
La dernière fois, je vous parlais de la façon dont nous écrivons ces scénarios, en tissant subtilement la métaphore du chemin de vie que l’on prend et dans lequel parfois on s’égare. Je me suis relue, c’était joli. Si si. En revanche, je crois que rien n’est plus explicite que la définition de l’écriture que m’a rétorquée B ce jour là: « C’est mignon ce que tu racontes. Moi cela dit j’ai surtout l’impression de chier un ananas ».
Et c’est à peu près ce qui me vient à l’esprit ces derniers jours, qu’il s’agisse d’ici ou d’autres supports, je ne sais pas si c’est la fatigue ou quoi, mais il est gros l’ananas.
Bon j’avoue, je suis également un très très bon public de tout ce qui est caca et il fallait que j’arrive à la caser, l’expression.
Petit billet pour cause d’ananas charnu, donc…
J’aime…

Le fait d’avoir à chacune de mes visites dans ma maison – la plus belle arlésienne immobilière, je finis par désespérer d’y habiter un jour, encore un ananas peut-être – une surprise végétale. La fois dernière, j’avais trouvé, caché sous le forsythia, un arum. Il était venu s’ajouter aux iris découverts au printemps, ainsi qu’à la glycine qui m’avait fait pousser des cris de vierge pas trop effarouchée. Samedi, ce sont des pivoines qui m’ont accueillies. Orgasme. (la pivoine est un peu la nouvelle paire de Patricia Blanchet de toute blogueuse qui se respecte). S’en est suivie une conversation assez animée sur la façon de tailler les pivoines chaque année, mon père certifiant, accent lyonnais compris, qu’il fallait les couper à ras une fois fanées, ma mère émettant un doute, mon père assénant que c’était en tous cas exactement comme cela qu’il s’occupait des leur et ma mère rétorquant, implacable, que ceci expliquait peut-être pourquoi plus aucune pivoine ne poussait dans le jardin. Il n’empêche que j’aime bien mes pivoines.

Les rais de lumière sur ce canapé, d’une manière générale, tous les rais de lumière à travers les stores, j’avais lu je crois chez Fontanel – qui m’agace mais qui parfois a des fulgurances – que c’était sans doute de là que lui venait l’amour des marinières, et bien sans honte, je la copie. Et j’en profite pour glisser ce dessin de ma chérie, cet hommage à Jean-Paul Gaultier, que je la soupçonne d’aimer pour ces marinières mais aussi son détournement de corset, ça doit lui parler.


Cette photo de celle qui n’est plus mon bébé mais quand même un peu, c’est tellement elle, ce petit sourire à peine esquissé, cette douce discrétion, cette pose de petite fille sage qu’elle est vraiment, trop même parfois. Trop d’amour.

Cet arc-en-ciel, double, admiré il y a quelques jours depuis mon salon. J’ai fait la réflexion ce soir là que c’était tout de même fou qu’à chaque fois qu’il y ait un arc en ciel il se place exactement à cet endroit. Mon fils m’a répondu un brin condescendant qu’il n’y avait là aucun hasard et m’a ensuite perdue dans des explications très scientifiques sur l’angle de la terre avec le soleil et bla bla bla. Ok, ça n’empêche que ça ne nous dit pas où se trouve le chaudron blindé de pièces d’or, j’y ai dit.

Les amoureux qui chantent sous les arbres du parc floral

Ce sweat de French Disorder qui fait splash sur ma jolie… (et mon collier Tiny-Om qu’elle m’a définitivement annexé).
J’aime apprendre qu’Helmut est une enfant sage (trop même parfois).
Ca me donne de l’espoir pour l’avenir, car des Helmut j’en ai 2, en pleine phase d’Helmutage, me dire qu’ils pourraient être « trop sages »…. 🙂
je te confirme que la crise des terrible two est bien loin et que c’est une enfant sage comme une image 🙂 (bon il faut dire qu’elle n’a pas à subir beaucoup de frustrations)
Nan mais cette expression quand même : « l’impression de chier un ananas », ça devrait inspirer les générations à venir ! Parce que quand on est confronté au terrible two, n’a t-on pas l’impression de chier tous les jours un ananas (le retour de cette crise me guette avec number trhee) ? (olàlàlà je l’adore cette expression, j’ai envie de la dire toutes les 5 minutes !).
ça m’a fait pareil 🙂
Madame,
Je remarque que, sur votre première photo, on peut apercevoir mes Stan Smith et un bout de mon sac Igor Jérôme Dreyfuss. Mon conseil prendra contact avec vous pour les modalités de droit à l’image.
Cordialement.
ha ha ha j’ai failli te créditer en plus 😉
Et cette marelle sur parquet c est où ? Qui ? J adore !!! Sur la pte estrade repeinte en blanche ds la chambre des filles je pensais à en faire une !
Mais les Stan Smith,ce serait pas so 2014??
Hi ! Hi ! You make my day … car je « chie des ananas » depuis des semaines (au propre comme au figuré …) OK Je sors
Mais pourquoi est-ce que mes pivoines ne fleurissent pas NDDDBDM ? JE VEUX MES PIVOINES EN FLEUR.
Et sinon je pense que je vais taper une marelle sur ma terrasse. Non j’ai pas d’enfant, mais je veux une marelle. <3
Des pivoines, rien que pour ces fleurs, j’aurais aimé acheter votre maison !
Ta fille a le même sourire que toi !
Carole
Des pivoiiiiiines ! hiiiiiiiii.
En plus c’est moins cher qu’une paire de Patricia Blanchet. OK, on marche moins bien avec.
Aucun lien, mais ce midi j’ai rdv chez Privé, pour la première fois, juste sur la base de tes billets dithyrambiquesà leur sujet. Je ne suis pas allée chez le coiffeur depuis décembre 2010. J’ai grave les foies. Tu me promets qu’ils sont gentils ? (et qu’ils vont regarder mes cheveux AVANT de les laver)
c’est michel qui va te coiffer ? Si oui, alors je te JURE qu’il est gentil. Les autres aussi hein, mais bon, moi c’est Michel qui s’occupe de moi. Dis lui que tu viens de ma part.
Je sais pas j’ai pas osé faire ma star et demander un coiffeur en particulier (déjà que j’ai raconté ma vie en prenant rdv).
Je dirai « Caro te dit bonjour, elle a dit que tu comprendrais »
Ensuite je ricanerai nerveusement de ma blague de merde, je passerai le reste de la séance à me morfondre en me traitant de conne, et à me demander s’il faut tiper au shampooing et combien et comment.
Aller chez le coiffeur équivaut pour moi à passer un entretien d’embauche très important. Ou un oral de fin d’études.
honnêtement tu verras, c’est un petit salon sans prétention, je suis comme toi, tendue comme un string chez le coiffeur, mais là il y a de la bienveillance et de la simplicité.
@Suzanne : j’y suis allée (exprès de ma banlieue…) sur les conseils de Caro, pour ma fille, pour moi : ils sont adorables, tous.
Bon alors je confirme, c’est top, j’ai eu Pauline, très gentille, j’aime bien le salon aussi, en bois, ça change.
Et j’aime ce qu’elle m’a fait 🙂
MERCI <3
ah cool !!!
Comme ta Rose à grandi! Et dire que j’ai toujours l’impression qu’elle est née l’année dernière!
Ta grande chérie a bon goût, prends garde à tes affaires!!
Il faut attendre à l’automne que le feuillage des pivoines soit complètement sec avant de les couper . Chaque printemps , je guette les petites pousses roses annonciatrices de la floraison magique de mai
et tu coupes à ras alors ou pas ?
J’ai éclaté de rire à la réponse de ta mère!
J’adore, 20, 40, 60 et plus toujours pareil…
Les pivoines repoussent intégralement à partir du pied chaque année, donc oui, tu peux les couper à ras à l’automne (profite quand même du feuillage pendant l’été, même si la floraison est terminée ça fait un beau buisson vert). Au pire tu laisses 20-30 cm de tiges et quand tu vois les nouvelles pousses au printemps, tu coupes ce qui reste de l’année précédente qui est devenu sec.
Attention, il y a deux sortes de pivoines…
Les herbacées peuvent disparaître l’hiver et repartent du pied.
Les arbustives (qui font du bois, c’est facile), faudrait tâcher voir de pas les raser…. Juste tailler le bois mouru.
Pour les reproduire à pas cher, faut les diviser après la floraison.
Les pivoines j’adore ça…. j’en ai un énorme bouquet à la maison à défaut d’avoir un jardin.
Mes pivoines, plantées depuis 3 ans, n’ont jusqu’ici donné qu’une fleur la première année. Je désespère.
En attendant, je m’en suis offert un beau bouquet la semaine dernière, cela me ravit…
Moi aussi j’aime faire des raies sur mon canapé et même un peu partout dans la maison. Enfin, ça marche mieux quand il y a du soleil, heureusement le voilà revenu…
Ça fait tellement vacances, les ombres zébrées. Et sieste.
Bonne idée de s’offrir un bouquet soi même. Je crois que je vais le faire aussi.
Pas d’ombres zébrées chez moi pour la sieste, mais des trous de soleil à travers les feuillages du mûrier platane devant la fenêtre.
Caro, de toute façon tu attends l’automne, et si la plante dessèche, ce n’est pas une arbustive.
ok c’est clair merci !!!
Rho oui ça aussi, j’aime. Ou le reflet de l’eau d’une piscine sur le plafond de la pièce (bon, ça c’est plus rare)
Complètement normal je crois. La phase « d’acclimatation » de la pivoine, c’est long…
Je suis devenue la prêtresse du soin des pivoines… vu que c’est la seule plante que j’aime d’amour qu’y ne nécessite pas une seule intervention de janvier à décembre!!!!! Enlever les branches toutes sèches en hivers et adjoindre un tuteur au printemps est une posture purement esthétique.
J’en reviens pas de donner des conseils sur ton blog ho toi ma prêtresse du rire/sourire/larmes/franche rigolade de blog!!!!!
Très bonne contemplation de tes pivoines!
J’ai une pivoine blanche rosée dans mon jardin depuis plusieurs années et elle me fait tous les ans le plaisir de fleurir, plus ou moins d’une année à l’autre.
Je la coupe à l’automne à ras ou quasiment. Tu peux laisser un centimètre et je recouvre de paillis pour la protéger du froid même si j’habite dans le sud-ouest.
Belle journée
Pour les pivoines simples, tu les coupe à ras. On ne les voit plus et au printemps tu vois les petites pousses sortir de terre. C’est magique. Par contre, attention, il y a des pivoines arbustives et là c’est différend car c’est un arbuste.
ouh là là tu viens de me mettre le doute, comment on sait si c’est un arbuste ?
Parce que la tige est « en bois » et pas verte ! Non ?
Surtout, ça fait un gros buisson d’un mètre de haut environ, et qu’en effet les tiges sont ligneuses. Mais là, ça m’a l’air d’être une pivoine pas arbustive.
Les arbustives sont plus rares que les autres.
Quand ma troisième s’est mariée , elle a demandé (j’ai été surprise, car moins exigeante qu’elle dans la vie , difficile….et oui, ça a toujours été ma prèf :))) son bouquet et la déco, en pivoines blanches….c’était juste ravissant…doux souvenir…
Sinon , Rose , trop forte, totalement hype avec ses lunettes miroir (sors de ce corps adorable Isabelle H.!!)
Au moins, tu reconnais les forsythias, les arums (??), et les pivoines, toi. Parce que moi aussi, dans ma nouvelle maison, j’ai régulièrement des surprises végétales, mais ce sont des surprises auxquelles je suis incapable de donner un nom…
(Et pourtant, ça va bientôt faire deux ans que j’ai un jardin)
(Bon, je suis tout de même à peu près certaine que ce machin qui pique et qui fait des jolies fleurs, devant mes fenêtres, est un rosier, et que le truc vert qui pousse plus vite que son ombre le long du mur est du lierre.)
La petite fille sage me laisse pleine d’espoir car on a un didacteur à la maison. Et la crise des 2 ans me parait pourtant une excuse périmée puisqu’il en a 3 et demi. M’enfin, si on admet que fille/garçon c’est pareil, ça veut donc dire que tout n’est pas perdu.
Les rayures j’en ai plein la salle de bains avec les stores en bois, j’adore… sur moi c’est un peu plus pathétique (traits dans le sens de la largeur…)
Quant au talent de ta fille, c’est époustouflant !
Ah l’arc en ciel… Toutes un peu traumatisées par un épisode de « oui-oui » que l’on a du mettre une centaine de fois à nos enfants….
J’ai souri bien des fois en lisant ce billet, ça fait du bien et ça faisait longtemps (pas que je te lisais sans sourire, juste que j’avais deserté).
J’aime aussi les rais de lumière, ça me rappelle comme c’était chouette de les regarder de mon lit quand je m’éveillais le matin, avant que je devienne myope comme une taupe.
J’aime d’amour les pivoines; j’aime encore plus le débat sur la façon de les entretenir.
J’aime enfin cette photo d’enfant, tellement vraie, tellement sincère, je ne sais pas quel mot convient le mieux mais c’est le genre de photo que l’on regarde avec des yeux de maman.
Un tres beau « j’aime » ce numero 78… que je parcoure pendant que des cookies finissent de cuire pour le retour de mes enfants….
J’aime demesurement les pivoines et ce premier printemps dans notre nouvelle maison m’en a fait decouvrir deux plans bien jolis. Ils sont tres classiques au niveau de la couleur mais j’aime imaginer en ajouter des plus clairs dans les annees qui viennent!
Comme ta cherie dessine bien. Comme Rose est belle…
Malgre la pluie qui s’abat sur mon plat pays en ce debut juin, la vie est toute douce… j’espere qu a Paris aussi 🙂
PS: J’aime BEAUCOUP les marinieres aussi, et a la reflexion les jeux d’ombres des fenetres, ca me fascine!
re-PS: j’ai rcecu ce midi ma premiere commande French Disorder :))))) Bon c’est pour monsieur, je dois attendre la fete des peres pour voir comment il lui va mais la matiere et la coupe me plaisent beaucoup, et evidemment le design!
Voilà ce qui me manque le plus de ma maison, les plantes, c’était une jungle plus qu’un jardin, une jungle d’arbres fruitiers, une jungle d’herbes hautes, de fleurs , d’odeur de seringat , de roses , de chèvrefeuille, de figuier qui sentait le pipi de chat, de prunes et mirabelles.
Des phares des voitures qui en passant à travers les persiennes faisaient des films de lumières aux murs et au plafond.
le bassin aux poissons avec au fond un cimetière de soldats en plastique, de billes.
J’aime plus que tout revivre par procuration tout ça à travers tes billets sur ta maison du bonheur. Au retour de la chaleur , profite bien de cette douceur, de ce bonheur
Hello, bon j’y vais de mon conseil pour les pivoines (qui refleurissent chaque année en abondance chez moi). Après la floraison je ne coupe que la tige qui a porté la fleur et je laisse les feuilles vivre leurs vies de feuilles, histoire de permettre à la photosynthèse de favoriser la croissance et l’accumulation de réserves dans les racines, (ce qui servira de base aux floraisons futures). En automne lorsque les feuilles sont fanées je les coupe à ras (mais pas trop pour savoir où guetter les bourgeons au printemps). Voilà.
Ouaouh ces pivoines…… j’aime! Et ce sweat <3 Belle journée,
Amy de http://www.foodetcaetera.com
les pivoines… trop de bonheur d’un seul coup d’œil. Mais ne compte pas sur moi pour les avis botaniques…
En ce moment aussi, je vis une extase végétale … Mon seringat est en fleur ! J’ai des problèmes d’ananas aussi …
En Corrèze ou j’habite depuis des années les plus beaux pivoines sont ceux dont personne ne s’occupent…
Je dis cela mais je dis rien.
Vivement l’emmenagement <3
« personne ne s’occupe » je préfère 😉
Tapie dans l’ombre depuis des lustres, je me décide à commenter « à cause » des pivoines: mes parents ont eu exactement la même discussion animée il y a quelques semaines, penchés au-dessus des hortensias qui font ma joie depuis mon emménagement dans notre nouvelle maison (on est pas mal aussi en terme de hype de la fleur avec l’hortensia, non?). Ma mère s’est montrée elle aussi implacable sur les résultats obtenus par le sécateur un peu trop zélé de mon père. Un basculement ne s’opere-t-il pas lorsqu’on commence à trouver ce genre de d’echanges entre ses parents attendrissant?
Les hortensias : on ne coupe rien, absolument rien, après la floraison.
On attend le début de la saison suivante pour enlever les fleurs fanées, qui sont une protection l’hiver. A ce moment là on enlève le bois mort, et c’est très facile parce qu’on voit les bourgeons.
ma maman ( qui est il faut le dire un peu une psychorigide du jardin ) passe directement la tondeuse dessus dès que les fleurs ont fanés, c’est marrant de voir que ça repousse aussi touffu l’année d’après, et les fleurs arrivent directement chez moi dans un vase. Celle qu’elle a ce sont plus des tiges que des branches.