Karin Viard pour mon anniversaire

Hier c’était mon anniversaire et je remercie tous ceux et celles qui me l’ont souhaité ici ou sur Instagram, Facebook et compagnie. Je l’ai sûrement déjà dit mais je suis une « birthday girl ». J’aime cette journée, sans doute parce que cette date d’anniversaire est toujours joyeuse, elle marque la fin de l’hiver (on y croit), l’arrivée imminente de l’heure d’été, les cerisiers en fleurs, etc. Peut-être que si j’étais née un autre jour, je ne goûterais pas autant ce marqueur du temps qui passe. Mais le fait est que même l’idée de vieillir ne ternit pas le plaisir ressenti à la lecture des messages d’amitié et d’amour reçus chaque année. Un jour, une amie chère ayant affronté le vilain crabe m’a dit: « désormais je me réjouis à chacun de mes anniversaires, ça veut dire que je suis en vie ». Hier, je me suis sentie incroyablement vivante.  En lire plus »

J’aime #140

Ce soir la saison 8 de Clem démarre sur TF1 et comme j’en ai co-écrit deux épisodes, je ne résiste pas à l’envie de vous en parler. Je n’aurais jamais pensé un jour travailler pour l’une des séries les plus regardées de France et écrire des dialogues pour Victoria Abril, que je vénérais dans Attache-moi ou Gazon maudit. A chaque fois que mes enfants – essentiellement ma grande, mon fils ne manifestant pas ouvertement une quelconque angoisse pour son avenir – me font part de leurs appréhensions pour plus tard, je leur ressers toujours ce même discours: si l’on m’avait dit, à ma sortie de terminale, que je deviendrais scénariste, que j’écrirais des livres ou que je serais journaliste, j’aurais répondu que c’était impossible. Je ne connaissais personne dans ce milieu, je n’étais jamais allée à Paris de ma vie et je n’osais même pas, à vrai dire, avoir des rêves de cet acabit. Non que je considère aujourd’hui avoir « réussi », mais souvent, je me pince pour m’assurer que tout ceci est vrai. Bref, la vie a bien plus d’imagination que nous et pourtant la mienne est débordante. C’est peut-être d’ailleurs le seul indice qui aurait pu me mettre alors sur la voie: depuis toute petite, je n’ai jamais su trouver le sommeil autrement qu’en me racontant des histoires à dormir debout. Et j’ai longtemps pensé que c’était un peu honteux ou ridicule, cette manie d’écrire des dialogues à l’eau de rose dans ma tête. Alors qu’en réalité, c’était peut-être l’une de mes compétences les plus tangibles….

A part ça, j’aime… En lire plus »

L’effet bootcut

Depuis des années, mon uniforme varie peu: slim noir et blouse, chemise ou pull, bottines à talons ou baskets. Parfois, je troque cette tenue contre un combipantalon noir ou bleu marine. Autant dire que ma carrière de fashion blogueuse a rapidement été tuée dans l’oeuf. Non que je n’aime pas la mode, mais disons que mon yoyo permanent me décourage régulièrement de faire des tentatives. Et puis sans doute aussi que le fait de travailler essentiellement chez moi ne me pousse pas particulièrement à passer des heures devant mon miroir. Et puis j’ai cette impression assez tenace que sur moi, tout ce qui est un peu « stylé » finit toujours par ne ressembler à rien. J’ai par exemple ce fantasme de porter des pantalons larges et longs. Mais la vérité c’est que ça me tasse comme c’est pas permis. Mais la dernière fois que j’ai commandé quelques fringues pour les enfants sur La Redoute, j’ai fait un truc un peu foufou. (j’ai une vie passionnante). Au lieu de rempiler pour un 12è slim, j’ai tenté le « bootcut ». En gros, un faux pattes d’eph, évasé en bas mais pas trop. C’est surtout le fait que ce modèle soit proposé en plusieurs longueurs – #teamcourtesurpattes – qui m’a décidée à vrai dire. En lire plus »

Five little things #29

Il y a quelque temps, mon fils est allé consulter une conseillère d’orientation au CIDJ, sur les conseils d’une amie qui bosse là bas. Il en était revenu avec sa nonchalance habituelle et lorsque je lui avais demandé si ça s’était bien passé, avait répondu avec l’économie de mots dont il est spécialiste dès qu’il s’agit de sonder ses états d’âme post-bac: « Ouais, tranquille ».

J’en avais déduit que ça n’avait sans doute pas servi à grand chose, si ce n’était à lui faire traverser Paris plutôt que d’augmenter ses scores à Counter Strike. Et puis hier, le churros, encore sous le choc, a rapporté à table que la fameuse conseillère d’orientation n’avait pas tari d’éloges sur lui auprès de notre amie: « un garçon avec la tête sur les épaules, qui a un vrai projet, on en voit pas tous les jours et ça fait plaisir ». En lire plus »

Bienvenue dans l’enfer de parcoursup

Je tenais aujourd’hui à manifester ma solidarité avec tous ceux qui sont actuellement concernés, de près ou de loin, par le fameux (enfin, le « fameux », je m’entends, on a toujours tendance à penser qu’on est au centre du monde mais j’imagine que quelques chanceux n’en ont pour l’instant jamais entendu parler) PARCOURSUP. A savoir la plateforme de sélection des formations universitaires post-bac, qui a remplacé le non moins fameux APB.

Ce n’est pas pour la ramener (mais un peu quand même), nous, on a l’immense privilège de doubler le plaisir, merci les jumeaux (ceux qui pensent naïvement qu’une fois sortis des couches, franchement, la gémellité, il faut arrêter d’en faire tout un plat, je leur dis: RENDEZ-VOUS L’ANNEE DU BAC).

Parcoursup, c’est en quelque sorte la dernière épreuve infligée à l’amour parental. Le test ultime. Si tu réussis à conserver ensuite un peu d’affection pour tes enfants (et inversement) c’est que tu as construit au fil des années un putain de lien solide. Pardon my vulgarité, mais il y a des circonstances atténuantes. C’est à dire que ça devrait entrer dans la nomenclature de la sécu et bénéficier de quelques jours d’arrêt maladie. En lire plus »

Lady Bird, chronique douce amère d’une adolescence

Je n’ai jamais été autant au cinéma que depuis deux semaines, nous profitons de ces quelques jours sans enfants pour nous retrouver le soir dans les salles obscures, le churros et moi. Et le fait est que ça fait drôlement du bien. D’autant que les écrans regorgent actuellement d’excellents films. Dont Lady bird, donc, vu hier et adoré.

C’est l’histoire de Christine, qui s’est rebaptisée Lady bird et qui vit à Sacramento, « le midwest de la Californie ». Elle va avoir 18 ans, fréquente un lycée catholique dans lequel elle s’ennuie copieusement, déteste sa mère autant qu’elle l’aime, découvre sa sexualité, chante et danse dans un musical un peu raté cornaqué par un prêtre dépressif et rêve de New-York. En lire plus »

Dis, comment t’écris ?

Depuis que j’ai parlé de mon roman (il sort le 24 mai, je l’ai déjà dit ?) (c’est possible), je reçois pas mal de questions sur mon « procédé d’écriture ». On ne va pas se mentir, j’ai deux fantasmes dans ma vie, qu’on m’interviewe sur ma routine beauté et qu’on me demande comment j’écris mes romans.

Problème, je ne suis très honnêtement légitime sur aucun des deux sujets. Mais à choisir, j’ai malgré tout davantage de choses à raconter sur mes rituels d’écriture, surtout en ce moment où, cloîtrée chez moi pour cause de marathon scénaristique, ma routine beauté se résume à une douche, lavage de dents et l’application d’une crème hydratante sur le visage (je ne vais certainement pas boucher mes pores avec du fond de teint pour les beaux yeux de Jiji qui persiste à m’ignorer superbement) (pour les novices, Jiji étant mon chat) (qui connait quelques problèmes pondéraux mais ça n’est pas le sujet). En lire plus »

Five little things #29

A défaut de partir au ski comme la quasi intégralité des personnes que je suis sur Instagram ou tout simplement de prendre des vacances, nous avons pu profiter d’un week-end sans enfants ou presque (l’héritier est avec nous mais on va dire qu’il ne nous colle pas trop) (euphémisme). Un week-end à moitié studieux (je croise tout ce qu’il y a à croiser pour que ce tunnel de boulot porte ses fruits, parce que je suis au bord du burn-out) mais néanmoins festif le samedi soir et clôturé hier par une visite de la Fondation Louis Vuitton, que j’ai découverte pour l’occasion. Je crois que s’il y avait un jour pour s’y rendre, c’était hier. Ciel sans nuage, froid sec et polaire qui semblait rendre l’air quasi translucide et permettait d’admirer les tours de La Défense et la Tour Eiffel depuis les sublimes terrasses de ce bâtiment dinguo. En lire plus »

Jusqu’à la garde: le coup de poing

On m’avait prévenue. « Tu verras, c’est une claque, on n’en ressort pas indemne ». « ça commence comme du Depardon et ça finit comme du Shining ». Tous mes amis qui l’avaient vu, étaient unanimes: « c’est insupportable, mais d’une certaine manière, nécessaire ».

J’y suis donc allée avec quelques appréhensions, voir « Jusqu’à la garde », de Xavier Legrand. Et je n’ai pas été déçue, que ce soit dans mes espérances ou mes craintes. Rarement un film m’a autant bouleversée. Je pleure souvent au cinéma, mais ce sont généralement des larmes d’émotion, des larmes qui font, comment dire… du bien ? Là, ce sont des sanglots qui sont sortis, des pleurs de panique, pas comme ceux que l’on peut avoir dans un film d’horreur hollywoodien, non, plutôt cette peur organique qui nous saisit lorsqu’on est soi même en danger. Je veux dire par là qu’il n’y a pas ce frisson qu’on s’offre exprès en allant voir Vendredi 13 ou autre (enfin pas moi parce que je déteste les films d’horreur en réalité). Il y a cette projection que l’on fait, ce réalisme incroyable qui vous fait penser que ce que vous voyez, c’est la vraie vie.  En lire plus »

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