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Mes dix meilleurs

Ayant passé pas mal de temps à geindre depuis un mois, sur mon triste sort de parisienne coincée sous des trombes d’eau à la capitale pendant que TOUT LE MONDE (mon sens de la mesure) était sous les tropiques, je me suis dit que pour chasser un peu ma bougonnerie ambiante, j’allais lister les « meilleurs » de ma vie (je prépare un article sur comment positiver intelligemment, on va dire que ce sera une des solutions proposées) (n’hésitez pas à me proposer d’autres idées en la matière). Voici donc dix de mes « meilleurs », peut-être que ça vous inspirera aussi ?  En lire plus »

Quand le corps décide…

On parlait dans le billet précédent du corps, de ces notions d’acceptation qui sont parfois assez ambiguës. Je me suis souvenue que mon quelqu’un m’avait récemment glissé que l’on ne pouvait pas mettre son corps de côté comme s’il n’était qu’une enveloppe embarrassante. « Il faudrait le traiter comme un ami, comme un allié, prendre soin de lui, lui accorder ce plaisir dont il a besoin », me disait-elle (en gros, hein, je ne prends pas de notes).

Des mots qui avaient résonné, mais qui ne m’ont pas non plus fait changer mon approche pour autant, hélas. Je me suis tellement construite avec cette conviction que l’esprit primait sur le charnel que c’est difficile de s’en défaire.  En lire plus »

Foutez-nous la paix avec le body-positive

Long time no see… J’ai eu besoin d’un peu de temps pour moi (essentiellement passé dans mes toilettes, mon corps ayant décidé de se rappeler à mon bon souvenir par une gastro monumentale. Il y a les crues centenaires de la Seine, il y aura désormais l’équivalent pour mes intestins) (pardon).

Bref, je me délecte depuis des années de cette expression printanière, « chier en spray », j’ai désormais une idée assez précise de sa pertinence.

Amis de la poésie, bienvenue.

Mis à part ça, j’avais envie de jeter un petit pavé dans la mare, à l’heure où les articles sur le « body positive » fleurissent un peu partout, de Facebook à Instagram en passant par tous les magazines féminins qui viennent tout juste d’écluser leur numéro censé nous aider à perdre trois kilos avant l’été et préparent le suivant qui célèbrera comme de bien entendu les rondes (bah quoi ?). Rien de nouveau sous le soleil en somme. Si ce n’est finalement un surcroit d’hypocrisie. En lire plus »

Ces petits riens

Vendredi, ma grande est rentrée chez nous. Quand j’ai ouvert la porte de la voiture devant notre portail, je lui ai dit en riant – mais je ne riais pas tant que ça – que j’avais l’impression de revivre un retour de maternité. Depuis, nous essayons, son père et moi, de l’entourer du mieux possible, mais on ne va pas se voiler la face, qui dit retour à la maison après une telle intervention ne dit pas forcément retour à une vie normale. Les douleurs jouent au chat et à la souris, un jour discrètes, le lendemain bien trop présentes. Et puis il faut accepter que le corps n’aille pas aussi vite que la tête, supporter l’idée d’un été à la maison pendant que ses copains et copines postent sur Instagram leurs souvenirs de plongeons dans la mer Egée. Accepter qu’une position ne reste confortable qu’une dizaine de minutes, apprivoiser l’ennui, lutter contre l’envie de réclamer une pompe à morphine, histoire d’oublier une bonne fois pour toutes cette fichue colonne vertébrale.

Bref, tout n’est pas tout rose, mais d’un point de vue médical, tout semble suivre son chemin du mieux possible. Et le fait que le séjour en centre de rééducation ait été écourté est le signe de cette évolution dans le bon sens. Mais la vérité c’est que ça va être long, tout ça.

Voilà, à part ça, je me suis dit que je pourrais vous lister ce qui durant ces derniers jours a contribué, un peu, au mieux être de ma fille. Je sais bien que rien n’est totalement transposable, mais j’ai tellement cherché à lui apporter un tout petit peu de réconfort que j’ai fini par mettre au point quelques mini recettes qui pourront peut-être servir à toute personne accompagnant un proche souffrant. Je vous préviens, ce sont des petits riens, mais parfois la somme de ces petits riens, hein… En lire plus »

Un bobo peut en cacher un autre

Au centre de rééducation, il y a cette toute petite fille. Elle doit avoir trois ans, peut-être un peu moins et rit tout le temps. Elle est inséparable de son voisin de chambre, un petit garçon en fauteuil. La petite fille est valide, elle pousse son camarade dans les couloirs et parfois l’embrasse sur la joue. Ils n’ont que deux ou trois ans mais ces deux là s’aiment comme c’est pas permis.

Le deuxième ou troisième jour, alors que j’étais dans le jardin, elle s’est approchée de moi et m’a donné une sorte de petite figurine, une tête de chat. J’ai voulu la lui rendre, mais non, elle n’en démordait pas, c’était pour moi. En lire plus »

J’aime #130

Me revoilà, un peu moins à l’ouest, un peu moins bouleversée. Un immense merci pour tous vos commentaires sous mon dernier billet. Ma fille, qui lit le blog, en a été très touchée aussi. Elle va mieux, même si les douleurs persistent, le matin surtout. Petit à petit, elle retrouve le plaisir de marcher. La position assise reste compliquée et il faut réapprendre tout un tas de gestes, ne pas être tentée de ramasser quelque chose par terre en se penchant en avant, ne pas s’allonger en se jetant en arrière, ne pas se retourner brusquement. Progressivement, certaines postures seront à nouveau envisageables, d’autres sont à bannir pour toujours. C’est un chemin au long cours, qu’elle commence tout juste à emprunter. Avec toute la frustration que cela peut parfois impliquer. On n’est pas patient quand on a 17 ans…

Voilà, à part ça et sans transition (ou presque), j’aime… En lire plus »

Jours sans fin

Difficile de revenir ici et de vous parler de ces derniers jours. Je crois n’avoir jamais été aussi fatiguée, ou peut-être pas depuis ces semaines passées en néonat auprès de mes jumeaux, il y a désormais bien longtemps.

Difficile aussi de trop vous parler de ma grande, mon héroïne si forte, qui affronte depuis six jours des vagues de douleurs qui semblent ne jamais vouloir totalement refluer. Tout cela lui appartient et elle est si pudique et si courageuse que je m’en voudrais de jeter ici en pâture des sensations qui ne regardent qu’elle. Mais vous avez été tellement proches et tellement empathiques que je ne peux pas non plus ne rien dire. Alors je résumerai cela ainsi : tout se passe du mieux possible, le dos est droit comme il ne l’a jamais été, les radios révèlent la prouesse des chirurgiens et chaque jour elle progresse dans l’apprivoisement de son nouveau corps. En lire plus »

Allez viens, on revisite la salade de lentilles !

Collaboration

S’il y a une activité qui me procure de l’agrément, comme dirait mon quelqu’un, c’est la cuisine. Lorsque j’ai besoin d’une pause, que j’ai une furieuse envie de grignoter ou que j’ai tout simplement une panne d’inspiration, je cherche une recette et je m’isole, radio à fond, pour la préparer. Attention, je ne dis pas pour autant que faire un repas pour cinq tous les jours est une partie de plaisir. Mais si j’ai le temps, c’est pour moi bien moins pénible que de m’occuper du linge ou de la vaisselle. En lire plus »

J’aime #129

Pas évident depuis quelques jours de se concentrer ou de penser à autre chose qu’aux échéances de la semaine à venir (ma fille aînée, donc s’apprête à subir mercredi une arthrodèse, à savoir une opération de redressement de sa colonne vertébrale, déformée par une scoliose particulièrement agressive). Mais mon quelqu’un m’a conseillé de me focaliser sur tout ce qui peut me/nous apporter un peu de plaisir. Alors continuons la bonne vieille tradition des « J’aime » du lundi. Pour info, demain il y aura un billet culinaire et ensuite sans doute pas grand chose, j’espère reprendre un rythme un peu plus « normal » dans une petite dizaine de jours. Si les planètes de l »inspiration, de l’envie et du temps s’alignent, je vous ferai signe.

Alors cette semaine, j’aime… En lire plus »

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