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Mes sels, docteur !

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Hier je suis tombée sur cet extrait de « C à vous », où Patrick Cohen, l’animateur du 7 – 9 d’Inter (donc un peu de la famille, je veux dire, il me parle tous les matins quand je suis dans mon bain, peu de gens peuvent en dire autant) a fait un malaise vagal.

Mais attention. Un malaise, oui, mais EN PRÉSENCE D’UN MÉDECIN. Je suis jalouse… JAMAIS je ne fais mes malaises vagaux en présence d’un membre du corps médical (les mauvaises langues insinueront que c’est moins drôle pour mon inconscient hypocondriaque si je peux être immédiatement secourue).

En tous cas, là, pof, y’avait Michel Cymes. Lequel a tout de suite SAUVÉ LA VIE de Patrick Cohen. Je peux vous dire que ça n’a pas arrangé mes illusions quant au pouvoir magique des toubibs. (et aussi Michel Cymes m’excite un peu désormais). En lire plus »

Le portnawak du lundi

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Je vous l’avais bien dit que j’étais incapable de me tenir plus d’une semaine à un rythme officiel de parution. Le portnawak du vendredi devient donc celui du lundi et non, ce n’est pas tout à fait la même chose qu’un « J’aime », ni qu’un « up and down ». Si vous ne voyez pas la différence, je ne peux rien pour vous, désolée. Il n’empêche que je crois pouvoir vous annoncer que ma grippe est derrière moi. J’ai encore les jambes en coton, les sinus pas totalement dégagés et une mine à faire pâlir d’envie Robert Pattinson, mais I’M SAFE. Le machin également, restent le père et la fille, miraculeusement épargnés à l’heure où je vous écris, mais stay tuned, ça peut toujours changer. Bref, voici ce qui ces derniers jours a attiré mon attention… En lire plus »

L’appel du scone

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Au risque de paraitre insistante, je vous ai dit que j’ai la grippe ? Jeudi, quand je me suis à nouveau réveillée avec une fièvre de cheval, j’avoue, j’ai un peu paniqué, pourtant ça n’est pas mon genre. Ni une ni deux, j’ai appelé SOS médecins. Et quand il est arrivé et que j’ai expliqué au gars que j’étais dans cet état depuis six jours, il m’a carrément engueulée. Comme quoi ça ne se faisait pas d’attendre aussi longtemps. Ben merde alors – la fièvre me fait perdre mon vernis lyonnais – j’ai argué. D’habitude on me reproche toujours de venir trop tôt et de ne pas laisser sa chance à mon système immunitaire. Et là bim, j’ai trop tardé. En fait ça va JAMAIS (j’avais l’impression d’être mon mec quand je lui fais le moindre reproche) (on peut parler de la dimension insupportable de cette défense à deux balles qui coupe court à tout débat en bonne et due forme ?).

Bref, j’ai pris la totale, bronchite, sinusite, rhinite. Mon candida danse la gigue, il vient de s’en reprendre pour une semaine d’antibiotiques, ça va être LA GROSSE FÊTE. J’envisage de me coller des ovules de gyno-pévaryl dans tous les orifices.

Depuis, je commence tout doucement à remonter la pente, je ne sais pas si c’est grâce au dieu pénicilline ou si le virus a décidé d’aller voir ailleurs si j’y suis (chez mon fils, très précisément). Selon la règle habituelle du domino, le machin est en effet rentré de l’école hier blanc comme un linge et est allé directement se coucher, comme un animal blessé, sans un mot. Il s’est relevé 15 heures plus tard, mais visiblement sans ses cordes vocales, oubliées sous son oreiller. Voilà, il n’en manque donc plus que deux, je guette le moindre signe de faiblesse chez la chérie, l’année dernière en Guadeloupe, elle nous avait fait un syndrome méningé avec crise de délire nocturne, autant vous dire que je suis super détendue. Quant au churros, je n’ai pas hâte non plus qu’il s’effondre, c’est bien connu que pour lui ce sera… pire. En lire plus »

En apesanteur (recette tarte poire chocolat inside)

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Je ne vais pas m’étendre sur mon état, cette grippe devient une sorte de running gag, tous les matins je me réveille avec l’espoir de me sentir à nouveau bien et tous les matins j’ai la fièvre au plafond. Une chose est certaine, l’année prochaine, en dépit de mes 29 ans, je me fais vacciner.

On va donc continuer si vous le voulez bien – pure rhétorique cela dit, je suis tout de même un peu plénipotentiaire ici – dans le déstructuré et le n’importe quoi, après tout si ça se trouve c’est en train de devenir une marque de fabrique, ma « signature » ? (en anglais dans le texte s’il vous plait). En lire plus »

Le grand portnawac du vendredi

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Alors après les oreilles, le nénuphar et les orteils, voilà que les champignons squattent ma bouche. Je pense que je vais finir en omelette. J’ai longtemps cherché avec quoi rimait 2015, désormais je sais, pour moi en tous cas j’ai le sentiment (je suis très intuitive) que ce sera l’année du glam. Mon frère n’en peut plus de m’envoyer des ordonnances d’antifongiques et moi je pense que je ne pourrai bientôt plus regarder mon frère en face, parce que ça a beau être la famille, voilà quoi.

A part ça, j’ai lu pas mal de choses vraiment passionnantes cette semaine, entre deux boulots à terminer (à moins que j’aie terminé deux ou trois boulots entre pas mal de lectures passionnantes) (la procrastination en ce mois de janvier atteint chez moi des sommets jamais gravis et je sens bien qu’invoquer le drame du 7 janvier commence à ne plus très bien passer). Bref, histoire que ça serve à quelque chose, je ne résiste pas à l’envie de vous proposer cette petite revue de presse du vendredi, ça pourrait devenir une chronique récurrente, ça pourrait aussi finir de sa belle mort, enterré dans le champ infini de mes velléités. En lire plus »

Test à l’aveugle : la RÉVÉLATION !

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Partenariat

Depuis deux mois, donc, j’ai prêté mon visage à la science (qui en avait bien besoin) (la science) en testant une nouvelle ligne de soins jeunesse (il faut s’y prendre très tôt, tous les experts s’accordent à le dire). Comme je vous l’avais expliqué, j’ai dans un premier temps effectué ce test à l’aveugle. C’était génial, j’avais l’impression d’être une James Bond Girl.

Si.

Plus sérieusement, ne pas connaître la marque des produits, c’était assez intéressant, parce que cela me forçait à me concentrer uniquement sur les textures, les parfums, les sensations lors de l’application. L’essentiel en quelque sorte, parce que oui, le packaging compte dans une décision d’achat. Mais croyez-moi les rides, elles s’en tamponnent du packaging.

Bref, j’ai bien aimé être agent de renseignement de la cosmétique. Et puis on a fini par me révéler le grand secret. C’était par téléphone parce que ce jour là, Rose a eu la grande idée de tomber malade, ce qui m’a empêchée de me rendre au rendez-vous en personne. Mais finalement, c’était pas mal comme ça, une façon d’entretenir le mystère jusqu’au bout. Je ne vous cache pas que je me suis ridiculisée, parce que lorsqu’il a s’agit de jouer aux devinettes, j’ai égrené le nom de quatre marques avant de tomber sur la bonne. C’est dire mon expertise et mon sens de l’à-propos.

Mais j’avais une excuse. J’étais convaincue de tester des soins assez confidentiels. Il n’en était rien puisque tadaaaaam… En lire plus »

Et les soldes, tintin ?

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Bon c’est pas tout ça mais avec ces histoires, tintin les soldes. Ce n’est pas que je sois particulièrement en fonds désormais (comme dirait Baptiste, si tu changes beaucoup de lettres à « propriétaire », ça donne « fauchée pour les quinze ans à venir et en panique pour l’argent jusqu’aux restants de tes jours ») mais ce ne serait pas du luxe que je fasse un peu valser mon slim, mes tee-shirts gris et mes boots noires dont les talons commencent à se desceller à force d’avoir été portées. Bref, quelques suggestions en deuxième démarque, avec en guest star ce fauteuil qui me fait dangereusement de l’oeil pour mon futur salon (la vérité c’est que de toutes façons, là tout de suite, je me tamponne pas mal des sapes, je rêve table basse et robot Kitchenaid (Hiiii il y a 30% sur celui-ci) (potentiel de sexitude au TOP).

Bon week-end.

#1 – Robe Ba&sh, 200 euros, 120 euros – #2 Manteau Ba&sh, 450 euros, 225 euros – #3 – Cardicool Vero Moda, 44,95 euros, 31,46 euros – #4 Pochette Ba&sh pour La Redoute, 89 euros, 48,95 euros – #5 Robe Topshop, 55 euros, 27,50 euros – #6 Sweat French Disorder, 65 euros, 58,50 euros – #7 Fauteuil AMPM, 379 euros, 152,50 euros – #8 Boots Jonak, 119 euros, 71,40 euros – #10 Tee God Save the Cream, 39 euros – #11 Veste Vanessa Bruno pour la Redoute, MEGA AFFAIRE, 99 euros, 24,75 euros

Edit: Une grosse affaire s’est cachée dans la sélection, sauras-tu la reconnaitre ? (moi oui).

Bloom’s, dites-le vraiment avec des fleurs…

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S’il y avait un jour où me voir offrir des fleurs pouvait me faire du bien, c’était bien mercredi. C’est Violette qui me les a fait envoyer, via Bloom’s, une jeune société qu’elle avait repérée il y a quelque temps. Oui, on est comme ça entre blogueuses, parfois on se chie dans les bottes mais parfois, souvent, même, on se dit qu’on s’aime avec des roses. Et dans ce monde cruel, il n’y a peut-être rien de plus fort finalement que les fleurs. Si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce qu’honnêtement, vraiment, je n’avais jamais reçu des roses aussi belles. Et que le concept de Bloom’s m’a charmée, moi la fille aux deux mains gauches. Parce que Bloom’s, ce n’est pas un énième service de livraison de bouquets. A mi-chemin entre la box et le DIY, l’idée consiste à commander une sorte de fleurs. Celles-ci, directement achetées au producteur, et donc ultra-fraiches, vous sont apportées dans une grande boîte, en vrac, avec les feuillages assortis, du raphia et une petite carte explicative pour que vous les assembliez vous mêmes. Bien sûr, mon bouquet ne sera jamais aussi beau que ceux que me fait ma fleuriste perso de luxe, aka Zaz, la fille qui parlait aux pivoines et aux renoncules. Mais avec mes filles on s’est amusées à couper les tiges, à les assembler. L’eucalyptus nous a laissé un doux parfum sur les mains et depuis quatre jours, les boutons de rose ne cessent de s’ouvrir, se révélant plus belles à chaque matin. En lire plus »

Le jour d’après

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Je ne sais vous mais moi j’ai du mal. Du mal à travailler, du mal à sourire, du mal à aimer, même, comme si le mot n’avait plus de sens. Je suis en boucle sur Inter ou I-Télé, je regarde avec une fascination presque morbide (mon quelqu’un va se RE-GA-LER) les témoignages des proches, de Patrick Pelloux, de Jeannette Boughrab. Je ne m’épargne aucun détail, je lis tout.

Je m’interroge, beaucoup.

Qu’est-ce qui relève dans cet état post-traumatique dans lequel je me sens, de la véritable tristesse, qu’est-ce qui relève justement d’une certaine « complaisance mélancolique » (encore une formule chère à qui vous savez) ?

Hier, j’ai fait ma minute de silence toute seule, en essayant de percevoir à ma fenêtre le glas de Notre Dame, en vain. Et puis je me suis dit que de toutes façons, si Charb et cie sont quelque part (ce dont je doute, j’essaie, mais je n’y crois toujours pas), ils doivent bien se marrer à l’idée qu’on donne des messes pour eux. Non parce que moi, bien avant les caricatures de Mahomet, celles qui me faisaient rire, c’étaient celles du pape. Mention spéciale à celle du pontife en train de sodomiser une taupe. En lire plus »

Not Afraid

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Je reviens de la Place de la République. J’y suis allée avec une amie, B, et j’y ai retrouvé par hasard d’autres proches, MC, JC, V. Je ne vais pas vous faire de longs discours, ce que je ressens aujourd’hui n’a pas grande importance et je n’ai pas plus de mots que tous ceux qui se sont égrenés sur les réseaux sociaux et les chaines de télévision. Je ne suis pas spécialement du genre à brandir ma carte de presse, j’ai bien conscience que je pratique un journalisme confortable et léger, je n’ai jamais imaginé concourir pour le Pulitzer. Mais aujourd’hui, je ne m’étais jamais sentie aussi fière de ce numéro, 100 092. Et je me dis que le moins que je puisse faire est de ne pas taire mon indignation, même si c’est bien peu de chose.

Sur la place de la République, le mot Liberté était scandé, entrecoupé d’applaudissements. Par moment, le chagrin semblait submerger les uns et les autres, comme une vague qui vous surprend, vous nouant la gorge et inondant vos yeux. Ensuite, nous avons marché, lentement et en silence, vers l’hôtel de ville, passant à quelques mètres des anciens locaux de Charlie Hebdo, ceux qui furent incendiés.

Aujourd’hui, des enfants ont perdu un père, des femmes leur compagnon, des parents un enfant. Aujourd’hui, c’est le rire que l’on a fait saigner, c’est notre pays, celui des droits de l’homme et de la liberté, qui a été fusillé. Je ne sais pas comment on fait pour continuer, ce n’est pas la première fois que je me pose la question mais je suis de moins en moins sûre d’avoir une réponse. Les journalistes de Charlie Hebdo n’avaient pour arme que leurs crayons HB. Le policier qui est tombé, tué à bout portant, s’appelait Ahmed. Rien de tout cela n’a de sens, rien.

Sur ces pages, au fil des ans, se sont construites des amitiés virtuelles, des débats enflammés se sont tenus, démentant tout ce qui peut se dire sur l’impossibilité d’avoir de vraies conversations sur Internet. Je crois fermement que seul l’amour peut venir à bout de cette horreur. Alors voilà, continuons à nous aimer, même si nous avons le coeur en miettes ce soir.