J’aime #61

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Une copine de ma fille m’a fait passer le premier tome du Journal de Georgia Nicholson, oeuvre culte s’il en est je pense pour la génération qui vient juste après la mienne – celles qui ont réellement 29 ans – et que je n’avais finalement jamais lue, alors que j’ai vu la chérie pouffer durant des mois en dévorant chacun des tomes.

Je crois que je suis pile poil dans un état d’esprit propice aux lectures légères et drôles. Et je ne suis pas déçue, c’est tout simplement hilarant, cela se lit comme on mange des bonbons, compulsivement avec une once de culpabilité, sauf que là en plus, on ne récolte pas de caries. Si vous avez des ados qui sont passées à côté, n’hésitez pas à le leur coller entre les mains et si vous avez un petit peu vous même des réminiscences ou que vous n’avez jamais totalement quitté ce drôle d’âge, faites-vous ce petit plaisir.

Voilà, à part ça, j’aime… En lire plus »

Home sweet town

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Ce week-end j’étais à Lyon pour emmener les enfants chez mes parents. Le temps était doux, si doux que c’en était un peu inquiétant. La ville dans laquelle je ne me rends finalement quasiment jamais – mes parents vivent en banlieue – était resplendissante. Avec les grands, on a marché un long moment sur les quais de Saône, nous prêtant au jeu des selfies sur la passerelle Saint Georges, que j’empruntais tous les matins lorsque j’étais au lycée. Il y a parfois dans la vie des moments dont on sait très exactement qu’on s’en souviendra toujours. Cs quelques heures tous les quatre – Rose, fatiguée était restée à la maison – en feront partie. Pour tout un tas de raisons, dont certaines indicibles, probablement parce que ces derniers jours la dimension éphémère de notre existence a été une nouvelle fois rappelée à mon bon souvenir. Que l’une de mes plus chères a le coeur en mille morceaux. Et que c’est parfois dans la tristesse que l’on a une conscience aiguë de ce qui compte ou non. En lire plus »

God save the cream, le tee…

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Attention, coolab « Pensées by Caro & French Disorder », part two ! Au vu de l’accueil formidable que vous avez réservé à cette petite collection capsule, Cédric, Javi et Isa m’ont proposé de l’étendre à ce tee-shirt. Je n’ai pas boudé mon plaisir je peux vous dire, parce que c’est le même modèle que le « cook da book » (qui m’a valu une séance de drague de la plus grande subtilité de la part d’un garçon trop jeune pour saisir la référence et qui un soir d’ébriété, après m’avoir scrutée avec attention, m’a chuchoté au vu et au su d’un churros pas très friendly, « c’est plutôt « Look that boobs » qu’il faudrait écrire ») (je sais, c’est antiféministe mais j’avoue, je n’ai pas pris la mouche) (euphémisme) (call me Demi) (et sers en moi un pendant que tu y es).

Plus sérieusement, c’est une coupe que j’adore, dans une matière ultra agréable. Et puis je ne sais pas, ce doré sur noir, j’ai l’impression d’être la petite soeur (fille ?) de Blondie.

Le tee-shirt « God save the cream » est en vente au prix de 39 euros. Avec le code KIFF, vous avez les frais de port offerts pour toute la coolab, qui se trouve ici.

Ah et la copine Violette a elle aussi libéré sa créativité et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle a tout déchiré ! Par ici si ça vous tente ! En lire plus »

Free (ou pas)

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Hier je suis entrée dans un monde parallèle, celui des fournisseurs d’accès, des blocs d’alimentation de box, des codes freewifi et autres configurations internet. Pour la faire simple, n’ayant donc plus de réseau après que le churros ait déployé tout son talent d’électricien pour réparer sa lampe de chevet – qui fonctionne à nouveau, HOURRA – j’ai naïvement contacté Free, dont je suis je pense l’une des première clientes en dégroupé total (ok, on n’a pas fait exprès et on s’est retrouvés en 2002 avec un numéro commençant par 09, ce qui nous a à l’époque à peu près autant traumatisés qu’ensuite la suppression des départements sur les plaques d’immatriculation).

Constatant que mon ordinateur détectait une borne Freewifi (RUSÉE !), je leur ai demandé (non sans avoir au préalable appuyé sur dièse, étoile, 2, puis 1 puis re-dièse) avec la candeur d’un nouveau-né s’ils pouvaient me fournir mes identifiants, indispensables pour me connecter à ladite borne. Réponse dans la foulée de mon interlocuteur « Mais bien sûr, sachez qu’il est très facile de générer ces identifiants, à partir de votre box. Rendez-vous sur le portail free, où vous trouverez toutes les instructions ». En lire plus »

En vrac et pas dans l’ordre

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Hier j’étais à la réunion de préparation du voyage en Allemagne de mes enfants. Et comme d’habitude, le même constat: le sujet principal de crispation, celui qui fait lever les mains des parents frénétiquement à peine l’exposé de l’enseignant terminé, est invariablement celui de la nourriture. Quand est-ce que nos chérubins mangeront, quoi, où, en quelle quantité, et quid du porc, des végétariens, des allergies, etc etc etc. Je rêve d’un jour où un prof répondra calmement et très sérieusement qu’à priori cette fois-ci, ils ont décidé de laisser les gosses crever de faim.

Parfois, il peut m’arriver de m’agacer de la sévérité d’un prof, de sa façon de noter ou au contraire de son laxisme. Mais quand je sors de ce genre d’événement, honnêtement, je pourrais filer au Vatican demander la béatification de toute la profession.

A part ça, quelques informations de la première importance, parce que tenir un blog c’est aussi ça, une mission d’intérêt public. Ou presque. En lire plus »

Six ans et deux mois

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Samedi Rose a fêté ses six ans et deux mois avec ses copines. Le dilemme des enfants nés l’été: célébrer ça avant, après, avec les amies de l’année qui vient de s’écouler ou celles qu’on vient de se faire à la rentrée ? Cela n’a l’air de rien mais à force de se poser la question, les cinq ans sont passés à la trappe. Et je le confesse, les six ans étaient à ça aussi de l’oubli. Et puis la semaine dernière, ça nous a pris comme un pet – tribute to mamie -, nous voilà en train de rédiger les invitations pour le samedi suivant, espérant secrètement le churros et moi qu’en nous y prenant ainsi à l’arrache, seule la moitié des convives serait libre.

On pouvait se brosser, elles ont toutes répondu à l’appel. En lire plus »

Non à l’intimidation, oui aux chaussettes à paillettes

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Je suis toujours étonnée par la puissance d’un détail. Je ne vous montre pas cette photo pour parler encore une fois de ces chaussures Sezane dont je vous rebats les oreilles depuis une semaine, mais pour les chaussettes à paillettes que l’on y devine. Je ne saurais vous expliquer pourquoi mais ces chaussettes hier m’ont limite remplie de joie (call me Sophie Fontanel).

Ok, j’exagère un peu, je veux dire, je suis CONSCIENTE de la vacuité de la phrase précédente et lucide quant à la vanité de se réjouir d’une paire de chaussettes. Et en même temps, je ne vais pas vous mentir, j’ai VRAIMENT apprécié la vue de ces quelques centimètres brillants. Probablement parce que les 364 autres jours de l’année je me trimballe des soquettes dépareillées, parfois même empruntées à Rose (chez nous aussi se cache un vilain génie qui mange les chaussettes ET les couvercles de tuperware) (ainsi que les pipettes du doliprane). Probablement parce que je ne fais tellement jamais attention aux détails justement, que je suis l’inverse de la fille apprêtée jusqu’au bout des ongles (littéralement, j’entends), que les jours de pleine lune où cela m’arrive, je crois que je me kiffe. Et à chaque fois, je me dis que ce n’est tout de même pas le bout du monde, que cet excédent d’estime de soi que cela me procure mériterait bien que je passe un peu plus de temps justement à faire attention à ces presque rien, que personne sinon moi ne voit et qui me font tant de bien. Mais l’assiduité n’ayant jamais été mon fort, la bonne résolution de ce jour de pleine lune disparait dans les méandres du bac à linge sale. Peut-être que c’est une des raisons qui m’ont fait tant aimer hier cette paire de chaussettes: au fond de moi j’en connaissais précisément la dimension plus qu’éphémère. Peut-être qu’à la longue cela me lasserait d’être coordonnée du soutif, manucurée, épilée, maquillée comme il se doit, etc. En lire plus »

En passant…

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Rose ce matin, me regardant mettre ma terracota matinale: « Ah oui, tu te maquilles pour cacher que tu es un peu vi… heu, fatiguée ? »

Ensuite, elle a oublié son cartable, ce dont je ne me suis rendu compte qu’à la moitié du – long – trajet qui nous mène à l’école. (ok, c’est sa nounou qui me l’a fait remarquer quand on l’a croisée).

Après un aller-retour sous la flotte au pas de course, clairement, le maquillage n’était pas en trop (enfin, ce qu’il en restait).

Il y a des matins où l’amour maternel est mis à l’épreuve.

C’est tout.

Ah si, la collection d’octobre de Sezane est en ligne. Le sac Calvin est déjà épuisé mais à priori devrait revenir et mes boots, elles, sont en stock (je vous ai dit combien je les aime ?).

 

J’aime #60

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Hier sur Inter j’entendais un chroniqueur, je ne sais plus lequel, qui raillait les exagérations des organisateurs de la Manif pour tous concernant le nombre de participants au raout de dimanche: « il faut qu’ils fassent gaffe parce qu’à force de raconter n’importe quoi, on ne va vraiment plus y croire à la multiplication des pains », a-t-il dit. J’ai trouvé ça drôle. Plus drôle que les éructations d’un Zemmour trop bien accueilli sur le service public, plus drôle que le marasme social dans lequel on semble s’enliser jour après jour, plus drôle que les slogans rassis gueulés sur le pavé parisien par les défenseurs d’une famille « idéale », où papa rentre dans maman tous les soirs bien gentiment et surtout pas l’inverse. Je l’ai dit et redit, je le redis ici, s’il y a une action du quinquennat qui à elle seule justifie mon vote pour Hollande, c’est bien cette loi Taubira. Et à chacune de ces manifestations, mon coeur saigne pour mes amis, ceux qui sont passés par des années de placard, ceux qui n’ont jamais eu peur d’être ceux qu’ils sont, ceux qui aiment, qui sont aimés, qui n’ont tellement rien de différent.

Voilà, à part ça j’aime…

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Bad karma, good bag

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Je ne voudrais pas faire pleurer dans les chaumières  (un peu tout de même) mais je pense qu’on est entrés dans un mauvais cycle. On étant surtout moi, en l’occurrence, mais pas que. C’est à dire que j’envisage assez sérieusement une vaporisation de pénicilline dans notre appartement. Rose en est en effet à sa deuxième angine depuis la rentrée, ce qui nous a contraints à annuler le week-end que nous avions prévu à Nimes tous les cinq (partie remise, je vous raconterai, c’est un projet bloguerie bien sympa).

Après avoir vu trois fois le médecin en quatre jours, ce dernier a consenti à lui prescrire les antibiotiques que j’avais réclamés dès la première visite. Ce n’est pas que je sois butée ni que je me prenne pour un généraliste (enfin si mais c’est une autre histoire) mais à la 567 ème angine, (mes twins ont fini par être tous les deux opérés des amygdales) je crois que je SAIS.

Je SAIS que le coton tige enfoncé au fond de la gorge pour y rechercher un éventuel streptocoque peut bien hurler que c’est viral, c’est ainsi, aucun de mes enfants n’est jamais parvenu à guérir tout seul une fois le processus enclenché. Je le sais d’autant plus que je suis pareille. Et je peux vous dire que le dernier épisode en date concernant mes oreilles confirme que 1) je ne suis pas SI hypocondriaque que ça et que 2) en matière de bizarreries ORL, dans la famille on se pose là. C’est d’ailleurs dommage qu’il n’y ait aucun concours en la matière, on vous exploserait. En lire plus »

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