Catégorie : Mes carnets de voyage

Floride, suite et fin

Alors on est rentrés. Et je vous confirme que je préfère grandement le décalage horaire dans l’autre sens. Parce que là, rien n’est facile, ni l’endormissement, ni le réveil. Peut-être aussi est-ce simplement la fin des vacances qui rend tout plus douloureux, allez savoir. On est rentrés, donc, après cette dernière étape à Orlando, que je redoutais un peu, compte-tenu de mon aversion sévère pour tout ce qui ressemble à un parc d’attraction. Je n’aime ni l’atmosphère factice de ces lieux, ni la foule qui se presse, ni les hurlements musicaux mêlés aux odeurs de graillon. Sans parler évidemment de ma peur panique des manèges et autres attractions. On m’avait promis qu’Universal Studio à Orlando me ferait changer d’avis. Je suis au regret de vous annoncer que pas vraiment. Certes, les décors de l’espace Harry Potter sont fous. Et voir les yeux grands ouverts de Rose, en pleine période JK Rowlings m’a procuré un plaisir par procuration indéniable. Poudlard et le Pré aux lards sont reproduits quasi à l’identique et les rues de Londres et son chemin de traverse sont aussi criants de réalisme. En lire plus »

Islamorada, Bahia Honda et Naples.

Je ne vous ai pas oubliés, mais le rythme a été assez intense depuis la dernière fois (énormément de dilemmes, piscine ou plage, gaufres ou pancakes, mojito ou martini, etc). Et le soir, je tombe comme une mouche. Je le disais au churros, j’adore ce décalage horaire. Je m’endors comme un bébé ce qui ne m’arrive absolument jamais à Paris et je me réveille comme une fleur aux aurores, ce qui relève là aussi de la science fiction pour moi. Je sais, au bout d’un moment je finirais par reprendre mes vieilles habitudes de couche-tard, mauvaises pour l’organisme et mon humeur matinale. Il n’empêche que là, je vois l’aube et que je l’aime. Il faut dire que des aubes dorées, on en a admiré un paquet depuis huit jours. Autant d’ailleurs que de couchers de soleil spectaculaires. C’est sans doute ce que je retiendrai de ces vacances. ça et la plage de Bahia Honda, sur l’île du même nom, sur laquelle nous nous sommes arrêtés avant notre étape à Islamorada dans les Keys. Une étendue de sable immaculé, des pélicans à la pelle et une eau… Une eau comme je n’en avais je crois jamais vue. Bon, quand une raie est passée à dix centimètres de moi, j’ai décidé que trempouiller au bord, c’était bien, aussi. En lire plus »

Deux jours à Key West

Devinez quoi ? On est arrivés quasiment sans encombre à Key West. Alors oui, on s’est fait refourguer une voiture deux fois plus grosse que celle qu’on avait réservée (après avoir bien lu que c’était un sport national et s’être jurés de ne pas se faire avoir) (résultat: le mec a mis à peu près deux minutes à nous convaincre que le modèle au dessus nous reviendrait en réalité moins cher compte tenu du fait qu’il avait un GPS et pas l’autre) (cherchez pas, on s’est fait avoir c’est tout).

N’empêche que dans notre tank, on ne craint plus personne. Et que les échangeurs monstrueux de Miami ne nous ont pas fait trembler. On s’est engueulés une fois, après avoir raté une sortie, ce qui nous a sûrement mis une demi-heure dans le cornet, mais franchement, j’avais tellement prévu de parler divorce et partage des biens au bout de trois miles que je préfère passer ça sous silence. En lire plus »

Tous les matins du monde

Je vous écris depuis le mini bureau de ma chambre, en regardant les palmiers sur le rooftop de l’hôtel W en face du nôtre. J’aime tellement cette idée de « travailler » de l’autre côté de l’Atlantique. Je dis « travailler » parce qu’après ce billet il faudra que je m’y mette, disons que bloguer c’est l’apéritif. Mais je ne m’en plains pas, je mesure cette chance qui m’est offerte et six ans (oui c’est fou) après avoir claqué la porte de mon agence, je me félicite encore de ce choix, qui n’offre pas toujours énormément de sérénité mais qui me donne cette liberté dont je manquais alors cruellement.

Miami, donc… Ou plutôt Miami beach, qui n’a en réalité rien à voir avec « Downton » que nous n’aurons que peu vu, à l’exception de « Wynwood », quartier cher aux blogueuses qui n’aiment rien tant que s’immortaliser devant les murs magnifiquement graphés. J’ai eu le coup de foudre pour Miami Beach, ce lieu totalement singulier, qui vous donne l’impression d’avoir voyagé dans le temps, d’être entrée dans une dimension tout en colorama. La ville a des airs de décor de cinéma, chaque hôtel Art Déco mériterait qu’on s’y attarde des heures pour admirer son architecture cubiste, la typographie de son logo, la nuance pastel de sa devanture. Miami Beach est bling, bigarrée, multiculturelle. Miami Beach est un mirage, aussi, tout y coûte une fortune (on va bouffer des pâtes pour les six mois à venir), les Ferrari et autres Lamborghini qui foncent sur Collins Avenue peuvent être louées à l’heure, le moindre petit déjeuner vous déleste d’un bras. On n’y reste que trois jours et c’est parfait comme ça, pas le temps de déchanter, juste celui de savourer cet air chaud et doux, ces températures qui ne varient quasiment pas du jour à la nuit et cette légère brise qui vous enveloppe au bord de la mer. En lire plus »

Les cinq hôtels qui me font – grave – rêver

Hier on parlait de voyage dans notre subconscient, aujourd’hui, j’avais envie de voyager tout aussi virtuellement mais plus frivolement. Je n’ai jamais caché mon amour des beaux hôtels, un amour le plus souvent platonique, je ne passe pas mon temps hélas à parcourir le monde ou à filmer mes chambres d’hôtel en poussant des petits cris d’orfraie sur Snapchat « hiiii c’est tellement beau, regardez moi cette cuvette suspendue… ». Mais parfois, un peu de la même façon que je m’abrutis devant Chasseurs d’appart, je rêvasse sur les sites de Voyage Privé ou de certains hôtels. Dès que je tombe sur un article titré en mode « les dix plus beaux hôtels du monde », je clique et je fantasme. Je sais pertinemment que j’ai environ une chance sur un million d’aller y poser un jours mes guêtres, mais finalement, ça me suffit d’avoir cet espèce de rêve d’endroits incroyables. Si ça se trouve d’ailleurs, en vrai, ça ne me ferait pas tant d’effet, un lit reste un lit non ? (ok, je pense que quand même, le Fasano…). Bref voici les hôtels – tous hors de prix, hein – qui sont dans ma petite liste imaginaire personnelle… En lire plus »

Berlin, ich liebe dich

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On m’avait dit, « tu verras, Berlin, c’est moche mais c’est génial » (je résume). On m’avait promis, « tu vas adorer, tu vas tomber amoureuse, c’est obligé ». Forcément, du coup, fidèle à mes superstitions idiotes (« si je pense trop que je vais avoir une bonne note, c’est sûr, je vais me planter », fut le mantra de toute ma scolarité), j’avais hyper peur de ne rien éprouver de tout ça et de passer totalement à côté de la magie berlinoise. D’autant que nous sommes arrivées sous la pluie et que durant nos trois jours dans la capitale allemande, nous avons aperçu un seul et pauvre rayon de soleil (littéralement). Ce qui généralement ne m’aide pas à aimer un lieu, je suis en effet lumino-dépendante à un point presque pathologique.

Et pourtant.

Dès les premières heures du premier matin, je l’ai sentie. Cette atmosphère dont tout le monde parle. Cette impression de liberté, cette simplicité. Oui, la ville est un peu laide, tout au moins par endroits, criblée de travaux, sans homogénéité architecturale, immense et taguée, encore éventrée par les vestiges de ce mur sombrement mythique. Mais en réalité, la ville est belle. Belle de ses jardins, de ses cours, de ses immeubles renaissance qui côtoient les barres emblématiques de l’ancienne RDA, de son street art omniprésent, de ses bars aux terrasses illuminées de lanternes guinguettes, de ses canaux qui par moments évoquent la belge Bruges, de la Spree qui se prélasse, de ses anciennes usines de brique rouge réhabilitées en centres culturels alternatifs.

Découvrir Berlin, c’est bien sûr faire un voyage à travers le temps, c’est traverser ces époques les plus sombres, c’est apercevoir sur les trottoirs ces petites plaques de cuivre gravées des noms de juifs déportés et avoir le ventre qui se noue, c’est tomber sur un morceau de mur ou longer le kilomètre de l’East Side Galerie, plus grand musée à ciel ouvert au monde, vestige de l’immonde cicatrice qui sépara des dizaines d’années durant les Berlinois. C’est frissonner devant la Brandenburg Tor, se dire qu’un jour, Hitler y célébra son arrivée au pouvoir, mais qu’un autre jour, des milliers d’Allemands y détruisirent pacifiquement le mur de la honte. C’est marcher dans le Tiergarten et avoir l’impression de se promener en forêt, c’est s’asseoir sur l’un des blocs de béton du mémorial de l’holocauste et se dire que plus jamais… j’espère. En lire plus »

Kéa, tentative de compte-rendu

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Voici donc ce dernier billet sur Kea, l’île des Cyclades où nous avons posé nos valises durant deux semaines en Août. Des Cyclades nous ne connaissions que Sifnos (que j’appelle Kiffos parce que ma chère amie qui y possède une maison m’avait alors interdit formellement d’éventer le secret de son petit paradis) (mais au vu du nombre de personnes qui semblent désormais la connaitre, je crains hélas que le secret n’en soit plus un). Sifnos, donc, un bijou dans la mer Egée, moins bling que ses voisines Mykonos, Paros et cie, des plages adorables, des monastères en veux-tu en voilà, des villages blancs et bleus accrochés aux montagnes. Pour l’inconditionnelle de la Corse que je suis, les Cyclades furent une révélation. Il existait donc un endroit où je pouvais me sentir aussi bien que dans l’Ile de beauté, mais sans les embouteillages ? (c’est le gros point noir de la Corse quand on ne peut partir qu’en Août). Et donc après deux séjours à Sifnos, nous avons eu envie d’en découvrir une autre. Accessoirement plus proche du continent, rapport à la légère fragilité gastrique de mes enfants dès qu’ils ne sont pas sur la terre ferme. Kéa s’est imposée rapidement pour sa proximité (une heure seulement de bateau) et ses prix moins élevés qu’ailleurs. Et des amis qui y étaient allés l’année dernière nous avaient confirmé que si nous recherchions la tranquillité, c’était là qu’il fallait partir. En lire plus »

On est rentrés (avec une gastro)

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Juste un petit mot pour vous dire que je suis enfin rentrée et par conséquent très prochainement opérationnelle sur le blog. Sans vouloir faire pleurer dans les chaumières, ce fut un crève coeur de laisser derrière nous cette maison de rêve et l’île de Kéa. Je reviendrai plus longuement sur cette dernière en vous donnant quelques infos pouvant se rapprocher éventuellement d’un mini guide (sachant que nous n’avons pas été d’une efficacité redoutable en terme d’activités et que mes conseils risquent de se borner à trois noms de plages) (il y a parait-il des ruines antiques magnifiques à observer mais croyez-le ou non, le sort (= la flemme) s’est acharné sur nous et nous n’avons jamais réussi à y aller (on était pourtant pleins d’entrain la première semaine, mais ensuite on a réalisé que les 45 minutes de marche étaient en descente à l’aller. Et ça, on s’est dit, c’est pas fair play. En chier, oui, mais pas au RETOUR quand même) (HUM). En lire plus »

Kéa la douce

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Une semaine déjà que nous sommes arrivés à Kéa, petite île des Cyclades à quelques encablures de Lavrio, l’un des deux ports d’Athènes (avec le Pirée, bien plus tentaculaire et chargé). Je pensais publier plus tôt, mais il se trouve que j’avais mal lu le contrat de location et que le wifi était en option. On a consenti à acheter quelques gigas pour calmer d’emblée la panic attack du machin, qui, alors que je faisais le tour du propriétaire avec la dame chargée de m’accueillir ne cessait de me souffler avec une absence totale de discrétion « et le wifi ? ». La prochaine fois je loue dans la Creuse une maison avec fibre optique.

Bref, on a peu de wifi et c’est un peu comme si c’était une denrée extrêmement rare, que chacun tente de s’approprier tout en surveillant les autres pour s’assurer que personne n’est en train de se taper peinard une petite série en streaming, réduisant à néant l’espoir de poster des instagrams jusqu’à la fin des vacances. Je plaisante (mais pas totalement). Du coup j’ai décidé dans un élan de générosité maternelle de m’effacer pour le bien être de mes enfants. J’avoue, je crois que j’avais vraiment besoin de cette pause. J’ai remplacé mon abrutissement devant les stories snapchat et autres réseau sociaux par la contemplation quotidienne des couchers de soleil depuis notre jardin et des va et viens des trois ferries qui déversent tous les jours quelques dizaines de touristes. Je dis « quelques dizaines » à dessein, Kéa est probablement l’une des cyclades les moins fréquentées. Probablement parce qu’elle offre des paysages moins « carte postale » que ses soeurs. Ayant été sous domination bysantine dans le passé, elle n’a pas adopté les mêmes codes architecturaux que l’ensemble de l’archipel. Ici point ou peu de maisons blanches aux volets bleus. Les plus anciennes bâtisses ont des toits en tuile rouge et les autres sont construites en pierres et chaux. Les plages, nombreuses et souvent magnifiques, sont souvent difficiles d’accès. Le churros a cru déjà par trois ou quatre fois sa dernière heure (et donc la nôtre) arrivée quand il a fallu emprunter des pistes cabossées plongeant droit vers la mer ou enchainant les lacets avant de déboucher sur des criques enchantées. En lire plus »

Cendrillon et le Churros à Calvi

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Bien arrivés au paradis – Stop – La Corse sent toujours aussi bon – Stop –

Mon churros m’a fait la surprise de réserver dans un des plus beaux hôtels de l’île, la Villa Calvi. Et comme si ça ne suffisait pas, en lieu et place de la chambre de première catégorie, déjà très au delà de notre budget habituel (mais on ne fête pas tous les ans 20 ans d’amour et 9 ans de mariage oui ou merde ?) on a eu la surprise d’être surclassés. Le truc qui ne nous est JAMAIS arrivé. C’est à dire qu’on a failli tomber dans les pommes en entrant dans cette suite de 200 mètres carrés avec une terrasse quasi aussi grande que ma maison, avec comme écran de télé naturel, la mer et la citadelle. Il fallait nous voir, danser d’un pied sur l’autre, tentant de cacher le sac à dos miteux du churros qui à dix minutes de partir n’a pas trouvé autre chose pour y fourrer son unique pantalon du week-end et n’osant pas trop signaler à la jeune femme qui nous guidait dans nos appartements qu’il devait y avoir erreur sur la personne. Remarquant notre léger malaise, elle a dit: « vous avez été surclassés, j’espère que ça ne pose pas de problème ? » Magnanimes on a dit que pour cette fois ci ça passait. En lire plus »

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