Un sourire sur un quai

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Hier j'étais dans le métro. Dans mes écouteurs, une chanson de Daphné, « je suis un alligator et je marche… ». A Pont-Marie, une silhouette familière attire mon attention sur le quai d'en face. Grande et fine, blonde, cheveux bouclés, jean, cuir et bottes de motarde. Je la connais. Le temps de rassembler mes esprits, les portes de ma voiture se ferment. Nos regards se croisent. Ça me revient. C'est A. Elle me reconnaît aussi. On se sourit, exagérément, pour pallier l'absence de son. Je lis sur ses lèvres qu'elle me demande si ça va, j'acquiesce, « et toi ? ». J'envoie un baiser, elle me sourit encore, fort et je lui rends, fort aussi, tellement fort que j'en ai les larmes aux yeux. Le métro repart, nos mains s'agitent et c'est fini.

Je ne la reverrai sans doute jamais.

Dans le tunnel direction Chatelet, cette brève rencontre fait remonter les souvenirs. 2007, C., chère, très chère amie, mais trop de rancoeurs, trop de non-dits, trop de distance, son escapade pendant quatre ans à NY aura eu raison de notre complicité. Jusqu'au clash, un matin de janvier. La rupture, par mail, comme si cette amitié ne méritait pas mieux qu'un adieu sur msn. Les échanges de courriers acides et violents, parce que lorsqu'on s'est tant aimées, on ne peut que se haïr. Suivent les semaines à souffrir parce que je chérissais C. Qu'est-ce qui m'a pris, ces mots je ne les aurais jamais dits, connerie d'internet, prends ton téléphone connasse, bah et puis merde, pourquoi moi, j'ai mes raisons, elle aussi pourrait appeler.

Les mois à ruminer, donc, à ne pas y croire, à cette fin si peu glorieuse après tant de soirées à s'étrangler de rire, après l'avoir faite marraine de mes deux grands dans les trois secondes qui avaient suivi le jet de pipi sur le bâton bleu.

Et le dommage collatéral, A., autre meilleure amie de C. Approche interdite. Dans les divorces, qu'ils soient amicaux ou amoureux, chacun rassemble son armée, il y a des choses qui ne se font pas, on ne pactise pas avec l'autre camp, ce dernier ne nous eut-il rien fait, les ennemis de mes amis sont mes ennemis. Un code de conduite implicite, compris de tous, à sa place j'aurais fait pareil. Zéro rancoeur mais des regrets, on ne se connaissait pas tant que ça, mais il y avait de l'estime. On s'appréciait. Le mot est terne mais c'est celui qui me semble le plus adapté.

Quatre ans, donc, sans nouvelles et sans en attendre et puis ces dix secondes de sourire silencieux. Un sourire pour rien, sans espoir, le mal est fait, rien à sauver. Et en même temps, un sourire pour tout, qui disait que dans une autre vie… on s'appréciait.

104 comments sur “Un sourire sur un quai”

  1. Patricia a dit…

    pour ma part je suis intimement persuadée que les « ruptures » avec des amies chéres sont plus douloureuses et laissent plus de séquelles que celles avec un amoureux. Je parle là d’une vrai rupture avec des motifs valables, pas des séparations dues à la vie qui passe.
    Perso j’aime beaucoup la photo qui illustre le billet de ce matin
    bonne journée

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  2. Caroline - une autre a dit…

    Bonjour,
    Malheureusement, ces ruptures arrivent…et si moi aussi je me dis parfois que je devrais mettre mon orgueil/ma fierté mal placée/ma tristesse sur une chaise et m’asseoir dessus, je n’arrive pas à reprendre réellement contact avec certaines de mes amies du passé…
    Cependant, l’an dernier, j’ai fini par revoir quelqu’un que j’avais perdu de vue il y a douze ans, pas vraiment de brouille mais toujours un peu de déception quand les chemins des unes et des autres s’écartent alors qu’on s’était juré qu’entre nous, c’était pour toujours…et donc, j’ai passé une soirée géniale avec cette femme qui a été mon amie…
    Merci Caroline de savoir si bien mettre des mots sur la fugacité des choses ….
    Bonne journée.

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  3. Valérie de Haute Savoie a dit…

    Un moment je me suis dit, Mon dieu, mais Caro c’est Laurence, ma grande amie de cœur dont je me suis séparée un jour (oui c’est moi qui ai claqué la porte). J’avais dû écrire à petite fille que je ne pourrais plus être sa marraine, pour lui éviter d’être un prétexte à rancœur.
    Je ne suis pas sûre que tu ne reverras plus jamais A., le temps passe, apaise les hargnes, et A. pourrait maintenant te rencontrer sur un autre terrain que celui sur lequel est mort l’amitié.

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  4. Cetroinzust a dit…

    Pas vraiment de ruptures violentes d’amitie pour moi, plus de l’effilochage de liens, des ami(e)s qu’on jurerait a la vie a la mort et que l’on perd doucement a cause de la distance, de la vie qui nous fait evoluer differemment et qui transforme la complicite et la proximite d’autrefois en coquille vide. Revoir certaines ami(e)s perdu(e)s de vue depuis longtemps a ete excessivement douloureux, parce que la petite flamme n’etait plus. Et puis pour d’autres, que 200 m ou 20.000 km nous separent, nous nous retrouvons, meme apres des annees, comme si nous nous etions quitte(e)s la veille. Etant si loin, savoir que certaines amities tiendront la route est un vrai soutien quand la vie nous joue des tours.
    Bonne journee !

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  5. Emmanuelle a dit…

    Ah… Ca me fait penser a c. Dont j’ai des nvelles parfois via les enfants. Au moment de mon divorce elle a « choisit » mon ex avec bcp d’agressivite a mon égard. Mon amie de terminale. 20 ans d’amitié.. J’ai tente le dialogue puis j’ai abandonne. Et au passage je lui ai dit que vue tout le bien qu’elle pensait de moi être marraine de ma fille non… Mais a chaque fois que j’ai des news: petit pinceme au cœur.
    Bon sourire ma douce Caroline

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  6. Cathy a dit…

    Récemment j’ai failli rompre avec ma meilleure amie et j’ai fait le premier pas mais ce ne fut pas facile et rien n’est encore réglé, il va falloir s’expliquer.
    vraiment pas facile

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  7. LE CHEMIN DU BONHEUR a dit…

    Les chagrins d’amitié laissent des regrets d’incomplétude, car comme disait MONTAIGNE « je l’aimais parce que c’était lui parce que c’était moi ». Et cette part de nous, qui n’a rien a voir avec l’effet miroir de l’amour, nous renvoie un lourd sentiment d’inachevé…

    Quel est ce moi, ce je-jeu avec qui nous avons alors rompu ?

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  8. thiphane a dit…

    Mon amie chère a décidé de tous nous quitter un soir de lundi de Pentecôte. Même si parfois elle m’énervait nos parcours de vie avait depuis longtemps pri d’autres chemins, elle restait elle ma meilleure amie.
    Le dommage collatéral a été une amie rien qu’à moi qui n’a pas voulu entendre mon chagrin alors que j’avais besoin d’une épaule. Je me suis fâchée, emportée bref j’ai été très conne mais malheureuse..
    Et comme toi nos copines communes ont choisi leurs camps même si je ne demandais rien.
    Je me dit parfois que c’est puéril, qu’on devrait pas en arriver là..et pis mince on a de l’orgueil, de la fierté alors on lâche l’affaire….
    Ta rencontre même furtive fût douce et respectueuse…

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  9. nat a dit…

    bonjour caroline, tu as raison de dire que vous ne vous connaissiez pas tant que ça toute les deux,
    j’en ai vécu aussi la triste expérience, il ya une dizaine d’années,
    son divorce à elle, ma séparation à moi,
    les inimitiés, forcément , les jalousies des soit disant bonne copines qui sème la merde…
    et c’est vrai je ne la connaissais pas
    je lui en ai voulu, mais comme toi aucune envie de revenir vers elle,
    jai l’amitié pure et inflexible , incorruptible, visiblement pas elle
    doublement trahie,
    la première pétasse à lui glisser les médisances les plus absurdes ont eu raison de notre prétendue amitié,
    mais tu as raison ça laisse des traces,
    ce qui m’a le plus gonflée, c’est qu’elle ai adhéré aussi vite aux cancans des ses « bonnes copines fouteuses de merde »…
    mais finalement je valais surement mieux que cette amitié insincère ? elle m’a sans doute rendu service en la brisant ? ….

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  10. casiopee a dit…

    Les ruptures ne sont pas toujours definitives.
    Flash back.
    1990 au lycèe st just, M et moi sommes depuis le début d’année scolaire enfin reunies dans le même etablissement scolaire après les annees college que nous avons passees separees mais seulement par le lieu d etude. L amitié née en primaire etait toujours la bien vivante.
    Malheureusement cette annee de seconde fut fatale.
    Pour une raison dont ni l une ni l autre ne nous souvenons, la rupture intervient.
    Et la, mm scenari que pour ton histoire les mails et msn en moins. Grandes lettres, rancoeur, orgueil, et la « pourquoi je mettrais une fois de plus ma fierte de cote, cette fois ci elle a qu a venir faire des excuses »
    Et la le silence, l ignorance…
    Heureusement le lycee est assez grand pour qu on ne tombe pas l une sur l autre a tout bout de champ.
    Le bac, mon depart pour mon metier, la vie qui s installe et un pincement dans la region du coeur quand il m arrive de penser a mon passe et a cette amie qui a disparu de ma vie.
    Et puis par les tours et detours de la vie, M. apprend par l ami de l ami d une amie que je suis mariee et que je viens d avoir un enfant.
    Et la l impensable se produit, elle m ecrit!
    On se revoit deux fois (je ne vivais plus sur lyon a ce moment la) lors de vacances chez mes parents.
    Heureuses mais un peu embarassees de toutes ces annees, toute cette vie passee sans l autre.
    Puis la vie distant le lien qui n a pas eu le temps de se renouer correctement.
    Mais le contact reste, une carte quand je pars en mission, une a la naissance de ses enfants.
    Puis cette decision commune de resserrer tout ca. Et la msn a notre secours, et de longues conversations ecrites.
    On se revoit et comme par magie l amitie reapparait.

    Alors je sais que rien ne comblera les annees perdues. Mais le temps a fait son oeuvre et les rancoeurs se sont effacees. Et malgre le depart de M. pour suivre son homme qui est mute alors que je viens de revenir à Lyon, la sensation qu’enfin j ai retrouve mon amie…

    Je te souhaite si tu le souhaites qu’il t arrive cette jolie chose qui est de retrouver quelqu un qui a compter….
    Et peut etre comme l a dit Vanessa « ce n est pas par hasard si tu as croise A. »

    Bonne journee

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  11. Kristilla a dit…

    Comme je me reconnais dans ce post… La douleur, les larmes, ce trou béant dans la poitrine. Le temps qui passe, on se dit que ça va passer, qu’on va s’y faire. Mais rien n’y fait. Les amis, les maris qui choisissent leur camp, en rajoutent pour « aider » à faire le deuil. Au moindre événement, la main qui se tend vers le téléphone pour partager, avant de retomber dépitée…
    Et un jour… Pourquoi, comment, cela n’a pas d’importance. Mais on a discuté, on s’est expliquées. Encore des larmes, de colère, de tristesse, et finalement de joie quand on a compris que finalement, l’amitié était la plus forte.
    Et le sentiment d’être complète, à nouveau…

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  12. Geneviève a dit…

    Terrible pour moi ce matin de lire ton texte. Terrible les « dommages collatéraux » des ruptures. Terrible les formes que peuvent prendre les ruptures… 6 mois après le départ de mon mari après 31 ans de vie commune, ce billet ce matin comme je le comprends.
    J’espère que tu pourras retrouver A. même si c’est différent bien sûr et, si tu ne devais pas retrouver cette amitié, qu’aucun goût d’amertume ne restera…

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  13. frederique-etc a dit…

    Ton texte doit parler à pas mal de gens …
    Cet été, embrouille avec une très bonne « copine », pour une connerie, bien sur.
    Je n’ai plus eu envie de lui parler, c’était juste le truc en trop. On a échangé deux trois mails et je lui ai expliqué que je n’avais plus envie d’avoir de ses nouvelles, que je préférais en rester là.
    De toute façon, même si ça fait de la peine, rien n’aurait plus été comme avant, alors, à quoi bon ?
    Si je la croise sur un quai, je lui ferai un signe bien sur , mais pour ma part, c’est fini.
    J’ai du mal à dire « amie », parce que pour moi, « amie », c’est justement le truc en plus, le truc qui fait que même si tu t’embrouilles, il y aura une possibilité de retour.
    Mais je comprends bien ta peine.
    D’où l’intérêt de plus prendre le métro !

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  14. caro(roca) a dit…

    tu sais que ce post me parle , j’ai connu il y a peu ce gros clash et la connerie des mots ecrits plutot que de ceux qu’on se dit en face a face
    1 mois de silence et heureusement une fin heureuse ou chacune ravale son orgueil et prefere retrouver l’autre
    bise
    ps : et quand j’y pense j’aurais pas supporté que ça finisse comme toi, brrrr froid ds le dos

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  15. soeurette a dit…

    que de points communs dans ces « anecdotes » d’amitié, les séparations et divorces font bien des dommages comme vous le dites si bien, on n’y échappe pas. ma cop’s S. copines depuis les couches culottes, copines des galères à l’école, au collège, au lycée parce que un peu hors normes et introvertis…on se marie chacune étant témoin de l’union de l’autre, marraine de chaque mouflet…et puis sa séparation (c’est elle qui part pour un autre), on tente de respecter les deux parties mais rien à faire l’amitié prend le dessus. divorce tumultueux donc toujours l’épaule et les biceps à disposition de S.: pour son déménagement le jour J on était sur le pont, prêt de meubles de vaisselle de tous ces petits riens mais indispensables à une bonne installation. les mails et coups de fil à pas d’heure pour rebooster parce que « non » il ne faut pas que tu partes sans rien, « non » ne lache pas la garde des enfants….et puis vient l’installation avec nouveau « Jules » et là….plus rien, plus moyen de se voir, toujours de bonnes excuses, la garde alternée des enfants etc… cadeau offert à mon filleul en septembre (anniv en juillet)avec shorts, t. shirt et cahier de vacances!!!!
    l’impression désagréable d’avoir été utilisée et de s’être faite avoir s’installe doucement… je ne sais toujours pas si je suis trop exigeante en amitié ou si les amitiés ne survivent pas aux divorces.

    il reste que ces petits moments (rencontre du métro ou autre petite pépite de retrouvailles) sont des moments qui vous font bondir le coeur dans la poitrine, sentir que l’on est bien vivante et vous booste le moral pour un bon moment…rien que du positif quoi!!!

    bonne journée

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  16. marie a dit…

    C’est tout de même « moins pire » que de croiser sur un quai de métro un ex…avec chacun quinze ans de plus, son cortège de cheveux en moins et de kilos en plus…ça calme…

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  17. Lily a dit…

    Je connais ça…
    Et là c’st moi qui n’ai pas compris…
    Je me suis faite accuser de tout, pour rien…car eefectivement je n’avais rien fais…
    Un hackage en bonne et due forme de mon compte myspace, et hop les gens deviennent suspicieux… Quand l’amitié se termine ça fait mal…
    Je ne l’ai jamais revue et je m’en porte très bien en fait.
    Contrairement à toi, la rancoeur serait bel et bien présente…
    Car j’ai tout fait pour elle …
    mais bon c’est le passé.
    En tout cas ton histoire est très émouvante.
    j’ai eu la larme a l’oeil…

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  18. ceciel a dit…

    C’est drôle, on a toutes des histoires d’amitiés parties en l’air…Moi y compris. Je me souviens d’avoir passé plusieurs mois en état de choc, à cauchemarder, me refaisant l’histoire et me demandant ce que j’avais fait de si mal pour mériter ça : la disparition de 3 amies chères et quelques amis collatéraux. Plusieurs années de ma vie envolées en fumée.
    Le plus troublant, c’est de voir qu’aucune d’elle à l’époque n’a vraiment cherché à savoir, à comprendre, à connaître la vérité. Toutes ont mis un empressement confondant à juger, à médire, puis à disparaître. Alors qu’à ce moment-là, je vivais – juste- les pires semaines de ma vie avec la perte de mon premier enfant. Enlisées dans leurs mesquineries elles n’ont rien saisi de la disproportion entre leurs querelles et mon enfer.
    Aujourd’hui seules l’une d’elles me manque vraiment. Mais j’aime à penser qu’un jour elle reviendra. Peut-être le jour où elle sera maman et touchera du doigt ce que j’ai pu vivre, cette année-là…sans mes ami, voire accablées par elles.
    (Et merci mon Prince-Prince d’avoir assuré à leur place quand tout foutait le camp).

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  19. Kalakuta a dit…

    Je pense qu’on a toutes une histoire similaire. De mon coté, je me suis brouillée avec M. que je connaissais depuis le collège et qui m’avait convaincue de la suivre pour faire les mêmes études, dans une ville loin de notre région d’origine (la même que la tienne d’ailleurs). Et puis, dans cette école, nous sommes sorties chacune avec des garçons qui avaient peu de point commun et qui ne s’entendaient pas. Et on a chacune choisi notre copain de l’époque. On ne s’est plus parlé pendant 4 ans. On a renoué alors que nous étions en stage, à 10000km l’une de l’autre, par mail.
    Mais aujourd’hui, même si on se croise 1 ou 2 fois par an, quand nous revenons chez nos parents respectifs, quelque chose est quand même cassé. On a vécu nos vies d’étudiantes fâchées et ce sont des années importantes je crois. Il n’y a plus la complicité de l’époque.

    Par contre avec une autre M qui habite à plus de 1000km de chez moi, on se croise rarement mais on s’appelle. Elle est marraine de ma deuxième et même si nos vies ont pris des chemins différents, a chaque fois que je l’appelle ou la croise, la complicité est toujours la…

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  20. Smallbubble a dit…

    mais pourquoi je suis venue te lire depuis le bureau, moi, ce matin ?? … les yeux tout globuleux d’un coup parce que ça me renvoi une histoire similaire en pleine tête !
    Caro, je t’admire de toujours savoir trouver les mots justes, qui touchent pile poil là où il faut !
    bonne journée les girls …

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  21. Deezebee a dit…

    Bonjour Caro,
    Ce billet visiblement va nous parler à chacune à différents degrés, j’ai moi aussi perdue la marraine de mon premier trognon … ce fut douloureux et incompréhensible, amie d’enfance de mon Pépin de compagnon j’étais persuadée que nous étions amies …
    Il n’en était visiblement rien, tant la jalousie et le travail de sape de son côté était pernicieux…
    Ce billet me réconforte dans l’idée que des années après on y pense encore …
    Je plussoie une de tes lectrices, ces ruptures là sont bien plus dévastatrices que les amoureuses …
    Elles nous ramènent peut être plus à Nous en tant que femmes …

    P.S. : pour la question pratique as-tu remplacé pour autant la marraine des deux grands ?
    Bises et tendresse

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  22. La Papote a dit…

    Même genre d’histoire avec mon amie d’enfance. On se connaît depuis qu’on a 3 ans. On était tellement proches que les gens nous prenaient pour des soeurs jusqu’au jour de l’entrée à la fac. Le lien s’est distendu parce que nos fréquentations ont changé et que cela devenait assez incompatible, au point que j’ai hésité à l’inviter à mon mariage.
    Elle l’a mal vécu au point qu’au mariage civil, elle était mon témoin mais est arrivée en tee-shirt baskets alors que son homme était en costume trois pièces.
    Là, c’est moi qui l’ai mal vécu.
    C’est son homme qui a été très fort et nous a réunies en l’obligeant à nous inviter à leur mariage et en m’imposant comme marraine de leur fille aînée (je sais bien qu’elle ne voulait pas même si elle ne me l’a jamais dit).
    Depuis, je fais tout pour être à la hauteur de l’honneur qu’ils m’ont fait mais nos vies sont vraiment différentes et, parfois, ça coince encore mais on essaye de se le dire gentiment et aussitôt.
    On ne nous prendra plus jamais pour des soeurs mais on a 33 ans d’amitié derrière nous qui sont à sauver envers et contre tout !

    En revanche, j’ai aussi vécu des ruptures amicales définitives et ça fait encore mal des années après !

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  23. Solea a dit…

    Avoir raison ou être heureux? Finalement on préfère souvent avoir raison. Domage! Alors que dans le fond, seul l’orgueil y gagne. Pardonner est parfois bien compliqué.

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  24. la Truffe a dit…

    ton histoire résonne en moi comme un vécu…. sarah auquel je rêve souvent. sarah qui est toujours l’une des femmes que j’admire le plus, que je suis censée haîr car elle a fait si mal à notre meilleur ami…. et je crois ne pas avoir été clean non plus avec Sarah… parce que chacun doit haïr l’autre comme tu dis… mais elle m manque tant que je la vois souvent dans mes rêves….. bêtement je tape son nom sur le net parfois…. mais elle ne change pas la photo de son profil…. je l’aime tant et je la déteste de l’avoir quitté, de nous avoir quitté…. tous…. je te comprends Caro, et je comprends ton émotion. C’est bon le net…. on se sent moins seule grâce à lui… on est un peu toute pareil…..

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  25. Clémentine a dit…

    Rhaaaa, Caro, déconne-pas : avec Facebook et Viadeo c’est si facile d’envoyer un message a quelqu »un dont on a plus les coordonnées…

    Concernant l’amitié, je ne suis plus très optimiste quant aux amitiés femme-femme. J’ai vite remarqué qu’avec les aléas de la vie professionnelle, les personnes sont plus ou moins présentes selon que je sois chômeuse ou attachée de presse 🙂

    Blague à part, la réussite professionnelle, sentimentale et sociale compte beaucoup dans les amitiés, un peu trop pour moi.

    Deux nanas que j’aimais très fort (je m’amourache vite…) m’ont laissé tombé quand j’ai commencé à leur faire de l’ombre.
    Un bon boulot, un mec plutôt pas mal et quelques kilos en moins et hop, envolée la bonne bande de copines !

    Alors que moi, j’étais contente pour elles quant elles obtenaient un nouveau job ou qu’elles rencontraient un mec…

    Heureusement, j’ai toujours mes 3 potes d’enfance. Avec les mecs, on tombe beaucoup moins dans la comparaison et la concurrence (je trouve).

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  26. Tayiam a dit…

    Comme toujours, Caro tu as su rendre ce moment, on peut le dire, que tout le monde ou presque connaît au moins une fois dans sa vie, avec les mots justes.

    C’est difficile d’abandonner une amitié, parce qu’on y a mis tant d’énergie, tant d’amour, tant de temps. Se dire que c’est fini c’est comme avouer qu’en fait, ça n’en valait pas la peine. Alors, on est en colère…

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  27. odrai a dit…

    ton billet m’a vraiment collé les poils. Sans doute, et les coms le prouvent, qu’on a toutes en nous cette expérience, mais c’est surtout cette écriture, ce ton très juste qui m’a émue. J’ai envie de lire la suite, de lire ce qu’il y avait avant. Bon sang Caro, c’est vrai tu ES une écrivain.
    Merci, c’est ce que je voulais dire. Ma journée commence bien.

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  28. MamzellecarnetO a dit…

    entre ton histoire et celles des commentaires, on a une foule d’amis perdus !
    J’en ai une aussi. Quand je vois une annonce qui pourrait l’intéresser, je lui envoie quand même. Peut-être que ça l’énerve, mais je trouverais dommage qu’elle passe à côté alors que c’st fait pour elle 🙂

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  29. Pmgirl a dit…

    C’est un très joli billet…Les ruptures amicales sont souvent dévastatrices… L’enjeu est si fort…
    Qui sait ce billet sera peut être l’occasion de renouer… (oui, j’aime bien les contes de fées)

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  30. Chat Perchée a dit…

    Quelle émotion en lisant ce billet.
    J’ai connu une chose similaire. Une amie très proche, de plus de 25 ans, m’a un jour envoyé un texto pour me dire : c’est la vie, je ne te parle plus. Comme cela, sans préavis, sans que rien ne l’annonce.
    La blessure fut vive et reste latente.

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  31. Boulie a dit…

    Mais pourquoi tu ne la recontactes pas ??
    Une amitié c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas… Au pire, du pardon s’immisce dans le truc.
    Aujourd’hui c’est facile de trouver un numéro de téléphone ou pire tous ces réseaux sociaux facilitent les retrouvailles (une mère et sa fille ce matin !!).
    Alors, fonce écoute ton coeur pas ta raison…

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  32. Caroline a dit…

    merci pour vos commentaires. C’est fou comme les histoires se ressemblent. La vie est une succession de renoncements, je crois. Pour C., je ne l’ai pas perdue de vue, elle est restée très amie avec une amie, j’ai de ses nouvelles, je suppute qu’elle a des miennes. Mais non, je ne crois pas qu’il y ait une chance qu’on se retrouve. Il n’y a plus de haine, mais plus d’envie non plus, des deux côtés. Trop de choses ont été dites. Quant à A., encore une fois, elle n’a jamais été MON amie, je l’ai connue par C., nous nous entendions bien et aurions pu devenir très proches. Mais je la mettrais dans l’embarras si je la contactais, c’est une fille bien, fidèle, je ne vais pas lui faire ça. Parfois il faut savoir prendre ces instants pour ce qu’ils sont, des clins d’oeil du grand ordinateur, ni plus ni moins…

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  33. Miss Olfie a dit…

    Très beau texte dans lequel je me reconnais.
    J’avais une très bonne amie, connue au lycée. On a eu beaucoup de fous-rires, de soirées complices, des clashs aussi, de bons moments mais aussi d’autres plus difficiles. Avec le temps, on s’est vus de moins en moins. L’incompréhension, le manque de dialogue et nos différences nous ont éloignés. Pendant longtemps, j’ai redouté ce moment, je faisais tout pour que l’on se voie, pour que l’on ne perde pas vraiment le contact. Mais un jour, j’ai senti que l’éloignement semblait inéluctable et qu’il ne me servait à rien de lutter.
    Elle s’est sentie mal à une période, très déprimée, elle a envoyé un mail où elle était très vindicative envers moi et d’autres amies. Je lui ai répondu comme je le ressentais c’est à dire en lui faisant part de ma tristesse sur la situation, que je ne comprenais pas son comportement mais que je lui souhaitais plein de bonnes choses pour la suite. J’ai eu envie bien sûr de lui balancer des horreurs, de lui dire tout le mal que je pensais de son comportement. Car le lien entre amour/haine est vraiment ténu mais j’ai préféré restée positive malgré la situation. Notre longue amitié valait bien cela.
    Ce mail a définitivement coupé le lien et on ne s’est plus revus.
    Depuis, j’ai des nouvelles épisodiquement par un ami. Je ne regrette pas ce qui s’est passé et je n’ai pas envie de réconciliation. Mais je suis contente de ne pas être rentrée dans une phase de haine qui aurait été aussi douloureuse pour elle que pour moi. Et que j’aurai regretté au final.
    Et parfois je me dis que la vie nous rapprochera peut-être une nouvelle fois, mais au moins le souvenir des belles choses vécues ensemble restent et c’est le plus important pour moi.
    Caro, merci encore pour cette histoire.
    Une belle journée à toutes et à tous !

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  34. Crèmdemarrons a dit…

    Je me permets de donner moi aussi mon avis sur cette question qui me tient à coeur. Pour moi il y a deux genres de filles:
    – les dures, (comme moi), pour lesquelles l’amitié est un cadeau avec laquelle on ne transige pas, (alors que l’amour, on peut transiger,concessions, etc. c’est plus compliqué). Au contraire, l’amitié ce doit être simple, évident, un truc « en plus » et pas un poids qui turlupine peu à peu. Celles-là, orgueilleuses, ne rappelleront pas. Parce-qu’elles ont été déçues et qu’elles estiment que ca ne vaut plus la peine.
    – les tendres, elles, seront moins intransigeantes et auront l’intelligence de rappeler si elles sentent qu’il y a quelque chose à sauver.

    Tu es une bonne amie, Caro, et intelligente tu n’auras sans doute aucun mal à savoir si cette ancienne amie mérite que tu mettes ton orgueil de côté.

    Un bisou, et du baume au coeur pour cette journée, il me semble que tu as quelques cyber-amies fidèles par ici.

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  35. Caroline a dit…

    manou, c’est exactement ce que j’en retiens aussi :-)))

    crèmedemarrons, je crois que je me situe entre les deux, à vrai dire. J’ai fait des appels du pied par la suite, mais je crois que c’était trop gangréné. C’est comme ça, c’est la vie, tout ça n’est pas si grave, l’essentiel est que chacune de notre côté, on aille bien.

    Miss Olfie, j’aurais certainement du me contenter de réagir comme toi…

    Répondre
  36. Christelle a dit…

    Ouh là là… comme l’impression que ton texte va résonner chez beaucoup de personnes aujourd’hui.

    On a toutes eu le coeur à l’envers par une amitié brisée…Je pense même que les chagrins d’amitiés sont au moins aussi douloureux que les chagrins d’amour.

    Perso je me suis fachée une 1ère fois avec une cousine qui était aussi une amie. Quand elle a eu le coeur brisé par son amoureux, je suis revenue la soutenir, et tout est repartie. A la seconde brouille, impossible de faire machine arrière, trop de malhonnêteté, de non-dits et les dommages collatéraux : les amis qu’on ne voit plus alors qu’ils n’étaient même pas concernés…

    Donc tirer un trait et ne plus jamais y penser (presque jamais…)

    Répondre
  37. Loop of Kurland a dit…

    Caro, le Grand Ordinateur, c’est du Lalane, non?

    Aime moi, comme je t’aimeu, et tu le délivreraaaas
    Tu briseras l’anathème, qui me tient loin de tes braaas.

    Despé va nous trouver un extrait du chef-d’oeuvre que méritait cette bande originale.

    A la réflexion, je me serais bien fâchée avec les gens qui ont décidé que j’avais pas assez de gosses dans les bras et me collaient systématiquement mon filleul au milieu. Je connais mes limites, je suis nulle comme marraine, mais apparemment ça ne se refuse pas. Obligé de se fâcher. Mais là c’était pas possible.
    Tu me diras, plus jamais personne n’a eu l’idée saugrenue que je puisse un jour me rappeler les anniversaires, appeler pour les souhaiter en retard plus tôt que 23 heures, faire des cadeaux de noël pas trop con, et être heureuse de changer trois bébés à la file parce qu’il faut bien créer le lien avec Marraine. Je suis Marraine Unique.

    Répondre
  38. Coline a dit…

    Ben
    pourquoi tu l’appelles pas ?
    je veux dire A, si tu ne peux pas pour C.
    Pour rien, juste pour l’appeler.
    Parce que tu l’as croisée là
    au moment où tu démarres ta nouvelle vie.
    La sérendipité
    c’est tout un concept
    mais les choix
    ce sont nous qui les faisons…

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  39. Etiennette a dit…

    Voici un joli billet qui décrit fort bien ce que chacune a probablement vécu au moins une fois dans sa vie, le freelance te va bien au crayon Caro (on ne s’est jamais croisées sur un quai de métro, mais je me permets de t’appeler Caro).

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  40. misscrobes a dit…

    C’est vraiment joliement ecrit et c’est bien vrai…les echanges sur internet, msn ne sont que de mauvais outils de communication quand on a des choses importantes à partager 🙁
    C’était un chouette clin d’oeil du destin, et c’était peut etre une manière de te montrer que tu pourrais peut etre lui envoyer juste un petit smile par sms 🙂

    Répondre
  41. Dans le mile a dit…

    Des années d’amitié…. Un mariage où l’amie, témoin de la mariée, tombe amoureuse du témoin, frère du marié (ben oui, cela n’arrive pas que dans les films). Un gros clash noyé dans le non-dit, comme si le bonheur de la seconde pouvait porter de l’ombre au tableau de la première. Sauf que maintenant nous sommes belles-soeurs (bonjour les réunions familiales où tout le monde s’évite) et que les dégâts collatéraux sont pour nos propres enfants cousins éloignés les uns des autres par la bêtise des adultes. Et pour être honnête j’enrage autant de sa jalousie que de mon impuissance à gérer sereinement la situation.

    Répondre
  42. SarahC. a dit…

    Personnellement, cette histoire d’amitié qui vole en éclats, et que finalement beaucoup de personnes partagent, s’est brisée en face en face, et plusieurs fois je me suis dit que j’aurais préféré qu’on se parle via mails, parce qu’on aurait peut-être plus pris le temps de réfléchir à nos mots.
    En vous lisant, je me dis que finalement, peu importe le canal par lequel ça passe, on peut tourner autour du pot, chercher des explications, tenter de revenir en arrière … Si ça s’est brisé, y a une raison. Et ces choses dites, je suppose que finalement, on les pensait, puisqu’il n’y a jamais eu de réconciliations. C’est peut-être ça, le plus dur à assumer ? Le fait qu’on pensait vraiment ces choses ?

    Répondre
  43. souslesmots a dit…

    Ca fait mal une amitié en miette..même si une part (un peu intransigeante ou idéaliste ?) de moi se dit que rien ne peut briser une amitié réelle..

    Et les blessures restent toujours un peu douloureuses..je n’ai jamais su pourquoi A à cessé de répondre à mes coups de téléphones et m’a rayé de sa vie du jour au lendemain sans explication. Le lundi elle déboulait chez moi avec les croissants et la semaine suivante elle ne me connaissait plus. Elle vit à 10 minutes de chez moi, c’est mariée..et parfois je me demande encore pourquoi ?

    Quelquefois je me dis que ce que ces personnes ont aimé au départ chez nous est précisément ce qu’ils détestent ensuite..

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  44. SarahC. a dit…

    Caroline: Précisément, je pense que le plus dur à assumer, c’est que ni nous ni l’autre n’est parfaite, que oui, on pensait ces choses – ou la plupart – qu’on s’est dites. Je crois qu’on est beaucoup à chercher la relation fusionnelle parfaite, si je voulais faire de la psychologie à deux balles ( et je veux, parce que j’adore ça :- ) ) je dirais qu’on cherche la relation maternelle qu’on a eue, ou pas eue.
    Moi, de relation fusionnelle je n’en veux plus. Mais de l’amitié simple et évidente, que oui !

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  45. lily in ze valley a dit…

    Je ne commente guère mais je te lis chaque jour.
    Et comme souvent, ton billet me touche « au plus profond » – ou presque.
    Nous portons toutes l’une des ruptures amicales en nous, et ton billet fait remonter bien des souvenirs… Et le plus souvent il n’y a pas de retour en arrière possible. Pas forcément de regrets non plus, si l’on réfléchit bien : ce qui devait se faire s’est fait, et serait arrivé à un autre moment de toutes les façons, Internet ou pas Internet…. ?
    Je t’embrasse, vous embrasse toutes très fort !

    Répondre
  46. Xochitl a dit…

    Bonjour,
    Moi il m’attriste ce billet et la photo aussi. Il font remonter en moi la nostalgie d’une jeunesse passée avec et autour d’amis depuis longtemps partis, emmenant avec eux l’insouciance, une part de nous même et beaucoup de gaieté.

    Répondre
  47. Mariposa a dit…

    Il y a tant de force dans tes mots et dans ta façon de les aligner … J’ai les larmes aux yeux et mal au coeur comme si j’étais à ta place. Tu devrais vraiment l’écrire ce roman. Je le réserve d’avance !

    Répondre
  48. odrai a dit…

    ne réduis pas ton oeuvre à ta fulgurance du 58 d’hier, j’aime l’ensemble de ta création artistique chez Caroline.
    Allez salut! (je pars trainer dans les bas fonds du port d’Amsterdam pour trouver l’artiste adéquate)

    Répondre
  49. odrai a dit…

    😉
    en même temps, la meuf qui se fait tatouer le pseudo d’une inconnue du web mérite un peu le « loque » sur l’épaule gauche. voir un dauphin + un papillon+ un chipmunk + un caniche (mon top 4 des animaux les plus cucul de la planète)

    Répondre
  50. kalix a dit…

    Caro j’aime tes mots.
    Ca résonne en moi .. une rupture sur un coup de fil laconique rempli de non-dits. Et un manque absolu tous les jours que la vie a fait les quasi 3 ans qui ont suivi. Et puis un jour une carte. Des mois après, une rencontre. Je me vois recroquevillée, assise sur trottoir sous les pins, les bras autour de mes genoux. Avec cette impression d’avoir été écorchée, de sentir mon corps dire non, ma tête dire non et mon cœur disant oui, tout au fond…. Je me souviens de son geste si tendre du bout des doigts, venant apprivoiser mes orteils …
    Je vais l’appeler de suite. Lui dire à quel point je l’aime, combien elle m’est précieuse et combien je suis chanceuse qu’elle soit à nouveau dans ma vie.
    J’aime tes mots, Caro.

    Répondre
  51. leyleydu95 a dit…

    Ily aussi les tatouages « Johnny Hallyday » + le loup !

    Ma voisine d’open space a le dauphin+Johnny +les initiales de ses enfants et de son mari tatoués sur le corps !

    Répondre
  52. Rondelette a dit…

    « Comme dit la Tortue dans « Coumefou Panda »: Riiiieennn n’arrive par accident, Shifu. »

    Ah, je plussoie, je plussoie, Loop!!

    Pour ma part, j’ai perdu mes plus vieilles amitiés (enfin, non, pas la meilleure !!) en… commençant à m’affirmer!! C’est ça, quand on ne se respecte pas, les gens prennent leurs aises… et le recadrage, ça passe ou ça casse… faut dire qu’on ne recadre pas forcément très diplomatiquement, m’enfin, dans mon cas, il n’y avait pas des masses de diplomatie de l’autre côté non plus… Il y en a une qui s’est éclipsée sans mot dire, une autre que j’ai envoyé bouler pour une mesquinerie de trop…

    Alors, ouiche, les doutes, les doutes… Pas vraiment de regrets en ce qui me concerne, j’ai vraiment le sentiment d’avoir dépassé ces « amitiés »-là, qui étaient fondées sur trop de déséquilibres… Pour autant, toujours de gros questionnements, car je ne suis pas très douée (pas douée du tout) pour nouer des liens durables et/ou proches…

    En tout cas, je comprends ce que Caro veut dire quand elle dit « le mal est fait, rien à sauver »… Des fois, le passé, c’est le passé, et il y a des mots qui laissent des traces… M’enfin, ces bisous échangés derrière une vitre, c’est un joli signe quand même…

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  53. SarahC. a dit…

     » C’est ça, quand on ne se respecte pas, les gens prennent leurs aises… et le recadrage, ça passe ou ça casse…  »
    C’est exactement ça … Ouah, bizarre de lire ça sous la plume de quelqu’un d’autre !

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  54. happy a dit…

    il m’est arrivé la même histoire. Mon amie. La marraine de mon fils. Perdue de vue pour une raison débile et une incompréhension sur un détail sans importance.
    A 14 ans, mon fils feuilletait un album photo et me demande qui est cette personne qui le serre contre son coeur. Je lui explique que c’était sa marraine.
    Sur ce, il me regarde avec stupéfaction et me demande pourquoi il n’a pas le droit de voir sa marraine qui semblait tant tenir à lui.
    J’ai pris mon téléphone, ai appelé ses parents pour lui laisser le message de mon fils. Quelques jours plus tard, elle a appelé, émue. Et a retrouvé mon fils avec un étonnement et un plaisir inouï.
    Nous nous sommes aussi retrouvées. Avec ce truc qui fait qu’on ne s’était finalement pas tant quittée que ça.
    On se voit de temps en temps et je suis super contente de ne plus avoir cette petite part de tristesse/de regret lovée au fond de mon cerveau.

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  55. mares a dit…

    une seule amie, loin, avec qui on se téléphone deux ou trois fois par an ; Pas de copine, peu de famille, juste une soeur. L’impression que ça ne me manque pas mais des larmes aux yeux quand j’écris ce commentaire

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  56. Xochitl a dit…

    Je viens de découvrir avec bonheur le commentaire n°58 d’hier. Chapeau bas, j’en rigole encore !!! A graver dans le marbre si ce n’est dans la peau. Ou plutôt sur des pancartes stratégiquement plantées dans les bois de Vincennes et de Boulogne !!!

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  57. lucie a dit…

    oh comme ce billet me parle! une rupture terrible moi aussi apres 20 d’amitié pour une broutille, et surtout avec refus de s’expliquer de visu de sa part (c’est ça pour moi le plus terrible) et maintenant quand son mec me croise il ne me dit pas bonjour et regarde le trottoir! C’est toujours un séisme pour moi d’avoir de ses nouvelles, et je sais qu’elle ne prend pas des miennes. C’est plus dur qu’une rupture amoureuse ça c’est certain!
    caroline, le nouvel album de Daphné est très beau et la chanson dont tu parles est super belle!
    Bref ton post m’a fait monter les larmes aux yeux°°°°°°
    Lucie (Potemkine)

    Répondre
  58. charlotte aux fraises a dit…

    Avec ma super amie d’enfance, Emilie, nous avons eu une relation amicale plus plus (rien de sexuelle mais proche de l’amour, une situation très ambigüe). Vers 17-18ans, elle est devenue excessivement jalouse de moi car j’avais des copines autres qu’elle. La situation devenait très lourde à supporter et un beau jour j’ai décidé de ne plus la voir car elle me détruisait à petit feu.5-6ans après notre rupture ( je pensais toujours à elle entre temps) elle m’a envoyé une lettre m’expliquant ce qui c’était passé durant toutes ces années et me demandait si on pouvait se voir un jour. En larme je lui répondais que bien sur je serais ravie et le jour J : PLOF… Bah oui les années avaient passées, forcément nous avions changé, mais nous n’avions plus grand chose à nous dire. Tout d’abord j’ai ressenti une grande tristesse et de la déception puis avec le temps je suis heureuse de l’avoir vu heureuse, épanouie dans sa vie. Maintenant que je pense à elle je n’ai plus les remords ni les regrets de cette amitié, ni de cette rupture, c’était un passage dans ma vie, ça a été bien, mais les gens vont et viennent comme les vagues sur la plage. Si j’étais toi je lui enverrais un petit message par mail pour expliquer et dire ce que tu as ressenti pendant ces 10s de bonheur!
    Et pour finir, tu sais bien que rien est irréversible!!!
    La bise et bonne soirée à toutes et à tous

    Répondre
  59. Helene a dit…

    Jusque la j’avais qu’Un seul vrai ami. UN et non pas une. Parce que les filles entre elles ne savent pas se respecter et puis parce que c’est complique je trouve les liens entre filles.

    Et puis y a eu Céline en 2004. La simplicite des liens, pas une phrase plus haute que l’autre. A ma separation il y a un an j’ai coupe les ponts parce que son mari a elle voyait encore l’minable.
    Elle m’en a voulu. D’autant que j’suis la marraine de son fils.
    Elle m’a fait la tete. Dit des choses pas belles. J’suis restee stoique et j’ai qd meme pris mon telephone il y a 6mois, pour lui dire combien elle manquait a mon nouvel equilibre.
    La simplicite du debut est la. Revenue comme par enchantement.

    Ensuite il y a Flo. Elle, c’est la soeur que je n’ai pas. Liee par la meme – presque -histoire, le meme caractere un peu masculin, par le celibat, par le meme vision de la vie. Elle & moi ca fait 2ans qu’on est amies. C’est simple aussi. Pas gniangnian. Pas de conflits. Elle est la. Et c’est bien.

    Hormis elles et lui, je n’ai pas d’autres amies. Je n’en veux pas.
    J’suis une solitaire.

    La conclusion c’est que l’amitie existe mais est rare. Elle est simple et unique. Langage verbale ou par les yeux. Elle se comprend a elle meme. Et quand elle se complique, soit on a envie soit pas envie de la retenir. Faut juste se souvenir des bons, tres bons moments passees avec l’autre.

    La vie est trop courte pour la rancoeur.

    Répondre
  60. Blanche neige a dit…

    Je sais ce que tu ressens. J’ai moi aussi eu une rupture avec une amitié de 26 ans. Il n’y a pas eu de dommages collatéral.
    Mais cette amie, bien que cela fasse plus de dix ans que nous ne voyons plus, elle me manque. J’ai de ses nouvelles très rarement par des amies qui la connaissent vaguement.
    De temps en temps j’ai envie de la contacter, et puis je renonce, de peur d’essuyer un refus.
    Un jour je l’ai croisée, j’étais en voiture arrêtée à un feu, je tourne la tête et elle était là devant moi, sur le trottoir, à fumer une cigarette devant ce que je suppose être son boulot. J’ai tremblé, tourné la tête, fais comme si de rien n’était et m’en suis mordue les doigts une fois le feu passé au vert.
    J’ai un temps espéré la croiser lors d’une soirée d’amis commun, ça n’est jamais arrivé et j’ai déménagé pour le Québec.

    Répondre
  61. judith a dit…

    J’ai vecue exactement la même chose, avec un amie, qui est redevenue mon amie récemment. On s’est revues par hasard, j’ai pris mon courage par la main, pour lui envoyer un message un jours car je pouvais voir ses infos sur FB? elle m’a répondue, on s’est revues, et c’est reparti. C’est la seule, avec qui on se raconte TOUT, et à chaque fois que l’on se parle, on n’en revient pas de ne pas s’être parlées pendant 4 ans… il faut laisser le temps, et parfois cela revient, et on retrouve cette amitié si précieuse.

    Répondre
  62. Miss Olfie a dit…

    Moi j’ai réagi de cette façon mais je comprends tout à fait ta réaction. Après cette rupture amicale, j’ai surtout eu envie de me préserver et de ne pas rester dans l’amertume, la frustration ou la revanche. Mais je peux te dire qu’avant j’étais plutôt Miss rancunière avec mon entourage. Mais voilà, je me suis rendue compte qu’être rancunière ne me servait à rien. Enfin si, ça me servait à ressasser des situations avec des personnes qui au fond se souciait autant de moi que de leur première couche culotte. Alors j’ai décidé de penser à moi et de me protéger. C’est le petit bout de chemin que j’ai fait. Toi aussi dans le fond, cette histoire t’a certainement aidé à avancer j’en suis sûre !

    Répondre
  63. MissCécile a dit…

    Mon dieu je me sens moins seule ! Je me rappelle encore de cette rupture avec mon meilleur ami il y a 3 ans…si on se croisait dans la rue je pense que la même chose se passerait mais pas plus,tout ça c’est du passé !

    Répondre
  64. cian a dit…

    Comme tant d’autres, cette histoire fait remonter des souvenirs en moi… C’est difficile aussi l’amitié. Et ça me rappelle aussi un livre que j’ai lu à mes élèves récemment, « Mémé, t’as du courrier », dans lequel une petite fille et sa grande mamie parlent entre autres de l’amitié. Et les générations n’y changent rien…

    Répondre
  65. DOMINIQUE a dit…

    « Que sont mes amis devenus
    Que j’avais de si près tenus
    Et tant aimés,
    Ce sont amis que vent emporte,
    Et il ventait devant ma porte,
    Les emporta… »

    La complainte de Rutebeuf.

    Répondre
  66. natesse a dit…

    Encore une fois Caroline, c’est tellement vrai, chacun, chacune a vécu ce genre d’histoire si triste. Mais la rencontre se renouvellera peut-être, au détour d’un blog par exemple.
    Merci de partager ces sentiments.

    Répondre
  67. C_l a dit…

    En lisant ton post ce matin, jamais je n’aurais pensé qu’aujourdhui, j’allais devoir affronter quelques minutes terrifiantes. Un sms qui dit  » Elle a u un accident « . Ces quelques secondes, minutes terribles, ou on attend de savoir. Savoir si ca va, savoir les degats, savoir la vie ou la mort, ou les sequelles indélébiles. Et la, toute cette amitié qui était la mais qui souvent, me fait souffrir, pour beaucoup de raisons, elle était juste belle et forte. Et elle ne me faisait plus souffrir. Jusqu’a quand, telle est la question.. Finalement plus de peur que de mal, mais cette peur..

    Les amis, cest bien, cest bon, cest necessaire surtout, mais putain parfois, ca peut etre si destructeur..

    Répondre
  68. J F F chemincompostelle a dit…

    Tiens, t’appelle ça « clin d’oeil du grand ordinateur ». Pas bête.
    J’voulais te dire que tu m’as mis la larme aux yeux, mais non, un mec ça ne pleure pas.
    Alors je rebondis sur ton affaire de synchronicité, oui, mais avec quoi ?

    PS : Ton article, il est très bien écrit.

    Répondre
  69. Moni a dit…

    Je te lis depuis un moment, en silence. Tes mots m’ont donné envie d’envoyer un mail à une amie perdue pour des futilités. Prendre des nouvelles, juste comme ça, et lui dire qu’on est cons parfois ! Après tout, qu’est-ce qu’on a perdre mis à part une absence de réponse ?
    Bref, ton blog est super et même que des fois, tu m’inspire !

    Répondre
  70. Brezelita a dit…

    Chère Ceciel,

    Ce témoignage me touche beaucoup, car j’ai vécu très récemment une situation très similaire. C’est pendant ces semaines très douloureuses que j’ai réalisé que si j’ai toujours été présente pour certaines amies (peut-être comme certaines ai-je une conception trop exigeante de l’amitié ? mais j’aurais tout laissé tomber pour aller sauver une copine en détresse).
    Les jours d’hospitalisation, de déprime, de douleur physique et psychique, sans aucun coup de fil, aucune manifestation pour prendre de mes nouvelles, m’ont bien plus blessée que n’importe quelle dispute.
    C’est la distance de A. qui m’a le plus blessée. Celle que je considérais comme l’une de mes meilleures amies et qui s’acharne depuis des mois à m’ignorer et qui instaure cette distance si blessante entre nous, alors que nous étions devenues si proches.
    Les chagrins d’amitié sont effectivement douloureux.
    Pour ma part je remercie mon Bretzel d’être toujours à mes côtés, solide comme un roc, pour me ramasser à la petite cuillère.

    Répondre
  71. katcze a dit…

    Nous nous sommes rencontrées à 5 ans, avons partagé le même banc de notre petite classe unique, puis les quelques années de collège et lycée. Elle a toujours été là pour moi, j’ose espérer que moi aussi. Malgré l’éloignement géographique, une grande affection et sans le dire un amour sans condition. Quelques nouvelles, épisodiques mais je sais qu’elle est « là ». Avant l’été, j’apprends quelle se marie. Ni une ni deux, j’achète une robe ! Son coup de fil m’apprends qu’il n’y aura aucun ami, que les parents pour cause de budget. Déçue mais heureuse pour elle. C’est les vacances, je suis là, dans mon village d’enfance. Aujourd’hui, elle se marie. Je me fait belle dans l’intention d’aller aux portes de l’église et la prendre dans mes bras avant son entrée. J’attends, grande émotion. Et là je les vois, ses amis, à lui… Ont-ils eu le même idée que moi ? « Chouette, toi ici ?, on va faire la fête ensemble alors ? » me disent-ils. « Euh…. non… » Panique dans les rangs, ils ont tourné les talons. J’ai pleuré, de déception… Je l’ai vu arriver, au loin, et me suis sauvée, en larme.
    Je ne l’ai pas encore appelé, elle non plus… ça viendra sans doute avec le temps ?

    Répondre
  72. Dame Tartine a dit…

    Cela me parle comme aux autres …
    Les coups de foudre en amitié cela existe aussi et les ruptures sont aussi terribles qu’en amour, voire pires …
    C. et moi étions inséparables, connue dans un job, nous avons partagées pendant des années,les mêmes fous-rires, les mêmes films, les mêmes indignations …
    J’étais la baby sitter de leur fille qu’elle ne confiait qu’à sa mère et à moi, un point c’est tout !
    Et puis, j’étais libre, célibataire par épisode mais libre …
    Nous avons même partagé un amoureux, pas en même temps, quand même !
    Et puis un jour, j’ai rencontré mon Amoureux … Celui qui m’a donné trois enfants …
    Et l’affreuse jalousie a pointé le bout de son nez, parce que je suis devenue moins disponible et puis parce que sans doute mes priorités ont changé !
    C. m’a même reprochée de ne pas lui avoir présenté mon Amoureux « correctement ! »
    Il y a eu des mots, avec des broutilles comme point de départ, l’envie malgré tout de refaire comme avant mais quelque chose s’était brisé …
    Je repense à nos fous rires avec tristesse parce que je n’ai pas retrouvé la même complicité …
    Nous avons toujours de bons amis en communs qui prennent soin de ne pas donner trop d’infos de l’une à l’autre …
    Mon Amoureux a croisé C. il y a un an, elle a de nos nouvelles, elles connait ma vie (Paris est tout petit et une de ses amis est notre voisins d’en face …) mais elle est trop fière pour reprendre contact avec moi …
    Elle a perdu son père et je n’ai pas saisi cette occasion pour lui faire un mot.
    Les torts sont partagés.
    Dommage ! Je rêve d’elle parfois, mais c’est comme un deuil, le temps fait son oeuvre.
    Comme tu dis Caro, elle va bien et nous aussi, c’est l’essentiel.

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