Je ne me souviens pas avoir rêvé, jeune, de vivre à Paris. En réalité, je ne me souviens pas vraiment m'être projetée dans un quelconque avenir, qu'il soit professionnel ou géographique. Je crois que ma crainte absolue était de ne pas rencontrer l'amour. Peut-être aussi de rater mon bac. Surtout, de l'âge de 7 ans à… tard, j'étais convaincue que j'allais mourir jeune. Persuadée que je n'aurais jamais 18 ans. Puis 20. Puis 25. Sans que je m'en rende compte, cette peur là s'est en allée. Mais elle a été tellement envahissante durant toutes ces années que j'en ai oublié de penser au reste.
Je me suis donc laissée porter par les événements, surprise anniversaire après anniversaire d'être toujours là. A 19 ans, j'ai néanmoins pris ma première vraie décision: aller vivre à Grenoble. Cela dit, je serais bien incapable d'expliquer pourquoi. Le choix de mes études, Sciences Po, relève à peu près du même hasard, disons que mon amie Maud avait pris les devants l'année d'avant, que je l'admirais et qu'elle semblait très enthousiaste. Alors pourquoi pas, j'étais littéraire mais ne souhaitais pas devenir prof de lettres, j'aimais l'actualité, écouter la radio, parler politique et ma seule certitude résidait dans mon envie d'écrire. Ce serait bien un monde si à Sciences Po on n'écrivait pas.
Et ça a continué comme ça, une fois l'IEP terminé sans tambour ni trompette – je fus le genre d'étudiante qui ne laissa aucun souvenir à quelque prof que ce soit, séchant les cours pour aller fumer des clopes dans les cafés et buchant les semaines précédant les partiels histoire d'obtenir la moyenne voire un peu plus -, j'ai à nouveau mis mes pas dans ceux de mon amie Maud et suis "montée à Paris", comme on dit à Lyon.
Pour ne plus en repartir.
Pas en raison d'un coup de foudre absolu pour la ville, ni d'une opportunité professionnelle extraordinaire. Encore cette propension à avancer sans autre but que de mettre un pied devant l'autre, qui m'a caractérisée jusque tard. Un stage entrainant un contrat d'apprentissage qui lui même débouche sur un CDI, petit à petit l'assurance qui me gagne, une certitude qui se fait de plus en plus prégnante: je suis journaliste, c'est ce qui me définit s'il faut d'ailleurs dans la vie se définir. Parrallèlement, l'amour qui tombe sur moi, l'évidence, l'installation avec le churros, les enfants, et nous voilà ici depuis 15 ans.
Bref, je n'ai pas choisi Paris et jusqu'à l'âge de 18 ans, je n'y avais jamais mis les pieds. La capitale m'évoquait vaguement ces cousins éloignés qui faisaient une halte à Lyon en février parce que c'était à mi-chemin sur la route de Briançon. Des cousins qui m'apparaissaient comme plus chics, plus étonnants, plus fun, plus tout, en somme, que nous. Mais leurs récits, loin de me donner envie, me donnaient l'image d'un endroit effrayant et hostile. Toute cette agitation, cette immensité, ce métro avec des dizaines de lignes, cette monstruosité que paraissait être le "PERIPH", ça n'était pas pour moi.
Aujourd'hui, l'ironie du sort veut que je sois pour ma famille lyonnaise la "parisienne", celle qui est partie dans ce maelstrom étourdissant qu'est Paname.
Pourtant, lorsque que je me retrouve, au hasard d'un week-end, dans un quartier un peu résidentiel, en lisière d'un centre ville, dans une de ces rues bordées d'habitations cossues mais pas trop, sans commerces ou si peu, je ressens douloureusement – sans être capable là encore d'expliquer le pourquoi de ce serrement au ventre – que je viens de là. De ces endroits qui ne sont ni ville ni campagne, où pas grand chose ne se passe parce qu'il n'y a pas grand chose à y voir, où les gens cachent jalousement leur intimité et l'hiver font des feux de cheminée, il me reste le souvenir diffus d'une enfance protégée.
Je pourrais écrire que ma seule envie, lorsque je marche dans ces rues trop calmes est de fuir pour regagner l'effervescence parisienne. Ce serait faux. Je me surprends au contraire souvent à imaginer la vie derrière les portails en fer forgé, avec un peu d'envie. Comme si dans ces endroits sur lesquels le temps ne semble pas avoir de prise, le danger n'existait pas. Je sais pourtant que c'est un leurre absolu, les murs, tout aussi épais soient-ils, sont perméables au malheur, ni plus ni moins que ceux plus fins des immeubles parisiens. Dans ces demeures aussi le stress a droit de cité, il prend seulement d'autres formes que dans le métro parisien.
Voilà les pensées qui ont traversé mon esprit ce week-end à Nantes, que je découvrais à l'occasion d'un court séjour chez des amis partis y vivre. Il y a dans certains quartiers de cette ville, des rues qui m'ont rappelé mon enfance vécue pourtant bien plus à l'est. C'est étrange d'éprouver cela dans un lieu où l'on n'a jamais mis les pieds.
Il y a aussi, j'ai trouvé, une énergie et un dynamisme communicatifs dans cette métropole à taille humaine. De nouveaux quartiers qui se construisent sur les bords de Loire, une lumière caractéristique des villes de l'ouest, des jeunes couples partout avec des marmots à la pelle. Il serait étonnant qu'on y vive un jour, mais c'est le genre d'endroit où je me suis sentie presque chez moi. Presque.
J'envie, je crois, ceux qui ont la certitude d'être au bon endroit.
Edit: Toutes mes confuses pour ce billet tordu et pas spécialement gai, on pourrait croire que mon enfance fut morose, c'est tout le contraire, j'ai toujours été consciente d'être privilégiée.
Edit2: Je vous laisse avec quelques photos de Nantes, gros coup de coeur pour le plus poétique des manège jamais vus, pour l'éléphant géant de la compagnie de rue Royal de luxe, mais aussi pour les saules pleureurs qui longent l'Erdre et le jardin des plantes qui resplendit en ce doux mois d'otobre. Je reviendrai à Nantes, merci Marie et Didier pour l'accueil aux petits oignons et des baisers à la jolie Lila…

Arfff… Nantes… mes souvenirs à moi y sont, comment dire, très romantiques 😉 j’y allais parfois en voisine. Plusieurs évènements de ma vie, complètement indépendants, m’y ont amenée. J’ai même songé à m’y installer à l’inverse de toi. Et puis ça ne s’est pas fait. Je fais partie des rares personnes de ma génération (la notre Caro !!) qui n’a jamais quitté sa ville de naissance.
Pour le manège, il s’installe à Rennes tous les ans, à l’occasion d’un festival pour les enfants qui a lieu très bientôt : Marmaille http://www.theatre-lillico.fr/
J’aime cette petite histoire qui est la tienne… et cette cabane rose dans laquelle j’irais bien me cacher pour que la semaine commence un peu plus tard…
Merci Caroline. Que de bonheur dès le lundi matin. Je suis la maman de Nicolas26 qui laisse de nombreux messages sur le blog de Louminette.
Il me semble que ce manège était à Genève il y a peu, ou du moins son sosie.
ce recit est aussi mon histoire 😉
Je me suis beaucoup reconnue dans ton message de ce matin, et cela me permet d’attaquer la semaine pensive… Et en même temps, le coeur plus léger…
je veux monter sur ce manège et n’en plus jamais redescendre…
oh l’éléphant, royal de luxe, je les ai vus à Amiens en 2005 ! (pour l’année Jules Verne)
Maintenant je suis en Haute Savoie et de plus en plus souvent je ressens ce serrement que tu décris en pensant à Lille et la côte d’opale, ma région d’origine..
c’est vrai que nantes est une ville très agréable
j’y vis depuis 15 ans j’aime beaucoup
Bah non il n’est pas morose, ce massage, il est même très bien comme il faut. En tous cas Miss Rose est trognon… et elle a déjà une certaine habitude de la moue top model, je vois 😉
Merci de nous faire voyager des le lindi matin
Alors là, ça fait 3 ans que je suis le blog mais je n’ai jamais commenté mais je ne pouvais laisser passer ça. Je suis Nantaise pure souche et je suis très fière que tu aies fait un petit article sur ma ville, que j’adore. Je n’ai jamais pu la quitter ! Et mon chéri parisien s’est complètement converti… ^^
je voulais dire « Lundi » 🙂
Ton billet m’évoque des sensations connues. Le dilemme Paris/Province reste présent chez moi depuis 5 ans de vie à la métropole. En ville, j’étouffe dans mon appart trop petit. A la campagne, j’étouffe trop loin des activités du soir. Je me suis résolue à ne jamais tout avoir, pour l’instant je choisis la facilité d’accès aux loisirs et aux copains, je changerai peut-être d’avis quand j’aurai des marmots !
Bonne journée 🙂
Je me reconnais entièrement dans ce message (faire des études sans trop savoir oú ça mène, se laisser porter par la vie qui décide oú on vivra).
Mais quand j’étais á Paris je n’avais qu’une hâte c’était d’en repartir. Pas pour revenir dans ma région d’origine, mais plutôt pour en trouver une qui me corresponde. Je n’ai pas encore trouvé. Et maintenant en vivant á l’étranger, je n’ai qu’une envie (de plus en plus énorme) de rentrer á la maison, en France, n’importe oú mais en France.
Il semble que ça ne soit pas encore pour aujourd’hui, ni pour demain.
Mes études ne me mèneront pas bien loin non plus, si je rate encore ce satané concours. Mais mon bon endroit, c’est ici, c’est Angers. J’aime cette ville où je ne suis pourtant partie vivre qu’à contre-cœur, en quittant Strasbourg et mon premier amour. Et puis finalement j’aime cette douceur si particulière, cette lumière grise au petit jour sur les toits d’ardoise sombre, le fait de pouvoir rentre seule bourrée à pied n’importe quel soir sans avoir peur, la proximité de la grande maison à la campagne où vivent mes parents (et leur fabuleux jardin), l’histoire familiale que je croise à chaque coin de rue, l’élégance un peu lourde et cossue de cette ancienne ville riche, les beaux immeubles, le dynamisme insufflé par les 10% d’étudiants qui vivent ici. Et la boulangerie d’à côté, les copains, les découvertes archéologiques au hasard des travaux, la pluie l’hiver, le pas trop chaud l’été, la mer à deux heures de TER à peine. N’empêche que tous les ans je me retrempe huit jours dans mon endroit rêvé, la vieille maison humide de Bretagne nord, celle qui donne sur la mer, où j’ai froid, où il y a trop de vent, mais où la mer glaciale m’accueille chaque jour pour une grande baignade, mais la maison où mon filleul a fêté tous ses anniversaires.
En fait, mes endroits rêvé sont Angers, le petit appartement que je partage avec mon fiancé, et la maison de mes grands-parents en Bretagne… Jamais contente :).
Et voilà c’est malin… Je suis au bord des larmes… Nantes c’est la ville où j’ai habité de 12 ans à 20 ans, la ville qui nous a rapprochés de notre Finistère en quittant la région parisienne, la ville où j’ai encore de la famille, des amis. De voir l’église et les ruelles de Chantenay je pense, ça me remue mon p’tit coeur fragile. Mon-N’Homme-Qui-N’est-Plus-Mon-Homme est né à Nantes et y a vécu… 25 ans, c’est là que nous nous sommes rencontrés. J’aime Nantes et j’embrasse tous les nantais que j’aime ce matin
Mahault, dans mon coeur aussi il y a la Bretagne Nord où il pleut quand même (surtout l’été) et où le vent est épuisant et n’arrête pas…
J’ai changé de région plusieurs fois et à chaque fois, j’ai aimé découvrir des nouveaux paysages, une nouvelle ville, rencontrer des nouvelles personnes aussi. Je me suis à chaque fois sentie chez moi, mais sans penser au fait que ce soit « pour la vie » ou pas.
Mais là, maintenant, je n’ai plus envie de bouger, j’avoue que rien que l’idée de déménager me fatigue ! (un déménagement à l’autre bout de la France, fait à l’arrache avec 70m3 de cartons et de meubles, ça marque à vie !)
Nous sommes ici depuis 3 ans et demi, et je trouve la vie agréable où je suis. Le seul changement que je souhaite, c’est habiter en ville et non plus en périphérie. On prévoit ça pour une futur moyen-proche.
Ah! Nantes , je l’ai découverte il y a moins d’un mois et j’ai vraiment aimé , et j’ai adoré cette idée de plutôt que laisser mourir et se dégrader les friches de l’ancien chantier naval , de les recycler , d’y construire ce manège exraordinaire , cet éléphant , ces petits bars etc…
Par contre cette phrase : »De ces endroits qui ne sont ni ville ni campagne, où pas grand chose ne se passe parce qu’il n’y a pas grand chose à y voir, » il me semble que c’est vraiment une phrase parisienne .Penser qu’en province il ne se passe rien ,parce qu’on y court moins comme des fous ; c’est sûr que toi avec ton métier tu profites bien de la vie parisienne : tu as l’occasion de sortir , de voir pas mal de films , spectacles etc.. ( mon propos n’est pas du tout négatif au contraire, et c’est ,je pense , ce que je reverais faire si j’habitais Paris ) mais combien de gens de Paris et de la banlieue rentrent le soir chez eux pour ne plus en sortir avant le lendemain , car trop fatigués , trop de transports, trop de précipitation .J’habite , en Province , près de Lille et je peux t’assurer qu’à Lille , il se passe beaucoup de choses , tout comme à Lyon , où tu vivais jeune .
Je me reconnais dans beaucoup de tes billets, j’ai moi aussi suivi une formation de journaliste (qui m’a menée à internet par hasard), j’ai moi aussi une petite fille de deux ans qui n’en fait qu’à sa tête, quant à la gourmandise … Merci pour ce blog qui me régale à chaque lecture et pour ces images de l’ouest que j’aime tant 🙂
Rha Nantes, ma ville… Figures-toi que je l’ai quitté pour… Grenoble !! Et mon dieu ce que je regrette.. A Nantes il y a ce bien-être naturel qui vous prends, même en pleine ville, on s’y sent bien. Je ne sais pas a quoi c’est du, mais qu’est-ce que ça manque.. Les montagnes grenobloises n’arrivent pas à me faire oublier ce charme, cette vie, cette sympathie que je ressens lorsque je suis à Nantes. C’est surement pour ça que je prévois de retourner vivre sur mes terres, après seulement deux ans passés en Isère… Merci pour ce billet, pas gai gai mais qui m’a rappellé qu’on est jamais assez attachés à ses origines.
Je ne le trouve pas triste du tout, moi, ce billet ! Emprunt de nostalgie oui, mais dans le sens positif.
C’est toujours bon de parler de son passé, sans amertume parce qu’il n’y a aucune raison qu’il y en ait, sans grosse joie parce qu’il n’y en a pas toujours… Non je trouve ça vraiment beau et bon à lire.
Comme toujours tu exprimes merveilleusement tes sentiments,merci pour ce texte qui est un hommage vibrant en mots et en couleur de ta ville native.
Nantes est une si belle ville ; j’étais convaincu que j’y ferais mes études. Au final je suis à Paris et ça me vas aussi d’être loin et proche de chez moi – mes parents.
Un très joli billet
Je suis née et j’ai toujours vécu à Lyon, où j’ai intégré une école que vous connaissez bien. Je ne m’étais jamais vraiment posé la question de savoir si j’aimais ma ville ou pas, si j’aurais voulu vivre ailleurs. Je sais, c’est vachement idiot.
Et puis hier, en revenant de chez une amie qui habite à la campagne, le bus est passé sur les quais de Saône, une idiote collée à la vitre. Putain, ce que c’était beau…
Je vous souhaite une semaine toute en douceur,
Sasha
agathe, je me doutais que cette phrase pourrait faire « parisienne ». je parlais en réalité de ces quartiers ultra-résidentiels, ces sortes de « wisteria lane » en lisière des villes. Il y en a partout, à Paris comme ailleurs, et pour avoir vécu dans ce type de quartier, j’assume qu’il ne s’y passe jamais rien puisque ce ne sont que des enfilades de maisons.
Jamais je n’ai voulu dire qu’il ne se passait des choses qu’à paris.
Je crois que lorsque l’on a grandit en province et que l’on s’installe à Paris, on idéalise la vie a la campagne. On développe une nostalgie…
La même que nous aurions de Paris en vivant à la campagne …
En tout cas, Nantes donne envie d’être visitée…
J’aime vraiment ton point de vue et les couleurs de tes photos…
J’ai grandi à Aix en Provence, mais pas dans le chic centre côté quartier Mazarin, ou dans le quartier (très apprécié à l’adolescence) des bars et boutiques, mais dans un quartier à la sortie, sur la route de Nice. Comme toi, je n’ai jamais rêvé de Paris. Bien au contraire, j’aimais le sud, et j’ai aussi avancé pas à pas, sans savoir vraiment où j’allais. Le résultat est bien moins satisfaisant, mais c’est une autre histoire.
Ça fait une vingtaine d’années que je vis à Paris, j’y suis montée pour un titi… Le titi n’est plus là, Paris oui. Et si je m’y sens bien aujourd’hui, c’est parce que je me suis toujours débrouillée pour vivre une vie presque un peu provinciale (18e, 11e, 20e et aujourd’hui 13e) dans des quartiers peu touristiques et pas grouillants comme le centre, et la possibilité de descendre à Paris, quand l’envie m’en prenais.
Merci pour tes mots. Je ne connais pas Nantes, mais j’aime cette ville à cause de Barbara dont les mots résonnent bien douloureusement.
La peur de ne jamais trouver le grand amour, de « rester vieille fille » .. ça m’a poursuivi longtemps, trés (trop ??) longtemps .. jusqu’au jour ou j’ai croisé Zhom … et j’ai su, que je m’étais fait du souci, pour rien !!!!!
Quant à envier les gens qui savent qu’ils sont au bon endroit, je suis comme toi … je suis partie de ma région d’origine, ou je n’ai pas envie de retourner, pour une région (proche) où je ne me sens pas chez moi .. les démménagements, les changements ne me font pas peur … peut être un jour trouverons nous notre « chez nous » ….
Merci pour tes messages, pour tes mots qui font tjrs ressortir ce que nous ne réussissons à exprimer …..
Quelle belle surprise, quel beau cadeau que ce billet de ce matin… il me donne envie de te donner quelques critiques un peu décousues mais juste ressenties ce matin en lisant ton billet puis en regardant ces photos…
Alors d’abord ce billet est tout sauf « tordu » et « morose », il est doux, bien construit, juste et en place, (là j’ai l’impression de faire prof de littérature… que je ne suis absolument pas… peut être un vieux fantasme inavoué…) délicieusement nostalgique et empreint de beaucoup d’amour… tes photos ne font que confirmer ce sentiment.
Souvent quand tu parlais d’écrire des livres je me disais, OK elle écrit super bien, elle un humour qui déchire et des tournures qui tuent sa mémé… un style journalistique très perso et très efficace que j’envie +++ mais comment dire ? Pour faire des petits bouquins rigolos sur la vie, oui, mais je me demandais sincèrement comment cela pourrait s’exprimer dans un livre. Un peu comme comme certains qu’on adore dans des formats courts et qui passent le cap du long métrage et perdent de leur magie… (bon j’espère que je ne vais trop te blesser en te disant cela… c’est tout sauf mon but !!!)
Et là ce matin POUF ! Une grosse évidence, quelle belle écriture ! je te lis depuis quelques années maintenant et je trouve que tu as pris un sacré coup de maturité, (tu remarques l’élégance pour ne pas dire un coup de vieux… je sais que passer le cap de la 40aine ça fait pas rire je l’ai fait l’an dernier et je te ménage un peu quand même… ;-), maturité et profondeur aussi bien dans le fond que sur la forme. C’est un belle belle introspection que tu nous livres ce matin.
Une bonne idée aussi de t’être équipée d’un bel appareil photo, elles accompagnent magnifiquement tes mots. Tu as un talent celui de faire passer les sentiments, ce que tu ressens, c’est génial !!!
Peut être aussi c’est parce que tes mots raisonnent souvent en moi, en nous, qu’on aime que tu dises si bien ce que nous ressentons…?
« J’envie, je crois, ceux qui ont la certitude d’être au bon endroit. »
Cette phrase c’est mon cadeau du lundi, chez moi rien de ce côté là pour ce qui concerne les lieux, jusqu’à maintenant j’ai toujours eu le sentiment d’être exactement au bon endroit, je suis un véritable cœur d’artichaut en matière de territoire et tombe facilement amoureuse aussi bien de mon village presque natal ou je « re-vie » maintenant et pour lequel je m’extasie encore régulièrement, comme de tous les lieux où j’ai vécu…
Mais c’est professionnellement que la question se pose… d’études tout sauf linéaires en « carrière pro » qui part dans tous les sens depuis 16 ans… je dis encore souvent (avec humour mais c’est pas tout à fait faux…) « quand je serai grande je ferai… » de changement de jobs en périodes de chômage, de nouvelles envies en raz-le-bol d’un travail… je me fais parfois peur de ne pas avoir réussi à bâtir quelque chose de plus classique… Quand je positive je me dis que je suis peut être finalement bien adaptée à notre nouveau monde qui est tellement instable, et parfois quand je suis fatiguée de recommencer et encore recommencer et… un nouveau job, dans un nouveau lieu avec de nouveaux collègues… Et bien je suis juste fatiguée et j’envie ceux qui ont la certitude d’être dans le bon boulot… 😉
Et pour finir… une énorme excuse pour ce commentaire horriblement long… et surement horriblement chiant pour tout ceux qui ne sont pas mon petit nombril autour duquel je tourne… 😉 et là comme toi (c’était le dernier truc que je voulais te dire…) je me rends compte que je demande beaucoup qu’on m’excuse… en l’occurrence toi c’est ton blog et oh non surtout ne sois pas confuse pour ce beau billet !!!
Ah, et continue aussi les billets décousus, pleins de conneries et de mille et un trucs du quotidien et d’énervements contre pleins de choses… j’adooooooooooooooooooore aussi of course !!!
Je suis née tout prêt de Paris. Sans une ville bourgeoise. J’ai poursuivis ma petite enfance à St Denis. Pas très Inn. Juste au dessus du Périph. A 7 ans, nous sommes partis vivre dans la Beauce. La campagne. Bizarrement je gardais en moi, l’espoir de revoir Paris un jour. C’est sûr, ça devait être moins ploub la bas ! Pourtant, je n’avais pas trop de souvenirs. Je m’interdisais des petits amis de ma beauce. Préférant ceux des vacances en colo, choisissant avec soin leur ville d’origine. et puis…. enfin les études supérieures…. mon premier métro seule…. la Sorbonne… et la désagréable sensation d’être la provinciale du groupe. J’ai vécu…. 5-6 ans à Paris, sans jamais me sentir à ma place. et pourtant j’avais tant voulu y retourner pour retrouver le parfum de mon enfance. Nous avons quitté pananme il y a 8 ans maintenant…. et enfin je me sens bien… à moi la verdire et les petits espaces ou je me sens chez moi, et à moi aussi les virées parisiennes ou je fais la fête. Le cul toujours entre 2 chaises certes, la parisienne pour ici et la provinciale pour la bàs… mais la vie est bien plus belle ici pour mes petits et c’est ça au final MA vie. eux, tout simplement, ou qu’on vive !
Merci pour ce billet sur Nantes, j’habite à côté et j’adore l’effervescence douce de cette ville, le bouillonnement culturel, les bords de Loire et d’Erdre.
Merci pour vos mots et vos ressentis.
Pour le coup, je me suis déjà souvent posé la question de l’endroit où j’aimerais habiter plus tard : devoir choisir entre une maison à la campagne/en ville de taille humaine, ou un appartement en région parisienne, entre la tranquillité et l’activité, entre les avantages ici et les avantages là…
Et en te lisant ce matin, je me dis qu’en fait, ce que j’aime quand j’habite en région parisienne, outre le fait que ma famille et beaucoup des mes amis y sont, c’est que je me plais davantage à partir en vacances dans une région calme et sympathique ! 🙂 Je profite d’autant mieux, il me semble, de mes coins régionaux adorés, quand j’ai l’occasion d’y revenir, puis d’y revenir, puis d’y revenir… et non pas d’y habiter à plein-temps. Me reste à espérer que je ne me trompe pas…!
C’est vrai qu’il y fait bon vivre, à Nantes. Parfois on se dit qu’on idéalise « sa » ville, alors quand un oeil exterieur y porte également un joli regard… merci Caro !
Très très beau billet. (et je ne connais même pas Nantes)
Mais… crois-tu que l’on puisse avoir la CERTITUDE d’être au bon endroit ?
C’est quoi le bon endroit ?
Tu peux toujours trouver mieux ailleurs, mais moins bien aussi.
Est-ce que le bon endroit n’est pas celui où finalement tu te sens bien, toi et ceux qui sont toi ?
Boulie
Un article nostalgique, n’est pas forcément triste ! Et puis Nantes est au bord de la mer non , alors un p’tit creux de vague permet de mieux apprécier la remontée.
Ancienne parisienne et heureuse nantaise depuis 1 an et demi, c’est vrai que je me suis tout de suite plu dans cette ville!En plus c’était un peu un retour aux sources pour moi puisque c’est la région d’origine de ma mère et une grande partie de ma famille y vit encore.
Je ne lui trouve pour l’instant que des avantages, on s’y sent tellement bien…ne serait-ce le chéri encore à Paris et ça serait parfait…
C’est marrant (ou pas, d’ailleurs ! En tous cas, c’est rassurant), j’ai eu la même impression que je mourrai jeune et que je ne trouverai pas l’amour (bon, celle-là, je l’ai encore de temps en temps…) !
Après, je plaide coupable, je suis de ceux qui habitent dans un quartier résidentiel et qui aiment faire des feux de cheminée après avoir fermé la porte sur le monde extérieur…
En revanche, je n’ai pas de portail en fer forgé, les maisons sont toutes différentes dans le quartier et j’aime filer là où ça bouge de temps en temps mais mon ancrage est là, au calme et j’aime ça…
Pourtant, parfois, je regarde des appart en plein centre et me dis que ça pourrait être chouette aussi… peut-être !
Je crois (ou, du moins, ça s’est passé comme ça pour moi !), j’ai fait mon sillon en fonction de là où les courants me portaient. Je n’avais pas d’idée préconçue de ce que serait ma vie.
Elle m’a posée ici, là, ailleurs et quand je me sentais pas trop mal, hop, j’accrochais une amarre puis j’en ai décroché aussi avant de les raccrocher ailleurs mais, une chose est sûre, je n’aurais jamais planté une amarre là où je ne me serais pas sentie bien…
Et puis, je me dis que ceux qui savent, c’est très bien mais sont-ils, pour autant, à l’abri des désillusions ?
Bonjour,
Merci pour ce joli billet teinté d’un douce nostalgie sans tristesse aucune.
J’aime l’idée de se sentir de quelque part, d’être ancré dans une ville, un terroir ou juste un quartier. Je pense que ça assoit, ça aide à se maintenir debout face au tangage de la vie. Je suis parisienne depuis des années et je ne vois pas habiter ailleurs même si chaque jour le bruit et la pollution m’agressent et que je rêve de petits-déjeuners en compagnie du chant des oiseaux. J’ai passé mon enfance et mon adolescence dans une petite ville sans âme en ile de France, trop loin de Paris pour en profiter, trop près pour qu’il y ait un vrai développement local. Je connais bien cette impression qu’il ne se passe rien dans un quartier « résidentiel ». J’ai d’horrible souvenir du calme pesant, voire étouffant, qui y règne les longs dimanche d’automne… J’ai toujours rêvé d’avoir une maison de famille en Bretagne ou en Normandie, une maison en bord de mer battue par les vents et les tempêtes qui lutte vaillamment contre les éléments. Un endroit vivant qui forge l’envie de vivre.
Bonne journée.
Merci Caroline, je suis émue et fière de lire de si belles choses sur ma ville natale.
Lectrice assidue de ton blog depuis 2 ans, je n’ai jamais osé t’écrire. Je me contente d’ouvrir ce blog tous les matins, de savourer les billets qui provoquent en moi joie, rire, colère, tristesse ou émerveillement.
Merci encore pour ce rayon de soleil que tu m’apportes quotidiennement !
Gros bisous à tous les nantais …
C’est amusant car je me suis toujours dit que je ne me verrais pas quitter la région parisienne car pour moi il y a « tout ».
Mais à chaque fois que je suis allée à Nantes, je me suis dit que ce serais sûrement la seule ville pour laquelle je pourrais quitter Paris !
C’est une ville où l’on se sent bien, à mi-chemin entre histoire et modernité et comme tu dis on sent un vrai dynamisme qui s’en dégage 🙂
Encore une fois très émue par ce blog, sur lequel je suis tombée par hasard la même semaine, il y a quelque mois, ne cherchant des infos sur zermati, puis sur la vente SOnia Rykyel pour H&M! Ensuite j’ai découvert tes enfants et j’ai beaucoup ri chaque fois tu tu évoquais les petites misères et grandes joies procurées par ta fille Rose/Helmut quasi du même âge que la mienne. Et enfin aujourd’hui, Nantes que je n’ai visité qu’une fois, mais cette fois-là Royal de Luxe entrait dans ma vie, leurs grandes machines poétiques, marionnettes géantes, m’ont toujours arraché des larmes quand j’ai eu la chance de les voir. Ah la la encore merci pour ce blog! :o)
Je confirme que ce manège, qui soit tourne, soit a un parfait sosie, fait un effet énorme: on dirait du JP Genêt.
Par tourne évidemment, j’entends se déplace tout entier de ville en ville. Pas sur lui-même. Je ne suis pas conne vous savez?
Le bon endroit… ça c’est le type même de la décision de merde qui se traduit chez certaines personnes par des interrogations de merde sans fin. Et je sais de quoi je parle: arrivée à Paris, moi j’y avais adoré les dimanches, alors que toute ma vie d’ado et d’adulte je m’étais fat chier à 100 sous de l’heure le dimanche, où dès qu’on sortait, et malgré le soleil ou la nature, l’immobilité absolue des villes de province le dimanche plombait tout le reste.
Mais c’est vrai aussi que j’avais été juste horrifiée d’entendre deux personnes qui me sont très proches échanger un jour ensemble d’intéressants et manifestement très heureux souvenirs d’enfance de journées entières passées à Créteil-Soleil…
Sainte-mère.
On a fui dans la Pampa quand on en a eu marre (rapidement) de Paris/RP avec des mômes.
Maintenant, tout retour de notre domicile à Paris nécessiterait au préalable de gagner à l’euroPognon.
Mais je joue.
Je ne crois pas qu’on a trouvé le bon endroit. On a trouvé un compromis, qui permet d’avoir le beurre et la crème.
ça, la crème…On en manque pas.
Les gamins aiment bien, et on pourrait presque se balader dans la campagne à vélo même maintenant s’il n’y avait pas autant de viandards qui se promènent à proximité de nos super pistes cyclables avec leurs chiens, leurs fusils, et leurs 4 grammes.
Heureusement, il y a de plus en plus de parisiens qui s’installent ici et le rapport de force va bientôt s’inverser.
Gare à toi, viandard.
Mais bon. Joli billet, et je te confirme ce que tu sais déjà: les murs de la province ne protègent pas plus du malheur que les feuilles de papier parisiennes, excepté qu’en province on entend moins facilement celui de son voisin, quand même.
Une ville super avec des enfants, j’ai écrit récemment sur le sujet, mon arrivée difficile à Nantes après Paris puis finalement, comment je m’y suis sentie bien, mais toujours des questions existentielles, et si je ne passe pas quelques années à l’étranger, est-ce que je ne rate rien ? Bref, je deviens de plus en plus bouddhiste néanmoins, je voyagerai quand les enfants seront plus grands, et il n’y a pas d’endroit idéal.
Merci pour ce texte, où je me reconnais un peu, pas sur le parcours géographique mais sur le fait de se laisser porter par la vie, les hasards. Ca me rassure, moi qui ai toujours l’impression que les autres, contrairement à moi, font de vrais choix professionnels et personnels, savent qu’elles prennent la bonne décision…
Avec l’âge, les enfants, les hasards ou les obligations professionnelles, on évolue – installée en Bretagne depuis 3 ans, c’est vrai que je trouve sympa de pouvoir aller à la mer avec les enfants, et j’ai aussi découvert Rennes, et Nantes…
Mais quand même je reste attachée à Paris que j’ai connu en tant qu’étudiante, ça laisse un goût particulier.
AAHH royal de luxe, et le manège d’andréa… souvenirs…
…il y a seulement deux ans que je parviens à me projeter dans un avenir. Jusque là j’ai vécu comme étant en sursis.
Je suis née à Paris mais çà ne compte pas(jamais vécu là), c’est le chant des cigales et de la méditerranée qui coule dans mon sang 🙂 Dès que je vois les pins parasols, la garrigue, et les calanques j’ai l’âme qui chante..pourtant je pense à partir. Un jour plus ou moins proche. Tout en sachant que que que j’aille une partie de moi restera dans le sud.
Très joli billet, j’aime beaucoup quand tu laisses couler les mots.
en même temps, comme disent les Beatles: there’s nowhere you can be that isn’t where you’re meant to be.
bisous my dear
Il est très doux et poétique ton billet, exactement ce qu’il faut avec ce début de semaine grisouillet. Je ne le trouve pas triste et j’en aime la musique des mots. Tu m’as donné envie d’aller passer un week-end à Nantes. En plus, j’adore les villes d’eau !
J’ai la chance d’avoir trouvé l’endroit où je suis enfin et pleinement chez moi et je comprends donc ta recherche et ton ressenti.
J’ai visité Angers avec les mêmes pensées. La douceur angevine est un atout de poids. Je me retrouve là où je suis un peu aussi par non choix. Si le travail nous avait mené ailleurs, nous habiterions ailleurs.
Ton parcours me parle étrangement; j’ai suivi des chemins similaires en terme d’habitat, mais géographiquement différents puisque je suis passée d’un pavillon en banlieue parisienne à un appartement au centre ville de Strasbourg, ville à dimension humaine (et où les gens me semblent eux aussi plus humains). Mais je commence doucement à ressentir ce serrement au coeur en passant devant des grilles de jardins… Comme l’impression de passer à côté de quelque chose…
« Pas spécialement gai » mais très beau billet… J’ai vécu dans la région parisienne, une petite ville où rien ne se passe. Il fallait « monter » sur Paris pour trouver de l’animation. Aujourd’hui je vis sur Lyon et je crois avoir trouvé mon endroit…
Bon moi ce billet me fout le bourdon mais en même temps, ce matin, il m’en fallait pas bcp…
Perso, ayant été rennaise pendant 10 ans, je n’ai jamais trop aimé Nantes (le vieux combat des deux capitales bretonnes…), la trouvant trop bourgeoise, trop froide…Mais c’est certainement parce que je n’y suis passée qu’en coup de vent!
Sinon, je rejoins les commentaires qui disent que tu as un vrai talent d’écriture, moi ça m’a fait penser à du Christian Gailly ce que tu écris là, dans la sonorité, dans la nostalgie. Bravo!
Quant aux angoisses sur l’avenir, perso c’était plutôt l’inverse, trop de projets, jusqu’à cette année et des ennuis de santé qui font qu’on se dit qu’on va d’abord vivre au jour le jour!
C’est marrant que Nantes soit le sujet de cet article, mon frère vient de s’y installer pour commencer ses études, du coup,j’ai visité cette ville pour la première fois en juillet dernier. Et je la trouvais vide, assez tristounette, mon frère était assez déçu. Il y est retourné en septembre, m’a écrit un texto « ça y est, les jeunes sont rentrés », apparemment ça n’avait plus rien à voir avec la ville qu’on avait vu 2 mois plus tôt.
Pour Paris, j’y suis allée plusieurs fois, particulièrement au cours de ces dernières années. je ne vais sûrement pas tarder à m’y installer. Et si c’est une ville superbe et animée, l’image que m’en donnait mes cousins quand ils descendaient dans le « Sud » (comme s’il n’y en avait qu’un et que nous étions une masse informe) nous voir en été, c’est qu’ils avaient tout sur place, des centre commerciaux de dingue, qu’ils étaient mieux habillés que tout; EN même temps, ça me donnait l’impression de gens assez superficiels qui au collège voulaient avoir des fringues de marques, et les premières personnes qui me donnaient l’impression d’être une plouc, et que les Bouches-du-Rhône (3e dépt de France, si je ne me trompe pas) c’était vraiment pittoresque!
J’ai vraiment du mal avec le parisianisme, autant j’aime Paris, autant je déteste le petit côté snob qui consiste à regarder le reste de la France comme une masse informe d’attardés. (Je ne parle pas du tout de Caroline, c’est une remarque d’ordre général, en particulier concernant les émissions TV!)
Message super long. Désolée
« J’envie, je crois, ceux qui ont la certitude d’être au bon endroit. » C’est exactement ca Caro, j’ai vécu tant d’années en étant « par hasard » là où j’étais.
Et puis je l’ai eue une fois cette certitude. Jamais je ne m’étais sentie si heureuse dans ma vie. Je me souviens de ce premier matin, de cette rue que j’ai empruntée pour aller acheter les premiers croissants de ce premier petit dejeuner dans le nouvel appart. De cet éblouissement que j’ai eu : « je suis là où je veux être ».
Ca a duré 3 mois, avant de prendre la plus mauvaise décision de ma vie.
Depuis, j’essaie de retrouver cette plénitude.
Ca restera une blessure à vie, et pourtant c’est juste le deuil d’un lieu. Mais le lieu contient tant de choses : les amis, l’art de vivre, les cultures qui le composent, la langue qui le domine, le temps qu’il y fait, les rencontres qu’on y fait, les choses tacites qui y sont si explicites…
Alors oui, comme toi, « J’envie, je crois, ceux qui ont la certitude d’être au bon endroit ». Mais moi j’enlève le « je crois ».
Pourtant, parfois, cette certitude m’effraie. Car la question qui restera toujours en suspens pour moi est : quand on est si ssûr d’être là où on désire, garde-t-on cette soif que j’ai de découvrir, chercher, explorer? Je pose réellement cette question naivement, je n’y mets aucun préjugé. Pour moi, ces explorations sont vitales, le resteraient-elles dans d’autres conditions?
Oh oh oh, je laisse jamais de commentaires mais je te lis très souvent (tous les jours depuis plusieurs années en fait), et là je vois que tu es passée dans ma ville, et que tu as même photographié mon quartier (l’île de Versailles et St Félix donc) et presque ma rue, c’est bête mais ça me remplit de joie dès qu’on dit du bien de Nantes. (et maintenant je sais pourquoi je laisse jamais de commentaires, je ne sais jamais quoi dire et comment le formuler), bref je suis contente que tu aies pris du plaisir à venir ici, et continue à nous/me faire du bien avec tes écrits 🙂
Je te lis tous les jours sans laisser de commentaires, mais là je ne peux pas laisser passer l’occasion !
Je fais partie de « ceux qui ont la certitude d’être au bon endroit. »
Nantaise d’origine, je suis partie à 22 ans vivre à l’étranger, convaincue de ne jamais revenir.
3 ans plus tard, je savais que c’est dans ma ville que je voulais vivre !
Merci pour ce petit billet du lundi sur Nantes.
cagette, je suis très heureuse de te « voir » ici, si tu es bien celle que je crois que tu es 🙂
A toutes les nantaises, des baisers, j’ignorais que vous étiez si nombreuses à passer par ici, contente que ce billet vous fasse sortir vos petits nez de souris 🙂
Je crois que c’est le soleil de ce week end qui fait ça. Samedi, en me baladant sur la Grand Place de Lille, avec ses belles façades flamandes, ses terrasses de bistrot, tous ces gens contents de profiter d’un petit rab d’été (frais mais été quand même), je me suis dit que j’étais contente d’être là, que c’était MON endroit (en dépit du mal que lui a fait Dany Boon, LE parisien à qui je mettrais le plus volontiers deux tartes).
Et dimanche, on est allés à la mer, en regardant tous ces kitesurfs (c’était joooli), je me suis dit que finalement, ça aurait pu tout aussi bien être là, mon endroit, si les choses s’étaient passées autrement. Et ça aurait pu être Paris, ou Nantes, ou un trou perdu quelque part, n’importe quel endroit auquel j’aurais pu rattacher des souvenirs heureux de bons moments.
Faudrait réécrire le même billet, Caro, mais après un week end sans soleil, sans copains accueillants, sans jolie Lila, peut-être même pousser le vice à le réécrire un jour de semaine pluvieux, passé seule dans un hôtel pouilleux, sans Rose et les grands,dans une ville loin de chez toi. Juste pour voir à quoi ça tient qu’on se sente bien quelque part.
Tu résumes tout tellement bien Caro ! La vie qui nous amène un peu par hasard à vivre à Paris ou ailleurs, le sentiment de ne jamais tout avoir, le fait de se sentir chez-soi dans un lieu qu’on ne connaît pourtant pas ! J’adore te lire…
Et bel hommage à Nantes, ma ville de coeur !
TRES TRES beau billet ! (ton édit n°1 n’a aucun sens ! … ;-)) … ).
Définitivement dans mon top ten personnel de tes posts, et je les ai TOUS lus. Merci …
Merci Caro pour avoir si bien décrit ce que je pense chaque fois que je visite une ville que je ne connais pas. Après 10 ans à Paris, on a finalement pris cette décision si difficile de tout plaquer pour tenter l’aventure dans un quartier comme celui que tu décris. Ce n’est pas à Nantes, mais on a nous aussi une porte qui donne sur une rue où il ne se passe pas grand-chose et on adore! 8 ans après ce déménagement, je sais que rien ne me ferait remonter à Paris. Mais pourtant, lorsque j’y suis, je ne peux pas me défendre d’une certaine nostalgie et je rate systématiquement mon train de retour vers la province. C’est fort, l’inconscient quelquefois!
Comment pourrais-je te contredire ???…. C’est MA ville ou plutôt celle de mes origines, ainsi que celle de mon mari. Nous y retournons souvent vu que toute notre famille y vit (nous sommes les derniers irréductibles dans le capitale) et nous rêvons d’y vivre de nouveau…! La qualité de vie est bien supérieure (même si la vie y est différente et j’aime aussi celle, trépidante, de Paris) : la mer à 45 min, la verdure à quelques kilomètres du centre et surtout des maisons aux prix ABORDABLES !!! Maintenant que nous avons un enfant (et bientôt deux), nous rêvons souvent de cette partie de la France… LE seul hic, comme toujours dans ces cas-là, c’est nos boulots ! Very difficult de trouver un poste de journaliste en CDI dans l’ouest, et je ne parle même pas de la profession de mon cher et tendre… Mais ne perdons pas espoir, un jour viendra !
Néophyte de ton blog je le découvre avec bonheur!!
J’adore ta façon de décrire le monde avec un regard à la fois critique mais tellement doux quelque fois.
J’aimerais pouvoir écrire comme tu le fais.
Très belle photos également.
Le manége est féérique je trouve.
bisoux bisoux
AAAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!
Ta quatrième photo, où il y a une dame à vélo qui passe devant une maison à 2 étages… ben c’était « chez moi », c’est là que j’ai habité 4 ans pendant mes études!! J’adore St-Félix….
Merci de la rendre encore plus belle, ma ville!
avec ton titre, j ai eu de suite un autre titre qui m’est venu en tête!
honte de ma « culture » ^^:
la digue du Q ;°)
Quand j’ai eu 7 ans, mes parents m’ont emmené à Paris pour quelques jours. Je crois que depuis ce jour-là, je savais que je viendrais un jour habiter ici. Ca n’a pas loupé, je suis là depuis bientôt 7 ans et aucune envie de partir. J’ai justement pensé à ce que pourrait être ma vie si j’étais restée dans mes vosges natales ce we en traversant de tous petits villages. Je n’ai pas du tout réussi à me projeter… J’ai trop besoin de l’effervescence de la ville! Enfin pour l’instant parce que mon parisien de chéri commence à avoir des envies de verdures!
C’est étonnant comme ton billet raisonne.
Née dans le 93, élevée dans le 77, j’ai vécu mon adolescence à Nantes pour y revenir à 18 ans au gré du travail de mon papa.
J’ai toujours voulu y revenir, étant amoureuse de Paris, j’avais envie de revivre dans cette belle cité.
nous l’avons fait avec mari et enfants en 2006… 18 mois… nous y sommes restés 18 mois… trop douloureux de quitter Paris, nos amis, nos repères…
Aujourd’hui la question se pose à nouveau : besoin d’un logement plus grand, besoin de TROUVER son endroit oui… en fait mon endroit je le connais (12e, 13e, 14e) mais il n’est pas dans mes moyens… donc va falloir choisir… encore qq mois pour faire son choix… J’ai peur…
mon commentaire est incompréhensible :)) :)) C’est dire si le sujet est délicat :p
Et bien, c’est magnifique!!
Merci de nous faire voyager un peu! 🙂
Les machines de l’île, le quai à bananes, un jour on croise une grande poupée géante et la folie d’une ville, je ne remercierai jamais assez Nantes pour m’avoir accueillie, réconfortée, consolée, et redonné l’énergie de repartir.
C’est une ville où l’on croise toujours un ami quand on se promène dans ses rues piétonnes, où la lumière y est particulière et le sourire chaleureux.
Où les voitures s’arrêtent pour laisser traverser les gens, et où tout ce qui compte est présent.
Une ville qui bouge mais connait la lenteur.
Je n’attends que d’y revenir.
Un très doux billet qui finalement fait écho quelque part à chacun de ceux qui le lisent.
Moi aussi j’ai eu peur de ne pas passer 18, puis 20 puis 22, et puis si, et chez moi aussi cette peur a disparue un beau jour sans que je sache vraiment quand, et pourquoi.
Quand à l’Amour, car étant le fruit d’un coup de foudre qui survit malgré les aléas depuis près de 30 ans, je peux que l’envisager avec un A. L’Amour, donc, il m’est tombé dessus sans crier gare pour un jeunot qui m’a redonné le « privilège » d’être une ados rougissante et légèrement « gourde »…
Quant au lieu, et je pourrais même dire aux lieux, que de souvenirs. Je me suis sentie presque chez moi dans un coin de Normandie, dans un hameau sans commerce, balayé de soleil, de couleurs et de senteurs que je n’oublierai jamais. C’était la maison de mes grands parents, la grande maison de mon enfance avec son terrain tout aussi grand où tout mon être aspirait à s’y retrouvé à chaque vacances… Malheureusement, elle a été vendu, quand les aînés ne sont plus et qu’on ne peut plus assumer son entretien, il faut se résoudre le coeur lourd à lui donner une nouvelle vie avec d’autres qui lui assureront tout autant de beaux souvenirs que nous.
Et puis étudiante, ce fut Lille qui m’a accueillie, une ville magnifique et chaleureuse.
Mais j’ai connu aussi Paris, cette sensation d’avoir tout à côté, mais finalement de ne pas en avoir assez profité.
Après Paris, ce fut Troyes, choc des cultures et des habitudes, mais j’y ai aimé la vie.
Aujourd’hui c’est une ville plus petite de cette même région champenoise ou je fais mon chez moi avec mon Amour.
Y a-t-il un endroit où l’on se sente chez soi à sa place? Je n’en sais rien, ce que je sais c’est que j’emporte avec moi un morceau de ses villes qui m’ont accueillies, de celles qui m’ont accordé quelques heures lors de passage et de très beau souvenirs et que j’en fais mon chez moi où la vie me porte.
Et je confirme, je n’ai passé que quelques heures à Nantes, mais quelle impression de douceur, de beauté, de bien-être!!! Mais Rennes aussi est belle!! Nous avons encore cette chance en France d’avoir des villes qui bien que devenues mégalopoles, ont gardé ce charme si particulier qui fait leur identité!!!
Merci pour ce billet, et désolée d’avoir écrit si longuement, je ne commente que peu (deux fois depuis que je lis ton blog quotidiennement), mais tu m’as donné cette envie de donner mon petit quelque chose après avoir lu un billet qui m’a émue.
Merci Caroline pour ces mots!!
Quand est-ce qu’on pourra acheter un de tes bouquins en librairie ?
Rassure- nous , c’est en préparation , non ??! Lecture-voyage très sympa, vive tes posts ..!!
Je m’appelle Marie, mon amoureux Didier, j’ai vécu à Nantes et je rêve d’y retourner…
Il me parle un peu ce billet 😉
Pour nous Paris est un compromis.
Nous ne sommes chez nous nulle part. Enfin surtout moi, parce que le Briton bon, c’est un immigré de luxe quand même. Sachant que la dernière fois que j’ai vérifié, en fait d’origines j’ai le choix entre un village autrefois idyllique devenu pourri ou une ville autrefois mythique devenue… pourrie aussi ouais. Avec un voisinage… ben pourri itou, je ne vois pas d’épithète plus juste. Si peut-être enfoiré. A tendance pourri.
Quand je dis Paris, je parle du 20è, ça n’est pas vraiment Paris, mais plutôt un camp de réfugiés avec vue sur la Tour Eiffel.
Caro, oui je suis l’exilée involontaire qui revient de temps en temps à Paris déjeuner avec des copines, notamment dans le 15ème arrdt quand les copines y bossent 😉
Dom, j’aime tout ce que tu dis sur Nantes et je le partage… sauf sauf sauf les voitures qui s’arrêtent ? Moi qui descendait tous les matins des Hauts Pavés pour rejoindre mon bus 11 cours des 50 otages il m’en fallait de la patience et/ou du courage pour me jeter entre les voitures !!!
Nantes…la ville de ma naissance, de mon enfance , de mon adolescence… je l’ai quitté il y a plus de 10 ans car pendant un p’tit boulot d’été sur la cote vendéenne j’ai rencontré Chouchou et on est resté là ou une nouvelle vie a commencé. Mais il y a toujours un petit bout de moi à Nantes: dans les parcs ou je jouais enfant, dans les rues du centre ville lors de mes premières sorties de « grande » entre copines, sur les bancs de la fac de socio, dans les cafés à refaire le monde avec mes amis… Nantes m’a construite, m’a fait grandir, a été le témoin de plus de 20 ans de ma vie et cette ville je l’aime.
Merci de l’avoir apprécié et d’y avoir eu ce regard extérieur. Tu a su ressentir cette douceur, cette atmosphère….celle qui me fait etre ce que je suis
Nantes, ma belle, comment tu me manques… Tes rues, tes habitants, ton ambiance particulière… Parisienne, tu m’as accueillis comme une soeur. Soeur que j’ai quitté, faut bien, un CDI au fin fond de la Bretagne ne se refuse pas. Nantes ma belle, laisses moi juste une petite année. Je ne t’ai pas dis ma belle, nous nous séparons avec lui, et j’ai vraiment besoin de tes bras… Promis je reviendrais me blottir dans tes bras avec mes enfants qui t’aime autant que moi.
besoin.
Je ne connais pas Nantes, mais j’ai envie d’y faire un tour, lors de mon prochain voyage en France…
Quant à la question du bon endroit… je suis née en Belgique, sur les bords de la mer du nord , j’y ai vécu 11 ans, puis j’ai vécu 10 ans en France, dans une petite ville dans le nord, puis j’ai déménagé pour Nairobi et ça fait la 13ème année que j’y suis… et à vrai dire, je ne me sens ni belge, ni française, et encore moins kenyane. Quand je voyage en Europe, je n’ai pas toujours l’impression de « revenir » chez « moi », et quand je suis à Nairobi, je me sens parfois pas du tout chez moi. C’est juste que voilà, Nairobi m’a mordue et je suis contaminée de cette ville… je sais que je ne prendrais jamais la décision de repartir d’ici, mais que si le destin m’y forçait, je ferai mes valises avec plaisir et peut-être même soulagement….
Merci Caroline pour ce billet… Je te lis avec plaisir depuis des années sans jamais avoir osé posté de commentaires mais aujourd’hui c’est différent!
Je vis en Argentine depuis quasiment un an et ce matin en te lisant quelle belle surprise et surtout quelle émotion de lire ce billet sur Nantes… Ma ville que j’aime tant!
Et ces photos… Reconnaître chaque rue, chaque bâtiments,revoir l’éléphant géant et les machines (j’y ai travaillé quelques mois…), l’île de Versaille ou ma mère m’emmenait jouer lorsque j’étais petite fille…MERCI 1000 fois car c’est la première fois depuis que je suis partie que je revoyais Nantes… Et c’est un petit moment de bonheur!!
ET puis aussi j’en profite aussi pour te dire Bravo Bravo pour ton blog (même loin je continue à te lire tout les jours!)…
« J’envie, je crois, ceux qui ont la certitude d’être au bon endroit. »
je crois que j’ai compris ce que tu voulais dire et que …..ça m’a touché en plein coeur.
Merci
Arff…Belle facon de commencer mon lundi matin..suis expatriee a 12h d’avion de ma ville, Nantes, et j’ai passe le week end a me quasi morfondre de l’avoir quittee sans savoir quand je vais y revenir.
Finalement, moi qui aime le changement et tout recommencer, je decouvre que j’aime aussi naviguer au milieu de reperes, enfin, qu’ils me manquent ces reperes.
Ca me donne envie de mettre en boucle le formidable morceau de Beirut qui s’intitule Nantes.
Merci pour ce bel article et tous les autres!
Mon travail nous amene a demenager en famille tous les 3 ans… en France ou a l’etranger,
Ce que cette experience m’a appris est qu’on peut se sentir bien, heureux, un peu partout : il suffit souvent de le vouloir, le construire et evidemment d’avoir le cheri et les enfants qui adherent a cette philosophie !
Pour nous, peu importe le lieu ou nous habitons si nous continuons a avoir des envies, des projets, chacun de notre cote et en commun.
On continue d’avancer un peu comme tu le decris : en batissant au fur et a mesure en fonction des lieux, des possibilites.
Si la question m’etait posee de choisir une ville de residence definitive, je repondrais certainement Montpellier (tout comme mon cheri), mais les enfants (qui ont a present leur mot a dire) ne seraient certainement pas d’accord… sur l’aspect « definitif » des choses. Nous en avons fait des nomades, qui s’adaptent un peu partout, mais qui ont du mal a envisager de rester au meme endroit tres longtemps.
Peut-etre a l’age adulte reveront-ils d’UN « endroit ou ils se sentent bien »…
Aaaaah Nantes… Première fois que je suis allée habiter « à la ville », seule, à 18 ans, pour faire ma prépa… Ca fait maintenant 5 ans, et j’adore ma ville même si, stage oblige, je vais probablement bientôt partir pour Paris…
Je vois que tu es allée à St-Félix, est-tu allée à la Petite Boulangerie?? C’est juste l’étape obligée pour tout gourmand qui se respecte! La meilleure boulangerie de Nantes à mon avis! 😉
Mona, maintenant je t’assure, ce sont les piétons qui font peur aux voitures! Avec le tram, les voitures ne sont plus les reines de Nantes, et conduire en centre-ville (Cours des 50 otages puisque tu le cites) est une expérience très flippante! Les piétons traversent n’importe quand, n’importe où, sans regarder, en gros paquets sortant du tram, et les conducteurs le savent et roulent lentement!
Bonjour à toutes,
et surtout Bonjour Caroline,
Je n’ai malheureusement pas le temps de lire tous les commentaires, mais au vu de leur nombre, je comprends que je ne suis pas la seule pour laquelle ton post de ce jour a des résonances.
C’est amusant de constater que nous sommes toutes un peu faites sur le même moule, à se laisser porter par la vie, par les choix qui se font en dépit de nous même. Je vis à Paris depuis 15 ans, mais je me sens parisienne depuis toujours habitant auparavant en « banlieue », ni proche ni loin de Paris, dans une « ville » de 10.000 habitants où les maisons s’alignent les unes à côté des autres, avec les écoles, les parcs les commerces, une certaine douceur de vivre dans laquelle a baigné une partie de mon enfance. Vivre à Paris avec des enfants est un pari pour beaucoup. Je n’envisage pas pour le moment d’en partir, car j’ai la chance inouie de pouvoir aller travailler à pied, de récupérer ma petite en marchant un peu plus que pour rentrer chez moi…mais c’est un luxe dont je profite. Même si tout comme toi Caroline, au détour de jolies rues de Province je m’interroge parfois sur une autre qualité de vie…sur un rythme plus doux. Et je me dis alors que le lieu ne change pas les êtres que nous sommes et que le « stress » que je vis au quotidien je le connaitrais également ailleurs. Mais aucune certitude quant à l’endroit où je voudrais vivre. La vie je l’espère me le dira.
Merci pour tes mots toujours si justes, ce plaisir renouvelé à te lire quotidiennement. Tu sais nous faire rire, réfléchir, sourire…C’est vraiment un bonheur que tu aies ce courage de tenir ce blog. Merci Caroline.
Et désolé pour la longueur de mon commentaire 🙂
Y’a un truc à Nantes peut être…
J’habite le centre de la France mais je dis à qui veut bien l’entendre que je rentrerai vivre à Nantes dès que possible. Tout le monde nous a dit que l’on allait s’habituer à vivre loin de notre ville. Mais le jour on l’on a appris que j’étais enceinte on a dit « il/elle naitra à Nantes ». On nous a pris pour des fous… Et je suis là, malgré les complications que cela engendre, à attendre sa venue au monde dans notre ville pour la fin de la semaine…
Surtout ne vous excusez pas de la longueur de vos commentaires ! Ils sont tellement jolis en plus aujourd’hui…
Dorothée, bonne dernière semaine de grossesse alors !
Si je comprends ton message, je vois que tu vis peut être la même sale période que moi… Une séparation et on réalise comme les lieux peuvent nous aider, comme on y est attachés et que ça fait du bien
Coucou! Bon sang mais c’est bien sûr!! En te voyant je ne cessais de me dire ce visage ne m’est pas inconnu mais où???? ». On a fait les mêmes études à Grenoble (j’ai 40 ans). ca doit être ça!!
Comme toi Paris me faisait rêver étant petite quand j’y passais en voiture avec mes parents, comme toi j’y suis allée après mes études (après une année calamiteuse à …Nantes), comme toi j’y suis restée, comme toi je zermatise (mais avec un de ses disciples). Ah ça fait du bien et tout drôle de voir toutes ces similitudes!! C’est un peu niaisou de dire ça mais m’en fiche!!;)))
Bonjour, une fois de plus, qu’il est bon de lire un aussi joli texte et les commentaires qui vont avec…
Suis « exilée volontaire » à Paris depuis 3ans et enfin je sais d’où je viens.
Née et grandi très heureuse dans un petit village de Bretagne nord, région marquante s’il en est, j’ai toujours rêvé de partir ailleurs. Coup de foudre pour Rennes préférée à Brest pour mes études (7 ans) car plus proche du fameux ailleurs. Et puis les aléas de la vie m’ont amenée à Paris.
Le choc.
Ca y est, je sais ce que c’est de se sentir chez soi. Et chez moi, c’est ma Bretagne, Rennes d’abord avec les amis (les à la vie à la mort) et à 2h de route la Manche, les mouettes, la marée, le bistrot où flotte encore l’odeur de gitanes de papa, les soirées d’été avec la petite laine qui va bien, la peau au goût salé.
Paris c’est chouette mais ce que je voudrais vraiment c’est me sentir chez moi et chez moi c’est là bas…
Ah oui la Petite Boulangerie!!! Elle a ouvert peu de temps avant mon déménagement hélas!! (hum, j’ai souvent fait des détours juste pour y aller, chuuut)
Bonjour,
le billet d’aujourd’hui est vraiment très joli et les commentaires qui vont avec aussi…
contrairement à toi, je ne me sens pas du tout d’où je viens et je me sens exactement au bon endroit là où je suis!
C’est drôle…
Je viens de balieue parisienne. J’ai grandi dans une petite cité mais pas du tout comme celles qui brûlent à la télé. On était là un peu par accident, pas vraiment du même milieu, du coup on vivait plutôt « à côté » de cet environnement. Jusqu’à 18 ans, j’y est été très heureuse… Jusqu’àà ce qu eje puisse comparer et que je réalise la morosité,de cette vie avec les inconvénients et les contraintes de paris tout en étant privée de son essence même (mais c’est là mon expérience et pas un jugement) Jusqu’à ce que je vive 20km plus loin, de l’autre côté du périph’… et que je découvre la liberté, la culture, la vie, les lumières, les gens, de toutes les couleurs, avec toutes les gueules possibles. Le métro, ce bonheur quotidient, tous collés serrés… Ce microcosme cosmopolitain à regarder, à écouter à sentir… hummm, tous les sens en éveil. Est ce que cette liberté et cette excitation étaient liées au lieu ou à l’âge de quitter ses parents? En tous cas ça a duré le temps de trouver l’amour, un appartement trop petit, un loyer trop élevé, l’arrivée d’un bébé, la chèreté des baby sitters, l’éxaspération à l’idée d’emmener le bébé au parc (et se coltiner tous les autres enfants)…. bref l’heure avait sonné, il fallait aller voir ailleurs comment c’était.
Et on ne s’est pas trompé, la vie dans un trou (où les vaches piétinent ton jardin, je le rappelle!) nous plaît, aucun regret.
Surtout en ce moment, avec la couleur de l’automne au petit matin, l’écureuil qui vient manger nos noix,les oiseaux qui chantent sous nos fenêtres (les nids de frelons aussi!), les pommes à cueillir.
MAIS je serai toujours parisienne (jamais balieusarde!). Et quand le printemps arrive… j’ai envie de rejoindre mes copines pour aller boire un coup en terrasse rue de la jonquière…
voilà une autre expérience sur les racines, les choix de vie et où le vent nous porte…
Quelle surprise de trouver ce billet ce soir en rentrant « à la maison ».
Ma maison est à Nantes en ce moment, depuis 4 ans 1/2 en fait.
Et pourtant ce n’est toujours pas ma maison. Je ne me sens pas chez moi, toujours cette impression d’être de passage, toujours cette amertume d’avoir quitté Paris.
C’était là-bas chez moi, mais à l’époque je ne m’en rendais pas compte.
Je suis partie.
Il s’avère que c’était un mauvais choix puisqu’à présent il ne se passe pas un jour sans que mon cœur se serre à l’idée que le temps passe et que je suis toujours coincée là. Parce qu’il arrive que pour une raison ou une autre, on aimerait rentrer plus que tout, mais la vie en décide autrement.
C’est trop joli toutes ces histoires: la tienne et tous ces commentaires. Je ne peux pas ne pas y aller de mon petit couplet!
Nous sommes expatriés volontaires dans le nord depuis presque 7 ans et il se trouve que le retour « au pays » est prévu pour la rentrée 2011. Il se trouve que ce WE on a joué les touristes dans notre propre ville pour des cousins de passage: le ciel radieux, la grande place, les rues du vieux Lille, les façades colorées, les parcs… Avec ce petit parfum d’été indien et tous les gens le nez au vent, c’était féerique! Nous sommes enthousiastes à la perspective de retrouver notre sud ouest: les amis, la famille, l’océan et les pyrénées et pourtant le départ sera un arrachement. Nous avons été (sommes, on n’est pas encore partis) tellement heureux ici… On se débrouillera bien pour être heureux là bas aussi, j’espère!
Nb: L’éléphant de la royale deluxe, quel délire! Nous l’avons adoré! La maitresse de mon fiston n’a jamais voulu le croire quand il lui a doctement expliqué le lundi qu’il avait vu à Nantes un éléphant de 12 mètres…
Première fois que je poste un commentaire ici, et pour cause, Nantes est ma ville depuis ma naissance (cela dit, je n’ai que 19 ans, donc relativisons ^^)
Je ne suis absolument pas objective mais j’adore cette ville, ni trop urbaine, ni trop rurale, le vieux Nantes et le nouveau centre-ville actif, situé du côté de Beaulieu… Pour ma part je ne pense pas y rester plus tard, car j’ai envie de découvrir de nouveaux endroits, mais je m’y sens définitivement chez moi. On revient toujours à ses racines, sans doute je ne quitterais jamais vraiment Nantes…
Et aussi, j’adoore:
Tes deux grands, chaque fois sur le même engin…
Et l’affiche tziganes, of course!
oh !! TES enfants sur le manège préféré de MA fille !! c’est comme deux mondes qui se croisent, quelle bizarrerie …
Nantes est une rencontre, je l’aime de plus en plus et nait en moi la certitude d’y vivre encore longtemps ! c’est une ancienne parisienne qui parle et qui prend le TGV pour deux heures histoire de retrouver l’ambiance des rues et ruelles de Paris … un très beau compromis.
en plus c’est très sympa de voir de belles photos de sa ville !
après tous ces magnifiques commentaires, j’ai honte de ma première réaction à la lecture du titre …
de Nantes à Montaigu …
on n’se refait pas …
Nantes, pour moi, c’est la ville du siège de ma boîte qui m’a éjectée en 99 en fermant les bureaux parisiens … après une grosse colère, c’est à ce moment que j’ai décidé de quitter Paris pour le sud …
alors je dis merci, et je chante « de Nantes, à Montaigu, la digue la digue …lalala la «
Voilà, toute la première partie racontant tes premiers pas dans la vie active, tes décisions de ton choix d’étude, ton « ballotement » de ville en ville, c’est ce que je vis en ce moment. Et avec un apéro un peu prolongé accompagné de quelques cigarettes superflues, je voulais te dire bravo de raconter tout ça joliment 🙂
C’est drôle, je suis née à l’étranger, à 6 ans, j’avais déjà habité cinq ville différente. L’endroit où j’ai vécu le plus longtemps dans ma vie, c’est Rennes. En plus, je peux dire que j’ai grandi avec la ville : les grands travaux et aménagements ont commencé à peu près au moment de notre arrivée. Si je devais me dire d’un endroit, alors se serait là, mais je ne m’imagine pas y revivre parce que j’aurais comme une sensation de retourner en arrière.
Pourtant, le lieu où j’ai eu le sentiment d’être enfin arrivée au port, c’est la première fois que j’ai mis les pieds en Espagne. Et les aléas de la vie ont fait que je n’ai pas pu y rester.
En fait, je suis bien partout, parfois mieux dans certains endroits. Et, si je comprends les personnes qui ont besoin de revenir dans un lieu précis pour se « développer », je crois que je suis une plante en pot : je promène mes racines et mon soleil et je me recrée mon petit coin à moi. En même temps, heureusement, je déménage tous les 2 ou 3 ans, pour le boulot de Chéri !
euh, cinq villeS différenteS, bien sûr…
Bon, je ne suis pourtant pas du tout timide Caro (surtout depuis le temps que je viens et que je commente), mais il me semblait t’avoir vu de loin…
Et je n’ai pas osé venir te saluer 😉
Ravie que notre ville ait été un coup de coeur pour toi, et tu es la bienvenue pour te faire payer un café dès que tu le souhaites 😉
Ah Nantes… la ville de mon enfance et de mon adolescence… Que de souvenirs éveillés par vos citations : le cours des 50 otages, l’île Versailles, Chantenay… J’ai été bien triste de la quitter, suis toujours heureuse d’y retourner, mais maintenant, bien des années après, chez moi, c’est en Savoie, dans une petite ville de 4000 habitants, mais terriblement attachante.
Une douce nostalgie émane de ton billet, superbement rendu. Un très beau texte.
Magnifique texte comme d’habitude mais qui a une résonance particulière pour moi à cause de nantes…que de beaux souvenirs même si certains sont douloureux. Sinon, bourguignonne de souche élevée dans une ville moyenne, je n’aspire qu’à la campagne… ce qui est d’ailleurs considéré comme une tare dans ma famille!
Biz V.
I.E.P. Grenoble… tiens tiens…
Autrement, je découvre une Caroline qui ne fait pas que dans le rigolo (où elle excelle, d’ailleurs pour mon plus grand plaisir) mais sait écrire dans l’entre-deux… bravo, c’est réussi.
L’idée que les lieux auraient une importance, qu’ils pourraient être choisis, ça aussi c’est intéressant.
Merci pour ce billet.
Tres joli billet qui me touche aussi. Je suis nantaise « dans le sang » (j’y suis nee et y ai grandi, ma famille y vit toujous), bordelaise « de coeur » pour les hommes de ma vie et expatriee depuis des annees. Et ce matin, depuis Canton en Chine du sud, je suis emue de voir ta ravissante Helmut sur la coccinelle ou tronait mon Celestin il y a quelques semaines, lors de notre retour annuel a Nantes.
Ma vie m’a amenee a beaucoup bouger mais je sais ou sont mes racines et c’est bel et bien Nantes qui coule dans mes veines. Merci.
15 ans que j’y vis… la certitude s’installe : je n’irais pas ailleurs tellement il y a tout. La mer pas loin, une ville dynamique, vivante qui sait se renouveller, des animations tout le temps pour tout le monde, des bords de rivière pour flaner, des évenements culturels à tout bout de champ… et une ville d’une taille encore abordable… pourvu que ça dure…
tu as beau être bouffe curée, je remarque que tu prends souvent la Sainte Vierge en photo…
C’est amusant le nombre de nantaises (dont je suis, aussi) qui suivent ce blog ! Pour moi, après avoir pas mal bougé en France et à l’étranger (dont une partie de mes études à Grenoble), Nantes est mon point d’ancrage, la ville où j’ai grandi, d’où je suis partie, où je suis revenue, plusieurs fois, et surtout où je me sens bien. Je repartirai peut-être, j’espère même, mais je reviendrai…
Quelqu’un parlait de la mer, toute proche, essentielle pour moi. Même si je n’y vais pas si souvent, je sais qu’elle est là, pas loin, que si j’en ai envie, je peux y aller sur un coup de tête. Cette présence qui me manque ailleurs. Je ne sais pas si je suis très claire, ce n’est pas très grave, je suis peut-être hors sujet. Mais il m’avait semblé que ce billet parlait de chez-soi.
merci pour ces belles photos qui montre bien pourquoi j’adore ma ville!!! je m’y sens très bien, et il faudra beaucoup pour que j’en bouge!!! j’ai ma petite boutique pas très loin de l’éléphant!!! j’adore!!! bien que le quartier de l’ile de versaille me manque des fois…
Et bien que le côté culturel et artistique de Paris me manque souvent, Nantes se développe, et j’espère qu’elle sera aussi riche que Paris!
cependant, la prochaine fois que vous descendez sur nantes, n’hésitez pas à aller faire un tour à Trentemoult (de l’autre côté de la loire, en fasse du quai de la fosse), et petite info, en avril il y a un week end où les habitants (souvent artistes) ouvrent leur maison et leur jardin, et là c’est magique!!!!!
pour que vous ayez un petit aperçu je vais de ce pas écrire un article sur mon blog, bien que j’avais envie de me le garder secret… ;o) (Trentemoult, pas le blog)
elledesign.over-blog.com….
J’ai fait mes études à Nantes et j’y suis restée!!J’ai quitté ma Vendée, mon bord de mer, ma belle plage… Mais aucun regret, j’aime Nantes!Pourtant des fois je me dis que je serais bien mieux à regarder la mer… Mais bon… on ne peut pas tout avoir, le principal est de se plaire là où on est, au moment où on y est!!!
Caro merci d’avoir aimé ma ville. J’y vais trop peu puisque je n’habite même pas en France… Et ce pincement au coeur la dernière fois qu’il a fallu monter dans le train pour retourner dans mon chez moi d’adulte, le chez moi ou il y a ma moitié, mon travail. Mais une autre langue. Mais pas le vent de l’ocean qui fait changer le temps d’une minute à l’autre. Mais pas la maison de mes parents. Mais pas cette légèreté. Mais pas un tour à velo pour aller voir l’elephant. Pas la petite géante.
Vite, un train, j’y retourne!
Magnifique ce billet…
Ma petite histoire a moi, c’est que depuis mon enfance, on a souvent demenage pour le boulot de mon papa. Apres ma conception en Guyane, on est passes par la Coree, le Cher, la banlieue parisienne, la Haute Normandie, la Malaysie, re la Haute Normandie puis la Basse Normandie, ou mes parents ont decide de rester. Du coup, j’ai toujours eu le sentiment de ne pas avoir de racines. Jusqu’a ma rencontre avec l’Ecosse.
La premiere fois, il y a douze ans. J’avais 16ans, j’etais timide et tout le monde venait me parler, le premier magasin etait a deux heures de route et la pluie n’a pas cesse durant les trois semaines que j’y ai passees en juillet. Mais: coup de foudre. Total et inexplicable.
J’y vis depuis presque deux mois maintenant et je sais maintenant ou sont mes racines. Et c’est hier soir, alors que j’etais assise sur la plage avec mon adore a contempler un magnifique coucher de soleil, que je me suis dit « vraiment, il n’y a aucun autre endroit au monde ou j’aimerais etre en ce moment ».
Le beau manège. Il y en a un aussi dans la ville rose (fait par les mêmes), et ma petite fleur l’a évidemment testé pour son (et notre) plus grand plaisir.
Je ne le trouve pas morose, ce billet. Plutôt émouvant.
Oh que oui, ca me permet d’avancer en tout cas…
Tu m’as touché … moi qui suis pour un an loin de « chez moi » loin de ma bretagne, de mon « crachin »,de mon silence, de cette odeur en soirée, du soleil qui passe entre les branches du pommiers, et de la voix de ma mère qui me dit que le repas est prèt…
Ici c’est pas le pérou … quoi que !! Je suis à Lima !?, dans cette énorme ville cette capitale qui vous bouffe si vous ne réagissez pas … ces xlaxons, ce brouillard, cette ambiance si particulière, une ville qui ne dort jamais …
hâte de retrouver mon espace et mon calme … les voyages ont le mérite de nous montrer qui nous sommes vraiment, mais de nous prouver que souvent ce que l’on a chercher se trouve là ou on l’a laissé …
Ma vie c’est la bretagne …
Pour les fêtes de fin d’année et le début d’année 2011, le manège de la compagnie Royal de Luxe, sera au CENTQUATRE à Paris !
Waou cet article me parle. Déjà parce que je me suis un peu laissé porter pour les études (malheureusement car mon parcours est moins prestigieux que le tien) car j’étais une des premières de ma famille à faire des études supérieures et si c’était à refaire je ferai tout autrement…
Et actuellement je suis en plein questionnement, je ne sais pas du tout où je veux vivre. Actuellement je suis en région parisienne (la banlieue bourgeoise je me plains pas), je voudrai changer de logement mais c’est impossible bien que j’ai toujours payé mes loyers…et se rapprocher de Paris pareil compliqué…là j’ai les temps de transport et le logement moisi et comme le dit Agatha je profite peu de Paris en fait.
Je voudrai partir mais pou où? j’avais pensé à Lille que j’aime bien et où je connais quelques personnes mais je viens d’y passer une semaine et je suis plus sûre, j’ai l’impression que les villes me font un peu peur, j’ai envie d’un cocon et en même temps j’ai envie de pouvoir aller à des concerts, de tout faire à pied…enfin bon bref ton article me parle…