Je ne sais pas si c'est le printemps qui traine trop à arriver, les hormones qui me travaillent, l'inactivité soudaine ou que sais-je, mais je suis chafouin. Oui, chafouin. Faut dire qu'en ce moment, y'en a des raisons, non ? Alors voici un billet énervé, très apolitique de gauche et un poil langue de pute. Je préviens d'emblée, de façon à ce que les allergiques à l'apolitisme ne perdent pas leur temps…
Donc disais-je, je n'ai qu'à me baisser pour ramasser quelques raisons de m'agacer, voire plus si affinités…
Genre…
– Le badge ultra-subversif de notre ami David D., bonnet E qui réclamait un monde moins méchant et plus gentil sera finalement jeté aux oubliettes. Sur ce coup là, je reconnais mon erreur. En fait, David, c'est le Che, c'est Rosa Luxembourg, c'est un Ninja. Beh ouais, en tous cas aux yeux du comité olympique français qui a décidé que non, ce n'était pas possible d'aller chercher la merde comme ça auprès de nos amis chinois. Vive le Sport sur Antenne 2, moi je dis.
– Au moment où je m'apprête à contribuer glorieusement au repeuplement de la France et à entrer dans le club très sélect des mères de familles officiellement nombreuses, voilà pas que j'ai bien failli voir me passer sous le nez la carte éponyme qui te permet de voyager moins cher. Je n'aurais pas déjà des aigreurs que ça m'en aurait donné. Alors que moi j'en rêve de cette carte, celle là même que mon père brandissait partout durant toute mon enfance, du resto au magasin de jouet en passant par la caisse des Nouvelles Galeries "au cas où on puisse avoir une ristourne" nous collant à chaque fois une honte intersidérale, à ma soeur, mes frères et moi. En même temps, ce n'était rien comparé à la fois où j'ai été traitée de menteuse devant une file entière de skieurs énervés après avoir affirmé, à 13 ans environ et sous la houlette paternelle, que oui oui oui j'avais bel et bien moins de huit ans et pouvais donc bénéficier du forfait enfant. Merci papa, à 13 ans j'avais les mêmes seins que David D, alors forcément, ça n'avait pas marché.
– Au final, in exremiste, on va conserver mes amies les mères de famille et moi le fameux sésame à réductions. En revanche, si t'es miron, t'as du souci à te faire parce que Roselyne Bachelot a décidé que les yeux, c'était comme qui dirait pas du domaine de la santé. Et que par conséquent, y'aurait aucune raison que la sécu te rembourse un centime sur tes binocles. Ok, tu me diras, ça ne changera pas grand chose, sur ma dernière paire, la CPAM a dû me filer généreusement 14 francs. N'empêche que voilà, les Etats-Unis à côté de la Sarkosie, ça va devenir l'Etat providence. Que voulez-vous, les caisses sont vides, y'a comme un trou de 14 milliards. Quand je pense que le Johnny avec tout ça il est même pas revenu mettre ses sous à la société géniale…
– Le gouvernement – toujours notre copine Roselyne qui a l'air de bien s'y connaitre – a décidé de faire voter une loi pour interdire l'anorexie. Rien que ça. Ok, en fait c'est pour interdire les incitations. J'ai pas tout compris mais les médias, stylistes et cie vont signer une charte dans laquelle ils s'engagent à ne pas faire la promotion de la maigreur. Moi je propose de décerner la palme de l'hypocrisie à cette initiative. D'abord parce qu'autant je peux hurler contre toutes ces images de la féminité qu'on nous vend et qui sont totalement éloignées de ce qu'on est, autant désolée mais je ne crois pas qu'elles soient forcément responsables de cette maladie mentale. Surtout, pour lutter contre l'anorexie et toutes les affections qui touchent les adolescentes, il faut de l'argent. Pour créer des maisons de soins, des centres d'hébergement, payer des assistantes sociales, des infirmières scolaires, etc etc etc. Or là, ça coince, rapport aux caisses qui ne sont pas vraiment pleines. Mais pas grave, on va signer une belle charte, alors faudrait pas non plus abuser. Et puis si tu crois que les anorexiques consomment, toi, t'as rien compris. Je te rappelle qu'elles bouffent rien. Alors que Johnny, oui.
– Récemment, on m'a proposé d'aller boire des coupettes à Levallois, figures-toi. Chez mes copines de Elle. Ouaip. Même que c'était soit-disant parce que la rédaction de Elle avait réalisé à quel point des filles comme moi – et une cinquantaine d'autres – avaient des choses à dire. Et que peut-être, dans un avenir proche, on pourrait même avoir des choses à faire ensemble. Ouah. Au départ, j'ai oublié toute ma morale, toute mon éthique et je me suis dit que comme j'avais déjà vendu mon âme à Kinder, je pouvais bien aller baisser ma culotte chez Elle. Et que tout de même, mazette, j'étais comme qui dirait un peu arrivée au panthéon de ma gloire, adoubée par le saint des seins. Ensuite, je me suis rappelée que tout flatteur vit aux dépens du renard qui finit toujours par bouffer le camembert et que bien m'en ferait de me méfier. Et bien m'en a en effet pris puisque j'ai petit à petit compris que le but de la sauterie c'était surtout que les blogueuses fassent de la promo pour un nouveau mag encore "plus hype et standing" (= gavé de pubs et vantant les mérites de produits ultra prohibitifs) que le Elle s'apprête à sortir. Alors voilà, je me suis payé le luxe de ne pas y aller. Ok, j'étais fatiguée. Et à choisir, je préférais aller à la pièce. Qui en plus est direct sur ma ligne de métro alors que Levallois, faut pas déconner.
Et savez quoi ? Je suis assez contente de moi. Parce que quelque part, hier, je n'étais pas à vendre.
En même temps c'est pas comme ça que je vais faire carrière, on est d'accord…
Petit billet parce que couchée un peu tard hier et donc pas beaucoup de temps pour écrire. Oui, couchée tard à cause de la pièce, je ne vais pas vous redire pour la énième fois que c'était forcément formidable, vous avez fini par comprendre. Je m'étonne de rire encore à chaque fois, je m'étonne d'être toujours surprise par Stéphane. Lui était un peu tendu hier, comme un soir de première. Et de le voir comme ça tout traqué, je me suis une nouvelle fois dit que ce métier était un des plus difficiles au monde et qu'il fallait être un peu fou pour se jeter ainsi en pature volontairement tous les soirs ou presque…
Alors aujourd'hui, foin de top five. Pas que ma vie ne soit remplie de rencontres incroyables, d'événements hors du commun qui vaillent le coup d'être immédiatement racontés, ou de péripéties hallucinantes, non non non, point de ça.
Alors hier, je me demandais, suite à mon émoi devant le top model de la Camif, je veux parler de Cédric de la NS, ce qui le rendait si sexy à mes yeux. De fil en aiguille, je me suis auto-interrogée – on fait ce qu'on peut pour s'occuper hein, je te rappelle que je suis assignée à résidence pour les semaines à venir – sur ce qui à la base aurait tendance à me faire péter le granola.
Et voilà. Je me suis laissée embarquer dans un nouveau minute par minute nouvellestarien. Si ça vous broute le minou, faudra me le dire hein.
Allez, un peu d'autosatisfaction, une fois n'est pas coutume. Ok, en fait si, c'est coutume. Mais voilà, sur
Hier, on m'a fait une demande bien particulière et comme je suis au service de mon public, je vais donc tenter de répondre.
T'as passé un bon week-end, l'internaute ? Tu attends avec impatience le top du five ? Oui ? T'en veux ? Ah, t'en veux, hein ? Cochonne.
Bon alors pour une fois, à l'heure où sera publié ce billet, je serai non seulement réveillée mais en plus, dans un train en partance pour deux jours de colloque à Bruxelles. Enfermée dans un bâtiment européen sans avoir même la possibilité d'aller humer l'air de la grand-place… Toujours est-il que forcément tout ceci a été écrit hier, pendant la Nouvelle Star. Du coup, pof, vous allez avoir droit à mes impressions à chaud sur cette émission et je plains d'avance ceux qui 1)n'aiment pas, 2)qui ne regardent pas.