Mois : octobre 2008

L’autre Emmanuelle

Je sais, c'est bizarre venant de moi.

Je sais, je suis athée et plutôt allergique aux cathos. En tous cas au pape, on l'aura compris. Et aussi au dogme dans tous ses états.

Mais voilà, Soeur Emmanuelle je l'aimais bien.

Alors ce matin, je suis un peu triste. Parce que c'était une âme pure, une petite soeur des poubelles qui s'est éteinte cette nuit et que vous n'y croirez peut-être pas mais à 12 ans, je voulais être nonne.

Mais vraiment hein. Pas instit, pas infirmière, non, nonne.

Ce qui angoissait un peu ma mère qui ne cessait de me répéter: "tu sais, il y a d'autres métiers…"

N'empêche que voilà, adieu soeur Emmanuelle.

Up and down, épisode 4

Salut c'est Anne Sinclair !

Lol

(bon, ok, cette entrée en matière est directement inspirée de celles de Violette, mais je n'ai pas pu résister, pardon).

On se fait un petit up and down les chéris ?

Allez.

Up: Le Point rapporte que des scientifiques viennent de lever un lièvre. Enorme, le lièvre. Voyez plutôt: paraitrait que l'obésité est liée à "une réaction insuffisante des centres du plaisir du cerveau". En français: les gens gros le seraient parce qu'ils n'éprouvent pas assez de plaisir lorsqu'ils mangent. Du coup, ils sont obligés de manger beaucoup pour atteindre le nirvana. Alors moi je m'insurge direct. Parce que sur une échelle du plaisir qui irait de 1 à 10 je suis déjà à 15 quand je mange un carré de chocolat ou une part de flan. Donc pour moi ça vaut pas. En plus, je ne veux pas dire mais perso, plus c'est bon, plus j'en veux. Alors en admettant que mes petits capteurs en dedans de mon cerveau ne soient pas au top, je préfèrerais qu'on ne s'amuse pas à les booster. Parce que là on part direct dans des limites sans bornes, c'est moi qui te le dis. A bien y réfléchir, c'est peut-être un down.

Down: Les 600 millions que l'Ecureuil vient de boulotter sans faire exprès. En même temps, c'est peut-être un up, là. Chais plus, je suis complètement sens dessus dessous. Non parce que les gens de la Caisse d'Epargne sont catégoriques, cet argent ne VIENT PAS DES COMPTES DES CLIENTS. Ah boooooooooooooon. Alors ça va ! En plus, le patron de la banque des rongeurs à la queue flamboyante l'assure dans le jdédé, ça ne va pas du tout plomber les comptes de l'entreprise et personne ne va en pâtir, même si "l'incident" est grave, il l'admet. L'INCIDENT. Putain. Non mais franchement, fallait le dire qu'on n'était pas à 600 millions près à la caisse d'Epargne. Bon, je sais, il y a sûrement des gens super intelligents et informés qui vont venir m'expliquer que je suis démago et que je confonds tout vu que je suis une tanche en économie de la finance. Bien sûr. N'empêche que bon, Popeye, manque 600 briques, là !

Up: Les chataignes du jardin de mes parents. Qui, une fois transformées par ma mamie en crème de marron font de mes petits déjeuners un plaisir unique. Parce que la crème de marrons de ma mamie avec morceaux, mélangée à du fromage blanc, ça tue sa race. Sa grand-mère.

Up: Les conseils des filles de la rédaction du Elle de la semaine dernière pour avoir plus de style.  En vrac: s'acheter un trench Yamamoto, un sac Hermes ou un cabas Dior, une robe noire Lanvin et un blouson Saint Laurent et j'en passe. Ben ça se précise, je ne suis pas prête d'avoir du style, rapport à mon pouvoir d'achat. En même temps, quand tu vois que la classe 2008 pour Inès de la Fesse c'est mettre des culottes à froufrous et noeuds noeuds sous un "truc sport", je me demande si je ne vais pas passer direct à la classe 2009.

Edit: Merci à Marie-Laetitia pour l'info du Point !

Edit2: Il y a à nouveau la possibilité d'obtenir des places à 5 euros pour aller voir "Dans la peau d'une grosse" pour les lecteurs et ices de ce blog. Ecrivez moi à cfrancfr(at)yahoo.fr si vous êtes intéressés…

Conversation sur l’oreiller

Hier matin, au réveil, vers 6h45. (Apparté: oui, Helmut fait ses
nuits mais il ne faut pas non plus se voiler la face, à deux mois et
quelques la grasse mat c'est illusoire).

Bref, à 6h45, je comate
dans le lit, mon crampon accroché au sein, heureuse, certes, de cet
instant de complicité merveilleuse mais pensant secrètement qu'à 9h30
je l'apprécierais d'autant plus.

Ok, en fait à 6h45 je maudis la
terre entière ainsi que mes ovaires qui eurent la bonne idée d'ovuler
avec dix jours d'avance en novembre 2007. 

L'homme à côté se réveille doucement.

Ah oui, autre apparté, autant préciser qu'ils sont bien terminés, les premiers temps où il se levait pour apporter l'enfant dans les bras de sa mère afin "de participer à sa façon à l'allaitement". Maintenant il roupille sec.

Il se réveille donc et s'étire comme un chat, puis s'étonne, angélique, que "cette enfant dorme aussi bien à son âge". Sauf que depuis hier 23h, je me suis levée toutes les trois heures. Parce que oui, Helmut fait ses nuits sauf… quand elle ne les fait pas. 

Bref, doooonc, il se réveille et pose un regard tendre et affectueux sur sa progéniture qui tête bruyamment. Puis il se colle contre moi et de l'air le plus détaché qu'il ait en réserve me demande:

– ça va tes seins, ils ne sont plus douloureux ?

– Non, c'est gentil de t'en inquiéter mon amour, mais ça va.

– Ah, tant mieux. (puis, après une petite hésitation) Mais… ça va comment en fait ? Je veux dire, tes tétons, ils sont biens ?

– Oui oui, super, plus de problèmes, ils sont impecs.

– Ah, je suis bien content. (à nouveau une petite hésitation) Heu… Impecs comment ? Ils sont comment, EXACTEMENT ? Ils sont durs, par exemple ?

Comprenant où il veut en venir, je lui jette un regard qu'on peut raisonnablement qualifier de haineux et lui réponds avec le plus grand calme:

– Ecoute mon amour, exceptionnellement je t'autorise à appeler sur le champ Ulla ou toute autre personne possédant un numéro de téléphone surtaxé et dont le prénom se termine par A. Demande lui ce que tu veux sur ses tétons ou toute autre partie de son corps, il n'y a aucun problème. Mais si tu penses UNE SECONDE qu'à six heures du matin après avoir passé une NUIT DE MERDE pendant que monsieur ronflait comme un salaud, je vais trouver la force de tenir une conversation cochonne qui à tous les coups va te donner envie de passer à l'acte alors que la seule chose DONT JE REVE c'est de dormir, et ce même DEUX MINUTES de plus, laisse moi te dire que tu es loin, très loin du compte. Mon amour.

Sur ce, Helmut a fait un énorme prout puis déchargé son kilo matinal de caca dans sa couche. Ce qui a mis un terme à la conversation.

A part ça, un enfant ça met du ciment à l'intérieur du couple.

Coup de sifflet

 Et voilà, ça devait arriver. Pas d'idée. Plus rien qui sort de mon cerveau atrophié.

A croire que les chercheurs britons avaient raison, faire des lardons ça flingue les neurones. Nous voilà bien.

Pourtant, je pourrais m'énerver contre genre MAM, la ministre de notre intérieur, qui veut retrouver et faire condamner tous les vilains garçons qui ont sifflé la marseillaise au Stade de France. C'est sûr que le système judiciaire n'est pas du tout engorgé en ce moment, m'est avis que les juges apprécieront.

En plus, faut pas croire, je condamne, hein.

Sauf que si ça se trouve, c'est Lââm qu'ils sifflaient les cons. Aucun goût.

Non sans rire, le drapeau, l'hymne et tout le toutim, faut respecter un minimum.

Mais le jour où tout un gouvernement s'élevera d'un seul homme pour protester contre les injures racistes dans les stades, là peut-être je m'indignerai pour la Marseillaise sifflée. ça me rappelle le coup de la banderole anti-chti. Certes ce n'était pas malin. Seulement juste avant, un joueur noir avait été expulsé lors de je ne sais plus quelle rencontre pour avoir un peu perdu son sang froid après s'être fait harceler par un supporter facho. Personne ne s'était ému.

Alors bon, ils sont mignons mais là, tous, à chercher des solutions pour que ça ne se reproduise plus (Nanard Laporte obtenant la palme en décrêtant qu'il n'y aurait plus de matchs avec les pays du Magrheb, ça c'est pas du tout de la discrimination) mais très honnêtement, j'aimerais mieux qu'on m'explique un truc.

D'où qu'ils sortent les 360 milliards ?

Oui, ceux qu'on va donner aux banques pour que les gentils traders ils retrouvent la confiance que le libéralisme il leur avait mis à l'intérieur?

Hein.

Non parce que là, chais pas, chuis perdue.

Edit: ah ben en fait, finalement, j'avais de quoi raler.

Fermez les yeux, c’est le même bleuuuuu…

 

C'est la photo du mercredi, ouiiiiii !

J'aime
cet escarpin, parce que vu comme ça, on pourrait penser qu'il a été
oublié par une cendrillon de passage. Alors qu'en réalité, la
cendrillon en question serait plutôt la femme de Schreck, vu que ce
stilleto mesure environ deux mètres sur trois. Et à l'intérieur, la
Vénus de Boticelli y est peinte…

 

Je l'ai pris en photo il y a deux ans de cela à Saint-Trop, lors d'un séjour estival. Il était exposé dans la citadelle du petit village varois aux côtés d'une ballerine monumentale en équilibre sur un ballon rouge

 

 

… ou d'un collier de perles géant accroché à un arbre.

 

 

Je ne sais pas pourquoi mais je repense souvent à cette journée, à ce ciel si bleu, à cet endroit désert alors que quelques mètres plus bas la foule oppressante s'agglutinait devant des yachts vides de vraies stars.

J'aime Saint-Tropez parce qu'il parait que j'y ai quelques attaches familiales, parce qu'on y mange les meilleures tropéziennes du monde, parce que je suis à mes heures une midinette, parce que malgré tout ce que j'y déteste je ne me lasse pas d'y retourner, souvent…

Edit: Et aussi je ne loupe pas un épisode de sous le soleeeeeeeeil. Bleu marine et blue… éblouie pareil. Ben quoi, je kiffe D'jèss et ses copines qui ne travaillent pas mais vivent dans des maisons improbables, c'est mon droit, non ? Le plus drôle étant de repérer les moments où elles se caillent à mort rapport que les épisodes sont tournés en plein hiver…

Edit2: Tu notes que t'as eu TROIS photos au lieu d'une ? C'est pas de la générosité ça ?

Edit3: Ces photos sont aussi censées mettre un peu de soleil dans le coeur d'une amie qui en a bien besoin aujourd'hui. S., je pense à toi, bichette.

Le lait maternel si je veux

Je ne voudrais pas être gonflante avec mon allaitement mais il se trouve que j'ai envie de t'en parler encore une fois.

Attends,
ne pars pas, promis je me suis enfin mise à laver mes soutifs et puis
niveau lactation ça s'est régulé, du coup je commence à gérer les
auréoles. Limite je me marre quand je regarde un coussinet. Hin hin
hin. Quant aux crevasses, à peine là, elles trépassent.

Non, en fait je veux plutôt évoquer tout ce qui se planque derrière le mouvement pro-allaitement et qui aurait un chouïa tendance à me coller les glandes. Mammaires.

Parce que personnellement, si j'avoue adorer donner le sein à mon enfant et en tirer une grande satisfaction, je ne me vois pas brandir mon téton en étendard et manifester pour la libération de tous les nichons.

Ce qui n'est pas le cas d'organisations comme la Leche League. Sans vouloir stigmatiser qui que ce soit, j'avoue être assez vite agacée quand je lis par exemple sur l'un des documents mis en ligne sur le site de cette association pro-allaitement que l'industrie du lait est aussi nocive que celle du tabac. Ou quand on m'explique qu'un bébé doit être alimenté par sa mère pendant ses deux premières années. Et exclusivement jusqu'à six mois. Ce qui implique par conséquent d'arrêter de bosser.

Ou de passer tes nuits à tirer ton lait.

Parce que perso j'ai essayé une fois de faire un biberon comme ça et après deux heures à suer sang et eau et à voir mon sein s'allonger dans la ventouse pour finir par ressembler à un rouleau à patisserie, j'ai lamentablement tiré 60 millilitres. Ce qui équivaut à peine pour Helmut à un tapas.

Bref, non que je juge les femmes qui s'adonnent à l'allaitement le plus longtemps possible. J'ai envie de dire que chacun fait ce qu'il veut. Et aussi ce qu'il peut.

Mais l'idéologie qui semble sous-tendre le mouvement pro-allaitement me met mal à l'aise. J'y vois derrière l'idée qu'une "bonne maman" est nécessairement une maman qui "nourrit". D'ailleurs au passage, l'expression "nourrir son bébé" fait tourner mon lait. Est-ce à dire que si on choisit le biberon notre petit mourra de faim ?

Franchement, à la question – souvent posée par des gens que tu ne connais ni d'Eve ni d'Adam – "Et… vous nourrissez ?", j'ai envie de répondre: "Non, je le laisse crever la dalle, pourquoi ?".

J'ai également un peu de mal avec tout ce qui va avec cette tendance ultra, à savoir le co-sleeping, le portage permanent du bébé etc etc etc. Un enfant se sépare de sa mère dès sa naissance. Et notre boulot, à nous, c'est essentiellement de lui apprendre voler de ses propres ailes. Alors le côté "je maintiens mon gamin dans une dépendance affective et alimentaire le plus longtemps possible", ça me gêne. Parce que quelque part, je me demande si ça n'a pas pour seul but de contenter des mères qui ne veulent pas accepter l'inéluctable, à savoir qu'elles font deux avec leur enfant.

Et puis être mère, de la même façon que ça ne se réduit pas à avoir souffert à l'accouchement et à avoir "réussi" à le sortir par les voies naturelles, ça ne se résume pas non plus à la façon dont on donne à manger. Oui on peut être une bonne maman en choisissant le lait en boîte. Et non, ça ne revient pas à empoisonner son bébé comme il est suggéré dans ce document sus-cité (j'adore écrire "sus-cité", chais pas, ça me fait des trucs).

En plus, je ne veux pas dire mais avec tout ce qu'on mange et respire, ça m'étonnerait que le lait qui coule de nos mamelles soit 100% bio, hein.

Bref, voilà, qu'il s'agisse de protection de l'environnement, de la péridurale ou de l'allaitement, je dis non à l'idéologie, au dogme et au radicalisme. Et en écrivant ça, je sais que je ne vais pas nécessairement me faire que des ami(e)s, parce qu'à force de blogguer, j'ai découvert que si tu veux que ça fight bien dans les comms, il suffit d'aborder un de ces trois sujets.

Je te jure, ça peut partir en live plus vite qu'une discussion sur la peine de mort ou l'avortement…

Edit: Ce post m'a été inspiré par l'organisation récente de la "Grande Tétée", rassemblement d'allaitantes dans un parc pour donner toutes ensemble au même moment le sein afin de promouvoir ce mode d'alimentation. Pardon à celles qui lisent ce blog et qui auraient participé à cela mais franchement… Franchement, quoi.

Edit2: J'adore allaiter, chaque repas est pour moi une merveille de tendresse avec mon bébé, en plus elle ne régurgite jamais, elle dort super bien, bref, je suis RA-VI-E. Mais je me souviens aussi avec ravissement des biberons donnés à mes premiers. 

Edit3: Je ne suis pas une amie de Nestlé, Bledina et consort pour autant. Je suis juste pour la liberté de chaque femme à utiliser ses seins comme elle veut. Parce que ne nous voilons pas les nibards, après l'allaitement, ça se casse bien la gueule.

Up and down, épisode 3

Up and down, déjà l'épisode 3, mon ami. Oui, comme le temps passe,
écoute, c'est dingue que tu me dises ça parce que j'en parlais pas plus
tard qu'hier à ma banquière.

Bref, accroche tes mains à ma taille, et viens, c'est sympa tu verras…

Up: Le fromage-gâteau ou autrement dénommé cheese cake aux fruits rouges de Fanny, que c'est une tuerie et que si vous êtes gentils elle nous le refera avec photo à l'appui. Franchement rien à envier aux merveilles que tu achètes chez Finkelstein rue des Rosiers. Bon, Fanny, je sais, je te prends au débotté mais voilà, avant d'accoucher, tu nous fais une recette filmée ? Et tant que j'y suis, Zaz, t'en es où de ton tutoriel sur les crevettes à la Thaï ? Non mais je ne veux pas dire les amies, mais ça serait sympa un petit coup de pouce collectif pour assurer la pérénnité de ce blog, non ? C'est la crise ou c'est pas la crise ?

Down: Julien Doré a chanté avec Carla Monmari à Taratata. Pourquoi, Julien, pourquoi ? Pour l'argent, probablement. N'empêche que c'est dommage. 

Up: Les caisses de la France ne sont pas si vides que ça, la preuve en une semaine c'est pas moins de 40 milliards d'euros qu'ils nous ont dégotté pour renflouer les caisses des banques en pré-faillite. Dire que pour le RSA l'a fallu ramer des ronds de chapeau histoire de rassembler un pauvre petit milliard de rien du tout… On pourrait presque penser que parfois y'a des caisses à deux vitesses.

Down: Le truc c'est qu'en fait les caisses en question, c'est nous qu'on les remplit. Et que les boulettes des traders c'est nous qu'on les paie. Vive le nouveau communisme que nos chefs d'Etat libéraux ils pratiquent sans le savoir.

Up: C'est l'automne et l'automne sur le marché, il y a des figues de Soliès. Et même si elles sont un tout petit peu moins bonnes que celles que j'ai boulottées il y a un an à Sifnos direct sur l'arbre, ça reste un plaisir unique de mordre dans ce fruit juteux et de sentir sous la dent les petits grains acidulés. Après, c'est sûr, tu fais bien caca mais ton transit, il te dit merci beaucoup.

Up: Oui, c'est le deuxième up de suite mais en temps de crise n'avons-nous pas intérêt à pratiquer la méthode coué ? Si, intérêt nous avons, mon lardon. Je suis dans le Psychologie du mois d'octobre. Je veux te le dire depuis un bail et à chaque fois j'oublie. Alors que pour ma carrière personnelle, c'est important, non ? En plus l'article est bien, je m'y retrouve.

Down: Lu en une de Closer,  "J'ai failli quitter Johnny", confie Laetitia. Doux-Jésus.

Up: La barrette slim. Un hit de l'hiver toutaozeneight selon la bible de la fachionerie, je veux évidemment parler du Elle. Tu y crois que j'en pique à ma fille depuis que je suis passée entre les ciseaux de Toni and Guy, les coiffeurs branchés qui semblent estimer que deux yeux c'est superflu et que par conséquent, un seul de dégagé c'est tout à fait suffisant ? Et si. Je suis slim de la barrette et en plus d'être pratique – je ne partage pas l'avis de Toni et guy s'agissant des yeux, deux c'est limite pas assez en ce qui me concerne rapport à mon astigmatisme – c'est super 2008. Et pour une fois, vl'à un slim qui me va. Que demande le peuple ? Hein ? Quoi ? Du pain ? Et bien donnez lui de la brioche, nom d'un chien ! 

Loft Dati

Au cas où tu ne saurais pas, en ce moment, y'a un grand jeu au gouvernement. ça s'appelle "C'est pas moi qu'a sauté Rachida".

J'ai l'air d'en rire, et pourtant, difficile de trouver plus affligeant.

Parce que le teasing actuel consistant à chercher qui est le père du grumeau de Rachida me tape sur le coquillard.

Attends, je t'arrête de suite, moi aussi j'aimerais savoir qui c'est le papa. J'ai même appelé tout de suite ma copine S. qui travaille dans un grand groupe de presse et qui est du genre informée pour qu'elle me mette dans le secret des dieux. Mais je suis du genre à me passionner pour les amours de Victor Newman et Ashley Abott, donc je suis un mauvais exemple. Surtout, j'ai envie de dire, ce n'est pas parce que les gens ont de bas instincts qu'il faut leur donner satisfaction.

En réalité, plus que le fait que tout le monde veuille savoir et que les rumeurs les plus folles circulent sur l'identité du géniteur (genre Arthur, pourquoi pas Steevie aussi ? Ah, non, pas Steevie, en fait, à cause de l'homosexualité, ça ne va pas être possible, mais sinon, pourquoi pas, du moment qu'il passe à la télé ça peut le faire, parce que tu remarqueras quand même que Rachida à priori elle ne couche pas avec un mec lambda, il doit être homme politique, acteur ou grand patron), ce qui me choque tout particulièrement, ce sont les démentis roublards et machistes proclamés sur un ton de potache par certains membres du gouvernement.

Il y a eu Bernard Laporte, qui manifestement s'est cru obligé d'annoncer en marge d'une réunion tout ce qu'il y a de plus officielle que non non non, il ne s'était pas tapé sa collègue. Ok, il ne l'a pas dit comme ça, m'enfin quand un mec assure que c'est pas lui le papa, c'est à peu près ça le message. Non content de sa bonne blague, il en a remis une couche sur Stade 2 entre deux résultats de la champions league.

Et puis ça a été le tour de monsieur Besson, spécialiste es-trahison, qui lui aussi y est allé de son bon mot dans VSD: « Rachida Dati est une amie. L'enquête préliminaire en cours demandée par la Garde des Sceaux devrait m'innocenter très vite ».

Jose Maria Aznar, ancien Premier ministre espagnol lui, a été contraint
d'affirmer très sérieusement que ce n'était pas lui, rapport que le
bonhomme est un peu marié.

Sans compter Nicolas 1er qui parait-il se vante dans les couloirs de l'Elysée de connaître, lui, le nom du propriétaire du spermatozoïde gagnant.

Alors certes, notre ministre emblématique de la République l'a bien cherché. Parce que je ne sais pas toi mais moi quand une copine me dit que sa vie sentimentale est "compliquée", je comprends qu'elle fait portes ouvertes au niveau de son intimité et que limite il va lui falloir acheter du gel Hydralin pour retaper sa flore qui fait un peu la tronche.

Et puis dans le genre j'orchestre savamment le buzz en mettant des pantalons de grossesse à la sortie du conseil des ministres tout en jouant les ingénues lorsque la question lui était posée, elle a excellé.

Il n'empêche que tout de même, elle est ministre. Garde des sceaux. D'ailleurs, à dire vrai, on s'en tape, de sa profession. C'est une femme. Qui mérite un minimum de respect. Et qui ne devrait pas devenir l'objet des sarcasmes de cinquantenaires pré-prostatiques trop contents de parler par des moyens détournés de leur biroute. Parce qu'au final, crier haut et fort "c'est pas moi", c'est insinuer que ça aurait pu, que "ça" marche encore.

Enfin, là où on est content c'est qu'à priori, au gouvernement, la crise, on connait pas. Et qu'on trouve en tous cas encore pas mal le temps de bien se marrer pendant que les crétins qui s'étaient fait convaincre de placer leurs trois sous à la bourse voient leur hypothétique apport immobilier fondre comme neige au soleil.

Bref, on le savait qu'on touchait le fond. On le savait, que la ministre aimait être sous le feu des projecteurs. Mais là, à côté, Loana et Jean-Edouard, c'était la grande classe.

Une partie de jambes en l’air ?

Une partie de jambes en l'air, ça te dit ?

Roh, ça va hein. On peut pas rire ou quoi ?

Je sais, la photo du mercredi est publiée un jeudi. En même temps, hier finalement y'avait un peu plus que de la photo. Et je ne vais pas en rajouter parce que je sens que je glisse peu à peu dans la complainte quotidienne mais yesterday, was a very very bad day. Rapport à la livraison du lave-vaisselle prévue entre 8h et 13h à l'occasion de laquelle je me suis habillée comme une furie à 8h12 histoire de ne pas recevoir une fois de plus un installateur/facteur/ouvrier/concierge en chemise de nuit auréolée de lait, dans le meilleur des cas, en peignoir sentant le vomi dans les mauvais jours. 

Pour voir arriver les livreurs à 14h00.

Et subir l'humiliation de découvrir une fois le vieux lave-vaisselle retiré de son emplacement, les restes d'un petit déjeuner renversé aux environs de 2005. Ce qui m'a permis de constater que oui, le pain beurré prend vie après une gestation de trois années en milieu humide et tempéré. 

Je passe sur l'intégralité de mes produits ménagers renversés avec peu de ménagement pour faire les branchements, les douze litres de vieille flotte qui se sont écoulés lors de l'extraction définitive de la machine défectueuse et les reproches même pas silencieux de mister Darty devant l'originalité de l'installation des tuyaux d'évacuation de notre matériel électroménager. Un peu plus et il repartait en me laissant l'âne mort et le nouveau en plein milieu de la cuisine sous prétexte que rien n'était conforme chez moi.

Tout ça bien sûr avec helmut dans mes bras, hystérique de colère vu qu'on était tout bonnement en train de squizzer sa tétée n°3, grande chérie inquiète d'arriver en retard à son cours de gymnastique et grand machin me suppliant d'inviter le petit voisin du dessus à venir déjeuner.

Bref, un grand moment nutella.

Alors ouais, on peut rigoler, s'il te plait.

Même si là tout de suite la partie de jambes en l'air… Non en fait.

Edit: Non mais t'inquiète, hein, ça va plutôt bien, en réalité. Juste, j'ai la nette impression que le frigo ne fait plus vraiment de froid. A mon avis c'est son tour. Et comme tout a été acheté la même année, je prédis la prochaine agonie du lave-linge. Juste avant que mon four ne fasse un infarctus. Ptêt bien que je vais vraiment finir par me taper le plombier.

Edit2: En effet, ça ne s'arrange pas au niveau de tout ce qui est penderie.

Elle est moche, c’est ça ?

La scène ne se passe pas au lit, étant donné qu'en ce moment au lit,
si on y est, on y dort. Même pas on se parle, tu vois ? Donc la scène
se passe dans le salon. Elle est assise dans le canapé, un bébé sur
elle et deux préados de huit ans de chaque côté en train de bruyamment
finir leurs devoirs. Bien qu'épuisée, elle est d'une humeur joyeuse pour la
simple raison qu'elle s'est acheté au Monoprix une petite robe en jean dans laquelle elle se sent merveilleusement bien, voire presque belle.

Il est 19h00 et il rentre du boulot, embrasse tout le monde, la regarde amoureusement et lui demande:

– Tu as eu l'électricien ?

Elle, un peu déçue qu'il ne s'extasie pas sur sa robe, répond de mauvaise grace:

– Il a laissé un message, je n'ai pas rappelé.

Lui: Je lui avais donné ton portable pour que tu lui dises à quelle heure ça t'arrange le mieux qu'il passe, je me suis dit que c'était le plus simple.

Elle, sentant toute sa bonne humeur tomber comme un soufflé raté:

– Plus simple pour toi, ça c'est sûr.

Lui, étonné:

– Attends, je ne comprends pas ? Vu que tu es à la maison, c'est mieux que tu voies avec lui, non ?

Elle, de plus en plus acide:

– Bien sûr. De la même façon qu'il est normal que je gère l'installation du nouveau lave-vaisselle, la livraison des courses, les activités des grands, le vaccin de la petite, les séances de kiné et toutes ces autres choses passionnantes. C'est pratique hein, le congé maternité. 

Lui, agacé:

– Je ne vais quand même pas prendre une journée de congé alors que tu es là, si ?

Elle, sarcastique:

– Oh non, seigneur, il ne manquerait plus que ça ! Alors que de toutes façons, entre deux couches et trois tétées, je n'ai que ça à foutre, de me taper l'électricien ! 

Lui, jetant l'éponge:

– Ouh là… D'A-CCORD. 

– Quoi, "D'A-CCORD" ? D'accord "elle a ses règles" ? D'accord "bobonne est mal lunée" ? Tu m'excuses, hein, je suis un peu en retard sur mon timing, le repas n'est pas fini, je me dépêche. Si ce n'est pas trop demander, tu peux prendre Helmut deux minutes ?

Sur ce, elle part rageuse dans la cuisine, consciente d'avoir fait monter la mayonnaise toute seule comme une grande mais furieuse quand même. Dire qu'il aurait suffit qu'il lance un "jolie robe !" et elle le rappelait sur le champ, l'électricien. Crétin.

Alors qu'elle fait son boudin en touillant sa ratatouille, il apparait dans l'encoignure de la porte et l'observe, ne sachant pas trop si la crise est passée ou ne fait que commencer.

Après quelques minutes de silence, elle lance, plus agressive qu'elle ne le voudrait, mais c'est ça ou elle chouigne:

– Elle est moche, c'est ça ?

Lui, un peu perdu:

– Qu… quoi ?

– Ma robe, elle est moche. Dis-le, va. Au point où j'en suis.

Et là, non content d'avoir loupé le coche en arrivant, il s'enfonce en hésitant trois secondes de trop:

– Ben, heu…

– C'est bon, j'ai compris, n'en rajoute pas. Et arrête de me regarder comme ça, merci.

– Non, mais attends, c'est pas ça, c'est juste que…

– Que quoi ? Tu trouves qu'elle ne me va pas, tu as le droit, tu n'y peux rien après tout. En même temps c'est normal, rien ne me va, de toutes façons, je me demande pourquoi je persiste à acheter quoi que ce soit. Je vais mettre des jeans de grossesse jusqu'à la fin de ma vie, c'est plié. Et en plus j'ai bientôt cinquante ans. C'est la fête, je te le dis, moi.

– N'importe quoi, hein. Tu as trente-s…

– Oh ça va hein. Ne joue pas sur les mots, c'est pas le moment. Tu viens de me balancer que ma robe est immonde alors que je l'ai achetée pour toi, en plus, alors essaie de ne pas remuer le couteau.

Là, comme un rat pris au piège, elle le voit se débattre intérieurement et chercher LA phrase magique, LA répartie qui le sauvera, le mot qui empêchera le tsunami lacrimal qui ne va pas manquer de se déclencher dans les secondes qui viennent.

Quand soudain, un éclair de génie:

–  Mais non… c'est juste qu'en fait… Attends, fais voir. Si, c'est ça. Elle est trop grande.

Elle, hésitante:

– Trop… trop grande ? Tu crois ?

Puis, tournant sur elle même:

– Vraiment, tu trouves ?

Lui, retenant son souffle, conscient de marcher sur des oeufs mais sentant qu'il la tient, sa réponse à dix mille dollars:

– Ah mais oui, je t'assure, c'est ça, elle est bien trop grande. La taille en dessous ce serait bien mieux.

Elle, ragaillardie:

– Non mais maintenant que tu le dis, j'ai hésité, tu vois. Mais bon, c'est du 44 et le 42 en ce moment, même pas j'essaie, alors qu'en fait, mais oui, là, ça baille, c'est vrai.

– Ben tu vois, tu aurais dû tenter le 42. Tu as maigri, c'est tout. 

Elle, émue:

– Ou…oui, si ça se trouve, tu as raison. 

Puis, soudain souriante, preuve vivante que souvent femme varie: 

– Bon, l'électricien, tu as son numéro ?

Edit: En vrai, je ne suis pas si bête. Et je le sais que dans cette robe je fais sac. Et que le 42 ne m'irait pas. Et je sais aussi qu'il le sait. Mais parfois, faut bien décider d'arrêter avant que vraiment ça ne finisse vraiment en eau de boudin. 

Edit2: En revanche, toujours pas rappelé l'electricien. Faut pas déconner, non plus.