Islamorada, Bahia Honda et Naples.

Je ne vous ai pas oubliés, mais le rythme a été assez intense depuis la dernière fois (énormément de dilemmes, piscine ou plage, gaufres ou pancakes, mojito ou martini, etc). Et le soir, je tombe comme une mouche. Je le disais au churros, j’adore ce décalage horaire. Je m’endors comme un bébé ce qui ne m’arrive absolument jamais à Paris et je me réveille comme une fleur aux aurores, ce qui relève là aussi de la science fiction pour moi. Je sais, au bout d’un moment je finirais par reprendre mes vieilles habitudes de couche-tard, mauvaises pour l’organisme et mon humeur matinale. Il n’empêche que là, je vois l’aube et que je l’aime. Il faut dire que des aubes dorées, on en a admiré un paquet depuis huit jours. Autant d’ailleurs que de couchers de soleil spectaculaires. C’est sans doute ce que je retiendrai de ces vacances. ça et la plage de Bahia Honda, sur l’île du même nom, sur laquelle nous nous sommes arrêtés avant notre étape à Islamorada dans les Keys. Une étendue de sable immaculé, des pélicans à la pelle et une eau… Une eau comme je n’en avais je crois jamais vue. Bon, quand une raie est passée à dix centimètres de moi, j’ai décidé que trempouiller au bord, c’était bien, aussi. En lire plus »

Deux jours à Key West

Devinez quoi ? On est arrivés quasiment sans encombre à Key West. Alors oui, on s’est fait refourguer une voiture deux fois plus grosse que celle qu’on avait réservée (après avoir bien lu que c’était un sport national et s’être jurés de ne pas se faire avoir) (résultat: le mec a mis à peu près deux minutes à nous convaincre que le modèle au dessus nous reviendrait en réalité moins cher compte tenu du fait qu’il avait un GPS et pas l’autre) (cherchez pas, on s’est fait avoir c’est tout).

N’empêche que dans notre tank, on ne craint plus personne. Et que les échangeurs monstrueux de Miami ne nous ont pas fait trembler. On s’est engueulés une fois, après avoir raté une sortie, ce qui nous a sûrement mis une demi-heure dans le cornet, mais franchement, j’avais tellement prévu de parler divorce et partage des biens au bout de trois miles que je préfère passer ça sous silence. En lire plus »

Tous les matins du monde

Je vous écris depuis le mini bureau de ma chambre, en regardant les palmiers sur le rooftop de l’hôtel W en face du nôtre. J’aime tellement cette idée de « travailler » de l’autre côté de l’Atlantique. Je dis « travailler » parce qu’après ce billet il faudra que je m’y mette, disons que bloguer c’est l’apéritif. Mais je ne m’en plains pas, je mesure cette chance qui m’est offerte et six ans (oui c’est fou) après avoir claqué la porte de mon agence, je me félicite encore de ce choix, qui n’offre pas toujours énormément de sérénité mais qui me donne cette liberté dont je manquais alors cruellement.

Miami, donc… Ou plutôt Miami beach, qui n’a en réalité rien à voir avec « Downton » que nous n’aurons que peu vu, à l’exception de « Wynwood », quartier cher aux blogueuses qui n’aiment rien tant que s’immortaliser devant les murs magnifiquement graphés. J’ai eu le coup de foudre pour Miami Beach, ce lieu totalement singulier, qui vous donne l’impression d’avoir voyagé dans le temps, d’être entrée dans une dimension tout en colorama. La ville a des airs de décor de cinéma, chaque hôtel Art Déco mériterait qu’on s’y attarde des heures pour admirer son architecture cubiste, la typographie de son logo, la nuance pastel de sa devanture. Miami Beach est bling, bigarrée, multiculturelle. Miami Beach est un mirage, aussi, tout y coûte une fortune (on va bouffer des pâtes pour les six mois à venir), les Ferrari et autres Lamborghini qui foncent sur Collins Avenue peuvent être louées à l’heure, le moindre petit déjeuner vous déleste d’un bras. On n’y reste que trois jours et c’est parfait comme ça, pas le temps de déchanter, juste celui de savourer cet air chaud et doux, ces températures qui ne varient quasiment pas du jour à la nuit et cette légère brise qui vous enveloppe au bord de la mer. En lire plus »

Miami ! (beach)

Juste une petite carte postale pour vous dire qu’on est bien arrivés. J’ai finalement carburé au Xanax et ma foi c’était formidable, je n’ai jamais été aussi détendue que pendant ce vol. Tellement détendue d’ailleurs que je ne me suis absolument pas occupée de Rose qui vomissait tripes et boyaux à la descente (la routine). J’ai décidé de me droguer encore plus au retour avec un vrai somnifère qui devrait me faire oublier jusqu’à l’existence d’un Boeing 777. Bon, j’ai vite atterri avec les démarches ultra compliquées de la douane américaine. On a eu une légère angoisse, le passeport de Rose expirant en juillet, donc moins de six mois après notre retour, mais finalement ça n’a pas posé de problème (j’ai souri niaisement à tous les personnels des frontières, ceci expliquant peut-être cela) (bien sûr avant on s’est tous moisis cordialement, chacun rejetant la faute sur l’autre de ce qui aurait pu nous valoir un aller simple dans l’autre sens). En lire plus »

Une mère, d’Alejandro Palomas

Comme le disait le grand Jacques, les emmerdes ça vole souvent en escadrille. Donc non contente d’avoir laissé ma dignité quelque part sur un rooftop du 9ème arrondissement de Paris il y a deux jours, j’ai eu la bonne surprise d’assister en direct avant-hier soir au décès de mon ordinateur. Il a fait ça sans bruit, tout doucement (que devient Bibi au fait ?). Tentant de maitriser la panique qui commençait à m’envahir, j’ai rassemblé tout ce qui me restait de pensée positive à l’intérieur de moi en listant tout ce qui pouvait faire de cet événement une broutille à l’échelle de l’humanité. J’ai bien sûr pensé réchauffement de la planète, Alep, Trump, Pénélope Fillon. Je me suis aussi dit que ça aurait pu arriver une semaine plus tôt, alors que je venais de terminer un manuscrit, juste avant de le sauvegarder. Et puis surtout, me suis-je répété en boucle, normalement aucune de mes données n’étaient perdues grâce à ma time capsule, sorte de disque dur qui mémorise le contenu de ton ordi dix fois par jour. En lire plus »

Pierre qui roule…

Je sais que je commence à avoir un besoin criant de vacances quand je me mets à me cogner partout, voire à me casser la figure. Je suis en effet cette personne qui tombe, souvent. De préférence dans des escaliers. Ma dernière chute m’a d’ailleurs laissé de véritables séquelles, je vous déconseille de vous casser le cul ou, plus scientifiquement parlant, le sacrum. C’est la voie royale pour un toucher rectal pour tout un tas de joyeusetés, comme des sciatiques à répétition, des douleurs lombaires, voire, (vous saurez tout) une sorte d’engourdissement de la salle des fêtes quand je reste assise trop longtemps sur une chaise. La première fois j’ai quand même eu super peur. Parce que j’avais déjà eu des fourmis dans les jambes, mais ne plus sentir son abricot alors qu’on est pas en train d’accoucher sous péridurale, c’est chelou.

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Séries: mon best-of des derniers mois

A force je pense que vous l’avez compris, les séries et moi c’est plus qu’une histoire d’amour. Une passion inextinguible qui contribue hélas pas mal à ma névrose de la procrastination. Autant du coup m’en servir au minimum pour alimenter ce blog. Et comme régulièrement on me demande par mail quelles séries je recommanderais, en voici huit qui m’ont totalement emportée ces derniers mois. En lire plus »

Présidentielle de comptoir #4

Alors alors… Une semaine après, mon débrief du débat des candidats à l’élection présidentielle. Je suis tellement en retard que je me demande si ça a le moindre intérêt mais je vais en profiter pour étendre un peu aux autres événements de la semaine relatifs à cette folle campagne. Si je devais résumer mes impressions, je dirais ceci: Fillon complètement dans les choux pendant les 3/4 du débat, après s’être sans doute endormi dans un bol de terracota (sa maquilleuse lui en veut personnellement je pense). Légère reprise au moment des retraites, le mec semblait mieux maitriser ses dossiers éco que certains. Le Pen, terrifiante, odieuse, multipliant les mensonges sans ciller, mais certainement convaincante auprès de ceux qui la suivent déjà les yeux fermés. Mélenchon assurant le show et nous sauvant à plusieurs reprises d’un ennui mortel. A un moment, j’ai presque changé d’avis sur lui et puis le sujet Poutine est venu sur la table et pardon mais je ne peux pas voter pour quelqu’un qui ne semble pas voir où est le problème concernant l’annexion de la Crimée. Hamon, complètement effacé, pas clair, semblant ne pas être certain de la fin de chacune de ses phrases. Surtout, conscient que les seules voix qu’il peut espérer prendre se trouvent du côté de Macron, le candidat du PS a passé un temps considérable à chercher à discréditer celui d’En marche et trop peu à confronter Fillon à ses erreurs. Je m’y attendais mais ça m’a profondément agacée. D’autant que ses attaques sur les sponsors de Macron relèvent du procès d’intention. C’est sûr qu’Hamon n’a pas besoin qu’on finance sa campagne, il a le PS pour le faire. Et soit dit en passant, je suis bien persuadée qu’il existe des adhérents au PS travaillant dans des labos pharmaceutiques aussi. Ledit PS n’ayant pas vraiment de leçons à donner en terme de financement des partis politiques, par ailleurs. En lire plus »

J’aime #125

Un grand merci pour vos messages d’anniversaire. J’ai beau prendre de l’âge comme tout le monde (enfin comme tout le monde, je m’entends, il parait que certains ne restent pas bloqués à 29 ans comme moi depuis dix ans) (hu hu hu), je continue à chérir ces 20 mars, probablement parce que j’ai la chance d’être formidablement entourée. Voilà, sans transition, un billet « J’aime ». Je sais que certains et certaines attendaient un débrief du débat, j’essaierai pour demain, j’ai besoin de trier un peu mes idées, histoire que ça ne soit pas complètement imbitable. Pour ceux et celles que ça intéresse, j’ai twitté à chaud, vous pouvez remonter le fil, ça n’est pas de l’analyse très profonde, hein, mais bon…

J’aime… En lire plus »

10 choses que tu fais quand tu as grossi

Merci à toutes et à tous pour vos commentaires sur mon dernier billet. Je me suis dit que je pouvais en écrire un dans la continuité, mais peut-être sur un ton un peu plus léger. Parce qu’on ne va pas se laisser emmerder par ces petits salopards de kilos. Bref, j’y réfléchissais dans le métro vendredi, voici dix choses que je fais quand j’ai grossi. Si ça vous amuse, je vous ferai la liste des dix choses que je fais quand j’ai maigri, je connais (trop) bien les deux cas de figure !!! En lire plus »