J’aime #142

Depuis que je suis rentrée du Maroc, je suis en boucle sur mes boutons de pivoine qui semblent bien vouloir, pour la première fois depuis notre emménagement, s’ouvrir et se transformer en fleurs merveilleuses. Et le pire c’est que je n’arrive même pas à me trouver un tantinet ridicule dans mon observation quotidienne – voire bi-quotidienne – de ce miracle de la nature. Je pense que nous pouvons tous acter une bonne fois pour toutes que je suis passé « de l’autre coté » (cet endroit sombre et mystérieux, dont il est impossible de revenir, un lieu où tu n’as plus jamais froid, où tu ne sais plus vraiment à quoi ressemble un ovale parfait, où tes enfants ne te parlent plus trop ou alors en soupirant, où tes requêtes google peuvent contenir des mots comme « sécheresse vaginale », « cou de dindon », « bienfaits du soja » ou encore « bien vivre sa ménopause »). Bref, je suis devenue cette femme qui s’extasie devant quatre pauvres boutons de pivoine. Achevez-moi. (et en plus je ne sais même pas faire le point sur le bouton en question).

A part ça, j’aime…

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Trois romans « feel-good » à lire sans modération

Vous connaissez mon goût pour ces romans « qui font du bien ». J’aime tellement ça que j’en ai même écrit un (enfin, j’espère que j’ai écrit un roman qui fait du bien, c’était en tous cas le but). J’apprécie le genre comme je savoure les comédies romantiques, comme une invitation à la rêverie, la promesse d’une histoire qui finira bien, la rencontre de personnages qui nous ressemblent mais en mieux. Ces derniers temps, chaise longue au bord de la piscine oblige, j’en ai lu deux que je vous recommande. Et j’en rajoute un, lu il y a longtemps mais dont je n’avais pas parlé il me semble. En lire plus »

Revoir Agadir…

Vous l’aurez constaté de vous même, il y a eu une interruption des programmes assez longue ici. La raison: des vacances attendues fébrilement et dont j’ai tenté de profiter au maximum, compte-tenu du tunnel dans lequel j’entre à compter d’aujourd’hui. Je travaille en effet sur la prochaine saison d’une série – pas trop possible pour l’instant d’en dire plus – et je pars pour deux épisodes, voire plus si affinités. Dit comme ça, ça n’a l’air de rien mais je sais désormais ce que cela signifie – des dizaines de versions, des casse-têtes à n’en plus finir, des personnages qui vivent le temps d’une relecture, pour échouer dans le cimetière de mon disque dur, des jours à se ronger les ongles en attendant le retour de la chaine, retour que l’on espère forcément positif mais qui ne l’est pas toujours, et qui n’est jamais vraiment définitif – jusqu’à ce que le réalisateur crie « moteur » – des discussions enfiévrées pour sauver une ligne de dialogue à laquelle on tenait mais qui n’a plus rien à faire là, des « elle ne dirait jamais ça », des « je l’imagine moins passif », des « ce n’est pas du tout lui, ça », des « il ne peut pas être là, vu que dans la scène précédente il est à 200 bornes de là », des « on remonte cette scène », des « du coup il nous manque trois séquences », etc etc etc.  En lire plus »

Va, vis et deviens…

C’est une période un peu particulière. Dans quelques jours mes grands auront 18 ans. Et dans quelques semaines, ils passeront leur bac. Et peut-être que l’un des deux, mon fils, emménagera en septembre dans une autre ville. Ou pas, cela dépendra de l’école qu’il aura choisie (ou de celle qui aura voulu de lui, pour l’instant évitons d’être présomptueux). Je devrais être pétrie d’angoisses et un peu triste, ça n’est jamais évident de laisser ses enfants s’envoler (quand bien même on sait qu’ils reviendront pour nous refiler leur linge sale). Pourtant, triste, je ne le suis pas vraiment. Inquiète pour eux, préoccupée à l’idée qu’ils ne fassent pas les bons choix, oui. Mais étrangement, également, assez sereine. Comme s’il ne faisait aucun doute qu’ils soient prêts. Prêts à se manger quelques murs, prêts à trébucher, mais aussi à se relever, à gravir quelques montagnes… sans moi. En lire plus »

Par delà la laideur

Oh là là, c’est la déconfiture cette semaine. A ma décharge, on est en dernière ligne droite d’écriture sur la série pour laquelle je bosse et cela implique des mails parfois très matinaux ou très tardifs, samedi et dimanche compris. Résultat: quand je suis en « pause » en attendant un éventuel retour sur ce que nous avons écrit, j’avoue, je lève le pied et je m’éloigne de mon ordinateur.

Il n’empêche que j’ai deux ou trois choses à vous dire (qui en douterait ?). Déjà, je vous avais parlé de mon ami Gilles Tillet et de son film « Les équilibristes », diffusé récemment sur Arte. Il se trouve qu’il a gagné un prix lors d’un festival. La récompense ? Être à l’affiche du Grand Action du 18 au 24 avril. Alors pour ceux et celles qui ne l’auraient pas vu et qui ne connaitraient pas ce super ciné, je ne saurais que trop vous inviter à vous y rendre !  En lire plus »

Here and now…

J’ai découvert cette série grâce à ma copine B. qui m’avait promis que j’allais adorer. « C’est un this is us mais plus trash, qui nous ressemble plus », m’avait-elle vendu. Et c’est ma foi un bon résumé. A savoir qu’on retrouve certaines thématiques de This is us, comme celle de l’adoption, du fait de grandir noire dans une famille blanche, des relations entre frères et soeurs, de la famille. Mais sans la dimension très « bon sentiments » de This is us, qui personnellement ne me gêne pas trop mais qui, je le sais, peut agacer certains. En lire plus »

La liste de mes envies

Lundi j’évoquais ici ma « Bucket list » (liste de mes envies pour les réfractaires aux anglicismes) (en l’occurrence la version française est pas mal, j’avoue). Et hier, en parlant avec B., je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas que des destinations un peu folles, dans ce réservoir à rêves. Je crois fermement que caresser quelques projets, même utopiques, reste la meilleure façon de ne pas sombrer dans la morosité. Je me souviens que ma psy m’avait raconté un jour cette patiente venue la voir parce qu’elle voulait arrêter de fumer (mon quelqu’un pratique l’hypnose pour le tabagisme). Une dame de 80 ans. Qui avait soudain décidé d’en finir avec la cigarette. « Pourquoi, à cet âge là ? A quoi bon ? », lui avais-je demandé. « C’est ça le plus beau », m’avait-elle répondu. « Elle a une vraie motivation. Elle veut s’offrir une croisière avec sa meilleure amie et n’a pas les moyens. Elle souhaite donc économiser l’argent des paquets de cigarettes pour cette croisière ». Un projet à long terme s’il en était, la dame en question était certes fumeuse, mais pas au rythme de dix paquets par jour non plus. Quelque part, ce n’était pas tant qu’elle arrête de fumer qui était formidable, mais qu’elle ait, à un âge avancé, un objectif aussi joyeux, une envie de vivre, qui se matérialisait par cette croisière à venir. En lire plus »

Tombé au ciel…

Je le disais sur Instagram, la disparition de Jacques Higelin m’a rendue aussi triste ou presque que celle d’Alain Bashung. Avec Louis Chedid, ces trois piliers de la chanson française ont toujours été mes préférés. J’ai eu la chance de les voir à plusieurs reprises sur scène, Higelin exclusivement en « Guest », de Brigitte Fontaine ou de son fils Arthur H. Mais étonnamment, c’est sans doute l’artiste que j’ai croisé le plus souvent par hasard, dans des trains en provenance de la Rochelle et notamment un jour de décembre 1999, alors que la tempête du siècle sévissait et que nous regagnions Paris dans un wagon bondé, mes jumeaux dans le ventre. Il y avait comme une atmosphère d’exode ou de fin du monde, la pluie tombait sans discontinuer et le vent soufflait comme je ne l’avais jamais vu souffler. Etait-ce ma grossesse, je ne sais pas, mais je me souviens avoir éprouvé une angoisse assez intense durant ce trajet dont nous n’étions pas sûrs qu’il ne s’arrête pas avant notre destination. Et puis soudain, Jacques Higelin, grand et dégingandé, a traversé la voiture, avec son air un peu à l’ouest. Je n’irai pas jusqu’à dire que ça m’avait calmée, mais je crois que si, un peu. En lire plus »

J’aime #141

Hier après-midi, j’ai dérogé à ma règle selon laquelle ça n’est pas parce que je suis free-lance que je ne travaille pas le mercredi et j’ai emmené Rose au théâtre, lequel est à, montre en main, quatre minutes à pied de chez nous. La pièce, « Mange tes ronces », était un petit bijou de poésie et d’ingéniosité. Si par hasard elle est programmée près de chez vous, n’hésitez pas une seconde. Je me répète sans doute mais si parfois je râle à l’idée des trajets forcément plus longs que lorsque j’habitais dans Paris quand il s’agit de me rendre à mes rendez-vous professionnels, je n’ai jamais regretté d’avoir franchi le périph il y a bientôt trois ans de cela.

Bien sûr, il y a le fait de vivre en maison – je ne suis pas certaine que faire le chemin à l’envers soit possible – et d’avoir un jardin(et). Mais au delà de l’espace gagné et que nous n’aurions jamais pu nous payer à Paris, il y a cette vie de « village ». Cette ambiance qui me rappelle celle de mon enfance en banlieue lyonnaise. Les copines de Rose qui vivent toutes dans un périmètre de deux ou trois rues. L’entraide qui se crée vite, la facilité des séances de cinéma au théâtre pour une poignée d’euros, l’offre culturelle dont on profite davantage qu’à Paris parce que c’est plus simple et moins cher. Le niveau sonore, bien moins élevé qu’intra-muros. L’odeur de feu de bois dans les ruelles les soirs d’hiver. Le marché au coin de ma rue.

Alors oui, il me manque un petit café sympa, une ou deux boutiques alléchantes ou encore quelques restos de plus – même si nous avons malgré tout l’essentiel à dispo. Mais moi qui des années durant ai clamé mon refus total de franchir le pas, il faudrait que mes revenus augmentent au point de pouvoir m’acheter une maison rue des Peupliers dans le 13è (ma target de quand je serai grande) pour me faire changer de crèmerie (d’autant qu’en l’occurence, mon fromager est non seulement très séduisant mais très bien achalandé).

Voilà, à part ça, un mini j’aime. En lire plus »

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