Me cherche pas des poux… tu risquerais d’en trouver

Que les choses soient claires, avoir un enfant c'est avant tout du bonheur. Non je le dis parce que je ne voudrais pas qu'il y ait de malentendu, hein, celles qui en ont mis un en route ou celles qui en ont déjà, ne le ramenez pas au magasin, franchement, la plupart du temps, c'est plutôt chouette.

 

Mais il faut quand même savoir que parfois, ça craint.

 

Un exemple ?

 

Quand ton enfant attrape des poux.

 

En fait, les poux, c'est LE truc qui te fait peur du moment où petite chérie – oui chez moi c'est petite chérie qui en attrape, grand loulou lui n'a pas une tête à poux, la vie est une chienne et choisit ses victimes – est scolarisée. D'ailleurs en général, dès le 4 septembre, tout est fait pour alimenter ta névrose étant donné qu'à l'entrée de l'école apparait une énorme pancarte "ATTENTION LES POUX SONT REVENUS". Tu comprendras l'année suivante que cette pancarte est en réalité collée là depuis des décennies et que par honnêteté le corps professoral ferait mieux d'indiquer: "ATTENTION LES POUX NE SONT TOUJOURS PAS PARTIS".

 

La première fois que tu la vois la pancarte, tu es partagée entre la panique que ton enfant soit contaminée – par les autres bien sûr parce que c'est évident que petite chérie adorable ne PEUT pas être celle qui a fait entrer dans l'école ces sales bêtes – et la naïve certitude que "ça" n'arrive qu'aux autres. Surtout les gens de peu d'hygiène. ça bien sûr tu ne le dis pas parce qu'en vrai tu es quelqu'un de très ouvert et de super tolérant et que ce genre de pensée te fait un peu honte. N'empêche que tu repères assez rapidement le ou les enfants qui te semblent un peu moins soignés que les autres et que faisant fi de tous tes principes de gauche, tu suggères gentiment à petite chérie de ne pas trop sympatiser avec eux ou tout au moins de ne pas leur prêter son bonnet/ses chouchous/sa brosse à la piscine. Forcément, tu obtiens l'effet inverse, tu apprendras plus tard que les enfants se font toujours un malin plaisir de choisir justement pour amis ceux que tu aurais souhaité qu'ils évitent.

 

Et puis vient le jour où tu ne peux plus faire semblant de ne pas voir ta fille s'arracher le cuir chevelu à force de se gratter. Voire pire, le jour où devant cette chipie de Marie-Catherine, mère vénérable de Sidonie, très propre sur elle mais il faut bien l'avouer beaucoup moins gentille que les copines souillons de petite chérie, la maitresse te suggère d'une voix de stentor d'examiner ta fille dont la tête démangeait et sur laquelle il semble se mouvoir quelques bestioles.

 

Ce jour là tu pars honteuse, apercevant Marie-Catherine en train de murmurer quelque chose à sa peste. Et tu te doutes de ce qu'elle lui ordonne. La prunelle de tes yeux est devenue celle à qui on ne prête pas son bonnet/chouchou/brosse.

 

Qu'à cela ne tienne te dis-tu, on va régler ça très vite d'autant qu'il est évident que la maitresse se trompe. 

 

Une fois chez toi, tu installes alors confortablement la chair de ta chair sur tes genoux et commence, telle une maman guenon, à lui chercher des poux. Au départ, tu es même un peu attendrie par ce geste ancestral qui te rappelle celui de ta mère, il y a bien des années. En plus, à première, vue, rien. Tu en étais sûre, il n'y avait aucune raison de s'inquiéter, pas de ça chez nous.

 

Et puis tu regardes derrière les oreilles. Et là, elle est là. La garce. LA lente. Celle qui en son sein cache un foetus de pou. Accrochée telle une moule à son rocher au cheveu fin et délicat de ta princesse et à priori inoffensive. Accompagnée d'une autre. Et puis d'une autre. Ah, et là… Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii. Un pou. A ce moment là, il te faut rassembler tout ce qui te reste d'instinct maternel pour ne pas envoyer valdinguer petite chérie et te précipiter dans ton armoire à pharmacie afin de vider l'intégralité du produit anti-poux acheté un jour "au cas où" sur… TA chevelure.

 

Oui, à ce stade je dois bien te l'avouer, quand tu trouves des poux sur la tête à ta fille, c'est en général à ton propre crâne que tu penses en premier. C'est moche mais c'est humain.

 

Bref, comme tu es malgré tout une mère exemplaire, tu en laisses un peu pour ta fille. Qui se met à hurler que ça sent mauvais et qui finit par fondre en larmes parce que dans ton grand énervement tu la préviens que dès demain c'est coiffeur et carré au menton parce que tout couper c'est la seule solution, surtout si elle fait des histoires pour une petite odeur de rien du tout.

 

En général le produit en question est irritant et sent en effet le suppositoire à l'eucalyptus qu'on aurait laissé tremper dans un bain de purain. Tout le monde se réveille avec une migraine à se taper la tête contre les murs et des cheveux… en carton.

 

Vient ensuite l'étape du shampoing à l'issue du quel il te faut affronter le spectacle immonde des poux qui, étouffés par la mixture qui d'ailleurs a bien failli exterminer du même coup toute la famille pendant la nuit, tombent un à un dans la baignoire. Un conseil, tu ne te mets surtout pas à penser que quelques heures plus tôt ces bébêtes étaient bien vivantes en train de caracoler sur le duvet de soie de petite chérie. Surtout ne pas chercher à visualiser.

 

Je passe sur le peigne à pou que tu as d'ailleurs en général perdu. A ce moment là, tu n'en peux plus et chouchoute non plus. Tout le monde hurle et ce n'est plus le carré dont tu la menaces mais la boule à zéro.

 

Voilà, théoriquement, après toute cette prodédure standard, tu es censée avoir la paix. Sauf que non. Parce qu'une tête à poux est une tête à poux et qu'il y a fort à parier que tu doives renouveler l'opération régulièrement jusqu'à la puberté de petite chérie. A qui tu ne couperas évidemment jamais les cheveux.

 

Encore un détai et je te laisse. Le plus cool dans l'histoire c'est que pendant les mois qui suivront tu n'oseras plus aller mettre un orteil chez ton coiffeur. Parce que pire que d'apprendre de la bouche de la maitresse que pupuce a des poux, il y a l'air horrifié de la shampouineuse qui arrête séance tenante le délicieux massage du cuir chevelu qu'elle venait d'entamer pour te murmurer sans aucune discrétion que hum, la maison n'accepte pas les poux…

 

Je te laisse, ça me gratte et il faut que je file à la pharmacie.

L’Heure Zéro

Bon bah les enfants, aujourd'hui, je n'ai pas d'inspiration. Je sais, si c'est juste pour vous dire ça je peux aussi m'abstenir d'écrire quoi que ce soit. Mais qu'est-ce que vous voulez, je suis accro, addict, l'idée de ne pas poster me rend morose, je me dis que du coup je n'aurai pas de vos nouvelles, que si ça se trouve vous allez m'oublier, que mon blog il est foutu et que sans lui, je ne suis plus rien.

 

Nan, j'exagère, je le sais bien que je survivrai à Mabulle.

 

Heu… j'espère.

 

Bref, voilà, pas beaucoup d'inspiration, faut dire qu'en ce moment, je fais surtout que travailler, travailler, travailler.

 

Allez, si, maintenant que j'y pense, ça fait un petit moment que je veux vous conseiller d'aller voir "L'Heure Zéro". Je ne sais pas vous, mais personnellement, les romans d'Agatha Christie ont marqué mon adolescence. J'ai toujours aimé en regarder les adaptations cinématographiques, celle de l'Orient Express restant ma préférée. Et bien là, dans l'Heure Zéro, on se retrouve subitement à jouer au Cluedo avec les copains un soir un peu grisou. François Morel fait un Hercule Poirot aux petits oignons et tous les acteurs sont jubilatoires. Je ne parle pas des paysages bretons à tomber à la renverse de beauté.

 

Seul bémol, Laura Smet, fifille de, qui certes est elle aussi à tomber à la renverse de beauté mais qui comment dire… joue comme un kouignaman.

 

Je sais, le kouignaman n'a jamais eu pour vocation de jouer la comédie. Ben à mon avis, Laura Smet non plus. Et puis là tout de suite, j'ai envie d'un kouignaman, et rien que de l'écrire ça me fait du bien.

 

Bref, voilà, si vous faites partie des petits veinards qui ont pris une RTT aujourd'hui et qui n'habitent pas trop loin d'un cinoche, moi je dis, allez-y, c'est parfait pour se changer les idées.

J’ai pas la grosse tête

Tu vois ma chérie, dans la vie, y'a les it girls et puis y'a les autres. Les it girls, elles sont par exemple sollicitées par les Inrocks pour couvrir leur festival et prendre tout un tas de photos super trendy de gens qui ont du staïle que si tu t'habillais comme eux on t'appellerait "Zézette épouse x".

 

Les it girls qui bloguent, on leur fait des propositions marketing qu'elles ne refusent pas parce qu'il s'agit par exemple d'aller visiter les anciens appartements de Coco Chanel et que du coup, ce n'est plus du marketing, c'est du buzz tendance et pointu.

 

Pendant ce temps là toi on te fait l'honneur d'un partenariat avec les 3 Suisses grande taille pour lequel en fait tu gagnerais rien.

 

Les it girls, elles achetaient des low boots alors que toi et moi on en était à peine à comprendre que les jeans moulants ça s'appelait désormais des slims et que donc on pouvait y'aller sauter le pas. Sauf que non en fait rapport à tout ce qui déborde du slim quand tu n'es pas une it girl. Beh oui, la it girl est plutôt du genre svelte, tu ne seras pas surprise.

 

Les it girls, elles mettent des keffieh autour du coup et ça leur donne une classe incroyable alors que si toi tu en mets un tu fais baba cool qu'aurait perdu son sac US et qui en serait encore à défendre Yasser.

 

Les it girls, elles sont élégantes même quand elles pleurent, elles ne ballonnent pas quand elles ont leurs règles ET quand elles ovulent et elles ne connaissent pas les tracas de la peau grasse.

 

Les it girls ont laissé tomber la robe housse depuis que justement toi tu t'en es acheté une bonne dizaine à Monoprix, vu qu'elles ont compris que désormais, c'est le jean large the must have.

 

Ben moi, vois-tu, je ne suis pas une it girl.

 

La preuve ? Aujourd'hui, je passe à la radio.

 

Une it girl, elle passerait sur Nova, le Mouv, ou à la limite France Inter. Pour parler de la fourrure qui remonte en flèche, du dernier film de Sofia Coppola ou de la tendance des face hunter – si tu sais pas ce que c'est, clique sur face hunter, moi je ne peux plus rien pour toi je t'ai déjà tout expliqué, faut pas charier.

 

Bref, moi, tu vois, cet après-midi, je passe… aux Grosses têtes sur RTL.

 

Si.

 

Interviewée par Philippe Bouvard himself.

 

A propos de mon chef d'oeuvre, THE livre que j'aurais préféré qu'on oublie que je l'avais écrit un jour, le très chic et tout en retenue "Comment baiser en cachette".

 

Voilà.

 

Le pire, c'est que pour le coup, je suis sûre d'avoir une sacrée audience. Mais pour avoir enregistré ça hier "dans les conditions du direct" au téléphone, je peux te dire que je viens définitivement de faire une croix sur une éventuelle invitation chez Taddei.

 

Crois, moi, c'est du lourd. L'amiral, Jean-François Derek, Sim, ça te dit quelque chose ? Oui ? Ben t'as pas de quoi être fière.

 

La vérité ? Ils ont réussi à me faire marrer.

 

Je crois que mon cas est désespéré. Le tien aussi en même temps.

 

Voilà, t'es prévenue, si t'as envie de te cogner les deux heures de contreétries et calembours à gogo pour m'entendre vaguement ricaner – vu que ma voix est couverte par les blagues à deux balles des copains à philippe – tu peux, c'est de 16h à 18h je crois. Personnellement je n'aurai pas le temps, je viens d'être contactée par Carlos, il adore ce que je fais et me veut absolument dans son prochain clip. Qu'est-ce que tu veux, on est before ou after the tendance, moi j'ai choisi mon camp.

Sapho et moi

D'aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie hétérosexuelle. Enfin… non, ce n'est pas totalement vrai, en 5ème, j'étais fascinée par ma prof de français, à tel point que je m'en sentais un peu amoureuse et que je m'étais un peu inquiétée de ce penchant. Oui, inquiétée parce qu'en 1983, dans mon collège privé, autant vous dire qu'on n'était pas hyper aware sur les adeptes du broute-minou. D'ailleurs à l'époque je sentais juste qu'il n'était pas nécessairement normal d'être amoureuse d'une femme lorsqu'on en était une, point. Je venais à peine d'apprendre pour les choux et les roses alors imaginez plutôt.

 

J'ai également eu, quelque temps après, en quatrième ou troisième, une amie un peu spéciale. Le soir, lorsque nous dormions l'une chez l'autre, nous nous faisions des carresses à l'intérieur des bras, vous savez, là où la peau est fine et presque électrique lorsqu'on l'effleure ? Je me souviens, ça me faisait des frissons. Preuve que ça n'était pas aussi innocent que je tentais de m'en convaincre, lorsqu'un de nos parents entrait dans notre chambre, nous retirions brusquement nos mains et faisions semblant de dormir.

 

Bon, d'accord, à treize ans, donc, j'étais un peu portée sur les filles. Ou pas. Disons qu'en pleine découverte de mes sens et dans l'absolue impossibilité d'envisager de séduire un garçon – dois-je revenir sur l'apparition subite du jour au lendemain de ma poitrine 95 D et de tous les désagréments lambda de l'adolescente type ? – je me suis naturellement tournée vers mes semblables, qui probablement me rassuraient.

 

Mais où veut-elle en venir, vous demandez-vous, n'est-ce pas ? Qu'est ce qu'elle nous fait avec son revival lesbien de quand elle avait douze ans ? Après tout, on s'en bat la moule – hu hu hu – de ses préférences sexuelles !

 

Où je voulais en venir ? Je ne sais plus trop à vrai dire. Si. En fait je voulais en venir au fait qu'en regardant la série "L Word", j'ai découvert que l'amour entre deux femmes ne me faisait en aucun cas horreur. Voire même que c'était assez excitant. Et ces guilis au zizi que me provoquent certains de ces ébats saphiques – surtout quand l'une des deux protagonistes est Shane, androgyne boudeuse et fascinante – me poussent à m'interroger.

 

Est-ce qu'en reluquant ces femmes – magnifiques au demeurant, on est loin du cliché "camionneuses" qu'on nous vend à loisir, peut-être même un peu trop loin – je me comporte comme un bon vieux mec macho devant un porno mettant en scène des filles ? Est-ce que TOUT le monde est excité par des scènes pareilles parce que TOUT le monde a en soi une part d'homosexualité latente ? Est-ce que je cède à une mode qui je le sais insupporte les "vrais" gays, parce qu'après tout, une inclinaison sexuelle ce n'est pas comme un it bag, on n'en change pas tous les deux mois et surtout on ne s'en sert pas pour se donner un genre ?

 

Franchement, je n'ai pas la réponse. Je ne sais pas non plus comment je réagirais si j'étais un jour confrontée à ce désir dans la réalité. La seule chose finalement que je sache, c'est que je suis addict à L-Word. Pour ce délicieux émoi mais aussi pour la ligne politique de cette série, pour son esthétisme et surtout parce qu'excitation malsaine ou pas, on finit par oublier très vite que les couples qui se forment et se déchirent au fil des épisodes sont des couples de femmes. A bien y penser d'ailleurs, c'est peut-être pour cela que je n'y suis pas indifférente. Parce que je n'y vois que des corps attirés et attirants. Juste ça.

Urgent – Deux places pour Vanessa Paradis

Bon, vous allez finir par penser que c'est devenu la braderie ici mais voilà, ma copine Zaz avait pris des places pour Vanessa Paradis au Zénith de Paris le 15 novembre. Et pof, elle peut pas y aller. C'est ballot hein ? Du coup, elle m'a demandé si à mon avis, ça pourrait intéresser quelqu'un qui passerait par ici. Alors moi j'y ai dit, "ben chais pô mais on peut essayer, hein !"

 

Ce sont des places assez chères, 47 euros l'une, parce qu'assises.

 

Pour avoir  récemment vu Vanessa (ouais, depuis que je connais ses enfants et que j'ai failli avoir une nuit torride avec Jack, je l'appelle Vanessa) , je serais du style à vous dire que si vous êtes tentés, faut foncer. En même temps, je comprendrais qu'à cause de l'argent, bref.

 

Voilà, si ça vous branche, contactez moi par mail (indiqué derrière la rubrique "me contacter") et je vous mettrai en relation avec ma copine Zaz.

La mode de l’énorme

Allez, moi je dis que ça fait un bail que je n'ai pas hurlé dans le poste. Non mais c'est vrai, mon grand cri, c'est comme s'il avait disparu non ? Limite je m'interroge sur ma capacité de révolte qui se serait fait la malle.

 

Du coup, j'ai épluché le Elle cette semaine, en me disant que si je ne trouvais rien à redire à tout ce qui était écrit à l'intérieur, c'en était fait de moi, voilà, j'étais passé du côté de la force obscure.

 

Bon ben je te rassure, j'ai finalement déniché une petite perle.

 

 

Dans un article consacré aux gros qui sont fashion.

 

Je sais, ça faisait bien trois semaines qu'on nous avait pas montré le petit cul de Scarlett Johanson en nous expliquant que les grosses sont meilleures au lit. Mais t'emballe pas tout de suite, faut bien que j'avoue que cette fois-ci, les personnes enveloppées dont la journaliste nous parle sont vraiment des "big size" comme ils disent.

 

Marianne James, Chabal ou Mouloud, l'animateur de Canal, genre. Donc pour une fois, l'hypocrisie n'est pas trop au rendez-vous. Mais y'a quand même eu matière à me faire monter sur mes grands canassons.

 

Parce que pour nous expliquer que cette fois-ci, a y'est, les gros sont pile dans la tendance, on nous donne aussi l'exemple de la chanteuse anglaise obèse, Beth Ditto, qui fait un carton partout et notamment en posant à poil  à la une des magazines sans le moindre scrupule. Grand bien lui en fasse d'ailleurs parce que wouah elle décoiffe la nana.

 

Mais ce qui m'a légèrement chauffée, c'est que pour prouver à quel point c'est du délire la hipness qu'elle dégage, on nous explique que, unbelieveable, autrement dit, incroyabeule, Kate Moss "en personne" ose s'afficher avec elle dans une boîte à la mode! Dingue. Dis moi pas que c'est pas vrai.

 

Genre Kate, elle aurait même pas peur que ça déglingue son image tu vois ? Et que peut-être même elle aurait compris que ça n'est pas contagieux !

 

Bon moi je trouve ça super hein, que Kate elle fasse copain copine avec la fat-girl. M'enfin de là à m'esbaudir et à crier victoire parce que la brindille enfarinée ose adresser la parole à une fille qui a les cuisses qui se touchent, non. Parce que s'étonner que Beth ait accès aux discothèques trendy de London et que des gens bien sous tout rapport – sous entendu minces – acceptent même d'être pris en photo avec elle, c'est reconnaître implicitement le côté exceptionnel de la chose.

 

A ce stade du billet, je me dois d'admettre que peut-être, éventuellement je ne suis pas totalement objective dans ma colère. Que peut-être on peut y déceler les restes de la douleur éprouvée lorsqu'adolescente un malabar au QI de Greg le millionnaire m'a expliqué que "tes copines, elles rentrent, d'accord, mais toi, non".

 

Oui mais non. Parce que figure-toi que j'ai beaucoup travaillé sur cet épisode douloureux. Aujourd'hui je lui pisse à la raie à ce salopard de videur.

 

Ok, c'est encore un peu sensible. En même temps il y a encore deux ans même pas j'osais passer devant une boiteudenuit.

 

Bref, moi je crois que si Beth Ditto est appréciée par Kate et ses cop's, c'est surtout parce qu'elle a du talent. Et en effet on peut se réjouir que ce talent lui soit reconnu malgré un physique hors-norme. Espérons juste que pour une Beth il n'y aura plus des dizaines de shirley, natasha ou caroline – prénom choisi complètement au hasard, je te rappelle que j'ai fait un gros travail sur moi même – refoulées à l'entrée des endroits branchés pour défaut de glamour ou surplus de lipides. Espérons que ces deux trois people en vogue ne soient pas l'arbre qui cachent la forêt et que la mode de l'énorme ne soit pas aussi factice et éphémère que celle du lino ou des caleçons déguisés en leggings.

 

Pour finir, moi personnellement, je ne suis pas pour la glorification subite des très gros. D'abord parce qu'il faut ne jamais avoir souffert de surpoids pour imaginer que c'est cool de peser 100 kilos. Ensuite parce que ce n'est finalement qu'une stigmatisation de plus. Ces gens avant d'être gros ils sont des être humains. Un peu comme moi avant d'être blonde je suis femme, tu vois ? Même si je te l'accorde, mon blond il tue.

 

Plus sérieusement, je rêve d'une société qui ne pousse plus les gens à se gaver d'un côté tout en les effrayant de l'autre sur les conséquences des kilos pris. Je rêve d'un magazine où il ne serait plus qestion une semaine d'acclamer les rondeurs et l'autre de prescrire des régimes intenables et dangeureux.

 

Mais bon, je ne suis pas Martin Luther King et même lui d'ailleurs son rêve, on ne peut pas vraiment prétendre qu'il soit devenu réalité.

 

Alors je vais me contenter de pousser mon cri, sans vraiment savoir contre qui ou quoi d'ailleurs. Juste tenter de ne pas me laisser endormir par deux trois fausses idoles qu'on veut m'imposer et qui demain seront ringardes comme les bottines ou le gris, le fameux noir de cet hiver qui l'année prochaine redeviendra fatalement et banalement…gris.

 

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH.

 

 

Anniversaire(s)

Pour la première fois depuis quinze ans il n'y a pas deux anniversaires à fêter aujourd'hui. Et je sais que nous sommes nombreux, ce matin, à avoir cette pensée.

 

Nombreux à rêver de pouvoir faire le chemin en arrière, récrire le film.

 

Surtout ne pas t'en vouloir. Respecter, accepter, tenter de comprendre. Prendre ceux qui restent dans nos bras.

 

Je pense à l'Igéenne, je pense à ce petit de toi. Je pense à vous tous, de Lyon à Marseille, de Paris à Copenhague.

 

 G, je suis tout près de toi aujourd'hui.

 

Edit: Je vous demande pardon pour ce message un peu codé. Ceux qui me suivent depuis longtemps comprendront que ce mois de novembre est endeuillé. Je ne cherche pas la compassion, je veux juste assurer ceux qui partagent cette douleur que je pense à eux.

Spellman et associés

Ce n'est pas parce que je fais une fixette sur mon lino ou mes chaussures que je suis une truffe, faudrait pas croire. Alors rien que pour toi, voici une petite critique de livre. Histoire de relever le niveau, quoi.

 

Et pour l'occasion, j'ai envie de te parler d'un drôle de bouquin. "Spellman et associés" de Liza Lutz.

 

Il a l'allure de la chicklit, la couleur de la chicklit, mais ça n'en est pas. De la chicklit (littéralement "littérature pour poules", à savoir "livre pour fille" dans la lignée des Bridget et consort, sauf que franchement, Bridget, c'était limite du Flaubert comparé aux pales copies qui ont pullulé ensuite)

 

 

Bon, je t'arrête de suite, ce n'est pas du niveau des Frères Karamazov non plus, je ne voudrais pas t'induire en mistake.

 

Mais "Spellman et associés", c'est tout sauf un roman un peu sirupeux où tout se termine bien et pendant lequel l'héroïne finit par se rendre compte qu'elle n'est pas amoureuse de Dirk, bellatre branché et dragueur compulsif qui ne l'a jamais regardée mais bel et bien de John, son voisin depuis toujours qu'elle n'avait justement jamais regardée avant qu'il ne la récupère en larmes au Starbuck Café après une ultime humiliation de Dirk.

 

Non, ce n'est pas ça du tout. "Spellman et associés", c'est un roman policier avec comme personnage principal la déjantée Izzie, descendante d'une lignée de détectives tous aussi frappés du bulbe les uns que les autres. C'est un roman policier dans lequel finalement il n'y a pas vraiment d'intrigue. En revanche, les dialogues font mouche, les relations humaines, qu'elles se tissent entre soeurs, frères, ou père et mère sont dépeintes avec un humour ravageur et à la fin, on se surprend à être touché et émotionné comme si on venait de terminer un bon vieux roman d'amour ou un épisode de Greys Anatomy. C'est bien écrit, c'est innovant dans la forme, c'est un petit ovni et je ne l'ai pas laché du début à la fin.

 

Le petit plus ? Tout se passe à San Fransisco et on s'y croirait. Ah et aussi, Lizzie Spellman est un personnage féministe et moi, j'aime ça.

The lino

En attendant un billet plus conséquent dans les heures qui viennent, voici le tant attendu Lino. Alle-y, déchainez-vous, il est laid très laid, je le sais. N'hésitez pas non plus à vous lacher sur la Birkenstock, j'avais pris cette photo pour un autre post je pense, probablement une ode à la Birk, chaussure confort s'il en est.

 

Je sais, confort et féminité, ça fait deux. Ou trois. Ou douze. En plus, le deuxième effet kiss cool de la Birk, ainsi que j'ai pu m'en rendre compte cet été, c'est que si tu la portes régulièrement – tous les jours du 1er juin au 15 septembre par exemple comme quelqu'un que je connais intimement pour pas dire plus - et bien tu as de la corne aux pieds après. En plus de trainer la godasse et d'avoir l'air de pas grand chose. Par contre t'es à l'aise.