déjeuners au bord d’une piscine pas tout à fait terminée et donc pas vraiment instagrammable, virées en vélo à la plage ou au marché, apéros devant le coucher du soleil, câlins sur le sable, shoots de ces odeurs à nulles autres pareilles, mélange de pins, d’ambre solaire et de tomates presque trop mures. Je ne dirais pas que je fais le plein de tout cela, depuis quelques jours j’ai déjà la tête un peu à Paris et du travail à revendre (présentement j’écris ce billet au lieu de me mettre sur ce papier à rendre pour hier). Mais ces vacances un peu particulières sonnent comme un épilogue heureux à ces heures d’angoisses du mois de juillet. Ma grande va mieux, la rentrée qui se profile reste un point d’interrogation, pas sûr en effet qu’elle tienne des heures assises en classe ni qu’elle supporte la cohue des escaliers du lycée. Mais tout suit son cours, sans complications, sans mauvaises surprises aux noms barbares et nosocomiaux.  En lire plus »

Miscellanées de l’été 2017

Je pensais naïvement que le fait de rester à Paris quasiment tout l’été m’encouragerait à écrire régulièrement ici et d’une manière générale à entamer tout un tas de projets personnels pour lesquels je n’ai jamais de temps disponible le reste de l’année. Vous avez pu constater ce qu’il en était pour le blog. Pour le reste c’est exactement pareil. Alors certes, après ces trois semaines au chevet de ma grande, j’ai enchainé avec une espèce de gastro aux allures de marathon intestinal. Mais il n’y a pas que ça, je pense. La vérité c’est que j’avais sans doute besoin de ne rien faire, ou alors que le contrecoup de ces semaines à angoisser est plus important que je ne l’avais anticipé. Ceci étant dit, je n’ai pas non plus totalement RIEN fait, voici donc un compte rendu relativement lapidaire de ces derniers jours, dont l’intérêt est, j’en conviens, discutable. (mais c’était ça ou rien en fait). En lire plus »

Chiasmes et litotes

Aujourd’hui, mes deux grands passent leur oral de français. Forcément, après le bilan mitigé de l’écrit, inutile de vous dire que l’ambiance n’est pas vraiment à la sérénité. Même si je dois vous avouer qu’une infime partie de mon cerveau dérangé est impatiente de savoir ce que mon fils nous réserve comme surprise. (la majeure partie de mon cerveau en revanche espère très sincèrement qu’il sera pour une fois tristement conventionnel et s’acquittera de cette obligation sans coup d’éclat). En lire plus »

A l’origine… Lyon

Pardon pour cette interruption des programmes, j’ai fait un aller retour express à Lyon pour aller voir Benjamin Biolay en concert. Je sais, moi même je me fais un peu peur, prendre un train pour écouter un chanteur, c’est sans doute la première étape vers la transformation en groupie. Mais la vérité, c’est que j’avais un peu besoin de ce sas de décompression, entre le stress du bac des Twins et les échéances à venir, je m’étais dit qu’un peu de musique dans ma ville natale ne pourrait que me faire du bien à l’âme. Et je ne regrette pas un instant. Je pensais profiter un peu de mes parents pendant cette escapade, mais il se trouve que ces derniers sont en vacances. J’ai donc eu leur grande maison pour moi toute seule toute une journée, ce qui m’angoissait un peu à vrai dire, mais qui s’est révélé extrêmement agréable, tant la solitude totale est devenue une denrée rare ces derniers temps. Et puis, donc, Biolay.  En lire plus »

Galimatias

Alors avant toute chose, c’est le commentaire 204 de Nadine qui remporte la médaille. Nadine, envoie un mail, pour que je te mette en contact avec Adeline !

Merci pour votre participation !

A part ça, je ne vous cache pas que j’ai énormément de mal à penser à autre chose qu’à dimanche. Une partie de moi veut être rassurée, d’autant plus après ce débat ubuesque où l’on a vu à l’écran un personnage agressif, grossier, menteur et ricanant. Mais je me rappelle aussi que Trump n’a pas brillé, loin de là, lors de ses échanges avec Clinton. Et on connait la suite. Alors je ne suis pas tranquille. En lire plus »

Xavier Jugelé, un policier et un homme aimé

Je me demande si ce n’est pas ce qu’on « gardera », à l’arrivée, de ce quinquennat. Ces quelques minutes où soudain il n’y avait plus de place que pour la dignité, la souffrance et l’amour. Je sais bien qu’on ne devrait même pas le noter, mais cet homme qui s’exprime ici, tout en douleur et retenue, était le conjoint d’un policier. Il a pu parler devant tous ces officiels, ces hommes en uniformes, ces représentants de partis politiques qui n’ont pas tous voté en faveur du mariage pour tous. Il a eu des mots dont seuls ceux ayant perdu leur âme soeur peuvent saisir la portée et la tristesse.

Xavier Jugelé était un représentant de l’ordre, il aimait le cinéma, Céline Dion et Britney Spears et vivait avec Etienne Cardiles. Il est mort en mission, sous les balles d’un fou, qui pensait servir je ne sais quel dieu.  En lire plus »

Un billet (presque pas) politique

J’ai lu tous vos commentaires sur le post d’hier. J’aurais aimé répondre à tous, mais je n’en ai pas eu le temps et je me méfie de mes mots qui pourraient être mal interprêtés tant le sujet me tient à coeur. Mais je vous remercie pour votre mesure, votre enthousiasme, pour vos encouragements concernant ces billets, d’autant plus lorsque ces encouragements viennent de personnes qui ne partagent pas mes positions. J’aime la contradiction, j’aime le débat, j’aime VRAIMENT ne pas être d’accord. Souvent, après ces échanges, les lignes bougent aussi pour moi. Je comprends que l’on n’ait pas envie d’aller voter Macron quand on épouse les idées de Mélenchon et qu’on a tant espéré qu’elles gagnent. Je ne suis sans doute pas assez « à gauche » pour penser que la finance et le libéralisme sont tout aussi dangereux que le fascisme. Et je sais qu’il existe des argumentaires construits qui pourraient me convaincre, qu’après tout le capitalisme a engendré l’esclavage, encourage le travail des enfants en Inde ou ailleurs, etc.

Je crois qu’à un moment, il s’agit tout simplement de convictions, de choix idéologiques. J’ai CHOISI, je pense, d’avoir davantage peur du totalitarisme que du capitalisme. Et cela fait peut-être de moi une social traitre. Mais je ne parviens pas à faire mienne cette théorie selon laquelle voter Macron ne ferait que reculer l’avènement inéluctable de Le Pen en 2022 et que par conséquent, autant qu’elle arrive tout de suite. Comme je le disais sur Twitter, cela revient pour moi à dire que puisqu’on va tous mourir, autant se flinguer dans la foulée. En lire plus »