Cake au lemon curd qui ramasse

Je vais vous épargner le préambule sur ce délai relativement long entre ce nouveau post et l’ancien, j’aurais réellement la sensation de me répéter. Mais comme beaucoup dans les commentaires semblent avoir interprété le billet précédent comme un message d’adieu, je tiens juste à préciser mes propos. Pour l’instant, je suis en transition. Mais lorsque ce sera le dernier, ça sera clair. Je vous rappelle que je suis de la famille des drama Queen et qu’il est hors de question de partir ainsi, sur la pointe des pieds, de manière ambiguë. Je veux au contraire des violons, des larmes et même des cris. C’est une névrosée qui s’est longtemps endormie en imaginant la détresse de ses proches à son propre enterrement qui vous écrit… (aveu gênant s’il ne suscite pas immédiatement des « ah tu fais ça toi aussi ?).

Bref, l’intérêt de moins poster (euphémisme), c’est que j’ai quelques petites choses malgré tout à raconter, depuis le temps. Mais pour aujourd’hui, ce sera une recette. Parce que j’ai fait samedi un cake au Lemon curd qui m’a tout simplement envoyée directement au paradis (on reste dans la métaphore filée de mes funérailles) (même si à force, plaisanter sur ce sujet provoque en moi une sourde angoisse, quatre ans de thérapie et toujours pas de sérénité sur le sujet à l’horizon). En lire plus »

Le début de la fin ou la fin du début ?

On ne va pas se mentir, ça fait un bail. Et je ne sais pas trop comment l’expliquer. Mais recevant pas mal de messages inquiets, je voulais vous rassurer. ça va. On a eu peur mais maintenant ça va et mon absence ici n’a pas grand chose à voir avec le sujet de notre inquiétude ces derniers mois. Ou peut-être un peu, sûrement, mais indirectement. J’ai essayé de répondre à cette question, pourquoi moins de billets ? Pourquoi est-ce devenu plus difficile de les écrire ? La vérité, c’est que les raisons sont nombreuses. La première, sans doute, est le temps qui court. La seconde, intrinsèquement liée à la première, c’est que depuis quelques semaines, c’est un peu la folie au travail. Pour une raison qui m’échappe, ou qui, si je mets de côté la fausse modestie, résulte peut-être du boulot accompli durant un an, beaucoup de projets scénaristiques m’ont été proposés ou sont en passe de se concrétiser. Résultat, je jongle avec mes personnages, crevant de peur de les confondre au moment le moins opportun (= pendant une réunion avec un producteur) et j’écris beaucoup, tous les jours. Tant et si bien que lorsque je m’arrête, je me sens un peu vide. En lire plus »

J’aime les gens qui doutent…

La semaine dernière, le ciel s’est éclairci. Après des semaines d’angoisse, le pire semble être évité. Je voudrais vous dire que nous avons tous sauté de joie et que la vie a repris son cours comme avant, mais c’est un peu plus compliqué que cela. Il faut digérer tout ça, retrouver la légèreté qui s’était un peu fait la malle, apprivoiser l’idée que ça ne sera jamais totalement terminé, recommencer à se projeter dans un avenir moins gris.

Malgré tout, cette bonne nouvelle nous a donné la sensation de respirer à nouveau sans entrave.  En lire plus »

Deux jours en apesanteur à Amsterdam


Je sais, je sais, je sais… J’avais plus ou moins promis d’être plus présente et puis… Et puis ce mois de janvier qui n’en finit pas d’être compliqué à tous les étages. Il y a des périodes comme celle-là, où l’on ne se sent pas complètement alignée, où l’on sait bien qu’à un moment où à un autre il faudra faire sauter quelques verrous, choisir, renoncer, se recentrer. J’ai eu l’habitude depuis des années, treize, en réalité – vous le croyez ? – de tout dire ici ou presque. Mais pour mille et une raisons, il m’est difficile cette fois-ci de m’épancher, parce que mes sujets de préoccupation engagent d’autres que moi, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel.

Ce que je peux en revanche vous raconter, c’est ce week-end à Amsterdam. C’était mon cadeau de Noël pour le Churros, à ce moment là j’ignorais que c’était sans doute la meilleure des idées. La veille, je n’étais plus tout à fait certaine de vouloir partir, trop fatiguée, trop angoissée par des décisions à prendre et moyennement encouragée par la météo annoncée. La malédiction d’Amsterdam allait-elle encore frapper ? Il y a une dizaine d’années, nous nous étions déjà offert une échappée belle entre noël et le jour de l’an. Nous avions du renoncer pour cause de grippe carabinée, quatre jours dans notre lit à agoniser en disant adieu aux canaux et autres Coffee shops. En lire plus »

Moi, femme de bientôt 50 ans, invisible ?

Il y a quelques jours, un écrivain dont je tairai le nom parce qu’il a déjà suffisamment récolté les fruits de son petit buzz minable, a déchainé les passions féminines (principalement) en balançant non pas son porc mais sa préférence pour les jeunes femmes de 25 ans, si possible asiatiques. Un fétichisme assumé, pourquoi pas. Mais ne pouvant manifestement s’en empêcher, il a ajouté, histoire que ce soit bien clair, que faire l’amour avec des femmes de son âge, à savoir 50 ans, lui était impossible. Ces dernières n’étant pas assez « extraordinaires », voire même, invisibles.

Je ne vais pas enfoncer les portes ouvertes, évidemment que lorsqu’on est pas loin de cette date de péremption, difficile de prendre bien cette sanction d’invisibilité. Mais très honnêtement, plus que ces platitudes de quinquagénaire insécure, qui ne font que refléter hélas les fantasmes d’à peu près la grande majorité de ses congénères (je parle surtout de la jeunesse, moins du tropisme asiatique), j’ai été abasourdie par les réponses qui lui ont été faites dans la foulée. Entre celles qui lui ont montré leur cul dans la seconde, pour lui dire que si si si, regarde, on est encore baisables à 50 balais et les autres, à savoir la presse féminine, qui ont dégainé des diaporamas de toutes les « badass » de cinquante ans – et vas-y qu’on ressort Sophie Marceau, Monica Belluci, Halle Berry ou Jenifer Aniston -, je ne savais plus où donner de la tête. En lire plus »

Salle de bains mode d’emploi

Partenariat avec Castorama

Dans ma maison, je crois que ma pièce préférée, celle dans laquelle je me sens instantanément bien, c’est… ma salle de bain. J’adore la déco conçue par l’architecte qui s’est occupé des rénovations. Des carreaux métro blanc, une sorte de mastic neutre sur les étagères, un meuble ultra pratique sous la double vasque – deux grands tiroirs faciles à ranger – et pour « pimper » le tout, ces mini-carreaux bleus sur le mur de la baignoire, qui brillent quand le soleil vient les éclairer (pas très souvent, nous avons des toutes petites fenêtres dans cette pièce). Certes, la salle de bains n’est pas l’endroit que l’on expose le plus aux regards ni celui dans lequel on passe le plus de temps (quoiquej’avoue prendre encore parfois un bain) (qu’on me jette dans la fosse aux lions !) (une fois par mois environ, mais il peut durer plus d’une heure, j’écoute des podcasts jusqu’à ce que je me gèle trop pour pouvoir encore savourer l’instant…). Mais c’est justement parce qu’elle n’existe que pour nous, pour notre confort, qu’elle a, à mes yeux, tant d’importance. En lire plus »

Vigile, d’Hyam Zaytoun

Je vous ai déjà parlé d’Hyam Zaytoun plusieurs fois. Notre rencontre, fruit d’un heureux hasard – elle jouait dans Parents mode d’Emploi puis j’ai découvert qu’elle était également la prof de théâtre de ma fille et accessoirement quasi ma voisine – a permis la naissance d’une belle amitié, déjà souvent évoquée. Certain(e)s d’entre ont d’ailleurs écouté le podcast que nous avions enregistré pour Holissence.

Mais aujourd’hui, c’est de son roman qu’il sera question. « Vigile », sorti aux éditions le Tripode, raconte comment Hyam a sauvé la vie de son compagnon. Une nuit, alors qu’ils se sont un peu disputés le soir même et qu’elle s’est couchée tôt, fiévreuse et grippée, elle l’entend faire de drôles de bruits avec sa bouche. Elle pense à une blague, parce qu’il en est friand. Mais réalise assez rapidement qu’il est en train de partir, terrassé par une crise cardiaque. C’est le début d’une longue tentative de réanimation en attendant les secours.  En lire plus »

2k19

Pour commencer, je vous souhaite à tous et toutes une merveilleuse année. Qu’elle soit synonyme d’envie, de désir et de plaisir. Ceux qui me connaissent savent à quel point j’affectionne cette sensation de renouveau que nous apporte le mois de janvier. Celui-ci néanmoins sera surtout marqué par l’attente, un état que je n’aime pas follement. Difficile d’agir et de se projeter tant qu’on ne sait pas vraiment ce pour – ou contre – quoi nous allons devoir nous battre. Alors d’ici là, c’est la méthode de la tortue, on rentre la tête dans la carapace histoire de ne pas trop entendre ou voir tout ce qui fait peur et on avance à petit pas, jour après jour. Je dois dire que ces vacances furent réellement salvatrices à ce sujet. Entre ces quelques jours de pure tendresse chez mes parents puis cette semaine de rêve au Cap Ferret, j’ai pu, à défaut de recharger mes batteries, mettre de côté ce qui nous soucie et profiter de cette chance incroyable d’être aussi bien entourée. Même le soleil semblait vouloir être avec nous. Sept jours de beau temps, de balades sur les plages sublimes du Ferret, de dégustation d’huitres (j’en ai mangé cinq en tout, préparées exclusivement par ma Zaz qui sait exactement comment me les servir pour que je les apprécie) (j’adore l’idée de me découvrir une nouvelle appétence après avoir clamé sur tous les toits que je détestais tout dans cet animal, l’aspect, le goût et l’odeur), d’excès alcoolisés (éloignez moi de toute bouteille de Martini blanc, je crois que je tiens définitivement ma nouvelle addiction) et de confidences au coin du feu. En lire plus »