Five little things #20

Ce mois de juin est un peu spécial. D’ordinaire, à cette époque, je commence le compte à rebours, je regarde pour la cent-millième fois les photos de la maison de location réservée depuis le 4 septembre (je suis toquée des vacances) et je me dis « encore trois papiers et je mets la clé sous la porte ». Mais cette année, ça va être différent. Ma grande se faisant opérer en juillet, j’ai accepté du boulot pour l’été, ce qui en soi est plutôt une bonne chose, non seulement parce que c’est un projet bien excitant mais aussi parce que ça m’évitera de gamberger. Mais j’ai quand même un peu l’impression qu’on va sauter la case Juillet/Aout pour atterrir sur celle de la rentrée sans passer par le rosé/saucisson réglementaire. Bref, y’a plus grave, mais surtout, ce qui est assez étrange, c’est la façon dont cela bouleverse mes repères, moi qui suis en réalité une femme d’habitudes (surtout les bonnes).

Sans transition, cinq petites choses…

Le documentaire. En replay encore quelques jours (et aussi sur Youtube), ce magnifique documentaire sur Arte, signé Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian. Thierry Thieû Niang, chorégraphe danse, deux jours par semaine, dans une maison de retraite. Et là, le miracle se produit. Blanche, que l’on voit dès les premières minutes, épuisée et silencieuse, tombe sous son charme. Elle a ces mots si beaux: « je ne sais pas ce qui m’a trouvée en toi ». C’est d’une puissance, d’une douleur et d’une grâce incroyable. J’ai beaucoup pleuré, Blanche me rappelant beaucoup ma grand-mère, dans son franc parler et sa détestation assez comique des autres pensionnaires (« elles sont toutes moches »). Vraiment, regardez, c’est d’utilité publique, cela parle du langage du corps, qui se fout bien des années et de la mort qui rode.

Le livre. Les dieux du Tango, de Carolina de Robertis, au Cherche Midi. Si vous cherchez un bon roman pour l’été, qui vous fera vibrer, voyager, rêver, alors ce livre est fait pour vous. J’ai toujours été fascinée par Buenos Aires, sans vraiment en connaitre l’histoire. J’ai découvert dans ce livre que la ville avait été un port d’attache pour des milliers d’Italiens au début du 20è siècle. Et que le tango est né de ce mélange des cultures, joué dans les covendillos surpeuplés, dans lesquels ces migrants luttaient pour leur survie. L’histoire est celle de Leda, jeune fille de 17 ans, qui part de son petit village italien pour rejoindre Dante, son cousin qu’elle a épousé à distance. Dans ses bagages, le violon de son père, qui se transmet de génération en génération. Seulement voilà, lorsque Leda accoste à Buenos Aires, Dante n’est pas sur le quai. Il a été tué quelques jours avant. Leda va-t-elle repartir en Italie, ou se laisser happer par cette ville tentaculaire et sa musique qui résonne dans toutes ses ruelles ? Je ne vous en dis pas plus, mais je n’ai pas lâché le bouquin du week-end.

Le concert. Oui, encore lui. Benjamin Biolay a donné un concert dans le studio 104 de la maison de Radio France et c’est de la balle. Merci à celle qui m’a envoyé un gentil message pour me donner le lien.

L’article. Ce papier du Monde sur la jouissance féminine. Ecrit par la brillante Maia Mazaurette, il devrait être déclaré lui aussi d’utilité publique.

L’article (bis). Ce papier hilarant sur les conneries au kilomètre conseillées par la délicieuse Gwywgy.

 

90 comments sur “Five little things #20”

  1. Myriam a dit…

    Merci pour le dernier lien! Rire dès le matin, rien de mieux!
    Bon ween-end… et cet été, les rares saucissons -rosé auront une saveur tellement particulière qu’ils n’en seront que meilleurs.

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  2. Zazimutine a dit…

    Bonjour Caroline,

    3 choses:
    – merci pour Master or None dont je me regarde tous les soirs un épisode comme un bonbon avant de me coucher; hilarant!
    – je me suis prise à envier les parisiennes qui ont parfois le plaisir de te rencontrer au détour d’un concert. Et puis finalement non, parce que je sais que je n’oserais pas t’aborder.
    – je me permets de conseiller un film à mon tour: A voix haute, le film documentaire sur le côté côtés Eloquentia organisé dans le 93; bouleversant et tellement loin des clichés sur les jeunes des banlieues….
    Bonne journée!!

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      • DOMINIQUE a dit…

        Oh mon dieu, un mois ? C’est une drôle d’épreuve en effet. Je n’ose imaginer ce que tu ressens. Ou plutôt ce que vous ressentez.

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          • DOMINIQUE a dit…

            Prévois des en-cas, ta fille risque de ne pas forcément aimer ce qu’on va lui donner comme repas…

          • Smouik a dit…

            Grosse sélection de séries et films à faire en prévision alors… La veinarde ! (oui je sais, c’est relatif, mais c’est quand même bon de savoir qu’au moins une personne l’envie terriblement ^^)

          • Nunu a dit…

            C’est long et c’est court en même temps, 10 jours pour une arthrodèse (que ma fille a également subie), j’ai demandé à ce que ce soit allongé en centre de revalidation pour ma part (je crois t’avoir déjà envoyé un mail d’ailleurs pour te rassurer) l’après est tellement mieux que l’avant… Courage à elle et à toi.

          • Caroline a dit…

            oui merci pour ça d’ailleurs 🙂 Et oui, dans certains hôpitaux les enfants sont renvoyés chez eux après 10 jours, mais là le protocole est d’une semaine à l’hosto et de 3 semaines dans un autre hôpital en rééducation (mais en hospitalisation jour et nuit).

          • Caroline a dit…

            et même si je sais que ça va être long et qu’elle va en avoir vite marre, je préfère pour ma part qu’elle revienne à la maison une fois qu’elle sera vraiment sur pied.

  3. DOMINIQUE a dit…

    Oui, j’ai lu l’histoire de GWYmachin il y a quelques jours, j’ai bien ri. N’empêche, maintenant tout le monde boit des boissons glauques verdâtres pour se « détoxifier ». Avec un œuf dans le schtroumpf ?

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    • Murielle a dit…

      ce commentaire est bien plus drôle que l »article en question, qui aurait pu me faire sourire s »il n »etait aussi bête et méchant..

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  4. HeLN a dit…

    Bonjour Caro,
    Les documentaires d’Arte sont vraiment des pépites. Je conseille aussi « les derniers Hommes d’Alep » qui m’a remué les tripes et fait pas mal gambergé depuis que je l’ai vu mardi.
    Bon week end à tout le monde.

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      • HeLN a dit…

        Oui je le recommande vraiment mais certaines scènes sont particulièrement dures (à ne pas regarder avec des enfants). Il m’a profondément marquée.

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  5. Daphné a dit…

    Et sur quel lien j’ai cliqué de bon matin ? Il faudrait que j’aille un jour voir Goop, pour découvrir l’original. Je me demande si bien emballées et marketées, ces idées ne paraissent pas d’un coup bien plus tentantes ?

    J’espère que vous aurez l’occasion de vous rattraper un peu plus tard dans l’année côté vacances. Ton grand se dévouera peut être pour t’offrir quelques fous rires avec les scouts ?

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  6. olympe a dit…

    Je souscris : cette jeune fille de 90 ans m’a émue aux larmes, et le danseur, quelle beauté, quelle humanité…tous ces corps recroquevillés, ces esprits qui flottent un peu et qui se mettent en mouvement avec l’empathie gracieuse du danseur, et Blanche qui vibre comme une jeune fille, c’est magnifique et poignant, son sourire aussi.
    A part ça, avec ma troupe de friends, nous sommes en train de booker les vacances…2018 (on part à 50, enfants compris, ça ne supporte pas l’improvisation de louer un village ! ), ça me procure autant de plaisir que de vertige de me projeter avec 14 mois d’avance.
    Bon, tu vas avoir un été chaud et bizarre mais Paris l’été c’est aussi très exotique et plein de charme…saucisson rosé au bord de la Seine ?

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  7. DOMINIQUE a dit…

    Ce documentaire me rappelle… ma mère, atteinte d’Alzheimer. Elle était en maison de retraite médicalisée. Le directeur de l’établissement nous a appelés, mon père et moi, pour nous dire que ma mère était tombée amoureuse d’un monsieur. Et qu’il ne fallait pas nous inquiéter, que c’était une phase de la maladie, qui allait disparaître en quelques mois.
    En effet, ma mère a arrêté de courir après le petit vieux avec l’avancée de la maladie qui l’a assez vite privée de parole et de motricité.
    Inutile de dire que je ne regarderai pas ce documentaire pour tout l’or du monde, aussi bienveillant soit-il.

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      • DOMINIQUE a dit…

        Merci, Mammouth. Je me suis un peu lâchée, mais j’ai toujours du chagrin. Comme il est dit, cette maladie est « la maladie des longs adieux ». C’est si vrai.

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    • olympe a dit…

      tu as raison, c’est bouleversant et parfois dérangeant mais il y a aussi tant d’humanité dans ce rapport entre ce danseur et ces personnes en train de partir…

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    • nesto a dit…

      pareil! pour d’autres raisons, notamment celle que bien égoïstement, je ne veux pas être comme ça! franchement, mourir ne me fait pas peur mais finir toute seule en maison de retraite sans avoir toute ma tête (ou pire en ayant toute ma tête mais plus mon corps) me terrorise! Je n’ai vu que le début du doc, c’est glaçant, pas pu continuer…

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      • DOMINIQUE a dit…

        La vieillesse n’est pas effrayante, ça vient tout doucement. C’est au moins la preuve que nous avons vécu jusqu’à cet âge, non ? Il y a encore des joies, de petits plaisirs qui semblent ridicules aux plus jeunes, mais qui sont réels. Non, ce qui est bouleversant, c’est la perte de conscience.

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  8. nostrovia a dit…

    Question totalement égoïste : du coup tu vas pas (peu) faire de coupure avec le blog cet été ?
    Sinon saucisson/rosé, ça peut devenir le rituel quotidien dans ton jardin de poche ,avec ton talent on va tous avoir envie de rester à la maison les prochaines vacances !
    Bonne journée.

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    • Daphné a dit…

      Et il y a le formidable festival Paris Quartiers d’été, qu’on a découvert avec délice l’été dernier. Je regrette presque de ne pas avoir prévu une semaine parisienne pour en profiter.

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  9. Suzanne a dit…

    J’ai lu l’article sur le plaisir féminin puis celui sur gwygwy, tout se mélange dans ma tête, ajoute à ça le saucisson/rosé et je suis carrément chamboulée : qu’est ce que je fais de l’oeuf ? Du saucisson ? Puis-je remplacer le jus détox par du rosé ? Peut-on pratiquer (ou recevoir…) un cunnilingus en faisant du yoga ?
    Help.

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  10. marie a dit…

    Merci Caro,
    J’adore l’article sur le dernier lien, une franche rigolade, mais reste effarée de la muliplicité des ces injonctions à l’orthorexie … Il y en a plein les magazines, surtout en cette période pré-estivale … je ne parle même pas des conseils urino – gynécologiques de la demoiselle !!!
    Et dire qu’il y a un public pour ces inepties! Un peu de bon sens SVP !
    Je garde en tête la suggestion du bouquin pour mes vacances d’été .. Comme tu l’as lu en 2 jours et que je pars 3 semines (happy me !!!) il m’en faudrait d’autres, des suggestions !
    Merci et bon été à Paname

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    • DOMINIQUE a dit…

      Oh que oui, pourquoi parler de détox en toute occasion et pour tout (sport, alimentation…). On dirait que nos corps sont tout pourris, de partout et surtout de la salle de jeu… un peu de bon sens, comme tu le dis.
      Vivre sainement, raisonnablement, et vive le blanc/rillettes de temps en temps !

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      • Anne So Catherine a dit…

        Le problème Dominique c’est que nous ne savons plus vivre « raisonnablement »: un ami médecin me disait récemment qu’il voit de plus en plus de maladies de « vieux » chez les…..l35/40 ans, que ce sont essentiellement des pathologies dites de « surcharges » ou « d’encrassement », c’est-à-dire des pathologies déclenchées par le fait que les organes qui assurent la régulation et l’élimination des toxines sont complètement saturés et ne peuvent plus assurer correctement leurs fonctions…

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  11. Carole Nipette a dit…

    Je n’ai pas encore vu le documentaire mais j’ai adoré son titre, une chanson que je chantais en boucle à ma fille plus petite !
    j’avais lu l’article sur Gwyneth et j’avais bien ri aussi et appris des choses notamment sur l’arnaque de la détox !

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  12. Val Lao sur la Colline a dit…

    Pour nous aussi, l’été sera cette année moins « vacancier » que d’habitude… Notre cadette rejoint son aînée au statut d’étudiante, et financièrement, ça coince légèrement (euphémisme)… Mais ce ne sont que de bonnes choses qui leur arrive, alors haut les coeurs !
    Ce documentaire a l’air magnifique, je prendrai le temps de le regarder.
    Et merci pour les liens 🙂

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  13. Nora K a dit…

    Plein de courage pour ta fille . Je ne pars pas l’été, et j’adore voir tout le monde quitter le quartier , la ville, cette ambiance de fin du monde j’adore, je suis une grande malade !

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  14. Anne Picasso a dit…

    Merci Caro, j’ai vu le documentaire, j’en suis sortie renversée, je me doutais que ce ne serait pas évident pour moi, mais là … c’était au delà des mots …. Il est magnifique, si vrai… mais peut-être à éviter si l’on est touché de près par le sujet..
    J’ai vu des bribes du concert de BBiolay sur les story d’insta, et ca avait l’air dément !!!!

    Belle journée à toutes :)))

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  15. Cathclaire a dit…

    Ce documentaire d’Arte est vraiment puissant. Rien que pour le regard amoureux de Blanche et son sourire radieux.
    Sinon j’écoute en boucle le concert de Biolay depuis hier, dommage qu’il ne fasse pas d’albums live.
    Et plein de pensées positive pour ta fille qui doit aussi gérer le bac j’imagine.

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  16. cash cash a dit…

    Bonjour,
    J’ai lu vite fait l’article sur la sexualité féminine et j’ouvre ma gueule comme le recommande la journaliste, sauf que c’est pour défendre (un peu) les hommes.
    Dire que 95% des hommes ont un orgasme lors des rapports sexuels me paraît abusé, éjaculation ne voulant pas forcément dire orgasme…
    A bon entendeur 😉
    Bon week-end

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  17. Stef 74 a dit…

    Nous sommes au diapason Caroline, concernant cet été qui va être différent des autres. Comme ta fille, je me fais opérer mi-juillet et ensuite, ma vie ne sera plus jamais la même. Rien de dramatique, juste une chirurgie bariatrique (la chirurgie de l’obésité). Après ça, Adieu, rosé/saucisson et autres éléments indissociables de l’été.
    Alors je comprends ton sentiment de passer à côté de ton été et d’arriver en Septembre en ayant l’impression qu’on t’as volé deux mois de plaisir. Je compatis aussi avec ta fille, à qui l’été va sembler long et pas fun du tout. Heureusement elle a une maman (et toute une famille) un peu dingue, qui va la faire rire et lui faire oublier les désagréments de l’opération 🙂 Bon courage à elle!

    ps: parce que je sais ce que certaines personnes vont se dire en lisant mon commentaire, j’aimerais juste souligner que l’on ne devient pas toujours obèse par excès de mal-bouffe. Un jour, le corps peut décider (à sa convenance bien entendu) qu’il se dérègle, qu’il résiste à l’insuline et alors là, tu peux faire tous les régimes de la terre, tu peux même t’affamer. Plus jamais tu ne perdras le moindre gramme et bien au contraire, tu prendras un kilo à la moindre miette avalée. Çà se sent que j’en ai marre d’entendre « mais pourquoi tu fais pas un régime plutôt que de te faire opérer??? » 🙁

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  18. marieal a dit…

    Hier soir à 00h était programmé Alcaline sur France 2 avec B Biolay…et puis finalement ils ont diffusé un documentaire sur Thomas Pesquet, fort intéressant mais un peu redondant par rapport au reportage déjà diffusé une heure avant dans Envoyé spécial…après il était 01H00 pour le concert annoncé comme super sur Télérama, je me le suis gardé pour ce WE en repaly!

    pour le doc sur l’Alzheimer, impossible à regarder pour moi aussi, ça me rappelle trop de mauvais moments avec mon père; Par contre, je ne veux pas oublier les bons moments: son regard qui s’illuminait quand il s’occupait du jardin de la maison médicalisée, qu’il s’occupait du chien de la maison de retraite ou qu’il voyait une abeille ( mon papa avait fait de la recherche sur le parasite des abeilles toute sa vie). Ou qu’il entendait un opéra et qu’il se mettait à chantonner, en faisant le chef d’orchestre. A chaque patient son truc qui rallume la vie dans le regard.

    j’ai bien rigolé avec le dernier lien!

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  19. eveange66 a dit…

    Ce documentaire Arte me bouleverse littéralement, physiquement. J’ai pleuré mais j’ai aussi la gorge serrée. Ces émotions intenses que l’on voit sur les visages, les corps de ces personnes, ces êtres humains que l’on met de côté, cela me touche énormément. Je suis danseuse et c’est vrai que le langage du corps est extrêmement important. Comme si à partir d’un certain âge nous n’étions plus que de choses sans émotion, sans utilité, sans ressenti, oui des choses que l’on bouge, que l’on traite à la troisième personne. Mais ce qui me frappe c’est le fait que un simple contact physique, un peu de réelle attention change un regard, un visage complètement. Donnez de l’affection aux personnes âgées, des baisers, serrer des mains, toucher un bras, un visage, une joue, c’est le plus important. Et si en fait les personnes âgées mourraient plus de solitude et d’absence de contact physique, d’amour au sens large, d’écoute, de reconnaissance mais aussi de réels challenges plus que de chanter des chansons « rengaine », plutôt que de réelles maladies qui rabougrissent les corps. On traite mal les jeunes mais Alerte, que fait on pour et à nos anciens, nos vieux ! Et si en fait la première chose à faire serait de se bouger les fesses pour accompagner les personnes âgées. C’est décidé, pour ma part, j’ai trouvé une asso et je vais aller dans les maisons de retraites près de chez moi. Si je pouvais danser je le ferais.
    Je n’ai pas d’enfant ni de compagnon pour le moment. Je ne veux pas devenir une chose plus tard mais que l’on me laisse sentir encore.

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  20. O. a dit…

    Bouleversant documentaire, et admiration sans borne pour tous ceux/celles qui donnent de leur temps, de leurs forces, de leur bienveillance, de leur affection, de leur savoir, à tous ceux et toutes celles qui parviennent au bout du chemin de leur vie.
    Et puisque tu parles d’utilité publique Caro, je me permets de recommander une autre vidéo, consacrée à Mathilde et au tout début de son chemin, à celui de ses parents avec elle. C’est ici: http://www.maihua.fr/

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  21. Béa a dit…

    Ce documentaire est bouleversant. Tous ces corps tordus et recroquevillés m´ont fait un peur au début. Mais le film est très respectueux, doux et poétique même. Je suis tombée sous le charme de cette jeune fille de 90 ans tellement fragile et gracieuse. Et puis son sourire… Quand elle tombe amoureuse de ce jeune danseur, c´est à la fois impudique, troublant, très beau et très triste. Tu as raison, ce film est d´utilité publique, parce que la vieillesse nous concerne(ra) tous.

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  22. natali a dit…

    Actuellement en poste dans une maison de retraite je retrouve tout à fait dans ce documentaire ce que je vois de mon bureau de RH (situé juste en face du salon) au quotidien.
    Les rêveuses qui chantent tut le temps, les rouspeteurs et rouspeteuses qui en colère tout le temps contre le monde entier pestent à longueur de journée, les petites confidences ou les secrets lâchés d’un coup sans crier gare, les peines, , les douleurs, les doutes et les moments de pure poésie sur la vie…qui s »écoule tout doucement.
    Ce document m’a ému aux larmes… merci Caroline de le partager.

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  23. Marie a dit…

    Je crois bien avoir vu ce « ballet » a l’opéra garnier. Le thème était une chorégraphie (un pas de 2) avec un danseur de l’opéra de Paris et quelqu’un qu’on n’aurait jamais dû croiser sur la scène de l’opéra. Il y avait une caissiere de Franprix, une handicapée (ancienne cavalière), et cette vieille dame. C’était particulièrement émouvant, parce qu’alors que les 2 autres ballets étaient présentés sur scène, celui là était projeté sur un écran, avec ce magnifique danseur assis devant l’écran. On voyait tout le travail fait par le chorégraphe et cette vieille dame, passionnée de danse depuis l’enfance, on voyait la douceur de ce danseur avec cette dame qu’il traitait comme de la porcelaine fragile et de grande valeur. Malheureusement, cette vieille dame est morte avant d’avoir pu monter sur scène. Un moment d’une émotion rare et vraie. Un souvenir étonnant et marquant.

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  24. mmarie a dit…

    Merci Caroline pour le lien de ce documentaire. Je ne vais pas le laisser passer – une boîte entière de kleenex dût-elle y passer.
    Thierry Thieû Niang, que j’ai eu la chance de rencontrer, est un être incroyablement lumineux. Outre son talent de chorégraphe et de danseur, j’ai été éblouie par son infinie bonté, l’intelligence et l’humilité qu’il a de se mettre au service de causes simplement humaines. Il travaille régulièrement avec des enfants aussi, ou dans des prisons. Il avait notamment créé « … du Printemps », une version du Sacre dansée par des hommes et des femmes entre 60 et 90 ans. Y repenser me donne la chair de poule.
    Dans un esprit similaire, le film « Before we go » de Jorge León (réalisateur, plasticien, metteur en scène) suit plusieurs personnes très âgées et le travail que mènent avec elles des danseurs. Bouleversant là aussi. Et ça dit tellement sur l’importance du toucher et du corps, de le considérer avec bienveillance et respect.

    Bref, merci 🙂

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  25. Christelle a dit…

    j’adorerais voir ce film, mais j’ai trop peur de la vieillesse, je suis une autruche de la vieillesse. J’ai quand même vu « amour », mais j’ai morflé.

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    • DOMINIQUE a dit…

      Mais, Christelle, avoir peur de la vieillesse, c’est avoir peur de l’avenir ! Il faut accompagner son âge, et tu sais bien qu’à part le « grand âge », on vit bien. Sûr que la première fois qu’on m’a souhaité bonne chance pour la fête des grand-mères ça m’a fait tout drôle (déjà que je n’ai pas d’enfants, tu imagines ma perplexité). Et puis, c’est la vie et tant qu’elle est là…

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  26. Mino a dit…

    Mais oui, Christelle, comme le dit DOMINIQUE, la vieillesse ,c’est la vie !!!! Quand des amies de mon âge se plaignent à leur anniversaire d’avoir encore un an de plus, je leur dit qu’elles ont de la chance d’être arrivées là… cela veut dire qu’elles sont vivantes !! Tant d’autres sont mortes bien avant !!!!

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  27. Elisabeth a dit…

    cette semaine fut pleine de larmes devant Arte : Blanche et les Sauveteurs d’Alep deux magnifiques documentaires !
    Blanche, quelle vieille dame émouvante sans même le vouloir, quel malheur d’être là, posée dans ce service de gériatrie de l’hôpital d’Ivry je crois, cette immense salle, sa chambre à 2 lits, sa canne, sa tête partie, son petit corps si menu et ce sourire quand elle voit son danseur !!! son cerveau renaît, se reconnecte, ses yeux brillent à nouveau, ses mains touchent, sa parole revient … Mais que nos vieux sont maltraités dans notre pays, c’est une honte et pourtant normalement nous y arriverons tous ! Merci Arte, encore et toujours

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    • DOMINIQUE a dit…

      Elisabeth, je ne voudrais pas être trop rabat-joie, mais non, le cerveau ne se reconnecte pas, son cerveau ne renaît pas : les lésions sont irréversibles. Simplement, certaines zones réagissent encore. C’est tout.
      Le plaisir est éphémère ce qui est déjà beaucoup, ça je te l’accorde, et c’est toujours bon à prendre.

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  28. Phedia a dit…

    Très beau documentaire, cette jeune fille de 90 ans m’a ému jusqu’aux larmes.
    L’humour et le sens de la dérision de la brillante Maïa Mazaurette me ravisent à chaque lecture.
    Merci pour l’idée de lecture pour l’été. Seul hic le lien qui en découle et ouvre sur amazon !

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  29. kath de Belgique a dit…

    wow wow wow ! je viens de découvrir le reportage de Arte via que je ne sais quel moyen. Caro, Chère Caro, quel cadeau. Ceci dit entre ce reportage et Buenos Aires que j’adore plus que tout, il n’y a q’un petit fil. J’espère de tout cœur qu’une fois ta fille guérie vous pourrez, en famille, faire cette somptueuse découverte de , ce qui restera pour moi, le plus bel endroit sur terre

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  30. Blonde paresseuse a dit…

    « L’oeuf en jade dans le yoni » ou comment faire passer pour une imprécation mystique le fait de vouloir avoir un joujou sexuel bien placé en allant faire ses courses au supermarché ?…

    En plus, il ne vibre même pas celui-là, alors c’est quoi l’intérêt ?

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