Aujourd'hui, Je voulais vous parler de cette petite fille au prénom de fleur qui se bagarre encore contre un microbe tenace, mais je n'y arrive pas. Cette naissance difficile, sept ans presque jour pour jour après celle de mes enfants remue trop de choses.
C'est étrange. On vit bien, on avance tous les jours, droits dans ses bottes et on se dit que les plaies sont refermées. Et puis il suffit d'un couloir d'hôpital, d'une amie chère qui se ronge les sangs pour son bébé fragile, pour que tout remonte violemment.
Tout ? Un accouchement dont le souvenir s'est perdu dans un produit anesthésiant. Le contact froid de la table du bloc opératoire sur mes reins en feu. Le réveil sur un brancard avec l'homme qui pleure et me dit qu'ils sont beaux. Un charriot sur lequel sont posées deux couveuses, poussé par une pédiatre du Samu. On les emmène loin, à l'autre bout de Paris. Je touche un poignet, celui de mon fils, et puis plus rien. Il ne reste plus que ce ventre coupé en deux. Vide.
Plus tard, les sirènes du Samu, encore, la poitrine de mon minuscule fils qui se soulève trop fort, trop vite. La précipitation, les infirmières qui courent et qui tournent la tête quand elles nous voient, l'homme et moi. Une salle d'attente d'hopital vide et la certitude que la prochaine fois que la porte s'ouvrira, un médecin annoncera sa mort. Les prières pour que la porte ne s'ouvre pas.
L'homme qui me serre et me jure qu'il ne m'abandonnera jamais.
La porte s'est finalement ouverte et il était vivant. Mais je crois que moi je suis morte un peu, ce jour là.
On dit que tout passe, mais c'est faux.
Edit: Aux dernières nouvelles la miss remonte vaillament la pente. Les pensées positives, ça marche !

Des frissons, à te lire…
Rien ne passe, c’est vrai. On apprend juste à faire avec.
Oui, Pomme, c’est exactement ça. Merci ma belle.
Ton billet me touche beaucoup et remut en moi de dur souvenir, une pensée pour cette petite Fleur qui se bat.
la maman qui est en moi a le coeur serré à lire ton post… donner la vie, c’est le plus beau travail qu’il nous est donné d’accomplir, l’issue devrait toujours en être heureuse… la nature n’est pas juste, la vie n’est pas juste, apprendre à l’accepter… c’est ce qu’il nous faut tous apprendre.
le noeud à l’estomac à te lire.
c’est aussi ces moments là qui font ce que tu es aujourd’hui. Embrasse fort tes enfants
Des frissons et beaucoup d’émotion pour moi aussi à la lecture de ce post.
C’est dans ces cas là que je mesure la chance que j’ai d’avoir mis au monde quatre enfants en pleine santé.
Encore plein de pensées positive pour cette petite fleur.
Je suis très émue en vous lisant je suis grd-mère de petits enfants adultes et qui pourraient passer par là, et ça n’arrive pas qu’aux autres, vous avez eu beaucoup de courage et dans ses moments là on ne réfléchit pas on attend, on a mal. Que Dieu protège cette petite Fleur et sa Maman qui pleure et qui a peur.
Bien à vous Marrainesuisse
il suffit parfois de très peu de choses pour que les souvenirs (les bons mais surtout les mauvais) remontent à la surface…
On croie oublier, mais on n’oublie rien en fait.
Tout s’est bien terminé pour tes loulous, je vous embrasse tous les 4 affectueusement meme si je ne vous ai jamais vus…
Et j’envoie du soleil, des embruns de la mers et des ondes positives pour donner à la petite fleur l’envie de s’accrocher.
au quotidien on n’y pense pas ou pas si douloureusement puis un jour c’est comme si ça venait d’arriver, ce matin même… je comprends tellement ce que tu ressens. Tout ce qu’on vit est ancré dans notre mémoire… parfois au repos… parfois bien éveillée…
Courage !
Véro
ce genre de microbe, ça mériterait aussi un grand cri. Mais contre quoi ? Contre qui ? Il faut se battre, garder espoir. Il faut mais qui suis je pour dire ça, moi qui ai eu de la chance avec mes trois loulous en bonne santé. On râle après les aléas de la vie quotidienne, on ronchonne et puis de temps à autre quelque chose vous fait réaliser qu’on a une énorme chance.
Tu es une grande, Caro, parce que tu sais aussi bien nous faire rire, pleurer, vibrer ou frissonner… merci pour ces billets quotidiens, légers ou pas.
On oublie rien de rien
On oublie rien du tout
On oublie rien de rien …
On s’habitue, c’est tout !
Il est bien, ton homme.
Des bisous pour la petite Fleur…
Tout ne passe pas mais les petits moments de bonheur ça aide.
Je suis maman aussi et ton post m’a particulièrement touchée, certainement pour cela aussi. Je crois qu’on oublie pas, parce que le lien avec son enfant est tellement fort que cela reste ancré en nous. Je me souviens de ces mots de Brel On oublie rien de rien, on s’habitue, c’est tout. Je suis contente que la miss aille un peu mieux. Bon courage aux parents et des tonnes de pensées positives pour cette petite fleur qui a eu un départ difficile.
Très émue par ton billet, ta douleur, la petite Fleur (mille baisers et pensées positives pour elle !), par ses parents que je ne connais pas, et par les tristement vécues prières pour que la porte ne s’ouvre pas…Merci Caro…
Ton texte est tellement touchant, il remue plein de choses, liées ou non à la naissance d’un enfant, mais parlant de peurs d’angoisses, de vie et de mort. Mille milliards de pensées à la petite fleur et bon anniversaire (passé ou bientôt) à tes loulous.
je ne la connais pas, je ne te connais pas non plus, mais j’ai trois enfants toutes petites : je sais qu’une grossesse est un miracle, une naissance également. tous les jours, j’ai peur qu’il n’arrive quelque chose à mes filles et tous les soirs, je vérifie qu’elles respirent bien quand elles dorment…
comment ne pas être émue par ton billet;
comment ne pas penser très fort à cette petite puce et à ses parents ?
tiens-nous au courant, surtout.
Des frissons partout en te lisant, une petite merveille ce billet, douloureux clairement…
On n’oublie rien, on garde le souvenir vivace des choses, évémenents difficiles, délicats et douloureux… mais ils nous font avancer sur le chemin de la vie et vis-à-vis de nous-même, ma Grande 😉
Pensées affectueuses
Rien ne s’efface…c’est tellement vrai.C’est fou comme la vie nous oblige à composer avec elle,elle ne fait jamais de concessions,c’est nous qui cédons,puisque de toute façon c’est ainsi et on n’a et n’aura pas le choix.Ca finit par passer mais à quel prix?combien de larmes?On vit avec tout simplement…et même si on enfouie certaines choses,tôt ou tard elles reviennent nous chatouiller…Très beau message Caro….
Des frissons pour moi aussi en lisant ce billet…..
Et comme Pomme, le temps fait que l’on s’habitue mais on ne peut rééllement oublier…
Transmets toutes mes ondes positives à ces parents qui espèrent…
Mille bisous à toutes et tous…
Eh oui Caro, on est en perpétuelle rémission. Le moindre petit accroc et la vague nous submerge.
J’envois des brassées d’énergie pour cette petite fille et ses parents !
Non Caro, on n’oublie rien. Le commentaire de Pomme me semble très juste, on apprend juste à vivre avec. J’ai connu une expérience très traumatisante, mes bébés à moi n’ont pas survécu. Des années plus tard, je me souviens de TOUT, des odeurs, des douleurs, du malheur, de nos larmes de parents endeuillés et encore aujourd’hui, quand je croise des mamans et des papas dans l’angoisse, je ne peux pas m’empêcher de m’angoisser avec eux. De toutes mes forces, je croise les doigts pour ce petit bout de chou et pour ses parents.
Bon courage à petite fleur et ses parents…..qui ont beaucoup de chance d’avoir une amie comme toi!
Bisous doux et magiques à tous…
c est au printemps que les fleurs s epanouissent !!
il faut garder l espoir
Baboux… Mon premier réflexe est de te dire que je sais ce que tu ressens. Mais bien sûr, c’est faux. J’ai été au bord du précipice, j’ai pu en évaluer la profondeur, j’ai vacillé, mais je ne suis pas tombée. Merci d’avoir eu la force de laisser ces mots ici et merci d’avoir la générosité de penser à cette petite puce, malgré la douleur, qui, je l’imagine, ne s’émousse pas.
A vous tous, merci aussi pour ces mots pleins de tendresse. PetiteLouise, tu as raison, l’angoisse, la mort, la vie, ne sont pas forcément liées à la naissance d’un enfant. Merci d’y avoir lu cela aussi.
Bouuuuh, ça fait froid dans le dos et la larme à l’oeil…
Des bisous, et des pensées positives !
Tant mieux pour la miss!!! On continue les pensées positives….
Juste te demander as-tu eu mon mail pour le 25? j’attends ta réponse!
D’habitude j’ouvre ce blog parce qu’il me fait rire, je l’ai classé dans le dossier humour de mes favoris. Aujourd’hui je pleure devant mon écran sans pouvoir m’arrêter. Je n’ai jamais vécu ces moments-là mais, comme toutes les mamans je pense, je ressens tout ce que tu écris au plus profond de moi.
Je vais quand même te laisser dans cette catégorie parce que le rire et la vie doivent rester plus forts que toutes les angoisses.
Mille pensées d’amour et de courage à tous les enfants qui luttent et aux parents qui tremblent.
Comme les gars et les filles précédemment, pas un commentaire très constructif, mais beaucoup de pensées positives!
Ben moi je pleure… comme toi, je me souviens de tout, de l’affolement de mon interne (noire) qui est deuvenue grise, du brancard, des néons qui défilent dans le couloir pendant qu’on t’emporte (en courant) vers la salle d’op, de mes hurlements parce qu’une césarienne sous péridurale avec la péridurale qui ne passe pas bien, on en sent des choses… mes hurlements à cause de mes nerfs qui lachent aussi…
les regards un peu génés des soignants, et puis enfin la bonne nouvelle… je pensais avoir oublié, je le voulais tellement, et ben non…
pleins de pensées positives à la petite au nom de fleur et à ses parents.
Gorge nouée, mots justes alors juste un petit mot…
Pensées voletant chargées d’ondes positives vers cette petite Fleur…
Rien ne passe mais avec le temps ça s’atténu un peu moi je ne suis pas mère mais la vie m’as réserver des drole de chose qui me font dire qu’aucun traumatisme ne passe mais il s’attenu un peu
je suis tres ému par ton billet
et j’envoie encore plein plein plein de courage et d’amour a la petite fleur fragile accroche toi ma belle
courage à toi petite fleur, à quelques jours de l’anniversaire de mon grand garçon de presque 15 ans, ça remue les mêmes émotions qu’à l’époque, la peur de l’annonce qu’on aurait pu nous faire etc… à chaque anniversaire, je me souviens, et finalement, il est là et j’ai conscience de la chance que nous avons eue .(Baboux, je suis très touchée par ton commentaire)
Caro, comme toujours tu as su retranscrire le climat, l’angoisse, la solidarité de ces moments d’attente fébrile, comme si nous y étions à nouveau, et je crois que c’est ça qui nous émeut : cette machine à remonter le temps, mais nous, nous connaissons l’issue de tout celà, et les parents de Fleur, aimeraient sûrement pouvoir se projeter dans le futur…c’est pourquoi, nous leur envoyons tout plein de pensées positives!!!
On oublie la douleur physique.
On oublie jamais la douleur emotionnelle.
Il y a 10 ans déjà, et pourtant, dans tout mon être c’est encore hier.
J’ai eu la chance de ne pas avoir à prendre cette decision de l’intervention therapeutique comme le nommait pudiquement le medecin. Le destin, Mère Nature… s’en sont chargés pour moi.
J’ai eu la chance d’être prevenue assez tot, assez bien.
J’ai eu de la chance dans mon malheur.
Quand un enfant perd ses parents, on le nomme orphelin.
Il n’existe pas de mots pour les parents qui perdent leur enfant.
Je croise les doigts pour cette petite Fleur. Et pour ses parents.
Salle de réveil après une épouvantable césarienne en urgence.
Est-ce que mon bébé est vivant ?
Je ne sais pas, madame.
Il l’était et il l’est toujours 8 ans après, mais quand je te lis, je sens que cette plaie-là saigne encore.
Toutes mes ondes positives à cette courageuse Fleur et à sa famille.
Moi je voudrais parler de Romain, il a 3 ans, il y a 15 jours les medecins ont diagnostiqué une tumeur au cerveau et dans la foulée il se sont rendus comte qu’il était miné de metastases. Romain a commencé la chimio cette semaine, comme il souffrait trop les medecins ont choisi de le placer dans un coma artificiel.
Romain a 3 ans et il va mourir. Peut être pas demain mais d’ici quelques mois il ne sera plus là. Sa Maman le sait, son Papa le sait nous les amis de Romain et de sa famille le savons aussi.
Sa mère m’appelle tous les jours pour me raconter. La seule chose que je peux faire c’est écouter, en meme temps mon regard se perd sur la vie du dehors. Il fait beau, les arbres bourgeonnent et tout est coloré.
C’est presque l’été.
Mon commentaire ne sera pas original mais il est sincère comme tous ceux qui ont été publiés plus haut. J’ai été très émue par ton texte. Je souhaite beaucoup de courage à la petite et à ses parents. J’espère que tu auras des bonnes nouvelles à nous annoncer les concernant très bientôt. On pense à vous!
3 fois depuis ce matin que je viens te lire, 3 fois que je pleure, 3 fois que j’hésite à mettre un commentaire…
Oui, toutes les douleurs d’hopital, les attentes, les angoisses remontent en lisant ton petit texte.
Les echos ne racontent pas la même histoire, mais la conclusion est identique…
Moi aussi, j’envoie toutes mes ondes positives à cette petite fleur, ainsi qu’à ses parents. Qu’elle continue à remonter la pente.
Accroche-toi ma belle!
Très émouvant …
Ta description me rappelle ma fausse-couche : cette table froide, cette anesthésie et puis plus rien.
C’était il y a bientôt 4 ans et depuis toujours rien …
Effectivement, ce genre de chose ne passe pas. On régait peut-être moins émotionnellement, moins à vif mais rien ne passe, la blessure est là et elle restera.
A Perle et Baboux
ll n’existe pas de mots pour dire mon désarroi à vous lire…
les mots me manquent mais l’émotion est là… et si mes pensées pouvaient vous guérir !
je ne sais pas quoi dire si ce n’est BON COURAGE et plein de belles choses à venir pour cette nouvelle famille !
en ce moment, c’est moyen au niveau de l’ambiance pour moi aussi car la meilleure amie (que je connais hein) d’une cousine a perdu lundi sa petite fille au moment de l’accouchement (tout allait bien et d’un coup, la vie a fait que cette petite est décèdée avant meme d’avoir vu le jour…).
il n’y a pas de mot pour remonter le moral ou apaiser les familles et amis qd ça arrive mais comme l’ont déjà dit plein de gens ça passera certainement (je l’espère pour eux de toutes mes forces) plus tard… tout doucement…
bises à eux et toi et vous
la sofis du dessus c’est moi en fait sofiso mais mon o a sauté !
Caroline, vous avez la manière de nous remuer jusqu’au fond de l’âme et de faire passer vos émotions directement dans notre coeur et même nos entrailles. Je souffre pour toutes ces jeunes femmes qui ont eu tant de misères avec leurs naissances difficiles, je suis sensibleà ces déceptions, ces décès, des espoirs déçus, ces douleurs physiques et morales. J’envoie des ondes positives à la petite fleur. Elle va guérir.
Il y a un nom pour les mamans qui ont perdu leur enfant : Mater dolorosa…C’est le seul qui existe, je crois.
Les vôtres sont bien vivants, vous avez vécu une dure expérience…tout ceci fait mal, mais en traversant la vie qui n’est jamais un long fleuve tranquille.on en sort grandi…et plus fort. Enfin c’est ce qu’on dit ! Mes affectueuses pensées à toutes.
…Perle….
je n’ai plus de mots là…
Ouh là, je crois que jamais encore tu ne m’avais autant émue.
Que ton écriture est visuelle. Tout, je visualise tout et j’ai des frissons.
Effectivement les remontées d’émotions que l’on croyait parfaitement sous contrôles sont des phénomènes psychologiques incroyables.
Pour en avoir vécu quelques uns, je ne peux plus juger quelqu’un de faible ou exagérateur parce que sa réaction face à un évenement parait disproportionnée.
On ne sait jamais tout ce que cela fait remonter
@ Perle, dis à tes amis que sans les connaitre je suis étreinte de chagrin pour eux et je pense à Romain.
@ Baboux : je suis très émue par ton témoignage et admire que cela t’ait rendue (encore plus) sensible à la douleur d’autres parents.
Toutes mes amitiés à vous deux.
Et bien sûr une pensée pour Fleur
et lzs
désolée et lsz de fin de comm n’est pas un code secret mais bien un raté de ma part
je suis très touchée par ce que tu as écrit, parce que ma mère a eu à le vivre à ma propre naissance.
Elle m’en a peu parlé mais je sais qu’elle garde une image de moi bébé au service des grands prématurés (alors que je pesais mes 4 kg à la naissance!) avec des tubes partout … une vision de cauchemar .. avec en plus des médecins (c’était il y a 35 ans) qui n’expliquaient rien!!
le genre de chose qui ne s’oublie pas … on remercie le ciel si tout se termine bien en croisant les doigts pour ne pas avoir à le revivre ..
de tout coeur avec la puce et ses parents…
Perle, que dire… Je suis moi aussi étreinte de compassion pour ce petit bonhomme et ses parents. Je suis par ailleurs très émue de tous vos messages. Je ne pensais pas que ce texte aurait cette portée, j’ai souvent peur d’être trop dans le journal intime et l’idée que ces mots aient pu vous rappeler vos émotions propres, et bien, je ne sais pas, je crois que ça me fait pleurer, un peu.
Mère grand, merci de venir, souvent. Je me réjouis que vous alliez mieux. Mater dolorosa. C’est tellement ça, merci pour ce mot.
Je ne peux pas vous répondre à toutes, mais vos émotions de femmes, mères ou pas, créent un fil entre nous qui me semble bien réel ce soir. Sachez que la petite – qui ne s’appelle pas fleur mais porte un prénom de fleur en réalité (voir la photo, c’est un indice) va beaucoup mieux ce soir. Sa maman lira vos mots j’en suis sure et je sais qu’ils la toucheront.
Je vous embrasse tendrement.
Lovepink, je te réponds dans quelques minutes !
Je connais ce genre de douleurs pour ma petite soeur qui est directement montée au ciel … Même pas un rapide coucou à la famille, faut être gonflée.
Mon coeur se serre, mais je suis pleine d’espoir : c’est le printemps, les Fleurs sont appelées à s’épanouir ! Courage …
Bonsoir à toutes,
Lorsque le test vire au positif, on sait qu’on attend un petit bout, et on sent un petit être fragile qui se prépare et se fait beau pour nous rencontrer, pour nous combler…
A cinq mois de grossesse, on vous diagnostique une excencéphalie, le crâne du bébé ne s’est pas refermé, et votre fille à côté qui vient de voir le bébé dans la télé, attend des nouvelles du futur frère ou de la petite soeur qu’il va falloir protéger…Malheureusement en plus du chagrin et du devoir de trouver des mots d’enfant pour expliquer qu’elle ne sera pas grande soeur.
Une semaine d’attente entre la mauvaise nouvelle et l’accouchement…et même plus le droit de te caresser le ventre, c’est une déchirure.
A cela s’en est suivi ces putains de cachets, qu’il a fallu avaler comme on appuie sur une gachette.
Puis l’accouchement, tu pousses et tu sais qu’au bout du cordon, c’est un petit mort qui va sortir.
Et tu entends les premiers cris d’un bébé qui va vivre lui, dans la salle d’accouchement juste à côté.
Aujourd’hui lorsqu’on me demande : et le deuxième vous y pensez ? Je réponds que le deuxième je l’ai perdu…Ca reste une expérience traumatisante, et je n’ai pas vu la bouille de mon petit chou…
Alors j’imagine pour les parents de la petite fleur ou encore ceux de Romain.
Lorsque la douleur nous étouffe, je ne peux m’empêcher de lever la tête vers le Ciel et d’espérer, en Dieu, s’il est là, aux Anges, aux Fées, à la Bonne Etoile, ou à celui qui est parti pour nous protéger de là…Alors toutes mes pensées ce soir s’envoleront pour ces deux enfants et leurs familles, j’y mettrai toute mon Ame…mon âme de Maman. Et puis Caro, merci pour tes mots, pour j’apprends à connaître les femmes qui ont répondu avec un peu d’elles même, plus je les trouve Belles et Dignes.
Impossible de ne pas laisser de commentaire…
Et impossible d’en laisser un…
Je suis là c’est tout et toutes mes pensées vont vers ceux et celles qui en ont besoin…
Parpayoun…
Émue,
aux larmes,
tout remonte violemment
même si mon parcours n’a pas était si dure …
Le coeur qui se serre… les yeux qui se mouillent… Et pourtant je sourrie en pensant à ce sourire et ces larmes de joie sur le visage de sa maman quand cette jolie Fleur avancera, si belle, au bras de son père pour dire OUI à celui qu’elle aura choisi… La vie est ainsi faite que l’on doit parfois gravir des montagnes à peine arrivé sur Terre mais on ne reste pas moins un être humain qui vivra des joies, des peines, de regrets et d’espoirs.
Vient alors le commentaire de Perle… Le coeur qui se serre aussi… les yeux qui se mouillent… Et le visage de cette maman à l’institut Curie que j’ai rencontrée si souvent lorsque j’y étais suivie. Ces longues parties de Sept Familles Barbie en attendant les traitements. Et le soulagement égoïste que c’était moi la patiente et pas ma fille, que je n’étais pas là pour accompagner sans armes mais pour me battre moi. Je me sentais maître de la situation et j’avais décidé de ne pas voler sa maman à ma p’tite fleur à moi…
Puis le commentaire de Parpayoun… Le coeur qui se serre encore… les yeux qui se mouillent toujours… Le souvenir des larmes de joie de Joce d’avoir mis au monde 2 merveilleuses petites filles après tant d’angoisses, l’enfer, les voies sans issues, tant de soufrances…
Quelle que soit la croix que l’on porte, la douleur que l’on peut éprouver pour son enfant est toujours la pire… et l’amour le plus foudroyant !
Mamans du monde entier, vous faites le plus beau métier du monde et pourtant le plus dur…
je suis pas maman, mais ce post me touche beaucoup…
courage a la maman et tiens bon petite fleur, tu pourras voir qu il y a pleins d amour autour de toi …
Tiens bon !!!
tout mes voeux a la petite fleur et romain .
je reste sans mot devant certains des temoignages tres tristes
dailleurs K-rol a dit tout ce que j’aurais pu.
J’ai été très touchée par ton beau texte. Tellement émue que j’ai failli ne pas mettre de commentaire. A la naissance de ma fille, il y a eu un souci, on a refusé de me donner la suspicion de diagnostic, on nous a transférées dans un hôpital équipé d’un plateau de néo-nat et finalement ce n’était rien. Mais l’angoisse, l’espèce de brouillard dans lequel on se trouve, la porte par laquelle s’en va le berceau et l’équipe du SAMU pédiatrique (avec le papa heureusement) et moi, comme toi avec mon ventre coupé en deux… En lisant ton témoignage, c’est tout cela qui est remonté et les larmes avec. Beaucoup de courage à la petite au nom de fleur et à ses parents!
Bonjour
Je devore ton blog que j ai decouvert il y a 2 mois, par hasard…
Longtemps hesite a mettre des commentaires, et puis aujourd hui, meme si je suis un peu jeune, te dire que ton article a fait monter les larmes a mes yeux, meme si je n ai pas pleure la, dans mon bureau de Sydney, mais j en ai eu des frissons…
Je crois que ton blog fais echo aux souffrances et bonheurs de beaucoup de femmes, et que le ton toujours personnel, juste et/ou drole en fait un joli rayon de soleil pour commencer la journee…
Merci
Bonjour Caroline,
En plus d’une lectrice de Sydney, tu en as une à Pékin. Ca fait des mois que je lis ton blog et c’est mon premier commentaire. Si je pouvais m’arrêter de pleurer, ce serait pas mal. Mais c’est trop émotionnel, ton post fait ressortir trop de choses difficiles. Sans entrer dans le détail, j’ai la chance d’être arrivée sans encombre au bout d’une grossesse très difficile. Mon petit bonhomme est en super forme aujourd’hui, mais que d’angoisses… Je t’embrasse très fort ainsi que tous les enfants et tous les parents dont on a parlé ici.
Vous êtes toutes des femmes formidables… Ne laissez jamais personne vous dire le contraire.
Vous êtes Belles et je vous admire.
J’ai lu tous les commentaires depuis mon dernier passage hier… je n’ai pas de mots, je n’ai plus de mots mais y en a t-il pour réconforter Parpayoun ? juste mon admiration pour ta force
Des millions de pensées affectueuses pour vous toutes
Caro, je n’ai pas non plus de mots, juste des prières sincères pour la petite fille au prénom de fleur…
Et des bises pour toi, tes loulous et leur papa, qui savez combien la vie est précieuse et vaut le coup de s’y accrocher…
Juste un petit mot aussi pour Parpayoun : c’est une amie chère à mon coeur, une des plus jolies personnes que je connaisse, jolie du dedans vous voyez… Une de ces personnes qui affrontent ce genre de drame et continue de croire que la vie est belle, que chaque seconde compte, que nous avons tous une destinée fantastique à accomplir…
Elle n’embête jamais personne avec ses histoires douloureuses, et du coup, peut-être que je ne lui ai pas assez dit combien je l’aimais et combien ce qui la touche me touche aussi. Voilà, c’est l’occasion : je t’aime fort mon petit papillon, et je serai éternellement à tes côtés pour t’écouter et tenter de te comprendre, comme tu le fais en ce moment.
Bravo à toi, Caro, et bravo à vous toutes d’être ce que vous êtes.
on n oublie rien malheureusement, on doit vivre avec. Et lorsquon commence à oublier, à penser à autre chose, à se dire que ça y est, on va pouvoir vivre tranquillement, un courrier de l hôpital arrive pour nous prévenir que ça y est, il faut y retourner. Et revivre une semaine de torture entre opération, réveil, vie dans un lieu hostile où, il faut bien avouer quon est un peu laissé à labandon
ton texte ma beaucoup touchée, émue et forcément me fait repenser à ces choses douloureuses qui arrivent. Ce n est pas encore fini pour nous … la suite des évènements dans 2 mois
Beaucoup de pensées positives à cette maman et son bébé, j espère que tout ira bien pour elles
Et moi je pleure … c’est malin au bureau !!
Je n’avais pas pu venir hier et je viens de prendre un uppercut et j’ai remonté le temps, ma Crapule avait mal démarré dans la vie aussi … et je mesure la chance que j’ai eu, il est à mes cotés.
J’envoie des ondes d’amour à toutes celles et tous ceux qui en ont besoin, et même aux autres ça fait toujours du bien.
j’ai connu ça, je sais à quel point ça peut être dur.
trois mois et demi aux soins intensifs, deux opérations à 10 jours de vie, c’est le monde qui s’écroule.
Ou plutôt l’Autre Monde. Car on vit dans un autre monde. On est fort pour notre enfant mais on oublie le reste.
Je croiserai très fort les doigts pour cette petite fleur. Fleur.
Mille tendresses pour les (heureux) parents.
Valerie
Dur de laisser un commentaire apres ton billet si touchant et tous ces messages ….et a la fois impossible de ne pas en laisser un…
Alors j’envoie juste pleins de pensees positives au petit bout qui se bat pour la vie …. et aux parents qui ont mal …
Ce qui nous a fait souffrir reste au fond de nous et nous permet de mieux apprécier les simples moments de bonheur…
Courage à tous ceux qui en ont besoin, à cette enfant au nom de Fleur, au petit Romain et à tous les autres.
comme toutes, je ne peux pas ne pas laisser de mots. Caro, ton billet me serre le coeur et comme beaucoup d’entre nous fait ressurgir des blessures enfouies…
Grosses bises à cette petite Fleur
Perle, à la lecture de ton post, je suis effondrée, tout cela est tellement injuste!!!
Des pensées pour ce petit bébé qui a l’air de porter le même nom que moi, des pensées ausi pour son papa et sa maman..plein de courage à eux.
j’ai eu à lutter pendant deux longues semaines pour vivre ….pourtant presque seize ans plus tard je suis là, ….
Lila, merci pour elle. Elle va bien aujourd’hui. Et sa maman qui nous lit sera sûrement heureuse d’avoir un bébé qui porte le même prénom qu’une jeune fille aussi adorable que toi