Lady Bird, chronique douce amère d’une adolescence

Je n’ai jamais été autant au cinéma que depuis deux semaines, nous profitons de ces quelques jours sans enfants pour nous retrouver le soir dans les salles obscures, le churros et moi. Et le fait est que ça fait drôlement du bien. D’autant que les écrans regorgent actuellement d’excellents films. Dont Lady bird, donc, vu hier et adoré.

C’est l’histoire de Christine, qui s’est rebaptisée Lady bird et qui vit à Sacramento, « le midwest de la Californie ». Elle va avoir 18 ans, fréquente un lycée catholique dans lequel elle s’ennuie copieusement, déteste sa mère autant qu’elle l’aime, découvre sa sexualité, chante et danse dans un musical un peu raté cornaqué par un prêtre dépressif et rêve de New-York. En lire plus »

Dis, comment t’écris ?

Depuis que j’ai parlé de mon roman (il sort le 24 mai, je l’ai déjà dit ?) (c’est possible), je reçois pas mal de questions sur mon « procédé d’écriture ». On ne va pas se mentir, j’ai deux fantasmes dans ma vie, qu’on m’interviewe sur ma routine beauté et qu’on me demande comment j’écris mes romans.

Problème, je ne suis très honnêtement légitime sur aucun des deux sujets. Mais à choisir, j’ai malgré tout davantage de choses à raconter sur mes rituels d’écriture, surtout en ce moment où, cloîtrée chez moi pour cause de marathon scénaristique, ma routine beauté se résume à une douche, lavage de dents et l’application d’une crème hydratante sur le visage (je ne vais certainement pas boucher mes pores avec du fond de teint pour les beaux yeux de Jiji qui persiste à m’ignorer superbement) (pour les novices, Jiji étant mon chat) (qui connait quelques problèmes pondéraux mais ça n’est pas le sujet). En lire plus »

Five little things #29

A défaut de partir au ski comme la quasi intégralité des personnes que je suis sur Instagram ou tout simplement de prendre des vacances, nous avons pu profiter d’un week-end sans enfants ou presque (l’héritier est avec nous mais on va dire qu’il ne nous colle pas trop) (euphémisme). Un week-end à moitié studieux (je croise tout ce qu’il y a à croiser pour que ce tunnel de boulot porte ses fruits, parce que je suis au bord du burn-out) mais néanmoins festif le samedi soir et clôturé hier par une visite de la Fondation Louis Vuitton, que j’ai découverte pour l’occasion. Je crois que s’il y avait un jour pour s’y rendre, c’était hier. Ciel sans nuage, froid sec et polaire qui semblait rendre l’air quasi translucide et permettait d’admirer les tours de La Défense et la Tour Eiffel depuis les sublimes terrasses de ce bâtiment dinguo. En lire plus »

Jusqu’à la garde: le coup de poing

On m’avait prévenue. « Tu verras, c’est une claque, on n’en ressort pas indemne ». « ça commence comme du Depardon et ça finit comme du Shining ». Tous mes amis qui l’avaient vu, étaient unanimes: « c’est insupportable, mais d’une certaine manière, nécessaire ».

J’y suis donc allée avec quelques appréhensions, voir « Jusqu’à la garde », de Xavier Legrand. Et je n’ai pas été déçue, que ce soit dans mes espérances ou mes craintes. Rarement un film m’a autant bouleversée. Je pleure souvent au cinéma, mais ce sont généralement des larmes d’émotion, des larmes qui font, comment dire… du bien ? Là, ce sont des sanglots qui sont sortis, des pleurs de panique, pas comme ceux que l’on peut avoir dans un film d’horreur hollywoodien, non, plutôt cette peur organique qui nous saisit lorsqu’on est soi même en danger. Je veux dire par là qu’il n’y a pas ce frisson qu’on s’offre exprès en allant voir Vendredi 13 ou autre (enfin pas moi parce que je déteste les films d’horreur en réalité). Il y a cette projection que l’on fait, ce réalisme incroyable qui vous fait penser que ce que vous voyez, c’est la vraie vie.  En lire plus »

Cinq trucs inavouables que je n’ai – peut-être – jamais dit ici

D’aucuns verront peut-être dans ce billet une tentative de racler les fonds de tiroir de mon inspiration. Et ils auront sans doute raison. Mais la vérité c’est que parfois il me vient à l’esprit des mini anecdotes que je trouve amusantes mais qui ne justifient pas à elles seules un billet. D’où ce petit pot-pourri de comportements pouvant prêter à sourire.

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Up and down du lundi (à l’arrache)

Il y avait hier dans mon jardinet comme un air de printemps. Je mentirais en vous racontant que j’en ai profité pour aller me balader, j’ai lamentablement cuvé ma soirée de la veille tout en essayant tant bien que mal de travailler, les week-ends en ce moment n’ont de week-end que le nom. Il n’empêche que le simple fait de regarder mes roseaux bardés de soleil m’a apaisée. Je n’ai jamais autant ressenti que cette année le manque de luminosité. En attendant des jours plus cléments, voici un up and down, histoire de commencer la semaine en montagnes russes. En lire plus »

Sans sucre, la vie a moins de sel ? (ou l’inverse)

La semaine a filé à un rythme totalement indécent, il faut dire que je l’ai passée pour l’essentiel dans un bureau à cogiter à plusieurs, en alternant des phases d’excitation intense – « là c’est bon, on tient un truc » – avec d’autres légèrement moins enthousiastes – « en fait c’est à chier, je change de métier ». Difficile, après, de trouver un peu de jus pour venir écrire ici, j’étais juste bonne à me blottir sous ma couette après avoir ânonné quelques pages d’Harry Potter à Rose.

Vivement que je devienne millionnaire grâce à mon roman (c’est là que vous intervenez), histoire de tourner définitivement la page de toute activité professionnelle. (je plaisante, en réalité j’adore tout ça, mais j’ai une résistance à l’effort assez relative).

Voilà, à part ça, que vous dire, si ce n’est que j’ai opéré certains changements alimentaires depuis quelques semaines, histoire de voir si oui ou non ma grande consommation de sucre avait quelque chose à voir justement avec ma propension à être fatiguée rapidement. Je vais vous spoiler: à priori c’est plutôt la vieillerie. En lire plus »

Je te promets

Sorry sorry, je suis repartie dans mon bocal ambiance « Saga » de Benaquista (ceux qui ont lu le bouquin comprendront, les autres, bah les autres, lisez le, c’est super !). Je n’aime pas ne pas publier le lundi ni le mardi, alors juste quelques mots en passant, pour vous dire que Pentagon Papers c’est du pur cinéma, que Tom Hanks et Meryl Streep ce sont des Ferrari, que « La casa Del Papel » (Netflix) c’est de la drogue dure et que sinon, le feuilleton Johnny c’est un peu comme des shoots d’héroïne. Quand tu pensais que tu n’arriverais jamais à retrouver le degré d’addiction de la période pré-enterrement, bam, voilà la lettre post-mortem de Laura. Heureusement parce qu’on commençait à s’emmerder sec avec les dépêches sur Cheyenne et qui la gardait depuis que Johnny était mort. En lire plus »

Five little things #28

Après avoir passé deux jours à mitrailler mon jardin enneigé, me voici remise de mes émotions et prête à vous parler d’autre chose. Je confesse avoir pas mal de difficultés depuis dix jours à travailler, je pense que c’est à cause de cette histoire de roman (je vous en ai parlé ?) (Ah ?). Je crois que je suis carrément en train de me faire un baby blues. Du coup nécessairement, je papillonne, ce qui a au moins l’avantage de me fournir un peu de contenu pour mes « cinq petites choses » (pardon my French). En lire plus »

La couleur des jours heureux…

Lorsque j’étais petite, je vous l’ai sans doute raconté mais en douze ans de blog, radoter un peu devrait être excusé, je vivais donc dans une demeure improbable, un ancien couvent de bonnes soeurs, habitée ensuite par mon arrière grand-mère, laquelle l’avait ensuite légué à mon grand-père, qui lui même, de son vivant, l’avait donnée à mon père et l’un de ses frères. Une immense masure, donc, dans un état relativement délabré, pleine de courants d’air, de parquets qui grincent et de cheminées en marbre. Plantée au sommet d’une petite colline, on y accédait par un chemin de terre extrêmement raide, que la 2CV de mon père peinait généralement à gravir. Chemin devenant impraticable dès qu’il y avait de la neige, ce qui, dans les années 80 à Lyon, arrivait tout de même assez régulièrement. En lire plus »