Comme je le disais récemment dans une réponse à un commentaire, je pars en vacances. Enfin, au départ, je devais vraiment partir en vacances, loin, du côté des pyramides et des sphinx. Genre c'était un peu notre voyage de noces auquel étaient conviés mes enfants. On n'est pas des monstres non plus.
Et puis finalement, ça va plutôt être Menton et sa fête aux citrons.
Pourquoi ?
Parce que je suis folle.
Oui oui.
Je vous raconte ?
Allez, parait que quand on raconte les choses on se sent libéré.
Donc, on devait partir à Louxor. Samedi. Forcément, vous vous doutez qu'on n'avait pas fait le choix du luxe, à quatre, prendre l'avion, c'est presque comme acheter un trois pièces à Paris. Donc on est passés par un tour operator réputé pour casser les prix en douze.
Et pour cause.
Deux jours avant le départ (= hier) on ne savait toujours pas à quelle heure on partait, de quel aéroport et surtout, surtout, surtout… avec quelle compagnie.
Oui, je sais, pour 98% de la population ce dernier élément est anodin, accessoire et absolument sans importance.
M'enfin pour ceux qui me connaissent un peu désormais, pour moi c'est une question de vie ou de mort. Limite je suis capable de te donner les statistiques de crash compagnie par compagnie sur les dix dernières années. Flash Airlines, par exemple, j'aurais pu te le dire, qu'ils allaient finir par se foutre en l'air à Sharm el sheik.
Donc, hier, l'homme a finalement reçu notre plan de vol. Vers 10h00, il m'appelle, et dans sa voix je sens une légère gêne.
– Bon, niveau horaires, c'est un peu la merde, on arrive à 4h du mat' à Louxor
– Ah, en effet, c'est bof, mais écoute, on est en vacances (fille super positive qui fait un extraordinaire travail sur elle même pour oublier que prendre l'avion relève de l'irresponsabilité totale surtout quand on porte la vie). On part avec qui ?
– Heu… chais plus, j'ai plus le mail sous les yeux.
– Et bien tu le cherches, mon amour (ton aimable mais sans appel)
– Non mais en même temps on s'en fout, non ?
– (rire nerveux, révélateur que le gros travail sur elle même n'est pas loin de n'avoir servi à rien) Ah je ne crois pas, non… Allez, arrête ton cinéma, on part SUR QUELLE COMPAGNIE ?
– Heu chez grmpfpfsh…is.
– Hein ?
– On part avec… air memphis
– Ah. (inspiration, expiration. Inspiration, expiration) Je ne connais pas, c'est bizarre. C'est la compagnie nationale ? (promis, si la réponse est oui je retourne à la messe. Avec mes enfants)
– Pas exactement…
– Donc tu connais ? (Avec le ventre, putain, respire avec le ventre, ma grande)
– Non, mais en tous cas sois tranquille (ton du mec fier de lui), j'ai appelé l'aviation civile, ils disent que y'a pas de problème, en France ils ne sont pas sur liste noire.
– Tu… tu as quoi ? (voix qui part dans les aigus) Appelé qui ? Depuis quand tu appelles l'aviation civile ?
– (très gêné). Non, mais comme je sais que tu es un peu à cheval sur ces choses là, j'ai fait quelques petites recherches. Et d'après l'aviation civile, ce n'est pas parce qu'ils sont interdits en Belgique que…
– …
– Et puis leur avion est parait-il très bien entretenu.
– LEUR ? Dis moi que tu as oublié la liaison.
– Hum… Oui, enfin l'année dernière ils en avaient trois, hein. Et puis les deux airbus étant un peu vieux, on les leur a confisqués. Tu vois que l'aviation civile est scrupuleuse !
– …
– On ne part plus ?
– …
– Tu es toujours là ?
– Je respire encore si c'est le sens de ta question…
Bref, je vous passe le reste de la conversation qui s'est forcément envenimée sur le mode "si c'est comme ça je ne m'occuperai plus jamais des vacances, tout ce que je fais ça ne va jamais, non mais si tu veux qu'on crève tous les quatre – presque cinq – au dessus de la tunisie, allons-y, mais je t'avertis je ne monterai pas vivante dans ce cercueil, non mais d'accord, on part pas, non, je sais bien que tu vas m'en vouloir, je vais prendre sur moi, non, dans ton état c'est idiot, tiens, c'est amusant, tu te rappelles que je suis enceinte, allez, arrête, c'est idiot, tout est de ma faute, non, c'est moi qui suis folle, oui, c'est vrai, tu es folle, mais je t'aime comme ça, moi aussi je t'aime, je gache les vacances de tout le monde, mais noooooooooon…"
Et pour finir, l'homme, grand seigneur, a décidé qu'on ne prendrait pas le risque. Bon en fait il a surtout décidé qu'il préférait aller avec les vieux à Menton et que je lui foute la paix plutôt que de tenter le coup sur Air Memphis avec une hystérique qui à coup sûr allait lui flinguer ses vacances.
Alors voilà, heureusement on a une bonne assurance. Et l'essentiel c'est de se reposer, non ?
Je te laisse j'ai rendez-vous avec mon psy.
Quand j'étais kinder… heu, quand j'étais petite – pour les incultes, mon lapsus n'en est pas un, rapport que "kinder" en allemand, ça veut dire "enfant" – un de mes plaisirs défendus était l'Oeuf Kinder-Surprise. Curieux, la transe dans laquelle me mettait la perspective d'en manger un ! J'adorais enlever délicatement le papier, le faire rouler dans la main, puis tenter tant bien que mal de l'ouvrir en deux parties égales. La plupart du temps bien sûr, cela se terminait en mille morceaux qui fondaient instantanément, le chocolat kinder étant, c'est bien connu, composé à plein de pourcents de lait.
Alors juste un tout petit coup de gueule aujourd'hui, après avoir sacrifié à mon rituel hebdomadaire, la lecture du Elle. 
Hier, c'était une bonne salle, comme on dit dans le métier. Ben oui, quoi, je suis dans le métier moi maintenant.
Alors cette semaine, des trucs à mettre dans mon top five, c'est pas ce qui manque, crois moi. Non, parce qu'entre les Césars et la Nouvelle Star, y'a eu matière. Je ne manquerai pas non plus de te donner quelques conseils culinaires histoire de bien préparer le maillot de cet été, juin c'est dans quatre mois, alors autant te dire que ce n'est plus le moment de déconner.
Hey ! Hey ! Hey ! On est dans l'Obs !!! Oui ! Le NOUVEL OBS ! Bon, d'accord, ces derniers temps, je ne peux pas dire que ce journal m'ait toujours agréablement surprise.
Aujourd'hui, juste un petit billet pour vous signaler un blog que j'ai découvert grace à l'une d'entre vous qui m'en avait touché un mot y'a un bail, alors que je parlais de mon admiration pour toutes les personnes capables de se servir de leurs doigts autrement que pour se curer le nez ou éventuellement prendre des notes – et encore, avec une écriture de merde…
Parfois l'obscénité se cache derrière une pseudo grandeur d'âme. Pour moi c'est le cas de la dernière lubie en date de notre président de la République, qui à défaut de trouver des solutions aux petits soucis économiques de la France, se prend pour notre chef spirituel ce qui a le don de me rendre assez fumasse. Bref, je n'en dirai pas plus, parce que j'ai déjà exprimé sur Ladies Room tout le mal que je pense de cette grande idée consistant à traumatiser des générations d'enfants pour soit-disant conserver la mémoire des victimes de la Shoah. Si vous êtes intéressés, 