Confinement d’une hypocondriaque J-15

Honnêtement je ne fais plus vraiment le compte des jours. Je veux dire, ça avait un sens quand on pensait naïvement que cela prendrait fin d’un coup à J15 ou, soyons fous, J20. Mais il semble de plus en plus évident que ce moment que l’on fantasme, où soudainement le tocsin sonnera – même si le tocsin a une connotation négative on est d’accord – pour nous autoriser à ressortir tous ensemble boire des coups en terrasse, ce moment là n’existera pas. Je ne suis pas en train de prédire un confinement à vie – mon optimisme légendaire – mais il serait illusoire de croire à une date butoir aussi nette. Tel que je me l’imagine désormais, la sortie de crise risque d’être bien plus floue et progressive, sans doute par paliers, avec des choix en fonction du statut sérologique des gens – suis-je la seule à attendre l’arrivée de ces prises de sang comme le messie ? Ma santé mentale serait tellement meilleure si je savais de source sûre que je l’ai eu, que mon corps cet ami a fabriqué des anticorps et que je peux reprendre une hypocondrie normale, à savoir redouter seulement un AVC ou une crise cardiaque (étrangement d’ailleurs je n’ai eu aucun symptôme en la matière depuis 15 jours, c’est super bizarre…). Bref, c’est sans doute le plus difficile je crois, accepter qu’il ne va pas y avoir un avant et un après aussi distincts, que les mois à venir ne seront pas exempts d’angoisse et de crainte, que tout ne va pas repartir d’un seul et même élan, que les personnes les plus fragiles ou âgées risquent de passer encore pas mal de semaines à sortir avec parcimonie, que les dégâts économiques se feront sentir sur la durée. Aurai-je encore du travail dans six mois ? Aujourd’hui, je fais partie des privilégiés et chanceux. Le Covid 19 menace sans doute mon intégrité psychique mais en revanche mon rythme de travail n’a pas été impacté, bien au contraire. Je travaille sur des projets dont le tournage est prévu dans quelques mois et par conséquent pas encore mis en danger. Mais qu’en sera-t-il si les rassemblements persistent à être proscrits jusqu’à l’automne ? Qu’adviendra-t-il du secteur de l’audiovisuel ? Bien malin qui peut le savoir. Etrangement pourtant, moi qui tiens tant à mon activité professionnelle, je ne me sens pas si fébrile. Comme si ces années de free lance avaient au moins servi à ça, à me préparer à ces temps si instables. Je sais maintenant que les hauts succèdent aux bas. Qu’il ne faut pas essayer de faire des plans à six mois ou un an. Qu’un projet en chasse parfois un autre. Et puis comme déjà dit dans un précédent billet, le confinement est mon quotidien. Ce qui change, là, c’est la présence d’autant de gens autour de moi, dans ce qui est d’ordinaire ma bulle. Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas au taquet du jour où je reprendrait ma liberté, parce que ma plus grande liberté, c’est justement de pouvoir rester chez moi.

Mais je m’inquiète pour tous ceux qui n’ont pas fait ce choix, qui ne savent pas si leur entreprise ou commerce reprendra du service, qui étouffent entre leurs quatre murs, qui sont contraints de rester enfermés aux côtés de leurs bourreaux. Je m’inquiète pour notre santé mentale collective, pour les dégâts inévitables que cette anxiété imposée va provoquer sur nos corps et nos esprits.

Merde, je voulais écrire un billet drôle et quelque chose me dit que c’est loupé. J’avais pourtant des trucs assez marrants à vous dire. Du genre que l’univers n’a manifestement pas trouvé suffisant de me faire perdre une couronne à J6. Du coup il a fait clamser la Freebox à J12. Après avoir répété des dizaines de fois les uns après les autres, qu’heureusement que cette merde ne nous était pas tombée dessus du temps du minitel, bah voilà, plus de wifi, donc plus de télé. Thanks God there is the partage de connexion mais au rythme où tout le monde suce ma 4G, autant vous dire que mon opérateur sera sans doute l’un des seuls business à sortir gagnant de cette période.

Mon fils a été rapatrié du Canada il y a trois jours. Et je dois dire que si mon coeur de mère a bondi de joie en le voyant franchir la porte, mon cerveau d’hypocondriaque, lui, a beaucoup moins apprécié qu’on vienne niquer tout mon confinement scrupuleux en rapportant les miasmes d’un Boeing plein à craquer. Je vous laisse imaginer la tonalité schizophrénique des retrouvailles (mon amour, je suis si contente – NE ME TOUCHE PAS).

Je ne peux plus regarder un film, une série ou une émission où les gens non seulement s’embrassent mais tout simplement se touchent. LES GROS MALADES.

Depuis que j’ai regardé l’excellent « Zone interdite » de dimanche consacré au Covid19, je suis en possession d’une information que j’aurais préféré ignorer. A savoir que lorsqu’on est intubé (mon correcteur automatique insiste pour écrire entuber à la place et ça fait un peu sens), on est régulièrement tourné sur le ventre, pendant de longues heures, pour aider à la ventilation des poumons. Je SAIS qu’on est plongé dans le coma. Mais non seulement je trouve ça ultra angoissant mais en plus, l’idée qu’on doive s’y mettre à sept pour faire pivoter ma carcasse m’a définitivement ôté le goût du sucre pour le reste de mes jours.

Faut-il que la pression sur les gros soit forte pour que ce soit finalement la pire de mes craintes, non ? Je veux dire, ce qui me fait le plus peur, c’est presque plus qu’on me reproche de l’avoir chopé parce que je suis grosse que de le choper tout court. Je ne sais pas si ça fera sens auprès de certain(e)s d’entre vous mais c’est ainsi. Il faut dire que ceux qui me suivent sur Instagram savent que j’ai été récemment (en février) opérée pour un problème d’acouphène pulsatile dont j’ai souvent parlé ici. Il s’agissait en réalité d’une veine du cerveau trop étroite, qui ne laissait pas passer correctement le sang et qui provoquait ce bruit de coeur qui bat dans mon oreille. Avant d’en arriver à ce diagnostic finalement assez bénin même si l’intervention était délicate, il y a eu une suspicion d’un truc plus grave, causé notamment par le surpoids. Apparemment il n’en était rien (ou tout au moins les dégâts étaient moins graves que ce qui était suspecté à l’IRM), mais il y a eu ce jour là un déclic. Quel que serait mon problème, le fait d’avoir peu à peu repris tous mes kilos perdus il y a dix ans me serait toujours (à tort ou à raison) reproché. Depuis, j’ai tenté de reprendre mes anciennes habitudes inculquées par Zermati. Je ne sais absolument pas combien de kilos j’ai pu perdre parce que je n’ai pas racheté de balance, pour l’instant je fais ça « au jean mouillé ». J’ai, à la louche, perdu une taille et demi (c’est pratique d’avoir du 38 au 46 dans mon armoire, vous me direz). Je ne peux pas dire que c’est facile, mais ça n’est pas non plus extrêmement difficile parce que ma motivation n’est plus celle de plaire, de me pavaner, d’être mince ou quoi, mais juste de ne plus me mettre en danger ou tout au moins de ne plus prêter le flanc aux regards accusateurs du corps médical. Mais si des médecins me lisent, je voudrais leur dire ceci. Certes le surpoids est dangereux pour la santé. Mais ce qui l’est encore plus, c’est la culpabilité que l’on fait peser sur les personnes grosses, qui rechignent souvent à franchir la porte d’un cabinet médical par hantise de se faire engueuler. Je suis bien persuadée que nombre de pathologies sont sous-diagnostiquées en raison de cette autocensure. Et le fait de lire de plus en plus qu’en étant obèse on risque de prendre bien plus cher avec le Corona, bah ça ne va pas aider non plus, je pense. Même si c’est sans doute vrai.

Bon, je crois que c’est le billet le plus mal gaulé que j’ai pu écrire, ça part dans tous les sens, sans aucune cohérence, mais on va dire que c’est le reflet de ce à quoi ressemblent mes journées en ce moment. L’ascenseur émotionnel monte et descend si vite qu’il est difficile de s’arrêter à un étage pour souffler.

PS: le dessin est de ma fille, il est beau non ?

91 comments sur “Confinement d’une hypocondriaque J-15”

    • Sylvie a dit…

      Yallah ! Il fallait bien que qq le dise et c fut toi ! cette gène un peu cachée lorsque tu entends à la télé « les personnes à risques …,….,….,obeses , …..
      genre , » non non j ai pas entendu !!! Toi qui es assis à côté de moi non plus hein ???
      Changeons de sujet je vais voir si le gratin est cuit ! « 
      Un peu mal à l aise , un peu honteuse ( apero du soir soutien du coronaclose)
      Pourquoi ? Pourquoi avoir honte d être trop grosse t48 ! Est ce que c est ma faute à moi si tout me profites pendant que d autres engouffrent des gâteaux et ont un imc a 18
      Bref ! La nouveauté : je vais crever parce que je suis trop grosse ou pas …. je vous ferais mentir

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    • Lirn a dit…

      Caroline
      Ravie de te relire après tout ce temps. Oui moi aussi ce qui me stresse c’est le fait d’être en surpoids (voire obèse) et de risquer une forme grave du covid et qu’il faille 15 personnes pour me retourner (si toutefois on ne m’écarte pas des soins à cause de cette comorbidité ). Je n’ai pas choisi d’être comme je suis et je consulte le corps médical à reculons pour cette raison (sauf ma généraliste qui est intelligente). Je ne sais plus comment faire pour perdre du poids pourtant j’aimerais.
      Des bises et porte toi bien

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  1. magadopte a dit…

    Je vois bien, pour le surpoids fautif. Pour ma deuxième grossesse j’avais refusé de me peser. Sauf chez l’anesthésiste à la fin, parce que ça avait une utilité. Sinon, je faisais attention à mon alimentation, je ne faisais pas de diabète. J’étais trop grosse et je le savais, pas besoin de me le faire remarquer comme pour ma première grossesse.
    Ma sœur vit avec ça. Les médecins ne sont pas toujours bienveillants. La maladie de Verneuil ? On ne sait pas quels sont vraiment les facteurs aggravants mais, le surpoids en fait sûrement partie (la cigarette, on est plus sûrs, du coup elle a quasi arrêté de fumer). La pilule ? Vous êtes trop grosse. Les médecins sont parfois si durs qu’elle est restée un peu trop longtemps sans suivi gynécologique. Et c’est un critère du coup : j’ai trouvé un nouveau médecin, je vais le garder, il ne m’a pas parlé de mon poids.

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  2. Soa a dit…

    Et oui, si on nous avait dit qu’un jour ne pas toucher, ne pas embrasser et ne pas serrer quelqu’un dans les bras est une preuve d’amour !! On est tous un peu sous le choc, et les émissions et les actus aidant, on ne voit pas forcément le bout … Mais bon !!!
    PS : oui ta fille a un réel talent !
    Take care ! Bises !

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  3. CourbesGenereuses a dit…

    tellement d’accord avec toi sur cette grossophobie persistante, notamment ds le milieu médical 🙁 !!
    d’autant que bon, j’aurai aimé qu’on m’explique exactement en quoi l’obésité (surtout celle « modérée » dont « souffre » une majorité de personnes) entre en jeu ds cette saleté de corona-mierda (jsuis pas doc), la difficulté étant de les énoncer sans faire un nouveau coup de grossophobie-cadeau !!
    le dessin est magnifique ♥

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    • Gabrielle a dit…

      L’ensemble des pathologies cardiovasculaires sont un facteur de risque en face du corona-truc (plus que les pathologies pulmonaires de façon surprenante …)
      L’obésité étant elle-même liée aux pathologies cardiovasculaires … l’association n’est pas surprenante malheureusement …

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        • Mimi_pompon a dit…

          Je lisais aussi que c’était une prophétie auto-realisatrice : les gros ont plus de risque de mourir alors on les intube pas (comme les vieux) alors évidemment ils meurent plus 🙁

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          • Marieal a dit…

            Ca c’est faux ; l’obésité n’est pas un critère de non intubation. Il y a plus de difficultés à ventiler un patient obèse , ça c’ est vrai. Donc plus de décès après intubation .
            Je sais de quoi je parle, je suis obèse et réanimatrice.

        • Gabrielle a dit…

          Oui Caroline, j’ai bien compris que c’était le sujet de ton article.
          Mais il me semblait que l’interrogation de CourbesGenereuses portait sur la relation de cause à effet … qui n’est pas si évidente pour qui n’est pas aussi calé que toi 😉
          (je le dis sans ironie, c’est sur ton blog que j’ai découvert la fameuse perte de goût et d’odorat)

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    • Olga a dit…

      J’❤️ ce billet! La sortie du confinement, je la vois comme la fin (?) de la grève des transports, vous savez le truc d’il y a 3 mois…

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  4. romarine49 a dit…

    Oui tous les mots sont là : ascenseur émotionnel, et journée complètement décousues, impossible de se fixer sur un projet.
    J’admire tous les gens qui, comme toi, continuent à travailler . Mais il ne faut pas exagérer, je ne trouve pas obèse !
    Très joli dessin, c’est le reflet des rues actuellement.

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      • Mit. a dit…

        Je ressens la même angoisse en voyant ces malades sur le ventre que l’on retourne….
        J’ai repris du poids horreur et là….si cela pouvait m’aider à ne plus manger de sucre , une bonne fois pour toutes…. je vais encore essayer…. bonne journée Caro

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  5. Peggy a dit…

    Ou la la oui, l’ascenseur émotionnel est terrible. Ici je refuse de regarder ou écouter toute émission d’information sous peine d’avoir des symptômes du covid immédiatement… la seule nouvelle que j’ai envie d’entendre c’est que tout le monde va pouvoir être dépisté, puis traite le cas échéant. Seule cette nouvelle m’allegera je crois.
    Quant a la stigmatisation du surpoids… je suis chercheuse en psychologie et depuis quelques années je travaille sur cette question… c’est dramatique, les effets en terme de suivi médical sont affligeants. Je sors un chapitre sur le sujet bientôt, je te l’enverrai avec plaisir !

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  6. Chloë a dit…

    Coucou Caroline,

    Je vous lisais chaque jour, et depuis le début du confinement j’ai repris cette habitude.
    Votre humeur du jour me parle tellement. Depuis quelques jours je prends conscience que le confinement peut durer des mois et des mois. Et si tout ceci ne s’arrêtait jamais ?
    Je suis seule et c’est dur. Je ne demande pas la lune, je voudrais juste voir ma famille à quelques kilomètres de chez moi. Je n’arrive pas à visualiser cette phrase sans cesse répétée « ce n’est qu’une période, ça prendra fin ».

    Je suis obèse et je valide tout à fait ce problème face au corps médical. Des années durant j’ai arrêté d’aller chez le médecin parce que j’en sortais en pleurant, me disant que j’étais minable, que j’allais mourir de ce corps que pourtant, je ne déteste pas.

    Depuis qu’on parle des comorbidités du Covid 19, j’en pleure chaque jour. Je suis confinée depuis 20 jours sans aucune sortie. Pas un pied dehors. Je mange peu tant je suis triste et angoissée et que j’ai peur de sortir faire des courses et que le virus me tombe dessus. Dans ma tête, je me suis convaincue du fait que si le virus me tombait dessus, je n’en sortirais pas vivante, parce que je suis coupable.

    Il y a quelques mois j’ai trouvé un nouveau médecin généraliste. Gentille, efficace, rassurante, je lui avais raconté mon envie de reprendre ma santé en main petit à petit avec des médecins (non pas bisounours mais bienveillants). Et là tout s’effondre pour un temps qu’on ne maîtrise pas. Puis je commence à lire ça et là qu’une seconde vague reviendra à l’automne… Que va-t-il se passer entre temps ?

    Je suis désolée pour ce si long commentaire, mais je vous remercie pour vos billets Caroline (et le dessin est très beau)

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    • Violette.b a dit…

      Bêtement touchée par votre texte… un tour dehors sans rien toucher juste pour marcher , sentir le soleil , ressentir l’air , c’est peut être possible ? On va s’en sortir , vous allez vous en sortir et reprendre le fil de vos résolutions.

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    • Dragon d’eau a dit…

      Bonjour Chloé
      Femme seule moi aussi, je suis très sensible à la tristesse et l’angoisse dont vous parlez… Vos mots ( « j’en pleure chaque jour » « je mange peu tant je suis triste et angoissée ») me serrent le cœur, me renvoient à mes propres détresses parfois. Courage. Je suis de tout cœur avec vous, et j’espère que vous verrez cette pensée, même si j’ai mis des jours et des jours à trouver les mots.

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  7. Geraldine64 a dit…

    Bonjour,
    Avant toute chose je précise que je suis de celles qui ont 3 ou 4 tailles de vêtements dans leur penderie (38 au 44) et qui oscillent depuis leurs 15 ans entre « normale », « surpoids » et « obèse ».
    Moi aussi ça m’interpelle ce lien entre obésité et morbidité du Covid 19 et j’aimerais bien en savoir plus pour comprendre.
    Mais je pense que l’info (si confirmée) doit être donnée, même si cela peut faire que certain(e)s se sentent culpabilisé(e)s; c’est un peu comme le tabac, certain(e)s ont du mal à arrêter de fumer et c’est une vraie addiction (là aussi je parle d’expérience) mais il est important de savoir que fumer donne plus de risques de cancer du poumon et de maladies cardio-vasculaires… non?

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    • Caroline a dit…

      oui bien sûr que c’est important de le savoir. mais malheureusement le surpoids n’est pas quelque chose que l’on peut gérer d’un claquement de doigts. L’obésité est une maladie. et on la traite souvent comme une faute. oui c’est facile (et encore) de maigrir. mais rester mince quand on est plus ou moins programmé pour être gros, c’est quasi impossible en fait.

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  8. la girafe a dit…

    Le dessin est superbe…
    J’ai un peu de ventre et disons… 5 kg en trop, je pense. Eh bien quelque part, je ne peux pas m’empêcher de penser que si je choppe cette merde, je ne l’aurai pas volé -la faute à ma pu…. de manie de me réconforter à coup de chocolat. Complètement schizo…

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  9. Fanfan la Rose a dit…

    Merci Caroline, oui en ce moment nos esprits passent du coq à l’âne, mais peu importe. Se sentir moins seule avec vos mots c’est déjà très agréable. Le dessin est top, celui qu’elle a réalisé de sa sœur est magnifique aussi. Dites lui bravo

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    • Flo a dit…

      Bonjour Caroline. Je suis choqué de voir tout ces commentaires de gens maltraité par le système se santé.
      Je suis moi même obèse et n’ai jamais eu aucun problème. Ce genre de médecins méritent un signalement à l’ordre des médecins.
      En ce qui concerne la situation actuelle bien sur il est plus facile de mettre la faute sur la population (vous êtes trop gros, vous fumez, vous ne faite pas ci pas ça) que sur la déliquescence de notre système de santé.
      Je suis comme je suis et la période est déjà assez difficile pour que je culpabilise en plus pour mon poids !
      Bon courage à vous dans ces moments délicats.

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        • Caroline a dit…

          ça n’a pas d’importance je le vois quand même le com 🙂 et oui vous avez raison. c’est si facile de rendre les plus malades responsables. je suis la première à tout faire pour ne pas dépasser un certain poids et je me bats avec ça depuis l’adolescence. si c’était si facile d’être mince on le serait toutes. donc stop à la culpabilisation.

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          • Flo a dit…

            Exactement ! Moi j’ai accepté mon corps tel qu’il est et j’avoue qu’avoir fait la paix avec lui est salvateur dans cette période !!
            Bon courage

  10. nathalie a dit…

    Le dessin de Lou est superbe ! Le retour du grand Machin, une très bonne nouvelle ! Quant à la question du surpoids, elle fait évidemment partie des angoisses qu’apporte ce sale virus. Mais je dois dire que pour l’instant, je suis incapable de me prendre en main sur ce point. Alors, je fais tout ce que je peux pour ne pas l’attraper… même si je sais que c’est sans doute reculer pour mieux sauter !
    Merci pour tes posts Caroline. C’est un tel bonheur de te relire. De rire, sourire et aussi réflechir à toutes ces choses. Bises à toutes et tous.

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  11. Sarah a dit…

    Puisque tu reparles de poids… il y a bien longtemps tu m’as fait découvrir zermati. Ca ne m’a pas fait perdre de poids (ou plutôt si, ponctuellement, mais comme toi depuis j’ai tout repris), mais ça a quand même changé ma vie: moins de culpabilité, plus d’estime de moi. Et donc un rapport déjà largement plus léger a la nourriture. Merci à toi pour ca. En retour, connais tu @elyanec_ sur instagram, et le concept d’alimentation intuitive? L’idée : abandonner définitivement toute idee de regime ou de perte de poids pour retrouver une relation complètement apaisée a l’alimentation. Je te conseille de creuser ce sujet. Bonne journée.

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  12. Lo a dit…

    Ce poste me parle très fort, il faut croire qu’aujourd’hui est un jour sans pour beaucoup de monde. Je commence à me demander si tout cela aura une fin et si un jour la vie retrouvera son insouciance d’avant. J’ai peur pour moi, mais surtout pour mes enfants… bise à toi.

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  13. DOMINIQUE a dit…

    Beau dessin, en effet. Ta fille a vraiment du talent et surtout, le plus important, une vue personnelle, une patte qu’à elle. Un regard très fin, très structuré, mais toujours une mise en scène singulière (j’y vois un peu du Hockney), notamment dans ses toiles. Bravo.
    J’ai la chance d’avoir un médecin qui n’a pas abordé cette question avec mon mari, qui pourtant était largement en surpoids. C’était mon mari qui l’avait fait, en lui demandant des conseils. A la réflexion, c’est par cette démarche qu’on trouve les solutions : c’est le patient lui-même qui, s’il le veut, aborde ce sujet. Question, à mon avis, de respect.

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  14. Élodie a dit…

    Bonjour Caroline,
    merci pour ce billet et plus généralement pout TOUS tes billets. Je suis nutritionniste, formée aux techniques du GROS par Zermari himself. Je suis également au chômage technique en ces temps de confinement. Si je peux être d’une quelconque aide (bénévole évidemment), n’hésite pas à me contacter, la pratique a beaucoup évolué et certaines nouveautés pourraient t’aider?
    Bonne journée !

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  15. Alexa a dit…

    Merci pour ces mots. C’est peut être le billet le plus mal gaulé mais il me parle et je m’y retrouve totalement. Toujours les mots justes. (Par contre le retour de ton fils m’a fait j’imagine tellement bien a chaque fois -2 depuis le debut- que mon mari est sorti, j’ai limite installé un sas de décontamination à son retour) c’est pas du PQ ma denrée rare c’est le sanytol!! Je suis en manque car je n’en trouve plus!

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  16. Manon a dit…

    qu’on doive s’y mettre à sept pour faire pivoter ma carcasse » Merci! Gros éclat de rire qui soulagé mes douleurs gastriques du jour ( oui ça peut être un symptôme ) Et sinon le dessin est superbe . By the way, je pense que tu remercies ce changement de vocation forcé, du moment que les étudiants sont aussi embrigadés.

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  17. Vie a dit…

    Mon « quelqu’un » que j’avais en visio à midi me disait a quel point la culpabilité avait la côte en ce moment … 🙁 tes mots raisonnent oui … magnifique dessin de ta fille et welcome a ton fils de loin 🙂

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  18. Elisa a dit…

    Bonjour,

    je suis une fervente lectrice de l’ombre depuis vos débuts et pour la première fois je dépose un mot (sûrement plus de temps pendant cette période de confinement et besoin de rapprochement), pour vous dire combien vos mots me parlent et surtout me font du bien, car je me retrouve dans beaucoup de vos impressions et surtout je ne me peux m’empêcher de rire …. Merci….

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  19. Carole Nipette a dit…

    Ce matin j’avais écrit un billet plutôt drôle, la journée s’annonçait bien et puis la réalité de ce virus qui ne fait pas que nous confiner… ton billet est comme nous tous, on passe du rire aux larmes en deux secondes… de la prise de tête à l’acceptation, de la peur à la résignation et tout ça en une journée, parfois en 1h…
    plein de choses dans ma tête en phase avec tes écrits sur le poids notamment… je me suis dit qu’il fallait que je perde mes kilos en trop (me le dire une énième fois… bref…) en lisant un reportage de Libération dans un hôpital il y a déjà 10 jours et l’énumétion des cas dont des femmes « obèses »… fucking culpabilité

    Très beau dessin qui pourrait ressembler à plusieurs villes européennes…

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  20. Jane B. Root a dit…

    Hier soir j’ai vu Fille Ainée sur le parking de Super U. Si on m’avait dit qu’un jour j’exulterai à l’idée d’échanger du linge sale sur le parking d’un supermarché j’aurais eu un sérieux doute… Haut les coeurs les choupis !

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  21. DOMINIQUE a dit…

    Une délicieuse chanson, avec Rosemary Stanley, du groupe Birds on a Wire « la marelle ». Douce, fine, mélodieuse, un petit bijou. Elle est facile à trouver sur Internet.

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  22. tallulah06 a dit…

    comment va ta couronne tu l’as collée avec de l’adhesif pour prothèse?
    je n’ai pas du tout eu l’impression que « tu avais repris tous tes kilos » en te voyant en combi sur instagram.
    Moi je culpabilise, j’avais réussi à perdre du poids et arrêté le sucre et les cochonneries d’édulcorant chimique. Mais avec le confinement entre l’ennui et l’angoisse je mange un peu n’importe quoi. Et bien que je ne me sois pas pesée, quand j’ai mis mon jean j’ai bien senti que j’avais déjà gonflé.
    Toi qui es habituée à manger chez toi tu as une routine, des trucs pour éviter de manger à toute heure?

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  23. et de trois a dit…

    Je suis de nature optimiste mais la situation nous amène à revoir un peu notre mode de penser…
    Et il devient évident que l’après ne sera pas comme l’avant.

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  24. Cathy a dit…

    Avec Caro, ce sont les montagnes russes. On rit, on pleure (non quand même !) on s’interroge, on acquiesce. Un mix de sentiments en quelques minutes. J’ai lu tout haut ton billet à M.moitié et Mlle fille. Ils ont crié en chœur « tu as trouvé ton clone » !! Merci Caro, merci d’écrire tout haut ce que je pense tout bas

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  25. Edith en Savoie a dit…

    Je ne le trouve pas si mal gaulé ce billet. Surpoids, culpabilité, ça me parle tout ça ! Et ta grande est une artiste…

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  26. Marieal a dit…

    J’ai beau avoir vu un sacré paquet d’obèses ventilés en décubitus ventral, je n’ai jamais réussi à y trouver une quelconque motivation pour perdre du poids.
    J’avais réussi à me perdre quelques kilos en zermatant, puis à me stabiliser , mue par la volonté d’être en forme pour accueillir notre fille. J’ai toujours la même envie mais la vie de maman a eu raison de mes kilos en moins { faire un menu indien pour ma fille , un menu hyper calorique pour mon mari qui fond comme neige au soleil , c’est déjà pas simple alors un troisième menu bien équilibré pour moi, je peux pas. )

    Et je crois que plus que tout, j’en ai tellement marre de tout recommencer.

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  27. Maud a dit…

    Je pense comme toi, que l’après restera flou un moment, que les sorties vont se faire avec parcimonie. Moi ça fait déjà (bien avant que Manu le dise) que je ne serrais plus de mains etc…. J’avais trop peur de tomber sur une personne qui avait le coronamachin sur les mains et maintenant je vais avoir ça en tête à vie (si Dieu Alzheimer veut bien me préserver). Prend soin de toi Caro

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  28. Muriel a dit…

    Ah, les soignants et le poids… tout un poème. Pour ma 3e grossesse j’étais un vrai petit tonneau ambulant, mon ventre entrait dans la pièce bien 2 secondes avant moi, c’était spectaculaire (je suis toute petite en plus, alors bon…). Moi ça ne m’effrayait pas du tout, parce que ça avait été le cas pour ma 1e et pour ma 2e grossesse, et j’avais bien vu qu’après tout revenait à peu près dans l’ordre. Bref, j’étais tranquille. Mais en fin de grossesse donc, lors d’une des dernières visites à la maternité, une sage-femme que je ne connaissais pas a pris la suite des précédentes, et là, elle, elle m’a fait de tout. Mon poids était devenu son obsession. Voyant qu’elle n’arrivait ni à me faire flipper sur le plan esthétique (« Non mais j’ai bien compris que vous aviez pris autant pour vos 2 précédentes grossesses, et que vous avez tout perdu ensuite, mais là vous n’avez plus le même âge Madame, vous ne les perdrez pas ces kilos-là… » Moi : « M’en fous, ça me va… »), ni à me faire culpabiliser (« Je suis certaine que vous faites du diabète gestationnel, vous vous rendez compte pour le bébé, de ce que vous lui faites? » Moi : « Non je ne fais pas de diabète, toutes mes prises de sang le prouvent, regardez, elles sont nickel… »), elle a alors tenté de m’influencer à travers mon compagnon (j’étais aux toilettes à côté, j’entendais tout…) : « Vous Monsieur, vous lui ferez peut-être entendre raison, elle ne semble pas avoir compris à quel point c’était important, alors dites-lui, vous, que vous souhaitez qu’elle se mette au régime, pour elle, et pour le bébé… » Il l’a envoyée paître, elle était dans une rage froide qu’elle avait du mal à contrôler. Et nous, tranquilles. Elle en était malade. Elle a fait descendre exprès une gynécologue pour qu’elle vérifie si je n’avais pas trop de liquide amniotique, preuve ultime selon elle que je faisais bel et bien du diabète gestationnel. La gynécologue était un peu exaspérée, parce qu’en regardant mon dossier elle n’a rien vu qui pouvait le laisser penser. Elle a quand même fait l’écho et lui a sèchement dit que non, je n’avais pas trop de liquide amniotique, que je ne faisais pas de diabète gestationnel et qu’il fallait me laisser tranquille avec ça. Mais elle n’en a pas démordu. J’étais à 3-4 semaines d’accoucher et elle voulait absolument me mettre au régime et me refaire faire le test du sucre, celui qu’on fait à 5 mois de grossesse et qui est une horreur… Elle m’a même convoquée à la maternité pour me le faire faire d’office, un matin, mais heureusement, j’ai appelé avant pour savoir pourquoi on me convoquait (elle n’avait précisé aucun motif) et quand on me l’a dit j’ai refusé tout net : une heure de route aller (et autant au retour, par des routes de montagne) à 3 semaines d’accoucher pour ingurgiter une dose massive de sucre juste pour complaire à Madame, nanméoh, ça va bien oui?! Bref, elle m’a harcelée avec ça. Au final, pour qu’elle me foute la paix j’ai accepté de me piquer les doigts 6 fois par jour pour tester ma glycémie = zéro diabète. Mais quand j’ai accouché, que croyez-vous qui était marqué dans le carnet de santé du bébé, avec le bilan de mes visites prénatales. En lettres capitales : diabète gestationnel. À ce stade, je pense que ça relevait de la pathologie chez elle : j’étais grosse, elle m’en voulait apparemment pour ça (et encore plus parce que je m’en foutais, je crois que c’est ça qui l’a mise le plus en rage), et je faisais forcément du diabète, elle ne pouvait pas le concevoir autrement, donc malgré toutes les preuves que je n’en faisais pas, il a fallu qu’elle l’écrive dans mon dossier médical… Pour la petite histoire, ma soeur, qui elle a toujours été mince et n’a pas énormément grossi pendant sa grossesse en a fait, elle, du diabète gestationnel, et oui, ça a rendu sa grossesse et l’accouchement en lui-même un poil compliqué. À vue de nez pourtant, on ne l’aurait pas pensé…

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    • DOMINIQUE a dit…

      C’est exactement la démonstration des obsessions de certains soignants, heureusement beaucoup sont moins rigides. Qu’elle dise « vous avez de la chance de n’avoir pas de diabète », à la rigueur. Mais vouloir absolument vous faire rentrer dans la case diabète malgré l’évidence… est tout sauf professionnel. J’ai connu une jeune femme qui faisait un régime drastique pendant sa grossesse, sa gynéco la pesant à chaque fois, et lui intimant l’ordre de ne pas prendre plus de 9kg. Mais comment peut-on vivre une grossesse sereine (en dehors, bien sûr, du diabète gestationnel) en se nourrissant de carottes râpées sans assaisonnement ? Comme vous, j’ai connu plusieurs femmes avec un ventre conséquent, qui sont redevenues toutes minces après sans problème. Qu’on foute la paix aux femmes enceintes, avec les contrôles nécessaires pour la santé du bébé, plutôt que de leur donner l’impression que la grossesse est une maladie.

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    • Caroline a dit…

      c’est dingue ton histoire !!! Moi aussi pour rose, même genre, on m’a fait faire le test du sucre, qui est revenu négatif. mais la gynécologue qui me suivait et qui m’avait déjà dit que j’étais une grossesse gériatrique (36 ans), n’a pas semblé vouloir s’arrêter là. J’ai reçu par la poste un courrier m’avertissant que j’avais été intégrée d’office dans un groupe de suivi de diabète gestationnel, ce qui impliquait une nutritionniste, des piqures régulières, le test du sucre tous les mois, etc. Je les ai tous envoyés se faire foutre et refusé de participer à leur truc. A la naissance, rose n’avait aucun problème de poids. Moi oui mais aucun souci de diabète.

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      • Muriel a dit…

        Une grossesse « gériatrique » à 36 ans???! Pardon??? Et même à plus de 40, hein, c’est quoi cette expression dégueulasse? Je l’imagine, toute fière d’avoir trouvé cette formule « percutante », et l’appliquant ensuite à tout va… Ah ben dis donc, celle-là on me l’a pas faite, tout de même (alors que j’avais 39 ans pour mon petit dernier…). Franchement, il y a des baffes qui se perdent…

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    • Violette.b a dit…

      Au delà du poids , je suis outrée de lire , voir , comme les « soignants « (sens large ) transfèrent leurs névroses sur leur patient ….bien sur ils sont humains mais le devoir de neutralité devrait les cadrer….

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  29. Jane B. Root a dit…

    Confinement et poids : J’ai des insomnies. Donc j’ai passé la nuit dans ma cuisine. A faire des friandises pour les chevaux.
    Je vous file la recette
    ça occupe et vous n’aurez pas envie de le manger 🙂

    POUR UNE TRENTAINE DE PETITES FRIANDISES
    1 pomme
    1 carotte
    1 cuillère à soupe de miel
    Environ 12 cuillères à soupe de flocons d’avoine et de son d’avoine (6+6) ça marge aussi avec de l’orge…
    De l’eau

    1- Préchauffer le four à 140-150°C.
    2- Couper la pomme et la carotte en petits morceaux.
    3- Tout mélanger : les flocons et le son, la pomme, le miel, la carotte
    La pâte doit être compacte, un tout petit peu collante mais pas trop.
    4- Former des petites boules (ou des coeurs si vous êtes romantique) avec la pâte, en prélevant des morceaux et en les roulant entre les mains.
    5- Placer sur une plaque et cuire une quinzaine de minutes à 140-150°C. Attention à ce que ça ne colore pas trop ! Surveiller la cuisson, quoi. Faut que ça sèche sans dorer.
    6- Ensuite, éteindre le four et laisser sécher les friandises dedans, jusqu’à refroidissement du four. On peut aussi, ensuite, laisser sécher à l’air libre pendant une journée.
    L’idée c’est que la friandise soit suffisamment dure pour être facilement croquée par les chevaux (pas de friandises molles, sinon ça se passe pas bien niveau mâchoires…)

    You’re welcome !

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  30. Nina des yv a dit…

    Ah, c’est bon de lire toutes ces catas (enfin un certain nombre) qui attendent le bonmoment pour nous tomber dessus :)) et que je refoule soigneusement pour ne pas céder à …la PA-Ni-QUE !! Défoule-toi Caro, ça nous fait du bien :)) Bises à tous .

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  31. sissi a dit…

    bonjour à toutes,
    lectrice de l ombre depuis des années, je réagis aujourd’hui sur le sujet de la culpabilisation et (l’autoculpabilisation) permanente des personnes en surpoids.
    c est non seulement délétère pour toutes les raisons deja évoquées, mais cest en plus souvent totalement injuste ! pour un grand nombre de personnes le surpoids n’est pas une question de manque se volonté ou dexercices, comme on se le represente souvent, mais bien la conséquence pure et simple d’un déséquilibre hormonal hyper courant lié à l’insulinorésistance. pour faire très vite, le syndrome stein leventhal qui fait quon stocke littéralement tout ce quon mange malgré sport et alimentation équilibrée. j’en parle ici parce que beaucoup de femmes en souffrent et ne sont pas diagnostiquée (on parle parfois dune femme sur 10), ce qui a été longtemps mon cas 🙂

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  32. Furfande a dit…

    Chère Caroline, chères toutes,
    Voilà donc quelques jours que je me régale à nouveau à la perspective de pouvoir te relire… non en fait ça fait six mois je crois, puisque Noël c’est la semaine prochaine. D’ailleurs le 14 juillet c’était hier. BREF, on s’en fout. Tu es là et c’est si bon de te retrouver en ce moment.
    Plus grand chose n’a de sens, personnellement et comme beaucoup, j’alterne les moments de plénitude familiale au soleil de notre jardin, les craquages au chocolat, et les moments de désespoir total en pensant à l’infinie détresse de tous ceux qui sont contraints de vivre tout seuls, quand ce n’est pas mourir tout seul, à celle de toutes les femmes violentées, de tous les mômes livrés à leurs parents maltraitants… Voilà, l’ascenseur émotionnel, je crois que ça me parle bien. Bordel de merde on n’en sortira jamais, en novembre on y sera encore. Mais mes primevères sont en fleurs, c’est chouette, le goût des vraies choses. . Et si ma mère le chope, avec les réas saturées de partout ? Ils étaient pas mal ces pancakes, finalement… C’est plus les montagnes russes ce confinement, c’est l’Oural…
    Dans cet innommable merdier, où la peine, l’angoisse, la culpabilité, la joie parfois et la tendresse bien souvent tissent un drôle de canevas, quelle infinie douceur de retrouver ta drôlerie, ta finesse et ta tendresse. Toi qui m’as accompagnée pendant des années tous les matins ou presque, pendant des années chéries mais éprouvantes de la petite enfance de mes marmots, te retrouver aujourd’hui c’est aussi nostalgique et doux que de retrouver un flacon de parfum très aimé qu’on a laissé précieusement dans une armoire, devenu introuvable, mais dont on ne peut se résoudre à se séparer. Alors voilà, je me vaporise précieusement de tes mots ces temps-ci, une goutte derrière chaque oreille, et je t’en dis mille fois merci.

    Et sinon, quel immense talent elle a, cette grande fille…j’espère qu’elle n’en doute pas !

    Mille pensées vers vous tous et toutes.

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  33. Mel (une autre) a dit…

    Oui, c’est bien ça, en plein dans les montagnes russes en ce moment ! J’aime beaucoup le com de Furfande (et le dessin de ta fille :-)). Je voulais écrire autre chose mais j’ai oublié. Ah oui, je n’ai pas vu de poisson d’avril caché dans ce billet, mais c’est normal puisqu’il a été publié le 31 mars. Bref, ma pensée n’a jamais été aussi décousue.

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  34. Diane a dit…

    Certes les gentes en surpoids risquent des complications avec le coronavirus….N’empêche qu’avec la pénurie de farine qui se profile à long terme, les dodues auront un avantage compétitif évident dans notre lutte pour la survie.

    Très beau dessin (quoique les trottoirs sont un peu penchés, faut être prévenu pour pas se tordre la cheville). Mais y a une atmosphère particulière qui ressort (les immeubles du fond, surtout), donc c’est très réussi 🙂

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  35. Anne a dit…

    Aujourdhui je suis revenue faire un petit tour sur ton blog et jai eu la belle surprise de pouvoir te relire .je viens d ‘en terminer la lecture ,qu’ils soient cousus ou décousus quand je lis tes posts et aussi les commentaires jai l’impression d’être en terrasse à papoter avec mes potes . Merci!
    Ta fille est une artiste

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  36. Violette.b a dit…

    Oh punaise Caro tu es revenue ……illumination au 19 ème jour …..ce temps est fait pour que Caro écrive …en plus hypocondriaque …..je vais tout lire et je reviens …. j’espère que tout va bien ….je rajoute ce colossal événement à la liste des
    + du covid …..la liste s’étiole un peu je ne le cache pas

    Répondre
  37. Violette.b a dit…

    SUITE , je suis la « fan » du concert de B BIOLAY à Fourvière et je vis quai de la Pêcherie , je suis sure que tu vois , imagine la ville qui resplendit sous le soleil , la courbe de la Saone qui miroite , et pourtant cette beauté t’étreint de tristesse quand tu pars faire ton cercle de marche d ‘un km de rayon , vide , vide ….. silencieux , étrange et suspendu ……je fais des photos pour capter ….(pour mes petits enfants (à venir ) ???)

    Me reviennent les visions que j’avais quand je lisais la Peste adolescente.

    Au début j’ai eu des crises d’angoisses en pensant à la sortie , au post réclusion , à l’effort qui nous est demandé et qui va durer tout en déclinaisons variables et inéquitables en plus .
    J 19 : je télé travaille depuis 15 jours ( angoisse au bureau on partait un par un au fur et à mesure qu’on avait le pack de télétravail en disant au revoir à ceux qui restaient ) , j’ai trouvé mes marques , j’étouffe souvent , j’ai repris le chemin de la cuisine perdu depuis 2 ans , je consomme chez les petits producteurs , le système D me ravit et je l’encourage , je dépense bientôt autant en bouffe de qualité qu’en chaussures AVANT …..avant mon dieu , c’était pas toujours la joie …..alors si on passe à travers … viendra un autre après . 2020 année blanche ….oh temps suspend ton vol …
    Les comportements se révèlent, voisins , passants , collègues , employeur , syndicats de ma boite – gros lol -….désolée .
    J’aime toujours autant te lire , tu nous soutiens on te soutient , le fil se renoue facilement , comme dans les vraies relations solides , ça repart après les pauses .
    Allez bon we à toute la famille , au plaisir de te relire

    Répondre
  38. Jane B. Root a dit…

    Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que le linge attend.
    J’irai par les couloirs, j’irai par l’escalier
    J’irai de la cave au grenier
    Je ne puis demeurer confinée plus longtemps.
    Je marcherai les yeux fixés sur les marches,
    Pour pas me casser la gueule avec le panier
    Seule, enfermée, cloîtrée, le dos courbé,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
    Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
    Ni le chat au loin qui lui a le droit de sortir (connard !),
    Et quand j’arriverai au premier, je mettrai sur ton lit
    Les pyjamas et les slips que je viens de repasser …

    Répondre
  39. katy a dit…

    ben oui zut on s’y était habitué, là je reviens tous les matins voir deux fois par jour, rien!!!
    j’espère que vous allez bien.

    Répondre
  40. valerie LEROY a dit…

    Chère Caroline,

    Je suis tellement contente que vous ayez repris l’écriture de votre blog, ca me fait beaucoup de bien avec votre aisance de plume et votre humour rafraichissant. J’espère que vous allez continuer à écrire

    Bises

    Répondre
  41. Jane B. Root a dit…

    Vacances scolaires ! Je vais aller un peu dans le sud cette année… Je vais m’installer dans le garage. Je vais voyager léger …

    Répondre
  42. Jane B. Root a dit…

    Réponse à Coline

    Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise activité.
    Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui, je dirais que c’est d’abord des actions, des lieux qui me tiennent confinés, peut-être à un moment où je ne peux pas sortir, où je suis seule chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les virus forgent une destinée… Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face, je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n’est pas mon cas, comme je le disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu repasser. Et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie… Je ne suis qu’amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens aujourd’hui me disent : « Mais comment fais-tu pour avoir cette perfection de repassage ? » Eh bien je leur réponds très simplement, je leur dis que c’est ce goût de l’amour, ce goût donc qui m’a poussé aujourd’hui à entreprendre cette perfection plane et sans plis. Mais demain, qui sait, peut-être simplement je me mettrai aussi à cuisiner, au service de la communauté, à faire le don, le don de soi et de pain bien dégueu…

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