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Va, vis et deviens…

C’est une période un peu particulière. Dans quelques jours mes grands auront 18 ans. Et dans quelques semaines, ils passeront leur bac. Et peut-être que l’un des deux, mon fils, emménagera en septembre dans une autre ville. Ou pas, cela dépendra de l’école qu’il aura choisie (ou de celle qui aura voulu de lui, pour l’instant évitons d’être présomptueux). Je devrais être pétrie d’angoisses et un peu triste, ça n’est jamais évident de laisser ses enfants s’envoler (quand bien même on sait qu’ils reviendront pour nous refiler leur linge sale). Pourtant, triste, je ne le suis pas vraiment. Inquiète pour eux, préoccupée à l’idée qu’ils ne fassent pas les bons choix, oui. Mais étrangement, également, assez sereine. Comme s’il ne faisait aucun doute qu’ils soient prêts. Prêts à se manger quelques murs, prêts à trébucher, mais aussi à se relever, à gravir quelques montagnes… sans moi. En lire plus »

Tombé au ciel…

Je le disais sur Instagram, la disparition de Jacques Higelin m’a rendue aussi triste ou presque que celle d’Alain Bashung. Avec Louis Chedid, ces trois piliers de la chanson française ont toujours été mes préférés. J’ai eu la chance de les voir à plusieurs reprises sur scène, Higelin exclusivement en « Guest », de Brigitte Fontaine ou de son fils Arthur H. Mais étonnamment, c’est sans doute l’artiste que j’ai croisé le plus souvent par hasard, dans des trains en provenance de la Rochelle et notamment un jour de décembre 1999, alors que la tempête du siècle sévissait et que nous regagnions Paris dans un wagon bondé, mes jumeaux dans le ventre. Il y avait comme une atmosphère d’exode ou de fin du monde, la pluie tombait sans discontinuer et le vent soufflait comme je ne l’avais jamais vu souffler. Etait-ce ma grossesse, je ne sais pas, mais je me souviens avoir éprouvé une angoisse assez intense durant ce trajet dont nous n’étions pas sûrs qu’il ne s’arrête pas avant notre destination. Et puis soudain, Jacques Higelin, grand et dégingandé, a traversé la voiture, avec son air un peu à l’ouest. Je n’irai pas jusqu’à dire que ça m’avait calmée, mais je crois que si, un peu. En lire plus »

J’aime #141

Hier après-midi, j’ai dérogé à ma règle selon laquelle ça n’est pas parce que je suis free-lance que je ne travaille pas le mercredi et j’ai emmené Rose au théâtre, lequel est à, montre en main, quatre minutes à pied de chez nous. La pièce, « Mange tes ronces », était un petit bijou de poésie et d’ingéniosité. Si par hasard elle est programmée près de chez vous, n’hésitez pas une seconde. Je me répète sans doute mais si parfois je râle à l’idée des trajets forcément plus longs que lorsque j’habitais dans Paris quand il s’agit de me rendre à mes rendez-vous professionnels, je n’ai jamais regretté d’avoir franchi le périph il y a bientôt trois ans de cela.

Bien sûr, il y a le fait de vivre en maison – je ne suis pas certaine que faire le chemin à l’envers soit possible – et d’avoir un jardin(et). Mais au delà de l’espace gagné et que nous n’aurions jamais pu nous payer à Paris, il y a cette vie de « village ». Cette ambiance qui me rappelle celle de mon enfance en banlieue lyonnaise. Les copines de Rose qui vivent toutes dans un périmètre de deux ou trois rues. L’entraide qui se crée vite, la facilité des séances de cinéma au théâtre pour une poignée d’euros, l’offre culturelle dont on profite davantage qu’à Paris parce que c’est plus simple et moins cher. Le niveau sonore, bien moins élevé qu’intra-muros. L’odeur de feu de bois dans les ruelles les soirs d’hiver. Le marché au coin de ma rue.

Alors oui, il me manque un petit café sympa, une ou deux boutiques alléchantes ou encore quelques restos de plus – même si nous avons malgré tout l’essentiel à dispo. Mais moi qui des années durant ai clamé mon refus total de franchir le pas, il faudrait que mes revenus augmentent au point de pouvoir m’acheter une maison rue des Peupliers dans le 13è (ma target de quand je serai grande) pour me faire changer de crèmerie (d’autant qu’en l’occurence, mon fromager est non seulement très séduisant mais très bien achalandé).

Voilà, à part ça, un mini j’aime. En lire plus »

Mission Hygge

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez déjà une petite idée de ce dont parle mon roman. Je n’ai pas résisté à la tentation, vendredi soir, d’en dévoiler le titre, la couverture, et la « 4ème de couv » comme on dit dans le métier. C’est donc une petite redite que je vous livre aujourd’hui, mais permettez-moi de jubiler un peu, ça n’est pas tous les jours que l’on peut écrire ces mots: « mon roman sort le 24 mai ». Surtout, je peux un peu vous raconter comment j’en suis venue à ce sujet, le « Hygge », autrement dit l’art de vivre danois, concept devenu considérablement à la mode depuis quelques mois. En lire plus »

Five little things #29

Il y a quelque temps, mon fils est allé consulter une conseillère d’orientation au CIDJ, sur les conseils d’une amie qui bosse là bas. Il en était revenu avec sa nonchalance habituelle et lorsque je lui avais demandé si ça s’était bien passé, avait répondu avec l’économie de mots dont il est spécialiste dès qu’il s’agit de sonder ses états d’âme post-bac: « Ouais, tranquille ».

J’en avais déduit que ça n’avait sans doute pas servi à grand chose, si ce n’était à lui faire traverser Paris plutôt que d’augmenter ses scores à Counter Strike. Et puis hier, le churros, encore sous le choc, a rapporté à table que la fameuse conseillère d’orientation n’avait pas tari d’éloges sur lui auprès de notre amie: « un garçon avec la tête sur les épaules, qui a un vrai projet, on en voit pas tous les jours et ça fait plaisir ». En lire plus »

Bienvenue dans l’enfer de parcoursup

Je tenais aujourd’hui à manifester ma solidarité avec tous ceux qui sont actuellement concernés, de près ou de loin, par le fameux (enfin, le « fameux », je m’entends, on a toujours tendance à penser qu’on est au centre du monde mais j’imagine que quelques chanceux n’en ont pour l’instant jamais entendu parler) PARCOURSUP. A savoir la plateforme de sélection des formations universitaires post-bac, qui a remplacé le non moins fameux APB.

Ce n’est pas pour la ramener (mais un peu quand même), nous, on a l’immense privilège de doubler le plaisir, merci les jumeaux (ceux qui pensent naïvement qu’une fois sortis des couches, franchement, la gémellité, il faut arrêter d’en faire tout un plat, je leur dis: RENDEZ-VOUS L’ANNEE DU BAC).

Parcoursup, c’est en quelque sorte la dernière épreuve infligée à l’amour parental. Le test ultime. Si tu réussis à conserver ensuite un peu d’affection pour tes enfants (et inversement) c’est que tu as construit au fil des années un putain de lien solide. Pardon my vulgarité, mais il y a des circonstances atténuantes. C’est à dire que ça devrait entrer dans la nomenclature de la sécu et bénéficier de quelques jours d’arrêt maladie. En lire plus »

Lady Bird, chronique douce amère d’une adolescence

Je n’ai jamais été autant au cinéma que depuis deux semaines, nous profitons de ces quelques jours sans enfants pour nous retrouver le soir dans les salles obscures, le churros et moi. Et le fait est que ça fait drôlement du bien. D’autant que les écrans regorgent actuellement d’excellents films. Dont Lady bird, donc, vu hier et adoré.

C’est l’histoire de Christine, qui s’est rebaptisée Lady bird et qui vit à Sacramento, « le midwest de la Californie ». Elle va avoir 18 ans, fréquente un lycée catholique dans lequel elle s’ennuie copieusement, déteste sa mère autant qu’elle l’aime, découvre sa sexualité, chante et danse dans un musical un peu raté cornaqué par un prêtre dépressif et rêve de New-York. En lire plus »

Dis, comment t’écris ?

Depuis que j’ai parlé de mon roman (il sort le 24 mai, je l’ai déjà dit ?) (c’est possible), je reçois pas mal de questions sur mon « procédé d’écriture ». On ne va pas se mentir, j’ai deux fantasmes dans ma vie, qu’on m’interviewe sur ma routine beauté et qu’on me demande comment j’écris mes romans.

Problème, je ne suis très honnêtement légitime sur aucun des deux sujets. Mais à choisir, j’ai malgré tout davantage de choses à raconter sur mes rituels d’écriture, surtout en ce moment où, cloîtrée chez moi pour cause de marathon scénaristique, ma routine beauté se résume à une douche, lavage de dents et l’application d’une crème hydratante sur le visage (je ne vais certainement pas boucher mes pores avec du fond de teint pour les beaux yeux de Jiji qui persiste à m’ignorer superbement) (pour les novices, Jiji étant mon chat) (qui connait quelques problèmes pondéraux mais ça n’est pas le sujet). En lire plus »

Five little things #29

A défaut de partir au ski comme la quasi intégralité des personnes que je suis sur Instagram ou tout simplement de prendre des vacances, nous avons pu profiter d’un week-end sans enfants ou presque (l’héritier est avec nous mais on va dire qu’il ne nous colle pas trop) (euphémisme). Un week-end à moitié studieux (je croise tout ce qu’il y a à croiser pour que ce tunnel de boulot porte ses fruits, parce que je suis au bord du burn-out) mais néanmoins festif le samedi soir et clôturé hier par une visite de la Fondation Louis Vuitton, que j’ai découverte pour l’occasion. Je crois que s’il y avait un jour pour s’y rendre, c’était hier. Ciel sans nuage, froid sec et polaire qui semblait rendre l’air quasi translucide et permettait d’admirer les tours de La Défense et la Tour Eiffel depuis les sublimes terrasses de ce bâtiment dinguo. En lire plus »

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