Loft Dati

Au cas où tu ne saurais pas, en ce moment, y'a un grand jeu au gouvernement. ça s'appelle "C'est pas moi qu'a sauté Rachida".

J'ai l'air d'en rire, et pourtant, difficile de trouver plus affligeant.

Parce que le teasing actuel consistant à chercher qui est le père du grumeau de Rachida me tape sur le coquillard.

Attends, je t'arrête de suite, moi aussi j'aimerais savoir qui c'est le papa. J'ai même appelé tout de suite ma copine S. qui travaille dans un grand groupe de presse et qui est du genre informée pour qu'elle me mette dans le secret des dieux. Mais je suis du genre à me passionner pour les amours de Victor Newman et Ashley Abott, donc je suis un mauvais exemple. Surtout, j'ai envie de dire, ce n'est pas parce que les gens ont de bas instincts qu'il faut leur donner satisfaction.

En réalité, plus que le fait que tout le monde veuille savoir et que les rumeurs les plus folles circulent sur l'identité du géniteur (genre Arthur, pourquoi pas Steevie aussi ? Ah, non, pas Steevie, en fait, à cause de l'homosexualité, ça ne va pas être possible, mais sinon, pourquoi pas, du moment qu'il passe à la télé ça peut le faire, parce que tu remarqueras quand même que Rachida à priori elle ne couche pas avec un mec lambda, il doit être homme politique, acteur ou grand patron), ce qui me choque tout particulièrement, ce sont les démentis roublards et machistes proclamés sur un ton de potache par certains membres du gouvernement.

Il y a eu Bernard Laporte, qui manifestement s'est cru obligé d'annoncer en marge d'une réunion tout ce qu'il y a de plus officielle que non non non, il ne s'était pas tapé sa collègue. Ok, il ne l'a pas dit comme ça, m'enfin quand un mec assure que c'est pas lui le papa, c'est à peu près ça le message. Non content de sa bonne blague, il en a remis une couche sur Stade 2 entre deux résultats de la champions league.

Et puis ça a été le tour de monsieur Besson, spécialiste es-trahison, qui lui aussi y est allé de son bon mot dans VSD: « Rachida Dati est une amie. L'enquête préliminaire en cours demandée par la Garde des Sceaux devrait m'innocenter très vite ».

Jose Maria Aznar, ancien Premier ministre espagnol lui, a été contraint
d'affirmer très sérieusement que ce n'était pas lui, rapport que le
bonhomme est un peu marié.

Sans compter Nicolas 1er qui parait-il se vante dans les couloirs de l'Elysée de connaître, lui, le nom du propriétaire du spermatozoïde gagnant.

Alors certes, notre ministre emblématique de la République l'a bien cherché. Parce que je ne sais pas toi mais moi quand une copine me dit que sa vie sentimentale est "compliquée", je comprends qu'elle fait portes ouvertes au niveau de son intimité et que limite il va lui falloir acheter du gel Hydralin pour retaper sa flore qui fait un peu la tronche.

Et puis dans le genre j'orchestre savamment le buzz en mettant des pantalons de grossesse à la sortie du conseil des ministres tout en jouant les ingénues lorsque la question lui était posée, elle a excellé.

Il n'empêche que tout de même, elle est ministre. Garde des sceaux. D'ailleurs, à dire vrai, on s'en tape, de sa profession. C'est une femme. Qui mérite un minimum de respect. Et qui ne devrait pas devenir l'objet des sarcasmes de cinquantenaires pré-prostatiques trop contents de parler par des moyens détournés de leur biroute. Parce qu'au final, crier haut et fort "c'est pas moi", c'est insinuer que ça aurait pu, que "ça" marche encore.

Enfin, là où on est content c'est qu'à priori, au gouvernement, la crise, on connait pas. Et qu'on trouve en tous cas encore pas mal le temps de bien se marrer pendant que les crétins qui s'étaient fait convaincre de placer leurs trois sous à la bourse voient leur hypothétique apport immobilier fondre comme neige au soleil.

Bref, on le savait qu'on touchait le fond. On le savait, que la ministre aimait être sous le feu des projecteurs. Mais là, à côté, Loana et Jean-Edouard, c'était la grande classe.

Une partie de jambes en l’air ?

Une partie de jambes en l'air, ça te dit ?

Roh, ça va hein. On peut pas rire ou quoi ?

Je sais, la photo du mercredi est publiée un jeudi. En même temps, hier finalement y'avait un peu plus que de la photo. Et je ne vais pas en rajouter parce que je sens que je glisse peu à peu dans la complainte quotidienne mais yesterday, was a very very bad day. Rapport à la livraison du lave-vaisselle prévue entre 8h et 13h à l'occasion de laquelle je me suis habillée comme une furie à 8h12 histoire de ne pas recevoir une fois de plus un installateur/facteur/ouvrier/concierge en chemise de nuit auréolée de lait, dans le meilleur des cas, en peignoir sentant le vomi dans les mauvais jours. 

Pour voir arriver les livreurs à 14h00.

Et subir l'humiliation de découvrir une fois le vieux lave-vaisselle retiré de son emplacement, les restes d'un petit déjeuner renversé aux environs de 2005. Ce qui m'a permis de constater que oui, le pain beurré prend vie après une gestation de trois années en milieu humide et tempéré. 

Je passe sur l'intégralité de mes produits ménagers renversés avec peu de ménagement pour faire les branchements, les douze litres de vieille flotte qui se sont écoulés lors de l'extraction définitive de la machine défectueuse et les reproches même pas silencieux de mister Darty devant l'originalité de l'installation des tuyaux d'évacuation de notre matériel électroménager. Un peu plus et il repartait en me laissant l'âne mort et le nouveau en plein milieu de la cuisine sous prétexte que rien n'était conforme chez moi.

Tout ça bien sûr avec helmut dans mes bras, hystérique de colère vu qu'on était tout bonnement en train de squizzer sa tétée n°3, grande chérie inquiète d'arriver en retard à son cours de gymnastique et grand machin me suppliant d'inviter le petit voisin du dessus à venir déjeuner.

Bref, un grand moment nutella.

Alors ouais, on peut rigoler, s'il te plait.

Même si là tout de suite la partie de jambes en l'air… Non en fait.

Edit: Non mais t'inquiète, hein, ça va plutôt bien, en réalité. Juste, j'ai la nette impression que le frigo ne fait plus vraiment de froid. A mon avis c'est son tour. Et comme tout a été acheté la même année, je prédis la prochaine agonie du lave-linge. Juste avant que mon four ne fasse un infarctus. Ptêt bien que je vais vraiment finir par me taper le plombier.

Edit2: En effet, ça ne s'arrange pas au niveau de tout ce qui est penderie.

Elle est moche, c’est ça ?

La scène ne se passe pas au lit, étant donné qu'en ce moment au lit,
si on y est, on y dort. Même pas on se parle, tu vois ? Donc la scène
se passe dans le salon. Elle est assise dans le canapé, un bébé sur
elle et deux préados de huit ans de chaque côté en train de bruyamment
finir leurs devoirs. Bien qu'épuisée, elle est d'une humeur joyeuse pour la
simple raison qu'elle s'est acheté au Monoprix une petite robe en jean dans laquelle elle se sent merveilleusement bien, voire presque belle.

Il est 19h00 et il rentre du boulot, embrasse tout le monde, la regarde amoureusement et lui demande:

– Tu as eu l'électricien ?

Elle, un peu déçue qu'il ne s'extasie pas sur sa robe, répond de mauvaise grace:

– Il a laissé un message, je n'ai pas rappelé.

Lui: Je lui avais donné ton portable pour que tu lui dises à quelle heure ça t'arrange le mieux qu'il passe, je me suis dit que c'était le plus simple.

Elle, sentant toute sa bonne humeur tomber comme un soufflé raté:

– Plus simple pour toi, ça c'est sûr.

Lui, étonné:

– Attends, je ne comprends pas ? Vu que tu es à la maison, c'est mieux que tu voies avec lui, non ?

Elle, de plus en plus acide:

– Bien sûr. De la même façon qu'il est normal que je gère l'installation du nouveau lave-vaisselle, la livraison des courses, les activités des grands, le vaccin de la petite, les séances de kiné et toutes ces autres choses passionnantes. C'est pratique hein, le congé maternité. 

Lui, agacé:

– Je ne vais quand même pas prendre une journée de congé alors que tu es là, si ?

Elle, sarcastique:

– Oh non, seigneur, il ne manquerait plus que ça ! Alors que de toutes façons, entre deux couches et trois tétées, je n'ai que ça à foutre, de me taper l'électricien ! 

Lui, jetant l'éponge:

– Ouh là… D'A-CCORD. 

– Quoi, "D'A-CCORD" ? D'accord "elle a ses règles" ? D'accord "bobonne est mal lunée" ? Tu m'excuses, hein, je suis un peu en retard sur mon timing, le repas n'est pas fini, je me dépêche. Si ce n'est pas trop demander, tu peux prendre Helmut deux minutes ?

Sur ce, elle part rageuse dans la cuisine, consciente d'avoir fait monter la mayonnaise toute seule comme une grande mais furieuse quand même. Dire qu'il aurait suffit qu'il lance un "jolie robe !" et elle le rappelait sur le champ, l'électricien. Crétin.

Alors qu'elle fait son boudin en touillant sa ratatouille, il apparait dans l'encoignure de la porte et l'observe, ne sachant pas trop si la crise est passée ou ne fait que commencer.

Après quelques minutes de silence, elle lance, plus agressive qu'elle ne le voudrait, mais c'est ça ou elle chouigne:

– Elle est moche, c'est ça ?

Lui, un peu perdu:

– Qu… quoi ?

– Ma robe, elle est moche. Dis-le, va. Au point où j'en suis.

Et là, non content d'avoir loupé le coche en arrivant, il s'enfonce en hésitant trois secondes de trop:

– Ben, heu…

– C'est bon, j'ai compris, n'en rajoute pas. Et arrête de me regarder comme ça, merci.

– Non, mais attends, c'est pas ça, c'est juste que…

– Que quoi ? Tu trouves qu'elle ne me va pas, tu as le droit, tu n'y peux rien après tout. En même temps c'est normal, rien ne me va, de toutes façons, je me demande pourquoi je persiste à acheter quoi que ce soit. Je vais mettre des jeans de grossesse jusqu'à la fin de ma vie, c'est plié. Et en plus j'ai bientôt cinquante ans. C'est la fête, je te le dis, moi.

– N'importe quoi, hein. Tu as trente-s…

– Oh ça va hein. Ne joue pas sur les mots, c'est pas le moment. Tu viens de me balancer que ma robe est immonde alors que je l'ai achetée pour toi, en plus, alors essaie de ne pas remuer le couteau.

Là, comme un rat pris au piège, elle le voit se débattre intérieurement et chercher LA phrase magique, LA répartie qui le sauvera, le mot qui empêchera le tsunami lacrimal qui ne va pas manquer de se déclencher dans les secondes qui viennent.

Quand soudain, un éclair de génie:

–  Mais non… c'est juste qu'en fait… Attends, fais voir. Si, c'est ça. Elle est trop grande.

Elle, hésitante:

– Trop… trop grande ? Tu crois ?

Puis, tournant sur elle même:

– Vraiment, tu trouves ?

Lui, retenant son souffle, conscient de marcher sur des oeufs mais sentant qu'il la tient, sa réponse à dix mille dollars:

– Ah mais oui, je t'assure, c'est ça, elle est bien trop grande. La taille en dessous ce serait bien mieux.

Elle, ragaillardie:

– Non mais maintenant que tu le dis, j'ai hésité, tu vois. Mais bon, c'est du 44 et le 42 en ce moment, même pas j'essaie, alors qu'en fait, mais oui, là, ça baille, c'est vrai.

– Ben tu vois, tu aurais dû tenter le 42. Tu as maigri, c'est tout. 

Elle, émue:

– Ou…oui, si ça se trouve, tu as raison. 

Puis, soudain souriante, preuve vivante que souvent femme varie: 

– Bon, l'électricien, tu as son numéro ?

Edit: En vrai, je ne suis pas si bête. Et je le sais que dans cette robe je fais sac. Et que le 42 ne m'irait pas. Et je sais aussi qu'il le sait. Mais parfois, faut bien décider d'arrêter avant que vraiment ça ne finisse vraiment en eau de boudin. 

Edit2: En revanche, toujours pas rappelé l'electricien. Faut pas déconner, non plus.

Deux ou trois choses que je sais d’elle…

Deux mois. Et trois jours. 5 kilos 350 et 58 cm. Belle bête, Helmut, hein.

Deux mois seulement. Ou déjà. Si peu de temps et tant de baisers… 

Attention
nullipare allergique ou multipare lassée, ce billet n'est pas pour toi, il est à haute teneur en mièvrerie. Promis, demain il y aura de
la robe en jean pour filles dodues, photo à l'appui. Mais là, non, c'est 100% puériculture.

Rose a donc désormais bien pris ses quartiers chez nous. Et je ne sais finalement pas grand chose d'elle si ce n'est que…

– Derrière ses oreilles ça sent le parmesan. Comme à l'intérieur de ses mains. Je ne savais pas que j'aimais autant l'odeur du parmesan.

– Elle adore lorsque le matin, avant de partir à l'école, son frère et sa soeur viennent lui dire au-revoir. Je le sais qu'elle aime ça, parce qu'elle a alors tellement le sourire et qu'elle leur en raconte tant, que ça lui donne immanquablement le hoquet.

– Vu le temps qu'elle passe à la tourner et retourner dans sa bouche puis à la tirer très élégamment, elle a manifestement compris que sa langue sert à quelque chose et semble à deux doigts de capter que c'est à parler.En attendant, je ne me lasse pas de regarder pointer la plus adorable et minuscule langue d'oiseau que j'ai jamais vue…

– Elle déteste que sa couche soit sale. Ce qui en soi semble être plutôt d'une affligeante banalité. Sauf que ça me surprend rapport que ses aînés acceptaient sans mot dire de mariner dans leur merde des heures durant. A moins qu'en réalité ils ne détestaient ça mais qu'ils n'aient pas vraiment eu le choix, dure condition de jumeaux oblige.

– Lorsqu'elle a faim, elle pousse un cri aigu extrêmement caractéristique que moi sa mère, j'identifie bien sûr immédiatement. Bon, à dire vrai, c'est exactement le même cri que lorsqu'elle a sommeil. Et à bien y réfléchir, pas bien différent de celui qui veut dire "changez moi". Bref, moi sa mère, j'ai une chance sur trois de la comprendre. Ce qui n'est pas si mal. Mais qui ne m'octroie en rien un statut particulier, quand on y pense.

– Elle ne pleure que lorsqu'elle a faim.

– Elle a souvent faim.

– Le reste du temps, si elle râle, c'est qu'elle a sa couche sale.

– Ou qu'elle a sommeil.

– Elle est facile.

– Sauf si elle a faim.

– Ou sommeil.

– Ou qu'elle est sale.

– Ce qui arrive fréquemment.

– Elle n'aime rien tant que dormir dans sa poussette au beau milieu du salon lorsque toute la famille est réunie et parle très très fort. Plus il y a du bruit, plus elle roupille.

– En revanche, si c'est le calme absolu, elle se charge assez rapidement de mettre le dawa.

– Elle aime faire la cuisine dans mes bras. Surtout lorsque les oignons chantent et que la radio crie à tue tête – je ne sais cuisiner qu'avec la radio à tue-tête, ceci expliquant cela.

– Elle est encore assez petite pour s'endormir à califourchon sur mon épaule, la tête dans le creux de mon cou.

– Elle préfère mon sein droit au gauche.

– Elle ne supporte pas d'être dans les bras de son père sans qu'il bouge. Un papa ça se promène et c'est marre.

– Elle a dû perdre en tout et pour tout trois cheveux. Le reste continue a pousser avec un effet wavy très 2008.

– Elle est amoureuse d'une citrouille. Même si parfois, elle l'engueule très fort.

– Elle nous met par terre, a définitivement ruiné mes espoirs de me remettre un jour en deux-pièces, transforme tout rapport sexuel en projet à long terme, nous rend inaptes à une vie sociale digne de ce nom. 

Et pourtant…

Elle est comme le petit doigt. On ne sait pas bien à quoi il sert, mais on n'imagine pas une seconde que notre main n'en ait pas.

Up and down, n°2

Up, down, up, down, up, down… La vie n'est-elle pas finalement qu'une succession d'instants tour à tour abominables ou délicieux ?

Mais que veut-elle donc dire par là, la blogueuse, te demandasses-tu ? Par quels tourments est-elle passée pour accoucher d'une telle intolérable vérité ? A moins que ce ne fusse qu'un prétexte pour amener sa désormais prisée rubrique ?

Il se peut, il se peut…

Allez, on lève les bras, on écarte les jambes, on serre les fessiers et on y va: up, down, up, down, up down… Un peu plus tendus les adducteurs, la petite brune du fond, là ! Oui, toi, parfaitement. Voilàààààà…

Up: On a cru qu'on était en récession mais non, pas du tout. M'ame Lagarde, surnommée en coulisse miss TVB (tout va bien) l'assure. On traverse certes une période de croissance négative mais ne nous y trompons pas, cela n'a rien à voir avec la récession qui signifierait, elle, que la croissance soit au dessous de zéro. Ce qui tu en conviens est radicalement différent. T'es con, toi, des fois, aussi.

Down: La fin des golden parachutes. Terminé, les millions de dollars accordés aux chefs d'entreprise débarqués pour incompétence. Nico il l'a dit, c'est fi-ni. Jusqu'ici, c'est vrai, il n'avait rien dit. Mais là, il a découvert que certaines pratiques étaient totalement contraires à l'éthique. Il en est pas revenu, Nic-nic. Alors les bénéficiaires sont priés de tout rembourser. Dis- tu me rappelles combien on a filé à Nanard récemment ? Et c'est qui, qu'on a aperçu dans la cour de l'Elysée juste après ? Hein ? C'est qui qui ?

Up: Bernard Laporte l'a affirmé hier à l'issue d'un discours officiel: il n'est pas le père de l'enfant que porte Rachida. On est content pour l'enfant.

Up: Le gouvernement s'empare à bras le corps du problème de l'obésité. C'est Roselyne Bachelot qui s'y colle. Pour commencer le combat, elle a décliné sans attendre la proposition d'une rapporteuse consistant à taxer plus la malbouffe et moins les fruits et légumes. Bon, je n'ai pas d'avis tranché sur la question, je ne suis pas sûre qu'augmenter le prix du Nutella ou des Fritelles va décourager les adeptes d'en manger. Voire même si ça se trouve du coup ils auront encore moins d'oseille pour en acheter. De l'oseille. En revanche, comment dire… la rapidité avec laquelle Roselyne a rassuré les grands de l'industrie agro-alimentaire me semble suspecte. Et je ne pense pas qu'on puisse être d'accord avec le fait que cela coute moins cher de se gaver de chipsters que de haricots verts. Par contre, c'est sûr, c'est meilleur les chipsters.

Down: Number three a eu, en guise de deuxième moisiversaire, sa première séance de kiné respiratoire. Après m'avoir expliqué que c'était bon pour elle, qu'il fallait que j'arrête de pleurer, que les exercices respiratoires c'était mieux que la cortisone et que ce n'était pas en sanglotant que je soutenais mon enfant, l'homme a finalement menacé le kiné de lui arracher les testicules à main nue s'il osait toucher à nouveau à son bébé. Bref, total moisi, le versaire.

Down: Grande chérie n'a officiellement plus de dentiste. 

Up: Grande chérie n'a officiellement plus de dentiste.

Down: On cherche un avocat d'urgence pour l'homme rapport au léger esclandre survenu mercredi au centre dentaire.

Up: Angelina a fait taire les rumeurs selon lesquelles elle nagerait en pleine dépression post partum. En vrai elle va très bien, en témoignent les photos prises à New-York hier. Moi en revanche, plus je regarde ces clichés et plus je suis au fond du seau. Et à bien y réfléchir je suis pour un moratoire immédiat sur les chipsters, le chocolat fleur de sel et autres saloperies que madame-six-enfants-dont-des-jumeaux-nés-il-y-a-trois-mois ne mange certainement pas. Elle.

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, le retour

Hiiiiiiiiiiiiiiii. Après une semaine bien pourrie, j'ai reçu mes bottes.

Et elles me VONT ! Voire elles sont un poil trop grandes.

Attends, did you hear me ? Too large !

 

Enfin, pas trop, mais un poil, quoi. Genre je vais pouvoir mettre un jean dedans si ça tombe.

Ok, rien d'étonnant, j'avais légèrement surestimé mon tour de mollet. Il n'empêche que pour the first time of my life je ne me suis pas retrouvée asphyxiée du tibia en enfilant une botte.

Et en plus j'ai pu les essayer seule.

Alone.

Sans rougir de honte en m'excusant de vivre auprès d'une vendeuse a) désolée, b) narquoise, c) terrorisée de devoir me les enlever à l'aide d'une clé de douze.

Voilà, je les aime d'amour, elles sont assez "brutes", type motarde. Mais maintenant que je sais que Duo c'est de la balle, dès que j'ai un peu de sous de côté je commande la version femme femme femme…

Edit: I know, la photo est lamentable. Mais tu notes l'effort des pieds en dedans ?

Edit2: Le premier qui se moque de ma pelouse rose, je lui colle un coup de botte.

Edit3: On serait pas en train de voire éclore un blog facheune ? Kaaaaaaaaaaaaaarl !

Jogging facial

Dis moi, pour fêter dignement l'arrivée du ouikene, si on se faisait un petit quart d'heure beauté ?

L'instant n'est il pas totalement opportun ? Mais si ma mie ! C'est en effet lorsque la confiance que ta maman avait réussi à mettre à l'intérieur de toi a tendance à se faire la malle, qu'il faut savoir rebondir et sacrifier quelques minutes de ton temps précieux sur
l'autel de la cosmétique.

N'est-il point ? Si, it is.

Et parce que j'ai envie que toi aussi tu retrouves la paix dans ton corps, je vais
te donner mon secret.

Celui grace auquel malgré un nombre d'heures de
sommeil inversement proportionnel à celui des années qui passent, on me dit fréquemment: "mais tu as bonne mine, je
t'assure, on ne dirait pas du tout que tu viens d'accoucher".

C'est ça. On voit bien qu'elle n'a pas vu mon tablier ventral.

Mais taratata, restons-en à notre teint que nous allons donc rendre lumineux.

Grâce à mon secret.

Le blush.

Longtemps, j'ai rêvé d'avoir l'air de revenir d'une course au grand air. Tu sais, les joues juste un peu rosées de la fille en pleine santé, faisant ressortir le velouté d'un visage encore poupin.

Attention, n'essaie surtout pas d'atteindre ce but en allant bêtement courir au grand air comme une biche en rut.

J'ai testé, ça ne fonctionne absolument pas. En tous cas pour ma personne. La course, ça me colle des plaques rouges un peu partout, sauf sur les pommettes évidemment. Un savane à la fraise. Voilà à quoi je ressemble après trois minutes de footing. Agrémentée d'une moustache de sueur du plus bel effet. Ben oui, moi je sue de la moustache. Sauf que je n'ai pas de moustache. Tu m'excuses, je ne peux pas TOUT avoir non plus. Mais je sue à cet endroit là, ne me demande pas pourquoi.

Donc, pour avoir ces joues délicieusement roses, inutile de rêver, à moins d'avoir 20 ans, de s'appeler Greta et de vivre dans une chaumière en Bavière, il te faut recourir à des produits chimiques bourrés de parabens.

Et autant te prévenir également, mon secret se concentre uniquement sur les pommettes roses. Pour le visage poupin, demande à Isabelle Adjani.

Bref, la came qu'il te faut, c'est du bleuche.

Attention, un peu de recueillement, je m'apprête à partager avec toi un de mes rituels beauté quotidiens.

Rituel  effectué, il va sans dire, après l'indispensable grand verre d'eau citronnée tiède bu à jeun. Et jamais sans m'être auparavant étirée comme un chat. Sans ça, ça ne vaut rien, le bleuche il tourne, ma pauvre.

Donc, revenons à nos pommettes de vierge teutone.

Par dessus mon fond de teint – ben oui, Greta, que veux-tu, moi j'ai 37 ans et vingt ans d'acné derrière moi donc le fond de teint est mon ami, même si bien sûr, tantôt, je laisse ma peau en liberté – j'estompe délicatement (= à la truelle) un peu de blush crème mac. Pour qu'il soit posé au bon endroit, je souris comme une conne devant ma glace (et ça c'est du sport pour ta joue figures-toi, donc quelque part ton jogging au grand air tu l'as presque fait) et je tourne mon doigt plein de bleuche là où c'est bombé.

Crois moi ou pas, ça marche à TOUS LES COUPS. A tel point que n'ayant plus de terracota depuis que je l'ai flanquée par terre dans la chambre de la maternité (un carnage), j'envisage presque de m'en passer, le résultat étant on ne peut plus naturel.

Voilà, le mieux pour la nuance c'est de demander à la vendeuse ce qui est le mieux pour ta carnation. Parce que chaque femme en a une de différente. De carnation.

Je te laisse, je vais faire un jogging facial.

Edit: Le secret c'est d'acheter ton bleuche chez mac et de prendre le bleuche crème, en fait. Je me doute sinon que toute fille normalement constituée connait le bleuche. 

Edit2: Moi c'est la nuance "ladyblusch".

Edit3: Il existe surement d'autres marques qui font des bleuches qui déchirent. Moi c'est la première fois que j'en trouve un qui ne me fasse pas ressembler à Bozo le clown.

Burn out

Alors parlons peu parlons bien, jusque là je faisais ma crâneuse,
genre "tout va bien, trois enfants et un mari en manque – qui glisse
innocemment le mot fellation à chaque conversation – et pourtant j'ai
une patate incroyable".

En vrai, c'est l'horreur. ça ne va pas du
tout, je n'ai pas mis de fond de teint depuis au moins deux semaines,
pour le déo je ne suis pas sûre mais à vue de nez – hu hu hu – ça
remonte à ma sortie de la maternité, et j'ai loupé mon rendez-vous
"suite de couches" alors que tout porte à croire que mon amie mycose
est revenue dans ses pénates maintenant que les hormones de grossesse
se sont fait la malle. Je préfère ne pas évoquer le douloureux sujet de
l'acné qui lui aussi fait un retour en force.

Je frise par ailleurs l'occlusion intestinale rapport qu'Helmut – qui elle, l'ingrate, s'en donne à coeur joie dans sa couche – ne supporte pas que je me rende aux toilettes même en laissant la porte ouverte et en hurlant "je suis làààààà, roooooose, [plouf], je suis lààààààà, j'arriiiiiiiiiive [plouf]…".

Pour couronner le tout, j'ai donc fini par prendre la saloperie que grande chérie avait auparavant refilé à sa petite soeur et j'ai tout du lapin myxomaté.

A ce sujet quand même, je souhaite m'insurger contre cette trainée de dame nature qui une fois de plus s'est bien foutue de ma gueule. Non parce que me doter de seins pareils, capables de produire des quantités industrielles d'un lait totalement dépourvu d'anticorps, c'est moche. Oui, vraiment moche.

Non, plus sérieusement, le coup de l'allaitement qui serait en quelque sorte un "bouclier naturel contre les maladies", c'est que des conneries. En gros, c'est dans ce domaine comme dans bien d'autres: soit t'es du côté des winneurs, à savoir ceux qui fabriquent des bébés jamais malades – et ça inclue jamais de reflux, jamais de vers, jamais de poux, jamais d'acné du nourisson et j'en passe – soit tu fais A LA CHAINE des attrapes saletés, des aimants à virus, dont le moindre petit rhume se transforme en pharyngite, puis en bronchite pour se terminer en un truc en ite encore pire.

Breeeeef. Zen, cool, lexomil.

En même temps, ça pourrait être pire. Genre on aurait pu avoir la grande clairvoyance il y a dix ans de mettre la totalité de nos économies dans un PEA (oui, "A" comme Actions) convaincus par le crétin d'alors qu'avec la bourse c'est minimum 5% par an. En un sens, il n'avait pas tort. Sauf qu'il parlait en négatif.

Voire, on aurait pu récemment ouvrir un livret A pour chacun de nos enfants et nous même en se disant qu'au moins avec notre épargne, on financerait  le logement social, et apprendre qu'en vrai, non, notre argent va servir à réparer les boulettes à 100 milliards des patrons du cac40.

Pire, on aurait pu se faire emboutir la BM par le sosie d'Andréa Caghirashi, se prendre en guise de constat un gros doigt, porter plainte contre le gamin et se retrouver au final à devoir lui verser 2000 euros de dommages et intérêts. 

Bon, d'accord, finalement, tu as raison, la vie est belle.

Je te laisse, faut que j'aille accomplir mon devoir conjugal.

C'est ça ou la vaisselle.

Je sais, échanger une corvée ménagère contre une pipe c'est abject. Mais je te rappelle que le secret des couples qui durent tient en un mot: concession.

Edit: meuh non, je ne me suis pas remise à fumer. J'en crève juste d'envie, c'est tout.

accidents

Il y a deux jours je te parlais à l'occasion d'un récit hilarant sur ma vie pourrie du moment de ce fameux coup de fil que tu voudrais ne jamais recevoir. Celui qui commence par "Allo madame biiip ? Oui, c'est madame biiiip, directrice de l'école/crèche/centre de loisir de votre enfant".

Alors bien sûr, la plupart du temps, tu t'y attends un peu rapport que le matin tu as blindé chouchou de suppos de doliprane – et ça juuuuste avant de partir histoire de maximiser le temps d'action du paracétamol – en espérant que la fièvre ne réapparaisse qu'après la réunion avec big boss. Ces jours là où limite tu serais capable de coller de l'anticerne à ton gamin tu le sais, que tu vas l'avoir, le coup de téléphone. Et tu te prépares même à jouer la comédie de la mère hyper surprise que son rejeton ait vomi sur le bureau de la maitresse juste après avoir vidé ses intestins dans son pantalon. Alors que vu le teint verdatre de choupinou au réveil il n'y avait AUCUNE chance que les choses s'améliorent en cours de journée.

Et puis il y a les autres fois. Où tu n'as pas du tout à redouter d'être prise la main dans le pot de smecta. Et là, à peine le nom du responsable de l'établissement prononcé, ton corps te parait se vider instantanément de son sang et ton coeur se met à battre à une allure dont tu ne le soupçonnais pas capable.

Personnellement, c'est à mon fils que je dois les plus grosses frayeurs avec tout de même deux évacuations de la maternelle en camion de pompier.

Alors que moins téméraire à l'époque tu ne trouvais pas. Du genre à rester tétanisé en haut de la deuxième marche du tobogan pour tous petits en criant "a peur" alors que des gamins très nettement plus jeunes le piétinaient pour accéder au sommet. Du genre à rester assis dans le bac à sable des heures durant, médusé par le va et vient d'une fourmi. Bref, pas un brise fer.

 D'ailleurs, tu me crois ou non, mais la première fois qu'on m'a appelée, ce fut pour m'expliquer qu'il venait de se faire un traumatisme cranien… pendant la sieste. En glissant sur son doudou, il

« Un truc qui fait masse »

Je sais, je ne me suis pas levée avec les poules aujourd'hui.
Enfin… Tout dépend du point de vue hein. Parce qu'à 1h du mat',
certes, je ne dormais presque pas encore, mais était-ce le matin ou
encore le soir ? Et vers 4h45, là, on peut parler d'aube, n'est-ce pas
? Sauf que pour myself, c'était bien la nuit. Pas pour Helmut, tu t'en
doutes.

Tu sais le pire ? Je ne lui en veux même pas. Non parce que là, je SAIS que tu vas me haïr, mais c'était la première nuit de merde depuis un mois. Et encore, c'est parce qu'elle est lestée par environ deux litres de morve, ce qui ne facilite pas le sommeil, vois-tu. Au passage, je te conseille vivement de ne JAMAIS chopper une maladie de bébé. Parce qu'à côté, la grippe aviaire, c'est rien. Au moment où je te parle, je ne sais plus si je dois moucher mes yeux, mon nez, ou ma bouche. Et prononcer le son "m" est absolument exclu pour les dix années à venir. Berde alors.

Bref, c'est encore un peu plus la fête, d'autant qu'hier la grande conspiration des objets a continué et cette fois-ci ça a été le package: téléphone, télé, internénette. Je crois que mon cas est désespéré, ça m'a beaucoup plus affecté que la mort du lave-vaisselle.

En parlant de ce dernier, après une ultime tentative de redémarrage et un énième pétage de plombs, l'homme s'est couché en déclarant sentencieusement: "Quelque chose fait masse et c'est ça qui fait tout sauter". A l'heure qu'il est je pense qu'il n'a toujours pas lui même saisi la signification de ces mots. 

Donc cet après-midi, je file chez Darty.

Je te laisse avec ces photo du mercredi. Ces drôles de personnages sont l'oeuvre d'une petite jeune qui se lance et qui a bien besoin de soutien. Il s'agit de mon amie J. Oui, absolument, celle qui souffre d'une hyper excitabilité du cuir chevelu. La pauvre fabrique, dans le cadre d'une thérapie de groupe, ces jolis doudous entièrement faits main. Je sais, même si J. progresse énormément, son comportement est encore un peu déviant. Il n'empêche qu'entre ça et les cartes de voeux dessinées avec les doigts de pied qu'immanquablement au moins une fois dans ta vie tu te fais refiler, mon choix est fait, personnellement.

Pour toute commande, me contacter.

Edit: Le lapin en train de se faire culbuter sur la discothèque est déjà booké, il a été offert à Rose. Faudra pas s'étonner, après.