Mois : janvier 2008

Mon été chez les tous-nus

Aujourd'hui j'ai envie de te raconter mon expérience chez les tous-nus. Chais pas, ça doit être le soleil, la chaleur et tout et tout.

 

Donc, me demande pas pourquoi mais j'ai envie de te parler du naturisme. Enfin, de mon histoire de naturisme.

 

Tu veux bien ? 

 

Alors voilà. En gros, quand j'ai rencontré l'homme, quelques mois après, c'était l'été. Et il m'a dit, "tiens, si on rejoignait des copains qui campent dans le sud-ouest ?"

 

 

"Ben bien sûr !", que j'ai répondu. De toutes façons, je n'en revenais déjà pas qu'on soit encore à roucouler rapport que je sortais d'une longue période de loose amoureuse ou les mecs ils me disaient "on se rappelle" et qu'une fois qu'ils étaient partis je me rendais compte qu'on ne s'était pas échangés nos numéros, qu'il m'aurait proposé d'aller trecker dans l'Atlas que j'aurais dit oui. Alors que bien sûr aujourd'hui, même pas en rêve que c'est lui qui choisit les vacances, faut pas déconner.

 

Donc nous voilà partis, en amoureux, sur la route du bonheur. 

 

Et puis à cinquante bornes du camping, l'homme me dit qu'il ne sait plus s'il m'a précisé un truc pas super important, mais au cas où, il préfère me le redire, que là où on va, c'est naturiste. "Ah ben pas de problème", que je réponds, la nature j'adore, moi. Là, l'homme est un peu obligé de m'expliquer que "naturiste" est un faux ami de "nature", vu qu'en vrai ça veut dire nudiste. Et puis ensuite, très vite il ajoute qu'il se demande s'il a pas aussi oublié de me dire que dans la bande de copains y'aura son ex mais qu'on s'en fout puisqu'il m'aime.

 

Bon ben là, tu imagines bien que je n'ai pas pour ainsi dire sauté de joie, surtout que comme tu peux t'en douter, il avait réellement oublié de m'informer, et sur l'ex et sur le truc avec la nature que t'aimes tellement que tu te mets tout nu pour la célébrer. En plus, je sais pas si tu vois la perversité du mec qui te balance deux bombes en même temps que du coup t'arrives même plus à savoir ce qui te met le plus en rogne. Mais je te rappelle qu'on était en pleine période d'essai de l'amour et que le gars n'avait pas encore été mis au courant que j'étais comme qui dirait du genre à péter les dents de l'ex et à détester l'idée d'aller au supermarché avec le kiri à l'air. Du coup, j'ai ravalé bien au fond de moi tout mon mécontentement et j'ai fait un sourire un peu tordu, en espérant qu'il se mette à flotter histoire qu'au moins le problème du naturisme soit réglé.

 

On a fini par arriver, et malgré mes prières pour la pluie, il faisait une cagna d'enfer. Dès qu'on a passé les barrières du camping, j'ai vu des fesses et des zizis partout. Tant que j'étais bien à l'abri dans la voiture, je trouvais ça plutôt amusant, voire intriguant. Voire… Et puis j'ai vite arrêter de trouver quoi que ce soit de positif à cette histoire dès l'instant où j'ai vu l'ex. Elle et ses deux mètres de jambes. Détail qu'il avait également oublié de me préciser, l'amnésique.

 

A ce moment là, je dois t'avouer que je n'étais pas au mieux de ma forme. J'ai bien essayé de me remonter le moral en me disant qu'au moins une chose était sûre, il ne m'avait pas choisie moi en raison de ma ressemblance avec celle qui lui avait brisé le coeur un an auparavant. Genre comme Nicolas avec Carla et Cecilia. Ok en 96 on savait à peine qui était Nicolas. Lequel je te rappelle en était encore à croire en Balladur. N'empêche que tu vois ce que je veux dire. Bon après j'ai réfléchi et il m'est venu à l'esprit que peut-être il m'avait choisie en REACTION. Un peu comme les enfants de soixante-huitards décident de se faire baptiser sur les coups de 13 ans, histoire de coller la honte à leurs vieux et aussi de leur montrer comment ils se sont détachés de leur influence.

 

Ouais. C'était sûrement ça. Ou pas. Après tout limite ce n'était pas grave. Ce qui l'était en revanche c'était que dans dix minutes il allait falloir enlever ma culotte et me mettre toute nue sur le sable à côté d'Adrianna Karembeu. Et avant ça il allait falloir marcher A POIL sur 200 mètres pour atteindre la plage, sans soutien gorge ni pareo. Tu vois le cauchemar où tu débarques au boulot sans vêtements ? Genre que tu es face à ton patron et que tu réalises que t'es comme un ver alors tu saisis le premier bloc-notes que tu trouves pour cacher ton intimité sauf que le bloc-notes il est transparent ? Tu le visualises ce rêve, que pendant en plus tu es persuadée que c'est la vraie vie et que donc tu es humiliée sur trois générations ?

 

Ben là c'était la vraie vie. La seule différence avec le cauchemar c'est que le patron c'était l'ex et qu'elle était à poil elle aussi. Ce qui bien sûr était pire.

 

A suivre…

La chirurgie esthétique ça fait vieillir

Dimanche, comme tous les dimanche, je lisais le Femina – on a les nourritures spirituelles qu'on mérite - et une fois de plus j'ai été frappée par le bon sens de Gerard Apfeldorfer, le pote à Zermati.

 

Je t'arrête de suite, il ne s'agissait pas de régime. Je sais que je suis du genre monomaniaque, hein, mais parfois, il m'arrive de m'intéresser à autre chose, je te ferais dire. Bon, ok, en fait ça parlait un peu de régimes mais ce n'était pas le sujet principal.

 

Le sujet, c'était la chirurgie esthétique. Je t'arrête à nouveau, – je sais, j'arrête pas de t'arrêter mais c'est moi qui décide après tout – on ne va pas lancer un débat sur pour ou contre le lifting et autres joyeusetés. Juste, ce qui a retenu mon attention c'est cette phrase de Gérard Apfeldorfer qui explique que finalement, la chirurgie esthétique c'est comme les régimes qui à force n'en finissent pas de te faire grossir – non mais arrête, pas TOI, Gérard, il parle à la femme en général, excuse, hein.

 

En gros, la chirurgie esthétique, elle n'en finit pas de te faire vieillir, ou en tous cas de te faire tendre à un idéal inatteignable. Et de te plonger dans le même marasme que celui dans lequel tu te trouves après ta troisième diète protéinée et dix kilos de plus au compteur.

 

Bon, j'avoue, je n'ai pas le journal sous les yeux et du coup je ne suis pas hyper sûre de respecter à 100% les propos de Gérard. En même temps, ce n'est pas très grave, parce que je le reconnais. Même que si tu veux, je reprends ça complètement à mon compte. Mon avis sur la chirurgie esthétique c'est qu'au final, les femmes qui en usent et en abusent, c'est un peu comme si elles se tatouaient sur la figure: "J'ai l'air probablement plus jeune que mon âge mais en vrai je suis plus vieille et j'ai peur de ne plus plaire".

 

Non parce que désolée, mais ça se voit. Tout le temps. Et même si le résultat est plutôt réussi, ça se voit. Du coup, un femme sur laquelle tu ne te serais pas interrogée, tu te dis qu'elle doit être déjà un peu vieille pour être passée sur le billard, non ?

 

Bref, vouloir arrêter le temps, c'est comme vouloir mettre la pâtée à ta cellulite à coup de restrictions alimentaires. C'est vain. Et moi j'en ai assez d'être la sysiphe des kilos, pas question que je sois aussi celle des rides. Donc le bistouri, il repassera.

 

Ok, en plus je suis hypocondriaque et l'idée d'une anesthésie générale me met dans un état relativement borderline.

 

Edit: Tu es en train de te dire que ce billet n'est pas sans rapport avec celui d'hier. Et bien tu as raison et cette foisci, je ne t'arrête pas. 

Touche pas à Simone

 

Je sais, j'arrive probablement un peu apès la bataille. Mais après tout, j'ai quand même envie de pousser un cri du lundi et comme il me semble avoir déjà pas mal hululé sous la lune vendredi sur le dos de Sarko, je décide de le laisser de côté pour me consacrer à un sujet qui fait pas mal débat depuis quelques jours.

 

Je veux parler de LA photo.

 

D'une femme nue…

 

En une d'un journal qui pour une fois en même temps laisse lui aussi de côté l'homme aux lunettes miroirs, veste de jogging et rolex au poignet et ce pour notre plus grand plaisir.

 

Je veux parler du Nouvel Obs.

 

Et de Simone de Beauvoir, que le magazine en question a choisi de nous montrer nue. Très franchement, le fait que cette photo, prise au débotté par un ami de l'amant américain de la "scandaleuse", se retrouve sur tous les kiosques de France et de Navarre ne m'a pas vraiment dans un premier temps énormément choquée. Bien sûr, je me suis fait la réflexion que madame Deuxième sexe aurait moyennement apprécié être exhibée de la sorte. Mais après tout, du moment où ce cliché a existé et n'a pas été détruit ou interdit de publication de son vivant, cette femme appartenant à l'histoire, pourquoi pas.

 

Et puis petit à petit, tout de même, j'ai ressenti de plus en plus de gêne. D'abord parce qu'à l'intérieur du canard, il n'y avait pas grand chose sur le Castor. Quelques pages, pas plus, à l'occasion de son centenaire dans lesquelles on n'apprenait pas grand chose, même lorsqu'on est comme moi, loin d'être une spécialiste du sujet. Etait-il du coup justifié de la mettre à poil en laissant sous-entendre qu'une grande partie du journal lui était consacré ? Ce cliché était-il finalement la seule chose qu'on nous mettait sous la dent ?

 

Surtout, à force de voir ces fesses et ces hanches magnifiques, j'ai commencé à trouver la mariée un peu trop belle. D'autant que le modèle avait à ce moment là un peu plus de 40 ans, me disais-je dans ma grande perspicacité…

 

C'est donc sans trop de surprise que j'ai fini par lire ça et là que ce que je soupçonnais était vrai. On avait retouché Simone.

 

ON AVAIT RETOUCHE SIMONE.

 

Putain.

 

Merde.

 

Retoucher Simone de Beauvoir. Comme une vulgaire mannequin posant en une de Elle. Retouchée comme Eve Angeli ou Karen Cheryl.

 

Simone de Beauvoir, une des mères du féminisme, toujours affublée du même turban – qui parait-il était moins là pour faire joli que pour cacher des cheveux pas toujours d'une très grande propreté – rarement apprêtée, se battant contre le carcan social et esthétique dans lequel les femmes étaient enfermées, s'est vue refuser le droit d'avoir en une du Nouvel obs un peu de cellulite en haut des cuisses.

 

Non seulement cette action postume – effectuée sans l'autorisation du photographe encore vivant et outré – met à mal la soit-disant intention du Nouvel obs d'honorer le caractère iconoclaste de l'auteure en dévoilant surtout sa volonté de mettre un beau cul en une, mais elle constitue pour moi un viol bien plus grave que celui consistant à déterrer une photo intime.

 

Peut-être que vivante, Simone de Beauvoir aurait accepté de poser nue pour le Nouvel Obs. Peut-être aurait-elle été coquette et aurait-elle demandé qu'on gomme ceci ou accentue cela. Ou pas. Et tout est dans ce "ou pas". Comment trahir une personnalité pareille en voulant la faire passer pour ce qu'elle n'était pas ou plus à ce moment précis, à savoir une beauté parfaite ?

 

Ce micro événement – micro et en même temps extrèmement grave selon moi – est la manifestation évidente d'une dérive d'une société décadente qui voudrait que même ses écrivains soient esthétiquement corrects. La négation de l'essence même du féminisme. Voire de l'humanisme. Parce que là où je ne suis pas spécialement d'accord avec les personnalités féministes qui se sont insurgées contre cette une, c'est quand elles disent qu'on n'aurait jamais montré le cul de Sartre ainsi.

 

Moi je crois que si. Mais à une condition. S'il avait été ferme et musclé.

 

Ce n'est pas juste l'intégrité de la femme qui est ici en jeu. C'est notre intégrité à tous. Et il est plus que temps de réagir si nous ne voulons pas tous finir paralysés par des injections de botox rendue obligatoires pour avoir le droit de se montrer dans la rue après 40 ans…

 

Edit: Les photos – à gauche la couv de l'obs, à droite l'originale que je trouve personnellement beaucoup plus troublante, je les ai prises sur l'excellent blog Livres – Fluctuat qui revient longuement sur toute cette histoire et nous donne la liste des retouches effectuées pour que la photo soit "bankable".

Aujourd’hui… pas grand chose

Beh ouais, c'est comme ça, pas grand chose. Quelques pensées tout de même, parce que ce n'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut la fermer, non plus.

 

Allez, c'est parti pour un bon vieux truc en vrac et pas dans l'ordre…

 

 – Je n'arrive pas trop à m'en remettre mais ma copine J. – je préfère conserver son anonymat – a rêvé la nuit dernière qu'elle couchait avec Sarkozy. Bon, elle a un léger souci avec l'alcool mais de là à partir en sucette comme ça, non je ne vois pas. Je suis très inquiète.

 

– Cécilia se répand partout dans plusieurs livres sur son ex. Ok, j'avoue, forcément, quand elle dit qu'il a "quelque chose de ridicule", ça me fait un peu plaisir. Mais le problème c'est qu'elle semble tellement vide et vaine que ça aurait presque tendance à rendre son ex sympathique. Un comble. Pourvu que la nuit prochaine ce ne soit pas mon tour, merde.

 

– Parait que le Nico, il a offert une bague à sa Carla qu'il avait déjà achetée pour sa Cécilia. Je vous avais dit qu'il pourrait faire pire.

 

– Pendant tout ce temps, le Medef est en train de négocier sec avec les syndicats sur le contrat de travail et l'idée, genre, c'est quand même que les périodes d'essai soient portées à six mois renouvelables. Et aussi qu'on puisse licencier sans raison moyennant une indemnité. Dont le montant n'est pas précisé. Heu… Peut-être qu'on s'en fout de cette histoire de bague, non ?

 

– Bertrand a fait un malaise au château. Si, Bertrand c'est le candidat de la Starac que quand tu le regardes tu es gêné.

 

– La côte en bourse de TF1 n'a jamais été aussi haute. En même temps, vu que France 2 va refiler à sa copine tout son budget pub, on comprend. A part ça, que celui qui soupçonne un cadeau d'un ami à un autre ami a vraiment les idées mal placées. Voire il est populiste. Voire il a qu'à se demander si ça ne lui arrive pas de prêter sa bagnole à un pote.

 

– Ma fille m'a demandé au détour d'une conversation sur les soustractions si j'allais nourrir le bébé avec le biberon ou avec mes seins. A part ça, cette histoire ne la travaille pas du tout.

 

– L'Assemblée nationale vient de voter un texte qui permet d'enfermer à vie des gens potentiellement dangereux même si ceux-ci ont purgé leur peine de prison. Moi je dis on a qu'à revenir à la bonne vieille méthode du bucher pour les sorcières.

 

J'ai peur d'être un jour diagnostiquée comme potentiellement dangereuse.

 

Edit: La photo c'est juste pour le plaisir. Et aussi parce que je n'ai même pas envie d'en parler. Mais que oui, d'accord, c'est plus agréable pour ceux qui fument pas. Et vraiment pas cool pour ceux qui fument. Une fois qu'on a dit ça, je me demande si ça vaut vraiment le coup d'en débattre.

Faut pas avoir peur du sucre glace

Bon avant toute chose, je tiens à passer une annonce: si parmi vous il y a quelqu'un qui pourrait me procurer de la cocaïne ou n'importe quel autre stimulant, qu'il se lève et parle. Et surtout qu'il m'en file. Non parce que là très franchement, je ne dépasse pas les 2 de tension. Et ça finit par être fatiguant. D'être fatiguée.

 

Voilà, passé ce petit préambule, qui n'a, je l'admets, strictement aucun intérêt si ce n'est que ça me fait toujours rigoler de demander de la cocaïne, j'ai envie de continuer ma conversation par blog interposé avec ClaireMM. Hier, elle s'énervassait en effet sur l'image quelque peu caricaturale qu'ont les mères de famille nombreuse. Répondant ainsi à mon post de la veille dans lequel j'exprimais ma peur d'être cataloguée "hors-jeu" puisque poule pondeuse.

 

ClaireMM faisait remarquer très justement qu'après tout, pour les faire, ces moutards, l'a bien fallu qu'on passe à la casserole. Ce qui prouve au moins qu'on n'est pas totalement rangées des voitures. Ok, être une sacrée baiseuse n'est pas un but en soi dans la vie, on est d'accord. Mais n'empêche que voilà, le cliché de la mère de famille dans son jean informe et qui se laisse pousser la barbe du pubis, il est peut-être un peu éloigné de la réalité.

 

Alors pourquoi dès qu'on annonce la venue d'un troisième – ou plus si affinités – on a droit à une tripotée de remarques légères et pleines de tact, qui vont de "et c'était voulu ?" à "bientôt l'équipe de foot !" en passant par "et en plus c'est même pas pour avoir un garçon ou une fille puisque t'as déjà les deux" ? Je passe sur les "ouah, quel courage, non parce que trois, laisse tomber, ça change TOUT".

 

Pourquoi ?

 

En fait je crois que la réponse c'est que ça fait peur. Exactement comme les femmes qui affichent leur non désir de maternité font peur. Exactement comme les hommes qui revendiquent leur envie d'être père au foyer font peur. Exactement comme celles que l'allaitement dégoute font peur. Ou celles qui décident d'y passer deux ans – à allaiter – foutent la trouille. Juste parce que ces gens – et plein d'autres évidemment – sortent des sentiers battus. Osent dire merde au portrait robot du français moyen. Tentent une vie qui leur est propre et assument le fait d'avoir du mal à entrer dans une grille de la Sofres.

 

Attention, je ne suis pas en train de dire que sortir de la norme, c'est bien. Je ne suis pas non plus en train de dire qu'être dans le moule c'est mal. Ni le contraire. Je constate juste qu'on a peur de ceux qui s'éloignent des sentiers battus. Probablement parce qu'ils nous renvoient une certaine incapacité à le faire. Et puis aussi parce que tout est fait pour nous convaincre que si on fait preuve d'un peu trop d'originalité, si on diffère dans nos modes de vie de ce qui est la norme, on "ne va pas s'en sortir".

 

Et si j'en parle c'est que je suis la première à être de la catégorie des peureuses. Si j'en parle c'est parce que depuis un an je me tate pour tout lacher et faire ce que j'aime par dessus tout: écrire. Sauf que mon Jiminy Cricket à moi, ma bonne conscience, me rappelle tous les matins que ce ne serait pas raisonnable. Qu'on ne vit pas de l'écriture. Qu'on ne lache pas un emploi stable et enrichissant pour une utopie. Et dès que je commence à trouver un peu d'énergie et de motivation pour le faire, le scénario catastrophe de ce qui pourrait m'arriver s'impose à moi: perte d'inspiration, refus des éditeurs, arrêt du blog, fin des assedics, plus de pâtes dans le placard, un pauvre quignon de pain pour cinq bouches affamées, l'assistante sociale, l'huissier, la rue.

 

Je sais, c'est noir. Et relativement peu probable. Mais voilà, je crois qu'on est bien conditionnés. En tous cas moi.

 

Oui, si j'en parle c'est parce que je crois qu'en définitive, nous sommes nos pires censeurs. Que lorsque j'ai su pour le têtard, ma première pensée a été que "trois enfants à Paris c'est de la folie". Alors que c'est écrit où, ça, hein ? Nulle part. Pas plus qu'il n'est écrit où que ce soit que décider de vivre de sa passion c'est mal, que de lacher ce con qui nous sert de mec depuis des années sans qu'on ne ressente plus rien pour lui c'est une mauvaise idée, que d'être célibataire ça craint, etc etc etc.

 

Alors voilà, moi je dis, et si on disait un gros merde à tout ceux qui voudraient nous faire entrer dans les cases ? Et ça marche aussi pour ceusses et celles qui nous prédisent l'enfer si on met un jean à pince, la damnation si on se maquille pas nude et l'excommunication si on décide que les leggings c'est peut-être moche mais confortable ou alors l'inverse.

 

Bref mes soeurs et mes frères, jetons nos soutiens-gorge et brûlons-les !!!!

 

Heu, ça en fait non, je passe mon tour.

 

Edit: Cela ne veut évidemment pas dire que je vais un jour sauter le pas en ce qui me concerne, hein. T'es fou ou quoi ?

 

Edit2: Pas de panique, sur la photo c'est du sucre glace. Même que lorsque j'étais petite j'avais peur du sucre glace parce que je croyais que c'était de la neige. Et oui, j'avais donc également très peur de la neige. Donc imagine pour la cocaïne.

« Je m’voyais déjà, en haut de l’afficheeee… »

 

Bon, vous n'allez pas y croire. D'ailleurs c'est simple, moi je n'y crois pas. A bien y réfléchir, Stéphane n'y croit pas non plus, pas plus que Marie ou Fabrice, les metteurs en scène.

 

Et pourtant, c'est vrai. On a finalement trouvé LA salle. Celle dans laquelle à partir du 4 février prochain se jouera le futur succès théatral français, que dis-je, mondial, je veux parler de THE piece of Theater, "Dans la peau d'une grosse".

 

Ceux qui me suivent depuis un moment maintenant savent que ce projet est dans nos valises depuis près d'un an. Ils savent qu'on a cru longtemps que les gentils producteurs existaient ( et ). Et que nous allions être en haut de l'affiche dans un des plus fameux théâtres parisiens. Et puis patatras, boum badaboum, la réalité, la dure réalité nous a explosé en pleine figure. Notre soit-disant producteur était véreux. Voire c'était comme qui dirait un vrai bâton merdeux. Qui nous a laissés tomber comme de vieux slips sans sommation.

 

Alors on est repartis, enfin surtout Stéphane, Fabrice et Marie, parce que moi j'avoue, je n'ai pas beaucoup de temps, faire la tournée des petits théâtres parisiens dans l'espoir d'en trouver un qui veuille bien de nous et qui surtout ne demande pas de minimum garantie faramineux. Parce que oui, figurez-vous qu'il ne suffit pas que le texte plaise – sur ce point, on n'a pas eu trop de problèmes – mais qu'il faut aussi pouvoir comme qui dirait avancer les recettes des soirées. Et là forcément, y'avait malaise, rapport qu'on est ni les uns ni les autres très fortunés. 

 

Et puis après pas mal de pérégrinations, nous avons trouvé "Le lieu".

 

The place.

 

To be.

 

The place to be, quoi.

 

Et en vidant nos fonds de poche, en se serrant un peu la ceinture, en bricolant les costumes, en raclant les fonds de tiroir, on est parvenus à faire que ce soit possible. Grace aussi à la propriétaire du Lieu qui a décidé de nous faire confiance et de nous donner notre chance. Moi je dis, merci.

 

Alors voilà. Pour commencer, ce sera juste une fois par semaine, le lundi à 19h00. Je sais, ce n'est pas ce qu'il y a de plus pratique. Je sais aussi, le lundi, souvent, on n'a qu'une envie, rentrer chez soi et se glisser sous sa couette. En même temps, c'est un mauvais calcul, parce que sortir ce soir là, c'est un peu lui dire "je t'emmerde" au lundi. Non ? Et puis après, en plus, si ça marche, on aura d'autres soirées.

 

Inutile de vous dire qu'on vous attend nombreux et nombreuses. Inutile de vous dire qu'on a très peur. Très. Enormément même. De vous décevoir, de ne pas être prêts, d'oublier le texte, de… de tout en fait. Mais en même temps, on est drôlement contents de partager ça avec vous…

 

Edit: Pour réserver, vous pouvez appeler le numéro inscrit sur la bannière. Vous pouvez aussi écrire directement à Stéphane, the star, qui s'occupera personnellement de vous, juste parce que vous êtes des fidèles. Son adresse: danslapeaudunegrosse@hotmail.fr

 

Edit2: Ah et on a créé une page myspace, rien que pour la pièce. Elle est en construction, mais ça vous donnera une idée…

Amoureuse d’un pamplemousse

Je sens que mon public réclame des nouvelles du têtard. Alors même si je déteste parler de ça, d'accord, pour vous faire plaisir, un petit point sur la situation. Mais n'allez pas croire que je vais m'épancher de la sorte tous les jours.

 

Sauf si vous le voulez vraiment.

 

Non parce que bien que détestant parler de moi et de mon utérus, je suis prête à aller contre cette réticence. Rien que pour vous.

 

Ok, j'en crève.

 

Donc, alors que s'achève ma dixième semaine de grossesse…

 

 

– Je n'ai presque plus la nausée. Sauf si on me propose d'avaler quoi que ce soit qui pourrait ressembler de près ou de loin à un légume. Pour la prise limitée de kilos ça me semble vraiment super bien parti. Cela dit, Zermati serait fier de moi, tout ce que j'avale est dégusté sans la moindre culpabilité. Et du coup, ça m'étonne moi même mais en effet, je suis très vite rassasiée.

 

– Je bloque toujours sur le MacDo. En plus du Royal Cheese, mon fantasme se porte désormais sur le Sundae caramel avec les pépites de cacahuètes. Je pourrais tuer pour un Sundae. Tout ça bien sûr en cachette de mes enfants élevés dans la haine des fast food et dans le culte des carottes.

 

– Je suis bipolaire. Sexuellement, je veux dire. Un soir Tabatha Cash, un soir Arlette Chabot. L'homme est en passe de devenir maniaco-dépressif, lui. Il a perdu ses repères, c'est très net.

 

– J'ai demandé à mon coiffeur de me faire une frange. Dieu soit loué, il est parvenu à me convaincre que ça risquerait de ne pas m'aller. J'ai également acheté trois keffieh chez H&M, envisagé de me faire tatouer et rêve d'apprendre la tektonik. Rien à voir évidemment avec la perspective de me transformer en amphore dans les mois qui viennent. Ni la peur de vieillir. Ou d'être à vie étiquettée "mère de famille nombreuse".

 

– J'ai une autonomie de 22 minutes environ. Ensuite si je ne me trouve pas à proximité de toilettes je ne réponds plus de rien. Du coup j'ai expérimenté de nouveaux lieux d'aisance plus pittoresques les uns que les autres: chiottes du métro – à côté Bagdad cest une promenade de santé – sanisettes publiques devenues gratuites – en même temps payer pour risquer de mourir noyée dans son pipi c'est abuser -, buissons de square – au risque d'être embarquée pour attentat à la pudeur – cul des voitures – avec comme souvenir de ravissantes goutelettes de pipi sur les bottes en cuir -, toilettes de PMU – devenues manifestement salles fumeur depuis le 2 janvier, etc etc etc. Bref, je n'ai jamais autant rêvé d'être un homme pour pouvoir pisser debout en toute impunité.

 

– J'ai envie de fumer. Surtout depuis que c'est interdit partout.

 

– Je suis super zen et ne m'inquiète pas du tout comme ces femmes enceintes de leur premier bébé. J'ai un vrai recul, moi. Je prends les choses comme elles viennent, je vis chaque instant avec calme et sérénité. A côté de moi le Dalaï Lama il est spasmophile. Juste, à chaque fois que je vais aux toilettes, j'ai peur de trouver du sang dans ma culotte. Mais à part ça rien à signaler. Ok, parfois je vais aux toilettes pour vérifier alors que je n'ai même pas envie de faire pipi. D'accord je suis grave flippée.

 

– Lorsque je m'allonge sur le dos et que je touche mon ventre, sous ma première couche de gras, je sens une boule un peu dûre de la grosseur d'un pamplemousse.

 

J'aime ce pamplemousse à la folie.

 

Leçon de soldes

Aujourd'hui, je vais te donner une leçon de mode. Parce que tu le vaux bien et aussi parce qu'il y a un bon moment que je ne t'en ai pas proposé.

 

Cette leçon va porter sur un sujet extrèmement décalé et dont tu n'entendras pas parler ailleurs, crois-moi.

 

Les soldes.

 

Attends, ne t'en vas pas. Promis, je ne vais pas te bassiner avec des conseils à deux balles que tu trouveras absolument partout cette semaine…

 

 

Genre:

 

– Aller avant le jour J dans les magasins, identifier le ou les produits de tes rêves, noter la référence sur un calepin, vérifier s'il reste ta taille pour ne pas te ruer à l'aube pour rien.

 

– Te pointer en jupe the D-Day pour pouvoir enfiler les pantalons entre deux rayons et ne pas avoir à t'entasser dans les cabines collectives – un truc inventé pour humilier les grosses, j'en suis convaincue.

 

– Te chausser de baskets ou ballerines histoire de ne pas mourir des pieds.

 

– Prévoir un sac à main léger rapport au poids de dingue de tout ce que tu vas forcément acheter et qui ne t'ira pas neuf fois sur dix. De préférence en choisir un en bandoulière pour garder l'usage de tes deux mains: une pour attraper THE robe qui tue et l'autre pour en coller une à la garce qui forcément veut la même que toi.

 

Non je ne vais pas.

 

Te bassiner, je veux dire.

 

Pourquoi ?

 

Parce que moi les soldes, ça fait belle lurette que je ne les fais plus. Et que j'ai de l'éthique moi. Une éthique qui m'empêche de te donner des leçons sur un sujet que je ne maitrise pas. Bon ok, dans quelques semaines sortira un bouquin qui t'expliquera comment lutter contre tes peurs écrit par une hypcrondriaque notoire doublée d'une phobique pathologique. Mais c'est pas pareil. Pourquoi ? Si on te demande dis que tu ne sais pas.

 

Mais trève de digression, voilà pourquoi les soldes et moi ça fait trois.

 

Premièrement, le coup de tout noter avant sur mon calepin pour être à fond le jour même, je ne l'ai jamais fait. Ce n'est pas que je n'y ai pas pensé hein. Mais ça fait partie des choses que je VEUX faire sans jamais passer à l'acte. De toutes façons, d'une manière générale, je suis du genre à dresser minutieusement la liste des courses hebdomadaires, d'y passer une heure histoire d'être sûre de n'avoir rien oublié pour finalement partir en laissant consciencieusement la dite liste sur la table du salon. Quand au carnet chèrement acquis pour "noter tout ce qui me passe dans la tête en prévision du roman que j'écrirai un jour et qui fera ma fortune", il pourrit au fond de mon sac avec pour toute inscription un très inspiré "penser à acheter des tampons" griffonné un jour dans le metro après avoir une fois de plus réalisé que j'allais passer la journée à tirer sur mon pull rapport qu'à 36 ans je ne sais toujours pas anticiper mes règles. Tu vas  me dire, j'eus mieux fait d'écrire "penser à racheter des capotes", au moins je ne serais pas en train de mettre des sous de côté pour nourrir une cinquième bouche.

 

Bref, perso, les soldes, je ne les anticipe pas plus que mes règles. En plus, tu me mets dans n'importe quelle boutique pendant cette période, je trouve le moyen de ressortir avec le seul article de la nouvelle collection. Que je paye bien sûr plein pot. A mon avis dans une autre vie j'étais une riche héritière, je ne vois que ça.

 

Reste que si tu ne fais pas LA taille moyenne de la Française lambda – à savoir du 40 – 42 et pas du 36 – 38 comme on voudrait nous le faire croire – un conseil, ne va pas te mettre en danger chez zara, h&m ou autre temple de la sape ce mercredi. Non parce que crois moi, dans ces enseignes, même dans un mois, du 44 et plus si affinités, il en restera. Bradé en plus. Avec possibilité d'essayer SEULE dans ta cabine, ce qui n'a pas de prix.

 

Bref, en fait ma leçon de mode c'est celle-ci: si t'es riche, franchement je ne vois pas l'intérêt d'aller te mêler au peuple suant et vitupérant avide d'une bonne affaire. Si tu es du genre big size, attends un peu, ton heure viendra. ça marche aussi avec les poids plume, je te jure, fin janvier dans les magasins tu trouves plus que du 46 et du 34. En fringues hein. Heu, en fait en chaussures aussi.

 

Ah et si tu es pauvre et que tu fais du 40, vis-ta vie j'ai envie de te dire. Mais n'oublie pas que dès mardi ces petits malins de commerçants vont remettre sur les portants les vieux nanards déjà ringards en 1988 et qu'aucune des pièces stars de l'hiver ne sera évidemment dégriffée. Ah, si, en fait dans le Elle ils te listent les bonnes affaires à faire. Genre des Louboutins à 800 euros au lieu de 950. Ou la veste Balenciaga à 1276 euros, une broutille vu qu'en vrai elle coûte la bagatelle de 1400 euros. Sérieux, si les journalistes de terrain du Elle n'étaient pas là pour nous faciliter la vie je me demande ce qu'on deviendrait. Comment qu'on saurait, hein, que chez Chanel y'a des affaires démentes à faire ?

 

Voilà ma petite chérie. Franchement, ce que je te conseille pour mercredi c'est d'aller au ciné, y'aura personne.

 

Surtout ne me remercie pas.

Ma Chine à moi

 Aujourd'hui c'est vendredi, alors je me propose de vous livrer un petit conseil sortie. En plus ça rime et moi je dis youpi. Que les non-parisiennes me pardonnent, hein, je vais évidemment parler de ce que je connais le mieux, à savoir de mon quartier. Ouah ça rime encore, je me demande si je ne suis pas en train de révéler la poète qui sommeille en moi, bon sang de bois.

 

Chinois, mon quartier.

 

Pas bien beau, autant le dire de suite.

 

Des tours vilaines, des enseignes lumineuses de restos asiatiques partout, des odeurs de nem un peu persistantes, des rues qui se suivent et se ressemblent.

 

Pas branché. Meuh alors pas du tout.

 

Mais avec un je ne sais quoi d'ailleurs. Un petit quelque chose de là-bas. La-bas ? Bangkok, Pékin, Saïgon, Kuala Lumpur, voire New-York. Des boulangeries aux devantures étranges, remplies de gâteaux verts et roses, des canards laqués suspendus dans de minuscules échoppes, des primeurs qui puent le Durian, gros fruit vert interdit dans certains hôtels thailandais rapport à son odeur proche du vomi mais parait-il mortellement bon m'enfin j'ai jamais vérifié, des visages du soleil levant, des librairies ying et yang, des masseuses de pieds par milliers.

 

Voilà, mon quartier c'est entre la porte d'Italie et celle d'Ivry, avec au milieu celle de Choisy. Mon chinatown à moi. Y aller c'est le dépaysement assuré. Et la certitude de bien manger. Surtout si vous suivez ces quelques conseils qui valent de l'or parce que franchement, des mauvaises expériences en trois ans, j'en ai faites. Et que ces pépites là, si ce n'était pas pour vous, je n'en donnerais pas l'adresse tellement je ne voudrais pas que la prochaine fois qui j'y vais ce soit complet.

 

Donc donc donc… 

 

Le meilleur Thai, où l'on mange la soupe au Galanga qui tue sa race, c'est le Salathai, rue des frères d'Astier de la Vigerie.

 

Il y en a un autre, le Royal Thai, plus chic et drôlement bon aussi, le meilleur plat étant le curry vert de poulet servi dans une noix de coco fraiche. A goûter absolument également les nems au chocolat. Une tuerie.

 

Si vous êtes plutôt branchés vietnam et Pho aux nouilles, il y a le Pho14 avenue de Choisy. Il y a toujours la queue mais ça vaut le coup, en deux minutes tu es à Ho-chi-min.

 

Enfin, pour les inconditionnels du chinois – moi je suis résolument thai mais un bon canard laqué, miam – le Tricotin avenue de choisy, à côté du seul MacDo à Pagode de France, est typique aussi. Et toujours bondé, un signe.

 

Voilà, c'était mon quart d'heure lonely planet les chéris.

 

Bon week-end…

 

Ah et juste, dans quelques semaines ce sera le nouvel an chinois et ça aussi ça vaut son pesant de nems…

Sa vie est tout à fait fascinante

Pénélope est de mauvaise foi. Un peu. Elle est bordélique. Beaucoup. Elle aime son amoureux. A la folie. Elle est bavarde et médisante. Parfois. Elle fait une fixette sur ses cheveux. Quotidiennement. Et aussi sur ses fesses. Souvent.

 

Pénélope, c'est comme la ronde, finalement. C'est moi, c'est toi, c'est elle, peut-être même un peu lui. Elle mène sa barque, résiste difficilement au nutella, se promet de faire un grand ménage et finit par mater la télé toute la journée en boulottant des cochonneries…

 

Et moi, j'aime Pénélope, parce qu'elle est agaçante et loin d'être parfaite. Je l'aime parce qu'elle est moins cruche que Bridget Jones mais pas guindée pour autant. Elle reluque les joueurs de rugby dans le métro, soudoie sa banquière, prévoir de préparer un festin à son chéri et finit par appeler SOS sushis, se dit tout les jours qu'elle devrait prendre rendez-vous chez la gynéco sans jamais prendre son téléphone, appelle ses copines jusqu'à pas d'heure et insulte tout un chacun dès qu'elle monte sur un vélib.

 

Bref, on a toutes en nous quelque chose de Pénélope.

 

Alors forcément, quand j'ai reçu before tout le monde THE livre du blog, la vie "tout à fait fascinante" de m'dame Pénélope, j'ai été pas peu fière. Un cadeau de Noël avant l'heure en quelque sorte. Et je me fais un plaisir de vous recommander l'ouvrage. Parce que certes, si vous faites partie des milliers de lecteurs quotidiens de la miss, vous connaissez la majorité des planches que propose le bouquin. Mais en même temps, y'a pas à dire, le papier, c'est autre chose. Et puis c'est un beau cadeau un livre. Et puis – ça fait beaucoup de "et puis", je sais – assister à l'envol d'une blogueuse qu'on suit depuis longtemps, c'est émouvant. Et quand je dis envol, je pèse mes mots parce que pour moi, Pénélope Bagieu, THE real Pénélope, l'artiste, c'est définitivement une grande. Une Brétécher glamour en devenir.

 

Alors si jamais vous êtes à la bourre pour le cadeau de cousine Bette ou que vous ne savez pas comment dépenser vos bons Fnac reçus à Noël, franchement, n'hésitez pas et ruez-vous sur "Ma vie est tout à fait fascinante" !