Coupez !

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Pour continuer dans la futilité, c’est amusant parce qu’hier vous avez été nombreuses à me dire que le bun m’allait bien. Ce qui m’a 1) beaucoup touchée mais 2) plongée dans des abîmes de regrets parce que samedi, j’ai fait couper une bonne partie de mes cheveux. J’ai vérifié, je peux encore faire des chignons, mais un peu moins hauts parce que sinon les petits cheveux de derrière se font la malle. Ceci étant dit je suis très contente de cette nouvelle coupe. Je perdais mes veuchs par poignées depuis un mois – c’est en général le cas tous les automnes mais cette fois-ci un peu plus que d’habitude, sans doute un peu de fatigue (ou alors c’est l’âge ?) (non, je ne pense pas) – et ils s’emmêlaient tellement que je passais donc l’essentiel de mon temps à faire des buns. Sur ce point précis d’ailleurs, après avoir arboré des genres de plumeaux à moitié décédés sur la tête pendant des années, j’ai trouvé LA technique pour avoir un vrai beau bun bien haut. Il faut tout simplement mettre la tête en bas et ramener tous les cheveux vers l’avant puis enrouler la queue de cheval et la fixer avec un élastique. Je sens que vous êtes ébahies devant tant d’ingéniosité. Riez, moi je ne connaissais pas cette technique et ça a tout changé. Ok, quelques semaines à peine après cette épiphanie, j’ai donc demandé à Michel de couper dans le tas. En lire plus »

Philosophie de chiffon

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Les jardins du Palais Royal font partie des lieux que je préfère à Paris. Les colonnes de Buren, aussi absconses soient-elles dans leur signification me fascinent et la lumière est toujours assez dingue, peu importe le temps qu’il fait. Ce jour là, après avoir photographié Violette, cette dernière m’a proposé de me rendre la pareille. Je confesse ne pas spécialement goûter l’exercice, préférant de loin l’immortaliser que l’inverse, mais j’ai dit ok, je suis montée sur une colonne en n’étant pas certaine d’en avoir le droit (#punk) et clic clac c’était dans la boite. L’occasion de vous montrer cette petite blouse très première de la classe dont je reçois pas mal de compliments alors que je ne misais pas forcément grand chose dessus au départ ainsi que mon manteau chewbacca, qui s’il n’est pas flatteur, fait chavirer mon coeur en ce début d’hiver. C’est inexplicable mais quand je le porte, je me sens un peu autre. Il ressemble si peu à ce que je suis d’ordinaire qu’il me fait croire que l’on peut s’inventer une personnalité. Ce n’est pas très clair, je le sens, mais en même temps, ne nous racontons pas trop d’histoires, nul besoin de faire de la philosophie pour parler chiffons, si ? En lire plus »

Trumpettes de la mort…

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Depuis hier, je réfléchis, j’essaie de comprendre. Et ce qui me vient en premier à l’esprit, ce que j’avais déjà perçu en 2002 ou lors du Brexit, c’est que je vis dans une bulle. Une bulle savamment entretenue par les algorithmes de Facebook, Twitter and co. Une bulle remplie d’enfants de baby-boomers se souvenant avec émotion de leurs parents sablant le champagne en 81. Une bulle qui co-existe à côté d’autres bulles, celles de ceux qui votent Le Pen ou Trump ou de celles de ceux qui ne voteront jamais, ou de celles qui forment les rangs des zadistes, etc. Toutes ces bulles ne se rencontrent jamais et sont donc convaincues d’être au centre du débat, dans leur droit et surtout dans le JUSTE.

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Où subsiste encore ton écho

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La dernière fois en sortant de chez mon quelqu’un, j’ai réalisé que je n’avais en réalité « appris » que peu de choses depuis ces deux ans et demi de séances hebdomadaires (le simple fait que je m’interroge sur ce que j’ai appris en thérapie est sans doute d’ailleurs le signe que la route est encore longue, mon syndrome de première de la classe a de beaux jours devant lui).

Peu de choses, mais quand même. Je crois que je regarde l’existence à travers un filtre différent, en fait. Si je devais résumer, j’avais jusque là un rapport au monde, à la vie, aux autres, imprégné de la morale judéo-chrétienne à laquelle j’ai été biberonnée toute mon enfance (j’ai tous mes diplômes, du baptême à la profession de foi, je vous le rappelle). Attention, je ne dis pas que c’est mal, je ne jette pas tout avec l’eau du bénitier, mais chez moi cela se traduisait par une énorme culpabilité. J’avais tendance à systématiquement analyser des choses en fonction de ma conception du bien et du mal, en n’oubliant jamais de me flageller au passage. En lire plus »

Remède à la mélancolie

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Hier matin, alors que je me réveillais péniblement en buvant mon thé, j’ai écouté comme chaque dimanche quand je le peux, l’excellente émission « Remède à la mélancolie » sur France Inter. C’était Christophe André qui répondait aux questions d’Eva Bester. Je dois l’avouer, après avoir bouffé de la pleine conscience pendant des mois lors de ma thérapie avec Zermati, je suis arrivée à une sorte d’overdose de ces conseils certes souvent frappés au coin du bon sens mais finalement désormais très convenus (c’est le problème des modes, au bout d’un moment même le concept le plus pertinent devient indigeste). Je veux dire, c’est bien la pleine conscience, mais à force de nous la coller à toutes les sauces, on n’en peut plus non ? En lire plus »

Free lance: les dix points forts et les dix points faibles

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Ce week-end, je discutais avec un ami qui me racontait la énième aberration qu’il avait vécue dans son boulot. Le genre de décision dont on sait qu’elle sera remise en question dans un an ou deux, pour revenir au point de départ, avec comme dommages collatéraux la démotivation certaine d’une bonne partie des « collaborateurs » (le mot de droite pour ne pas dire « salariés »). Je compatissais et en moi même, je me disais qu’en dépit de tout un tas de choses parfois pénibles qu’implique la vie de free-lance, j’étais désormais certaine que je ne pourrais plus jamais retravailler en entreprise. A quelques semaines du 6ème anniversaire de ma vie d’indépendante, j’ai eu envie de lister les principaux avantages mais aussi, parce que rien n’est jamais tout noir ou tout blanc (il y a beaucoup de gris, aussi). En lire plus »

Six jeans testés et approuvés

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A la question qu’est-ce que vous apporteriez sur une île déserte, je répondrais sans hésiter un jean, ce qui est complètement con parce qu’il va de soi que sur une île déserte le jean ne me serait d’aucune utilité. Mais vous voyez l’idée. Il est assez rare en effet que je porte autre chose qu’un jean, de préférence noir et de préférence slim. Sauf quand j’abandonne toute velléité de gaulage et que je me prélasse dans un boyfriend ou que je tente – grosse prise de risque quand on n’est pas montée sur des échasses – un « flare » (= pattes d’eph). Honnêtement je me demande bien ce que je deviendrais si monsieur denim n’avait pas inventé le jean. (je serais sans doute à poil la plupart du temps). Ceci étant dit, hors de question d’y consacrer un budget de ministre. Qu’ils soient ultra chers ou bon marché, ils finissent tous par rendre l’âme de la même façon: en trahissant lamentablement mon entrejambe. Je me fournis donc quasi-exclusivement chez La Redoute, parfois chez Monoprix et de temps à autre dans une autre enseigne à la faveur des soldes (ou bien je craque exceptionnellement pour un Guess, marque qui bizarrement s’adapte plutôt bien à mon postérieur). Et quand je trouve un modèle qui me va, je n’en change plus. Voici donc une petite sélection de jeans testés et approuvés, au cas où vous aussi vous ne pouvez pas vivre sans. Bon pont, sinon.

#1 – Jean Boyfit R Studio, 39,99 euros #2 – Jean Cropped ICHI, 48,96 euros

#3 – Jean Skinny Guess, 44,95 euros #4 – Jean Slim longueur 32 La Redoute, 27,99 euros

#5 – Flare Balsamik spécial petite, 34,99 euros #6 – Jean Guess Curve, 99 euros

« Le Stratagème », un film de Gilles Tillet, rien que pour vous

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Je ne sais pas si vous vous souvenez mais je vous avais parlé du projet de film de Gilles Tillet, mon ami réalisateur. « Le Stratagème ». Certains et certaines d’entre vous avaient même participé à son financement. Pour l’anniversaire du blog (oui, les dix ans c’est toute l’année 2016), Gilles vous offre le visionnage de son moyen métrage. Pour le voir, c’est ici. Au passage, il a rédigé une petite bafouille qui bien sûr m’a tiré quelques larmes, de rire et d’émotion. Il a également déterré quelques dossiers photographiques qui en diront plus que de longs discours sur ce qui nous lie mais aussi sur les années ingrates par lesquelles je suis passée (celle illustrant ma première (mais aussi dernière) randonnée en montagne vaudrait à elle seule un minute par minute. Je crois que l’expression de mon visage est l’incarnation du désespoir)…

Le Stratagème, c’est une histoire de marivaudage et de jeu. Deux mots qui résument selon moi à la perfection ce qu’est mon ami. Un amoureux des jeux amoureux.

Je vous souhaite un bon week-end et une bonne séance…