Catégorie : Pensées en vrac

Présidentielle de comptoir #6

Bon, je vous le dis officiellement, ceci sera mon dernier « Présidentielle de comptoir ». Premièrement parce que tout cela touche à sa fin et deuxièmement parce que même si les débats sous ces billets sont d’une exceptionnelle qualité, j’ai tout de même reçu quelques messages assez violents (par mail ou FB notamment) qui finissent par me lasser un peu. Je comprendrais si je m’étais transformée en militante « En Marche » acharnée, mais ça n’est pas le cas (je n’ai jamais appartenu à un parti et je n’en ai pas l’intention). Mais concluons tout de même, parce que l’heure est grave, je crois.

Hier, j’ai vécu comme vous tous j’imagine, une journée d’une longueur insoutenable. Comme me le faisait remarquer un ami, c’était « comme une finale des Bleus au mondial ». Avec cette envie que ça arrive, mêlée d’une angoisse que, justement, « ça » arrive. A ceci près qu’une victoire des Bleus peut me mettre en transe, alors que je savais déjà qu’une victoire de celui pour lequel j’avais voté ne me transporterait pas outre mesure. En lire plus »

Présidentielle de comptoir #5

A quelques jours du premier tour, voici mon état d’esprit. J’ai hésité à vous livrer à nouveau une chronique politique, parce que je me doute bien que l’excitation et la nervosité du premier tour obligent, je risque de tendre un bâton pour me faire battre. Mais après tout, peu m’importe, manifestement je n’ai pas besoin de parler politique pour m’attirer quelques foudres, alors autant y aller.

Je sais pour qui je vais voter. Je m’étais promis de ne pas dévoiler mon choix, sans doute parce que mon vote ne sera pas, cette fois-ci, un vote de conviction totale. Mais ici j’ai toujours été assez transparente sur mes opinions (euphémisme) et ce serait assez hypocrite de vous cacher ce que j’ai de toutes façons déjà plus ou moins insinué à plusieurs reprises.  En lire plus »

Pierre qui roule…

Je sais que je commence à avoir un besoin criant de vacances quand je me mets à me cogner partout, voire à me casser la figure. Je suis en effet cette personne qui tombe, souvent. De préférence dans des escaliers. Ma dernière chute m’a d’ailleurs laissé de véritables séquelles, je vous déconseille de vous casser le cul ou, plus scientifiquement parlant, le sacrum. C’est la voie royale pour un toucher rectal pour tout un tas de joyeusetés, comme des sciatiques à répétition, des douleurs lombaires, voire, (vous saurez tout) une sorte d’engourdissement de la salle des fêtes quand je reste assise trop longtemps sur une chaise. La première fois j’ai quand même eu super peur. Parce que j’avais déjà eu des fourmis dans les jambes, mais ne plus sentir son abricot alors qu’on est pas en train d’accoucher sous péridurale, c’est chelou.

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Free lance: les dix points forts et les dix points faibles

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Ce week-end, je discutais avec un ami qui me racontait la énième aberration qu’il avait vécue dans son boulot. Le genre de décision dont on sait qu’elle sera remise en question dans un an ou deux, pour revenir au point de départ, avec comme dommages collatéraux la démotivation certaine d’une bonne partie des « collaborateurs » (le mot de droite pour ne pas dire « salariés »). Je compatissais et en moi même, je me disais qu’en dépit de tout un tas de choses parfois pénibles qu’implique la vie de free-lance, j’étais désormais certaine que je ne pourrais plus jamais retravailler en entreprise. A quelques semaines du 6ème anniversaire de ma vie d’indépendante, j’ai eu envie de lister les principaux avantages mais aussi, parce que rien n’est jamais tout noir ou tout blanc (il y a beaucoup de gris, aussi). En lire plus »

Imperceptibles changements

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Ce matin, avant d’écrire ce billet, je me suis dit, « tiens, si je faisais ma pute à clics et que je parlais de Kim Kardashian ? » Mais comme toujours quand je m’apprête à rédiger, j’ai commencé par le faire dans ma tête. Et la vérité, c’est que je n’avais quand même pas grand chose d’intelligent à dire sur la question. Or l’idée bien sûr, c’était de faire ma pute à clics sans en avoir l’air, en faisant mine de DÉCRYPTER le phénomène médiatique qui a soudain fait perdre les pédales à nos chaines d’info préférées. Mais non, rien, si ce n’est que, je l’avoue, je ne pensais pas qu’on pouvait réellement se balader avec 10 millions de bijoux sur le dos. Pour le reste, c’est une histoire d’agression, même si la victime est pour moi ce qu’il existe de plus grotesque en matière de célébrité, ça ne me donne pas vraiment envie d’en rire, ça reste une agression.

Bref, je ne vais donc – presque pas – vous parler de KK. Mais alors de quoi ? J’ai bien quelques bribes d’idées, un quasi up & down, mais pas non plus tellement envie aujourd’hui. Or ces derniers temps, je m’aperçois que j’ai tendance à davantage les écouter, ces envies et non envies. A ne plus les étouffer sous le poids de ma culpabilité et de mon sens des obligations. A ne plus trop non plus m’en défausser par de fausses excuses, dont j’ai fini par épuiser le réservoir. En lire plus »

Joue la comme Pivot (et moi et moi et moi)

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Je suis retombée hier par hasard sur le questionnaire de Pivot, celui qu’il soumettait à ses invités d’Apostrophe (et soudain un mythe s’effondre, cette femme a en réalité 75 ans). Pas du tout ! Je n’étais qu’une enfant (un foetus en réalité) lorsque l’émission préférée de mes parents passait sur Antenne 2 (il parait que France 2 s’appelait ainsi à l’époque mais je ne m’en souviens pas), mais j’adorais ce moment là (j’étais précoce). Plus sérieusement, j’adorais et je crois pouvoir avouer que je m’imaginais un jour sur l’un de ces fauteuils en train de répondre moi aussi à Bernard. Je crains que pour Bernard ce soit un peu mort, mais le blog a ceci de merveilleux qu’il permet à tout un chacun de s’interviewer soi même. Alors comme il s’avère en plus que je n’ai AUCUNE idée de billet aujourd’hui, je me suis dit que j’allais m’y essayer. Et si ça vous amuse, vous pouvez aussi vous lancer… En lire plus »

Blanche parle toute seule

Blanche Gardin

(Copyright William Maingueneau)

Salut. Petit passage express, pour vous recommander très chaudement d’aller voir Blanche Gardin si elle passe par chez vous. Je crains hélas que pour Paris ce soit complet désormais mais elle va tourner dans l’hexagone il me semble (je vous mets là les dates qui sont déjà programmées).

Blanche Gardin, la première fois que j’ai entendu parler d’elle, c’est lorsque j’ai commencé à écrire pour Parents Mode d’Emploi parce que c’est avec elle que Béatrice Fournera a créé la série. On s’est croisées, rapidement, dans un ou deux cafés, je l’ai vue dans « 20 ans d’écart » (Patrick, la photographe, c’est elle) et dans Working Girl. Et puis donc, je suis allée la voir avec ma copine Zaz à La Nouvelle Seine, une péniche qui mouille à l’ombre de Notre Dame (hin hin). On avait eu l’excellente idée auparavant de nous siffler un litre de margharita au El Sol y La Luna, que nous avons épongé avec des quesadillas au poulet et guacamole. Parfait pour un spectacle dans un BATEAU. En lire plus »

La thérapie, deux ans après

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« Et comment on sait que c’est fini », j’ai demandé incidemment à mon quelqu’un la dernière fois. L’air de ne pas y toucher, j’ai rajouté, « je parle en général, bien sûr », espérant secrètement qu’elle me réponde que pour les autres elle ne pouvait pas dire mais que moi j’étais désormais au top avec ma psyché, merci au revoir et bravo pour tout.

Au lieu de quoi elle a glissé que c’était en fonction de chacun mais que souvent, on avait envie d’arrêter quand on sentait qu’on ouvrait une porte et qu’on avait peur de ce qu’on allait y trouver. Et là, franchement, je crois qu’elle ne parlait pas « en général ».

Bref, je continue à aller voir mon quelqu’un toutes les semaines depuis désormais deux ans. On me demande parfois ce que ça m’apporte, si c’est « efficace », si ce n’est pas trop chiant à la longue. J’aurais tendance à répondre respectivement « je ne sais pas », « plutôt » et « ça dépend ». En lire plus »

Au théâtre hier soir…

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Depuis une bonne semaine, Rose est malade. Angine monumentale, qui résiste aux antibiotiques (ne me dites pas que c’est viral, c’est fort possible mais on n’en saura jamais rien, figurez-vous que la sécu est à cours de tests pour le vérifier, du coup, dans le doute, antibios pour tout le monde) (la rupture de stocks qui va coûter bonbon…). Fièvre au plafond, ganglion, gorge en feu et nez plus bouché que le tunnel de Fourvière un 15 août. La routine, j’ai des enfants totalement perméables aux miasmes. Mais pas de bol, pile la semaine de son spectacle de théâtre, cours qu’elle a suivi assidument toute l’année, pleurant même les rares fois où je ne pouvais pas l’emmener (comment font les parents dont les gamins font trois activités par semaine, MYSTÈRE). Alors on a utilisé la bonne vieille méthode du suppo de doliprane juste avant les répètes et de l’advil en renfort avant la représentation. Parce qu’il était inenvisageable de rater ça (par contre sécher l’école n’a pas semblé poser un énorme problème). En lire plus »

Pot-pourri

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Alors déjà je voulais dire merci à toutes les chouettes personnes qui se sont manifestées hier sur Snapchat. Géraldine le disait et je le confirme, c’est un réseau qui se distingue aussi par sa facilité à créer une autre sorte de lien. Je ne sais pas si c’est parce que c’est très éphémère, mais le contact se fait d’une manière assez naturelle et il m’est plus aisé de répondre que par mail. Bref, c’était chouette, ça a bien égayé mon lundi (mes semis de radis me causent énormément de souci).

Par ailleurs… Et bien par ailleurs, pas grand chose à vrai dire, ou plein, mais rien que je ne puisse vraiment exploiter ici. Mais bizarrement, alors que je n’ai donc pas grand chose à vous raconter, l’idée de ne rien poster me chiffonne (la peur du vide sans doute). Alors on va dire que ce billet, encore plus qu’un autre, n’existera que pour lui même, comme une sorte de pot pourri de pensées inutiles. Voici, en vrac, ce qui a traversé mon esprit ces derniers jours… En lire plus »