L’amour au subjonctif, un roman pour ados et grands

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Cet été restera dans les annales pour le peu de livres que j’ai lus. C’est la première fois depuis des années que j’ai aussi peu succombé au charme des pages qui se tournent au rythme des vagues. Je ne sais pas si c’est lié à l’arrêt de la cigarette – j’ai de fait passé moins de temps sur ma chaise longue, de peur de céder à l’envie de m’en griller une – ou à cette fatigue intellectuelle éprouvée à la fin du mois de juillet. Je crois que j’avais besoin de mobiliser le moins de neurones possibles, de me laisser porter un peu, de babiller avec mes copines de plages, de regarder mes enfants, d’écouter de la musique, beaucoup, aussi, de me mettre en pause. Peut-être n’avais-je tout simplement pas emporté les bons livres, j’en ai commencé plusieurs que j’ai laissés en suspens, impossible d’entrer dans l’histoire.

Et puis il y a eu celui-là, un bouquin dévoré par la chérie et son frère, lequel le lisait par dessus son épaule ou lorsqu’elle le posait cinq minutes (= hurlements sur-aigus de la sister, peu prêteuse dans ces cas là). Souvent mes enfants me conseillent ardemment leurs lectures, mais il est assez rare que je me prête au jeu, contrairement à Marje, je ne suis pas spécialement portée sur la littérature jeunesse. Enfin, je n’étais pas, parce qu’il faut croire que ma chroniqueuse préférée m’a un peu contaminée. Après Wonder et Nos étoiles contraires, j’ai donc dévoré “L’amour au subjonctif”, de Pascal Ruter. Vu la couverture très “chick lit’”, illustrée par Margaux Motin, je m’attendais à un Bridget Jones pour ados, et ça ne m’aurait pas dérangée, en ces temps de cerveau parti en cure à la Bourboule. Mais que nenni. C’est le livre le plus drôle et savoureux qui m’ait été donné de déguster depuis un bon bout de temps. De ces ouvrages qui vous font vous dire avec toute la prétention que l’on peut avoir quand on est blogueuse, qu’on aurait voulu l’écrire. En lire plus »

J’aime #58

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Hier soir nous sommes allés, mes twins et moi voir Nos étoiles contraires, dont je vous avais parlé ici il y a déjà un peu de temps (c’est le moment où je ne résiste pas à l’envie de glisser que j’avais succombé à ce livre bien avant tout le monde, désolée, je ne peux pas m’en empêcher). Je dois vous avouer que je n’ai pas été autant enthousiasmée par la version cinématographique de cette histoire que par la très jolie fiction de John Green. Ne voulant pas doucher l’emportement de mes enfants qui ont eux adoré, je ne m’étendrai pas trop sur les raisons de cette déception, mais disons qu’il s’agit d’une oeuvre clairement calibrée pour les adolescents et qui manque à mon sens de subtilité et de finesse, contrairement au livre, qui évite les écueils du drame tire larmes. Mais peu importe, chaque génération a manifestement besoin d’avoir son love story ou tout au moins son film référence, je pense que pour les 14 – 18 ans d’aujourd’hui, Nos étoiles contraires remplira ce rôle et ma foi il y a tout de même bien pire. En lire plus »

Bastia, la belle oubliée

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Rares sont les touristes qui font le détour pour la visiter ou qui s’y attardent lorsqu’ils descendent du ferry. On ne vient pas en Corse pour elle, on y est en transit tout au plus, on y passe éventuellement la journée lorsque l’on réside au Cap, mais elle ne fait pas le poids face aux stars de l’île de beauté que sont Calvi, Porto-Vecchio, Bonifacio ou même Ajaccio. Il faut dire que Bastia sait cacher ses trésors et que ses façades mériteraient pour certaines un vrai ravalement. Mais j’éprouve pour cette “capitale” un attachement bien particulier, peut-être parce que j’aime ce qui est un peu passé, ce qui n’est pas évident. Je ne comprendrai jamais les interdictions de faire sécher du linge aux fenêtres tant le moindre drap battu par le vent me transporte dans un ailleurs baigné de soleil. En lire plus »

Chiche ?

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Il ne faut pas croire, durant ces vacances, je n’ai pas fait que languir sur ma serviette comme une crêpe anémiée. Non non non. Il m’est arrivé également de cuisiner. Et cette année, mon plat vedette, ma “signature” (à lire en anglais), ce fut cette salade de pois chiches. Je mentirais en m’attribuant l’idée, c’est ma voisine et amie Sophie qui elle même la tenait d’une amie, qui me l’a soufflée. Et contre toute attente (je n’aurais pas misé un kopeck sur un quelconque enthousiasme de mes enfants lorsque j’ai posé sur la table mon saladier plein de pois), j’ai fait un tabac. Après, on a eu pas mal de place sur la plage, bizarrement. En lire plus »

50 shades of blue à Saint-Florent

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Il y a dix ans très exactement nous avions séjourné à Saint Florent, enfin plus exactement vers Nonza, petit village accroché à la montagne en plein Cap Corse. J’avais beaucoup aimé cette partie de l’île, plus abrupte, plus escarpée et montagnarde que la côte orientale où j’ai toujours eu l’habitude de crécher (petite avec mes parents nous campions à quelques kilomètres de là où je me trouve aujourd’hui). De Saint-Florent je me rappelais la citadelle et son palmier, la vue qu’on a sur la ville depuis ce promontoire, l’esplanade où se tiennent les concerts et les petites ruelles que l’on arpente, certains de finir par la voir, la Méditerranée divine, paresseuse dans ces milliers de nuances de bleu. En lire plus »

Et au milieu coule une rivière

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Si après tout ça je ne suis pas intronisée meilleure ambassadrice de l’île par l’office du tourisme Corse, je rends mon tablier. Il ne faut pas rêver, je ne fais pas tout ça gratuitement. J’aspire à obtenir sinon la nationalité, au moins une sorte de titre émérite. Une petite cabane sur la plage conviendrait également.

Pas de longs discours aujourd’hui, je me remets de mes aventures en catamaran – je déconne en réalité tout s’est passé comme sur des roulettes, peut-être parce que nous avons assez vite décidé, mon fils et notre ami navigateur confirmé que je me contenterais d’aller d’un côté et de l’autre du bateau, au gré des virages de bord. (C’est à dire qu’après deux tentatives ratées de décrochage de foc, j’ai de moi même compris qu’on ne pouvait pas être bonne partout) (j’ai de tas d’exemples de situations dans lesquelles j’excelle). En lire plus »

Quand vient la fin de l’été, sur la plage…

DSC_1479(attention, blague ultra 2013, on a retrouvé le gars de la Redoute, il n’est plus nudiste)

Tous les jours le soleil se couche un peu plus tôt, le fond de l’air est légèrement plus frais et la lumière n’est plus tout à fait la même. Je ne sais pas si c’est purement psychologique ou si ce “cap du 15 août” existe vraiment, mais oui, la fin de l’été semble se profiler et avec elle son cortège de perspectives plus ou moins radieuses. Et encore, je me suis pour une fois acquittée de LA corvée, je veux parler du koh lanta de la mère de famille, ou autrement nommé “à la poursuite des fournitures scolaires”. Du coup, je peux rester jusqu’à l’avant-veille de la rentrée sur ma plage corse, vous pouvez toujours essayer de m’en déloger, je préviens, je mords.

Il faut dire qu’au bout de la cinquième année ici, même après une petite interruption grecque, nous y avons nos habitudes et pas les pires. J’aime l’idée d’avoir des amis de vacances avec lesquels il y a comme une évidence, une horloge réglée sur le même créneau horaire, à savoir celui de la Pietra, mondialement connu comme chacun sait. En lire plus »

Before the night

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Chaque année je crois n’avoir pris que le minimum de fringues lorsque je pars en vacances et finalement, je réalise une fois installée que mine de rien j’ai emporté la moitié de mon armoire. Pour ne porter, évidemment, que le même paréo la journée et la même robe le soir. Mais chaque année, au moment de refaire la sacro-sainte valise, j’ai beau me répéter que rien de ce que j’y enfourne ne me servira, je n’écoute que mon vilain génie, celui qui me prédit des soirées à pleurer que je n’ai rien à me mettre. Sauf cette fois-ci. Je ne sais pas bien pour quelle raison mais je n’ai VRAIMENT rien pris ou presque, bien décidée à lui fermer sa grande bouche, à cette saleté de mauvais génie.

Et en définitive… En lire plus »

Mousse au chocolat et autres douceurs parfumées

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Parlons peu parlons bien, la recette de la mousse au chocolat de la tablette Nestlé dont je vous parlais hier est la suivante: 5 oeufs et une tablette de 200g de chocolat noir. Vous battez les blancs en neige bien ferme et vous mélangez les jaunes avec le chocolat fondu (au bain marie ou au micro ondes). Personnellement je rajoute une lichette de sucre, genre deux cuillères à soupe, mais c’est parce que j’aime bien que ce ne soit pas trop “fort”. Après, vous pouvez aussi mettre de l’extrait de café, des zestes d’orange, de la fleur d’oranger, etc. Moi je crois que je suis assez conservatrice de la mousse et que je la préfère nature. Ensuite, donc, vous incorporez délicatement les blancs d’oeufs au mélange jaunes/chocolat, avec une grosse spatule en bois c’est pas mal, l’idée est que ça se mélange sans que les blancs se “cassent”. Honnêtement c’est un coup de main à prendre, si j’y arrive, vous devriez aussi.

Et après, on laisse reposer au frigo, au moins une heure, trois ou quatre c’est mieux. En lire plus »

J’aime #57

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Alors déjà, merci beaucoup pour vos commentaires sous mon dernier billet, ces encouragements me vont droit au coeur et surtout, beaucoup étaient hyper intéressants. Je ne vais pas vous raconter d’histoires, je suis au running ce que le vacherin est à la diététique. Un cas désespéré, je pense. Mais je m’accroche autant que je le peux, luttant contre ma propension à détecter toutes les dix secondes le signe évident d’un arrêt cardiaque imminent. Je ne suis pas peu fière d’être enfin arrivée à tenir presque 20mn sans m’arrêter et j’alterne mes courses avec des sessions de marche sur la plage, accompagnée de Rose dont le babil rythme mes pas, ou seule, les cuisses dans l’eau, en jurant sur quatre générations que ça a intérêt à être un poil efficace. Et le soir, quand le soleil se fait pluie d’or sur nos peaux, avec ma copine de sable, on fait le petit chien, superman et autres figures ridicules et douloureuses. Une façon d’accompagner la chérie dans ses exercices obligés. Je sais bien au fond de moi que tout cela ne fera pas bien le poids face aux mille et unes corvées de la rentrée et qu’il ne faudra pas attendre plus de deux jours pour que je remise au placard cette nouvelle hygiène de vie, mais je suis désormais adepte de ce mantra qui me va comme un gant, “ce qui est pris n’est plus à prendre”. (ou comme dirait ma grand-mère, “toujours ça que les Allemands ne mangeront pas”. En lire plus »

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