Five little things #19

Je ne sais pas vous mais je suis comme en baby blues de la présidentielle. Certes, à chaque jour son lot de scoops, mais je ne sais pas, c’est moins croustillant, j’avais commencé à m’y faire à ces révélations quotidiennes, à ces débats comme des matchs de foot, à ces frissons à l’annonce des résultats. Mon âme de midinette sans doute. Bref, je reprends peu à peu une activité normale et je tente de retravailler un peu plus assidument, ça n’est pas comme si quelqu’un pouvait le faire à ma place, hélas. Et puis je replonge dans les livres et les séries, histoire d’alimenter mon besoin quasi maladif de fiction et de romanesque. Cinq petites choses, donc… En lire plus »

J’apprends l’arabe, par Hyam Zaytoun

La première fois que j’ai vu Hyam, c’était sur un plateau. J’étais là comme une petite souris pour assister au tournage d’un épisode de Parents Mode d’Emploi. Hyam jouait Nora, la copine de Sergio. C’était émouvant parce qu’elle jouait – à la perfection – une scène qu’on avait écrite à trois avec B. et A. Je m’étais dit qu’elle était drôlement jolie et qu’elle avait l’air gentille. Et que c’était magique d’entendre nos mots dans la bouche d’une comédienne. C’était la première fois qu’un truc comme ça m’arrivait. On a échangé quelques sourires et B. nous a présentées et je suis repartie.

Et puis quelques mois plus tard, projection de ces premiers 26 minutes, en présence de toutes l’équipe. J’y étais avec ma petite famille, ainsi que tous les acteurs de la série. Et alors qu’Hyam s’installe devant nous, Rose s’écrie alors: « maman, y’a ma prof de théâtre ! »

Et en effet, c’était elle. Je n’avais pas assisté à la première réunion du fameux cours et n’avait donc pas fait le rapprochement.

Comme je dis souvent, paraphrasant Etienne Daho, il n’y a pas de hasard, que des rencontres. Hyam Zaytoun, donc, comédienne que vous avez peut-être vue notamment dans la saison 1 du bureau des légendes, se trouve être ma presque voisine et prof de théâtre de ma fille.

Petit à petit, nous avons sympathisé et commencé, même, à écrire ensemble. J’ai découvert une comédienne engagée, qui déploie son talent aussi bien sur grand écran que sur des scènes de théâtre de banlieue parisienne et qui a à coeur de s’inscrire dans une démarche citoyenne, en développant des projets solidaires, en lien avec le quotidien des gens de notre petite ville. Je ne m’étendrai pas plus sur cette amitié naissante qui nous appartient, mais quand elle m’a fait lire ce feuilleton radio qu’elle avait proposé à France Culture, j’ai eu envie de vous en parler. Parce que c’est une histoire si jolie, si contemporaine, si pleine de sens en ces temps tellement complexes pour toute personne issue d’une double culture. Et puis rien n’est plus à la mode aujourd’hui que les podcasts et je dois avouer que c’est un concept auquel j’adhère sans réserve, en accro à la radio que je suis depuis toujours.

Je vous invite vraiment à écouter sur France Culture cette série, « J’apprends l’arabe », par Hyam Zaytoun. Vous suivrez pas à pas Leila, qui un jour, décide d’apprivoiser la langue de son père, l’arabe, donc. Et plutôt que d’essayer de vous expliquer cela plus en détail, j’ai eu envie de laisser la parole à son auteur, le temps d’une petite interview. En lire plus »

Fuck ton brunch, the place to be.

Ces derniers temps, j’ai fréquenté plus que je ne le souhaiterais les couloirs de l’hôpital dans lequel sera opérée ma fille cet été. Une telle intervention nécessite en effet moultes examens et autres rendez-vous préparatoires. Rien de très difficile ni d’invasif, mais l’occasion surtout de croiser des enfants dont les pathologies sont bien plus sérieuses. On en ressort à chaque fois avec ma grande en se disant qu’après tout, un dos en S, ça n’est pas si grave.

Ce petit préambule pour vous parler d’une initiative vraiment chouette, « Fuck ton brunch », qui se déroulera le 20 mai.

Fuck ton brunch, c’est un événement « solidaire » qui se répète plusieurs fois par an au café « Le chair de poule » (je vous donnerai toutes les indications en fin de billet) à Paris. A chaque édition, les fonds récoltés vont à une association. Pourquoi je vous parle de celui du 20 mai ? Parce que cette fois-ci, donc, il sera organisé au profit  de l’association Chloé de l’Hôpital Trousseau, qui travaille à l’amélioration des conditions d’hospitalisation et loisirs des enfants dans le service d’hématologie oncologie pédiatrique. Autrement dit, les enfants atteints de cancers du sang, pour beaucoup, des leucémies.  En lire plus »

De la délicatesse

Je ne vous cache pas que je suis partagée. D’un côté, forcément, je suis tentée de vous livrer un énième billet présidentiel parce que tout cela m’a quand même bien occupé l’esprit ces derniers jours. D’un autre, je me dis que 1) vous saturez peut-être, en tous cas une partie d’entre vous et que 2) je ne suis pas certaine d’avoir vraiment envie de repartir dans les mêmes débats et les mêmes confrontations, parce que nécessairement, qui dit élection ne dit pas forcément adhésion par tout un chacun. Or, là, je dois vous confier que je n’ai pas envie d’entendre ou de lire quoi que ce soit qui pourrait doucher mon optimisme. Que ce soit bien clair, je ne me suis pas subitement transformée en macronista – même si dimanche, quand il a dit qu’il savait bien qu’on n’allait pas tous lui donner notre blanc seing, mes copines et moi, encore émoustillées par son arrivée en redingote, on voulait bien lui offrir nos blancs seins. Je garde mes réserves, en réalité, préférant une neutralité bienveillante à un engouement aveugle. Mais je suis convaincue que nous crevons, en France, de notre délectation pessimiste. A peine élu, il a en très certainement déjà déçu certains. Pas même encore à l’Elysée qu’à gauche comme à droite, beaucoup lui prédisent l’échec et appellent à le combattre, ricanant à l’avance  de voir arriver dans les circonscriptions des candidats « en marche » totalement novices en politique.  En lire plus »

Galimatias

Alors avant toute chose, c’est le commentaire 204 de Nadine qui remporte la médaille. Nadine, envoie un mail, pour que je te mette en contact avec Adeline !

Merci pour votre participation !

A part ça, je ne vous cache pas que j’ai énormément de mal à penser à autre chose qu’à dimanche. Une partie de moi veut être rassurée, d’autant plus après ce débat ubuesque où l’on a vu à l’écran un personnage agressif, grossier, menteur et ricanant. Mais je me rappelle aussi que Trump n’a pas brillé, loin de là, lors de ses échanges avec Clinton. Et on connait la suite. Alors je ne suis pas tranquille. En lire plus »

Les jolies médailles d’Adeline Affre (concours inside)

Je pense depuis des années à me faire tatouer (mais quelle originalitay !!!). Mais à chaque fois finalement je recule, parce que la vérité c’est que je ne sais pas trop quoi me faire dessiner. Et puis j’ai l’impression que ce serait un peu ridicule, que le tatoueur me verrait venir à dix kilomètres à la ronde, « encore une bobo qui veut s’encanailler avec les initiales de ses enfants sur le poignet ».

Bref, pour l’instant je n’ai pas sauté le pas, même si la dernière fois à Berlin j’étais à deux doigts d’un « Catherine Deneuve » en comics sans ms sur l’avant-bras. C’était avant qu’elle ne défende Polanski. On ne peut vraiment plus se fier à ses idoles. En lire plus »

J’aime #126

 

J’ai passé une bonne partie de mon week-end de trois jours à dormir, lire, trainer, faire des gâteaux. Je ne sais pas si j’avais été frappée du même virus que Rose en moins virulent (angine bien costaud pour sa part) ou si j’avais simplement besoin de me mettre en pause après ces derniers jours finalement assez usants psychologiquement (sans vouloir en faire des caisses, la situation politique et sociale de notre pays me fait vraiment gamberger). Lundi, j’avais initialement prévu de défiler, mais ma lassitude et le temps maussade ont eu raison de mon peu d’énergie. Je me suis déculpabilisée en me disant que le combat, pour l’instant, se déroulait dans les urnes. Il sera toujours temps de battre le pavé plus tard, si tant est qu’on en ait encore le droit. Bref, ce fut une vraie journée des travailleurs, à savoir sans l’ombre d’une activité rémunérée. A part ça, j’aime… En lire plus »

Five little things #18

Histoire de varier un peu les plaisirs, un billet plus léger aujourd’hui, parce que parfois il n’y a rien de mieux que le superflu pour continuer d’avancer…

1 – La série. J’ai découvert sur Canal + « Catastrophe », une série anglaise qui m’avait totalement échappé et que j’ai adorée. Le Pitch ? Il est américain, elle est irlandaise, ils se rencontrent dans un pub, ils couchent frénétiquement ensemble pendant une semaine, il repart à Boston. Mais quelques semaines plus tard, elle découvre qu’elle est enceinte. Ils ne sont plus tous jeunes et ils décident de se donner une chance. C’est drôle, piquant, impolitiquement correct, brillant dans les dialogues et le jeu. Bref, encore une bien belle pépite de nos amis outre manche… En lire plus »

Xavier Jugelé, un policier et un homme aimé

Je me demande si ce n’est pas ce qu’on « gardera », à l’arrivée, de ce quinquennat. Ces quelques minutes où soudain il n’y avait plus de place que pour la dignité, la souffrance et l’amour. Je sais bien qu’on ne devrait même pas le noter, mais cet homme qui s’exprime ici, tout en douleur et retenue, était le conjoint d’un policier. Il a pu parler devant tous ces officiels, ces hommes en uniformes, ces représentants de partis politiques qui n’ont pas tous voté en faveur du mariage pour tous. Il a eu des mots dont seuls ceux ayant perdu leur âme soeur peuvent saisir la portée et la tristesse.

Xavier Jugelé était un représentant de l’ordre, il aimait le cinéma, Céline Dion et Britney Spears et vivait avec Etienne Cardiles. Il est mort en mission, sous les balles d’un fou, qui pensait servir je ne sais quel dieu.  En lire plus »

Un billet (presque pas) politique

J’ai lu tous vos commentaires sur le post d’hier. J’aurais aimé répondre à tous, mais je n’en ai pas eu le temps et je me méfie de mes mots qui pourraient être mal interprêtés tant le sujet me tient à coeur. Mais je vous remercie pour votre mesure, votre enthousiasme, pour vos encouragements concernant ces billets, d’autant plus lorsque ces encouragements viennent de personnes qui ne partagent pas mes positions. J’aime la contradiction, j’aime le débat, j’aime VRAIMENT ne pas être d’accord. Souvent, après ces échanges, les lignes bougent aussi pour moi. Je comprends que l’on n’ait pas envie d’aller voter Macron quand on épouse les idées de Mélenchon et qu’on a tant espéré qu’elles gagnent. Je ne suis sans doute pas assez « à gauche » pour penser que la finance et le libéralisme sont tout aussi dangereux que le fascisme. Et je sais qu’il existe des argumentaires construits qui pourraient me convaincre, qu’après tout le capitalisme a engendré l’esclavage, encourage le travail des enfants en Inde ou ailleurs, etc.

Je crois qu’à un moment, il s’agit tout simplement de convictions, de choix idéologiques. J’ai CHOISI, je pense, d’avoir davantage peur du totalitarisme que du capitalisme. Et cela fait peut-être de moi une social traitre. Mais je ne parviens pas à faire mienne cette théorie selon laquelle voter Macron ne ferait que reculer l’avènement inéluctable de Le Pen en 2022 et que par conséquent, autant qu’elle arrive tout de suite. Comme je le disais sur Twitter, cela revient pour moi à dire que puisqu’on va tous mourir, autant se flinguer dans la foulée. En lire plus »