Mois : novembre 2018

Hier encore, j’avais vingt ans…

Il y a quelques jours, j’avais rendez-vous avec deux productrices dans une rue d’un des arrondissements les plus chics de Paris, entre l’Arc de Triomphe et le Cercle des Armées de Saint-Augustin. De ces endroits que je ne fréquente absolument jamais mais qui pourtant furent, à une époque, le théâtre de ma vie quotidienne. Le hasard a voulu en effet que le bureau de ces productrices se situe exactement en face de la chambre de bonne dans laquelle j’ai vécu deux ans, peut-être un peu moins, alors que je commençais ma première expérience professionnelle à Paris. Je sortais tout juste d’un épisode que je ne qualifiais pas encore de dépression (le gros mot par excellence à cette époque) mais qui m’avait laissée exsangue (enfin, j’aurais bien aimé, mais non, j’avais surtout repris tous les kilos perdus l’année précédente). Convaincue surtout d’avoir été terrassée par une mononucléose (généralement c’est ce qu’on dit aux jeunes femmes qui ont un gros coup de mou à la vingtaine) et qu’avec le temps, les angoisses s’en iraient. Elles se sont d’ailleurs un peu tues, pour rejaillir deux décennies plus tard, nourries et vivifiées par les tonnes de déni que je leur avais donné à manger.  En lire plus »

Banana bread moelleux de ouf

Arrêtez tout ! J’ai dégotté une recette de Banana bread (en français, gâteau à la banane, mais vous avouerez que la version anglaise laisse une plus grande part à la projection dans un diner américain le long de la route 66) qui déchire sa race à un point… Je vous ai déjà parlé du Banana cake de Rita le chat, jusque là inégalé. Mais là je crois que je tiens quelque chose d’encore plus moelleux et savoureux, (apparté: Camille pardon pour ce crime de lèse majesté, mais essaie le, il est vraiment ouf.) (après c’est surtout une question de texture. Grâce à la présence d’un ingrédient secret, celui-ci reste très moelleux et humide longtemps) (enfin je m’engage pas trop sur le « longtemps » compte-tenu de son espérance de vie chez nous).

Dans ce gâteau, il y a donc un ingrédient secret, le buttermilk ou, in French, lait ribot (là aussi y’a quand même pas photo dans le glamour). Buttermilk que vous pouvez fabriquer vous même et ça c’est la très bonne nouvelle, ça vous évitera d’acheter une bouteille que vous ne finirez jamais et dont vous ne saurez jamais non plus si elle est périmée, vu que le lait ribot, c’est de toutes façons déjà caillé. En lire plus »