Mon top ten de 2018…

Je voulais vous remercier pour les messages laissés sur l’éphémère post précédent. Je l’ai en effet supprimé, réalisant après l’avoir publié que j’en disais finalement trop et que surtout, on pouvait penser que je cherchais une certaine compassion à mon égard alors que ce grain de sable ne m’arrive pas à moi. Même si tous les parents du monde le savent, on donnerait tout pour prendre la place de son enfant lorsque celui-ci est confronté à une épreuve. Bref, merci pour vos gentils mots, croisons les doigts pour que les semaines à venir soient pourvoyeuses de nouvelles rassurantes. Et puis pour ne pas dire adieu à 2018 sur une note négative, ce petit top ten de l’année qui s’achève, année qui fut riche en émotions de toute sorte… En lire plus »

Five little things #33

La semaine qui vient va être assez rude, ma grande passant son concours de première année de médecine, du moins la première partie, la seconde sera en avril mais le classement issu de cette session est déterminant pour la suite. Autant vous dire qu’on est tendus du string. Entre ça, le boulot et d’autres choses, je risque à nouveau de ne pas être très présente, j’espère revenir avec plus de régularité en janvier. Mais en attendant, je vous donne le nom de la gagnante du concours Tiny-Om: Leyleydu95, commentaire 146. Tu m’envoies un mail ?

Et sinon, five little things en cette fin d’année.

La série. Plan Coeur sur Netflix. Je ne peux pas dire que ce soit la meilleure série de tous les temps, c’est parfois un peu facile, mais la vérité c’est que je l’ai dévorée, justement parce que c’était un peu facile. Et puis surtout, joue dedans une chère amie, Ludivine de Chastenet, qui déchire sa race. Ainsi que Guillaume Labbé, ancien compère d’écriture dans Parents Mode d’Emploi. Au moins deux raisons, donc, de vous la recommander. En lire plus »

Idées cadeaux #4 Un bracelet Tiny-Om (concours inside)

Voilà sans doute le dernier billet « idées cadeaux » de la saison. Et il s’agit encore une fois d’une créatrice dont je vous parle depuis des années, Virginie Dreyer, à l’origine de la marque Tiny-Om, dont je possède quelques bijoux, qui ne me quittent jamais. Inspirés des chakras, tous en or fin et d’une finesse jamais retrouvée ailleurs, ces bracelets, colliers, bagues ou encore boucles d’oreille sont pour moi des cadeaux inestimables. Pour les fêtes, Virginie me permet de vous offrir le bracelet en photo ci-dessous, d’une valeur de 106 euros (la gagnante choisira son chakra). Et, cerise sur le gâteau, un code de réduction de 30% sur l’ensemble de la boutique est proposé jusqu’à Noël. Il suffit d’indiquer le code BYCARO30 dans votre commande. Je sais que certaines d’entre vous attendent cette offre chaque année et je suis vraiment ravie de pouvoir vous la proposer à nouveau. En lire plus »

Idées cadeaux #3 – Un Noël Sezane

On continue dans la lancée des idées cadeaux. Vous le savez, j’ai depuis toujours soutenu Sezane et sa talentueuse fondatrice Morgane Sezalory, l’une des entrepreneuses les plus brillantes et humbles jamais rencontrées. La nouvelle collection d’hiver regorge de pépites et chaque année, je profite des fêtes de Noël pour offrir une jolie pièce à ma soeur et/ou ma mère. Cela peut paraitre idiot mais le moindre des produits est emballé avec un soin inouï, ce qui représente souvent déjà la moitié du plaisir. Bref, voici une petite sélection de ce qui dans cette capsule de noël me fait de l’oeil.

Edit: la gagnante du bracelet est Camille, commentaire 27. Bravo à toi ! (et envoie moi un mail pour que je le transfère à Line !)

 

Idées cadeaux #2: Un bracelet « Imprime moi un mouton » à gagner

Vous vous souvenez de la marque « Imprime moi un mouton » ? Je vous en avais parlé l’année dernière et vous avais déjà proposé de participer à un concours pour gagner l’un de ces bijoux fabriqués à l’aide d’une imprimante 3D par la talentueuse Line Pierron.  Et la bonne nouvelle, c’est que c’est reparti pour un tour, avec, donc, ce bracelet mis en jeu. En lire plus »

Idées cadeaux #1 Des bouquins

 

J’ai pris un retard de dingue et je ne vous ai pas parlé de toutes ces choses qui m’ont emballée ces derniers temps. Alors voici un petit billet « bouquins » qui pourra faire office aussi d’idées cadeaux. C’est parti ? C’est parti. Je reviens dans la semaine avec d’autres suggestions, fringues, bijoux, etc.

La vie dérobée de Sabina Spielrein, de Violaine Gelly. Vous connaissez Sabina Spielrein ? Non ? A priori c’est assez normal, puisqu’elle fait partie de ces femmes que l’histoire a gentiment décidé de coller sous un tapis, en dépit d’un destin hors-norme. Parce qu’en réalité, Sabina Spielrein est l’une des premières femmes psychanalystes, à qui l’on doit un des plus grands concepts de la théorie freudienne – la pulsion de mort. Mais on ne retient d’elle que le fait qu’elle ait été la maitresse de Carl Gustav-Jung, à qui elle présenta d’ailleurs Freud. Maltraitée par son père, trahie par Jung, dépouillée par Freud, elle a connu l’internement psychiatrique et a fini par mourir sous le feu des nazis. Dix mille vies en une et une constante: sa parole et sa pensée, parce qu’elles émanaient d’une femme, n’ont pas été prises en compte à leur juste valeur. Violaine Gelly la réhabilite et raconte cette existence incroyable à la manière d’un roman, avec la même passion que dans son ouvrage précédent, consacré à Charlotte Delbo. Amateurs de psychanalyse, de biographies et de portraits de femmes, foncez, vous ne le lâcherez pas. Accessoirement, j’ai la chance d’être amie avec Violaine, qui est, elle même, une sacrée nana.

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Hippocrate, série magistrale

Vous connaissez mon amour des séries médicales – oui je suis toujours assidument Greys anatomy – et des séries Canal + qui ont réveillé la fiction française. Je me suis donc jetée comme une affamée sur Hippocrate, conçue et réalisée par Thomas Lilti. Et je me suis pris une claque magistrale. C’est écrit, réalisé et joué au cordeau. L’histoire est ingénieuse: dans un hôpital de banlieue parisienne, trois internes bientôt rejoints par un FFI (faisant fonction d’interne) albanais, sont contraints de prendre en charge un service entier d’hôpital en raison de la mise en quarantaine des soignants titulaires, suite au décès suspect d’un malade potentiellement contagieux. L’occasion pour Lilti (et sans doute ses scénaristes mais je n’ai pas trouvé leur nom) de dénoncer sans jamais être lourd l’insuffisance des moyens accordés à l’hôpital public. Peu expérimentés – Alyson par exemple effectue son premier stage d’internat – les jeunes médecins en devenir se trouvent face à des prises de décision qui les dépassent. Tout en goûtant aussi à l’autonomie que la situation particulière leur confère. Il y a d’avantage de l’Urgences que du Greys anatomy dans cette série, dans son côté très âpre et réaliste. On y retrouve aussi l’esprit du film éponyme de Lilti et de Médecin de campagne, son second long métrage, lui aussi très convaincant. Chaque personnage est attachant parce que non binaire, les patients que l’on rencontre épisode après épisode sont brossés pour que l’on souhaite vraiment suivre leur parcours. Surtout, le réalisateur prend le temps. Celui qu’il faut pour décider d’arrêter un massage cardiaque sur une jeune femme dont le coeur ne répond plus, pour poser une perfusion, redresser une personne âgée ou calmer une crise d’épilepsie. « Hâtez-vous lentement », prêche aux internes Jacky Berroyer – formidable -, vieux généraliste à la retraite venu les épauler. Conseil appliqué à la lettre par Thomas Lilti. En lire plus »

Bridget es-tu là ?

Vendredi dernier fut une drôle de journée. Au sens propre du terme. C’est amusant comme parfois la vie se charge de te rappeler qui tu es vraiment. Depuis des mois, je me suis en effet glissée de mon plein gré dans la peau de cette femme très consciencieuse et sérieuse se démenant pour (se) prouver qu’elle est capable de mener à bien un travail scénaristique d’une ampleur pour elle inédite. Avec tout ce que ça implique pour quelqu’un comme moi, qui 1) manquera toujours de confiance en soi et 2) a une tendance naturelle au dilettantisme. Attention, je ne me suis pas « forcée » à travailler comme un chien et cette fougue m’a apporté pas mal de satisfaction, parce qu’elle m’a prouvé que lorsque je m’y mets à 200%, en effet, ça paye. Pas à tous les coups, au bout de dizaines de versions et sans aucune garantie du résultat final, mais ça, j’ai fini par comprendre que c’était l’essence même du boulot de scénariste. En lire plus »

Le Discours et autres emmerdements domestiques

Je crois que nous venons d’entrer dans une phase assez pénible que nous connaissons tous un jour ou l’autre. Je parle de cette série noire électro-ménagère. Lorsque les appareils de la maison te lâchent les uns après les autres, avec une sorte d’accélération comparable à celle des meurtres d’un serial killer, quand ce dernier ne peut plus résister à ses pulsions.

Sauf que forcément, ça serait plus drôle si ça avait commencé par le sèche-cheveux. Mais non, celle qui nous a claqué dans les doigts en premier, il y a deux jours de cela, c’est la chaudière. Très très sympa. Plus de chauffage et plus d’eau chaude. Pile poil au moment où les températures deviennent enfin hivernales. On vit donc à cinq dans la douche du bas, la seule dotée d’un sèche serviettes électrique. Et on regarde le thermomètre perdre deux degrés par jour, avec une sensation d’impuissance assez désagréable. La bonne nouvelle, c’est que c’est réparable. La mauvaise, c’est qu’il faut faire venir la pièce détachée et qu’elle arrivera… mercredi. Cinq jours encore à se les geler, à jouer les bonzes quand il s’agit de passer sous la douche glacée (« j’ai réussi à séparer mon corps de mon esprit », m’a déclaré le churros après s’être lavé hier) (j’y aurais cru s’il n’avait pas eu le teint bleuté des gens en hypothermie). Cinq jours à s’habiller comme des oignons, à puer le rat mouillé (dans une vieille maison, qui dit pas de chauffage, dit humidité) et à s’inventer qu’allumer des bougies peut éventuellement nous faire gagner deux degrés.  En lire plus »

Hier encore, j’avais vingt ans…

Il y a quelques jours, j’avais rendez-vous avec deux productrices dans une rue d’un des arrondissements les plus chics de Paris, entre l’Arc de Triomphe et le Cercle des Armées de Saint-Augustin. De ces endroits que je ne fréquente absolument jamais mais qui pourtant furent, à une époque, le théâtre de ma vie quotidienne. Le hasard a voulu en effet que le bureau de ces productrices se situe exactement en face de la chambre de bonne dans laquelle j’ai vécu deux ans, peut-être un peu moins, alors que je commençais ma première expérience professionnelle à Paris. Je sortais tout juste d’un épisode que je ne qualifiais pas encore de dépression (le gros mot par excellence à cette époque) mais qui m’avait laissée exsangue (enfin, j’aurais bien aimé, mais non, j’avais surtout repris tous les kilos perdus l’année précédente). Convaincue surtout d’avoir été terrassée par une mononucléose (généralement c’est ce qu’on dit aux jeunes femmes qui ont un gros coup de mou à la vingtaine) et qu’avec le temps, les angoisses s’en iraient. Elles se sont d’ailleurs un peu tues, pour rejaillir deux décennies plus tard, nourries et vivifiées par les tonnes de déni que je leur avais donné à manger.  En lire plus »