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Retour sur la pointe des pieds

C’était une des dernières nuit dans cette maison de location en Crète. Impossible de dormir, trop de mots qui tournaient, trop de séquences à mettre en ordre, trop de rebondissements à imaginer. Je me suis levée et je suis sortie sur la terrasse. Le vent tiède venu de Libye soufflait un peu fort. Le ciel noir était constellé d’étoiles et le minuscule croissant de lune qui surplombait l’énorme rocher en contrebas diffusait une lumière pâle. Parfois, un bêlement de mouton, un aboiement ou le chant d’un grillon venait troubler le silence. Je me suis allongée sur un des bains de soleil et j’ai regardé cette immensité. Petit à petit, toutes ces pensées qui me parasitaient se sont estompées. Durant quelques minutes, ce fut l’apaisement total, quelque chose qui ressemblerait à de la sérénité. Et puis j’ai entendu un drôle de bruit et j’ai eu peur que ce soit une bête sauvage, du coup je suis rentrée en courant.

J’ai mis du temps à revenir ici, j’en suis désolée. Ces vacances ont été merveilleuses mais parfois un peu compliquées, ça n’est pas tous les jours facile d’avoir des grands de 18 ans. Et puis je n’ai finalement pas pu poser mon stylo, ou plutôt mon clavier, ou plutôt celui de mon téléphone, mon ordinateur ayant eu l’idée brillante de clamser dès le premier jour en Crète. (Ne me dites pas que c’était un signe envoyé par l’univers, sans doute que c’est vrai mais seulement voilà, mes employeurs ne semblent pas vraiment au fait des modes de communication de l’univers). En lire plus »

J’aime #145

A l’heure où vous lirez ces lignes, mes deux grands seront en train de plancher sur la philo. Honnêtement, ni eux ni nous ne misons très cher sur cette première épreuve, ils n’ont eu qu’une poignée de cours cette année, leur enseignante ayant été absente les 3/4 du temps, mais jamais assez longtemps pour être remplacée. Ma fille a tenté de compenser en se boulottant quelques annales, mon fils, lui, y va, « les mains dans les poches » (sic) en « comptant sur ses pensées » (re-sic). Si, en l’occurrence, ses pensées le conduisent  à écrire sa dissertation ailleurs que sur un brouillon (remember le français) on sera déjà très contents. Hier il nous a expliqué à table qu’il n’était absolument pas exclu que nous soyons le résultat d’une simulation informatique, imaginée par des êtres supérieurs et sans doute extra-terrestres. Je présente toutes mes excuses à celui ou celle qui sera chargé de la correction de sa copie. Vraiment.

Bref, mes grands passent leur bac.

A part ça, j’aime… En lire plus »

En fait y’avait pas personne

Hier, c’était une sacrée journée. Et comme beaucoup d’entre vous m’ont réclamé un minute par minute, je vais tenter de vous restituer tout ça sous cette forme là. Mais en même temps, j’ai vécu tant d’émotions, j’ai eu la sensation de recevoir un tel shoot d’amour, que rassembler mes pensées et vous les retranscrire avec un peu de drôlerie ne m’est pas hyper facile. Parce que la vérité, c’est qu’hier soir à la librairie des Nouveautés, je n’avais aucun second degré. Mais essayons quand même. En lire plus »

Ni queue ni tête

On ne va pas se mentir, je suis sur mon petit nuage depuis le 24 mai et la sortie de mon bébé livre. Je savais que vous étiez formidables mais à ce point, non. Est-ce une conséquence de toute cette émotion, je ne sais pas, mais je me suis tapé, histoire de rééquilibrer mes chakras, une petite cystite de derrière les fagots, qui m’a rappelé que je pouvais bien devenir la petite soeur de JK Rowlings, je pisserais quand même de temps à autre du verre pilé. Merci mon corps merveilleux de m’aider à garder la tête froide. En lire plus »

Un rail après l’autre

J’ai l’impression de passer mon temps à vous dire que je suis débordée et à me justifier lamentablement de ne pas être très présente ici, mais c’est hélas la triviale vérité. Je suis dans le dur de chez dur en ce moment pour mes scénarios. La phase dite du chemin de fer, à savoir ce moment où tu dois décliner en une cinquantaine de séquences (pour un 52 minutes) tout ce qui va se passer dans un épisode. Dit comme ça, ça n’a l’air de rien, mais là où ça se complique, c’est que le bouzin se partage en quatre acte et en deux ou trois intrigues. Et que dès que tu bouges un poil de couilles, c’est tout l’édifice qui se casse la figure. Comme un puzzle dont il manquerait perpétuellement une pièce ou un rubikscube pour les gens qui comme moi ont toujours été infichus de faire plus d’une face sans tout foutre en l’air. En lire plus »

Trois romans « feel-good » à lire sans modération

Vous connaissez mon goût pour ces romans « qui font du bien ». J’aime tellement ça que j’en ai même écrit un (enfin, j’espère que j’ai écrit un roman qui fait du bien, c’était en tous cas le but). J’apprécie le genre comme je savoure les comédies romantiques, comme une invitation à la rêverie, la promesse d’une histoire qui finira bien, la rencontre de personnages qui nous ressemblent mais en mieux. Ces derniers temps, chaise longue au bord de la piscine oblige, j’en ai lu deux que je vous recommande. Et j’en rajoute un, lu il y a longtemps mais dont je n’avais pas parlé il me semble. En lire plus »