La thérapie, deux ans après

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« Et comment on sait que c’est fini », j’ai demandé incidemment à mon quelqu’un la dernière fois. L’air de ne pas y toucher, j’ai rajouté, « je parle en général, bien sûr », espérant secrètement qu’elle me réponde que pour les autres elle ne pouvait pas dire mais que moi j’étais désormais au top avec ma psyché, merci au revoir et bravo pour tout.

Au lieu de quoi elle a glissé que c’était en fonction de chacun mais que souvent, on avait envie d’arrêter quand on sentait qu’on ouvrait une porte et qu’on avait peur de ce qu’on allait y trouver. Et là, franchement, je crois qu’elle ne parlait pas « en général ».

Bref, je continue à aller voir mon quelqu’un toutes les semaines depuis désormais deux ans. On me demande parfois ce que ça m’apporte, si c’est « efficace », si ce n’est pas trop chiant à la longue. J’aurais tendance à répondre respectivement « je ne sais pas », « plutôt » et « ça dépend ». En lire plus »

Par ici la parapharmacie…

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Billet sponsorisé

Je ne sais pas vous mais personnellement j’achète la grande majorité de mes produits de beauté en pharmacie. Premièrement parce que c’est quand même moins cher qu’en parfumerie et deuxièmement parce que ma peau étant ce qu’elle est (une diva), elle ne supporte que quelques rares crèmes, estampillées hypoallergéniques, sans parfum et non comédogènes. A chaque fois que j’essaie sur la durée des choses un peu plus fofolles, c’est la catastrophe, du coup je reviens du côté de chez Avène, Aderma etc.

Et puis au delà de ça, c’est là aussi que je trouve ma crème solaire anti-lucite, mes baumes à lèvres carmex, du gel d’aloe vera pour les coups de soleil, etc. C’est simple, même lorsque j’y vais pour de l’aspirine, je ressors avec une crème pour les mains, à minima. En lire plus »

Five little things #14

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Hier dans mon Brooklyn à moi, c’était la fête du spectacle de rue. Trapèze, big band, pièces de théâtre dans les squares, acrobaties, hamburgers maisons et barbapapa, l’ambiance était bon enfant, Rose ne cessait de croiser des copines et après quinze jours de pluie ininterrompue, quelques rares rayons de soleil donnaient à tout le monde envie d’y croire. A l’été. A la quille. Aux vacances et aux apéros. Et à nouveau je me suis dit que Paris ne me manquait pas, que j’aimais la savoir proche, ma grande et belle ville, mais que cette bonhommie, cette proximité, cette absence totale de snobisme, cette facilité aussi – à Paris, le moindre événement implique de faire la queue, d’arriver des heures avant pour trouver de la place, de prévoir les choses en amont, etc – je ne les trouvais plus ces dernière années dans la capitale. Je me souviens que N., amie et désormais voisine, m’avait dit alors que nous songions à déménager près de chez elle, qu’elle s’était découvert une envie de s’investir localement qu’elle n’avait jamais éprouvée en vingt ans de vie parisienne. Je n’en suis pas encore là mais je sens un attachement que je n’avais pas anticipé pour cette petite ville, que nous avions au départ choisie en grande partie, voire exclusivement pour sa proximité avec Paris. Comme quoi il ne faut sans doute jamais dire jamais…

Voilà, à part ça et entre deux engueulades avec mes ados (je retire absolument tout ce que j’ai pu dire précédemment sur cet âge finalement pas si difficile, en vrai c’est juste de la grosse merde cette période, sortez moi de là je vous en prie), five little things…

(Edit: le spectacle pris en photo ci-dessus s’appelle Furieuse tendresse et c’est vraiment génial, je vous invite à regarder un extrait ici !)

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The A word

Programme Name: The A Word - TX: n/a - Episode: n/a (No. n/a) - Picture Shows: Joe Hughes (MAX VENTO) - (C) Fifty Fathoms - Photographer: Rory Mulvey

Sur les conseils de l’une d’entre vous et après avoir également lu une très bonne critique sur l’excellent blog de Pierre Serisier (ma référence pour les séries), j’ai donc boulotté les six épisodes de la première saison de « The A Word », créée par la BBC. Un véritable petit bijou scénaristique, joué à la perfection par des acteurs d’une rare subtilité. Dès les premières images, on est avec Joe, petit bonhomme de cinq ans, le casque audio vissé sur les oreilles, qui marche en chantant d’un pas décidé sur une route déserte de Lake District, dans le comté de Cumbria, en Angleterre. Lorsque la camionnette bleue conduite par les ouvriers polonais de la brasserie familiale s’arrête face à lui, le petit Joe monte sans broncher, tout en continuant de chanter à tue tête les meilleurs hits de pop anglaise. En lire plus »

Au théâtre hier soir…

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Depuis une bonne semaine, Rose est malade. Angine monumentale, qui résiste aux antibiotiques (ne me dites pas que c’est viral, c’est fort possible mais on n’en saura jamais rien, figurez-vous que la sécu est à cours de tests pour le vérifier, du coup, dans le doute, antibios pour tout le monde) (la rupture de stocks qui va coûter bonbon…). Fièvre au plafond, ganglion, gorge en feu et nez plus bouché que le tunnel de Fourvière un 15 août. La routine, j’ai des enfants totalement perméables aux miasmes. Mais pas de bol, pile la semaine de son spectacle de théâtre, cours qu’elle a suivi assidument toute l’année, pleurant même les rares fois où je ne pouvais pas l’emmener (comment font les parents dont les gamins font trois activités par semaine, MYSTÈRE). Alors on a utilisé la bonne vieille méthode du suppo de doliprane juste avant les répètes et de l’advil en renfort avant la représentation. Parce qu’il était inenvisageable de rater ça (par contre sécher l’école n’a pas semblé poser un énorme problème). En lire plus »

Des nouvelles de Jiji

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Je sens que Jiji vous manque. Si si. (SI). Et bien sachez qu’il se porte comme un charme. Je crois qu’à force il a fini par lâcher l’affaire du sous-sol et a peut-être enfin compris que les graviers de la cave n’étaient pas là pour qu’il s’en serve de litière géante. En revanche, il existe peut-être des chats de jardin qui se soulagent toujours au même endroit, si possible loin des chaises longues par exemple. ça n’est pas le cas de Jiji qui chie absolument partout. Sachant que le jardin fait à peine 300 m2 ça vous donne une idée de nos occupations du samedi (quand je dis « nos », je m’entends). En lire plus »

J’aime #105

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Ce week-end, j’ai assisté au mariage d’une de mes plus vieilles amies – « vieille » au sens qu’on se connait depuis des années, hein, elle a bien évidemment 29 ans elle aussi puisqu’on s’est rencontrées au lycée.

Elle et moi, on s’est toujours suivies de près, à Grenoble, à Paris, à l’école de journalisme. Elle toujours un peu devant. Lorsque je me suis mariée, c’est dans sa voiture que je suis allée à la mairie. Et samedi, c’était à son tour. Elle a dit ce oui massif, joyeux et solaire, à son bel amoureux. Et il y avait tant d’évidence dans cette union, tant de légèreté, que bien sûr j’en ai un peu pleuré. Si cette amie incarne bien une certitude, c’est que la vie n’est pas linéaire et qu’elle a plus d’imagination que nous (mon mantra à moi)… Il est parfois bon de s’en rappeler, d’autant plus une coupe de champagne à la main, non ?

Voilà, à part ça, j’aime… En lire plus »

Col officier

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L’autre jour, on s’est retrouvées avec Violette, dans notre spot préféré pour shooter des photos de mannequinat. La cour carrée du Louvre. On y était à l’heure du déjeuner et du coup c’était moins tranquille que d’habitude mais il y a dans cet endroit une lumière complètement folle, même lorsqu’il fait moche (ce qui est le cas depuis environ douze ans à Paris, REMBOURSEZ LE PRINTEMPS). Je pense que c’est la pierre, comme si elle avait absorbé les particules de soleil au fil des siècles. Ce petit interlude « histoire de l’art » passé, je ne devais à l’origine que prendre les photos, je suis définitivement plus à l’aise derrière l’objectif que devant, mais Violette m’a promis dé mé soublimer. Et ma foi, sublime, non, mais j’aime bien ces clichés, ils me donnent l’occasion de vanter ce petit blouson qui vient de chez Sezane et qui me réconcilie avec les vestes en jean qui ne me flattent pas le croupion. Celle-ci est un peu plus longue et le col officier lui donne une allure de teddy (j’ai fait un MBA en stylisme). Surtout, je tiens de ma mère le fait de ne pas supporter ce qui m’emprisonne le cou et là je suis servie, quoi. En lire plus »

Les sept piliers de l’échec

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Il y a quelque temps, j’ai connu un revers professionnel. Je ne vais pas développer sur le fond, pour des raisons de confidentialité, mais je me suis dit que je parlais souvent ici de ce qui marchait, moins de ce qui parfois ne fonctionnait pas. C’est même un sujet que j’ai abordé avec mon quelqu’un, cette application que j’ai à ne pas montrer mes failles (pleurer devant un tiers est pour moi de l’ordre de l’impossible, il n’y a qu’avec mon mari que je me laisse parfois aller) (ceci n’inclue pas mes chouineries devant n’importe quelle comédie romantique, je parle là de la chiale où l’on mouche, renifle, sanglote, grimace etc). Du coup, quand ça va pas, je me terre dans un coin et je suis aux abonnés absents. Je ne sais pas particulièrement d’où ça vient, mais c’est ainsi, je suis de celles qui ont à coeur de ne pas montrer leurs bleus à l’âme. Par fierté sûrement, par peur aussi sans doute qu’à entrouvrir la porte, les vannes cèdent.

Mais donc, là, j’ai chu. Et ça m’a fait mal. Et après avoir essayé de lutter contre le chagrin, je me suis dit que ça suffisait. Que peut-être parfois il fallait accepter que ça te laboure le ventre. Et curieusement, ça m’a aidée. Enfin, disons que ça m’a permis de traverser plus rapidement la turbulence. Je ne sais pas si ça peut aider, mais voilà les différentes phases par lesquelles je suis passée… En lire plus »

Pot-pourri

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Alors déjà je voulais dire merci à toutes les chouettes personnes qui se sont manifestées hier sur Snapchat. Géraldine le disait et je le confirme, c’est un réseau qui se distingue aussi par sa facilité à créer une autre sorte de lien. Je ne sais pas si c’est parce que c’est très éphémère, mais le contact se fait d’une manière assez naturelle et il m’est plus aisé de répondre que par mail. Bref, c’était chouette, ça a bien égayé mon lundi (mes semis de radis me causent énormément de souci).

Par ailleurs… Et bien par ailleurs, pas grand chose à vrai dire, ou plein, mais rien que je ne puisse vraiment exploiter ici. Mais bizarrement, alors que je n’ai donc pas grand chose à vous raconter, l’idée de ne rien poster me chiffonne (la peur du vide sans doute). Alors on va dire que ce billet, encore plus qu’un autre, n’existera que pour lui même, comme une sorte de pot pourri de pensées inutiles. Voici, en vrac, ce qui a traversé mon esprit ces derniers jours… En lire plus »