Articles par : Caroline

On peut se tromper…

C’est ce que je me disais récemment en observant ma grande se concentrer près de 11h par jour sur ses cours de biologie cellulaire, anatomie ou encore histologie. Oui, on peut se tromper parce que l’année dernière, au terme d’un été qui l’avait laissée exsangue, la terminale S avait commencé laborieusement. Pas tant en terme de notes – même si les maths et la physique n’étaient pas ses matières fortes – mais surtout, moralement parlant. Anxiété au max avant les contrôles, difficulté à gérer le stress, conviction chevillée au corps qu’elle n’y arriverait jamais, et j’en passe. Tant et si bien que plusieurs fois, je me suis surprise à exprimer mes doutes quant à cette orientation en PACES (première année de médecine) qu’elle semblait pourtant de plus en plus certaine de choisir. « Tu es sûre que tu veux faire médecine ? » ; « Tu es au courant que ce sera dix fois plus de travail, dix fois plus de stress et dix fois plus de sélection à la clé ? » ; « Si tu ne parviens pas à te calmer avant une interrogation de physique, es-tu certaine que la PACES est faite pour toi ? ». En lire plus »

Un incident mineur, de Léo Fourrier

Bon, je vous épargne mon couplet sur le mode « je suis débordée », mais sachez que si je ne viens pas très régulièrement ici ça n’est pas parce que je viens de développer une addiction au macramé (ce qui ne veut pas dire que les amateurs de macramé branlent la nouille toute la journée, bien entendu). J’ai bon espoir que les choses finissent par se calmer un peu, mais on ne va pas se voiler la face, ça n’est pas pour après-demain. Le pire c’est qu’hormis quelques instants de désespoir – « et finalement, pourquoi pas maréchal-ferrand ? » –  je prends un plaisir assez évident à tout ce qui entoure le processus d’écriture scénaristique, d’autant qu’on entre actuellement dans la phase des castings, des choix de décors, des cascades à prévoir, etc. Et je vous assure que c’est assez dingue, ce moment où ce hangar imaginé depuis mon canapé devient un lieu réel qui sera filmé et qui abritera tout un tas de scènes (plus géniales les unes que les autres, évidemment). Bref, sorry pour mon absentéisme. Mais je ne pouvais pas ne pas vous parler de ce premier roman, signé Léo Fourrier, Léo ayant été mon partner in crime à Fuveau il y a quelques jours. C’est amusant les rencontres. Nous avons fait le trajet Paris – Aix aux aurores dans la même voiture, mais bien sûr, à ce moment là, nous étions deux étrangers l’un pour l’autre. Et puis une fois rassemblés avec tout un tas d’auteurs au point de rendez-vous, où le car était censé nous réceptionner, nous avons commencé à échanger quelques sourires complices. Il faut dire qu’entre celle qui écrivait des polars et qui considérait manifestement que ça lui donnait le droit de gueuler comme un putois sur la pauvre organisatrice parce que le bus avait du retard, l’autre qui t’envoyait à la tronche son nombre d’exemplaires vendus comme une blogueuse l’aurait fait avec ses 100 K de followers ou encore les vieux de la vieille qui démarraient toutes leurs phrases par « chaque année c’est la même chose », histoire qu’on comprenne bien qu’ils n’en étaient pas à leur première invitation, eux, il y avait de quoi se mettre sous la dent en bitchage de tout genre.  En lire plus »

Boomerang (pas la chanson)

C’est l’une d’entre vous, Emma, pour ne pas la citer, qui m’a conseillé cette pépite disponible sur Amazon Prime (depuis que je me suis fait pécho par la patrouille Hadopi, je multiplie les abonnements aux plateformes, signe que cette manie de regarder des séries est en réalité une bête et méchante addiction).

Boomerang, c’est un peu Parents Mode d’Emploi en format long, sauf que les enfants auraient grandi et Gaby et Isa auraient vieilli. Et comme Parents Mode d’Emploi, c’est fini – tristesse éternelle – ça m’a fait drôlement plaisir de regarder les trois saisons de Boomerang. Surtout, Boomerang est une série québécoise. Accent compris dans le package. Depuis deux jours, j’ai envie de dire Calice et Christ toutes les deux secondes et « fourrer » au lieu de baiser. En lire plus »

Deux jours à Fuveau

Au départ, je dois l’avouer, j’avais un peu peur. Peur de ne pas être à ma place, de n’avoir personne à qui parler, d’être toute seule derrière ma table tout le week-end. Sans compter que le lundi matin c’était la rentrée et que je me trainais une bonne pelletée de culpabilité de ne pas passer ces deux derniers jours de vacances avec ma petite dernière.

Et puis j’y suis quand même allée, parce que je sais d’expérience que souvent, ces choses qui me font peur, quand je trouve un peu le courage de les affronter, elles me procurent pas mal de plaisir. Mon quelqu’un disait, plus que de la volonté, il faut de l’élan. Samedi quand le réveil a sonné, l’élan, il avait plutôt la taille d’un faon. Mais malgré tout, j’ai mis mes affaires dans un tote bag et je suis partie gare de Lyon avec un peu de caca dans les yeux.

Et sur le quai, il y avait Héloïse, notre fée clochette à nous les auteurs de ma maison d’édition, qui m’attendait avec un café tout chaud. C’est con, mais à partir de ce moment là, c’était parti, j’ai senti que ça se passerait crème. (café, crème, je suis en forme) (la compagnie d’écrivains durant deux jours sans doute). En lire plus »

Photo de famille: le film de la rentrée qui vous fera pleurer (et rire aussi)

A peine revenue et déjà la promesse d’un billet dès le lendemain pas tenue. Autant vous prévenir d’emblée, jusque fin octobre, mes journées vont être assez chargées et le rythme des publications assez aléatoire. Cela devrait se calmer un peu ensuite. Il n’empêche qu’hier, à la faveur d’une avant-première repérée par le churros, nous sommes allés au cinéma au pied levé (#punk). Et que ce petit film vu méritait bien une chronique. « Photo de famille » de Cecilia Rouaud rassemble à peu près tout ce que j’aime au cinéma: une histoire, comme le titre l’indique, de famille, des comédiens exceptionnels (Chantal Lauby, Jean-Pierre Bacri, Camille Cottin, Vanessa Paradis, excusez du peu), un parti pris mélancolique sur fond de comédie (une « dramédie » comme il est de bon ton de dire dans le milieu), une ou deux scènes d’enterrement, un anniversaire qui tourne au vinaigre, des retrouvailles entre frère et soeurs, des larmes distillées ça et là. La recette parfaite en somme. En lire plus »

Retour sur la pointe des pieds

C’était une des dernières nuit dans cette maison de location en Crète. Impossible de dormir, trop de mots qui tournaient, trop de séquences à mettre en ordre, trop de rebondissements à imaginer. Je me suis levée et je suis sortie sur la terrasse. Le vent tiède venu de Libye soufflait un peu fort. Le ciel noir était constellé d’étoiles et le minuscule croissant de lune qui surplombait l’énorme rocher en contrebas diffusait une lumière pâle. Parfois, un bêlement de mouton, un aboiement ou le chant d’un grillon venait troubler le silence. Je me suis allongée sur un des bains de soleil et j’ai regardé cette immensité. Petit à petit, toutes ces pensées qui me parasitaient se sont estompées. Durant quelques minutes, ce fut l’apaisement total, quelque chose qui ressemblerait à de la sérénité. Et puis j’ai entendu un drôle de bruit et j’ai eu peur que ce soit une bête sauvage, du coup je suis rentrée en courant.

J’ai mis du temps à revenir ici, j’en suis désolée. Ces vacances ont été merveilleuses mais parfois un peu compliquées, ça n’est pas tous les jours facile d’avoir des grands de 18 ans. Et puis je n’ai finalement pas pu poser mon stylo, ou plutôt mon clavier, ou plutôt celui de mon téléphone, mon ordinateur ayant eu l’idée brillante de clamser dès le premier jour en Crète. (Ne me dites pas que c’était un signe envoyé par l’univers, sans doute que c’est vrai mais seulement voilà, mes employeurs ne semblent pas vraiment au fait des modes de communication de l’univers). En lire plus »

I will survive

Je suis désolée, j’ai disparu plus d’une semaine, mais voyez-vous j’avais une coupe du monde à jouer. A regarder, ok. Sachant qu’il faut me voir devant les matchs pour comprendre que certes je n’avale pas des kilomètres comme Ngolo Kante, mais que je mouille la chemise malgré tout, tant je me transforme en une espèce de doublure d’Hugo Lloris pendant 90 minutes. Je sais, je sais, je sais, du pain et des jeux, et pendant ce temps là en Russie, et Macron qui en profite pour ramasser les miettes sans avoir même à se baisser. Je SAIS tout ça, les millions gagnés par ces gamins, les arnaques de la FIFA, les pots de vin du Qatar et j’en passe. Je SAIS, mais je n’y peux rien, j’ai en moi cet héritage de footeuse, le souvenir de mon père en apoplexie en regardant le pauvre Battiston à terre, mis KO par Schumacher, les bancs de Gerland depuis lesquels je regardais les joueurs de l’OL à l’entrainement avec une copine encore plus fan que moi, et puis évidemment, 98, finale vue depuis un écran géant à Chiang Mai, en Thaïlande.  En lire plus »

Un après midi chez Gibert…

Samedi, par une belle journée ensoleillée, je me suis rendue chez Gibert pour vous rencontrer. Pour une fois je savais exactement quoi mettre, ma combinaison à fleurs déjà montrée ici. Mais bien évidemment, comme jamais rien ne se déroule exactement comme prévu, la minuscule pression qui tenait tout l’édifice du décolleté s’est barrée. Rafistolage express avec deux petites épingles à nourrice et direction Place Saint-Michel, les seins passablement à l’air au moindre mouvement (je pense sincèrement avoir offert une vue imprenable sur un soutien-gorge même pas joli pendant tout l’après-midi, à moins que ça ne se soit vraiment détérioré qu’une fois dans le métro au retour, mais j’en doute). Bref, un accident voyageur plus tard et un Uber pris en catastrophe, me voilà sur ma petite table pile en face de l’escalator, en mode dame pipi de la librairie (j’ai pas mal indiqué la sortie aux touristes égarés). En lire plus »

Portnawak

Demain, la France affronte l’Uruguay et mes enfants auront le résultat de leur bac. Je le pose dans cet ordre là parce que très honnêtement je suis plus inquiète des performances de l’équipe de France que de celles de mes rejetons. Cela ne m’empêchera pas d’avoir le coeur qui palpite au moment de l’affichage des fameuses listes, mais à moins d’une énorme surprise (non qu’ils soient surdoués hein, mais avec un taux de réussite national de 90%, le suspense n’est pas à son comble), on devrait avoir deux bacheliers à la maison (pour vous donner une idée, mon fils part en vacances avec ses potes dans la foulée, optimisme quand tu nous tiens). Ceci étant dit, comptez sur moi pour pleurnicher. Bref, une fin de semaine riche en émotion (tous les quatre ans, je me transforme en footeuse, hystérique, de mauvaise foi, acariâtre au moindre but encaissé et passablement grossière) (un vrai cadeau). En lire plus »

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