Mon Roi…

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Alors j’ai vu Mon Roi. J’y allais avec des à-priori parce que – ne tapez pas – je n’ai pas adoré Polisse. Mais franchement, même si j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs – essentiellement dans les scènes se passant dans le centre de rééducation – je me suis laissée emporter par cette histoire d’un amour destructeur. J’ai aimé ce personnage de femme embrasée, qui se brûle au soleil d’un homme flamboyant mais toxique. J’ai trouvé qu’Emmanuelle Bercot jouait à la perfection. Elle est d’une beauté brute, sans artifices et Vincent Cassel est lui aussi touché par la grâce. Animal, magnétique, hypnotisant et agaçant, il est exceptionnel. Et puis Louis Garrel, que je voyais pour la première fois dans le registre de la comédie et qui devrait continuer tant il est fin (et torride). J’ai beaucoup aimé d’ailleurs cette idée de narrateur silencieux, de ce regard du frère qui déconstruit l’histoire et joue les pythies bienveillantes. En lire plus »

J’ai mangé tout mon granola…

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Alors la gagnante du concours est le commentaire 366, Libellule. Merci à vous Libellule de m’envoyer par mail vos coordonnées ! Merci aussi à tou(te)s pour votre participation, je suis désolée pour les 600 et quelques déçu(e)s, c’est le souci des concours, forcément, le ratio de satisfaits est en général négatif. Mais je vous rappelle au cas où que le code BYCARO15 vous donne droit à 15% de réduction jusqu’au 5 novembre sur tout le site Tiny-Om.

Voilà, à part ça je me bats à nouveau avec une otite et je ne vous cache pas que ça m’attaque un peu le moral et l’inspiration. Je vais par conséquent me contenter de vous livrer ma recette de granola maison, parce que depuis que j’ai découvert que c’était si facile, je produis du granola au kilo. On s’occupe comme on peut. Je me suis inspirée de plusieurs recettes et j’avoue que j’y vais un peu au pif, ma première version était assez monacale, trop de flocons d’avoine, pas assez de sucre et de gras j’imagine, donc hier j’ai un peu plus forcé sur le sirop d’agave et l’huile de noisette. Et devinez quoi ? C’était dix fois meilleur. FORCEMENT. Comment voulez-vous qu’on s’en sorte, hein ?

Allez.

Donc.

Pour un granola qui me dure au moins dix jours. En lire plus »

The love ring (concours inside)

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Ce n’est pas la première fois – et j’espère pas la dernière – que je vous parle de Tiny-Om. Je crois que cette marque de joaillerie est devenue l’une de mes préférées. Si ce n’est MA préférée. D’abord parce qu’elle se distingue de tout un tas d’autres qui changent de style au gré des modes. Ensuite parce qu’avec Virginie, même si nous ne nous sommes jamais vues en vrai, le contact est immédiatement passé. Enfin surtout parce que je ne quitte absolument jamais ma bague et mon collier. Ma fille ainée, à qui j’ai également offert une bague pour son anniversaire est elle aussi devenue addict et je crois que j’aime ça aussi, l’idée d’être liée à elle par un chakra, puisque je vous le rappelle, tous les bijoux Tiny-Om sont inspirés des chakras. Il y a quelque temps, pour un examen médical j’avais du ôter mon collier et j’ai mis quelques jours à le retrouver. Tous les soirs en me couchant, j’avais ce réflexe de le toucher et ne pas le trouver le rappelait à quel point j’aime l’avoir autour de mon cou. Quant à ma bague, j’ai remarqué récemment que chez mon quelqu’un, quand les mots me manquent ou que je suis troublée, c’est elle que je tourne, comme une sorte de talisman. En même temps, le chakra qu’elle représente est celui de la spiritualité, ceci explique peut-être cela.

Si je consacre à nouveau un billet à ces petites merveilles, c’est parce qu’une fois encore Virginie m’a proposé de mettre en jeu l’une de ses créations. Il s’agit de la « love ring », disponible en or rose ou blanc. C’est vraiment un très beau cadeau, croyez-moi, en trois ans et alors que je me baigne avec, que je ne les enlève jamais, ni ma propre bague ni mon collier n’ont bougé d’un iota. En lire plus »

Sur le fil

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La semaine dernière, mon fils est parti pour un camp d’éclaireurs – en gros les scouts mais sans les bondieuseries – dans le sud de la France. Cette fois-ci, comme il s’agissait d’un séjour consacré uniquement aux « ainés » (= 400 ados de 15 ans et plus en mode retour à la nature avec à la louche 4 adultes censés surveiller la circulation des joints) (c’est mon interprétation un poil alarmiste, bien sûr, mon fils hurlerait à la diffamation s’il me lisait) nous avions gentiment insisté avec son père pour avoir des nouvelles (« c’est simple, pas de texto pour nous dire que tu es bien arrivé, plus jamais d’éclaireurs ») (les deux mamelles de la parentalité sont le chantage et… le chantage). Curieusement il a obtempéré (ah, le sentiment de satisfaction qui étreint la mère quand elle trouve enfin le moyen de rétorsion qui fonctionne).

En revanche, pour nous prévenir de l’heure du retour qui avait lieu vendredi devant le Château de Vincennes – difficile de faire plus loin de notre nouveau chez nous – ce fut plus compliqué. Sur les coups de 20h, alors que nous étions au restaurant avec des amis, il a consenti à nous envoyer un long message plein de tendresse: « 23h30 si tvb ». En lire plus »

Questionnaire de Woolf (emprunté à Causette)

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Je vais faire quelque chose de très très 2007 aujourd’hui. Je vais m’auto-interviewer en prenant le prétexte d’un questionnaire trouvé dans le magazine Causette paru cet été (je ne lis pas souvent Causette, je l’avoue, je devrais mais souvent ça me tombe des mains, comme toute la presse magazine en ce moment d’ailleurs et croyez moi que ça m’interpelle moi qui suis journaliste. Mais je suis évidemment admirative de ce que tente d’accomplir Causette). C’est Fanny Ardant qui se collait aux réponses et j’avais bien aimé. En réalité je dois le confesser, j’adore les questionnaires de Proust et tout ce qui s’en rapproche, j’adore lire les réponses des personnes qui s’y prêtent et comme je suis évidemment très auto-centrée, je suis toujours très flattée d’être interviewée. Même par moi même.

Et puis Woolf, quoi (dit la fille qui n’a jamais rien lu de Virginia Woolf). En lire plus »

Tartinée

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Hier, alors que je regardais par le plus grand des hasards le Grand Journal – je fais partie de ceux qui aimaient Maitena Biraben avant qu’elle ne parle du discours « de vérité » du Front National – j’ai entendu Vincent Dedienne, un humoriste que j’aime bien, citer Baudelaire pour justifier le fait que son spectacle était largement autobiographique: « le premier venu, pourvu qu’il sache amuser, a le droit de parler de lui ».

J’aime bien.

Je n’ai pas la prétention de toujours parvenir à amuser – d’autant moins qu’à l’heure où j’écris ces mots, je suis censée avoir écrit au mois quatre ou cinq sketchs pour Parents mode d’emploi et que… hum (zéro) – mais bon, je m’en rappellerai les jours où j’aurai des scrupules à raconter ma vie ici.

Voilà, à part ça, et bien pas grand chose, nous sommes sans enfants, j’ai mal à l’oreille – je ne veux pas dramatiser mais je crois qu’en fait je suis condamnée à enchainer les otites ad vitam – et j’éprouve une difficulté certaine à ne pas me croire moi même en vacances. C’est l’un des gros problèmes je crois de la vie d’une mère free lance. Elle s’invente parfois qu’elle est calquée sur le rythme de ses enfants. Et du coup, toutes les sept semaines environ, bam, c’est le drame. En lire plus »

Five little things

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Déjà, merci pour vos rires hier et aussi vos conseils et liens vers des articles super intéressants. Je sais désormais ce qu’est une VMA et, plus important encore, qu’il ne faut pas dépasser les 60% de ladite VMA si on veut brûler du gras et pas du sucre. Seul problème: compte-tenu de ma VMA (en gros la vitesse moyenne) si je cours à 60 % de cette dernière, à mon avis c’est même pas du surplace que je vais faire. Je vais RECULER. Si ça se trouve, sur mon canapé, là tout de suite, je BRULE DU GRAS.

Je retiens aussi qu’à priori on ne maigrit pas en faisant du sport. Bon à mon avis, ça dépend d’où on part, aussi. C’est toujours pareil, j’imagine, un corps déjà relativement svelte ne va en effet pas fondre en s’activant. Mais quand on a quelques kilos en trop (hum), bouger tout en conservant la même alimentation fera forcément fondre quelques capitons. SI. A minima ça tonifie. SI. (je vous en supplie, ne me dites pas que non, même pas, parce que même si on est d’accord que l’objectif premier c’est de se sentir bien, j’ai quand même besoin de m’imaginer que ce qui se passe à l’intérieur va se voir à l’extérieur (et je ne parle pas ici de l’amélioration du transit intestinal) (je suis traumatisée par le commentaire n°38 déposé sous le billet précédent).

Allez, cinq petites choses, donc… En lire plus »

Running, saison 12 épisode 1

 

joggJe l’évoquais ici modestement – vous me connaissez je déteste me mettre en avant – j’ai repris la course. (j’ai couru trois fois en deux semaines, je crois qu’on peut parler d’une habitude). Je ne veux préjuger de rien mais il n’est pas impossible que je devienne accro. Ni que je sois super gaulée d’ici peu.

Certes, j’y vais piano. Mais après avoir réitéré samedi en changeant mon itinéraire (à savoir en ne me contentant pas de tourner comme un hamster dans un parc de douze mètres carrés) j’ai eu la confirmation qu’en réalité je ne courrais pas SI lentement et qu’à priori l’appli Runtastic pédale dans la semoule si les distances parcourues le sont dans un périmètre limité. Il n’empêche que ça n’est pas si simple le running. On a coutume de vous expliquer que c’est un sport facile, qui ne nécessite aucun équipement particulier, gratuit et à la portée de tous. MAIS BIEN SUR. C’est sans compter les vingt mille dilemmes qui très vite s’emparent de la coureuse qui dès l’aube part à petites foulées chercher son nouveau cul (ah parce que oui, au risque de perdre un peu de mon aura, la perspective de laisser sur le bas côté un peu de mes vilaines graisses blanches et cotonneuses (pour comprendre, c’est ici) entre un peu en compte dans ma récente nouvelle addiction) (ça et bien sûr l’amour du sport).

Bref, voici à peu près comment ça s’est passé AVANT… En lire plus »

L’hiver arrive

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Vous trouvez vous aussi que le froid a une odeur ? J’aime bien. J’aime bien l’odeur de la terre froide, celle de l’air qui pique un peu les poumons quand on prend sa première respiration dehors. Je sais pertinemment que dans trois jours je vais pleurer que je n’en peux plus de cette saison de merde et de la nuit qui tombe à midi. Mais hier, alors que je m’en allais chercher des pizzas (on a déjà fait le japonais la veille et je suis déjà arrivée au bout de l’offre de bouffe à emporter dans ma petite bourgade, ON EST MAL), j’ai senti ce petit parfum d’avant-noël. Et je me suis dit qu’on ne perdait jamais l’enfant qui est en nous, parce que malgré moi, j’étais un peu émue à l’idée de ces premières fêtes dans notre nouveau chez-nous, un chez-nous qui ressemble plus à celui de mon enfance que les appartements dans lesquels nous avons habité depuis si longtemps.

Il faut dire qu’en plus Rose est déjà en pleines répètes du spectacle de Noël du centre de loisirs et chante en boucle « Enfants de Palestine, ou enfants d’Israël… » Et je pleure A CHAQUE FOIS. En lire plus »

Up and Down d’octobre

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Comme je le disais hier sur Facebook…

Tu crois que tu as enfin trouvé ton équilibre, que tu sais exactement doser l’énergie que tu consacres à ta famille et celle que tu mets dans ton travail. Tu es persuadée que ça y’est, tu les vis tes plus belles années, que la thérapie fonctionne et que tu es devenue cette femme zen et épanouie, qui pratique la pleine conscience les doigts dans le nez, qui n’élève plus jamais la voix et qui surtout croit en un avenir radieux. Certains matins, même, en dépit de tout, tu te trouves jolie, voire… bonne*

Et puis ton lave-vaisselle te lâche.

Bref, pardonnez-moi mais du coup ça me rend chafouin cette histoire (et accessoirement ça va me faire grossir parce que ma solution à cette avarie est toute trouvée: pizzas, japonais, chinois et mac do).

Du coup je vous colle un up and down rapide (j’ai de la vaisselle à terminer) (oui, essentiellement des verres mais quand même).

*(oui bon ça c’est pour les besoins narratifs)

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