Catégorie : Mes carnets de voyage

Humer la ville

Paingout_islande_20121020-131634_1680(photo prise par Paingout)

Je m’aperçois en triant mes photos qu’il m’en reste pas mal de Reykjavick. J’aime bien quand je suis à l’étranger aller dans les supermarchés, les quinquailleries, les bars, aussi, surtout. Les endroits du quotidien m’en disent plus, j’ai l’impression, que bien des guides. J’aime savoir qu’on ne mange pas de biscottes dans un tel lieu, plutôt du chocolat noir ou pas beaucoup de légumes. J’aime voir que la vaisselle en Islande a manifestement beaucoup d’importance, que les belles choses comptent. Je n’ai jamais vécu à l’étranger et c’est un de mes plus grands regrets. Je mets des sous de côté depuis la naissance de mes enfants pour qu’ils puissent se le permettre (ça n’était pas un problème d’argent cela dit pour moi, même si ça aurait été compliqué, j’ai surtout été une bonne vieille faignasse infichue de se bouger à l’époque). N’empêche que si mes enfants relèvent le défi, je crois qu’il me sera difficile de ne pas vivre ça par procuration.

Voilà, un billet de faignasse quand même – certaines choses ne changent pas – avec quelques photos, en bruit de fond dans mes oreilles Benjamin Biolay sur Inter, rien à faire, je suis sous le charme. J’ai même précommandé son album sur Itunes, première fois de ma vie. (je ne vole que les séries américaines). (et puis rien que pour cette phrase: « on ne peut pas être déçu en cinq mois de la personne pour qui on a voté, je ne vais pas crier avec tout le monde et être émotif », merci, quoi.) Et puis il soutient l’OL. Moi aussi je me souviens de ma première fois à Gerland, Benji…

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Moderies islandaises

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Le premier billet que j’ai écrit sur ce blog parlait de la torture de la cabine d’essayage. Du plus loin que je me souvienne, cet exercice consistant à me déshabiller et enfiler des fringues dans des magasins est l’un des plus douloureux qui soient. Bien sûr, avoir minci a un peu arrangé les choses, mais pas tant que ça en réalité. De fait, je continue à faire du shopping seule, de préférence dans des enseignes où aucune vendeuse ne vient me conseiller ou inspecter la façon dont telle jupe me sied ou tel jean moule mes fesses. Ma copine Zaz vous en parlerait mieux que moi, je suis une teigne dans les magasins, je deviens assez rapidement passive/agressive, déprimée que je suis de constater que RIEN NE ME VA et rattrapée très vite par mes vieux démons: je suis encore cette enfant empêtrée dans ses complexes et terrée dans la cabine, attendant que sa mère revienne avec la même robe mais en plus grand. Sauf qu’au rayon enfant, le 42 ça ne court pas les rues.

Ce petit préambule posé, autant vous dire que la partie « rencontre des designers islandais et séances d’essayage pour shootings décalés » de ce séjour n’était pas nécessairement celle qui m’excitait le plus. D’autant que mes deux comparses, elles, sont de celles à qui tout va, même les trucs les plus improbables. Et de fait, je me suis un peu fait prier toute la matinée, renaclant à choisir une tenue, convaincue que de toutes façons ça ne m’irait pas. Et puis doubler l’essayage d’une photo immortalisant mon malaise rendait l’exercice encore plus problématique.

C’était sans compter Cécile et Violette qui ont été vraiment chouettes, faisant mine de ne pas vraiment remarquer ma gaucherie, suggérant qui une robe, qui un pull, me glissant que ça, non, laisse tomber, ça ne va à personne, mais ça, oui, essaie, je t’assure, ça pourrait le faire. Et puis Paingout a cette façon un peu autoritaire de prendre ses photos qui est paradoxalement assez rassurante: « ouvre un peu la bouche, ça fait con en vrai mais sur les photos ça rend bien (c’est vrai et je n’y croyais pas) », « oublie tes bras, on s’en fout que tu trouves que tu as des gros bras, n’y pense pas », « regarde moi, non, là, tourne un peu la tête, enlève tes lunettes, tiens toi droite ». Et puis il a un regard pile à la bonne distance, ni complaisant ni jugeant, qui fait que je suis passée outre ce vertige de s’offrir justement à ce regard – pour une fille qui se planque derrière une frange et des énormes lunettes, ce n’est pas rien. Lire la suite »

Stilettos sur la glace

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Avant dernier billet islandais, avant un retour à une activité normale (de quoi je vais pouvoir parler après ?). On en était donc à ce fameux glacier sur lequel on a débarqué à toute bombe. Déjà, moi, je n’avais jamais été sur un glacier, à part celui des deux Alpes mais ça ne compte pas parce qu’en hiver c’est un peu « Chatelet – Les Halles » aux heures de pointe. Un jour, j’ai failli grimper sur un autre mais comme j’étais quasiment décédée durant les SEPT « petites heures de montée jusqu’au refuge » (encore aujourd’hui je pourrais étrangler à main nue mon pote de l’époque qui m’avait embarquée dans cette galère) (ceci dit je crois que c’est réciproque), je n’ai pas vu la queue du glacier, ayant décidé de redescendre le lendemain sans passer par la case « je me lève à l’aube pour me taper un raidillon en rappel pendant quatre heures ».

Bref, je n’avais donc jamais vraiment vu un vrai glacier. Encore moins un de cette taille et auquel on accède en voiture (ma conception à moi de la randonnée parfaite). Lire la suite »

Rêveries et loleries islandaises

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(avant la chute) (juste avant)

Difficile d’atterrir au sens propre comme au figuré, après trois jours aussi intenses. Je n’ai pas roulé ma bosse sur la terre entière mais mine de rien, j’ai eu la chance depuis que je suis en âge de voyager, de voir quelques beaux endroits.

Rien toutefois de semblable à ce qui m’a été donné de contempler en Islande. Est-ce parce que mon quotidien est à 100% urbain ? Parce que je suis partie à deux doigts du burn out, consciente que ce périple serait en outre un oasis au milieu d’un mois surchargé professionnellement ? Parce que l’alchimie s’est faite très naturellement entre les six protagonistes de cette aventure ? Probablement tout ça en même temps. Le fait est en tous cas que je me souviendrai longtemps de cet état d’étonnement permanent.

Comme j’ai déjà brûlé quelques cartouches, pressée que j’étais de vous raconter en direct mes émotions, difficile aujourd’hui de reprendre un récit linéaire.

Mais tout de même, laissez moi préciser le contexte: Nous sommes donc partis trois jours en Islande, invités par Icelandair, sur une initiative de Paingout. Outre ce dernier, photographe des courbes et des déliés, il y avait donc Violette, Walinette, Sebastien (garçon looké)  et Korben (garçon connecté), qu’on ne présente plus aux geeks mais peut-être encore un peu aux filles qui comme moi ignoraient par exemple jusqu’hier ce qu’est un dropbox. Lire la suite »

Un télégramme d’Islande

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Je suis partagée entre l’envie de vous raconter ce voyage comme il faut, en ayant pris le temps de réfléchir à la façon dont retranscrire cette beauté lunaire, cette impression d’être vraiment loin tout en n’ayant finalement passé que trois heures dans l’avion, la joyeuse ambiance de notre petite troupe un peu fofolle et la tentation de me précipiter ici pour noter ce qui m’a traversé l’esprit durant ces premières heures sur le sol islandais.

Je vous propose de faire un peu des deux, des billets un peu rapides en mode carte postale presque en live et quelque chose de plus construit à mon retour avec récits qui vont bien et photos du réflex.

Juste, là, donc, très rapidement parce qu’avec les deux heures de décalage il est 1h39 heure française au moment où je vous écris et que je suis pour ainsi dire séchée (au sens propre, l’eau du lagon c’est comment dire… décapant ?), quelques pensées en vrac illustrées de photos déjà postées sur Instagram où vous pouvez d’ailleurs me suivre (pseudo: caro_penseesderonde). Lire la suite »

Simple love à Bonifaccio

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Quand on est s’est rencontrés avec le churros, on a d’abord été amis pendant presqu’un an, puis il m’a sauté dessus pour me faire dans la foulée le coup du « je ne suis pas sûr de vouloir m’engager, je sors d’une relation difficile, bla bla bla ».

Phase délicate s’il en est que j’ai à l’époque gérée il faut bien le dire comme une bête, m’effaçant totalement des radars et ne tombant pas comme j’en avais jusqu’alors coutume dans le drama excessif, lettres éplorées et coups de fils raccrochés à la clé (j’ai comme qui dirait un lourd passif en la matière).

Je ne sais pas si ce fut grâce à cela que finalement le churros changea d’avis sur la question de l’engagement sa race, mais le fait est qu’il est venu à genoux me supplier deux semaines plus tard de lui pardonner. Inutile de préciser que je me suis fait prier (dix minutes).

Après ces débuts un peu cahotiques mais pas tant que ça, je marchais néanmoins sur du velours, n’osant pas proposer quoi que ce soit qui pourrait lui faire penser que j’avais l’intention d’égarer accidentellement ma boite de pilule dans les toilettes. Les vacances d’été approchaient et je m’apprêtais donc à les passer en célib avec mes potes, consciente que nous n’avions peut-être pas encore assez de kilomètres au compteur pour envisager trois semaines en tête à tête.

Et puis un après-midi de juin, j’étais au boulot et il m’a appelée pour me proposer qu’on parte en Corse, où il n’avait jamais mis les pieds et dont je lui avais parlé maintes fois. Je crois que c’est ce jour là que je me suis dit que c’était peut-être bien le bon. Lire la suite »

Last minute (billet 100% non sponsorisé par la Bretagne)

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Comme promis, un petit billet d’avant vacances, pas sur mes essentiels parce qu’à vrai dire mes essentiels sont peu ou prou les mêmes que tout le monde, à savoir des tongs, un maillot, une huile pour le corps (cette année j’ai celle de Caudalie, un vrai bonheur olfactif), de la crème solaire, une robe à la con pour le soir, un jean et mes lunettes de soleil. Et surtout, une valise remplie de bouquins, mon appareil photo et mon ordinateur qui ne me quitte jamais d’autant que j’ai deux bouquins à écrire durant les quatre prochaines semaines (oui, QUATRE semaines, je suis à la limite d’avoir un peu honte mais finalement pas tant que ça, prenons ce que la vie nous donne, on ne sait pas trop qui nous mangera).

Bref, ce petit billet pour vous remercier encore de votre fidélité, vous dire que je posterai de temps en temps, des cartes postales depuis l’Iphone plus que des billets parce que là bas pas de wifi à moins d’aller me brancher sur la borne SFR du parking du super U, mais c’est en plein cagnard et comme je ne conduis pas, le churros apprécie moyennement la plaisanterie quand il doit m’emmener de toute urgence parce que là vraiment, j’ai un dossier à envoyer à trucmuche (et un billet à balancer sur le blog, ni vu ni connu j’t'embrouille). Lire la suite »

Dolce vita au Sport hôtel Hermitage d’Andorre

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Il parait qu’un fou-rire équivaut à un bon steak. C’est probablement ce qui explique la bouée qui me sert de ventre depuis que je suis revenue d’Andorre. On pourrait se dire que je paie mes excès de jamon iberico aussi. Mais à vue de nez, ayant donc virtuellement bouffé cinq ou six tranches de boeuf par jour, rien de très étonnant à ce que j’aie eu envie de balancer violemment ma balance par la fenêtre à mon retour.

Nadia, Anne-So, Cécile, Violette et moi étions donc à Andorre, plus connue pour son côté Disneyland de la clope et de l’alcool que pour son offre hotellière et ses paysages de rêve. A tort. Sis au village de Soldeu, le Sport hôtel Hermitage and Spa qui nous recevait est en effet un des plus beaux complexes jamais vus (la fille qui s’y connait en palaces). Planté à flanc de montagne, face aux pistes de ski qui certes n’étaient pas enneigées en juillet mais dont on imagine le spectacle que cela doit être en plein hiver, ce bâtiment est un peu le havre de paix ultime. Lobby monumental jonché de fauteuils chesterfields, bar tout en longueur surplombé de lustres féériques où l’on jurerait avoir croisé le fantôme d’Hemingway, chambres ultra-spacieuses donnant sur les pentes, la liste de ce que j’y ai aimé est longue. Lire la suite »

Andorre with girls

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Très court billet pour vous souhaiter un bon week-end. De mon côté je pars trois jours en Andorre avec quatre filles de l'influence, autant vous dire que faire ma valise a été une expérience assez épique. D'autant qu'instinctivement, pour trois jours, j'avais opté pour mon bagage cabine, tellement pratique pour éviter tout risque de valise qui se trimballe à Copenhaque pendant que toi tu atterris à Barcelone (du vécu). Las, quelle n'a pas été ma panique lorsque j'ai vu se succéder des mails paniqués de mes compagnes de voyages à l'idée de ne pas pouvoir mettre leurs affaires en soute, parce que les 10 kilos max, c'était compliqué.

Du coup j'ai rajouté une vingtaine de tee-shirts au cas où et ma valise est au taquet du poids réglementaire, je ne vous dis que ça.

Sans blague je suis bien contente, partir entre meufs comme ça, que des chouettes girls, ça me fait perdre une dizaine d'années et ça j'avoue je suis preneuse même pour un week-end.

Je vous raconte tout ça au retour.

La photo n'a rien à voir c'est juste que ma poulette et les deux machins me manquent (ben si).

Ardéchois coeur fidèle

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Samedi, nous sommes tombés dans une faille spatio-temporelle. En vadrouille à Lyon puis en Ardèche, dans le si bien nommé petit village de Saint Desirat, nous avons résolu le mystère qui tient en haleine la région parisienne depuis des mois: le soleil n’est pas mort, il s’est simplement réfugié au sud de la Loire. A la faveur des 40 ans 30 ans de mon ami Jeff, nous avons donc profité de la présence de l’astre précieux et enfin éprouvé des sensations estivales. Ici, nous confiait le père de Jeff, « pour avoir sa carte d’électeur, il faut avoir au moins un cerisier ». Un abricotier, à la rigueur, ça peut passer.

« En Ardèche on n’a pas de train mais on fait du bon vin », avait quant à lui l’habitude de fanfaronner Jeff quand on le cherchait un peu trop sur ses origines patelines.

De fait, connu surtout pour ses gorges et sa très touristique petite ville de Vallon Pont d’Arc (toutes proportions gardées bien sûr, on ne parle pas de Palavas les flots non plus, mais ce point de départ de la descente de l’Ardèche est à peu près aussi fréquenté l’été que Châtelet les Halles aux heures de pointe), ce département minuscule qui pour beaucoup évoque des contrées désertiques squattées par des hippies jamais redescendus de leur trip, est aussi le pays de cocagne pour celui qui aime les fruits et les vins de côteaux. Saint Joseph, Vionnier, Condrieu, Syrah, que ces noms chantent à mes oreilles… Un peu moins cela dit depuis hier où mon foie semble ne pas vraiment goûter la petite plaisanterie qui lui a été infligée samedi. C’est d’ailleurs totalement embrumée que je vous poste cette carte postale bien verte.

Je reviendrai plus longuement demain, si tant est que j’ai retrouvé mes esprits et qu’entre temps je sois parvenue à écrire deux longs papiers à rendre pour hier.

Bonne journée. Lire la suite »

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