Articles par : Caroline

Don’t panic

Chose promise chose due, voilà donc la fameuse combi portée, immortalisée par ma muse, que je passe généralement plus de temps à photographier que l’inverse (un jour il faudrait qu’on fasse le making-off de nos séances, surtout donc quand c’est elle qui me prend (sauvagement)). En gros, Violette m’engueule parce que je n’arrête pas de bouger et au bout d’environ dix secondes je décrète que ça ira bien, tellement 1) je me trouve ridicule 2) les gens regardent, c’est affreux et 3) de toutes façons je choisirai celle où ne voit pas ma bobine. En lire plus »

J’aime #133

Ces derniers jours j’enchaine les rendez-vous, ce qui me tient assez éloignée de mon ordinateur et des réseaux sociaux. A tel point que ma Violette s’en est inquiétée. C’est une mère pour moi. Je dois avouer que je dois souvent prendre sur moi pour quitter mon antre. C’est sans doute l’un des effets les plus négatifs de ma vie d’auteur solitaire. Je pourrais, si je n’y prenais pas gare, me transformer en ermite. C’est assez étonnant d’ailleurs, cette évolution. J’ai longtemps été un animal à caractère hyper-sociable, presque dépendante de mes congénères, cherchant en permanence leur compagnie, craignant de m’étioler en leur absence. Et plus les années passent, plus je savoure ce silence, moins je redoute les longues plages passées en tête à tête avec moi même. Je vous rassure, j’aime toujours autant les soirées entre amis, les déjeuners avec mes copines et autres coups de fil qui s’éternisent. Mais ma petite maison est devenue un refuge que je quitte à regrets et que je retrouve avec un plaisir qui pour l’instant ne se dément jamais…

Il n’empêche que cette semaine, j’ai aimé… En lire plus »

Partir en week-end… à Paris

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Samedi soir, le churros et moi, on s’est offert un week-end à Paris. Tout est parti d’une soirée pyjama à laquelle Rose était invitée et de messages subliminaux de mes grands qui avaient très envie de faire une fête à la maison (sans nous) (je sais, cette parenthèse n’était pas indispensable).

Du coup je me suis dit que tant qu’à faire, autant en profiter. Et j’ai réservé une chambre à l‘Holiday Inn de Notre Dame. Un choix dicté essentiellement par la présence d’un rooftop dont j’avais entendu le plus grand bien. Pas de bol, le fameux rooftop était fermé, enfin non, le bar était fermé. Il nous en fallait bien plus pour nous décourager. On a pris deux coupes au rez-de-chaussée et on les a bues en grelottant sur la terrasse abandonnée, tout en s’esbaudissant devant le spectacle qui nous était offert. Je sais que le terme est galvaudé, mais c’était magique. Un silence absolu et les toits de Paris à portée de main, qui faisaient penser à un décor en carton pâte, vous savez, ceux qu’on peut voir dans certains mauvais téléfilms américains ? (j’ai reçuuuuu, l’amour en héritage…) (de rien) (Nana represents). En lire plus »

States of Grace

C’est une rentrée assez particulière. Mes deux grands en terminale (TER-MI-NA-LE quoi !), Rose en CM1 (à ce rythme elle aura 18 ans dans deux mois), la tension de cet été qui retombe petit à petit (même si je tremble à chaque fois que ma fille prend le métro) et, alors que je n’avais pas misé grand chose sur ce mois de septembre, n’ayant pas vraiment eu l’énergie de lancer des filets avant l’été (quand tu es free lance, si tu veux qu’on pense à toi après deux mois de coupure, mieux vaut anticiper un peu, réseauter, proposer des idées pour la rentrée, etc), des projets assez excitants pour les mois à venir. Je vous en dirai plus quand ça se concrétisera, je sais désormais que rien n’est jamais sûr tant que ça n’est pas signé. Voire même tant que la dernière version n’a pas été validée par tout un tas de gens très importants. Mais il y a quelques histoires, donc, qui frétillent et qui n’attendent plus que le feu vert pour prendre forme. Je peux d’ores et déjà vous dire que j’ai eu le plaisir de co-écrire deux épisodes de la prochaine saison de Clem, une série familiale sur TF1 que vos enfants regardent peut-être. C’était totalement différent de ce que j’avais fait jusque là mais j’ai adoré et énormément appris. Merci E. et C. En lire plus »

Les souvenirs du dimanche

Dimanche, je me faisais la réflexion que parfois on ne se doute pas qu’un instant fugace va devenir un souvenir pour toujours, quelque chose qui va rester en soi, comme un doudou mental qu’on gardera, qui se rappellera à nous à la faveur d’une odeur, d’un son ou de la nuance d’une feuille d’automne. J’ai toujours aimé les promenades lorsqu’il commence à faire froid, pour le simple plaisir d’imaginer le thé que je prendrai au retour, pour les joues qui brûlent un peu, l’air qui fouette le visage. Et souvent, je me souviens d’une de ces balades faite il y a des années de cela avec ma bande du lycée. C’était un dimanche là aussi. Nous étions partis à quelques kilomètres de chez nous, dans les monts du Lyonnais. Je serais bien incapable de vous dire précisément ce qu’on avait fait, je ne suis même pas sûre que c’était vraiment une bonne après-midi ni même que j’y avais pris un plaisir particulier. Mais régulièrement, me reviennent ces images, un champ que nous avions traversé, le froid qui transperçait nos manteaux et l’humidité si propre à l’automne. Inconsciemment je crois, je suis souvent à la recherche de cet instant, de ces sensations un peu diffuses. Quelque chose ce jour là s’est imprégné en moi, une sorte d’innocence due à ma jeunesse, ce sentiment d’être partie d’un tout, que ces amitiés dureraient toujours et en même temps, une douce mélancolie, celle que provoquent ces dimanche un peu désoeuvrés, que même une promenade entre amis ne vient pas totalement gommer. En lire plus »

Five little things #22

Alors déjà mille mercis pour vos réactions sur le billet de vendredi. Comme je l’ai dit dans les commentaires, j’ai sans doute un peu trop cédé à ma tendance « drama queen » (un peu comme le ciel de Montalivet ce soir là), l’idée n’était pas de vous préparer à l’arrêt de ce blog. Très honnêtement ça n’est pas dans les tablettes pour l’instant, je voulais simplement exprimer une lassitude quant à cette auto-censure qui s’est petit à petit installée, en raison d’une police de la pensée de plus en plus présente sur le web (et ailleurs). Mais la raréfaction récente de mes billets n’est pas due qu’à cela, il y a eu cet été difficile et puis tout bêtement je crois une sorte d’épuisement d’inspiration ces derniers temps. D’où peut-être dans les semaines à venir des publications un peu moins fréquentes. Bref, même si je ne l’avais pas écrit pour ça – promis – vos mots m’ont touchée plus que vous ne pourriez l’imaginer.

Sans transition, cinq petites choses… En lire plus »

Esprit du blog, es-tu – encore – là ?

En début de semaine ma poto Violette écrivait un billet très pertinent – as usual – sur la mascarade des influenceuses, qui devient de plus en plus flagrante et irritante, que ce soit pour celles qui les « subissent » mais aussi finalement pour celles qui « en sont », contraintes de rentrer dans ce jeu de dupes (achat d’abonnés IG, publications sponsorisées non mentionnées, etc) pour ne pas avoir à en sortir. En la lisant je me suis dit que j’avais toujours été un peu sur le fil, gagnant certes un peu d’argent à l’occasion avec le blog – en l’assumant désormais totalement d’ailleurs – mais me refusant à entrer malgré tout dans la danse en m’étiquetant « blog de fille », voire « blog mode ». Pour être tout à fait honnête, c’est sans doute aussi que je n’avais pas, dès le départ, les armes pour rivaliser avec ce petit monde. Mettez-moi devant un objectif et je suis la personne la plus mal à l’aise de la planète, sans parler de mon sens du style plus que discutable. En lire plus »

La Tresse

Cet été, il y avait un livre qui circulait un peu partout. Un best-seller estival comme il en existe chaque année. A tel point que je n’avais d’ailleurs plus vraiment envie de le lire (mon côté snob). Et puis comme justement, cet été, je n’ai vraiment pas eu le goût de la lecture – des difficultés à me concentrer et le besoin en réalité de ne penser à rien, pas même aux histoires inventées par d’autres pour me faire voyager – j’ai finalement cédé aux sirènes de « La Tresse ». Parfois, rien de tel qu’un petit bouquin aux apparences « faciles » pour remonter à cheval. En lire plus »

J’aime #132

Cette fois-ci c’est la bonne, je crois. Je n’étais jamais rentrée aussi tardivement de congés et je dois avouer que c’est un peu étrange, cette absence de sas de décompression. Mais ces deux dernières semaines ont été réellement reposantes, je m’en contenterai donc, d’autant plus qu’elles n’étaient pas assurées au début de l’été. Je crois que le meilleur moment de ces vacances s’est passé furtivement dans la voiture, au retour de Montalivet. Alors que nous cheminions en musique vers Bordeaux, mon fils, qui semble ne jamais vouloir s’arrêter de grandir depuis des mois et avec lequel je passe environ 90% du temps à m’engueuler, m’a demandé de mettre Emilie Jolie. C’était sans aucun second degré et ses soeurs ont applaudi l’idée. Les entendre tous les trois chanter à la virgule près les paroles de cet album qui a sauvé bon nombre de nos trajets en voiture depuis près de 15 ans, c’était comme un petit bonus, que m’envoyait l’univers. Comme si, à quelques encablures de l’envol des plus grands, on me donnait du rab de leur enfance. Comme si, peut-être, eux aussi, avaient senti que ces instants à cinq auraient un jour une fin. Alors on a chanté, qu’il y a tant de chose à voir avant, de partir pour le firmament… En lire plus »

Vacances tardives

Les vins de vendange tardive ont un goût plus sucré, plus doux, sans doute parce qu’ils ont emmagasiné plus de soleil que les autres. J’ai cette sensation depuis dix jours, de bénéficier de journées gorgées de tout ce qui nous a manqué durant ces dernières semaines à Paris. Pas grand chose à vous montrer ou à vous raconter, les journées s’égrènent gentiment, à celles du début passées en bande de copains – légèrement – avinés, succèdent d’autres en famille, mes parents nous ayant rejoints pour la dernière semaine. Grasses matinées, petits déjeuners au bord d’une piscine pas tout à fait terminée et donc pas vraiment instagrammable, virées en vélo à la plage ou au marché, apéros devant le coucher du soleil, câlins sur le sable, shoots de ces odeurs à nulles autres pareilles, mélange de pins, d’ambre solaire et de tomates presque trop mures. Je ne dirais pas que je fais le plein de tout cela, depuis quelques jours j’ai déjà la tête un peu à Paris et du travail à revendre (présentement j’écris ce billet au lieu de me mettre sur ce papier à rendre pour hier). Mais ces vacances un peu particulières sonnent comme un épilogue heureux à ces heures d’angoisses du mois de juillet. Ma grande va mieux, la rentrée qui se profile reste un point d’interrogation, pas sûr en effet qu’elle tienne des heures assises en classe ni qu’elle supporte la cohue des escaliers du lycée. Mais tout suit son cours, sans complications, sans mauvaises surprises aux noms barbares et nosocomiaux.  En lire plus »

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