Au secours, les réacs reviennent (et ils sont nombreux)

Hello hello. Je m’étais dit que je ne publierais pas aujourd’hui par manque de temps mais on ne se refait pas, je suis tellement énervée qu’il faut que quelqu’un prenne (ça sera vous). C’est quoi qui me fait monter dans les tours ?

Ce pseudo scandale alimenté par deux ou trois maires de droite réac autour de la campagne de prévention du sida. Avec comme élément de langage savamment distillé j’imagine par la frange la plus conservatrice des Républicains, « je dis quoi à ma fille/fils de six ans quand elle voit ça ? »

ça étant… ça:

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Vous aurez noté l’affreuse pornographie répandue par ces affiches, n’est-ce pas. Ouh là là, mon dieu, mais les POSITIONS !!!

Tellement pire que tous ces seins et culs artificiellement rebondis dont on nous abreuve à longueur d’abribus pour nous vendre soutiens-gorge/parfums/rasoirs/bagnoles. En lire plus »

Prescription Lab : une box beauté qui mise sur la qualité

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Partenariat

Avec Noël qui approche, je commence à réfléchir aux cadeaux à offrir, sachant que cette année on le fêtera à Lyon, ce qui implique de voyager léger. Du coup je cherche la parade aux colis qui prennent toute la valise. Or je sais que ma sœur et ma mère, notamment, sont folles de produits de beauté et qu’elles adorent les box. Personnellement j’aime bien l’idée des boîtes surprise aussi, mais lorsqu’elles sont composées en majorité d’échantillons, je suis chafouin.

Mais celle-ci, qu’on m’a proposé de tester, sort un peu de l’ordinaire. Déjà par son design « haut de gamme » (« padam padam padam ») (interlude Benjamin Biolay) mais aussi par sa composition : deux produits en format vente, un format voyage et un petit magazine hyper bien conçu, avec de belles photos et des interviews très sympas. En lire plus »

Brad en vrai

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Hier j’ai eu la chance d’être invitée à l’avant-première du film « Alliés », de Robert Zemeckis, avec Marion Cotillard et Brad Pitt. Pour ceux qui ne le situent pas, Zemeckis c’est « Retour vers le futur », « A la poursuite du diamant vert », « Forrest Gump », etc. On va dire, pas le perdreau de l’année.

Quant aux deux acteurs principaux, ne les présentons pas, ils se débrouillent très bien tous seuls. Le pitch avait l’air sympa, une histoire d’espions sur fond de seconde guerre mondiale, un film de genre dans la lignée des Casablanca et autre Faucon maltais, tout ce que j’aime. Et puis surtout, Brad Pitt himself qui serait là. Il n’en fallait pas plus pour me décider à sortir de chez moi un dimanche soir pluvieux. Mon fils sous le bras (ou plutôt l’inverse en fait), on s’est rendus à l’UGC Normandie et on a sagement attendu dans nos fauteuils que le spectacle commence. (à vrai dire le spectacle était aussi dans la salle, bocal de célébrités plus ou moins notables, d’une ancienne miss France à ma gauche (qui s’est avérée charmante je dois le préciser) (en fait, en présence de Brad Pitt, la vérité, c’est que tous les utérus présents dans la salle vibraient à l’unisson, sans différence de classe) (phrase éminemment sexiste j’en conviens mais un chercheur en phéromones en aurait je vous l’assure perdu son latin, ça sentait le DÉSIR à plein nez !) à une ancienne miss météo en passant par de vraies actrices totalement éclipsées par des blogueuses mode sapées comme jamais ou un fameux youtubeur arrivant à la dernière minute, juste avant Brad, histoire sans doute qu’on comprenne bien, nous la plèbe, qui c’était le patron. En lire plus »

Five little things #18

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Alors déjà un grand merci pour vos retours sur ce documentaire, cela m’a fait grand plaisir de constater que nous partagions cet enthousiasme. Je le dis souvent mais c’est sans doute ce qui me fait le plus vibrer dans cette histoire de blog, l’idée de partager, de transmettre un élan ou une colère. Alors voilà, merci de permettre cette résonance.

Cinq petites choses en ce vendredi, je vous présente par avance mes excuses si dans les semaines à venir je suis moins présente mais j’entame un nouveau projet qui risque de me prendre pas mal de temps, je vous en parlerai quand j’aurai suffisamment avancé mais en gros c’est cool. Mais ça fait un peu peur. Mais c’est cool. En lire plus »

A voix haute: LE documentaire qu’il faut regarder

Eddy

Bon les gars on arrête tout. On fait une pause séance tenante (ou ce soir si vraiment vous avez des impératifs). Une heure et 17 minutes. Pour regarder l’un des meilleurs, non LE meilleur documentaire jamais vu je pense (oui, j’en fais des tonnes, je fais ce que je veux). Cela s’appelle « A voix haute » et c’était diffusé hier soir sur France 2. Une heure et 17 minutes pendant lesquelles, je vous préviens, vous allez pleurer. Mais attention, hein, grosse chiale. Vous allez rire aussi. Vous allez avoir envie de préparer un concours d’éloquence, sans doute, également. Vous ne direz plus jamais « connard », vous penserez pour toujours au père d’Eddie quand vous entendrez parler de Chuck Norris.

A voix haute, c’est l’histoire d’un concours d’éloquence, « Eloquentia », organisé tous les ans à l’université Paris 8 à Saint-Denis. Pendant six semaines, les candidats se voient offrir des cours dispensés par un avocat – génial – un poète – merveilleux et une metteur en scène – extraordinaire. Qu’ils soient timides de nature, dotés d’un bagout de naissance, amoureux de Victor Hugo, rappeurs dans l’âme, revenus de loin ou de la rue, tous se révèlent peu à peu doués pour la parole. Et au fil des jours, on assiste, nous, spectateurs, à la naissance de papillons volubiles. Bien sûr, j’avais un protégé parmi eux, je ne vous dirai pas le ou laquelle pour ne pas briser le suspense. Mais mon coeur a battu fort jusqu’aux dernières minutes. Il y aurait tant à dire sur ce film, sur la subtilité du montage, la beauté des images. Il y aurait tant à dire sur de telles initiatives, aussi. Mais le mieux en réalité c’est de le regarder.

Si seulement plus de moyens étaient consacrés à ça, à l’éloquence, à la poésie, à la liberté d’expression. J’ai adoré l’absence totale de complaisance, j’ai adoré cette beauté du geste et cette amour de la parole qui semble être la religion commune de tous ces apprentis orateurs et de ceux qui les accompagnent.

Regardez ce film, je vous en conjure, montrez-le à vos enfants. Et venez me dire ce que vous en avez pensé, rassurez-moi, vous avez pleuré vous aussi ?

 

Vive la parole et vive le service public. Parce que parfois, il nous rend meilleur. Ce documentaire m’a rendue, je crois, meilleure.

Coupez !

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Pour continuer dans la futilité, c’est amusant parce qu’hier vous avez été nombreuses à me dire que le bun m’allait bien. Ce qui m’a 1) beaucoup touchée mais 2) plongée dans des abîmes de regrets parce que samedi, j’ai fait couper une bonne partie de mes cheveux. J’ai vérifié, je peux encore faire des chignons, mais un peu moins hauts parce que sinon les petits cheveux de derrière se font la malle. Ceci étant dit je suis très contente de cette nouvelle coupe. Je perdais mes veuchs par poignées depuis un mois – c’est en général le cas tous les automnes mais cette fois-ci un peu plus que d’habitude, sans doute un peu de fatigue (ou alors c’est l’âge ?) (non, je ne pense pas) – et ils s’emmêlaient tellement que je passais donc l’essentiel de mon temps à faire des buns. Sur ce point précis d’ailleurs, après avoir arboré des genres de plumeaux à moitié décédés sur la tête pendant des années, j’ai trouvé LA technique pour avoir un vrai beau bun bien haut. Il faut tout simplement mettre la tête en bas et ramener tous les cheveux vers l’avant puis enrouler la queue de cheval et la fixer avec un élastique. Je sens que vous êtes ébahies devant tant d’ingéniosité. Riez, moi je ne connaissais pas cette technique et ça a tout changé. Ok, quelques semaines à peine après cette épiphanie, j’ai donc demandé à Michel de couper dans le tas. En lire plus »

Philosophie de chiffon

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Les jardins du Palais Royal font partie des lieux que je préfère à Paris. Les colonnes de Buren, aussi absconses soient-elles dans leur signification me fascinent et la lumière est toujours assez dingue, peu importe le temps qu’il fait. Ce jour là, après avoir photographié Violette, cette dernière m’a proposé de me rendre la pareille. Je confesse ne pas spécialement goûter l’exercice, préférant de loin l’immortaliser que l’inverse, mais j’ai dit ok, je suis montée sur une colonne en n’étant pas certaine d’en avoir le droit (#punk) et clic clac c’était dans la boite. L’occasion de vous montrer cette petite blouse très première de la classe dont je reçois pas mal de compliments alors que je ne misais pas forcément grand chose dessus au départ ainsi que mon manteau chewbacca, qui s’il n’est pas flatteur, fait chavirer mon coeur en ce début d’hiver. C’est inexplicable mais quand je le porte, je me sens un peu autre. Il ressemble si peu à ce que je suis d’ordinaire qu’il me fait croire que l’on peut s’inventer une personnalité. Ce n’est pas très clair, je le sens, mais en même temps, ne nous racontons pas trop d’histoires, nul besoin de faire de la philosophie pour parler chiffons, si ? En lire plus »

Trumpettes de la mort…

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Depuis hier, je réfléchis, j’essaie de comprendre. Et ce qui me vient en premier à l’esprit, ce que j’avais déjà perçu en 2002 ou lors du Brexit, c’est que je vis dans une bulle. Une bulle savamment entretenue par les algorithmes de Facebook, Twitter and co. Une bulle remplie d’enfants de baby-boomers se souvenant avec émotion de leurs parents sablant le champagne en 81. Une bulle qui co-existe à côté d’autres bulles, celles de ceux qui votent Le Pen ou Trump ou de celles de ceux qui ne voteront jamais, ou de celles qui forment les rangs des zadistes, etc. Toutes ces bulles ne se rencontrent jamais et sont donc convaincues d’être au centre du débat, dans leur droit et surtout dans le JUSTE.

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Où subsiste encore ton écho

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La dernière fois en sortant de chez mon quelqu’un, j’ai réalisé que je n’avais en réalité « appris » que peu de choses depuis ces deux ans et demi de séances hebdomadaires (le simple fait que je m’interroge sur ce que j’ai appris en thérapie est sans doute d’ailleurs le signe que la route est encore longue, mon syndrome de première de la classe a de beaux jours devant lui).

Peu de choses, mais quand même. Je crois que je regarde l’existence à travers un filtre différent, en fait. Si je devais résumer, j’avais jusque là un rapport au monde, à la vie, aux autres, imprégné de la morale judéo-chrétienne à laquelle j’ai été biberonnée toute mon enfance (j’ai tous mes diplômes, du baptême à la profession de foi, je vous le rappelle). Attention, je ne dis pas que c’est mal, je ne jette pas tout avec l’eau du bénitier, mais chez moi cela se traduisait par une énorme culpabilité. J’avais tendance à systématiquement analyser des choses en fonction de ma conception du bien et du mal, en n’oubliant jamais de me flageller au passage. En lire plus »

Remède à la mélancolie

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Hier matin, alors que je me réveillais péniblement en buvant mon thé, j’ai écouté comme chaque dimanche quand je le peux, l’excellente émission « Remède à la mélancolie » sur France Inter. C’était Christophe André qui répondait aux questions d’Eva Bester. Je dois l’avouer, après avoir bouffé de la pleine conscience pendant des mois lors de ma thérapie avec Zermati, je suis arrivée à une sorte d’overdose de ces conseils certes souvent frappés au coin du bon sens mais finalement désormais très convenus (c’est le problème des modes, au bout d’un moment même le concept le plus pertinent devient indigeste). Je veux dire, c’est bien la pleine conscience, mais à force de nous la coller à toutes les sauces, on n’en peut plus non ? En lire plus »