Ce qui m'(é)meut

DSC_0093
J'ai toujours été une jouisseuse. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours couru après le plaisir, faisant de cette quête le but ultime de mon existence et de mes journées. Un plaisir n'excluant d'ailleurs pas l'effort ou la souffrance, mon éducation judéo-chrétienne m'a permis d'intégrer très tôt cette idée de devoir "mériter" le réconfort, qu'il prenne la forme de vacances, de bonne chère ou de la chair.

Il n'empêche que l'ascétisme n'a jamais été ma tasse de thé, la mélancolie ne me caractérise absolument pas, ni l'ennui que je ne connais que peu, trop occupée à poursuivre la félicité.

Bien sûr, tout ça passe prioritairement par l'oralité. D'où mon léger problème de poids, on s'en doutera. Je ne connais pas plus grande jouissance que celle de la première bouchée de chocolat, ou, hélas, de la première bouffée d'une cigarette longtemps attendue.

Pour être plus exacte, je ne connaissais pas, de plus grand kiff que ceux-ci avant d'avoir découvert l'orgasme, sur le tard, comme je m'étais d'ailleurs plu à le raconter il y a longtemps de cela – seigneur quand je pense que je pousse le vice à resignaler ce billet, je dois être malade.

Depuis que j'ai commencé ma thérapie avec le docteur Zermati, il m'a fallu trouver d'autres sources de plaisir, d'autres façons de pimenter ma vie qu'en descendant des tablettes de milka ou grillant clope sur clope. Je vous vois venir, il reste la troisième solution qui à priori n'encrasse pas les poumons et ne pèse pas sur les hanches, mais figurez vous que le churros travaille et que l'onanisme a ses limites, tout de même.

Bref, en apprenant à écouter mes sensations, en n'étant plus dans la quête permanente de ces shoots de sucre ou de nicotine, j'ai forcément du trouver non pas des palliatifs mais plutôt d'autres façons de mettre du sel dans mes journées. Ce qui m'a fait m'interroger très sérieusement sur ce qui me meut, sur ce qui peut satisfaire ce besoin insatiable de jouissance.

Les premiers temps, j'ai consommé. Acheté tout et n'importe quoi, avec d'autant plus de jubilation que subitement je parvenais à entrer dans des tenues improbables. Mais je me suis lassée, d'autant plus que ma nouvelle vie me fournit moins d'occasions de me pavaner et avoir une nouvelle tenue qu'on ne peut montrer qu'à son gardien constamment bourré, perd vite de son intérêt.

Il y a eu ensuite les séries télés. Je suis assez lucide quant à ma capacité à devenir accro, et j'avoue, les petites merveilles addictives pensées par les scénaristes américains ont clairement compensé la baisse de mes apports caloriques. Sauf que là, je suis en rupture de stock. Mais également un peu écoeurée. La culpabilité qui te saisit après t'être enfilée d'affilée douze épisodes de Brothers and Sisters est en effet assez comparable à celle éprouvée après un craquage à la boulangerie.

Sans compter qu'à trop se noyer dans ces histoires sans fin, on risque de perdre le fil de sa propre vie, tout au moins c'est ainsi que je l'ai finalement ressenti.

N'existe-t-il donc pas de jouissance qui ne soit nocive ?

Il y a bien évidemment ce que m'apporte l'écriture. Qui porte en elle une dose de souffrance nécessaire à la satisfaction qu'elle provoque. Il y a l'adrénaline de cette vie de free lance, l'excitation d'une nouvelle collaboration, que contrebalance l'angoisse qu'une autre s'arrête. Ying et yang, toujours. Il y a mon homme et nos ébats, moins fréquents, évidemment, qu'il y a quinze ans mais plus… intéressants. Je crois. Il y a mes enfants, leurs étreintes et ce besoin de moi qu'ils ont. Les amis, la famille, les voyages, les découvertes, le moelleux d'un lit d'hôtel, la pression parfaite d'une douche de palace.

Et puis il y a eu, ce week-end, comme une promesse d'une autre jouissance. Cette heure passée dans ce jardin catalan. Allongée sur un banc, un rayon de soleil chauffant mon corps à la température idéale, une légère brise soufflant sur mes jambes, j'ai lu le dernier livre de Siri Hutsveldt, "Un été sans les hommes". Non loin de moi, le mien, d'homme, dormait comme un enfant. Il n'y avait personne dans ce jardin, lorsque je levais les yeux ce n'était que camaieu de vert sur fond bleu. Je ne sais pas si ce sont les mots de cet auteur que j'aime un peu plus à chaque ouvrage, la respiration régulière de mon mari à mes côtés, les effluves de pins et d'eucalyptus, la perspective de ces deux jours à flaner sans contrainte ou encore cette assurance de retrouver, très vite, toute ma portée, mais l'espace de quelques minutes, il m'a semblé que j'avais atteint ce point d'équilibre souvent recherché, sans succès. Tout était à sa place, moi la première.

Et sans manger, fumer ni baiser, j'ai éprouvé du plaisir. Un plaisir inédit, une jouissance non pas du corps mais de mon esprit, quelques secondes de ce qu'on doit pouvoir appeler la sérénité. Et le plus merveilleux dans tout cela c'est la conscience absolue que j'ai eue de cet instant. On dit souvent qu'on réalise à quel point on a été heureux une fois que c'est terminé. Pour une fois, j'ai eu la sensation d'être en parfait accord avec mon ressenti et la réalité.

Le temps de me le dire et le churros s'est réveillé. Je suis retournée à ma vie avec un léger pincement au coeur, l'impression d'avoir vécu quelque chose d'une fragilité absolue mais néanmoins d'une importance capitale.

J'aurai toujours ça, me suis-je convaincue. Un banc, un livre et un rayon de soleil. Et en même temps, je le crains, je n'aurai plus jamais très exactement "ça".

Edit: Rassurez-vous, je ne prévois pas dans l'immédiat de mettre une toge orange et de chanter Hare Krishna dans les rues.

Edit2: Rien à voir mais il y a une interview de moi sur Mon Bazar Vert, l'interview verte du mois. Et toujours sur mon bazar vert, la nouvelle collection de sacs est arrivée. Je craque personnellement sur le "Nouvelle vague". Et je ne suis pas intéressée aux ventes, je précise.

96 comments sur “Ce qui m'(é)meut”

  1. MymyinShanghai a dit…

    très joli post, touchant, poétique et tellement vrai… merci de nous rappeler que le bonheur ce sont justement ces petits moments fugaces et parfaits!

    Répondre
  2. Cupicake a dit…

    j’adore cette photo, on peu presque imaginer qu’on l’observe d’en haut et que c’est un bassin rempli de poissons…

    pour le reste, je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis, j’ai déjà eu cette sensation d' »instant parfait » trop court et la tristesse quand on le sent nous filer entre les doigts

    Répondre
  3. Nina a dit…

    Oui c’est ça, la sérénité. Et c’est quand on est conscient de son bien-être qu’on le savoure pleinement. Personnellement, j’essaie d’atteindre cet état d’esprit le plus souvent possible et de le faire durer… Il faut réapprendre à s’émouvoir et à trouver son bonheur grâce à mille petits détails/moments quotidiens. Comme quand on était gosses quoi! Savourer la vie dans tout ce qu’elle nous propose, ça fait cliché mais qu’est-ce que ça change tout!

    Répondre
  4. Litchi a dit…

    nan, mais serieux: United States of Tara! tu vas voir, une saison ca fait que huit episodes, et c’est mille fois mois ecoeurant que Brothers and Sisters (perso je tiens quatre episodes max).
    … Comment ca j’ai rate la morale de ce billet??

    Répondre
  5. la chouette a dit…

    Quel beau billet…
    J’ai longtemps cherché ce que l’on gagne à vieillir. Je crois que tu as mis juste le doigt dessus: on a enfin la conscience du bonheur à l’instant où on le vit. On est capable de se dire « c’est là, maintenant, et c’est bon. »
    Et puis ça passe…mais ça reviendra, et ça nous donne la force d’avancer.
    Je te souhaite encore tout plein de ces moments où l’on frôle la perfection. Où chaque chose est exactement à sa place.

    Répondre
  6. nathalie a dit…

    Oui c’est très vrai … et heureusement parceque sinon tous les pauvres seraient malheureux ! ce qui n’empêche que je rêve de week-end, de voyages, de théâtre, de concerts, de restau, bref de tous les plaisirs qu’il faut payer … que j’ai très bien connus et que je voudrais bien retrouver …

    Répondre
  7. L'excessive a dit…

    C’est très beau et très touchant…
    Je fume, je bois, je mange et je regrette de ne pas baiser plus (ben oui, pas de mec ! 😉 ) mais ces petits moments de conscience de plaisir intense, je les connais et j’aime les collectionner…

    Répondre
  8. sarah babille a dit…

    Je me sens minable avec mon billet écrit sur mon cahier et pas posté en te lisant…
    Tu as ressenti que tout était à sa place. Parfaitement. En plein conscience. Oh ! je l’ai vécu si rarement que je comprend chacun de tes mots tant le sentiment au moment où on le vit est fort.
    Là, j’expérimente lucidement le fait de savoir consciemment qu’on va mourir (on ne rit pas). Ouais, pas drôle, les 40 et quelques misères font leur travail…en même temps ces graines de bonheur ont encore plus de poids.

    Répondre
  9. LE CHEMIN DU BONHEUR a dit…

    Touchée, mais pas coulée ! ton billet m’émeut, parce que c’est un peu cela que je cherchais en allant marcher sur les chemins de Compostelle. Ce face à face avec moi-même, la nature, la vie. Juste cela cette vie miraculeuse dont chaque instant est précieux. On appelle cela la pleine conscience, cet état de grâce qui vous envahit lorsque nous rejoignons le tout, et nous même.

    Répondre
  10. DOMINIQUE a dit…

    @ la chouette : « J’ai longtemps cherché ce que l’on gagne à vieillir. »
    Tu sais, c’est inéluctable, de vieillir ! Ce que l’on gagne ? Comme tu le dis, de la sérénité, du recul vis-à-vis des apparences (vêtements, voitures, tout ce qui est poudre aux yeux), des amis solides depuis des années… Et puis on engrange, souviens-toi de Caro lisant sur son banc, des connaissances, de la réflexion, de l’expérience enfin.
    On y gagne aussi des cheveux blancs, des rides, les épreuves de la ménopause, des petites douleurs ici ou là, et de grandes douleurs aussi. Le temps passe aussi pour nos parents et nos amis…
    Et je peux dire aussi que plus l’on vieillit, plus on se dépouille de l’inutile, pour trouver les racines de notre bonheur et de la vie. On n’a plus le temps !!!
    Je vais avoir 56 ans, et je peux dire que je suis cabossée par la vie, mais je sais reconnaître de très loin les petits bonheurs ! Je te dis pas à 80 ans, si j’y arrive : je serai une boule de joie.

    Répondre
  11. patounettechatte a dit…

    C’est aussi pour ces billets-là que je te lis !!! Quel plaisir ! Une muraille en pierre et moi allongée au soleil avec un bouquin c’est, encore aujourd’hui, un des moment les plus « parfait » de ma vie et j’y pense encore souvent…. c’était dans le jardin de ma grand-mère….

    Répondre
  12. Pascaline a dit…

    Très beau post, et très juste aussi. Le bonheur n’est peut-être pas un objectif à atteindre mais une façon de vivre sa vie, une manière de s’ouvrir au monde et de savoir s’en émerveiller, ni trop, ni pas assez.

    Répondre
  13. Leticia a dit…

    rho la la, jsuis hyper synchrone avec toi !!!
    moi z’aussi le plaisir passe par l’oralité (mais j’ai encore ma 30aine de kgs de trop accrochée à moi) 😉 …
    moi z’aussi jsuis accro aux series tele americaines (et hier soir j’ai bouclé la 1ere saison de Moonlight, ahem, et je comptais verifier s’il y avait une saison 2 ajd :o))
    moi z’aussi j’adore ces moments de calins avec les enfants, en famille, ou juste comme ça, le nez au vent à profiter de l’instant present …

    j’t’adore !!!!

    Répondre
  14. proff a dit…

    Je me revois assise sur mon canapé. Mon bébé qui dors dans le couffin à côté et mon homme à son bureau. J’ai reçu cet instant comme du pur bonheur: c’est une sensation bizarre, trop fugitive mais tellement bonne.
    Et puis juste après, merci l’éducation judéo chrétienne, la question de savoir « qu’est-ce qui va m’arriver? » qui compensera ce trop plein de bonheur…

    Répondre
  15. La Cuiller en Bois a dit…

    J’ai parfois la sensation du « bien-être », fugace, immatérielle mais tellement nette et apaisante. Comme si le temps suspendait son vol …

    Je me souviens en particulier d’un moment il y a 5/6 ans. J’étais sur un transat dans mon jardin. L’air était doux, la soleil commençait juste à vouloir chauffer mais en était à l’étape carressante, des bruits assourdis venaient de la maison où les enfants jouaient. Je me souviens parfaitement avoir eu cette pensée « si le bonheur existe, il ressemble à cet instant ».

    Je suis de plus en plus persuadée que « le bonheur n’existe pas, seuls des moments de bonheur ». Par contre je suis certaine qu’il y a des « gens heureux » car ils savent profiter de chaque instant de plaisir que la vie leur offre (ce que j’appelle mes « petits cailloux blancs »).

    Depuis quelques années j’ai pris comme option de vie de profiter à fond car on ne sait pas de quoi demain est fait … de toujours avoir un projet sur le feu (petit ou grand, qu’il se réalise ou pas, peu importe, l’important est de toujours regarder devant soi).

    Répondre
  16. Milou a dit…

    Je n’ai absolument jamais commenté et pourtant je vous (te) lis chaque jour… Aujourd’hui c’est particulier, ton article me touche encore plus que d’autres sans trop savoir pourquoi… peut être parce que le seul fait d’évoquer Siri Hutsveldt me fait dire que même à travers un blog, on peut être fort proche des gens…
    Merci !

    Répondre
  17. Suzie a dit…

    Et bien moi chaque matin ou presque, j’ai le plaisir de te lire… C’est sans doute un petit rien éphémère, mais ça fait du bien quand même… Et tout ce que tu écris, j’aimerais pouvoir l’écrire moi-même tant c’est touchant et toujours très près de la réalité ou du moins de ma réalité et de mes ressentis… Bon, euh, j’arrête là, sinon je vais finir par te demander en mariage ;-)… Bonne, belle et douce journée…

    Répondre
  18. Cetroinzust a dit…

    La serenite, cette capacite a aimer l’instant, meme tout petit, pile au moment ou on le vit, a pouvoir se dire « la, je suis bien »… C’est ce que j’ai, ce qu’on a tous les deux trouve pour de bon ici. Etonnamment d’ailleurs, depuis, sans nous en apercevoir, nous avons radicalement change notre facon de consommer. Plus de boulimie d’achats suivie de culpabilite, comme s’il n’y avait plus de « vide » a combler, comme si accumuler n’etait plus une condition au bien-etre. Et ca fait un bien fou !

    Répondre
  19. Chantal a dit…

    La nature t’a gâtée…Moi c’est tout le contraire : je ne vois que le verre à moitié vide, mais j’avance quand même coûte que coûte.
    Tout ce que j’espère c’est qu’un de mes enfants ait la chance de posséder cette nature généreuse qui se réjouit de ce que la vie nous offre…Comme c’est le cas de mon churros à moi, ça peut se faire!

    Toujours aussi bien écrit évidemment et ça m’a permis d’aller lire tes anciens posts…

    Pour ce qui est de ton interview sur le bazar vert, j’ai pas trouvé?
    Bonne journée!

    Répondre
  20. Koa a dit…

    Ton billet me touche Caro. J’ai passé la première partie à me demander « plaisir ou manque ? Est-ce vraiment une quête effrenée de plaisir ou une tentative ininterrompue pour combler un manque profond ? »

    Le problème, c’est que la première option est « cool, la nana qui aime jouir, qui est libérée, waouh » et la deuxième est « déprimante, la nana qui traine sa déprime, qui compense, bouh ». Alors c’est une question qui se pose difficilement, au risque même de paraitre vexante.

    Et puis le jardin à Barcelone… Waouh !

    Un bouquin merveilleux qui parle de ça, qui se lit tout seul, et qui, garanti, n’emmène pas à la robe orange et au hare kreshna (la preuve, je l’ai lu, et à 9h du mat’ je suis sur mon PC :)) : « La Sérénité de l’Instant », de Thich Nath Hahn – qui lui par contre porte la robe 😉 Dans les mois qui ont suivi ma lecture, j’en ai eu plein, de ces petits moments, en allant consciemment les chercher… Et maintenant ils viennent à moi de plus en plus. Et je trouve ce bonheur, cette joie plutôt, plus puissante que le traditionnel « un mari une maison deux enfants un chien ». Sans retirer le bonheur qu’on retire d’être avec ceux qu’on aime, bien sûr… au contraire d’ailleurs.

    Répondre
  21. Joelle a dit…

    Très beau billet…..et je rejoins Dominique, avec l’âge vient la sérénité, le dépouillement, et les moments magiques deviennent les plus importants, ceux dont on se souvient.
    Et puis, juste pour dire, j’ai acheté le livre de Siri Hutsveldt hier, je le regarde là sur mon bureau près de ma main, et je sais que lorsque je vais le commencer, je ne vais plus pouvoir m’arrêter.
    Merci Caroline d’exprimer aussi bien ce que, manifestement, beaucoup d’entre nous ressentent.

    Répondre
  22. mary a dit…

    épicurienne je suis…
    j’adore la vie, mes enfants, la bonne bouffe, faire du shopping, voyager, discuter, rencontrer des gens, organiser des fetes…
    depuis que je suis maman, je crois que je me suis un peu oubliée, 12 ans que cela dure…
    serait-ce la quarantaine passée? 43 ans et envie de bouger un peu plus en famille et pourquoi pas un we entre filles?

    une petite famille dispersée, des amies, des vraies et certaines sur qui je m’étais trompée…
    ton we à Barcelone me fait réver, en attendant de prendre l’avion, 4 jours à paris organiséeen aout avec ma fille, le début des mes bonnes résolutions, avant il y aura la corse, après la bretagne pour un mariage, une sortie en famille et amis à Vulcania, je pense que mes 3 enfants sont gatés par la vie et surtout en excellente santé
    **********CARPE DIEM*************
    merci pour ton billet, ma lecture quotidienne!

    Répondre
  23. Mysukalde a dit…

    Merci pour ces jolies pensées… Je me retrouve un peu dans ce que tu dis. En ce qui me concerne, j’en ai fait un mode de vie. J’essaie de vivre des instants de bonheurs chaque jour, dans mon travail beaucoup, dans ma cuisine beaucoup aussi, avec ma famille. Mais j’ai une grande chance, je ne culpabilise jamais ! je profite c’est tout.

    Répondre
  24. la belette a dit…

    il a aussi dans ton billet l’idée d’une pause pour prendre conscience… Quand on est suractif, on ne prend plus le temps de savourer. Alors, prenons le temps de nous arrêter, ça fait du bien!

    Répondre
  25. marieatoutprix a dit…

    Ce billet me parle…
    Moi aussi beaucoup de plaisir par la nourriture que j’essaie tant bien que mal de compenser.
    Et ces moments de plénitude, réaliser soudain, mais qu’est ce que je suis heureuse, à ce moment là précisement. ça m’est peu arrivée mais je me souviens de tous ces instants.
    Puisse y en avoir pour toi comme pour moi encore plein d’autres.

    Répondre
  26. Cathrine en Norvege a dit…

    Je crois que tu parles de quelque chose de tres important, la: c’est peut etre le fait d’etre presente dans sa vie, d’ovrir les yeux et de VIVRE chaque instant plutot que juste exister (Je sais, la philo en France tend a preferer « Exister » plutot que « Vivre » – moi chuis pas d’acc, dans la mesure ou meme une pierre existe. Alors je retourne le truc.)
    J’ai survecu cette automne et hiver grace a un seul moment ou je me suis rendu compte du soleil eclatant sur des cristaux de neige, du fjord bleu presque noir et un ciel si clair. Ca m’a donne envie de vivre.
    Cette aspiration a etre completement present, a faire une chose a la fois, mais le faire avec tout son etre, a vivre ce qu’on fait, que ce soit contempler un rayon de soleil ou bien faire la vaisselle, c’est ca le Zen, si j’ai bien compris. D’ou la difficulte d’etre zen quand on a des enfants.

    Quelques corrections, je ne peux m’empecher: Siri, elle s’appelle Hustvedt (- et ca ce prononce juste comme ca, pas complique du tout – enfin le D on ne l’entend pas trop), et c’est YIN et Yang (Ying, c’est autre chose, om m’a dit… le sperme… mais je ne sais si c’est vrai)

    Répondre
  27. la chouette a dit…

    Tout à fait d’accord avec toi, Dominique! 🙂
    Je parlais au passé… des amis perdus et retrouvés, mes enfants qui poussent, un certain détachement des choses matérielles, des soucis, des bonheurs…je sais désormais que chaque année passée est une richesse de plus.
    Et l’ ami pour qui vous avez ondoyé l’autre jour, qui vit son 3e cancer à 39 ans, est mon meilleur professeur de bonheur, sage comme un vieux Bouddha et enthousiaste comme un enfant.
    Nous nous réchauffons tous à son contact.
    A propos, merci encore pour vos zondes… ses dernières analyses sont moins mauvaises.

    Répondre
  28. VéroZéroSept a dit…

    Je te lis bien cachée derrière mon écran d’habitude, mais là, je voulais juste te dire merci, ce post résonne très fort en moi et me fait réfléchir. Tout ce que je demande à la lecture, en somme 🙂 (Ah, et Siri… je suis en train de la dévorer aussi)

    Répondre
  29. Cécile a dit…

    « Je ne connais pas plus grande jouissance que celle de la première bouchée de chocolat »… Ne serais-tu pas la fille spirituelle de Philippe Delerm avec sa « première gorgée de bière » ? Hummm… plaisir coupable de la gourmandise. Car nombre de ces petits plaisirs ne sont-ils pas encore meilleurs quand on nous y invite avec modération en nous serinant que ce n’est pas bien (merci petit Jésus…) ? Péché de gourmandise, péché de chair,… Ce sont des plaisirs que l’on va chercher en toute conscience et qu’on s’envoie dans les veines en étant auteur et acteur. Alors quand on atteint ces secondes précieuses et délicieuses d’une sérénité absolue que l’on n’attendait pas, là, à ce moment précis, on n’est plus dans le simple plaisir mais dans une forme d’extase, non ? Parce qu’on n’avait rien demandé, rien cherché. Dans ces moments, j’ai le cœur qui fait boum, j’en ai presque les larmes qui me montent aux yeux en même temps qu’un sourire intérieur d’une infinie douceur. En effet, ça ne dure jamais très longtemps, mais quand on en a conscience, quel bonheur ! On expérimente véritablement l’instant présent, le carpe diem. Et on en redemande. Sauf que justement, ça ne se demande pas, ne se commande pas. ALors en attendant que ça revienne, vive le chocolat et l’orgasme !

    Répondre
  30. Emmanuelle a dit…

    Merci Caroline pour ce joli billet ! Cela illumine ce début de journée qui est déjà bien ensoleillé et me fait dire que « oui, la vie est belle ! « .

    Répondre
  31. Pmgirl a dit…

    Je n’en suis qu’au début avec Zermati, du coup, je suis encore au stade : nourriture, chaussure, luxure…
    Mais j’ai hâte de cheminer…
    Merci de nous le faire partager…

    Répondre
  32. ava a dit…

    dans la liste des plaisirs oraux, j’aurais bien ajouté la picole… et là, enceinte de numéro 2, c’en est un dont je vais devoir me passer longtemps. eh ben pas glop. c’est dans des moments comme ça que je me dis que j’ai un léger problème d’accoutumance. en même temps des gens addicts à rien, est-ce que ça existe???

    Répondre
  33. Anna Chiara a dit…

    Très touchant et très juste. Toujours ce talent que tu as pour retranscrire les émotions : je ne sais pas comment tu fais pour que ce que tu écris soit si personnel et intime tout en étant « universel » (ou qu’en tous cas cela touche autant d’entre nous…). Impressionnant !
    Et je sens que ton analyse de recherche de plaisirs en dehors de la simple oralité va me faire gamberger… Merci aussi pour ça, donc !
    Comme toi, Zermati n’a pas changé seulement mon rapport à la nourriture mais m’a aussi donné une forme de bientraitance envers moi-même…

    Répondre
  34. madeline a dit…

    toutes les fois que je vais à Paris retrouver la famille de mon fils (sa chérie et leurs 3 filles),c’est un grand bonheur. Depuis que je te lis, j’aimerais trop te rencontrer dans la rue, entourée de mes 3 princesses, et pouvoir juste te dire « bonjour, merci pour tes messages. Regarde, c’est un des mes précieux instants de bonheur, comme celui sur ton banc. » Je l’identifie bien, je le savoure. J’ai pris l’habitude de fixer ainsi des moments de bonheur. Je deviens spectatrice du tableau des copains attablés devant mon osso bucco… au milieu du repas de noel dans le désordre des conversations… le samedi matin les pieds dans l’herbe mouillée du jardin, …quand on bulle en thalasso ma copine et moi en peignoir humide…
    Merci Caro

    Répondre
  35. 'tine a dit…

    oh mais comme tu me parles ce matin… et c’est pas malin je suis en larmes devant mon ordi… heureusement que je suis en journée travail à la maison…

    Tout est vrai, tout est si juste…

    comme certains commentaires, oui à ce bénéfice du temps qui passe, et c’est donc cela la sagesse qui s’installe… j’ai adoré la « boule de joie de 80 ans de Dominique » quelle belle perspective… mais aussi le « soleil éclatant sur les cristaux de neige » de Cath… il m’est arrivé aussi de puiser de la force de vie dans un lever de soleil ou une tempête… et j’ai adoré ton instant de soleil sur ce banc avec tout ce qui l’enrobait…

    il y a quelque temps j’avais mis en photo de mon statut FB un moine tibétain en clin d’œil à mes amis qui me trouvait de plus en plus dans ce discours sur la sérénité, la sagesse, la contemplation de la vie et la pleine conscience de tous ces instants de bonheur…

    et ce que je trouve particulièrement fort c’est d’arriver à les atteindre même dans des périodes tourmentées, même au milieu de tempêtes et d’ouragans de la vie… juste parfois se raccrocher, à un infime instant de bonheur… c’est si…

    Répondre
  36. Laurence de Bxl a dit…

    je te comprends tout à fait ! je pratique la pleine conscience (sur la conseil de mon erzats de Docteur Z) depuis quelques mois, et, en fait, des moments de bonheur, il y en a plein ! il faut juste les saisir, les vivre, les savourer. Merci pour ce magnifique texte, une fois de plus !

    Répondre
  37. Roz a dit…

    « Et en même temps, je le crains, je n’aurai plus jamais très exactement « ça ». » : bien sûr que si, tu l’auras à nouveau, cette sensation de l’ici et maintenant, et plutôt 10 000 fois qu’une ! Maintenant que tu l’as trouvée, je suis persuadée que tu sauras la faire revenir… exactement comme pour l’orgasme ! 😉

    Répondre
  38. Mme la Truffe a dit…

    C’est l’âge mon amie… l’âge malheureusement…. on choppe des rides qui nous désespère et pourtant…. on prend de plus en plus de plaisir dans des petits rien avec juste le bruit du rien…. le calme absolu… la sérénité… profiter de l’instant…. alors, ça vaut peut être le coup de chopper des rides, hein ?…. je crois… mais que ça fait chier quand même !!

    Répondre
  39. Béné a dit…

    Je constate que je n’ai que 31 ans, mais la pleine conscience dont vous parlez, j’ai l’impression de l’expérimenter depuis toujours. Comme le fait Madeline, j’ai tendance à également sortir mentalement de la scène pour la fixer: un repas très réussi entre copains, où tout le monde semble être à sa place, réunis et ravis de l’être, une balade à vélo avec mon amoureux… Dans ces moments-là, je sens l’émotion me submerger, une intense jubilation qui me fait respirer plus fort, qui me tire même des larmes parfois.
    Pour ce qui est de Siri Hustvedt, je l’ai découvert par toi et depuis je ne rate pas une seule de ses publications. J’ai laissé il y a quelques temps Eggy et le Dr Erik d’Elégie pour un américain, je retarde le moment où je pourrai savourer son nouveau livre.
    Quant à Brothers & Sisters, je suis complètement accro en ce moment-même, je veux être une Walker, ça y est:-)

    Répondre
  40. kinou.1 a dit…

    Waouh, t’es vraiment une femme géniale…et oui la clope, manger, l’amour, le bon vin, et j’en passe, procurent des sensations délicieuses mais arriver à apprécier son bonheur « gratuit, naturel » ou je ne sais comment le nommer c’est la base. Pas facile à ressentir, à comprendre et à expliquer ! Qu’est ce que tu t’en sors bien dans ce dernier point !(tu devrais faire lire ton post du jour à psycho mag)
    Ben je te souhaite une interminable liste de bonheurs gratuits et des autres aussi (c’est du bonus!).
    Sinon pour la clope ça parait impossible mais ça s’arrête. Mais je pense que c’est une suite logique après ce genre de prise de conscience que tu as eu ce week end.
    Ah, c’est bon d’être humain…à bientôt.

    Répondre
  41. Geneviève a dit…

    Ton texte me fait penser à 2 ou 3 choses… J’ai entendu l’autre jour sur France Inter Philippe Grimbert. Il parlait de son dernier livre mais il parlait surtout de ce qu’apporte l’écriture et j’ai eu envie de tout lire de lui.
    Je pense à un roman acheté l’autre jour juste pour le titre et le nom de famille de l’auteur « Le bonheur est assis sur un banc et il attend » de Janik Tremblay. Le titre est beau et j’ai lu cet hiver les « Chroniques du plateau de Mont Royal » de Michel Tremblay alors, je ne pouvais laisser passer ce roman…
    La 3ème chose qui me vient à l’esprit, ce n’est pas sur ton texte mais sur un commentaire de DOMINIQUE… J’ai grand’ hâte d’être « une boule de joie » comme elle dit…

    Répondre
  42. Ptounette a dit…

    Je commente très peu parce que je ne trouve jamais rien de percutant ou d’intéressant à dire après tes billets que je trouve super, mais là celui-ci m’émeut particulièrement et je le trouve magnifique.
    J’ai moi-même eu cette impression fugace un Noël il y a 3 ans de cela. En fin de journée, alors que tous les cadeaux étaient faits et emballés depuis plusieurs jours, que nous étions invités donc rien à préparer, pas de stress pour recevoir la famille, j’ai décidé avec mon mari que nous irions nous promener avec nos 2 filles en centre-ville parce que nous AVIONS DU TEMPS. A un moment, on les a emmenées faire du manège. Les voir si heureuses et rire sur ce manège, mon mari et moi main dans la main à les regarder et à ne penser à rien d’autre que cet instant, j’ai eu moi aussi à cet instant précis la sensation qu’enfin, je touchais du doigt le vrai bonheur.

    Répondre
  43. frederique-etc a dit…

    C’est un des petits bonheurs de ma journée de venir te lire ici, de te voir évoluer comme tu le fais.
    En vieillissant, j’ai l’impression de mieux reconnaitre ces moments dont tu parles. Je me surprends à pousser des soupirs de bien-être, à savourer l’instant présent et justement comme tu le décris, m’en rendre compte.
    (maintenant, de là à savoir bien les décrire comme tu le fais, hein ….)

    Répondre
  44. Jen a dit…

    Ces moments là, j’en ai vécu aussi, j’en ai parlé souvent en évoquant « ces instants de plénitude », sans que mes interlocuteurs m’aient comprise, j’en ai bien peur. Ce que j’aime avec toi c’est que tu arrives à mettre des mots là où peu de gens le peuvent et c’est vraiment pour ça que je suis accro à ce blog 🙂 Je voudrais juste rajouter une chose, en ce qui me concerne, ces instants sont les seuls moments de bonheur où je suis seule. J’ai beau être entourée, je suis comme dans une bulle. Ce sont pour moi les seuls moments où j’ai l’impression de me suffire à moi-même, ces rares moments où je n’ai besoin de rien.

    Répondre
  45. M. de Hamburg a dit…

    Coucou!
    Et bien figure-toi que ça m’arrive aussi de temps en temps ce « point d’équilibre » que je n’aurais jamais aussi bien décrit que comme tu l’as fait!!
    Moi ça m’arrive souvent quand je suis en vélo, seule, dans cette ville que j’aime tant 🙂
    Exactement les mêmes sensations: tout est à sa place, il y a un peu de labeur derrière soi (sinon c’est pas drôle) avec la perspective d’une agréable soirée, la vie est belle, profonde, esthétique, c’est la « notre », telle qu’on aime se sentir la vivre 🙂

    Répondre
  46. laetitia a dit…

    … parfois les choses les plus simples sont les meilleures, encore faut il en être conscient pour les savourer… je partage ton point de vue, l’écriture procure cette sensation d’être avec soi-même. Alors, on goûte et on s’en délecte ! Encore !

    Répondre
  47. Elise d'Atlanta a dit…

    Tellement bon et si simple de juste le dire….
    Voir mes enfants grandir et s’épanouir et avoir mon homme heureux près de moi, c’est ça mon Bonheur!
    Comme quoi, les femmes ne sont pas si vénales!!

    Répondre
  48. Frankie a dit…

    Caroline, ma Reine.. (on ne se connait pas même si nous partageons la même formation;).
    Texte splendide que je viens d’imprimer pour moi et pour ma psy et que nous allons travailler, décortiquer. Modèle du genre.
    Je suis loin, très loin d’avoir, ne serait-ce que touché du doigt les réalités que tu montres mais l’essentiel est là…
    Merci merci merci

    Répondre
  49. Emmanuelle a dit…

    Tu écris vraiment très bien. J’aime tout particulièrement tes billets sur le bonheur, le temps qui passe, la quête du plaisir… J’en termine toujours la lecture émue et rêveuse. Merci pour ces instants de douceur!

    Répondre
  50. Soeur Anne a dit…

    Tu viens d’illustrer ce qui a toujours été mon image du bonheur absolu : Un moment de calme parfait, pour moi dans un fauteuil avec un livre, pour une autre différemment ! C’est arrivé parfois, mai sà chaques fois, il a fallu replonger dans le quotidien, et même ne plus savourer le moment, parce qu’on se dit qu’il va finir…

    Mais il est vrai que l’âge apporte une capacité plus grande à apprécier ces omoents-là.. Donc, tout espoir est permi spour les 80 ans !

    Répondre
  51. angie a dit…

    une journée bien speed au boulot, rentrée, bain du bébé, course-course-course et… l’Homme qui rentre plus tôt, tout qui s’apaise, une bataille de chatouille sur le canap’, des rires de bébé, je fais la cuisine et savoure ce « moment nutella » : un concentré de clichés et un bien être à savourer sur le moment maintenant toussuite, en profiter, quelques secondes à peine, déjà envolé ! un équilibre…
    comme je te comprends !

    Répondre
  52. Shakti a dit…

    Je mesure ce que j’ai parcouru de chemin vers la sérénité depuis quelques temps en lisant ton post.

    Au moment où la séparation m’apparaît comme inéluctable, j’arrive malgré tout à apprécier les petits bonheurs quotidiens. Alors que c’était difficile, il y a encore peu, tellement j’avais le cerveau embrouillé par une marmelade de questionnements.

    Merci beaucoup.

    Répondre
  53. venise a dit…

    j’ai si souvent du mal à voir les bons moments, les bons côtés, je crois que ma joie n’est jamais si grande que lorsque la tribu est réunie au complet et que l’harmonie est là…
    ou alors comme aujourd’hui, à l’heure où sur mon écran s’est affichée la bonne nouvelle concernant la miss que vous avez encouragée hier de vos ondes pour son épreuve du bac : elle est admise à la classe prépa qu’elle voulait 🙂 ! je n’en croyais pas mes yeux, et elle n’en est pas revenue non plus lorsque je lui ai annoncé la nouvelle 🙂
    j’ai noté aussi dans les comms la peur que j’ai souvent lorsque tout semble aller bien : que tout à coup une catastrophe arrive, quelque chose de grave qui nous toucherait, nous, l’un des cinq doigts de la main… et il n’y a pas de raisonnement qui tienne devant cette irrépressible crainte 🙁
    bises douces du sud

    Répondre
  54. La Papote a dit…

    Quel bonheur d’atteindre ce petit point d’équilibre et de savoir le remarquer et le savourer…
    Je me suis aperçue, en revanche, qu’on arrive à trouver de ces sublimes petits moments de perfection plus souvent qu’on ne le pense mais qu’il est difficile d’y être attentif…

    Répondre
  55. Virginie a dit…

    Très beau billet. Emouvant. Si vrai. Me remontent alors des souvenirs de grands bonheurs… Fugaces. Irréguliers. Et qui me nourissent. Composent mon histoire. (après des étapes similaires sans nicotine mais abusivement chocolatées sous grandes fièvres acheteuses ;)Grands MerciS.

    Répondre
  56. Tan a dit…

    Très touchée par ce billet et les commentaires qui le suivent. Je ne peux pas tous les citer mais je vous ai toutes lues avec plaisir.
    Dans l’ensemble je pense être du genre à profiter et me rendre compte des instants de bonheur vécus, mais une petite piqûre de rappel ne fait jamais de mal!

    @ Venise: J’en profite comme je ne suis passée qu’en coup de vent hier pour féliciter ta fille et je réitère les ondes pour la suite, pour elle et tous les autres!

    Répondre
  57. Hélène a dit…

    C’est une photo que tu as prise en étant allongée sur un banc dans ce joli parc ? Je demande ça car moi tout bonheur aurait été terni par la peur qu’un de ces oiseaux ne me chie dessus (je suis poétique aussi quand je veux!)

    Répondre
  58. Lily M a dit…

    Il faut aussi que je me trouve une nouvelle addiction et ce n’est pas facile, avec les fatigue et autre mais voilà, j’en ai besoin, je suis un peu comme toi,une jouisseuse…

    Répondre
  59. RENE TYPO a dit…

    Bravo pour ce texte…je ne vous connais pas et vous ai découvert par l’intermédiaire d’Hannelore…le recherche du bien-être, de la sérénité, les différentes formes du plaisir que l’on approche parfois de très près mais qui comme les truites vives d’un célèbre poème s’enfuient dès que l’on cherche à les garder…j’aime les mots, les textes, les couleurs de l’âme…continuez de jouir de la vie…c’est un cadeau magnifique !

    Répondre
  60. Maïpi a dit…

    euh Caro… comment dire… habituellement t’écris super bien que c’en est un bonheur de te lire. Mais là, c’est, comme dire… divin ? jouissif ? bref, tu t’es mis la barre encore plus haut que d’habitude !! Je sais pas si ce sont tes dernières lectures qui t’ont influencée ? (après avoir lu un bouquin bien écrit, sans faire du plagiat de style, j’écris toujours mieux qu’à distance d’une bonne lecture… peut-être toi aussi ?) en tous cas, je kiffe à donf comme dirait la première pouffe de banlieue qui ne s’embête pas avec ces histoires de style…

    Moi j’ai envie de lire un livre de toi. Peut-être même allongée sur un banc.

    Voilà : je t’aime, you make my day, et merci et… continue !

    Répondre
  61. SingaporeSling a dit…

    Comment expliquer qu’en cette belle journée, faite de rayons de soleil et de quelques gouttes inespérées dans le ‘un-sept’, je sois devant mon ordinateur, les joues trempées… et pas par la pluie ?

    Je suis ravagée de douleur, d’envie et aussi d’espoir à la lecture de ces mots, pourtant meurtrie par l’idée que je ne l’atteindrai peut-être plus jamais ce petit moment magique (et je ne parle pas du lien vers l’ancien billet).

    Et une fois de plus persuadée qu’il faut que j’arrête de repousser la prise de ce rendez-vous chez le psy pour comprendre ce qui me rend si épouvantablement sensible…

    Répondre
  62. Fanny a dit…

    Je crois presque avoir déjà ressenti la plénitude dont tu parles. Le « presque » me fait espérer pouvoir ressentir encore mieux le bonheur un peu plus tard dans ma vie.

    Répondre
  63. Mamo a dit…

    Moi aussi pareil avec l' »été sans les hommes », un palace au dessus de mes moyens, le soleil dans une ville sublime, mais à Florence le WE dernier…c’est bien chez toi, Caro, je me sens un peu chez moi ! (mais c’est aussi très troublant, finalement)(et les personnes qui commentent sont tellement à la hauteur)

    Répondre

Vote commentaire

  • (ne sera pas publié)

Vous pouvez si vous le souhaitez utiliser les balises HTML suivantes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>