Un billet (presque pas) politique

J’ai lu tous vos commentaires sur le post d’hier. J’aurais aimé répondre à tous, mais je n’en ai pas eu le temps et je me méfie de mes mots qui pourraient être mal interprêtés tant le sujet me tient à coeur. Mais je vous remercie pour votre mesure, votre enthousiasme, pour vos encouragements concernant ces billets, d’autant plus lorsque ces encouragements viennent de personnes qui ne partagent pas mes positions. J’aime la contradiction, j’aime le débat, j’aime VRAIMENT ne pas être d’accord. Souvent, après ces échanges, les lignes bougent aussi pour moi. Je comprends que l’on n’ait pas envie d’aller voter Macron quand on épouse les idées de Mélenchon et qu’on a tant espéré qu’elles gagnent. Je ne suis sans doute pas assez « à gauche » pour penser que la finance et le libéralisme sont tout aussi dangereux que le fascisme. Et je sais qu’il existe des argumentaires construits qui pourraient me convaincre, qu’après tout le capitalisme a engendré l’esclavage, encourage le travail des enfants en Inde ou ailleurs, etc.

Je crois qu’à un moment, il s’agit tout simplement de convictions, de choix idéologiques. J’ai CHOISI, je pense, d’avoir davantage peur du totalitarisme que du capitalisme. Et cela fait peut-être de moi une social traitre. Mais je ne parviens pas à faire mienne cette théorie selon laquelle voter Macron ne ferait que reculer l’avènement inéluctable de Le Pen en 2022 et que par conséquent, autant qu’elle arrive tout de suite. Comme je le disais sur Twitter, cela revient pour moi à dire que puisqu’on va tous mourir, autant se flinguer dans la foulée. En lire plus »

Présidentielle de comptoir #6

Bon, je vous le dis officiellement, ceci sera mon dernier « Présidentielle de comptoir ». Premièrement parce que tout cela touche à sa fin et deuxièmement parce que même si les débats sous ces billets sont d’une exceptionnelle qualité, j’ai tout de même reçu quelques messages assez violents (par mail ou FB notamment) qui finissent par me lasser un peu. Je comprendrais si je m’étais transformée en militante « En Marche » acharnée, mais ça n’est pas le cas (je n’ai jamais appartenu à un parti et je n’en ai pas l’intention). Mais concluons tout de même, parce que l’heure est grave, je crois.

Hier, j’ai vécu comme vous tous j’imagine, une journée d’une longueur insoutenable. Comme me le faisait remarquer un ami, c’était « comme une finale des Bleus au mondial ». Avec cette envie que ça arrive, mêlée d’une angoisse que, justement, « ça » arrive. A ceci près qu’une victoire des Bleus peut me mettre en transe, alors que je savais déjà qu’une victoire de celui pour lequel j’avais voté ne me transporterait pas outre mesure. En lire plus »

Présidentielle de comptoir #5

A quelques jours du premier tour, voici mon état d’esprit. J’ai hésité à vous livrer à nouveau une chronique politique, parce que je me doute bien que l’excitation et la nervosité du premier tour obligent, je risque de tendre un bâton pour me faire battre. Mais après tout, peu m’importe, manifestement je n’ai pas besoin de parler politique pour m’attirer quelques foudres, alors autant y aller.

Je sais pour qui je vais voter. Je m’étais promis de ne pas dévoiler mon choix, sans doute parce que mon vote ne sera pas, cette fois-ci, un vote de conviction totale. Mais ici j’ai toujours été assez transparente sur mes opinions (euphémisme) et ce serait assez hypocrite de vous cacher ce que j’ai de toutes façons déjà plus ou moins insinué à plusieurs reprises.  En lire plus »

13 reasons why…

Ces derniers jours j’ai dévoré comme à peu près 99% des abonnés à Netflix la dernière série mise en ligne par la chaine, à savoir « Thirteen reasons why ». Le pitch: Hannah Baker, 17 ans, s’est suicidée. Mais avant de mettre fin à ses jours, l’adolescente a enregistré sur treize faces de cassettes audio les raisons qui l’ont poussée à commettre l’irréparable. Je ne voudrais pas vous spoiler, donc je n’en dirai pas plus, mais si j’ai trouvé quelques longueurs par moments au scénario, j’ai été à nouveau bluffée par l’ingéniosité de cette création, encore une pépite produite par Netflix, qui sans forcément renouveler le genre, l’enrichit, incontestablement. En lire plus »

Floride, suite et fin

Alors on est rentrés. Et je vous confirme que je préfère grandement le décalage horaire dans l’autre sens. Parce que là, rien n’est facile, ni l’endormissement, ni le réveil. Peut-être aussi est-ce simplement la fin des vacances qui rend tout plus douloureux, allez savoir. On est rentrés, donc, après cette dernière étape à Orlando, que je redoutais un peu, compte-tenu de mon aversion sévère pour tout ce qui ressemble à un parc d’attraction. Je n’aime ni l’atmosphère factice de ces lieux, ni la foule qui se presse, ni les hurlements musicaux mêlés aux odeurs de graillon. Sans parler évidemment de ma peur panique des manèges et autres attractions. On m’avait promis qu’Universal Studio à Orlando me ferait changer d’avis. Je suis au regret de vous annoncer que pas vraiment. Certes, les décors de l’espace Harry Potter sont fous. Et voir les yeux grands ouverts de Rose, en pleine période JK Rowlings m’a procuré un plaisir par procuration indéniable. Poudlard et le Pré aux lards sont reproduits quasi à l’identique et les rues de Londres et son chemin de traverse sont aussi criants de réalisme. En lire plus »

Islamorada, Bahia Honda et Naples.

Je ne vous ai pas oubliés, mais le rythme a été assez intense depuis la dernière fois (énormément de dilemmes, piscine ou plage, gaufres ou pancakes, mojito ou martini, etc). Et le soir, je tombe comme une mouche. Je le disais au churros, j’adore ce décalage horaire. Je m’endors comme un bébé ce qui ne m’arrive absolument jamais à Paris et je me réveille comme une fleur aux aurores, ce qui relève là aussi de la science fiction pour moi. Je sais, au bout d’un moment je finirais par reprendre mes vieilles habitudes de couche-tard, mauvaises pour l’organisme et mon humeur matinale. Il n’empêche que là, je vois l’aube et que je l’aime. Il faut dire que des aubes dorées, on en a admiré un paquet depuis huit jours. Autant d’ailleurs que de couchers de soleil spectaculaires. C’est sans doute ce que je retiendrai de ces vacances. ça et la plage de Bahia Honda, sur l’île du même nom, sur laquelle nous nous sommes arrêtés avant notre étape à Islamorada dans les Keys. Une étendue de sable immaculé, des pélicans à la pelle et une eau… Une eau comme je n’en avais je crois jamais vue. Bon, quand une raie est passée à dix centimètres de moi, j’ai décidé que trempouiller au bord, c’était bien, aussi. En lire plus »

Deux jours à Key West

Devinez quoi ? On est arrivés quasiment sans encombre à Key West. Alors oui, on s’est fait refourguer une voiture deux fois plus grosse que celle qu’on avait réservée (après avoir bien lu que c’était un sport national et s’être jurés de ne pas se faire avoir) (résultat: le mec a mis à peu près deux minutes à nous convaincre que le modèle au dessus nous reviendrait en réalité moins cher compte tenu du fait qu’il avait un GPS et pas l’autre) (cherchez pas, on s’est fait avoir c’est tout).

N’empêche que dans notre tank, on ne craint plus personne. Et que les échangeurs monstrueux de Miami ne nous ont pas fait trembler. On s’est engueulés une fois, après avoir raté une sortie, ce qui nous a sûrement mis une demi-heure dans le cornet, mais franchement, j’avais tellement prévu de parler divorce et partage des biens au bout de trois miles que je préfère passer ça sous silence. En lire plus »

Tous les matins du monde

Je vous écris depuis le mini bureau de ma chambre, en regardant les palmiers sur le rooftop de l’hôtel W en face du nôtre. J’aime tellement cette idée de « travailler » de l’autre côté de l’Atlantique. Je dis « travailler » parce qu’après ce billet il faudra que je m’y mette, disons que bloguer c’est l’apéritif. Mais je ne m’en plains pas, je mesure cette chance qui m’est offerte et six ans (oui c’est fou) après avoir claqué la porte de mon agence, je me félicite encore de ce choix, qui n’offre pas toujours énormément de sérénité mais qui me donne cette liberté dont je manquais alors cruellement.

Miami, donc… Ou plutôt Miami beach, qui n’a en réalité rien à voir avec « Downton » que nous n’aurons que peu vu, à l’exception de « Wynwood », quartier cher aux blogueuses qui n’aiment rien tant que s’immortaliser devant les murs magnifiquement graphés. J’ai eu le coup de foudre pour Miami Beach, ce lieu totalement singulier, qui vous donne l’impression d’avoir voyagé dans le temps, d’être entrée dans une dimension tout en colorama. La ville a des airs de décor de cinéma, chaque hôtel Art Déco mériterait qu’on s’y attarde des heures pour admirer son architecture cubiste, la typographie de son logo, la nuance pastel de sa devanture. Miami Beach est bling, bigarrée, multiculturelle. Miami Beach est un mirage, aussi, tout y coûte une fortune (on va bouffer des pâtes pour les six mois à venir), les Ferrari et autres Lamborghini qui foncent sur Collins Avenue peuvent être louées à l’heure, le moindre petit déjeuner vous déleste d’un bras. On n’y reste que trois jours et c’est parfait comme ça, pas le temps de déchanter, juste celui de savourer cet air chaud et doux, ces températures qui ne varient quasiment pas du jour à la nuit et cette légère brise qui vous enveloppe au bord de la mer. En lire plus »

Miami ! (beach)

Juste une petite carte postale pour vous dire qu’on est bien arrivés. J’ai finalement carburé au Xanax et ma foi c’était formidable, je n’ai jamais été aussi détendue que pendant ce vol. Tellement détendue d’ailleurs que je ne me suis absolument pas occupée de Rose qui vomissait tripes et boyaux à la descente (la routine). J’ai décidé de me droguer encore plus au retour avec un vrai somnifère qui devrait me faire oublier jusqu’à l’existence d’un Boeing 777. Bon, j’ai vite atterri avec les démarches ultra compliquées de la douane américaine. On a eu une légère angoisse, le passeport de Rose expirant en juillet, donc moins de six mois après notre retour, mais finalement ça n’a pas posé de problème (j’ai souri niaisement à tous les personnels des frontières, ceci expliquant peut-être cela) (bien sûr avant on s’est tous moisis cordialement, chacun rejetant la faute sur l’autre de ce qui aurait pu nous valoir un aller simple dans l’autre sens). En lire plus »

Une mère, d’Alejandro Palomas

Comme le disait le grand Jacques, les emmerdes ça vole souvent en escadrille. Donc non contente d’avoir laissé ma dignité quelque part sur un rooftop du 9ème arrondissement de Paris il y a deux jours, j’ai eu la bonne surprise d’assister en direct avant-hier soir au décès de mon ordinateur. Il a fait ça sans bruit, tout doucement (que devient Bibi au fait ?). Tentant de maitriser la panique qui commençait à m’envahir, j’ai rassemblé tout ce qui me restait de pensée positive à l’intérieur de moi en listant tout ce qui pouvait faire de cet événement une broutille à l’échelle de l’humanité. J’ai bien sûr pensé réchauffement de la planète, Alep, Trump, Pénélope Fillon. Je me suis aussi dit que ça aurait pu arriver une semaine plus tôt, alors que je venais de terminer un manuscrit, juste avant de le sauvegarder. Et puis surtout, me suis-je répété en boucle, normalement aucune de mes données n’étaient perdues grâce à ma time capsule, sorte de disque dur qui mémorise le contenu de ton ordi dix fois par jour. En lire plus »

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