Mois : octobre 2008

Deux ou trois choses que je sais d’elle…

Deux mois. Et trois jours. 5 kilos 350 et 58 cm. Belle bête, Helmut, hein.

Deux mois seulement. Ou déjà. Si peu de temps et tant de baisers… 

Attention
nullipare allergique ou multipare lassée, ce billet n'est pas pour toi, il est à haute teneur en mièvrerie. Promis, demain il y aura de
la robe en jean pour filles dodues, photo à l'appui. Mais là, non, c'est 100% puériculture.

Rose a donc désormais bien pris ses quartiers chez nous. Et je ne sais finalement pas grand chose d'elle si ce n'est que…

– Derrière ses oreilles ça sent le parmesan. Comme à l'intérieur de ses mains. Je ne savais pas que j'aimais autant l'odeur du parmesan.

– Elle adore lorsque le matin, avant de partir à l'école, son frère et sa soeur viennent lui dire au-revoir. Je le sais qu'elle aime ça, parce qu'elle a alors tellement le sourire et qu'elle leur en raconte tant, que ça lui donne immanquablement le hoquet.

– Vu le temps qu'elle passe à la tourner et retourner dans sa bouche puis à la tirer très élégamment, elle a manifestement compris que sa langue sert à quelque chose et semble à deux doigts de capter que c'est à parler.En attendant, je ne me lasse pas de regarder pointer la plus adorable et minuscule langue d'oiseau que j'ai jamais vue…

– Elle déteste que sa couche soit sale. Ce qui en soi semble être plutôt d'une affligeante banalité. Sauf que ça me surprend rapport que ses aînés acceptaient sans mot dire de mariner dans leur merde des heures durant. A moins qu'en réalité ils ne détestaient ça mais qu'ils n'aient pas vraiment eu le choix, dure condition de jumeaux oblige.

– Lorsqu'elle a faim, elle pousse un cri aigu extrêmement caractéristique que moi sa mère, j'identifie bien sûr immédiatement. Bon, à dire vrai, c'est exactement le même cri que lorsqu'elle a sommeil. Et à bien y réfléchir, pas bien différent de celui qui veut dire "changez moi". Bref, moi sa mère, j'ai une chance sur trois de la comprendre. Ce qui n'est pas si mal. Mais qui ne m'octroie en rien un statut particulier, quand on y pense.

– Elle ne pleure que lorsqu'elle a faim.

– Elle a souvent faim.

– Le reste du temps, si elle râle, c'est qu'elle a sa couche sale.

– Ou qu'elle a sommeil.

– Elle est facile.

– Sauf si elle a faim.

– Ou sommeil.

– Ou qu'elle est sale.

– Ce qui arrive fréquemment.

– Elle n'aime rien tant que dormir dans sa poussette au beau milieu du salon lorsque toute la famille est réunie et parle très très fort. Plus il y a du bruit, plus elle roupille.

– En revanche, si c'est le calme absolu, elle se charge assez rapidement de mettre le dawa.

– Elle aime faire la cuisine dans mes bras. Surtout lorsque les oignons chantent et que la radio crie à tue tête – je ne sais cuisiner qu'avec la radio à tue-tête, ceci expliquant cela.

– Elle est encore assez petite pour s'endormir à califourchon sur mon épaule, la tête dans le creux de mon cou.

– Elle préfère mon sein droit au gauche.

– Elle ne supporte pas d'être dans les bras de son père sans qu'il bouge. Un papa ça se promène et c'est marre.

– Elle a dû perdre en tout et pour tout trois cheveux. Le reste continue a pousser avec un effet wavy très 2008.

– Elle est amoureuse d'une citrouille. Même si parfois, elle l'engueule très fort.

– Elle nous met par terre, a définitivement ruiné mes espoirs de me remettre un jour en deux-pièces, transforme tout rapport sexuel en projet à long terme, nous rend inaptes à une vie sociale digne de ce nom. 

Et pourtant…

Elle est comme le petit doigt. On ne sait pas bien à quoi il sert, mais on n'imagine pas une seconde que notre main n'en ait pas.

Up and down, n°2

Up, down, up, down, up, down… La vie n'est-elle pas finalement qu'une succession d'instants tour à tour abominables ou délicieux ?

Mais que veut-elle donc dire par là, la blogueuse, te demandasses-tu ? Par quels tourments est-elle passée pour accoucher d'une telle intolérable vérité ? A moins que ce ne fusse qu'un prétexte pour amener sa désormais prisée rubrique ?

Il se peut, il se peut…

Allez, on lève les bras, on écarte les jambes, on serre les fessiers et on y va: up, down, up, down, up down… Un peu plus tendus les adducteurs, la petite brune du fond, là ! Oui, toi, parfaitement. Voilàààààà…

Up: On a cru qu'on était en récession mais non, pas du tout. M'ame Lagarde, surnommée en coulisse miss TVB (tout va bien) l'assure. On traverse certes une période de croissance négative mais ne nous y trompons pas, cela n'a rien à voir avec la récession qui signifierait, elle, que la croissance soit au dessous de zéro. Ce qui tu en conviens est radicalement différent. T'es con, toi, des fois, aussi.

Down: La fin des golden parachutes. Terminé, les millions de dollars accordés aux chefs d'entreprise débarqués pour incompétence. Nico il l'a dit, c'est fi-ni. Jusqu'ici, c'est vrai, il n'avait rien dit. Mais là, il a découvert que certaines pratiques étaient totalement contraires à l'éthique. Il en est pas revenu, Nic-nic. Alors les bénéficiaires sont priés de tout rembourser. Dis- tu me rappelles combien on a filé à Nanard récemment ? Et c'est qui, qu'on a aperçu dans la cour de l'Elysée juste après ? Hein ? C'est qui qui ?

Up: Bernard Laporte l'a affirmé hier à l'issue d'un discours officiel: il n'est pas le père de l'enfant que porte Rachida. On est content pour l'enfant.

Up: Le gouvernement s'empare à bras le corps du problème de l'obésité. C'est Roselyne Bachelot qui s'y colle. Pour commencer le combat, elle a décliné sans attendre la proposition d'une rapporteuse consistant à taxer plus la malbouffe et moins les fruits et légumes. Bon, je n'ai pas d'avis tranché sur la question, je ne suis pas sûre qu'augmenter le prix du Nutella ou des Fritelles va décourager les adeptes d'en manger. Voire même si ça se trouve du coup ils auront encore moins d'oseille pour en acheter. De l'oseille. En revanche, comment dire… la rapidité avec laquelle Roselyne a rassuré les grands de l'industrie agro-alimentaire me semble suspecte. Et je ne pense pas qu'on puisse être d'accord avec le fait que cela coute moins cher de se gaver de chipsters que de haricots verts. Par contre, c'est sûr, c'est meilleur les chipsters.

Down: Number three a eu, en guise de deuxième moisiversaire, sa première séance de kiné respiratoire. Après m'avoir expliqué que c'était bon pour elle, qu'il fallait que j'arrête de pleurer, que les exercices respiratoires c'était mieux que la cortisone et que ce n'était pas en sanglotant que je soutenais mon enfant, l'homme a finalement menacé le kiné de lui arracher les testicules à main nue s'il osait toucher à nouveau à son bébé. Bref, total moisi, le versaire.

Down: Grande chérie n'a officiellement plus de dentiste. 

Up: Grande chérie n'a officiellement plus de dentiste.

Down: On cherche un avocat d'urgence pour l'homme rapport au léger esclandre survenu mercredi au centre dentaire.

Up: Angelina a fait taire les rumeurs selon lesquelles elle nagerait en pleine dépression post partum. En vrai elle va très bien, en témoignent les photos prises à New-York hier. Moi en revanche, plus je regarde ces clichés et plus je suis au fond du seau. Et à bien y réfléchir je suis pour un moratoire immédiat sur les chipsters, le chocolat fleur de sel et autres saloperies que madame-six-enfants-dont-des-jumeaux-nés-il-y-a-trois-mois ne mange certainement pas. Elle.

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, le retour

Hiiiiiiiiiiiiiiii. Après une semaine bien pourrie, j'ai reçu mes bottes.

Et elles me VONT ! Voire elles sont un poil trop grandes.

Attends, did you hear me ? Too large !

 

Enfin, pas trop, mais un poil, quoi. Genre je vais pouvoir mettre un jean dedans si ça tombe.

Ok, rien d'étonnant, j'avais légèrement surestimé mon tour de mollet. Il n'empêche que pour the first time of my life je ne me suis pas retrouvée asphyxiée du tibia en enfilant une botte.

Et en plus j'ai pu les essayer seule.

Alone.

Sans rougir de honte en m'excusant de vivre auprès d'une vendeuse a) désolée, b) narquoise, c) terrorisée de devoir me les enlever à l'aide d'une clé de douze.

Voilà, je les aime d'amour, elles sont assez "brutes", type motarde. Mais maintenant que je sais que Duo c'est de la balle, dès que j'ai un peu de sous de côté je commande la version femme femme femme…

Edit: I know, la photo est lamentable. Mais tu notes l'effort des pieds en dedans ?

Edit2: Le premier qui se moque de ma pelouse rose, je lui colle un coup de botte.

Edit3: On serait pas en train de voire éclore un blog facheune ? Kaaaaaaaaaaaaaarl !

Jogging facial

Dis moi, pour fêter dignement l'arrivée du ouikene, si on se faisait un petit quart d'heure beauté ?

L'instant n'est il pas totalement opportun ? Mais si ma mie ! C'est en effet lorsque la confiance que ta maman avait réussi à mettre à l'intérieur de toi a tendance à se faire la malle, qu'il faut savoir rebondir et sacrifier quelques minutes de ton temps précieux sur
l'autel de la cosmétique.

N'est-il point ? Si, it is.

Et parce que j'ai envie que toi aussi tu retrouves la paix dans ton corps, je vais
te donner mon secret.

Celui grace auquel malgré un nombre d'heures de
sommeil inversement proportionnel à celui des années qui passent, on me dit fréquemment: "mais tu as bonne mine, je
t'assure, on ne dirait pas du tout que tu viens d'accoucher".

C'est ça. On voit bien qu'elle n'a pas vu mon tablier ventral.

Mais taratata, restons-en à notre teint que nous allons donc rendre lumineux.

Grâce à mon secret.

Le blush.

Longtemps, j'ai rêvé d'avoir l'air de revenir d'une course au grand air. Tu sais, les joues juste un peu rosées de la fille en pleine santé, faisant ressortir le velouté d'un visage encore poupin.

Attention, n'essaie surtout pas d'atteindre ce but en allant bêtement courir au grand air comme une biche en rut.

J'ai testé, ça ne fonctionne absolument pas. En tous cas pour ma personne. La course, ça me colle des plaques rouges un peu partout, sauf sur les pommettes évidemment. Un savane à la fraise. Voilà à quoi je ressemble après trois minutes de footing. Agrémentée d'une moustache de sueur du plus bel effet. Ben oui, moi je sue de la moustache. Sauf que je n'ai pas de moustache. Tu m'excuses, je ne peux pas TOUT avoir non plus. Mais je sue à cet endroit là, ne me demande pas pourquoi.

Donc, pour avoir ces joues délicieusement roses, inutile de rêver, à moins d'avoir 20 ans, de s'appeler Greta et de vivre dans une chaumière en Bavière, il te faut recourir à des produits chimiques bourrés de parabens.

Et autant te prévenir également, mon secret se concentre uniquement sur les pommettes roses. Pour le visage poupin, demande à Isabelle Adjani.

Bref, la came qu'il te faut, c'est du bleuche.

Attention, un peu de recueillement, je m'apprête à partager avec toi un de mes rituels beauté quotidiens.

Rituel  effectué, il va sans dire, après l'indispensable grand verre d'eau citronnée tiède bu à jeun. Et jamais sans m'être auparavant étirée comme un chat. Sans ça, ça ne vaut rien, le bleuche il tourne, ma pauvre.

Donc, revenons à nos pommettes de vierge teutone.

Par dessus mon fond de teint – ben oui, Greta, que veux-tu, moi j'ai 37 ans et vingt ans d'acné derrière moi donc le fond de teint est mon ami, même si bien sûr, tantôt, je laisse ma peau en liberté – j'estompe délicatement (= à la truelle) un peu de blush crème mac. Pour qu'il soit posé au bon endroit, je souris comme une conne devant ma glace (et ça c'est du sport pour ta joue figures-toi, donc quelque part ton jogging au grand air tu l'as presque fait) et je tourne mon doigt plein de bleuche là où c'est bombé.

Crois moi ou pas, ça marche à TOUS LES COUPS. A tel point que n'ayant plus de terracota depuis que je l'ai flanquée par terre dans la chambre de la maternité (un carnage), j'envisage presque de m'en passer, le résultat étant on ne peut plus naturel.

Voilà, le mieux pour la nuance c'est de demander à la vendeuse ce qui est le mieux pour ta carnation. Parce que chaque femme en a une de différente. De carnation.

Je te laisse, je vais faire un jogging facial.

Edit: Le secret c'est d'acheter ton bleuche chez mac et de prendre le bleuche crème, en fait. Je me doute sinon que toute fille normalement constituée connait le bleuche. 

Edit2: Moi c'est la nuance "ladyblusch".

Edit3: Il existe surement d'autres marques qui font des bleuches qui déchirent. Moi c'est la première fois que j'en trouve un qui ne me fasse pas ressembler à Bozo le clown.

Burn out

Alors parlons peu parlons bien, jusque là je faisais ma crâneuse,
genre "tout va bien, trois enfants et un mari en manque – qui glisse
innocemment le mot fellation à chaque conversation – et pourtant j'ai
une patate incroyable".

En vrai, c'est l'horreur. ça ne va pas du
tout, je n'ai pas mis de fond de teint depuis au moins deux semaines,
pour le déo je ne suis pas sûre mais à vue de nez – hu hu hu – ça
remonte à ma sortie de la maternité, et j'ai loupé mon rendez-vous
"suite de couches" alors que tout porte à croire que mon amie mycose
est revenue dans ses pénates maintenant que les hormones de grossesse
se sont fait la malle. Je préfère ne pas évoquer le douloureux sujet de
l'acné qui lui aussi fait un retour en force.

Je frise par ailleurs l'occlusion intestinale rapport qu'Helmut – qui elle, l'ingrate, s'en donne à coeur joie dans sa couche – ne supporte pas que je me rende aux toilettes même en laissant la porte ouverte et en hurlant "je suis làààààà, roooooose, [plouf], je suis lààààààà, j'arriiiiiiiiiive [plouf]…".

Pour couronner le tout, j'ai donc fini par prendre la saloperie que grande chérie avait auparavant refilé à sa petite soeur et j'ai tout du lapin myxomaté.

A ce sujet quand même, je souhaite m'insurger contre cette trainée de dame nature qui une fois de plus s'est bien foutue de ma gueule. Non parce que me doter de seins pareils, capables de produire des quantités industrielles d'un lait totalement dépourvu d'anticorps, c'est moche. Oui, vraiment moche.

Non, plus sérieusement, le coup de l'allaitement qui serait en quelque sorte un "bouclier naturel contre les maladies", c'est que des conneries. En gros, c'est dans ce domaine comme dans bien d'autres: soit t'es du côté des winneurs, à savoir ceux qui fabriquent des bébés jamais malades – et ça inclue jamais de reflux, jamais de vers, jamais de poux, jamais d'acné du nourisson et j'en passe – soit tu fais A LA CHAINE des attrapes saletés, des aimants à virus, dont le moindre petit rhume se transforme en pharyngite, puis en bronchite pour se terminer en un truc en ite encore pire.

Breeeeef. Zen, cool, lexomil.

En même temps, ça pourrait être pire. Genre on aurait pu avoir la grande clairvoyance il y a dix ans de mettre la totalité de nos économies dans un PEA (oui, "A" comme Actions) convaincus par le crétin d'alors qu'avec la bourse c'est minimum 5% par an. En un sens, il n'avait pas tort. Sauf qu'il parlait en négatif.

Voire, on aurait pu récemment ouvrir un livret A pour chacun de nos enfants et nous même en se disant qu'au moins avec notre épargne, on financerait  le logement social, et apprendre qu'en vrai, non, notre argent va servir à réparer les boulettes à 100 milliards des patrons du cac40.

Pire, on aurait pu se faire emboutir la BM par le sosie d'Andréa Caghirashi, se prendre en guise de constat un gros doigt, porter plainte contre le gamin et se retrouver au final à devoir lui verser 2000 euros de dommages et intérêts. 

Bon, d'accord, finalement, tu as raison, la vie est belle.

Je te laisse, faut que j'aille accomplir mon devoir conjugal.

C'est ça ou la vaisselle.

Je sais, échanger une corvée ménagère contre une pipe c'est abject. Mais je te rappelle que le secret des couples qui durent tient en un mot: concession.

Edit: meuh non, je ne me suis pas remise à fumer. J'en crève juste d'envie, c'est tout.

accidents

Il y a deux jours je te parlais à l'occasion d'un récit hilarant sur ma vie pourrie du moment de ce fameux coup de fil que tu voudrais ne jamais recevoir. Celui qui commence par "Allo madame biiip ? Oui, c'est madame biiiip, directrice de l'école/crèche/centre de loisir de votre enfant".

Alors bien sûr, la plupart du temps, tu t'y attends un peu rapport que le matin tu as blindé chouchou de suppos de doliprane – et ça juuuuste avant de partir histoire de maximiser le temps d'action du paracétamol – en espérant que la fièvre ne réapparaisse qu'après la réunion avec big boss. Ces jours là où limite tu serais capable de coller de l'anticerne à ton gamin tu le sais, que tu vas l'avoir, le coup de téléphone. Et tu te prépares même à jouer la comédie de la mère hyper surprise que son rejeton ait vomi sur le bureau de la maitresse juste après avoir vidé ses intestins dans son pantalon. Alors que vu le teint verdatre de choupinou au réveil il n'y avait AUCUNE chance que les choses s'améliorent en cours de journée.

Et puis il y a les autres fois. Où tu n'as pas du tout à redouter d'être prise la main dans le pot de smecta. Et là, à peine le nom du responsable de l'établissement prononcé, ton corps te parait se vider instantanément de son sang et ton coeur se met à battre à une allure dont tu ne le soupçonnais pas capable.

Personnellement, c'est à mon fils que je dois les plus grosses frayeurs avec tout de même deux évacuations de la maternelle en camion de pompier.

Alors que moins téméraire à l'époque tu ne trouvais pas. Du genre à rester tétanisé en haut de la deuxième marche du tobogan pour tous petits en criant "a peur" alors que des gamins très nettement plus jeunes le piétinaient pour accéder au sommet. Du genre à rester assis dans le bac à sable des heures durant, médusé par le va et vient d'une fourmi. Bref, pas un brise fer.

 D'ailleurs, tu me crois ou non, mais la première fois qu'on m'a appelée, ce fut pour m'expliquer qu'il venait de se faire un traumatisme cranien… pendant la sieste. En glissant sur son doudou, il

« Un truc qui fait masse »

Je sais, je ne me suis pas levée avec les poules aujourd'hui.
Enfin… Tout dépend du point de vue hein. Parce qu'à 1h du mat',
certes, je ne dormais presque pas encore, mais était-ce le matin ou
encore le soir ? Et vers 4h45, là, on peut parler d'aube, n'est-ce pas
? Sauf que pour myself, c'était bien la nuit. Pas pour Helmut, tu t'en
doutes.

Tu sais le pire ? Je ne lui en veux même pas. Non parce que là, je SAIS que tu vas me haïr, mais c'était la première nuit de merde depuis un mois. Et encore, c'est parce qu'elle est lestée par environ deux litres de morve, ce qui ne facilite pas le sommeil, vois-tu. Au passage, je te conseille vivement de ne JAMAIS chopper une maladie de bébé. Parce qu'à côté, la grippe aviaire, c'est rien. Au moment où je te parle, je ne sais plus si je dois moucher mes yeux, mon nez, ou ma bouche. Et prononcer le son "m" est absolument exclu pour les dix années à venir. Berde alors.

Bref, c'est encore un peu plus la fête, d'autant qu'hier la grande conspiration des objets a continué et cette fois-ci ça a été le package: téléphone, télé, internénette. Je crois que mon cas est désespéré, ça m'a beaucoup plus affecté que la mort du lave-vaisselle.

En parlant de ce dernier, après une ultime tentative de redémarrage et un énième pétage de plombs, l'homme s'est couché en déclarant sentencieusement: "Quelque chose fait masse et c'est ça qui fait tout sauter". A l'heure qu'il est je pense qu'il n'a toujours pas lui même saisi la signification de ces mots. 

Donc cet après-midi, je file chez Darty.

Je te laisse avec ces photo du mercredi. Ces drôles de personnages sont l'oeuvre d'une petite jeune qui se lance et qui a bien besoin de soutien. Il s'agit de mon amie J. Oui, absolument, celle qui souffre d'une hyper excitabilité du cuir chevelu. La pauvre fabrique, dans le cadre d'une thérapie de groupe, ces jolis doudous entièrement faits main. Je sais, même si J. progresse énormément, son comportement est encore un peu déviant. Il n'empêche qu'entre ça et les cartes de voeux dessinées avec les doigts de pied qu'immanquablement au moins une fois dans ta vie tu te fais refiler, mon choix est fait, personnellement.

Pour toute commande, me contacter.

Edit: Le lapin en train de se faire culbuter sur la discothèque est déjà booké, il a été offert à Rose. Faudra pas s'étonner, après.