Au frais

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Or donc. Les bains dérivatifs. Comme je l’ai récemment évoqué, je viens d’être initiée aux bains dérivatifs par B. Totalement sous influence, je l’ai suivie au salon du Zen la semaine dernière, pour une immersion dans un univers qui m’était jusqu’alors totalement étranger. Il faut savoir qu’à la base, je suis plus allopathie qu’homéopathie, ibuprofène qu’acuponcture, cortisone qu’ostéopathie. C’est probablement ce qui nous différencie le plus toutes les deux: B. n’a pas du ingérer un médicament depuis 1998, alors que je croque de l’advil comme si c’était des bonbons. Mais quand elle m’a parlé des poches glacées censées rafraichir la chatoune et par là même non seulement dézinguer la cellulite mais tout simplement régénérer l’organisme, j’avoue, j’ai été intriguée. C’est à dire que dans l’absolu, s’asseoir sur une couche gelée, c’est moins fatiguant que les cinq rites tibétains ou une demi-heure de cardio.

Bon, que les choses soient claires, je n’ai pas succombé aux charmes du salon du zen. L’odeur, d’abord, de pisse mémé à tous les étages, m’a clairement rebutée. J’ai bien failli acheter un ou deux cristaux ré-énergisants ou m’asseoir au milieu d’un arbre de vie. J’ai loupé de pas grand chose la séance de yoga des yeux et j’étais à ça de dépenser une fortune pour de l’argent colloïdal, un oligo-élément connu pour ses vertus antimicrobiennes. Mais finalement, j’ai préféré, donc, dépenser tout mon argent dans des poches réfrigérantes. Je me suis dit qu’on ne pouvait pas être partout à la fois et que par conséquent le bol d’air Jacquier pouvait attendre.

Donc j’ai acheté mes poches. Et même sous la torture je n’avouerai pas au churros combien ça m’a coûté. Ou alors je le lui dirai quand il demandera à cette créature aux jambes interminables et au teint de rose qui elle est et ce qu’elle a fait de sa femme. En attendant, voici en gros comment s’est passée ma première matinée avec la nouille au frais… En lire plus »

You make me smile…

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Alors… Comment décrire les flux contradictoires d’émotions qui m’ont traversée depuis hier… On s’était pourtant juré avec les auteurs de ne pas regarder la télé, on les connait par coeur ces épisodes et on le savait, qu’on allait forcément douter le jour J, se dire que finalement, non non non, ce n’était pas si drôle, pas si génial, qu’on s’était trompés de métier.

Mais bien sûr, qu’est-ce qu’on a fait ?

On s’est postés chacun chez soi devant la télé. Et l’ordinateur. Et Twitter. (Le MAL). Pourtant, honnêtement, 99% des retours sur les réseaux sociaux étaient positifs. Mais à la moindre critique, on compulsait les sites de reconversion professionnelle. Pour finalement re-paufiner notre discours pour les Oscars après un message enthousiaste sur facebook. Tout ce petit cinéma nous a probablement coûté notre canal carpien (une centaine de textos au bas mot) et bouffé toutes nos réserves de magnésium. Mon tensiomètre qui n’avait pas servi depuis des semaines n’a plus de piles et je ne suis pas certaine de ne finalement pas avoir un gros problème cardiaque à l’heure où j’écris ce billet. En lire plus »

Pour quelques carrés de chocolat

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C’est ma Violette qui l’a montrée hier dans son inénarrable JJG. Manifestement la vidéo fait le buzz depuis des jours, elle m’avait totalement échappé. Depuis je l’ai regardée quatre fois, avec mon fils, ma fille, mon mari, etc. J’ai toujours été passionnée par les témoignages des survivants. Peut-être parce que mes deux grands-pères ont été faits prisonniers en Allemagne dans des Stalags et qu’un frère de mon grand-père maternel a quant à lui été déporté comme résistant. « Son nom est inscrit sur le mur de la grande poste de Lyon », m’ont toujours dit avec une certaine fierté mes grands-parents. Toutes les familles ont leur mythologie, la mienne a celle-ci, d’autant plus que ce grand-oncle n’est jamais revenu mais n’a jamais non plus été officiellement retrouvé dans le charnier de Dachau. Bien des années après la guerre, son épouse, qui avait alors refait sa vie, a entendu sonner à sa porte. C’était un vendeur à domicile, d’aspirateurs ou d’encyclopédies (l’histoire a été racontée tant de fois que je ne sais pas trop ce qui relève de ma propre imagination ou de la réalité). Ma grand-tante l’a éconduit mais lorsqu’elle a refermé sa porte, elle a été saisie d’un doute. Elle n’a jamais pu savoir si cette intuition terrible était fondée parce que l’homme était déjà loin, mais je crois que jusqu’à la fin elle s’est demandé si ce jour là ça n’était pas son époux disparu qui avait sonné chez elle. En lire plus »

Up and down #34

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Alors déjà, merci pour hier, c’était doux de lire vos encouragements et félicitations. Ce que je n’ai pas précisé dans mon billet, mais que je vous ai peut-être raconté, allez savoir, à force il m’arrive de radoter, c’est que cette aventure a bien failli ne jamais avoir lieu et que le blog, one more time, est à l’origine de tout. C’est en effet par l’intermédiaire de ce dernier que j’ai rencontré il y a longtemps maintenant, L., productrice de son état, avec qui j’ai bossé sur un projet qui hélas, jusque là, ne s’est pas concrétisé. Ce qui en soi n’est pas si grave, puisque nous sommes devenues amies et franchement, c’est bien plus important. Et puis un jour, L. rencontre B., scénariste, donc, qui lui demande à la fin de leur conversation si c’est bien d’elle que je parle de temps en temps sur mon blog. Et de lui dire : « c’est con, on l’a contactée pour qu’elle bosse sur un programme court, mais elle n’a jamais répondu ».

Autant vous dire que L. m’a appelée dès B. partie. Bien sûr, je n’avais jamais reçu ce message. Je veux dire, je peux être un peu neuneu parfois et mettre des semaines à répondre à mes mails – voire jamais et je m’en excuse platement, je suis une handicapée des mails comme de bien autre chose – mais une proposition pareille aurait forcément attiré mon attention. J’ai donc appelé séance tenance B et vous connaissez la suite. J’aime bien cette histoire parce qu’elle me semble contenir plusieurs messages de l’univers. Le premier, c’est que rien n’arrive par hasard, puisque de hasard il n’y a pas, c’est bien connu qu’il n’y a que des rendez-vous. Le second, c’est que ce qui doit se faire finit peut-être forcément par se faire. Le troisième – et sans doute le plus important – c’est que ça ne peut pas faire de mal de regarder ses spams de temps à autre.

Voilà, j’ai la chance d’avoir rencontré mes deux fées d’écriture scénaristique grâce à ce bon vieux rade virtuel et j’ai l’impression que tout fait sens du coup. Alors merci à vous aussi de continuer à venir squatter mon café avec autant de bienveillance.

A part ça, un up and down parce que ça faisait longtemps. En lire plus »

Le chemin qui mène à soi…

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Promis, un jour, je vais cesser de vous parler de ça. Mais je dois avouer que je suis un peu monomaniaque en ce moment, j’imagine que ça passera une fois les épisodes diffusés. Ou pas. Peut-être qu’à 90 ans, je saoulerai encore mes petits enfants avec ces 26 minutes, point d’orgue de ma carrière. Si ça se trouve, j’aurai encore un blog, sur lequel je continuerai à raconter combien ce vendredi 25 septembre, j’ai eu cette sensation rare et précieuse d’être à ma place. En lire plus »

Choqué

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Hier soir je suis allée à la réunion de rentrée de mes grands au lycée. L’occasion de renouer avec mon don naturel d’ubiquité. Après quatre années où mes twins ont été dans la même classe, pour des raisons indépendantes de ma volonté (mais si les psys condamnent tout à fait cette promiscuité, honnêtement c’était hyper pratique), ils sont à nouveau chacun dans leur propre classe.

Je ne vous dis pas le choix cornélien quand je suis arrivée. Commencer par la salle 318 où se tenait la rencontre avec la prof principale de la chérie ou la 316 du machin ? J’ai opté pour la première solution, mon fils m’ayant dit juste avant que je parte: « ne te culpabilise pas si tu ne vas pas dans la mienne, j’en ai rien à foutre ». Ce qui aurait sans doute du me pousser justement à me tanker dans SA classe, notez.

Mais ma fille semble avoir hérité d’un prof de maths aux abonnés absents depuis quasiment la rentrée, je voulais poser la question du comment on fait, alors. (on ne s’étendra pas mais en gros, on fait pas, ou alors, si, avec acadomia ou consort). A la moitié de la réunion, je me suis glissée discrètement (en faisant tomber une chaise) dans l’autre salle. Où je me suis vue expliquer – pas que moi, hein, mais compte tenu de l’extrême détente de mon fils depuis le 1er septembre, j’en ai pris bonne note – que les enfants prétendant ne pas avoir de devoirs n’avaient tout simplement pas compris le fonctionnement du lycée. Qu’ils étaient censés bûcher deux heures par jour en plus des cours, cours à relire tous les soirs pour le lendemain, à MINIMA. En lire plus »

Le portnawak du jeudi

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« Sur quoi tu bosses en ce moment ? », m’a demandé hier mon fils qui rentrait de l’école, après que j’ai terminé mon interview téléphonique. « Des trucs… », j’ai répondu. C’est con, il doit s’intéresser une fois par décennie à mon boulot et ça tombe le jour où je suis en pleine enquête sur l’éjaculation précoce. Lui et moi n’avons pas de sujets tabou, entendons nous bien. A part l’éjaculation précoce par exemple.

D’ailleurs autant vous dire que je ne croule pas sur les témoignages. Jusque là, je n’ai eu que deux courageux prêts à se mettre à table (hu hu hu). Bizarre. Si d’aventure il y a parmi vous des hommes pressés ou des femmes d’hommes tirant plus vite que leur ombre, je prends. (on se comprend).

Voilà, à part ça… En lire plus »

Rêve ta vie en couleurs…

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Je n’étais jamais allée sur le toit du Printemps. Je me souviens que lors de mes premières années à Paris, j’avais pour coutume de prendre un café sur celui de feu La Samaritaine. Il offrait un panorama à 360° sur la ville et une vue imprenable sur la Seine. Mais le grand magasin a fermé, et depuis, mise à part la Tour Eiffel ou Beaubourg, j’étais un peu en manque de promontoire. Et puis hier, sur un coup de tête, nous sommes allées avec B. déjeuner sur ce rooftop. A notre grande déception, la terrasse était en travaux et nous avons du nous contenter de boulotter notre steack frites dans la petite cantine vitrée. Puis nous avons squatté un banc au soleil et devisé en essayant par moments de nommer tous les bâtiments qui s’offraient à nous. La Madeleine par ci, l’Opéra presque à portée de main, Montmartre au loin, l’Arc de Triomphe en ligne de mire et bien sûr, la dame de fer. Je crois que c’est définitivement la plus belle vue de Paris. On pourrait presque toucher les coupoles du Printemps, qui hier brillaient sous un soleil automnal. Je ne sais pas trop pourquoi mais c’est la chanson de Peter Pan, probablement mon Disney préféré, qui m’est venue. « Tu t’envoles, tu t’envoles… ». Bien sûr ce n’était pas Londres, bien sûr il faisait jour, mais l’espace de quelques instants, j’étais cette petite fille en chemise de nuit, survolant la ville. En lire plus »

J’aime #86

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Depuis trois jours, on se faisait régulièrement la réflexion que ça sentait la merde dans le salon. Mais on avait beau inspecter nos semelles, vérifier notre haleine (ON SAIT JAMAIS) et regarder derrière le canapé, rien. On a même accusé le bouquet un peu fané, parfois les vieilles fleurs, ça sent pas la rose. On a fini par se dire que ça devait être la litière, pourtant dans la cuisine. Mais on avait quand même un doute. Et puis avant-hier, j’ai voulu allumer un lampadaire et pour ce faire je me suis penchée au dessus du ficus.

Aka la sanisette de Jiji, donc.

L’occasion de constater que les uns comme les autres, on a un sérieux problème d’odorat. Parce qu’une dizaine de cacas atomiques, ça aurait du nous faire défaillir, mais non, on a juste changé l’eau des fleurs. Je ne sais pas à partir de quelle quantité d’excréments on aurait vraiment commencé à sérieusement chercher d’où venait ce doux fumet.

Bref, oubliez tout ce que j’ai pu dire comme niaiseries sur cet animal, la vérité c’est qu’il est complètement demeuré. Ou alors c’est nous. D’après mon amie V., les chats ne salissent pas l’endroit où ils mangent. Or la litière de Jiji jouxte sa gamelle. Du coup, toujours sur les conseils de V, on a mis la gamelle à côté du ficus. Hyper raccord avec la déco. Force est de reconnaitre que depuis, plus un caca.

« Après, t’as toujours la bonne vieille méthode des cure-dents dans le pot » m’a glissé Z., plus adepte de la méthode forte que des thérapies cognitivo-comportementales.

Je n’exclus pas totalement de ne pas y avoir recours en cas de récidive.

A part ça, j’aime… En lire plus »