Trois jours à Lisbonne

Alors d’abord, un immense merci pour tous vos commentaires. Beaucoup ont pensé que ce billet précédent était un adieu, ça n’était pas le cas (je l’avais d’ailleurs précisé !) mais on ne va pas se voiler la face, c’est néanmoins peut-être un premier pas vers une transformation de cet espace. Sachant que, gros scoop, je n’ai pas encore trouvé la formule idéale vers laquelle je pourrais aller. J’aime énormément la newsletter de Géraldine et je me dis que ça pourrait être une solution, mais je sais aussi que beaucoup d’entre vous apprécient de se retrouver ici pour échanger. Et j’aime aussi ce retour que vous me faites l’honneur de me faire, sous mes billets. Bref, pas encore d’illumination, mais j’avais envie de partager avec vous ces quelques photos et souvenirs de ce week-end passé à Lisbonne avec mes chères amies. Trois petits jours qui m’ont donné l’impression d’être partie loin et longtemps. Trois petits jours pour mettre à distance la tension de cette cession d’écriture et des dernières corrections avant le tournage. Trois petits jours pour me remettre de ces dernières semaines un peu lourdes en émotions, avec l’hospitalisation de mon père (il se remet, rien de – trop – grave). Trois petits jours pour me rappeler combien ces amitiés sont précieuses (et accessoirement à quel point j’aime la sangria, surtout Blanca). En lire plus »

Transitions

Je discutais récemment avec Géraldine Dormoy lors d’un déjeuner ô combien agréable, de mon rapport actuel au blog, de mon assiduité très relative. Je lui racontais que depuis quelque temps, il m’arrivait quelque chose d’assez inédit dans cette histoire qui dure depuis bientôt 13 ans: la peur de ne plus être très intéressante. Oui, on pourra m’objecter qu’il était temps de réaliser que mes petits problèmes existentiels n’avaient jamais eu une portée universelle. Mais ça que voulez-vous, quand on est dotée d’un narcissisme à tout épreuve, ça prend quelques années.

Plus sérieusement, je n’arrive pas tellement à mettre les mots sur ce que je veux exprimer, mais je me sens un peu comme ces enfants qui n’ont jamais eu de problèmes de timidité et qui soudain, vers l’âge de 10 ans, font la connaissance d’un truc absolument abominable: la gêne. Comme s’ils prenaient conscience d’eux-mêmes et que ça les bridait. En lire plus »

Dix choses sans lesquelles la vie serait quand même moins marrante.

Il y a quelque temps j’avais dressé en storie sur Instagram la liste des choses que si elles n’existaient pas, la vie serait quand même moins marrante. Je ne me souviens plus exactement de ma liste, mais il y a des jours comme ça où pour tout un tas de raisons c’est assez revigorant pour moi de me rappeler que ces choses sont là, à portée de main. Je vous donne mon top dix, n’hésitez pas à me donner le vôtre, ça nourrit cette besace de doudous virtuels. En lire plus »

Deux ou trois choses en passant…

Un petit passage express avant de me plonger dans la lecture quasi finale de quatre épisodes de la série sur laquelle je travaille, pour y traquer les fautes, les incohérences et tout ce qui par la suite pourrait nous revenir dans la figure tel un boomerang, en mode « mais ils les ont trouvés où les scénaristes ? ». Travail un peu ingrat, mais passage obligé avant les séances de lectures comédiens, sans doute ce que j’attends avec le plus d’impatience, cet instant magique ou douloureux, c’est selon, où nos mots sont joués. Le moment de vérité pour certaines lignes de dialogues qui soudain perdront de leur verve ou au contraire prendront leur envol.

Bref, juste pour vous dire, en vrac et pas dans l’ordre, que : En lire plus »

J’aime #146

– Hier j’assistais à une réunion tout en haut de la tour d’une chaine de télévision. La fenêtre, immense, donnait sur la Seine et la Tour Eiffel. A la fin, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller prendre une photo en loucedé, tant le panorama me fascinait. Je crois que ma réaction a fait sourire et je me suis soudainement sentie telle que j’étais en arrivant à Paris, petite provinciale ébahie par tant de beauté. Et je me suis dit qu’on pouvait bien avoir dépassé la quarantaine, s’être prouvé pas mal de choses ces dernières années, on restait toujours, quelque part, cette gamine n’en revenant pas d’être montée à la capitale. Voilà, à part ça, j’aime… En lire plus »

On peut se tromper…

C’est ce que je me disais récemment en observant ma grande se concentrer près de 11h par jour sur ses cours de biologie cellulaire, anatomie ou encore histologie. Oui, on peut se tromper parce que l’année dernière, au terme d’un été qui l’avait laissée exsangue, la terminale S avait commencé laborieusement. Pas tant en terme de notes – même si les maths et la physique n’étaient pas ses matières fortes – mais surtout, moralement parlant. Anxiété au max avant les contrôles, difficulté à gérer le stress, conviction chevillée au corps qu’elle n’y arriverait jamais, et j’en passe. Tant et si bien que plusieurs fois, je me suis surprise à exprimer mes doutes quant à cette orientation en PACES (première année de médecine) qu’elle semblait pourtant de plus en plus certaine de choisir. « Tu es sûre que tu veux faire médecine ? » ; « Tu es au courant que ce sera dix fois plus de travail, dix fois plus de stress et dix fois plus de sélection à la clé ? » ; « Si tu ne parviens pas à te calmer avant une interrogation de physique, es-tu certaine que la PACES est faite pour toi ? ». En lire plus »

Un incident mineur, de Léo Fourrier

Bon, je vous épargne mon couplet sur le mode « je suis débordée », mais sachez que si je ne viens pas très régulièrement ici ça n’est pas parce que je viens de développer une addiction au macramé (ce qui ne veut pas dire que les amateurs de macramé branlent la nouille toute la journée, bien entendu). J’ai bon espoir que les choses finissent par se calmer un peu, mais on ne va pas se voiler la face, ça n’est pas pour après-demain. Le pire c’est qu’hormis quelques instants de désespoir – « et finalement, pourquoi pas maréchal-ferrand ? » –  je prends un plaisir assez évident à tout ce qui entoure le processus d’écriture scénaristique, d’autant qu’on entre actuellement dans la phase des castings, des choix de décors, des cascades à prévoir, etc. Et je vous assure que c’est assez dingue, ce moment où ce hangar imaginé depuis mon canapé devient un lieu réel qui sera filmé et qui abritera tout un tas de scènes (plus géniales les unes que les autres, évidemment). Bref, sorry pour mon absentéisme. Mais je ne pouvais pas ne pas vous parler de ce premier roman, signé Léo Fourrier, Léo ayant été mon partner in crime à Fuveau il y a quelques jours. C’est amusant les rencontres. Nous avons fait le trajet Paris – Aix aux aurores dans la même voiture, mais bien sûr, à ce moment là, nous étions deux étrangers l’un pour l’autre. Et puis une fois rassemblés avec tout un tas d’auteurs au point de rendez-vous, où le car était censé nous réceptionner, nous avons commencé à échanger quelques sourires complices. Il faut dire qu’entre celle qui écrivait des polars et qui considérait manifestement que ça lui donnait le droit de gueuler comme un putois sur la pauvre organisatrice parce que le bus avait du retard, l’autre qui t’envoyait à la tronche son nombre d’exemplaires vendus comme une blogueuse l’aurait fait avec ses 100 K de followers ou encore les vieux de la vieille qui démarraient toutes leurs phrases par « chaque année c’est la même chose », histoire qu’on comprenne bien qu’ils n’en étaient pas à leur première invitation, eux, il y avait de quoi se mettre sous la dent en bitchage de tout genre.  En lire plus »

Boomerang (pas la chanson)

C’est l’une d’entre vous, Emma, pour ne pas la citer, qui m’a conseillé cette pépite disponible sur Amazon Prime (depuis que je me suis fait pécho par la patrouille Hadopi, je multiplie les abonnements aux plateformes, signe que cette manie de regarder des séries est en réalité une bête et méchante addiction).

Boomerang, c’est un peu Parents Mode d’Emploi en format long, sauf que les enfants auraient grandi et Gaby et Isa auraient vieilli. Et comme Parents Mode d’Emploi, c’est fini – tristesse éternelle – ça m’a fait drôlement plaisir de regarder les trois saisons de Boomerang. Surtout, Boomerang est une série québécoise. Accent compris dans le package. Depuis deux jours, j’ai envie de dire Calice et Christ toutes les deux secondes et « fourrer » au lieu de baiser. En lire plus »

Deux jours à Fuveau

Au départ, je dois l’avouer, j’avais un peu peur. Peur de ne pas être à ma place, de n’avoir personne à qui parler, d’être toute seule derrière ma table tout le week-end. Sans compter que le lundi matin c’était la rentrée et que je me trainais une bonne pelletée de culpabilité de ne pas passer ces deux derniers jours de vacances avec ma petite dernière.

Et puis j’y suis quand même allée, parce que je sais d’expérience que souvent, ces choses qui me font peur, quand je trouve un peu le courage de les affronter, elles me procurent pas mal de plaisir. Mon quelqu’un disait, plus que de la volonté, il faut de l’élan. Samedi quand le réveil a sonné, l’élan, il avait plutôt la taille d’un faon. Mais malgré tout, j’ai mis mes affaires dans un tote bag et je suis partie gare de Lyon avec un peu de caca dans les yeux.

Et sur le quai, il y avait Héloïse, notre fée clochette à nous les auteurs de ma maison d’édition, qui m’attendait avec un café tout chaud. C’est con, mais à partir de ce moment là, c’était parti, j’ai senti que ça se passerait crème. (café, crème, je suis en forme) (la compagnie d’écrivains durant deux jours sans doute). En lire plus »