La montagne est belle #carte postale 3

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Après deux heures de cours avec la monitrice adorée des grands, dont le nom de famille est tout de même “gentil”, ça ne s’invente pas, Rose est passée du stade “sac de nouilles sur deux planches” à “je me la pète sur le tire fesse”. Tant et si bien qu’hier matin, avant son deuxième cours, j’ai décidé de nous offrir un moment de complicité mère fille avec elle et de me faire quelques descentes, sur la piste Mickey de la station. Sauf qu’étrangement, tout ce qu’elle savait faire la veille avec sa chère Sophie, elle l’avait oublié. Et vas y que je lâche la perche au beau milieu de la montée, que je parte comme une dératée face à la pente, pendant qu’une drôle de femme hystérique – moi – hurlait “chapeau pointu, chapeau pointu !!!”. Et vas y qu’après s’être gamellée je m’accroche, ski croisés, à la drôle de femme – moi – elle même en fâcheuse posture. Il se peut qu’à un moment je l’ai un peu brutalisée. Il se peut que la monitrice, pile de passage sur la piste à ce moment là ait entendu des mots qui mis bout à bout signifiaient “tu me fais chier”. À un moment, ma fille m’a regardée et dans ses yeux il y avait comme une question: “mais qui est cette femme ?”.

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La montagne est belle #cartepostale

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Après 11h de train durant lesquelles j’ai du dormir par tranches de trois minutes au gré des ricanements des quatre ados que j’emmenais et des coups de frein de cette vieille micheline, nous sommes donc arrivés à Briançon. Hurlement du machin lorsqu’il a vu ma trombine depuis sa couchette: “Ouah dingue comme tu as les yeux tirés !!! On dirait que tes paupières ont dégringolé !”

C’est sûrement parce que j’ai arrêté de fumer, je lui ai dit (après je l’ai balancé sur les voies). En lire plus »

Une histoire banale, ou l’anatomie d’un viol

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C’est un film coup de poing, réalisé par une jeune femme qui, lasse d’attendre des financements pour tourner a décidé de faire avec le minimum, à savoir 8000 euros récoltés notamment grâce au “crowd funding”. Bien sûr, cette économie de moyens se ressent. Peu de décors, pas des masses d’acteurs et de figurants, des plans serrés. Mais finalement, plutôt que de desservir le propos, cet ascétisme le met plus en avant. Parce que l’histoire “banale” qu’Audrey Estrougo raconte n’a pas besoin de fioritures et se suffit à elle même.

D’autant que cette merveilleuse actrice, Marie Denarnaud, vue dans Les corps impatients, habite littéralement le film. Et se laisser porter par les saisons qui passent sur son si beau visage permet de saisir toute l’essence de cette oeuvre si singulière. En lire plus »

“3 X Manon”, meilleure fiction télé française du siècle (au moins)

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Dans deux jours je prendrai le train de nuit Paris – Briançon, flanquée de pas moins de cinq enfants probablement surexcités. HÂTE.

J’aime autant vous dire que bien qu’amoureuse des Hautes-Alpes et de ce petit village à flanc de montagne où se niche ce vieux chalet de famille, et bien qu’impatiente d’y retrouver mes parents, il y a plutôt intérêt à ce qu’il y fasse beau. Non parce que la semaine de flotte avec une ribambelle de gosses désœuvrés, j’ai donné l’année dernière, merci, bien vrai, je n’en reprendrai pas.

Je risque du coup de ne pas être super assidue, le wifi n’est toujours pas d’actualité là bas et même la 3G est réticente. Mais vous me connaissez, je risque de craquer et de descendre à la station pour me brancher sur le réseau municipal.

Ceci étant dit, ça n’est pas l’objet de ce billet. Non, l’objet de ce billet, c’est cette excellentissime mini-série diffusée hier sur Arte et que vous pouvez voir en replay dans les sept prochains jours. “3 X Manon”, réalisée par Jean-Xavier de Lestrade avec Alba Gaia Bellugi, Marina Foïs et Alix Poisson, “mon” Isa dans Parents mode d’emploi, actrice formidable qui peut manifestement TOUT jouer. En lire plus »

J’aime #51

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Je ne sais pas si c’est l’arrêt de la cigarette mais j’ai perdu tous mes repères spatio-temporels depuis quelques jours, preuve en sont les horaires totalement anarchiques auxquels je poste mes billets (et donc auxquels je les écris, je rappelle que je suis ici sans filet, jamais de billet d’avance, au mieux quelques photos). Je pense que malgré tout, sans vraiment m’en rendre compte, ce sevrage provoque en moi une légère dépression qui me rend moins productive. En revanche, pour ce qui est de l’agressivité, AUCUN PROBLÈME MERCI. Mes enfants et mon churros méritent vos applaudissements pour ce qu’ils supportent en – presque – silence depuis bientôt trois semaines. Pas un jour sans que ma deuxième personnalité (devil twin pour les intimes) fasse preuve de mauvaise foi ou d’une réaction légèrement disproportionnée (QUOI, TU AS ACHETÉ DU CHOCOLAT AU LAIT ET AUX NOISETTES ALORS QUE MOI CELUI QUE J’AIME C’EST CELUI AUX AMANDES ET NOUGATINE ? TU NE M’AIMES PLUS EN FAIT, C’EST ÇA ? C’EST LE DIVORCE QUE TU VEUX ? ELLE S’APPELLE COMMENT CETTE TRAINÉE ?) En lire plus »

Un jour, Jean-Paul Gaultier, à Londres

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Hier, donc, j’avais rendez-vous avec Jean-Paul Gaultier à Londres. Ok, il est possible que je présente les choses de manière un poil romantique, mais je me suis à un moment retrouvée à quelques centimètres de lui, ça compte, non ?

Je n’ai jamais idolâtré de couturiers, pas assez branchée mode pour cela. Mais s’il devait y en avoir un, ce serait évidemment Jean-Paul (on a partagé le même oxygène, laissez-moi l’appeler Jean-Paul). Jean-Paul pour moi, ce fut avant tout la découverte d’un univers aux codes totalement différents de ceux auxquels j’avais été habituée.

Je me souviens, j’étais en classe prépa dans mon lycée de jésuites lyonnais, où la quintessence de l’audace vestimentaire consistait à rouler sa petite veste Agnès B autour de la taille. Et elle est arrivée. Cette fille qui ne ressemblait à rien de tout ce que j’avais connu jusqu’alors. Moulée dans un petit ensemble vert, pantalon de smocking et veste officier, Spirou sexy, le tout griffé Jean-Paul Gaultier. Elle semblait tellement affranchie, tellement indifférente aux regards narquois des filles en Façonnable des pieds à la tête que j’ai immédiatement associé le nom de Jean-Paul Gaultier à ça: la liberté. En lire plus »

Journée londonienne

Pas de long billet aujourd’hui, juste ce court message pianoté sur mon iPhone depuis l’eurostar. Je pars un peu au débotté à Londres pour l’inauguration de l’exposition consacrée à Jean Paul Gaultier au musée Barbican. Je crois que c’est pour ce genre de cherry on the cake qu’il y a trois ans je suis partie dans le grand tourbillon de la vie de free lance. Alors même si ça n’est pas très raisonnable, même si je ne vais pas beaucoup bosser today, je crois que je vais simplement enjoyer comme dirait ma Violette. Xoxo et à demain !
Edit: vous pouvez suivre cette inauguration avec moi sur instagram, normalement j’aurai du réseau :)

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Fesse brûlée

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Alors oui, vendredi, j’ai couru. Sous vous applaudissements, merci. Je vous promets un minute par minute, pour vous raconter, mais sachez d’ores et déjà que j’ai beaucoup apprécié le fractionné tel que prescrit par cette appli, C25K, que l’une d’entre vous m’avait recommandée l’année dernière. Honnêtement, je n’ai pas vu la demi-heure passer. Alterner marche et course (je précise que ma course n’en a que le nom, inutile de me mettre en garde contre le danger de commencer trop vite, j’ai été doublée tout du long par un octogénaire pratiquant la marche rapide) c’est tout de même bien plus confortable que d’enquiller 15 minutes de footing comme ce que j’avais fait l’année dernière.

Bon, j’avoue que la dame de l’appli m’a assez rapidement autant gonflée que celle du GPS de la voiture de mon père (je ne vous dis pas comment ma deuxième personnalité lui a parlé, j’en étais gênée). Mais j’ai plutôt apprécié, donc. En lire plus »

Arrêt de la clope, bilan à deux semaines

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A l’heure où vous lirez ce billet je serai en passe de transformer mon essai et d’effectuer ma première séance de running fracturé (ou fractionné ?) (si ça se trouve c’est un lapsus prémonitoire ?) (du coup j’hésite), à savoir, 1mn de course, 90s de marche, 1mn de course, 90s de marche, et ce pendant 30 minutes (rien qu’à l’écrire je me fais chier).

A ce propos, je ne vous remercie pas pour vos commentaires d’hier, qui ont fait germer dans mon cerveau déjà bien malade une dizaine – au moins – de cas de conscience: est-ce que je dois faire analyser ma foulée ? (ON PEUT FAIT ANALYSER SA FOULÉE ?) (ben oui). Est-ce qu’avant de commencer je ne devrais pas aller voir un médecin et faire un petit check-up santé, histoire d’être CERTAINE que je suis apte ? Est-ce que je mange avant ou APRÈS l’exercice ? (celle-là en fait n’est pas à cause de vous, je n’ai toujours pas la réponse, c’est tout) Est-ce qu’un brassard c’est bien ou finalement je garde l’Iphone à la main ? Est-ce que l’appli running que j’ai téléchargée est la meilleure (C25K) ou bien mieux vaudrait celle de Nike ou Runastic ? Soutien-gorge de sport ou brassière ? Chaussures canon mais peut-être pas adaptées à ma foulée prognate (voilà que je vais être prognate de la foulée) ou pompes sur mesure mais vraiment très moches ? Marche rapide ou running ? Chaussettes anti-frottements ou crème Nok ? En lire plus »

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