Blue trench blues

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Je ne sais pas vous mais personnellement, quand je suis en phase intensive de reprise pondérale, mon premier réflexe consiste à m’habiller comme un sac. Premièrement pour des raisons bassement matérielles: la moitié de ma penderie m’implore de ne même pas essayer de la coller sur mon dos, terrorisée de craquer à l’entre-jambe ou ailleurs. L’autre… et bien l’autre entre dans la catégorie « robe de bure pour fille qui se sent trop grosse ». Dont acte. L’autre explication, plus psychologique mais néanmoins valable, c’est que d’une certaine manière, je me punis. T’as grossi ? Et bien voilà ce que tu mérites: un jean usé et un pull informe. Comme si soudain la seule façon que j’avais de supporter cette silhouette trop épaisse était de la faire disparaitre et de l’ignorer superbement. En lire plus »

Mange (bien), prie (pas trop) et aime (beaucoup)

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Grosse semaine de boulot, pas bien le temps de venir ici si ce n’est pour vous expliquer que j’ai donc une grosse semaine de boulot et pas bien le temps de venir ici. Ce qui quand on y pense est évidement complètement idiot, ça ne me prendrait sûrement pas plus de temps d’écrire autre chose que ça. Mais je suis ainsi faite. C’est étrange tout de même comme la vie de free lance est une succession de montagnes à gravir super vite, avec entre deux des plaines tranquilles mais qui ne le sont pas vraiment étant donné qu’on angoisse à l’idée de la prochaine côte tout en redoutant qu’il n’y en ait pas.

Là, histoire de corser le tout, j’ai accepté, voire plus ou moins sollicité, du boulot quelques jours à peine avant de partir quelques jours en vacances. TRES INTELLIGENT. Du coup je suis en totale panique à l’idée de ne pas tout boucler et je commence à me résigner à l’idée de passer des coups de fil sur-taxés depuis Malte, où le churros et moi allons poser nos valises une mini semaine à partir de jeudi prochain. En lire plus »

Apple pie très fine

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Je dois vous avouer que je ne suis pas mécontente que Top Chef ait pris fin parce que cette émission a joué un rôle certain dans le come back de mes fringales du soir. Ou comment avoir envie de se taper un médaillon de foie gras et sa compotée d’oignons à 22h45 alors qu’on est en pleine digestion. Sans compter que je cherche à revisiter tous les classiques de la cuisine française, avec plus ou moins de succès. Je colle du craquant et du croquant partout, histoire de mettre de la texture dans mes plats et je ME PARLE quand je fais mon master piece (ma salade de riz) : « allez on s’arrache Caro, on envoie le thon et la vinaigrette » Il ne manque plus que Stephane Rotenberg et son « 4, 3, 2, 1″ pour que je lève les bras au dessus de mon tablier. En lire plus »

J’aime #73

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Ce week-end le churros et ses potes sont partis faire du vélo sur l’Île de Ré. Je crains que les passagers du TGV Paris-La Rochelle de vendredi soir ne s’en souviennent encore, l’un des cinq artistes ayant eu la bonne idée d’apporter en guise de pic-nic de l’andouille de Guéméné et des harengs fumés. Si ça n’est pas du terrorisme olfactif, je ne m’y connais pas. Quoi qu’il en soit, entre deux coups de fils de nos époux – « c’est bien mais j’ai mal au dos/jambes/cul » (on n’est pas prêts de les envoyer sur les pavés du Nord croyez-moi) (« non mais arrête, c’est plein de faux plats l’Île de Ré ») – on en a bien profité, nous les souris. Notamment samedi soir, au Metropolitain – définitivement l’un de mes restaurants favoris à Paris, je n’ai jamais été déçue – dont nous sommes ressorties rondes comme des queues de pelle. Une soirée pleine de grossièretés, de médisances et de rires gras, bref, une soirée réussie, qui manquait peut-être un poil de mecs mais vu le nombre de fois où les mots bites et cul ont été prononcés, ça a forcément compensé.

Bref, j’étais contente de voir rentrer mon valeureux cycliste – et sa sur-selle – mais je mentirais en prétendant que cette ambiance de gynécée en folie ne m’a pas un peu plu. J’aime bien les trucs de bande. Hin hin hin.

Voilà, à part ça, un J’aime du lundi que j’espère au soleil… En lire plus »

Question de poids

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Je n’ai pas parlé depuis un moment de tout ce qui tourne autour de mes histoires de poids, parce que d’une part je crois en avoir assez dit sur le sujet durant toutes ces années mais aussi sans doute parce que depuis mon arrêt de la cigarette j’ai vu réapparaitre certains des démons que je pensais avoir définitivement chassés. A savoir que le chocolat me tend toujours aussi grossièrement les bras au moindre coup de mou.

Si mes années de thérapie avec Zermati constituent malgré tout un terreau solide et m’empêchent de retomber dans mes vieux travers consistant à me promettre tous les soirs de ne plus rien manger le lendemain (pour craquer vers 13h45 et me lâcher sur tout ce qui dépasse les 45% de matière grasse), j’ai incontestablement repris du poids. Premièrement parce que ce que je fumais représentait une certaine dépense calorique (si si, fumer c’est un peu du sport, je sais, c’est fou), deuxièmement parce que même sans m’en apercevoir, j’ai compensé, surtout au début. En lire plus »

Les dix films qui marquèrent mon enfance (et un peu mon adolescence)

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Je ne sais pas comment c’est possible, je ne m’en remets pas moi même d’ailleurs mais figurez vous que je n’avais jamais vu La mélodie du Bonheur. Si. Moi, Caroline F., 29 ans depuis, au bas mot, 2010 (hum), forte de 76 visionnages de chacun des épisodes des Sissi, d’environ le double pour Mary Poppins, connaissant par coeur tous les dialogues des Quatre filles du docteur March, j’étais passée complètement au travers de ce classique parmi les classiques. Lacune comblée ce week-end durant l’un des plus doux après-midis qu’il m’ait été donné de vivre. Pelotonnées sur le canapé, Rose et moi avons profité de ce que le churros et les grands soient partis à l’expo Harry Potter pour nous mater trois heures de Julie Andrews chantante et sautillante dans les montagnes autrichiennes, tout en boulottant les cookies encore chauds que je venais de préparer. Si le bonheur a un goût, je pense que c’est celui des pépites de chocolat fondues au beau milieu d’une pâte à cookies à peine cuite. Et s’il a une odeur, c’est celle des doigts potelés de ma fille après que cette dernière ait terminé lesdits biscuits.

Et s’il a un son, c’est donc celui de cette ritournelle, ici en anglais, mais en VF ça marche aussi.

Cela m’a donné envie de vous donner la liste des films ayant marqué mon enfance à jamais, ces bonbons dont la seule évocation me plonge dans l’un de mes états préférés bien que désastreux pour ma productivité: la nostalgie. En lire plus »

J’aime #72

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J’imagine que comme moi la plupart d’entre vous a eu envie de mourir ce matin quand le réveil a sonné. Je ne sais pas qui est le crétin qui a un jour décrété que s’il n’y avait que des vacances et des jours fériés on finirait par ne plus en profiter. Qu’il vienne en stage chez nous, on va lui montrer comment ne pas en ramer une trois jours d’affilée sans éprouver la moindre lassitude.

Je ne vous dis pas l’énergie que cela m’a coûté de répondre correctement (je veux dire comme le validerait tout bon pédo-psy) à Rose hier soir lorsqu’elle m’a demandé avec sa petite mine toute chiffonnée si moi j’avais envie de travailler le lendemain. « Bien sûr ma chérie que je ne cracherais pas sur un second lundi de Pâques, mais d’un autre côté, j’aime bien mon travail et tu sais, s’il n’y avait que des vacances et des jours fériés, on finirait par ne plus en profiter » (MENTEUSE, HONTE A TOI, À L’INTÉRIEUR DE TOI TU CHIALES hurlait en même temps ma connasse intérieure, celle qui tous les jours, soit-dit en passant, tente de me convaincre que mater des séries fait partie d’une certaine manière de mon métier) (croyez-le ou non elle y arrive plus souvent que vous ne pourriez le penser, la bougresse).

Bref, le week-end de Pâques fut drôlement bon et c’est donc fraiche et dispose, prête à attaquer cette nouvelle semaine avec énergie et enthousiasme (AH AH AH GROSSE MYTHO) (connasse intérieure) que je vous écris ce billet. En lire plus »

It was a good day

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Hier fut une de ces journées parfaites, pourvoyeuse d’excellentes nouvelles professionnelles. Vous savez, ce genre de journée qu’à la fin vous voudriez presque qu’elle se termine vite, de peur que toute cette chance finisse par vous porter la poisse ? (j’ai ce truc de me méfier de la confiance qui s’installe en moi dans ces moments là, depuis toujours j’ai cette conviction que si je me mets vraiment à y croire tout va disparaitre). En lire plus »

« Mon père ce Ayrault », portrait d’un ancien premier ministre normal

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Vous en avez peut-être entendu parler, dans quelques jours, le 13 avril très exactement, France 3 diffusera un documentaire intitulé « Mon père ce Ayrault », réalisé par… Elise Ayrault, fille de Jean-Marc, donc. Le film raconte les coulisses de la démission de Jean-Marc Ayrault du poste de Premier ministre, au gré d’images officielles et d’autres plus intimes, prises par la réalisatrice.

J’ai eu la chance de pouvoir le visionner en avant-première. Je vous arrête tout de suite, pas parce que je suis influence ou même en qualité de journaliste, mais parce que le truc amusant dans l’histoire, c’est qu’Elise fait partie des auteurs de Parents mode d’emploi. On ne s’est jamais rencontrées à vrai dire, mais il arrive fréquemment qu’elle « lisse » mes textes (chaque sketch, lorsqu’il est approuvé par B., notre déesse de la chute et du rythme (je dois en rendre aujourd’hui, vous comprendrez que je me la garde au chaud) fait en effet ensuite l’objet d’un « lissage », en gros, de petites améliorations (voire de grandes) qui le rendent encore meilleur). En lire plus »

Stratagème et Céladon

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Deux informations aujourd’hui, qui n’ont pas grand chose à voir l’une avec l’autre mais après tout la vie est faite de ces petits carambolages qui la rendent au passage un peu plus poétique (non parce que si on attend de l’actualité un quelconque supplément d’âme, on est MAL) (comme je le disais si spirituellement sur FB il y a quelques jours, au rythme où ça va on va bientôt apprendre qu’Andreas Lubitz faisait cuire des chatons au micro-ondes pendant ses RTT sans que personne n’y trouve à redire).

Donc, la première chose dont je voulais vous parler, c’est de ce restaurant merveilleux, Le Celadon, où ma compère de galère (Dominique Isserman) et moi même avons été invitées récemment (ceux et celles qui me suivent sur Instagram (comment ça tu me suis pas ?) ont sûrement vu quelques clichés passer).

Niché au creux d’un des plus anciens hôtels de Paris, le Westminster, dans l’une des rues les plus chères du Monopoly, la fameuse rue de la Paix (et bim, Zazie dans la tête pour la journée), il a ce charme délicieusement suranné de ces endroits chargés d’histoire. Tout au long du déjeuner, des images de mon arrière grand-mère, chic s’il en était, me sont revenues en mémoire. Elle aurait pu être là, juste à côté, à me sourire avec cette distance un peu bourgeoise qui la caractérisait. En lire plus »

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