Tarte à la crème

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Après ma période cakes, je travers actuellement une phase tartes assez intense. Si j’ai un peu foiré celle aux myrtilles ci dessus – la crème pâtissière était trop liquide et au moment de la couper, les myrtilles se sont affalées, il a fallu partir à la pêche pour reconstituer des parts qui ressemblaient à quelque chose – celle aux pommes était, sans me vanter, une tuerie. Je crois que c’est un genre de tarte normande, j’ai trouvé la recette sur Marmiton il me semble, mais en gros, pâte brisée, trois pommes et un appareil à base de 20cl de crème, deux oeufs et 50g de sucre. En lire plus »

Frites pour tous !

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Récemment on m’a dit que c’était dommage, je ne m’exprimais plus trop sur la politique. C’est vrai. Vous pensez peut-être que c’est parce que j’ai peur des trolls. J’aimerais vous répondre que non, qu’ils m’en touchent une sans faire bouger l’autre (RIP Jacquot) (enfin, pas encore RIP, poke Boutin). Ce serait sans compter l’une de mes principales qualités: la couardise. Au risque de vous surprendre, je n’aime pas trop en effet me faire agresser.

Mais si j’y réfléchis bien, ça n’est pas vraiment pour cela que je ne m’exprime plus beaucoup politiquement. C’est plutôt parce que je ne sais plus trop qu’en dire. Je suis même effondrée en vérité. Pas tellement d’ailleurs par notre gouvernement actuel, même si je me passerais bien de Valls et de ses envolées républicaines sur le burkini (le mec qui a le mieux résumé le problème pour moi du Burkini est un humoriste, qui a dit, en substance: « A cause de ceux qui sont contre, je me suis retrouvée obligée d’être pour ») En lire plus »

Five little things #16

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Alors déjà, merci pour vos commentaires hier. Je le dis à chaque fois mais rien ne me fait plus plaisir que de savoir que je peux vous faire rire. Ces billets « minute par minute », j’en écris peu parce que la vérité c’est qu’alors que c’est quand même souvent un tissu d’exagérations un peu barrées, ça me prend un temps fou à écrire. Alors vos réactions, forcément, ça me touche. Voilà, à part ça, five little things… En lire plus »

« On est pas à cinq minutes près »

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Samedi, Rose a fêté son anniversaire avec ses copines. Moi qui craignais que ce soit une malédiction, cette naissance estivale est plutôt pour elle du pain béni, en gros elle fête son anniversaire pendant trois mois. D’habitude, je fixe un nombre maximum d’invités, 6 étant selon moi la limite à ne pas dépasser. Et puis cette année, je ne sais pas bien ce qui m’a pris (un AVC ?) j’ai dit, vas-y, fait péter les invitations, on s’en fout.

J’aimerais pouvoir vous dire que bien m’en a pris et que quand y’en a pour six, y’en a pour dix.

Mais ce serait mentir, dix, en fait, c’est au moins quatre de trop.

Je vous raconte ? En lire plus »

« ça serait pas la vie, sinon »

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Hello hello. Alors déjà, merci pour vos commentaires hier, j’aime bien quand ça discute et ici ça ne discute jamais à moitié. Je voulais préciser néanmoins que mon objectif n’était pas de clouer au pilori une blogueuse en particulier, je me suis d’ailleurs bien gardé de citer qui que ce soit. Certes cette phrase était tirée d’un blog que beaucoup ont identifié mais j’aurais pu la trouver dans dix autres ou dans n’importe quel magazine féminin. Ensuite, je ne m’absous pas moi même de participer à ce mouvement. Je sais bien que du moment où l’on s’exprime quotidiennement, où l’on raconte sa vie en en montrant pas mal de facettes (si possible les plus clinquantes) on ajoute sa pierre à l’édifice du fameux culte du « lifestyle ». Ceci étant dit, je crois n’avoir jamais essayé de vous faire penser que j’avais la science infuse ou que je pouvais avoir des leçons de vie et/ou d’élégance (mouhahahah) à vous donner. Si c’est le cas parfois, n’hésitez pas à me remettre à ma place. J’ai l’impression de ne pas trop cacher les aspects les moins reluisants de ma personnalité, mes névroses, mes lâcheté et mes manquements. Quitte parfois à vous livrer des informations que vous n’auriez pas forcément demandées spontanément (sous-bois dans les oreilles, cul cassé, orteils qui bourgeonnent, on en rajoute ?) En lire plus »

Le style, c’est dépassé

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Hier je lisais un article sur un blog bien connu, qui annonçait une nouvelle série de billets consacrés à des gens inspirants. En soi, pourquoi pas, après tout. Mais il y a eu cette phrase, qui m’a un poil figée, décrivant le « style » (le fameux) et expliquant que le style, donc, c’est pas qu’une façon de s’habiller mais aussi « une démarche, une façon de manger, les gens qui vous entourent, les choix de vie que l’on fait ». Et pourquoi pas, pendant qu’on y est, une façon de chier ? Je veux dire, à quel moment on en est venu à ça, à passer à la loupe la façon dont vivent ces pseudo-modèles, à s’esbaudir pour un bol de céréales bien présenté, à considérer qu’avoir du style c’est non seulement être bien sapé mais aussi marcher d’une certaine manière, avoir des amis bien évidemment eux aussi « inspirants », savoir faire une valise parfaite qui ne contiendra que l’essentiel et dans laquelle chaque élément sera dument roulé selon la méthode validée par Marie Konkon ? A quel moment être intelligent, gentil, drôle, ça s’est mis à ne plus suffire ? A quel moment le style c’est devenu, « aussi », « la façon dont on mange » ? En lire plus »

Joue la comme Pivot (et moi et moi et moi)

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Je suis retombée hier par hasard sur le questionnaire de Pivot, celui qu’il soumettait à ses invités d’Apostrophe (et soudain un mythe s’effondre, cette femme a en réalité 75 ans). Pas du tout ! Je n’étais qu’une enfant (un foetus en réalité) lorsque l’émission préférée de mes parents passait sur Antenne 2 (il parait que France 2 s’appelait ainsi à l’époque mais je ne m’en souviens pas), mais j’adorais ce moment là (j’étais précoce). Plus sérieusement, j’adorais et je crois pouvoir avouer que je m’imaginais un jour sur l’un de ces fauteuils en train de répondre moi aussi à Bernard. Je crains que pour Bernard ce soit un peu mort, mais le blog a ceci de merveilleux qu’il permet à tout un chacun de s’interviewer soi même. Alors comme il s’avère en plus que je n’ai AUCUNE idée de billet aujourd’hui, je me suis dit que j’allais m’y essayer. Et si ça vous amuse, vous pouvez aussi vous lancer… En lire plus »

J’aime #111

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La semaine dernière, j’avais un rendez-vous professionnel proche de la Défense. Difficile de dire si cela débouchera sur quelque chose ou non, mais quand j’ai vu, non loin de là, la grande Arche sous laquelle (oui, sous, vraiment DESSOUS) j’ai travaillé durant huit ans comme documentalo-journaliste, j’ai mesuré le chemin parcouru depuis que je suis arrivée à Paris. Je n’aurais jamais cru alors qu’un jour je me rendrais dans une maison de production discuter de projets scénaristiques. Je crois que je ne me serais même pas autorisée à y croire, ni même à l’espérer. Sans compter qu’à l’époque, ce boulot qui consistait pour une grande part à faire des photocopies et à numériser des documents officiels de la Commission européenne m’apparaissait comme le graal. J’avais si peur, à cet âge là. Si peur de ne pas y arriver, de ne pas savoir être adulte, de ne pas trouver l’amour. Dans le RER qui me menait à la Défense, il n’était pas rare que je me tétanise, étouffée d’angoisse, convaincue de vivre mes dernières secondes d’existence. J’éclusais les médecins de garde, je me diagnostiquais des tumeurs diverses et variées. Je bossais pour bosser, avoir un travail était une fin en soi, seul rempart alors, je pense, contre une dépression latente. Lorsque je me souviens de cette jeune femme que j’étais, je la vois comme entre parenthèse, « in progress ». Je crois que j’aimerais pouvoir lui dire que ça ira, qu’il y aura des moments compliqués, mais qu’elle sera surprise et que cette audace dont elle pense être démunie existe quelque part au fond d’elle.

Je serais malgré tout obligée d’être sincère avec elle. Vingt ans plus tard, elle aurait encore parfois ce poids au creux du ventre, elle suffoquerait entre deux stations, étourdie par la force de sa peur. Elle aurait encore aussi cette crainte de ne pas y arriver et la gorge serrée avant d’entrer dans l’immeuble de cette grande avenue parisienne, non loin de la Défense.

Tout change et rien ne change, en somme. En lire plus »

Free from cigarette

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Hier à la faveur d’un post Facebook d’un copain qui annonçait avoir arrêté de fumer depuis 4 jours, j’ai réalisé que j’avais pour ma part dit adieu à la cigarette depuis deux ans et demi. Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas sûre que je puisse réellement me définir comme une ancienne fumeuse dans la mesure où je ne peux pas me passer de ma clope électronique. J’ai beau les casser régulièrement, être en panne de liquide pile quand il est impossible d’en trouver (à Kéa par exemple je suis passée pour une extraterrestre auprès des deux buralistes de l’île), pester contre ces pseudos cigarettes qui fuient une fois sur deux et bien sûr perdre un chargeur tous les trois jours, je ne me vois pas pour l’instant faire sans. Je ne mets quasiment plus de nicotine dedans, donc c’est une addiction au geste, ou plutôt au fait d’inhaler quelque chose. (d’aucuns parleraient d’avaler un truc, mais j’ai décidé de rester classe). En lire plus »

Brooklyn, un an après

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Hier j’ai déjeuné avec ma partner in crime, Violette, au Palais Royal. J’avais oublié à quel point cet endroit est magnifique, je crois que je le place dans mon top ten des lieux que je préfère à Paris. Pour l’occasion, j’ai revêtu mon costume de Marie-Vermicelle, la soeur à Nadège, vous pouvez voir ça sur le snap de Violette (@violette_sbep). C’est complètement débile et le filtre donne l’impression que j’ai pris 150 kilos pendant mes vacances (il n’en est rien évidemment) mais on a bien rigolé. Et ma foi c’est pas tous les jours qu’on rigole comme des bossues (on a une vie très difficile nous les blogueuses). En lire plus »