Articles par : Caroline

Quand Mission Hygge prend son envol (avec une première date de signature à l’intérieur)

Ce 24 mai, je l’ai un peu fantasmé, depuis quelques semaines. Je ne sais pas trop ce que j’imaginais, peut-être des émeutes devant les librairies de France et de Navarre, des flashs info sur France Inter, des brassées de rose de mes admirateurs…  Bref, j’y ai pensé et pas qu’en me rasant. Et puis voilà, c’est arrivé, et finalement c’est un jour comme les autres, à cette exception près que mon roman, Mission Hygge est dans les bacs. Il en a fait du chemin, le petit, depuis ces premiers mots tapés sans trop y croire sur mon ordinateur. Bien sûr, j’espère que vous l’aimerez, qu’il vous fera voyager ou vous donnera envie d’acheter des billets pour le Danemark. Mais je sais aussi qu’il ne m’appartient plus désormais, qu’il sera peut-être parfois malmené, oublié dans un coin, pages cornées mais pas jusqu’à la fin, laissé sur un banc ou dans la chambre d’un hôtel, avec des traces de chocolat p.145 ou une crotte de nez glissée entre la p.123 et la 124. En lire plus »

Bonheur en Beaujolais

Choisir le morceau qui fera danser, se gaver de chips, s’extasier devant la salade de lentilles, compter les vaches, écrire en douce un petit mot sur la carte d’anniversaire, ricaner parce que Jeff a encore dit une connerie, trinquer avec Mimi, se trémousser sur Africa avec Chloé, pleurer un peu avec Zaz et s’étonner de pisser toujours autant malgré tout, dormir à quatre dans 10 mètres carrés, bénir David qui se lève systématiquement à 7h et trouve une boulangerie ouverte en n’importe quel lieu ou circonstance, regarder Julien sourire, se disputer la sono avec Frédé. Et puis parfois passer la main dans son cou à lui, se dire qu’on est bien, hein ? Terminer ces trois jours par un après-midi chez mes parents, où tout ce petit monde se mélange, amis, frère, papa, maman, enfants.  En lire plus »

The Split, encore une belle série anglaise

Vous prenez This is us, The Good wife et un peu de Woody Allen (dans sa bonne période) et vous obtenez The Split, nouvelle petite pépite anglaise. Le pitch: Hannah et ses soeurs (ça ne s’invente pas) ont toujours vécu avec leur mère, depuis que le père est parti il y a trente ans sans plus donner de nouvelles. Un gynécée pas vraiment idyllique, avec à la tête Ruth, avocate intransigeante et mère louve, qui ne supporte absolument pas le récent départ d’Hannah du cabinet familial. Cette dernière vient de rejoindre une firme en plein essor, spécialisée dans les traitements de divorces à haut potentiel financier,dans laquelle elle retrouve un amour de jeunesse (ceux qui ont aimé The Good wife verront le clin d’oeil). En lire plus »

Un rail après l’autre

J’ai l’impression de passer mon temps à vous dire que je suis débordée et à me justifier lamentablement de ne pas être très présente ici, mais c’est hélas la triviale vérité. Je suis dans le dur de chez dur en ce moment pour mes scénarios. La phase dite du chemin de fer, à savoir ce moment où tu dois décliner en une cinquantaine de séquences (pour un 52 minutes) tout ce qui va se passer dans un épisode. Dit comme ça, ça n’a l’air de rien, mais là où ça se complique, c’est que le bouzin se partage en quatre acte et en deux ou trois intrigues. Et que dès que tu bouges un poil de couilles, c’est tout l’édifice qui se casse la figure. Comme un puzzle dont il manquerait perpétuellement une pièce ou un rubikscube pour les gens qui comme moi ont toujours été infichus de faire plus d’une face sans tout foutre en l’air. En lire plus »

J’aime #142

Depuis que je suis rentrée du Maroc, je suis en boucle sur mes boutons de pivoine qui semblent bien vouloir, pour la première fois depuis notre emménagement, s’ouvrir et se transformer en fleurs merveilleuses. Et le pire c’est que je n’arrive même pas à me trouver un tantinet ridicule dans mon observation quotidienne – voire bi-quotidienne – de ce miracle de la nature. Je pense que nous pouvons tous acter une bonne fois pour toutes que je suis passé « de l’autre coté » (cet endroit sombre et mystérieux, dont il est impossible de revenir, un lieu où tu n’as plus jamais froid, où tu ne sais plus vraiment à quoi ressemble un ovale parfait, où tes enfants ne te parlent plus trop ou alors en soupirant, où tes requêtes google peuvent contenir des mots comme « sécheresse vaginale », « cou de dindon », « bienfaits du soja » ou encore « bien vivre sa ménopause »). Bref, je suis devenue cette femme qui s’extasie devant quatre pauvres boutons de pivoine. Achevez-moi. (et en plus je ne sais même pas faire le point sur le bouton en question).

A part ça, j’aime…

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Trois romans « feel-good » à lire sans modération

Vous connaissez mon goût pour ces romans « qui font du bien ». J’aime tellement ça que j’en ai même écrit un (enfin, j’espère que j’ai écrit un roman qui fait du bien, c’était en tous cas le but). J’apprécie le genre comme je savoure les comédies romantiques, comme une invitation à la rêverie, la promesse d’une histoire qui finira bien, la rencontre de personnages qui nous ressemblent mais en mieux. Ces derniers temps, chaise longue au bord de la piscine oblige, j’en ai lu deux que je vous recommande. Et j’en rajoute un, lu il y a longtemps mais dont je n’avais pas parlé il me semble. En lire plus »

Revoir Agadir…

Vous l’aurez constaté de vous même, il y a eu une interruption des programmes assez longue ici. La raison: des vacances attendues fébrilement et dont j’ai tenté de profiter au maximum, compte-tenu du tunnel dans lequel j’entre à compter d’aujourd’hui. Je travaille en effet sur la prochaine saison d’une série – pas trop possible pour l’instant d’en dire plus – et je pars pour deux épisodes, voire plus si affinités. Dit comme ça, ça n’a l’air de rien mais je sais désormais ce que cela signifie – des dizaines de versions, des casse-têtes à n’en plus finir, des personnages qui vivent le temps d’une relecture, pour échouer dans le cimetière de mon disque dur, des jours à se ronger les ongles en attendant le retour de la chaine, retour que l’on espère forcément positif mais qui ne l’est pas toujours, et qui n’est jamais vraiment définitif – jusqu’à ce que le réalisateur crie « moteur » – des discussions enfiévrées pour sauver une ligne de dialogue à laquelle on tenait mais qui n’a plus rien à faire là, des « elle ne dirait jamais ça », des « je l’imagine moins passif », des « ce n’est pas du tout lui, ça », des « il ne peut pas être là, vu que dans la scène précédente il est à 200 bornes de là », des « on remonte cette scène », des « du coup il nous manque trois séquences », etc etc etc.  En lire plus »

Va, vis et deviens…

C’est une période un peu particulière. Dans quelques jours mes grands auront 18 ans. Et dans quelques semaines, ils passeront leur bac. Et peut-être que l’un des deux, mon fils, emménagera en septembre dans une autre ville. Ou pas, cela dépendra de l’école qu’il aura choisie (ou de celle qui aura voulu de lui, pour l’instant évitons d’être présomptueux). Je devrais être pétrie d’angoisses et un peu triste, ça n’est jamais évident de laisser ses enfants s’envoler (quand bien même on sait qu’ils reviendront pour nous refiler leur linge sale). Pourtant, triste, je ne le suis pas vraiment. Inquiète pour eux, préoccupée à l’idée qu’ils ne fassent pas les bons choix, oui. Mais étrangement, également, assez sereine. Comme s’il ne faisait aucun doute qu’ils soient prêts. Prêts à se manger quelques murs, prêts à trébucher, mais aussi à se relever, à gravir quelques montagnes… sans moi. En lire plus »

Par delà la laideur

Oh là là, c’est la déconfiture cette semaine. A ma décharge, on est en dernière ligne droite d’écriture sur la série pour laquelle je bosse et cela implique des mails parfois très matinaux ou très tardifs, samedi et dimanche compris. Résultat: quand je suis en « pause » en attendant un éventuel retour sur ce que nous avons écrit, j’avoue, je lève le pied et je m’éloigne de mon ordinateur.

Il n’empêche que j’ai deux ou trois choses à vous dire (qui en douterait ?). Déjà, je vous avais parlé de mon ami Gilles Tillet et de son film « Les équilibristes », diffusé récemment sur Arte. Il se trouve qu’il a gagné un prix lors d’un festival. La récompense ? Être à l’affiche du Grand Action du 18 au 24 avril. Alors pour ceux et celles qui ne l’auraient pas vu et qui ne connaitraient pas ce super ciné, je ne saurais que trop vous inviter à vous y rendre !  En lire plus »

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