Hier encore, j’avais vingt ans…

Il y a quelques jours, j’avais rendez-vous avec deux productrices dans une rue d’un des arrondissements les plus chics de Paris, entre l’Arc de Triomphe et le Cercle des Armées de Saint-Augustin. De ces endroits que je ne fréquente absolument jamais mais qui pourtant furent, à une époque, le théâtre de ma vie quotidienne. Le hasard a voulu en effet que le bureau de ces productrices se situe exactement en face de la chambre de bonne dans laquelle j’ai vécu deux ans, peut-être un peu moins, alors que je commençais ma première expérience professionnelle à Paris. Je sortais tout juste d’un épisode que je ne qualifiais pas encore de dépression (le gros mot par excellence à cette époque) mais qui m’avait laissée exsangue (enfin, j’aurais bien aimé, mais non, j’avais surtout repris tous les kilos perdus l’année précédente). Convaincue surtout d’avoir été terrassée par une mononucléose (généralement c’est ce qu’on dit aux jeunes femmes qui ont un gros coup de mou à la vingtaine) et qu’avec le temps, les angoisses s’en iraient. Elles se sont d’ailleurs un peu tues, pour rejaillir deux décennies plus tard, nourries et vivifiées par les tonnes de déni que je leur avais donné à manger. 

Cette chambre de bonne, donc, dans laquelle j’ai vécu alors que j’entamais un stage dans ce centre de documentation européen, stage qui ensuite se transformerait en CDI, mon premier, laisser-passer vers l’indépendance financière et la vie de grande. Encore une fois, je n’étais pas dans une forme éblouissante mais après quelques mois de retour chez papa maman à pleurer tous les soirs dans mon lit convaincue que je n’avais pas d’avenir, le simple fait d’être capable de me lever tous les jours pour me rendre au bureau sonnait comme une victoire. Et peu importait que l’essentiel de mon travail consiste à faire des photocopies. Lorsque le soir, je sortais du métro à Etoile et descendais l’avenue de Friedland, je me souviens encore de ce sentiment assez grisant, d’être enfin, donc, une femme active. Je n’avais, sincèrement alors, aucune autre ambition, j’aurais signé des deux mains n’importe quel contrat m’assurant que j’aurais jusqu’à la fin de mes jours ce job plutôt inintéressant mais présentant l’immense intérêt d’être rémunéré. Mal, mais suffisamment pour me payer ces 9 mètres carrés dans ce triangle d’or parisien qui dès le vendredi soir se vidait de ses cadres et autres banquiers, seules y restant les souris sans le sou peuplant ces derniers étages avec toilettes dans le couloir – le reste des immeubles n’abritant en réalité que des bureaux. De mon lit, je pouvais ouvrir le frigo et presque prendre ma douche, mais cette exiguïté ne me gênait pas plus que ça, non seulement j’avais une douche – luxe inouï dans ce type de logement – mais en plus, la chambre d’à côté abritait, dans la même surface, une famille de quatre personnes.

Tous ces souvenirs, tous ces prémices d’une vie d’adulte, les désastres amoureux que j’enchainais les uns après les autres, la présence rassurante de C et J, qui sont encore aujourd’hui parmi mes plus chers amis, les soirées avinées dans ce petit bar du 18ème arrondissement, sont revenus à ma mémoire avec une précision assez folle, alors que je prenais place dans ce magnifique bureau duquel je pouvais voir le velux de mon ancien chez moi.

Je me suis dit que jamais, au grand jamais, cette jeune femme qui se tordait le cou souvent pour voir le ciel depuis sa fenêtre aurait cru cinq minutes devenir celle qui la regardait ce jour là tout en essayant de répondre avec un minimum d’à propos à ses interlocutrices. Non que je sois particulièrement fière de celle que je suis aujourd’hui. Mais encore une fois, je n’ai jamais été de celles qui couvaient des projets insensés. Les envies et les ambitions sont venues petit à petit, au gré des rencontres et des hasards, ce qui d’ailleurs contribue sans doute à ce sentiment d’imposture qui résiste à toute tentative d’éradication. Il n’empêche que si quelqu’un avait pu lui chuchoter alors que son existence deviendrait bien plus amusante, qu’elle ferait de cette manie de s’inventer constamment des histoires devant sa photocopieuse ou dans son « lit-chambre » un travail rémunéré, cette jeune fille aurait sans doute souri sans y croire.

Je ne sais pas trop pourquoi je vous raconte cela, d’autant que ça n’est pas la première fois que j’en viens à cette conclusion: la vie a plus d’imagination que nous. Ou plutôt si, je crois que je sais un peu pourquoi, parce que le soir même, je consolais ma grande en proie à l’un de ces gros coups de mou que les parents d’enfants en première année de médecine reconnaitront sans que j’ai besoin d’entrer dans des détails qui lui appartiennent. J’aurais voulu que mes mots, puisés justement dans cette drôle de parenthèse nostalgique du jour puissent la réconforter. J’aurais voulu qu’elle me croie, lorsque je tentais de la rassurer quant à la possibilité pour elle d’être heureuse même en cas d’échec éventuel en PACES. Mais c’est ainsi, à 18 ans on ne croit pas à ces choses qu’on nous chuchote. Seule celle qu’elle sera devenue dans quelques années pourra éventuellement se pencher à son oreille et lui murmurer, victorieuse: « tu vois, je te l’avais dit ».

85 comments sur “Hier encore, j’avais vingt ans…”

  1. Muriel a dit…

    Wow… je suis toute retournée… J’ai parfois ce genre de flash qui me viennent à l’esprit quand je contemple le chemin parcouru de mon côté aussi. Je me dis que la petite fille et la jeune adolescente que j’étais alors n’en croiraient pas leurs yeux si elles étaient propulsées ne serait-ce que 5 mn dans ma vie de maintenant, pas tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel d’ailleurs… À 6 ans, je rêvais de vivre dans la toute petite ville pyrénéenne où je passais de délicieuses vacances d’été chaque année. À 11 ans, j’étais folle amoureuse d’un garçon de 3e, qui ne me regardait même pas (normal, j’étais en 6e : quel garçon de 3e pourrait s’intéresser à une fillette de 6e?), mais qui devint mon ami ensuite, puis que je perdis de vue. Et 30 ans plus tard, après maintes péripéties, après avoir fondé une famille puis avoir vu un à un tous mes repères s’effondrer (maladie d’un enfant, divorce, déboires professionnels…), tout s’est s’est reconstruit, dans la ville de mes rêves d’enfant, et auprès de ce garçon de 3e indifférent, devenu homme amoureux et papa de mon 3e enfant… Alors moi aussi il m’arrive de me dire que si on chuchotait ce genre de choses à la gamine que j’étais, elle serait estomaquée (et un peu – beaucoup – flippé aussi parce que le passage de ravins juste avant la sérénité retrouvée, c’était pas de la tarte non plus…). Merci pour ces mots, Caroline, il sonnent si juste…

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      • Muriel a dit…

        Merci Caroline! Les ravins, ma foi, si j’avais pu en éviter certains, je l’aurais fait (de tout coeur) mais pour l’essentiel, disons qu’ils font partie de l’histoire, de mon histoire, et que la femme que je suis aujourd’hui en est aussi le fruit…

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        • Valérie de haute Savoie a dit…

          Quelle belle histoire, un vrai roman qui je suis sûre donnerais les larmes aux yeux s’il en devenait un film 🙂 Et pour l’avoir aussi vécu, j’espère de tout coeur que ton enfant s’est bien remis de sa maladie <3

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          • Muriel a dit…

            Merci Valérie. Pour mon fils, la réponse est oui et non. Oui il va bien aujourd’hui, mais non il n’est pas guéri, car ça ne se guérit pas… Il est atteint d’une maladie génétique pas très courante, on a mis plus de 6 mois à la lui diagnostiquer. Il avait alors 3 ans et demi. Aujourd’hui il a bientôt 11 ans et ça va, malgré son handicap, qui reste léger comparé à d’autres, mais qui nécessite pas mal d’adaptations dans la vie quotidienne. On s’y est tous tellement habitué qu’on n’y pense pus vraiment au quotidien (on parlait de ça justement il y a deux jours avec on grand: c’est ce qu’il me disait, qu’en général, il n’y pensait plus vraiment tellement il était habitué à vivre avec). On espère maintenant qu’il n’y aura pas de poussées de la maladie, parce que c’est censé être dégénératif. Là il est stable depuis des années alors on croise les doigts et on avance… J’espère que pour toi et ton enfant aussi les choses vont bien maintenant!

      • Muriel a dit…

        Oui, c’est très vrai. Je savoure les choses de la vie différemment aujourd’hui. J’ai bien plus conscience, à la fois de la fragilité des choses mais aussi de leur beauté et de leur force, paradoxalement… Les passages de ravins sont douloureux mais si on a la chance d’en sortir, ce qui vient après a une saveur inégalée. Après tout n’est pas rose à chaque seconde au pays des fées, il y a aussi les moments chiants, mais je crois qu’on supporte tout mieux, après les épreuves, vu qu’on est très capable alors, de relativiser. Merci Karine!

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      • Muriel a dit…

        Oui il y a de ça, effectivement! J’ai toujours adoré les histoires romantiques, que ce soit au cinéma (ah, les rom-coms bien ficelées !) ou en littérature. Pas les trucs trop à l’eau de rose, non (j’étais plus « Jane Eyre » que les Harlequins), mais c’est vrai que j’ai été une ado rêvant de vivre une belle et grande histoire d’amour, à la manière des romans que je dévorais alors… La vie m’en a réservée une fort jolie, certes un peu sur le tard, mais bon, ça me va très bien comme ça! Je peux ajouter une jolie anecdote à tout ça d’ailleurs, parce ça fait très conte de fées, pour le coup (mais c’est long, désolée…). Comme je l’ai dit plus haut, celui dont j’étais amoureuse à 11 ans ne me regardait guère, mais la vie dans un petit village aidant, nous nous retrouvions souvent avec d’autres ados malgré notre différence d’âge. Et puis sa maman était un peu ma 2e maman, car la mienne était loin. Quand j’ai eu 13 ans, un soir, il m’a volé un baiser, comme ça, puis pffuit, le lendemain, il a fait comme si de rien n’était… J’étais à la fois interloquée, bouleversée et déçue qu’il n’y ait pas de suite. Mais lors d’un feu de camp/camping dans la montagne en fin d’été avec plein de jeunes, 6 mois plus tard, une fois tout le monde couché, il a remis ça: encore des bisous (et rien d’autre, hein je n’avais pas encore 14 ans) et puis, pfffuit, de nouveau plus rien. Là c’en était trop. J’ai attendu un moment (4 mois ! Une éternité à cet âge…), puis j’ai fini par lui écrire. J’ai pris le prétexte des cartes de voeux de bonne année (et oui, on s’envoyait des lettres et des cartes de voeux à l’époque…) et j’y ai glissé une lettre où en gros, je lui disais mon incompréhension: ou bien nous étions de vrais bons amis et cela devait en rester là, ou bien il y avait quelque chose d’autre, et alors pourquoi en rester là? Vous surprendrais-je si je vous disais que je ne reçus jamais de réponse? On a continué à se voir au début de mon lycée, puis il est parti faire ses études à Barcelone. Autres temps, où nous n’avions ni mails, ni téléphone mobile, ni Facebook… On s’est perdus de vue. Chacun de son côté a été pris dans le tourbillon de la vie. De mon côté, j’ai appris à naviguer à vue dans les ravins. Lui aussi, dans d’autres ravins, mais pas mal dans son genre aussi (en bref, il a failli mourir, ça s’est joué à pas grand-chose). Je n’ai pas su ce qu’il traversait. Il n’a pas su pour moi non plus. Et puis un jour, une demande d’ajout d’ami sur Facebook. Des petits mots pour prendre des nouvelles, comme ça. Et enfin une invitation directe de sa part : « Envie de te revoir, marre des messages écrits sur Facebook. Viens passer quelques jours chez moi. Tu viens quand tu veux. » Les retrouvailles amicales ont rapidement tourné à autre chose. Il y a bien eu quelques remous au début, mais assez vite, ce fut l’apaisement et la certitude de s’être vraiment (re-)trouvés. Un soir, on reparle du passé, de nos souvenirs de gosses, je le taquine sur ces baisers volés sans lendemain, puis je me rappelle cette fameuse lettre et lui dit que j’aurais beaucoup aimé, à l’époque, qu’il me réponde. Il me dit alors « Que voulais-tu que je te réponde, je ne le savais pas moi-même… » Il me dit alors que quand on était ados, il me trouvait trop jeune et qu’il ne m’envisageait pas du tout comme une petite amie potentielle, mais que ce qui le troublait à l’époque, c’est qu’il ne supportait pas qu’un autre garçon me tourne autour. On a d’ailleurs retrouvé une vidéo tournée au camescope lors de l’anniversaire d’un copain : on le voit draguer une magnifique nana de 18 ans, mannequin à ses heures perdues (j’avais 13 ans et je mesurais 1 mètre 57 – j’ai pas grandi depuis – comment lutter face à cette liane de 18 ans ?). Puis plus loin, on me voit sur un canapé, en train de repousser en rigolant les avances d’un garçon un peu ivre (mais gentil). Et là, mon amoureux s’exclame « Ah ! Lui je ne pouvais pas le blairer, il arrêtait pas de te tourner autour, je l’aurais giflé ! » Je réponds en riant : « Mais tu étais après cette blonde, là, toute la soirée, arrête ! Je me rappelle que tu la suivais comme un toutou… » Il me répond « Oui, je sais… Mais en même temps je surveillais ce type du coin de l’œil, ça m’énervait qu’il te serre de trop près, et ce qui m’énervait encore plus, c’est que je ne comprenais pas pourquoi ça m’énervait autant, tu n’étais qu’une gamine à mes yeux ! Mais pour m’énerver, ça m’énervait, oui… ». Bref, les baisers volés étaient apparemment le fruit de cet « énervement » mais cela ne pouvait guère aboutir à quoi que ce soit : il n’assumait alors pas du tout l’idée qu’une fille de mon âge puisse lui plaire ! Bref, on a regardé ces vieilles vidéos, on s’est attendri sur nos souvenirs et sur nos retrouvailles tardives et puis on est passé à autre chose. On a commencé à vivre ensemble, on a mis un bébé en route… Un jour, entre deux vieux cartons déblayés en vue de faire la chambre du bébé justement, il vient me trouver, un peu penaud: « Je suis désolé, mais la carte de voeux que tu m’as envoyée pour le premier de l’an a pris un peu l’humidité, je ne sais pas comment elle est tombée au fond de ce carton… » Je le regarde, sans comprendre : « Quelle carte de voeux? » Lui: « Ben celle que tu m’as envoyée cette année pour le 1er de l’an… » Moi: « Pourquoi veux-tu que je t’envoie une carte pour la nouvelle année, vu que d’une, ça fait bien longtemps que je n’en envoie plus, de deux, on était ensemble toi et moi, pour le premier de l’an de cette année… ». On écarquille alors les yeux en même temps et on se précipite sur le cachet de la poste sur l’enveloppe: 5 janvier 1990. C’était bien ma carte de vœux avec LA lettre, celle où je lui demandais d’éclaircir la situation entre nous… Elle était là, au fond d’un carton qui avait déménagé avec lui depuis ses 19 ans, d’un appartement à un autre à Barcelone, puis jusque dans cette maison achetée quelques années auparavant, dans la ville de mes vacances d’enfant, alors qu’il était redevenu célibataire. Le carton, plein de vieilles photos et de souvenirs en tous genres n’avait jamais été vidé, il suivait juste son propriétaire, au gré de ses déménagements. Ma lettre était complètement au fond. Il ne l’avait lui-même pas rouverte depuis le mois de janvier 1990… Mais il ne l’avait pas jetée. Comment vous dire mon émotion quand je relus, un peu fébrilement, les mots de la toute jeune fille de 14 ans que j’étais alors? Impression étrange de rupture de l’espace-temps. Et un flot de souvenirs remontant à gros bouillons, en vrac et pas dans l’ordre… Quel voyage! Mais le plus touchant, je crois, c’est qu’en dehors du style (faussement dégagé, genre « non-mais-ça-va-c’est-pas-grave-mais-je-voulais-que-tu-le-saches » et tentant de façon dérisoire de faire de l’humour…) c’est que je ne renierais pas un seul mot de ce que j’y avais écrit. Je disais au garçon de 17 ans de cette époque des choses qui me tenaient vraiment à coeur et ce sont toujours les mêmes aujourd’hui. Je lui disais aussi comment je le voyais, ce que j’avais compris de lui. Et je réalise à quel point, à seulement 14 ans, je le connaissais bien, car là encore, pas grand-chose à retirer du portrait que j’avais tiré de lui dans cette lettre… J’ai fini de la lire des larmes plein les yeux. Il l’a alors relue lui aussi. Puis il m’a prise dans ses bras en riant : « Bon, OK, je suis pas rapide-rapide, il aura fallu que tu attendes 25 ans… mais, bon, tu l’as eue, ta réponse ! » Et il m’a embrassée.

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        • Smouik a dit…

          Merci Muriel pour le temps que tu as pris pour nous raconter ton histoire, elle est tellement belle. Cela confirme ce que je pense depuis longtemps, c’est que le corps sait avant la tête et aussi que, lorsqu’on est faits l’un pour l’autre, le merveilleux s’en mêle toujours un peu…
          Moi aussi j’ai gardé une vieille lettre où il m’expliquait précisément pour on NE vivrait PAS ensemble et pourquoi on NE se marierait PAS. J’ai gardé aussi des cartes de Noël ou d’anniversaire, plus récentes, où il écrit que sans moi sa vie serait impossible. 25 ans de mariage… Tout est possible, ça ne veut pas dire qu’il faut entretenir les rêves les plus fous, ça veut juste dire qu’il faut accepter que la vie aille à son rythme et ne pas s’empêcher de vivre…

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        • Karine G-s a dit…

          Oh là là Muriel, mais c’est tellement joli, tellement… feel-good ce que vous avez vécu.
          A la fois on a envie d’aller prendre ce jeune garçon par l’épaule et de lui dire « mais ouvre les yeux ! tu vois bien que tu l’aimes ! 3 ans d’écart c’est RIEN du tout !! » et à la fois on sait bien qu’il faut que le temps passe et que les choses devaient se passer ainsi.
          Merci pour ce partage ! 🙂

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    • Xiou03 a dit…

      Merci Muriel de texte témoignage si bien écrit. Bravo à vous de savourer aujourd’hui les joies du quotidien et de croire en vous. Et puis ça éclaire peut-être le chemin de celles qui traversent leurs ravins.

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      • Muriel a dit…

        Merci Xiou03! Si ça peut redonner courage et sourire, même brièvement, à celles et ceux qui sont en plein dans le ravin, alors j’en suis très heureuse…

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  2. Kro a dit…

    C’est tellement ça ! On voudrait tellement, pour adoucir leurs peines que nos enfants nous croient quand on leur dit, que c’est normal, que tout ira bien, qu’un jour ils se souviendront de ces moments avec une certaine nostalgie..
    Oui dans la vie tout est possible, surtout les choses que l’on n’imagine pas !
    Merci pour ce joli billet !

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  3. de Nomazy a dit…

    Ah que ces mots sonnent juste et beau …
    Tu te fais rare ces temps ci mais cela vaut le coup d’attendre tes petites chronique de vie illuminées qui sonne si juste à mes oreilles ! La mienne de chambre était Boulevard Gouvion Saint Cyr !

    Embrasse ta grande

    Cécile

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  4. marika a dit…

    C’est fou comme ca résonne pour moi. Ce week end j’étais à Verone, ville de mon erasmus et je repensais à l’étudiante de 23 ans que j’étais, à cette ville et aux rencontres cette année là qui ont changé ma vie professionnelle et ma vie personnelle. J’étais curieuse justement de ce que pourrait dire la moi de dans 14 ans à celle d’aujourd’hui.

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  5. Vielino a dit…

    Je suis compéltement remuée et retournée par ton texte … il résonne fort fort et me fait écraser une larme sur mon clavier !
    C’est ta force absoule ça Caroline, faire vibrer si justement les cordes des autres ! Merci pour ça <3

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  6. Jade a dit…

    Je viens de fêter mes 25 ans (my god, désolée de faire la minette mais ça fait quand même quelque chose) et mon jeune parcours me permet déjà de me dire que souvent, ma maman avait (et a toujours) raison ! De me rassurer, me dire que j’arriverai à trouver une voie qui me rendra heureuse quoiqu’il arrive. Dans les moments d’angoisse ça me rassure d’y penser (et si c’est vraiment le désespoir alors, coup de fil à maman). Continuez de nous consoler les mamans, même si sur le moment on ne vous croit pas on se rend vite compte que vous avez raison de croire en nous, et ça nous aide à nous construire 🙂

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    • MarieP a dit…

      C’est très beau ce merci universel aux mamans (dont je suis) qui portent leurs enfants à bout de bras quand ils sont démoralisé. C’est un juste retour des choses , nos mamans l ont fait pour nous. On le fait pour nos enfants, et nos enfants le feront pour les leurs. Ça s’appelle  » l’expérience « 

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      • Sophie a dit…

        Ca me touche beaucoup ce commentaire sur le soutien des mamans, d’autant plus quand on a une maman qui n’est pas comme ça, mais est angoissée à la moindre faiblesse en termes de résultats scolaires, universitaires, et ne parvient pas à être rassurante (ma soeur et moi avons plutôt l’impression que c’est notre devoir de la rassurer en amenant des bons résultats, même en étant à l’université…).
        En tout cas, pour avoir également (presque) 25 ans, je sais déjà au moins quelle maman il faut être pour donner plus de confiance à ses enfants, soutenante, encourageante, et ce quels que soient les écueils rencontrés par sa progéniture…

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  7. Daphné a dit…

    Oui, je pense que c’est un sentiment très universel, et si fort, que de prendre virtuellement dans sa bras la jeune fille qu’on fut pour la bercer et l’apaiser. La vie est merveilleuse, et nous fait prendre des chemins qu’on n’aurait jamais imaginés – mais n’est-ce pas justement ce qui la rend si riche ? Quel intérêt aurait-elle si tout était écrit d’avance ?

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  8. Karine G-s a dit…

    Aaah nostalgie des chambres de bonne de nos jeunes années ! 🙂

    La mienne se trouvait dans le 13e, boulevard de Port-Royal, en face de l’hôpital du Val-de-Grâce dans un immeuble super chic avec marbre et miroirs de 5 mètres de haut où vivaient tout une flopée de hauts-fonctionnaires dans des appartements super luxueux (mais dans mon gourbi de 9 m² je n’avais pas la douche moi, c’était douche et WC à la turque communs dans le couloir) (mais je pouvais apercevoir la tour Eiffel par le vélux en me tordant le cou !). J’adorais être à quelques minutes en bus du 5e, de la place Monge et de la rue Mouffetard ou des Gobelins, puis plus haut de Place d’Italie. J’adorais prendre la ligne 21, c’était la seule ligne de bus à l’arrière « ouvert » (je ne sais pas comment on appelle ça) formant une sorte de balcon ouvert et abrité, ligne qui me déposait presque directement à la bibliothèque Ste Geneviève, à Saint-Michel ou à Beaubourg où j’allais bosser à la médiathèque ouverte jusqu’à 22h.
    J’étais étudiante-à-Paris (pas bien loin de chez mes parents qui étaient à Villejuif mais j’avais passé le périph’ whaou !), avec tout ce que ça transportait de glamour, de stylé, de désinvolture, de légèreté, de stéréotype, de… Parisienne ! 🙂 Je menais donc la meilleure vie possible, incontestablement !
    Moi non plus je ne me serais pas crue si la moi-d’aujourd’hui était venue me souffler à l’oreille quelques indications sur ce que deviendrait ma vie. Et heureusement finalement, mieux valait ne rien en savoir pour ne rien risquer d’y changer, le bon comme le mauvais.

    C’est la sagesse des personnes de plus de 29 ans, ça 🙂 de savoir qu’on ne peut pas le transmettre à notre jeune génération et qu’elle doit l’acquérir seule.
    C’est marrant j’ai eu le même genre de conversation avec ma 19-ans la semaine dernière à l’occasion de son anniversaire.
    Et j’ai miraculeusement réussi à prendre ce recul de parent qui sent que là, on n’est pas la bonne personne pour dire que… et que seule l’expérience lui apprendra.

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  9. Nathalie a dit…

    J’aime bien moi aussi retrouver la jeune fille que j’étais et elle a transmis quelques astuces à ses enfants : le plus important c’est de savoir rebondir et beaucoup de chemins mènent à Rome. Heureusement, parce que la vie ne suffit pas. C’est d’ailleurs pour ça qu’il reste nos rêves.

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  10. steph a dit…

    Salut Caro,
    Ton post m’a particulièrement émue, pour avoir vécu une jeunesse je pense parfois similaire à la tienne dans le rapport à nos corps , tant de doutes sur l’avenir, et une grande sensibilité assumée aujourd’hui;)
    Ta plume décrit si bien ce rapport au temps qui passe , avec tant de tendresse!
    Merci, c’est tellement toujours un plaisir de te lire !
    Ps: plein de courage pour Lou, si talentueuse..
    Je vous embrasse tous;
    Steph ( cousine;)

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  11. Soa a dit…

    Non, c’est peine perdue, nos appréhensions sont si immenses et notre confiance en nous-mêmes proche de zéro pour que nous écoutions, à 18 ans, qui que ce soit qui dise quelque soit d’optimiste ! J’ai fait l’exercice l’autre jour sur mon blog d’écrire à celle que j’étais quand j’étais ado et l’exercice m’a plu, le décalage est impressionnant entre le sentiment d’être rien du tout d’alors et de n’avoir aucun avenir et le moi actuel évoluant avec sérénité dans sa vie de maman, d’épouse et de femme ! Super article Caro !

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  12. La semaine d'une gourmette a dit…

    Il y a tant de choses qu’on ne peut pas comprendre tant qu’on ne les a pas vécues… Je mesure aussi le chemin parcouru, et je regarde mes fils au début du leur, en leur souhaitant que les expériences négatives qu’ils vivront inéluctablement soient, comme pour moi, les pavés d’une route qui mène au bonheur…

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  13. Bérengère a dit…

    oh Caroline je guette souvent le blog pour voir si un nouveau billet est là….sinon j ai tellement de plaisir à relire les anciens !
    les chroniques de ta vie sonnent toujours justes et ce midi ce billet nous replonge toutes dans nos années d étudiantes ! mon 1er appart à Lyon une chambre de bonne rue Cuvier dans le 6e…6eme étage…1 lit 1 armoire 1 bureau 1 douche 1 lavabo….et des wc turcs (ouiiiiiii) à partager avc 1 autre étudiante du palier…..mais que de souvenirs il y a déjà 25ans….

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  14. Maglérie a dit…

    « La vie a plus d’imagination que vous » c’est vrai, mais ce ne sont pas seulement les hasards et les rencontres qui t’ont menée là où tu es… 🙂 Ton talent, ton travail et ce que tu es en général y ont sans doute bien davantage contribué!

    Nous autres les insécures (si ce terme n’existe pas, il faut l’inventer), nous avons cette tendance à toujours dire « j’ai eu de la chance, quand même » et refuser de voir – et de dire – que nous méritons aussi nos réussites. Peut-être est-ce parce que c’est difficile à écrire sur un lieu comme celui-ci sans passer pour une prétentieuse, mais quand même !

    <3

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  15. AnneduSud a dit…

    A chaque fois qu’il y a un post, l’impression d’un cadeau. Et des larmes plein les yeux (à cause du billet de Muriel aussi). Et à mes petits enfants, je dis aussi que la vie a plus d’imagination que nous.

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  16. Val Lao sur la Colline a dit…

    C’est pour tout cela que je ne regarde jamais « l’auberge espagnole » sans pleurer à chaudes larmes.
    Et ma fille aînée part en Erasmus en janvier…
    Quant à moi, en effet, au lycée j’étais totalement perdue en terme d’ambitions professionnelles, et mes études, choix d’université presque au hasard, en sont le reflet.
    Hier, l’amoureux m’a envoyé un lien vers un TED qui parle des personnes multi-potentialistes. Nous avions eu une discussion la veille, je pensais que ce lien avait un rapport avec lui-même, puisqu’entre autres, nous avions parlé de lui.
    Mais en fait, à 2 min environ, je pleurais, parce que ce TED, c’est de moi qu’il parle, et non de lui…
    Aujourd’hui, quand je regarde mon parcours pro, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est chaotique, et, avec du recul (et seulement avec du recul), riche.
    En ce moment-même, je m’apprête à prendre un nouveau poste, un gros poste, le plus gros jamais occupé. Alors je me dis que peut-être, tout ce bordel, c’était pour ça…

    Merci Caroline pour ce texte qui sonne si juste.

    Et pour ceux que ça intéresse :
    https://www.ted.com/talks/emilie_wapnick_why_some_of_us_don_t_have_one_true_calling?Conf&language=fr&utm_campaign=tedspread&utm_medium=referral&utm_source=tedcomshare

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    • camichka a dit…

      Je crois bien que c’était ici, dans un comm, que j’avais découvert cette conférence… Et ça m’avait fait un bien fou de voir que je n’étais pas la seule à ne pas pouvoir ni vouloir me fixer sur une seule chose, et que ça pouvait être vu et présenté comme une richesse, pas une marque d’inconstance !
      Je crois d’ailleurs que ça a été une étape importante dans mon cheminement actuel. J’ai décidé que j’en avais marre qu’on me demande de choisir entre mes différents potentiels. Je veux tout, être tout à la fois : écrivain, sculpteur, couturière, enseignante… Et si j’arrive à faire se rejoindre ou se croiser toutes ces influences, c’est encore mieux ! D’accord, ça ne me laisse plus beaucoup de temps pour la paresse ou regarder des séries… mais je me sens tellement plus vivante, plus épanouie qu’à 15, 16,… 20 ans quand on me demandait de « choisir ma voie » comme des rails au tracé prédéterminé. (Et rien à voir mais j’ai suivi le lien : c’est chouette, ce que tu fais !)

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      • Val Lao sur la Colline a dit…

        Merci Merci ! Oui, ça fait du bien de ne plus se sentir seule, et aussi, et surtout devrais-je dire, de renverser ce regard, de se dire que oui, cette inconstance n’en est pas une, c’est une chance, une richesse. C’est fou comme en quelques jours cette vidéo a eu une influence positive sur moi !!!

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        • Nathalie a dit…

          Dans mon ancienne vie, quand on me demandait qu’elle était mon activité professionnelle, je répondais invariablement que j’étais multicarte. Je faisais beaucoup de choses et plutôt bien si j’en crois ce qu’on en dit. Beaucoup d’influences se croisaient : j’étais à la fois formatrice, DRH, détecteuse de talents, oratrice, marketeuse, écrivaine, créatrice d’événements, juriste ; les enfants avaient d’ailleurs beaucoup de mal à écrire sur les questionnaires de rentrée quelle était ma profession. Aujourd’hui, j’ai gardé le fil conducteur, parce que je crois qu’il y en a toujours un, je le tiens d’une main et de l’autre je fais toujours autant de choses. J’ai eu la chance d’être entourée de gens qui ont toujours vu dans cette capacité à être multi cartes un énorme potentiel, et personne n’y a jamais vu une quelconque forme d’inconstance.
          Par contre, je vais aller voir ton lien Val, car je ne savais pas que des gens avaient fait des conférences là-dessus 😉

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  17. matinbonheur a dit…

    La réussite n’a pas pris le chemin que j’imaginais.
    Pas du tout. J’imaginais une carrière ambitieuse.
    Ma vie actuelle est centrée sur ma famille (moi qui imaginait ne pas avoir d’enfant!!) . Ce congé parental, la petite folie du 3e enfant c’est un immense bonheur, ça ne correspond en rien au standard de réussite que nous vend la société, temps pis, cette vie là me rend heureuse. Et la vraie liberté c’est de pouvoir choisir, non?

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  18. Kaylee a dit…

    Quel émouvant billet qui me met une boule dans la gorge…
    Ces lignes me ramènent… 44 ans en arrière, lorsque je m’installais à 23 ans dans quelques mètres carrés sous les toits au 6ème étage d’un vieil immeuble en Allemagne, avec les toilettes et la douche sur le palier, communes à plusieurs chambres aussi petites que la mienne. Avec un job routinier et très peu payé, mais je me serais faite hacher menu plutôt que retourner chez mes parents à Marseille en reconnaissant que je galérais.
    Je pense à mon fils qui à 8 ans, à 9 ans, à 10 ans, chaque fin septembre, anxieux, me disait « c’est sûr, cette année je redouble » (il n’a redoublé qu’en seconde), à son acte manqué qui l’a fait se tromper d’un jour, fatal, pour aller passer les 2 UV qui lui manquaient pour avoir sa licence, condition sine qua non pour intégrer la grande école auprès de laquelle il avait cependant réussi le concours d’entrée. Il a donc changé radicalement de voie, et je suis fière de mon fils (élevé toute seule) qui a maintenant un job dans lequel il s’épanouit dans un groupe de luxe à Paris.
    Maintenant, à 68 ans, lorsque j’ai tendance à me décourager pour un petit merdouillis, je pense à nouveau à ces années et je relativise en regardant le chemin parcouru.
    Haut les cœurs !

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  19. Mag a dit…

    Ouch, tu m’as fichu un coup de cafard. Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs. Les yeux ont piqué. Je vais aussi faire un petit déni là tout de suite et réfléchir ce soir aux raisons de mon état.

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  20. Emeline a dit…

    Superbe billet Très émouvant Il me parle beaucoup pour avoir moi aussi vécu dans une chambre de bonne à Paris Oui la vie est pleine de surprises Je dois avouer que comme toi je n’aurai jamais imaginé en être la aujourd’hui 🙂 Merci !

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  21. Sylvie1961 a dit…

    Juste pour Lou : hier soir c’était sa 1ere nuit de garde à SOS médecins, fini l’internat, ma puce à moi commence sa vie de médecin « maman j’ai peur et si je ne savais pas et si…La nuit est finie,la garde s’est bien passée .Un jour toi aussi tu seras cette jeune femme et si la vie te prête un autre chemin je te souhaite qu il soit beau et riche .
    Merci pour ce joli texte, c’est toujours un plaisir de te lire

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  22. Sandrine a dit…

    Ton texte me touche énormément. Bien sûr d’abord parce que mes 20 ans a moi sont tout aussi présents. Et surtout parce que je vois mon fils de 20 ans se debattre dans ses doutes, ses crises existentielles et que pour l’aider j’aimerais tellement pouvoir lui montrer son futur et toutes les belles choses qu’il a à découvrir…

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  23. Smouik a dit…

    Moi aussi je l’aime beaucoup ce billet parce qu’il dit bien les obstacles franchis et que rien n’était acquis, loin de là ; je trouve d’ailleurs que tu devrais être bien plus fière de toi que tu ne l’es… D’abord parce qu’être fière, ce n’est pas nécessairement « se la péter », c’est juste se dire que c’était loin d’être évident et reconnaître que tu as parcouru un sacré bout de chemin (et pas que temporel). Vois le comme un signe d’avoir été ramenée sur les lieux de cette époque… 🙂

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  24. Valérie a dit…

    Rien que pour le titre de ta chronique qui fait écho à cette chanson que j’écoute beaucoup en ce moment, et pour son contenu si juste, merci !

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  25. Delphine a dit…

    Merci Caro pour, une fois encore, cette page de ta vie que tu nous livre avec autant d’émotion, de sensibilité et je dirai presque de poésie. Je retrouve chez toi, ce que je trouve chez les auteurs ou les cinéastes que j’aime, cette faculté de dire, ce que moi aussi je connais ou ressens sans être capable de l’exprimer. Grâce à toi, je me sens un peu moins seule. Je sais qu’il existe, ailleurs, d’autres sensibilités qui font écho aux miennes.
    Merci de tout cœur.

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  26. DOMINIQUE a dit…

    Je crois que la période de ma vie que j’ai le plus détestée, c’est celle de mes 20 ans ! Cette incertitude si désarmante, cet avenir si flou… Et puis la vie a fait son chemin, un petit chemin pas bien ambitieux, mais qui n’a fait de mal à personne, du moins je l’espère.
    Alors, oui pour la nostalgie, mais de loin.
    Tous mes encouragements à ta grande, qui doit être épuisée. Tout ira bien, quoiqu’il se passe, vous êtes là tous les deux à ses côtés.

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  27. Aglaé a dit…

    Tu peux être fière de toi, Caro !
    Ton billet est émouvant, comme souvent.
    Je t’embrasse et ta grande aussi. Plein de belles choses pour vous !

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  28. kath de Belgique a dit…

    Quel immense joie de te lire, que tes mots sonnent , évidemment , justes. Tes billets me manquent. Mais celui-ci vient à point nommé. Des bises

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  29. Guillemette a dit…

    Merci Caro, je pensais ne plus jamais lire de posts de cette envergure ici et je suis cueillie, touchée.
    Traversant une période rude de crise existentielle, j’aimerais tant que la femme que je serai dans 20 ans, à 62 ans, me dise que tout va bien se passer, que la vie a plus d’imagination que nous. Que me dirait-elle ?
    Je t’embrasse, ma Caro.

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  30. Emmanuelle a dit…

    Merci Caroline pour ce billet, très touchant !
    Des bises à ta grande.
    Merci pour ce que tu écris. C’est pour cela que je viens faire un tour tous les matins, entre les recettes de trucs régressifs à souhait, les réflexions qui touchent et les coups de coeur et de gueule, je crois qu’on t’aime toutes pour ça.
    Continue !
    Des bises de bord de Loire.

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  31. Marieal a dit…

    J’ai eu la chance de ne jamais avoir trop eu de questions à me poser sur le plan professionnel.
    Heureusement car ma vie personnelle m’a amené un lot de questions existentielles et de moments de grandes détresses.
    Et quand je vois maintenant ce à quoi m’a amené ce chemin, cette petite princesse qui ensoleille nos vies de sa joie de vivre permanente malgré un début de vie loin d’être des plus sympas, je me dis pareil que toi: la vie a bien plus d’imagination que nous!

    Répondre
  32. et de trois a dit…

    Merci Caroline de mettre, une fois encore, des mots si justes sur ces moments de vie.

    Notre ainée va bientôt arriver dans cette période critique de doute, quand je devrais la réconforter je repenserai au post de ce jour et tenterai de lui donner moi aussi les mots qu’il faut.

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  33. mammouth a dit…

    Ah ta plume si belle quand tu te racontes. Merci de partager. Comme beaucoup, je suis très touchée par ton billet. Et courage à ta grande. Consoler fait partie des moments forts de la maternitude, je trouve. Je ne me sens jamais autant maternelle que quand je console et berce quelqu’un.

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  34. Virginie Neleditesapersonne a dit…

    Comme je te comprend … ! Je me fais souvent ce type de réflexion et comme tu le dis si bien je constate également que le vie a plus d’imagination que moi … il y a du positif et du négatif mais l’essentiel à en retenir c’est que rien ne sert de se faire des idées – il faut vivre à point 😉

    Répondre
  35. Lor a dit…

    Ouh la la, ce post m’a serré un peu le bide.
    Contrairement à certaines lectrices du rade, ma spécialité était plutôt les anciennes loges de concierge!! J’ai écumé le 18ème arrondissement, comme ça. Pas de velux, mais la fenêtre à barreaux qui donne sur un mur, et les contorsions pour arriver à voir la couleur du ciel. Et comme pas mal, par contre, c’était il y a quelques années maintenant, un peu plus de 15 ans. pfiou. 🙂
    Quelle émotion à la lecture de tes mots, quand même. Je suis projetée aussi dans ces premières années parisiennes, où je découvrais la « vraie » indépendance, le premier travail, les premiers vrais salaires, les sorties, la vie dans la capitale, pour l’iséroise que j’étais.
    Et effectivement, l’impression que les choix que je faisais seraient inéluctables, qu’ils traceraient tout!!
    Alors que non. PAS DU TOUT.
    Des bises et bonne soirée (et merci). Courage à la chérie. 🙂
    Mais oui, vraiment, la vie a plus d’imagination que toi. #Chloé 😉

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  36. dali a dit…

    oh la la comme tu as raison Caro, nous essayons toujours d’encourager nos enfants, pour ma fille même diplomée et à la recherche d’un premier emploi qui lui plaira c’est parfois décourangeant pour elle, bon courage et bonne chance pour ta grande, bizzz

    Répondre
  37. Anto a dit…

    Je vous envie, j’espère qu’un jour je pourrai dire ça aussi : « la vie a plus d’imagiration que moi ».
    Mais comme vous venez de me révéler cette expression, elle est maintenant dans mon petit cerveau et qui sait, elle va peut-être se mettre à œuvrer en moi et hop, actions en conséquence et hop, réussites dans ma vie!
    C’est bien de se parler comme ça, il y a des bonnes choses qui se transmettent, qui se donnent, qui se refilent. Allez, on fait passer!

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  38. Laurence a dit…

    Je vous écris du fond du ravin. Mon moi de 20 ans aurait été bien peinée de voir que tous ses espoirs, ses ambitions auront été anéantis par une seule (très) mauvaise décision…mais un accident génétique il y a 19 ans, qui m’a apporté son lot de joies et de chagrins, m’ouvre peut être à présent une nouvelle porte…pour me sortir du ravin je vais tenter une validation des acquis de l’expérience pour devenir educatrice spécialisee et vivre enfin de ma passion, l’accompagnement des personnes en situation de handicap mental…mais punaise qu’il est profond ce ravin, j’ai le derrière qui fait frein!!!!

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  39. catherine a dit…

    cela fait des années que je n ‘ai pas commenté ici je pense
    mais voilà
    merci pour cette faculté d’écriture émotionnelle qui touche juste à chaque souvenir évoqué

    moi aussi je suis repartie quelque part dans les années 90 à cette lecture

    Répondre
  40. christelle a dit…

    HA!ha!ha! tu as fait rire toute l’équipe de france inter bravo.
    Je t’ai reconnu de suite, pas ta voix, je la connais trop peu, mais la façon de raconter et le « non savoir dire non » dont tu avais déjà parlé ici!!! et quand tu as dit que tu étais free lance, scénariste aillet j’ai confirmé que c’était toi.

    Génial cette intervention!

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