Catégorie : Mes carnets de voyage

Et au milieu coule une rivière

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Si après tout ça je ne suis pas intronisée meilleure ambassadrice de l’île par l’office du tourisme Corse, je rends mon tablier. Il ne faut pas rêver, je ne fais pas tout ça gratuitement. J’aspire à obtenir sinon la nationalité, au moins une sorte de titre émérite. Une petite cabane sur la plage conviendrait également.

Pas de longs discours aujourd’hui, je me remets de mes aventures en catamaran – je déconne en réalité tout s’est passé comme sur des roulettes, peut-être parce que nous avons assez vite décidé, mon fils et notre ami navigateur confirmé que je me contenterais d’aller d’un côté et de l’autre du bateau, au gré des virages de bord. (C’est à dire qu’après deux tentatives ratées de décrochage de foc, j’ai de moi même compris qu’on ne pouvait pas être bonne partout) (j’ai de tas d’exemples de situations dans lesquelles j’excelle). En lire plus »

J’aime #57

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Alors déjà, merci beaucoup pour vos commentaires sous mon dernier billet, ces encouragements me vont droit au coeur et surtout, beaucoup étaient hyper intéressants. Je ne vais pas vous raconter d’histoires, je suis au running ce que le vacherin est à la diététique. Un cas désespéré, je pense. Mais je m’accroche autant que je le peux, luttant contre ma propension à détecter toutes les dix secondes le signe évident d’un arrêt cardiaque imminent. Je ne suis pas peu fière d’être enfin arrivée à tenir presque 20mn sans m’arrêter et j’alterne mes courses avec des sessions de marche sur la plage, accompagnée de Rose dont le babil rythme mes pas, ou seule, les cuisses dans l’eau, en jurant sur quatre générations que ça a intérêt à être un poil efficace. Et le soir, quand le soleil se fait pluie d’or sur nos peaux, avec ma copine de sable, on fait le petit chien, superman et autres figures ridicules et douloureuses. Une façon d’accompagner la chérie dans ses exercices obligés. Je sais bien au fond de moi que tout cela ne fera pas bien le poids face aux mille et unes corvées de la rentrée et qu’il ne faudra pas attendre plus de deux jours pour que je remise au placard cette nouvelle hygiène de vie, mais je suis désormais adepte de ce mantra qui me va comme un gant, « ce qui est pris n’est plus à prendre ». (ou comme dirait ma grand-mère, « toujours ça que les Allemands ne mangeront pas ». En lire plus »

God save the scone (and the muffin)

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Il y a des moments, brefs, dont on sent que l’on se souviendra toute sa vie. Les quelques instants en apesanteur sur le glacier islandais en font partie, ces minutes sur ce bateau filant à toute allure sur le Loch Lomond aussi. La légère ivresse du champagne, l’air cristallin, la lumière un peu dorée de la fin du jour, les doux reliefs des collines à l’horizon et le miroir de l’eau reflétant les nuages comme en abyme, tout semblait comme aligné. Parfois, l’équilibre des éléments me procure une joie intense difficile à expliquer. En lire plus »

Lumière écossaise

DSC_0629 Un billet express avant de partir pour le spa, puis l’initiation au golf, deux activités harassantes prévues pour aujourd’hui et qui permettront, je l’espère, à mon corps d’éliminer une partie du muffin à la myrtille boulotté ce matin (qui n’est en réalité que la dernière pièce du puzzle de ces deux jours culinairement généreux).

Hier nous sommes donc arrivés à Loch Lomond, l’un des plus grands lacs d’Ecosse (si ce n’est le plus grand d’ailleurs mais le guide avait un accent si prononcé que je ne l’ai compris que lorsqu’il m’a proposé du champagne sur le bateau). Dans un hôtel, the Cameron house, qui nous a immédiatement évoqué la demeure des Crawley dans Downton Abbey. On s’est du coup pas mal disputées pour savoir laquelle de nous était Mary, c’est Violette qui a gagné, COMME D’HABITUDE. Du coup j’ai décrété que je serais Anna (j’ai un faible pour John Bates). Céline hésite encore mais moi je la vois bien en Sybil.

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What happens in Edimbourg…

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Trop fatiguée pour écrire longuement, la journée d’hier a été intense, lever aux aurores, prise d’un avion à hélices ou presque (et par conséquent trouillomètre à zéro) et arpentage de la ville à peine arrivés, histoire d’en louper le moins possible (on en bave dans les internets).

Heureusement, il a fait un temps sublime, avec un ciel bleu comme seuls les pays du nord savent les offrir. Je reviendrai évidemment en détails sur Edimbourg, mais je peux d’ores et déjà vous confirmer que ce fut love at first sight. Ce petit périple, qui nous emmène demain au Loch Lomond pour mieux revenir mercredi dans la capitale écossaise, est organisé par le magazine Nous Deux, et plus précisément le site « osezlebonheur ». Si j’ai fait partie des invités, c’est je crois notamment parce que dans mes billets J’aime, je recense toutes les semaines ces petits riens qui font que la vie, bien que souvent chienne, vaut malgré tout le coup. En lire plus »

In english please…

Coucher-de-soleil-à-Edimbourg-Ecosse-Royaume-Uni

Hi everybody ! A l’heure où vous me lirez, je serai un peu plus au nord, dans une contrée un peu étrange, où les hommes portent des kilts et parfois rien dessous. Bonjour les clichés me direz-vous, et vous aurez raison, mais laissez-moi rêver. Je suis donc pour la semaine à Edimbourg, dans le cadre d’un voyage de presse dont je vous dirai plus dans les jours à venir, je compte bien vous narrer en direct nos aventures, je pars en bonne compagnie, m’est avis que ça va enjoyer sévère. En lire plus »

Trois jours à Taroudant… #1

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Mercredi soir, nous sommes donc partis au sud, très au sud. A Taroudant très exactement, également appelée la petite Marrakech ou encore la ville au serpents. Un endroit encore un peu secret, où le tourisme de masse reste inexistant. Nous avons pris nos quartiers au riad Dar Al Hossoun, une oasis merveilleuse tenue par Thierry et Olivier, deux Français marocains de coeur qui, c’est le moins que l’on puisse dire, savent non seulement recevoir mais aussi et surtout vous faire aimer ce pays d’adoption. En lire plus »

A perfect day à Saint Martins Courtyard

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Il y a quelques jours, j’ai reçu un mail adorable dans lequel une jeune femme non moins adorable m’invitait à visiter un  quartier un peu caché de Londres, niché au coeur de Covent Garden: Saint Martins Courtyards. Vous connaissez mon affection pour la capitale britannique, autant vous dire que je ne me le suis pas fait dire deux fois. Et, cherry on the cupcake, j’en ai profité pour embarquer avec moi la grande chérie, en guise de cadeau d’anniversaire. C’est assez dingue ce moment où soudain votre enfant devient un plus que votre enfant. Pas vraiment une copine, mais plus votre bébé non plus, un lien unique et bouleversant, montagnes russes permanentes, entre amour fou et détestation fulgurante. Je l’ai déjà écrit ici, pour l’instant j’aime ce que je vois de leur adolescence (quand je n’ai pas envie de les passer au mixeur). En lire plus »

La montagne est belle #cartepostale

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Après 11h de train durant lesquelles j’ai du dormir par tranches de trois minutes au gré des ricanements des quatre ados que j’emmenais et des coups de frein de cette vieille micheline, nous sommes donc arrivés à Briançon. Hurlement du machin lorsqu’il a vu ma trombine depuis sa couchette: « Ouah dingue comme tu as les yeux tirés !!! On dirait que tes paupières ont dégringolé ! »

C’est sûrement parce que j’ai arrêté de fumer, je lui ai dit (après je l’ai balancé sur les voies). En lire plus »

Un jour, Jean-Paul Gaultier, à Londres

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Hier, donc, j’avais rendez-vous avec Jean-Paul Gaultier à Londres. Ok, il est possible que je présente les choses de manière un poil romantique, mais je me suis à un moment retrouvée à quelques centimètres de lui, ça compte, non ?

Je n’ai jamais idolâtré de couturiers, pas assez branchée mode pour cela. Mais s’il devait y en avoir un, ce serait évidemment Jean-Paul (on a partagé le même oxygène, laissez-moi l’appeler Jean-Paul). Jean-Paul pour moi, ce fut avant tout la découverte d’un univers aux codes totalement différents de ceux auxquels j’avais été habituée.

Je me souviens, j’étais en classe prépa dans mon lycée de jésuites lyonnais, où la quintessence de l’audace vestimentaire consistait à rouler sa petite veste Agnès B autour de la taille. Et elle est arrivée. Cette fille qui ne ressemblait à rien de tout ce que j’avais connu jusqu’alors. Moulée dans un petit ensemble vert, pantalon de smocking et veste officier, Spirou sexy, le tout griffé Jean-Paul Gaultier. Elle semblait tellement affranchie, tellement indifférente aux regards narquois des filles en Façonnable des pieds à la tête que j’ai immédiatement associé le nom de Jean-Paul Gaultier à ça: la liberté. En lire plus »