Catégorie : Un film ?

Manchester by the sea

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Sur les conseils de certaines d’entre vous je suis allée voir « Manchester by the sea ». Et je ne saurais que trop vous recommander ce film. Autant vous prévenir, il n’est pas des plus joyeux. Ok, il est définitivement triste. Mais beau. Mais triste. Mais beau.

Il y est question de la consolation impossible, d’une tentative de rédemption, des liens qui unissent deux frères, de la résilience. Difficile de vous en parler davantage sans trop en dire, mais en gros, après le décès soudain de son frère Joe (Kyle Chandler, le héros de Bloodline et de ma série préférée de tous les temps, Friday nights lights), Lee (Casey Affleck) est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick, adolescent dont la principale préoccupation consiste à trouver des solutions pour avoir des rapports sexuels avec ses multiples petites amies. En lire plus »

Demain tout commence

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Ce week-end nous sommes allés voir avec Rose et le Churros, « Demain tout commence », d’Hugo Gélin. Je ne suis pas forcément très objective, parce que la productrice exécutive du film est ma chère amie L. et que j’avais il y a quelques années réalisé le dossier de presse de « Comme des frères », du même Hugo Gélin, que je connais donc un peu. Mais si je n’avais pas aimé, je n’en parlerais pas. Et la vérité, c’est que je me suis laissée embarquer dès les premières minutes.

Parce que parfois, j’aime aller au cinéma pour en prendre plein les yeux et les oreilles, m’évader dans une histoire bigger than life, rire et pleurer à la fin. « Demain tout commence », c’est tout ça à la fois. Omar Sy, qui joue donc un jeune branleur obligé de mettre un peu d’ordre dans sa vie le jour où il se retrouve avec un bébé – sa fille dont il ignorait l’existence – sur les bras, est formidable. Il sait être drôle, on le savait, il sait aussi être émouvant. Et sexy. Et drôle. Et émouvant. Et… sexy. Il est possible que je sois tombée un peu amoureuse. La jeune comédienne qui joue sa fille une fois qu’elle a grandi, Gloria Colston, est ultra douée, on lui prédit un très bel avenir. Mention spéciale également pour Antoine Bertrand qui joue un producteur hystérique plus vrai que nature et pour Clémence Poesy, dont le personnage n’est pas des plus sympathiques mais qui l’incarne tout en nuances. En lire plus »

Brad en vrai

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Hier j’ai eu la chance d’être invitée à l’avant-première du film « Alliés », de Robert Zemeckis, avec Marion Cotillard et Brad Pitt. Pour ceux qui ne le situent pas, Zemeckis c’est « Retour vers le futur », « A la poursuite du diamant vert », « Forrest Gump », etc. On va dire, pas le perdreau de l’année.

Quant aux deux acteurs principaux, ne les présentons pas, ils se débrouillent très bien tous seuls. Le pitch avait l’air sympa, une histoire d’espions sur fond de seconde guerre mondiale, un film de genre dans la lignée des Casablanca et autre Faucon maltais, tout ce que j’aime. Et puis surtout, Brad Pitt himself qui serait là. Il n’en fallait pas plus pour me décider à sortir de chez moi un dimanche soir pluvieux. Mon fils sous le bras (ou plutôt l’inverse en fait), on s’est rendus à l’UGC Normandie et on a sagement attendu dans nos fauteuils que le spectacle commence. (à vrai dire le spectacle était aussi dans la salle, bocal de célébrités plus ou moins notables, d’une ancienne miss France à ma gauche (qui s’est avérée charmante je dois le préciser) (en fait, en présence de Brad Pitt, la vérité, c’est que tous les utérus présents dans la salle vibraient à l’unisson, sans différence de classe) (phrase éminemment sexiste j’en conviens mais un chercheur en phéromones en aurait je vous l’assure perdu son latin, ça sentait le DÉSIR à plein nez !) à une ancienne miss météo en passant par de vraies actrices totalement éclipsées par des blogueuses mode sapées comme jamais ou un fameux youtubeur arrivant à la dernière minute, juste avant Brad, histoire sans doute qu’on comprenne bien, nous la plèbe, qui c’était le patron. En lire plus »

« Le Stratagème », un film de Gilles Tillet, rien que pour vous

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Je ne sais pas si vous vous souvenez mais je vous avais parlé du projet de film de Gilles Tillet, mon ami réalisateur. « Le Stratagème ». Certains et certaines d’entre vous avaient même participé à son financement. Pour l’anniversaire du blog (oui, les dix ans c’est toute l’année 2016), Gilles vous offre le visionnage de son moyen métrage. Pour le voir, c’est ici. Au passage, il a rédigé une petite bafouille qui bien sûr m’a tiré quelques larmes, de rire et d’émotion. Il a également déterré quelques dossiers photographiques qui en diront plus que de longs discours sur ce qui nous lie mais aussi sur les années ingrates par lesquelles je suis passée (celle illustrant ma première (mais aussi dernière) randonnée en montagne vaudrait à elle seule un minute par minute. Je crois que l’expression de mon visage est l’incarnation du désespoir)…

Le Stratagème, c’est une histoire de marivaudage et de jeu. Deux mots qui résument selon moi à la perfection ce qu’est mon ami. Un amoureux des jeux amoureux.

Je vous souhaite un bon week-end et une bonne séance…

Les dix films qui m’ont fait le plus rire

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Oh mais que vois-je, un billet de feignasse ? Oui mais j’ai une excuse, j’ai une cystite (yummy !) Alors entre deux lames de rasoir à expulser, je me suis dit, tiens et si j’essayais de me rappeler des films qui m’ont fait le plus marrer ? Autant vous dire que vous pourrez vous y fier parce que là tout de suite, on ne peut pas non plus dire que je me tape des barres de rire. En lire plus »

Tout pour être heureux…

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J’ai vu ce joli film il y a déjà un petit moment, lors de la première projection avec l’équipe. J’ai parfois ce privilège et je dois avouer que c’est à chaque fois une expérience hyper émouvante, de sentir la salle vibrer à l’unisson, de percevoir le trac des acteurs, des techniciens, du réalisateur et des producteurs. C’est à ce moment là que l’on comprend à quel point un film est la somme d’innombrables énergies, un condensé de travail minutieux, qui s’étale dans le temps. Avant cette fameuse projection, il y aura eu des allers-retours interminables sur le scénario, des castings, des souffles que l’on retient avant de savoir si on en sera, des bonnes et des mauvaises nouvelles de producteurs, des dates de tournage que l’on aura peur de ne pas respecter, des galères, des caprices, des instants de grâce, des fous-rires, des larmes, des kilomètres de rush, des heures dans une cabine de montage, et puis, donc, cette pellicule qui enfin se déroule et s’imprime sur nos rétines. En lire plus »

Mustang, le coup de poing

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Paradoxe pour une apprentie scénariste, je ne suis jamais allée aussi peu au cinéma que ces derniers mois. Il y a probablement un lien avec notre expatriation de l’autre côté du périph, mais tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici quelques semaines puisque le petit cinéma en travaux à deux pas de chez moi va rouvrir ses portes. Vlà les séances à cinq euros sans la queue !

En attendant, je me rattrape avec la VOD dès que les films sont accessibles sur les plateformes de location. Et après la soirée des Césars, je n’avais qu’une envie, découvrir enfin Mustang réalisé par Deniz Gamze Ergüven, dont on m’avait maintes fois parlé et que je me maudissais d’avoir loupé. En lire plus »

10 idées de films à regarder en famille

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Lorsque j’ai emmené Rose à Lyon ce week-end, j’ai posté cette photo d’elle sur Instagram et elle a soulevé une demande: « dis Caro, est-ce que tu pourrais nous donner une liste de films à regarder en famille ? » Je me suis dit que c’était une très bonne idée, même si je me dois de vous prévenir. Tous les enfants en la matière ne sont pas logés à la même enseigne. Je pense ainsi que Rose a vu très tôt des films que son frère et sa soeur n’auraient jamais regardés au même âge. Bien sûr, on a toujours fait attention à ne pas la confronter à des problématiques ou des images qui auraient pu la traumatiser, mais avec le recul, je ne suis pas certaine qu’Harry Potter ou Narnia à 4 ans, c’était bien raisonnable. Mais c’est je pense, l’un des effets collatéraux d’être arrivée huit ans après ses aînés. Ajoutez à cela une passion pour le cinéma qui s’est développée très tôt, nous parvenons à regarder tous ensemble des films qui ne sont pas nécessairement estampillés « jeunesse ». En lire plus »

Mon Roi…

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Alors j’ai vu Mon Roi. J’y allais avec des à-priori parce que – ne tapez pas – je n’ai pas adoré Polisse. Mais franchement, même si j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs – essentiellement dans les scènes se passant dans le centre de rééducation – je me suis laissée emporter par cette histoire d’un amour destructeur. J’ai aimé ce personnage de femme embrasée, qui se brûle au soleil d’un homme flamboyant mais toxique. J’ai trouvé qu’Emmanuelle Bercot jouait à la perfection. Elle est d’une beauté brute, sans artifices et Vincent Cassel est lui aussi touché par la grâce. Animal, magnétique, hypnotisant et agaçant, il est exceptionnel. Et puis Louis Garrel, que je voyais pour la première fois dans le registre de la comédie et qui devrait continuer tant il est fin (et torride). J’ai beaucoup aimé d’ailleurs cette idée de narrateur silencieux, de ce regard du frère qui déconstruit l’histoire et joue les pythies bienveillantes. En lire plus »

La déconnade, c’est du sérieux.

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Hier je suis allée trainer mes guêtres sur le tournage des 26 minutes de Parents mode d’emploi. J’avais déjà assisté à l’enregistrement de quelques sketchs. Mais jamais de scènes que j’avais (co)écrites. L’émotion, je ne vous dis pas. Quand soudain ces heures passées à tenter de trouver le bon mot, la phrase qui fait mouche, le rythme qui rend la réplique drôle, trouvent enfin leur sens… J’ai toujours été fascinée par les plateaux de cinéma. Je peux rester des heures à regarder les acteurs répéter la même scène dans une rue parisienne, ce qui se produit régulièrement, merci la capitale. Alors je vous laisse imaginer le bonheur de petite fille hier. Même si les tournages en réalité, c’est 99% d’attente, de « chuut », de « pardon », « excuse-moi », « t’es dans le champ, là, bouge », « on la refait ». Mais quand c’est « ACTION » qui retentit, que le silence se fait et que l’espace de quelques secondes ou minutes, seules raisonnent les voix des acteurs, je retiens mon souffle et je sais. Je sais que cette magie ne disparaitra jamais. Qu’à ce moment là, tout célèbres qu’ils soient, courtisés, admirés, craints, les comédiens sont sur le fil, fragiles et incertains, brillants ou à la merci du mot qui leur échappe, suspendus au verdict de la réalisatrice, du chef op ou du cadreur. Et alors on comprend que l’on puisse vénérer autant ces funambules, pour ces instants où ils défient la réalité et nous emmènent dans un monde parallèle. En lire plus »

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