L’effet bootcut

Depuis des années, mon uniforme varie peu: slim noir et blouse, chemise ou pull, bottines à talons ou baskets. Parfois, je troque cette tenue contre un combipantalon noir ou bleu marine. Autant dire que ma carrière de fashion blogueuse a rapidement été tuée dans l’oeuf. Non que je n’aime pas la mode, mais disons que mon yoyo permanent me décourage régulièrement de faire des tentatives. Et puis sans doute aussi que le fait de travailler essentiellement chez moi ne me pousse pas particulièrement à passer des heures devant mon miroir. Et puis j’ai cette impression assez tenace que sur moi, tout ce qui est un peu « stylé » finit toujours par ne ressembler à rien. J’ai par exemple ce fantasme de porter des pantalons larges et longs. Mais la vérité c’est que ça me tasse comme c’est pas permis. Mais la dernière fois que j’ai commandé quelques fringues pour les enfants sur La Redoute, j’ai fait un truc un peu foufou. (j’ai une vie passionnante). Au lieu de rempiler pour un 12è slim, j’ai tenté le « bootcut ». En gros, un faux pattes d’eph, évasé en bas mais pas trop. C’est surtout le fait que ce modèle soit proposé en plusieurs longueurs – #teamcourtesurpattes – qui m’a décidée à vrai dire. En lire plus »

Five little things #29

Il y a quelque temps, mon fils est allé consulter une conseillère d’orientation au CIDJ, sur les conseils d’une amie qui bosse là bas. Il en était revenu avec sa nonchalance habituelle et lorsque je lui avais demandé si ça s’était bien passé, avait répondu avec l’économie de mots dont il est spécialiste dès qu’il s’agit de sonder ses états d’âme post-bac: « Ouais, tranquille ».

J’en avais déduit que ça n’avait sans doute pas servi à grand chose, si ce n’était à lui faire traverser Paris plutôt que d’augmenter ses scores à Counter Strike. Et puis hier, le churros, encore sous le choc, a rapporté à table que la fameuse conseillère d’orientation n’avait pas tari d’éloges sur lui auprès de notre amie: « un garçon avec la tête sur les épaules, qui a un vrai projet, on en voit pas tous les jours et ça fait plaisir ». En lire plus »

Bienvenue dans l’enfer de parcoursup

Je tenais aujourd’hui à manifester ma solidarité avec tous ceux qui sont actuellement concernés, de près ou de loin, par le fameux (enfin, le « fameux », je m’entends, on a toujours tendance à penser qu’on est au centre du monde mais j’imagine que quelques chanceux n’en ont pour l’instant jamais entendu parler) PARCOURSUP. A savoir la plateforme de sélection des formations universitaires post-bac, qui a remplacé le non moins fameux APB.

Ce n’est pas pour la ramener (mais un peu quand même), nous, on a l’immense privilège de doubler le plaisir, merci les jumeaux (ceux qui pensent naïvement qu’une fois sortis des couches, franchement, la gémellité, il faut arrêter d’en faire tout un plat, je leur dis: RENDEZ-VOUS L’ANNEE DU BAC).

Parcoursup, c’est en quelque sorte la dernière épreuve infligée à l’amour parental. Le test ultime. Si tu réussis à conserver ensuite un peu d’affection pour tes enfants (et inversement) c’est que tu as construit au fil des années un putain de lien solide. Pardon my vulgarité, mais il y a des circonstances atténuantes. C’est à dire que ça devrait entrer dans la nomenclature de la sécu et bénéficier de quelques jours d’arrêt maladie. En lire plus »

Lady Bird, chronique douce amère d’une adolescence

Je n’ai jamais été autant au cinéma que depuis deux semaines, nous profitons de ces quelques jours sans enfants pour nous retrouver le soir dans les salles obscures, le churros et moi. Et le fait est que ça fait drôlement du bien. D’autant que les écrans regorgent actuellement d’excellents films. Dont Lady bird, donc, vu hier et adoré.

C’est l’histoire de Christine, qui s’est rebaptisée Lady bird et qui vit à Sacramento, « le midwest de la Californie ». Elle va avoir 18 ans, fréquente un lycée catholique dans lequel elle s’ennuie copieusement, déteste sa mère autant qu’elle l’aime, découvre sa sexualité, chante et danse dans un musical un peu raté cornaqué par un prêtre dépressif et rêve de New-York. En lire plus »

Dis, comment t’écris ?

Depuis que j’ai parlé de mon roman (il sort le 24 mai, je l’ai déjà dit ?) (c’est possible), je reçois pas mal de questions sur mon « procédé d’écriture ». On ne va pas se mentir, j’ai deux fantasmes dans ma vie, qu’on m’interviewe sur ma routine beauté et qu’on me demande comment j’écris mes romans.

Problème, je ne suis très honnêtement légitime sur aucun des deux sujets. Mais à choisir, j’ai malgré tout davantage de choses à raconter sur mes rituels d’écriture, surtout en ce moment où, cloîtrée chez moi pour cause de marathon scénaristique, ma routine beauté se résume à une douche, lavage de dents et l’application d’une crème hydratante sur le visage (je ne vais certainement pas boucher mes pores avec du fond de teint pour les beaux yeux de Jiji qui persiste à m’ignorer superbement) (pour les novices, Jiji étant mon chat) (qui connait quelques problèmes pondéraux mais ça n’est pas le sujet). En lire plus »

Five little things #29

A défaut de partir au ski comme la quasi intégralité des personnes que je suis sur Instagram ou tout simplement de prendre des vacances, nous avons pu profiter d’un week-end sans enfants ou presque (l’héritier est avec nous mais on va dire qu’il ne nous colle pas trop) (euphémisme). Un week-end à moitié studieux (je croise tout ce qu’il y a à croiser pour que ce tunnel de boulot porte ses fruits, parce que je suis au bord du burn-out) mais néanmoins festif le samedi soir et clôturé hier par une visite de la Fondation Louis Vuitton, que j’ai découverte pour l’occasion. Je crois que s’il y avait un jour pour s’y rendre, c’était hier. Ciel sans nuage, froid sec et polaire qui semblait rendre l’air quasi translucide et permettait d’admirer les tours de La Défense et la Tour Eiffel depuis les sublimes terrasses de ce bâtiment dinguo. En lire plus »

Jusqu’à la garde: le coup de poing

On m’avait prévenue. « Tu verras, c’est une claque, on n’en ressort pas indemne ». « ça commence comme du Depardon et ça finit comme du Shining ». Tous mes amis qui l’avaient vu, étaient unanimes: « c’est insupportable, mais d’une certaine manière, nécessaire ».

J’y suis donc allée avec quelques appréhensions, voir « Jusqu’à la garde », de Xavier Legrand. Et je n’ai pas été déçue, que ce soit dans mes espérances ou mes craintes. Rarement un film m’a autant bouleversée. Je pleure souvent au cinéma, mais ce sont généralement des larmes d’émotion, des larmes qui font, comment dire… du bien ? Là, ce sont des sanglots qui sont sortis, des pleurs de panique, pas comme ceux que l’on peut avoir dans un film d’horreur hollywoodien, non, plutôt cette peur organique qui nous saisit lorsqu’on est soi même en danger. Je veux dire par là qu’il n’y a pas ce frisson qu’on s’offre exprès en allant voir Vendredi 13 ou autre (enfin pas moi parce que je déteste les films d’horreur en réalité). Il y a cette projection que l’on fait, ce réalisme incroyable qui vous fait penser que ce que vous voyez, c’est la vraie vie.  En lire plus »

Cinq trucs inavouables que je n’ai – peut-être – jamais dit ici

D’aucuns verront peut-être dans ce billet une tentative de racler les fonds de tiroir de mon inspiration. Et ils auront sans doute raison. Mais la vérité c’est que parfois il me vient à l’esprit des mini anecdotes que je trouve amusantes mais qui ne justifient pas à elles seules un billet. D’où ce petit pot-pourri de comportements pouvant prêter à sourire.

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Up and down du lundi (à l’arrache)

Il y avait hier dans mon jardinet comme un air de printemps. Je mentirais en vous racontant que j’en ai profité pour aller me balader, j’ai lamentablement cuvé ma soirée de la veille tout en essayant tant bien que mal de travailler, les week-ends en ce moment n’ont de week-end que le nom. Il n’empêche que le simple fait de regarder mes roseaux bardés de soleil m’a apaisée. Je n’ai jamais autant ressenti que cette année le manque de luminosité. En attendant des jours plus cléments, voici un up and down, histoire de commencer la semaine en montagnes russes. En lire plus »

Sans sucre, la vie a moins de sel ? (ou l’inverse)

La semaine a filé à un rythme totalement indécent, il faut dire que je l’ai passée pour l’essentiel dans un bureau à cogiter à plusieurs, en alternant des phases d’excitation intense – « là c’est bon, on tient un truc » – avec d’autres légèrement moins enthousiastes – « en fait c’est à chier, je change de métier ». Difficile, après, de trouver un peu de jus pour venir écrire ici, j’étais juste bonne à me blottir sous ma couette après avoir ânonné quelques pages d’Harry Potter à Rose.

Vivement que je devienne millionnaire grâce à mon roman (c’est là que vous intervenez), histoire de tourner définitivement la page de toute activité professionnelle. (je plaisante, en réalité j’adore tout ça, mais j’ai une résistance à l’effort assez relative).

Voilà, à part ça, que vous dire, si ce n’est que j’ai opéré certains changements alimentaires depuis quelques semaines, histoire de voir si oui ou non ma grande consommation de sucre avait quelque chose à voir justement avec ma propension à être fatiguée rapidement. Je vais vous spoiler: à priori c’est plutôt la vieillerie. En lire plus »