Réparer les vivants, de Maylis de Kerangal

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C’est un livre qui se lit comme il est écrit, dans un souffle. Un de ces ouvrages qui vous donnerait envie de jeter aux orties toute velléité personnelle d’écrivain, tant il est ciselé, rythmé, sensible et brillant. Je n’avais jamais rien lu de Maylis de Kerangal, je dois avouer que « Naissance d’un pont » m’avait tentée mais le sujet m’avait un peu effrayée, je confesse ne pas être passionnée par la construction. Mais désormais je pense me plonger corps et âme dans son oeuvre. En lire plus »

Paris Paris combien, Paris, tout ce que tu veux…

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Je crois que je ne vous l’ai pas encore dit ici mais il y a désormais non seulement une BD mais aussi un recueil des textes de Parents Mode d’Emploi, paru aux Editions du Chêne. Comme nous sommes des gens très modestes, nous l’avons appelé les « Sketchs Cultes » (sans le s d’ailleurs à la fin parce que culte est à comprendre au sens générique du terme).

Hier, pour fêter en quelque sorte la sortie du bouquin, mais surtout pour le plaisir de boire un verre ensemble, on s’est retrouvés dans un petit bar dans Paris. C’était joyeux, bruyant et bavard et j’en suis repartie assez légère (ivre en fait). Dans le taxi qui me ramenait chez moi, je me suis rappelé le premier pot organisé il y a presque trois ans (je n’en reviens pas, il y a une conspiration de l’espace temps je pense) par la production dans la maison de Gaby et Isa, à l’occasion de la première diffusion télé. J’étais alors complètement tétanisée, je me faisais l’impression d’entrer dans un monde parallèle dans lequel je ne me sentirais jamais à ma place. Du coup j’avais bu et je m’étais je crois passablement humiliée en déclarant ma flamme à Arnaud Ducret (une flamme toute professionnelle bien sûr mais ça restait je pense assez gênant) (ce « je pense » est rhétorique, il va de soi que j’en suis sûre) (depuis, S et N, deux des auteurs du gang, me demandent systématiquement si je suis bourrée et si ça n’est pas le cas, de les prévenir dès que c’est fait, histoire de pouvoir rigoler). En lire plus »

Des nouvelles de Jiji

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J’ai cru comprendre que pas mal d’entre vous étaient en manque de Jiji. Certain(e)s, même, semblent penser qu’on l’a supprimé après avoir constaté qu’il avait bien trop grandi pour être encore instagramable. Bien sûr, j’y ai pensé. Mais je me suis vite reprise.

Ah ah ah.

Plus sérieusement, Jiji est donc devenu un homme, mais ne l’est pas resté très longtemps. Et si bien sûr, les mâles de la famille ont mis un peu de temps à le regarder à nouveau dans les yeux après que son intégrité fut légèrement abimée (ils avaient honte je crois), honnêtement cette petite opération n’a pas changé grand chose à sa personnalité. En lire plus »

10 ans de Pensées by Caro, concours n°8: les best-sellers Caudalie

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Je sais, ce n’est plus un anniversaire, c’est un serpent de mer. Mais j’aime bien, ça me donne l’occasion une fois encore de vous parler d’une marque que j’affectionne pour des raisons en plus que vous ne pourriez pas deviner. Parce qu’en effet, avec Caudalie, j’ai une petite histoire qu’eux même ignorent. Il se trouve que lorsque j’ai rencontré celui qui allait devenir bien plus tard mon mari, ce dernier était pigiste pour tout un tas de journaux, dont le Elle, Paris-Match ou encore Télé 7 jours. En réalité, il bossait pour les dernières pages de ces canards, celles gérées par la régie pub. Ce qui pour les « vrais » journalistes revenait en gros à se prostituer, les gentilles nanas du Elle d’ailleurs ne ménageaient pas leur mépris quand il venait à la rédac. Mais je m’éloigne. Un jour, il me raconte qu’il a interviewé deux petits jeunes de la région de Bordeaux (qu’il affectionne pour y avoir fait ses études) et qui viennent de mettre au point un procédé cosmétique innovant à base de pépins de raisins. « Ils sont malins et sympa, je n’y connais pas grand chose mais je pense qu’ils vont cartonner », m’avait-il prédit, en finissant son papier, probablement le premier écrit sur la marque. Et de fait, depuis, ces deux petits jeunes, Mathilde Thomas et son époux, sont à la tête d’un business qui ne cesse de prospérer. Pour le remercier de cette première mise en avant, je me souviens qu’ils lui ont envoyé plusieurs années de suite une bouteille de Bordeaux. Et moi j’ai toujours eu l’impression du coup d’avoir été partie prenante de leur succès (la fille tellement pas auto-centrée, c’est moi, bonjour). En lire plus »

Zéro pointé ou l’absurde notation…

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Hier soir à table, Rose nous racontait sa séance de piscine hebdomadaire (dans le cadre de l’école) et nous confiait que le plongeon, ça n’était pas vraiment son truc (comment la blâmer quand soi même on n’a jamais été fichue de réussir cette fameuse extension des jambes qui permet théoriquement d’arriver dans l’eau à la verticale et non, comme votre dévouée, à plat, les bras néanmoins bien tendus, histoire que tout le corps claque bien comme il faut sur l’eau, sauf la tête qui bizarrement, alors qu’elle est censée entrer la première, change d’avis au dernier moment) (rien à voir avec la peur bien sûr).

« J’ai eu zéro sur 5 », a avoué, contrite, ma fille.

D’un seul homme, toute la famille s’est dressée sur ses ergots, indignée: POURQUOI NOTER DES PLONGEONS EN COURS DE NATATION DE CE1 ? En lire plus »

Five little things #11

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Je suis repartie depuis quelques semaines dans les montagnes russes propres au travail scénaristique. C’est à la fois exaltant et épuisant. Une leçon d’humilité quotidienne en somme, puisque ce que l’on pense être hilarant à 10h peut parfaitement s’avérer mou et « sans utilité pour la dynamique de l’histoire » le lendemain. Et le pire c’est que souvent, c’est vrai (même si bien évidemment plutôt crever que de l’admettre, scénariste étant synonyme d’égo surdimensionné, mention susceptibilité en prime). Montagnes russes, donc, mais impression d’être exactement là où j’ai envie d’être, en dépit de tous les sentiments contradictoires qui peuvent m’animer, (je suis nulle – mes idées craignent – je suis un génie – Hollywood me voilà – je veux mourir – j’adore ma vie – j’ai une idée – je me kiffe tellement – j’ai plus d’idée – ma tête est vide – AH AH AH AH AH – achevez-moi). La vie quoi.

Allez, cinq petites choses, en attendant de remonter la pente (ou de la redescendre, allez savoir) En lire plus »

Carrot cake by Trish (et moi)

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Je ne voudrais pas vous miner le moral mais il semblerait qu’où que nous soyons dans l’hexagone, ce sera pluie pour tout le monde ce week-end. Une bonne raison pour rester chez soi au chaud et s’engraisser joyeusement à coup de carrot cake. Cette recette de Trish Deseine est probablement en elle même un bras d’honneur à tous les principes diététiques et vous fera prendre des hanches rien qu’en regardant le gâteau. Mais c’est un délice. On s’est littéralement battus pour la dernière part que l’on a partagée en cinq. Si si. Il était inconcevable de faire autrement. Je l’ai fait dans un moule à cake en revanche et je pense que le moule à manqué est plus indiqué, dans un moule à cake, la pâte a un peu plus de mal à cuire, je pense que Mercotte et Cyril m’auraient gratifiée d’un « pouf pouf » sans appel. Mais même pas tout à fait assez cuit et même avec un glaçage qui n’avait pas pris comme je l’aurais voulu, (le lendemain il était mieux) c’est la meilleure chose que j’ai cuisinée depuis un bail. En lire plus »

Mustang, le coup de poing

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Paradoxe pour une apprentie scénariste, je ne suis jamais allée aussi peu au cinéma que ces derniers mois. Il y a probablement un lien avec notre expatriation de l’autre côté du périph, mais tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici quelques semaines puisque le petit cinéma en travaux à deux pas de chez moi va rouvrir ses portes. Vlà les séances à cinq euros sans la queue !

En attendant, je me rattrape avec la VOD dès que les films sont accessibles sur les plateformes de location. Et après la soirée des Césars, je n’avais qu’une envie, découvrir enfin Mustang réalisé par Deniz Gamze Ergüven, dont on m’avait maintes fois parlé et que je me maudissais d’avoir loupé. En lire plus »

Mes irremplaçables

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A l’occasion de ses dix ans, l’Express Styles a soumis ce petit questionnaire « mes irremplaçables » à quelques personnalités. Travaillant avec un immense plaisir depuis – déjà – trois ans pour ce journal (mes articles ici), j’ai eu envie de me prêter à l’exercice moi aussi. Cela risque d’être peut-être redondant avec mon #askcaro, je vais essayer de faire en sorte que non. Même si à force je crois que je n’ai plus beaucoup de secrets pour vous… (appelez moi madame pudeur). En lire plus »