Catégorie : Envie de livres ?

Et donc, le tome IV de l’Amie prodigieuse, on en pense quoi ?

Que du bien. Je sais que cette saga italienne d’Elena Ferrante ne séduit pas tout le monde, j’ai parmi mes proches des gens qui n’ont pas du tout accroché, qui ont trouvé ça chiant à mourir, facile ou prétentieux. Et puis il y a les autres, ceux dont je fais partie, qui ont attendu chaque année avec impatience le nouvel opus, qui se sont pris de passion pour Lena, Lila, Nino, Enzo, Pietro, Marisa, Carmen ou Pasquale.

Je sais aussi que le tome 3 n’avait pas fait l’unanimité même parmi les aficionados, moi je l’avais dévoré de la même façon que les précédents, en admettant quelques longueurs, mais qui ne m’avaient pas rebutée, loin de là. Et le dernier tome, donc, c’est simple, je l’ai englouti. J’ai même troqué des pauses séries contre des encas d’Elena Ferrante. Ce qui ne m’arrive jamais, lire est généralement une activité que je réserve aux transports en commun ou à ces quelques délicieuses minutes avant de dormir. En lire plus »

Le jour où j’ai tapé le mot FIN

Hier j’ai mis le point final à la première version – il ne fait aucun doute qu’il y aura des corrections – de mon roman. Ecrire cette phrase me semble totalement irréel tant j’ai souvent commencé puis abandonné des histoires. La fiction, étrangement, a toujours été pour moi hors de portée, jusqu’à ce que je me frotte au scénario. C’est sans doute ce qui m’a « décoincée ». Mais pour autant, l’écriture d’un scénario n’a pas grand chose à voir avec celle d’un livre. D’où ma peur panique à chaque fois de me lancer.

Et puis il y a eu ce concours de circonstances. Une éditrice à qui j’avais proposé un sujet de bouquin axé sur le développement personnel m’a proposé quelque chose de différent. Une histoire qui ferait du bien, qui, sous forme de fiction, pourrait porter un message. Je crois que cette approche a « dédramatisé » la sacro-sainte idée du roman. Comme si le fait de me situer à la croisée des chemins m’autorisait à me prétendre capable d’y arriver. Et puis parallèlement, mes séances avec mon quelqu’un m’ont aidée. C’est étrange parce que ça n’était pas vraiment central dans nos échanges, mais je l’évoquais souvent, cette envie que je ne parvenais pas à concrétiser. Un jour, elle m’a demandé: « qu’est-ce qu’il faudrait pour que vous y arriviez ? ». J’ai répondu, « le talent, sans doute ». « Et manifestement je ne l’ai pas ». Elle a dit « mmm… » Et ensuite elle a suggéré: « Vous ne pensez pas, surtout, qu’il faudrait que vous y consacriez du temps ? De manière régulière ? » En lire plus »

La Tresse

Cet été, il y avait un livre qui circulait un peu partout. Un best-seller estival comme il en existe chaque année. A tel point que je n’avais d’ailleurs plus vraiment envie de le lire (mon côté snob). Et puis comme justement, cet été, je n’ai vraiment pas eu le goût de la lecture – des difficultés à me concentrer et le besoin en réalité de ne penser à rien, pas même aux histoires inventées par d’autres pour me faire voyager – j’ai finalement cédé aux sirènes de « La Tresse ». Parfois, rien de tel qu’un petit bouquin aux apparences « faciles » pour remonter à cheval. En lire plus »

Une saison à la petite boulangerie, de Jenny Colgan

Billet écrit en partenariat avec les éditions Pocket

Après avoir vu son entreprise de design couler, la jeune Polly se sépare de son fiancé et quitte la ville de Plymouth dans laquelle elle a toutes ses attaches, pour s’installer à Mount Polbearne, petite île accessible par la route uniquement à marée basse. Après quelques jours à noyer son chagrin dans une masure délabrée, seul logement qu’elle peut se permettre de louer, Polly fait peu à peu connaissance avec les habitants de ce coin perdu et battu par les vents. Et pour tuer le temps, s’attelle à sa véritable passion : le pain, qu’elle cuisine sous toutes ses formes. De fil en aiguille, Polly reprend la boulangerie du village à l’abandon et trouve l’amour en la personne de Huckle, jeune américain devenu apiculteur après avoir tout plaqué, job en or et amours déçues, de l’autre côté de l’Atlantique.

Pour les amateurs de « feel good book », « La Petite boulangerie du bout du monde » est un modèle du genre. Je n’ai jamais caché mon appétence pour ces comédies romantiques que l’on déguste l’été sur une chaise longue. Mes préférées sont celles écrites par des auteurs britanniques, parce que j’aime les paysages qu’ils décrivent, l’humour british distillé dans des histoires délicieusement parfumées à l’eau de rose. Et puis c’est un livre qui donne faim, qui donne envie de partir, nous aussi, dans un endroit préservé de tout, pour se réinventer. Après le succès international de ce premier opus, Jenny Colgan en a écrit la suite, « Une saison à la petite boulangerie ». En lire plus »

Lecture d’été: Les petites consolations, d’Eddie Joyce

IMG_4755

Je vous avais fait une liste de bouquins à lire pour l’été, je me suis dit que je pouvais aussi vous parler dans les jours à venir des ouvrages dévorés pendant ces deux semaines. Je n’ai en effet pas ouvert mon ordi du séjour – quelle bonne idée que cette désintoxication – et j’ai par conséquent descendu une petite dizaine de livres, certains géniaux, d’autres moins. Parmi ceux que j’ai préférés: Les petites consolations, d’Eddie Joyce. Je crois que l’une d’entre vous me l’avait conseillé, quand je l’ai vu chez mon libraire, je m’en suis rappelé. Bien m’en a pris. L’histoire rassemble en gros tout ce que j’apprécie : New-York et plus précisément Staten Island en toile de fond, des destins croisés à la manière d’un film chorale, des personnages dépeints avec une vraie sensibilité et un style extrêmement juste et ciselé. En lire plus »

The liste de livres pour l’été 2016

IMG_4021

Chaque année j’essaie de vous donner une liste de bouquins pour les vacances – ceci étant dit je crois que l’été dernier j’ai zappé, voire aussi celle d’avant – Voici donc, à la demande de pas mal d’entre vous, ce que je peux vous conseiller pour vos longues après-midi d’été, sachant que si j’ai beaucoup lu ces derniers mois, je me suis malgré tout pas mal concentrée sur des polars. Mais j’ai tenté du coup de glisser quand même des romans, lus moins récemment ou pas (j’enquille un livre par semaine minimum, essentiellement dans les transports et avant de m’endormir) (c’est un peu ce qui marche le mieux pour moi contre les insomnies).

Edit: il est possible que je vous aie déjà parlé de certains de ces bouquins, mais je me dis que comme ça vous avez un récap. En lire plus »

Rester groupés de Sophie Hénaff

IMG_3054

Je vous écris avec une soufflerie dans l’oreille gauche, merci l’avion, en plus d’avoir flingué des années de pleine conscience, ça m’a aussi tué le tympan. Juste quelques lignes sur le second opus de Sophie Henaff, « Restez groupés ». Comme le premier, « poulets grillés », dont je vous avais parlé avec enthousiasme, cela raconte les aventures de l’équipe de losers magnifiques menée par la commissaire Anne Capestan. Cette fois-ci, il est question d’un flic à la retraite exécuté d’une manière troublante et d’autres meurtres du même acabit. Problème: le flic était le beau père de Capestan, qui se retrouve à devoir fouiller dans ses poubelles, pour essayer de déterminer s’il était ou non un pourri. Tout ça bien sûr sans le moindre espoir d’être remerciée à la fin en cas d’élucidation du crime, étant entendu que sa brigade est une sorte de dépendance honteuse ne servant qu’à reclasser les irrécupérables du 36. En lire plus »

Légumes et Bojangles

IMG_8265

L’autre jour j’avais fait des poireaux vinaigrettes et Rose s’est exclamée en les regardant dans son assiette qu’elles étaient « quand même bizarres ces asperges ».

« C’est normal vu que c’est des artichauts », lui a expliqué, condescendant, son frère.

Soit mes enfants sont dyslexiques des légumes, soit je n’en cuisine pas assez souvent. En lire plus »

Réparer les vivants, de Maylis de Kerangal

IMG_1971

C’est un livre qui se lit comme il est écrit, dans un souffle. Un de ces ouvrages qui vous donnerait envie de jeter aux orties toute velléité personnelle d’écrivain, tant il est ciselé, rythmé, sensible et brillant. Je n’avais jamais rien lu de Maylis de Kerangal, je dois avouer que « Naissance d’un pont » m’avait tentée mais le sujet m’avait un peu effrayée, je confesse ne pas être passionnée par la construction. Mais désormais je pense me plonger corps et âme dans son oeuvre. En lire plus »

Concours Belfond, les résultats…

6a0115701061b3970c017743a528ee970d

Un immense merci pour vos commentaires hier. Non seulement je m’en servirai pour piocher des idées de lecture durant les vingt ou trente années à venir mais surtout, vous n’avez pas idée à quel point cela me réjouit qu’il y ait eu autant de participations pour ce concours livresque que pour les autres. Non que je dévalorise les autres, encore une fois j’ai voulu n’organiser ces réjouissances qu’avec des marques qui ont un sens pour moi. Mais avoir la confirmation que nous partageons cet engouement pour la lecture, reconnaitre dans vos coups de coeur beaucoup des miens, lire des titres d’ouvrages comme « Mon ami Flicka » ou « Niourk », dont je pensais être la seule à les avoir lus enfant, ce fut comme un énorme câlin virtuel. J’ai pris conscience de quelque chose que je savais mais qui hier était vraiment flagrant: un livre reste, qu’on l’ait aimé ou non et qu’on se souvienne précisément de l’histoire ou pas. Il reste comme un parfum, une ambiance, le souvenir d’un voyage. En lire plus »

Page 1 sur 121234510Dernière page »