Concours de livres Belfond: les résultats

Voici les gagnants du concours. Je précise qu'ils sont le fruit d'un tirage au sort et non d'une sélection des commentaires qui m'ont tous beaucoup touchée. Vous êtes la preuve en tous cas qu'on peut se passionner pour autre chose que du maquillage, des dessous ou des bijoux. Et ça c'est quelque chose qui me donne vachement confiance.

Merci aux gagnantes de m'envoyer très vite leur adresse postale par mail. Si demain à 17h je n'ai pas toutes les coordonnées, je retirerai au sort, en effet la fée de chez Belfond part en vacances à la fin de la semaine et il faut que ce soit réglé avant. mail: cfrancfr(at)yahoo.fr

112: Grignette

380: Loop of kurland (je pense qu'il se passe quelque chose de très métaphysique entre toi et le churros)

220: Nathaline

56: Plume

8: Carole-Anne

Qu’est-ce que tu lis pour les vacances ? (concours inside)

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EDIT de 20h36: les résultats sont tombés et le concours est clos. Cela ne vous empêche pas de laisser votre commentaire si vous le souhaitez mais le jeu est terminé !

Avant de vous raconter ce week-end, un petit billet "père noël". Après la publication de ma liste de livres de l'été, j'ai reçu un adorable message d'une fée de chez Belfond, l'une des maisons d'édition que j'affectionne, pour me proposer de vous faire gagner des bouquins. Ce n'est pas une "opé" blogueuses ni un coup de pub, juste un élan du coeur d'une lectrice qui a été séduite par votre enthousiasme dans les commentaires et qui se dit que cet amour des livres c'est comme une grande chaine d'amitié qui nous relie à travers le monde (il se peut que j'aie abusé du Rioja, aussi).

Bref, par contre la fée va partir en vacances et il faut que ça se fasse vite. Donc le principe, c'est de laisser un commentaire dans lequel vous racontez en cinq ou six lignes (mais y'a pas non plus de calibrage obligatoire) votre meilleur souvenir de lecture (pas une critique de livre, hein, plutôt un moment qui a été un peu fondateur dans votre amour de la lecture, genre quand votre père vous lisait l'histoire du soir, quand vous avez lu en secret la bicylette bleue sous la couette, etc etc etc).

Tirage au sort ce soir (je dis bien tirage au sort et pas sélection des meilleurs témoignages parce que je n'ai pas envie d'émettre un jugement de valeur sur ce que vous aurez écrit, donc en gros l'idée c'est de vous permettre de raconter ce souvenir, pas de tenter d'écrire quelque chose de plus drôle, plus émouvant ou que sais-je que le voisin ou la voisine).

En jeu: cinq lots de trois livres: 

– "Crépuscule" de Michael Cunningham,

– "Pourquoi pas ?", le nouveau livre de David Nicholls, auteur d'Un jour.

– Chroniques de l'oiseau à ressort, de Murakami, auteur des 1Q84.

Si vous voulez faire partie des cinq heureux destinataires d'un colis juste avant le départ en vacances, c'est parti !

Edit: ça c'était la vue de ma terrasse ce week-end. Je veux vivre dans cet hôtel merveilleux. Je vous en parle très vite.

Andorre with girls

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Très court billet pour vous souhaiter un bon week-end. De mon côté je pars trois jours en Andorre avec quatre filles de l'influence, autant vous dire que faire ma valise a été une expérience assez épique. D'autant qu'instinctivement, pour trois jours, j'avais opté pour mon bagage cabine, tellement pratique pour éviter tout risque de valise qui se trimballe à Copenhaque pendant que toi tu atterris à Barcelone (du vécu). Las, quelle n'a pas été ma panique lorsque j'ai vu se succéder des mails paniqués de mes compagnes de voyages à l'idée de ne pas pouvoir mettre leurs affaires en soute, parce que les 10 kilos max, c'était compliqué.

Du coup j'ai rajouté une vingtaine de tee-shirts au cas où et ma valise est au taquet du poids réglementaire, je ne vous dis que ça.

Sans blague je suis bien contente, partir entre meufs comme ça, que des chouettes girls, ça me fait perdre une dizaine d'années et ça j'avoue je suis preneuse même pour un week-end.

Je vous raconte tout ça au retour.

La photo n'a rien à voir c'est juste que ma poulette et les deux machins me manquent (ben si).

THE liste de livres pour l’été 2012

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C'est légèrement à l'arrache (Ého, il reste deux trois personnes pour en profiter ou j'ai vraiment loupé tous les avions ?) que je finis par vous livrer ma sélection de livres pour cet été. Attention, il s'agit bien de bouquins que j'ai déjà lus et non de ceux que je compte emmener. Je pourrais choisir cette option mais j'aime toujours mieux être certaine d'avoir aimé avant d'en parler (il y a une répétition dans cette phrase sauras-tu la retrouver ?). Autre précision, comme je le disais il y a peu j'ai traversé une période assez aride de lectrice, pendant laquelle je n'ai pas réussi à me concentrer sur grand chose. Je n'ai donc pas des tonnes d'inédits à vous suggérer et certains des ouvrages cités dans ce billet ont déjà fait l'objet de billets, dans ce cas je renvoie sur la page concernée. J'ai également volontairement parlé de parutions un peu anciennes disponibles en poche, histoire de participer moi aussi au redressement productif MAIS rigoureux et surtout JUSTE. Enfin, ma conception du livre de l'été est celle-ci: il faut qu'il soit une source de plaisir. Ce qui en soi veut tout et rien dire mais en gros, sus à la culpabilité du bouquin léger, s'il est bien un moment où on a le droit de se mettre les neurones en jachère, c'est peut-être celui-ci.

Néanmoins, néanmoins, néanmoins… Le plaisir de lecture peut subvenir autrement que dans de la chick lit à pas cher (que je m'autorise parfois, de la même façon que j'aime les kinder bueno et les Voici sur la plage). On peut se retrouver complètement embarqué dans un classique réputé difficile, dans une saga de 800 pages où l'écrivain utilise un jargon québécois (thanks éternel à Despé pour les chroniques du plateau du mont-royal) ou dans un polar rageur et sanglant dans la pampa argentine.

Voilà c'est tout, place à la liste. Sachant que vous avez donc ici la version 2011, 2010celle de 2008 et de 2007.  (en 2009 j'avais poney). Et que dans la rubrique livres vous pouvez aussi trouver votre bonheur.

– Les séparées de Kéthévane Davrichewy: Je croyais en avoir parlé mais je ne le retrouve pas, si ça se trouve j'ai rêvé. C'est un vrai beau livre sur l'amitié féminine et toutes ses ambiguités, dévoré en deux jours et offert par une belle personne. Quand s'ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l'enfance ne se quittaient pas se sont perdues. Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d'autres chagrins.

– Mapuche de Caryl Ferey: Idem, déjà chroniqué, un polar sombre et violent mais aussi chaud, très chaud. Certains ont détesté, j'ai personnellement été enivrée et compte bien emmener avec moi les précédents opus de l'auteur.

– Tous les bouquins de Jane Austen: J'ai du mal à en choisir un parce que je les ai tous adorés. Si parmi vous il en est certaines qui sont passées à côté de la grande Jane, je vous en supplie, profitez de la plage pour vous y mettre. Il y a les histoires d'amour toujours contrariées puis finalement résolues mais aussi une peinture de l'Angleterre de la fin du 19ème siècle, un discours féministe s'il en est et un style tellement délicat qu'il est inimitable, PD James a récemment essayé d'écrire une suite à Orgueil et préjugés et s'y est à mon sens cassé les dents.

– Crépuscule de Michael Cunningham: Celui-ci c'est ma copine Julie qui me l'a offert pour mon anniversaire. Le genre de cadeau qui signifie: "je te connais, toi". New-York, elle est éditrice, il est galeriste, il se sent à la croisée des chemins et éprouve des désirs irrepressibles qui ne se dirigent pas tous vers sa femme. C'est écrit merveilleusement bien, c'est triste et sombre mais c'est beau.

– Lovesong, d'Alex Miller: Je l'ai fini hier soir et j'ai bien aimé, ce n'est pas non plus le chef d'oeuvre de l'année mais c'est une belle histoire d'amour, une façon assez inédite d'écrire sur la douleur que l'envie d'enfant inassouvie peut provoquer dans un couple. C'est un Australien qui écrit, sur une femme tunisienne installée à Paris dans les années 80, Sabiha, convaincue depuis toujours qu'en son sein sommeille la fille qu'elle est destinée à faire naitre un jour. Sauf qu'avec John, professeur australien et amour de sa vie, ils ont beau s'aimer, l'enfant ne vient pas. Très joli, vraiment.

– Les Spellman et associés contre-attaquent de Lisa Lutz: Chaque année donc je vous parle du nouvel opus de Lisa Lutz. Exemple typique de chick lit' qui n'en est pas vraiment. Polar, roman d'espionnage, saga familiale, je ne sais pas bien comment classer cet ovni littéraire mais c'est hilarant et même parfois émouvant. Commencez par le premier c'est mieux.

– Les blessures invisibles de Nicholas Evans: bouquin filé par ma dealeuse préférée et avalé d'une traite sur la plage de mon hôtel mauricien en mars dernier. C'est écrit par l'auteur de "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux", qui a donné naissance au film éponyme (et que j'adore). Une vraie saga américaine, un livre plein de sentiments, de ressentiments. Il y est question de quête d'identité, d'amour fou, de l'ouest américain, et des conséquences dévastatrices des secrets de familles longtemps étouffés. Nicholas Evans est un conteur merveilleux, foncez. (par contre on pleure).

– Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan: Je sais, j'en ai parlé et je suis loin d'être la seule. Mais si vous êtes passé à côté, il est temps de vous rattraper, vraiment c'est un bijou, un des plus beaux livres que j'ai pu lire.

– Le fils, de Michel Rostain: Egalement chroniqué, pour des raisons personnelles j'envisage de le relire, parce que j'ai rarement lu quelque chose de plus juste sur la perte d'un enfant.

– 1Q84 d'Haruki Murakami: C'est le seul que je n'ai pas lu mais juste commencé. Ma mère a adoré et je crois savoir qu'elle n'est pas la seule (genre c'est un best seller mondial, hein). A première vue ça me semble très prometteur et je ne serais pas étonnée que ce soit MA saga de l'été. C'est une trilogie qui se déroule au Japon sur fond de thriller fantastique et… je n'en sais pas beaucoup plus.

– Stephen mc Cauley: L'objet de mon affection. J'ai déjà du en parler mais je ne retrouve plus où. J'adore cet auteur très gay. Le livre a donné naissance à un film avec Jenifer Aniston il me semble. C'est l'éternel sujet d'une fille qui tombe amoureuse d'un garçon sensible, un peu trop. C'est écrit comme du Aristead Maupin je trouve et d'une manière générale j'ai aimé tous les bouquins du gars. Tout à fait emblématique de ce que j'aime lire l'été.

Voilà sinon en vrac: tous les bouquins de John Fante, ceux d'Aristed Maupin, les Jaenada, les Alison Lurie (Un été à Key West, formidable), les Jay mc Inerney etc etc etc… Et puis pour rire, aussi, Gail Parent, de la chick lit' de qualité à la sauce juive new-yorkaise.

Bonnes lectures !

J’aime #22

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Atmosphère estivale enfin à Paris et plaisir de profiter un peu plus qu'à l'accoutumée des terrasses et parcs de la capitale. Je ne saurais que trop vous conseiller d'aller poser vos fesses dans les transats du Vague à l'âme sur les quais, à l'ombre de la bibliothèque. Non seulement les cocktails y sont bons mais aussi leur entrecôte. Et puis surtout, on est presque ailleurs et ça, ça compte non ?

A part ça j'aime…

Ce foulard (Mia Reva) dont ma fille s'est immédiatement emparée, le petit chameau. Et qui lui va, il faut bien le reconnaitre, comme un gant. Ce qui pour un foulard n'est pas logique.

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Cette petite robe soldée chez Monoprix (ok j'avais dit que les soldes nada et j'avoue ce fut un carnage, j'ai compensé d'un truc c'est évident) qui transforme la chérie en fille spirituelle de Betty Draper (pourvu que non en même temps).

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Le parvis de la bibliothèque, que j'ai traversé lundi en début de soirée, un peu ivre et complètement seule (ou l'inverse, je ne sais plus). Il y avait du vent et cette lumière métallique. Au loin entre deux des tours-livres de la bibliothèque, trônait l'ancienne halle aux grains qui accueille aujourd'hui une université. Je crois que ce qui me fait complètement vibrer dans ce quartier c'est cette impression d'assister en direct à sa gestation. Il est le symbole de tout ce que Paris a de vivant.

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Ce grand-père qui hier promenait ce bébé et qui une fois assis sur ce banc du parc Kellerman, a déployé un immense parapluie aux couleurs très gay. On ne voyait plus que ça à la ronde et c'était joyeux.

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Pensées fillosophiques

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Hier, alors que je me rendais à un apéro entre filles, je réfléchissais au sens de la vie pendant que mon bus traversait à vive allure l'Ile de la Cité (je précise pour l'allure parce que ça vous transmet direct une information capitale: les Parisiens sont déjà un peu partis en vacances). L'objet de mes pensées ? Mon style. Ou plutôt mon absence de "style". Et le fait qu'en dépit de toutes mes postures un poil ironiques sur la chose, je ne m'en fous pas. Ce qui en soi est certainement pire. Je veux dire par là que peut-être que si je m'en fichais, mon non-style deviendrait un style en soi. Alors que là, c'est souvent une tentative poussive d'avoir l'air de la fille qui colle aux tendances. Sauf que sur moi les tendances (le simple fait d'écrire ce mot prouve probablement mon inaptitude modesque) ne se "voient" pas.

Exemple ? La mode actuelle des robes à grosses fleurs, qu'on trouve un peu partout. Sur une fille qui a le "truc", ça fait "j'ai appris par coeur mon Grazia et j'ai parfaitement su m'approprier ma leçon". Sur moi, ça fait que j'ai acheté une blouse fleurie à la page 567 du catalogue la Redoute. Juste avant le bain bouillonnant pour pieds qui gonflent. 

Les chaussettes dans les sandales ? Sur beaucoup c'est décalé, sur moi c'est… super bizarre.

La jupe longue ? Tellement wild de l'attitude sur les autres, tellement soeur Emmanuelle sur moi.

Et la liste est longue, même le collier à gros strass "Shourouk-like" semble crier autour de mon cou qu'il n'est pas ce qu'il a l'air d'être là, que son côté toc est fait EXPRÈS.

Bref, je crois qu'il faut se rendre à l'évidence, ça ne va très certainement pas changer aujourd'hui d'autant que depuis mon dernier anniversaire (32 ans) s'ajoute à mon problème des tendances une vilaine interrogation encore plus désagréable quand elle surgit au détour d'une robe un peu courte: "est-ce que c'est de mon âge ?". 

Violette, qui s'y connait un peu, (elle a fait des études juridiques) m'a remis les idées en place quand je lui confiais mettre 9 fois sur 10 ma robe noire portefeuille monop 2007 après avoir essayé le reste de ma penderie: "Pas besoin de PORTER de la fashion pour COMPRENDRE la fashion". Et moi d'en déduire que peut-être,  ma robe noire, c'est ma "signature" (prononcer à l'anglaise), un peu comme le 501 et le pul col V de Jane.

Que les choses soient claires, 1) j'ai conscience que tout ceci est du domaine du pas grave du tout, moins grave encore que n'avoir jamais su faire cuire correctement une meringue et 2) je ne réserve pas mes pensées à ces futilités, par exemple il peut m'arriver d'être complètement absorbée par des interrogations d'une toute autre profondeur, comme de chercher à savoir comment résoudre ce problème d'ongles striés comment trouver enfin une solution à cette satanée dette.

Et puis peut-être que ça n'est pas si dérisoire. Peut-être que c'est un peu comme ce truc de vouloir maigrir, une fois qu'on arrête, c'est là que ça vient, ou pas, mais il y a malgré tout un poids qui s'en va, non ?

Voilà c'est tout, en tous cas ces chaussures pas spécialement fashion de l'attitude pédestre sont les plus confortables compensées de la terre et en soi c'est tout de même un argument de poids. Et puisque ça m'a été demandé hier, ce sont donc des Georgia Rose, et elles sont disponibles ici (ceci n'est pas un lien affilié).

Edit: toute remarque sur l'élégance de mes orteils n'aura que peu d'impact, mes pieds sont pour moi une affaire classée depuis des lustres, à tel point que j'ai réglé le problème en me désolidarisant complètement d'eux. C'est simple, je ne les CONNAIS PAS.

Edit2: Vous pouvez aussi me lire ici today pour connaitre la liste des 10 trucs indispensables à mettre dans une valise. Conseils qui compte-tenu de mon billet du jour sont à prendre avec quelques pincettes…

Chaude nuit à la briquetterie

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Samedi, ça faisait cinq ans jour pour jour qu'avec le churros on s'était dit oui. Pour fêter ça (et aussi la sous-traitance saisonnière des enfants) on est partis en goguette.

Fait extraordinaire, c'est le churros qui avait tout organisé de façon très spontanée (un an que je lui serine que j'apprécierais tellement qu'un jour il prenne une initiative à ce niveau là et que je m'entends répondre que plutôt mourir vu que de toutes façons "ça ne va jamais"). Ce qui est faux. Tout juste si j'ai soupiré LA fois où il a organisé un week-end en baie de somme et qu'on s'est retrouvés à dormir dans un PMU qui sentait la bière et la pisse. Bien sûr après notre vie sexuelle s'en est trouvée altérée. Mais aujourd'hui on n'en parle presque plus, alors que c'est encore assez neuf (à peine huit ans).

Du coup là il avait un poil les foies. Mais autant vous dire que cette-fois ci il a sorti le grand jeu: Relais & Chateaux en Champagne, jacuzzi, piscine intérieure et bulles à tous les étages.

C'est donc au domaine de la Briqueterie près d'Epernay que nous avons pété dans la soie samedi soir et mangé l'un des meilleurs repas de notre existence. La pudeur m'interdit de vous parler du reste mais pas de bol pour le compte épargne de mon époux, il semblerait que ma libido ne soit pas complètement indifférente à des petits détails tels qu'un petit déjeuner servi en chambre avec orange pressée, viennoiseries qui vont bien et oeufs à la coque trop mignons. Je me contenterai de dire chastement qu'il n'y a pas que ces petits coquins qui sont sortis de leur coquille, quoi. (ou alors c'est toutes ces vignes qui m'ont un peu affolée ?)

Voilà c'est tout, j'ai aussi fait un peu ma Cherry blossom flower dans les roses mais bizarrement ça ne donne pas tout à fait le même résultat. Il n'empêche que je ne regrette pas cette petite robe Zara achetée en soldes qui m'a permis de ne pas être complètement underdressed dans notre hostellerie. En revanche j'étais froissée.

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Littérature jeunesse : les conseils de Marje, #4 bis

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Aujourd’hui je cède donc le micro à Marje qui nous a écrit une nouvelle chronique tentaculaire, classée par âge et genre. Je peux vous dire que mes enfants valident à mort ses choix, mon fils étant totalement fanatique de Pierre Bottero et ma fille complètement accro à Malika Ferdjouk. Mais également très friande de Bottero. Comme à l’accoutumée, vous pouvez cliquer à la fin de la chronique sur le fichier PDF et l’imprimer avec en prime une mise en page bien plus lèchée que celle-ci !

Bonne lecture et merci Marje ! En lire plus »

Passeport, the return

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Hier matin je suis allée à la préfecture faire une demande de passeport pour Rose. On remarquera mon sens du timing, le 27 juin c'est une vraie période creuse pour ce genre de démarche. Remarquez de cette façon là on a l'occasion de cotoyer ses VRAIS pairs: tous les désorganisés de la terre, ceux qui prennent conscience à trois jours des grandes vacances qu'avoir des papiers d'identité pour voyager ça peut servir.

Quoi qu'il en soit c'est forte d'une préparation en béton armé AVANT la confrontation avec la dame du guichet (on avait répété hier avec le churros: "Justificatif de domicile ?" "J'ai". "Acte de naissance ?". "J'ai". "Photos ?" "J'ai, j'ai, j'ai !!!") que je me suis dirigée une Rose à la main vers l'antenne de la préfecture de police du 14è arrondissement de Paris (comme j'ai de la veine, celle du 13è a cramé) (il m'est venu à l'esprit que l'agent à qui j'avais eu affaire il y a quelques mois ne s'en était peut-être jamais remis et avait décidé de foutre le feu dans un dernier élan de nihilisme).

Bref, j'avais un putain de regard de vainqueur en arrivant, convaincue de ressortir la tête haute tant j'avais le dossier le plus complet de l'histoire de la demande de passeport (tout juste si je n'avais pas glissé les résultats de mon dernier frottis au cas où) (running gag).

Ça pour en ressortir, j'en suis ressortie. Trois minutes à peine après y être entrée et avoir montré les photos de Rose.

Et que la dame du guichet m'ait regardée comme si je lui avais fourgué une sex-tape au lieu des clichés demandés.

Dieu sait que là aussi j'avais checké. Rose ne souriait pas sur la photo comme spécifié, n'avait pas les cheveux dans la figure, ne portait PAS D'ECHARPE non plus (suivez mon regard).

Seulement voilà elle était prise de trop loin. OUI PARFAITEMENT ON PEUT ETRE PRIS DE TROP LOIN DANS UN PHOTOMATON.

J'ai bien tenté d'argumenter mais la dame, gentille au demeurant, a dégainé son regard administratif (et un peu policier). Celui qui vous fait comprendre qu'un mot de plus et c'est votre vie entière qui pourrait prendre un tour bien différent de celui que vous imaginiez encore quelques secondes auparavant. A commencer par cette charmante enfant que les services sociaux pourraient décider de vous confisquer dans l'instant, au motif que sa mère vient de menacer une employée de la République d'aller se faire foutre dans un photomaton.

Je suis donc repartie avec Rose (non sans avoir laissé un message haineux au churros responsable non seulement de cette photo merdique mais aussi du coup de tout un tas de choses allant de ma migraine naissante au réchauffement climatique. Sans parler de sa mère). Direction le photographe du quartier qui de toute évidence jouit d'un monopole à faire palir la SNCF qui pourtant s'y connait en la matière, puisque nous nous sommes COMME PAR HASARD retrouvés avec une floppée de recalés de la préfecture à nous faire délester d'une bonne quinzaine d'euros pour cinq photos tellement moches qu'elles ne pourront même pas faire l'affaire pour l'école l'année prochaine (je ne peux pas infliger à ma fille de coller sur son portemanteau un cliché sur lequel elle semble sortir d'une geole vénézuelienne).

De retour au guichet, j'ai cette fois ci redonné mon dossier avec beaucoup d'humilité, consciente que mon regard de vainqueur ne m'avait sûrement pas fait gagner des points. Bien m'en a pris puisque certes j'avais tous les documents mais en revanche "omis" les photocopies (je serais prête à mettre ma tête à couper qu'il n'est absolument pas mentionné sur internet qu'il faut les doubles des papiers demandés). Photocopies que je pouvais toutefois faire pour 10 centimes la page à l'entrée de la mairie. J'ai bien glissé que j'étais un poil étonnée qu'avec le matos qu'elle avait derrirèe elle (le dernier cri du photocopieur high tech avec plus de boutons qu'un tableau de bord d'A380) il ne lui fut pas possible de me dépanner, d'autant que ma fille, là, avait un petit peu 39 de fièvre et qu'il n'était pas exclu que ce soit un reliquat de grippe A qu'elle était en train de cracher à qui mieux mieux sur les 3000 personnes attendant leur tour.

Re-regard administratif.

Donc, photocopies. 

Troisième round, je balance tous les docs sur le comptoir avec l'énergie du désespoir, pour m'entendre demander à quelle heure j'avais donc pris ce rendez-vous (un mois et demi plus tôt, hein). Lorsque j'ai répondu 10h, on m'a rétorqué qu'il était 11h et que la moindre des choses eut été d'être ponctuelle.

Subitement j'ai éprouvé de la sympathie pour tous les forcenés ayant un jour perdu les pédales et massacré gratuitement des passants dans la rue. Et sans cette force de caractère qui fait de moi celle que je suis (une blogueuse influente), je ne suis pas certaine que je ne serais pas passée à l'acte.

Après quelques minutes de méditation ("je suis un parcmètre, je suis un parcmètre, JE SUIS UN PARCMETRE"), je suis parvenue je ne sais comment à grimacer un sourire pathétique et à objecter avec le reste de mon vernis éducatif que j'étais comme qui dirait arrivée à l'heure, voire en avance mais que je n'avais en effet pas pris en compte dans mon timing ma petite balade néanmoins sympathique chez le Helmut Newton du 14è. 

Je vous passe les détails, mais au terme d'une heure à camper devant le comptoir ("je suis un parcmètre"), on m'a finalement prise en pitié (à moins qu'ils aient simplement voulu que les quintes de toux de Rose ne cessent) et j'ai pu terminer au guichet E la procédure de demande.

Le dernier round aura lieu d'ici quinze à vingt jours lorsque nous viendrons récupérer le passeport "en présence de l'enfant". Enfant qui sera à 500 bornes d'ici mais ça voyez-vous ce n'est pas son problème à la dame. Ni le fait que 20 jours c'est le max qu'on puisse tenir parce notre avion il est pile poil dans trois semaines. M'est avis que cette année elle ne part pas en vacances et s'est fixé comme objectif de pourrir celles de tous ces connards qui viennent la faire chier un 27 juin. Je veux dire, après moi elle a tout de même renvoyé cinq personnes se faire tirer le portrait. Dont une qui avait soit disant "une tâche sur les cheveux". 

Si ça se trouve elle a la cataracte ET ON EST TOUS EN TRAIN DE PAYER LA PÉNURIE D'OPHTALMOS DANS LA RÉGION PARISIENNE.

Ou bien elle a monté un business avec le photographe. Voire ils se montent dessus dans le photomaton en dehors des heures ouvrables.

Bonne journée.

Et sinon, histoire de confirmer que les emmerdes ça vole en escadrille, hier soir je me suis fait pirater ma boite mail. Et compris après le troisième message gêné de l'un de mes contacts que j'avais donc arrosé les 120 000 personnes de mon carnet d'adresse (je n'ai comme qui dirait pas vraiment nettoyé mon répertoire depuis dix ans qu'existe ce compte) de vidéos pornographiques voire bizarres, voire impliquant des animaux. Ce qui en soi n'est pas dramatique, sauf si je me dis que sur le nombre il y a une petite chance que certains aient pu penser que je les chauffais vraiment. Sans parler de tous ces gens à qui je dois répondre depuis des semaines et qui tout contents de recevoir enfin un signe de moi ont cliqué sur un lien les renvoyant vers un gars faisant quelque chose de chelou avec un poney. Great.

Edit: photo n'ayant aucun rapport, je n'avais simplement rien pour illustrer.

Concours Grazia : les résultats

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En passant, juste, parce qu'aujourd'hui c'est un mercredi placé sous le signe des formalités administratives (un programme trop fou-fou), je vous donne donc le nom des gagnantes du concours d'hier.

Merci pour votre participation et la gentillesse de vos commentaires, c'est drôlement agréable vous savez.

Et puis sinon, il parait donc que ce sont les soldes. Hier j'avais fait une wishlist sur un site, c'était la première fois de ma vie que je faisais une chose pareille (serais-je en train de devenir adulte ?). Le problème c'est que je viens de m'en rappeler et qu'il ne reste plus aucun des articles que j'avais réservés. Je sens que ça va beaucoup m'encourager à faire les choses à l'avance. (Autrement dit ce n'est pas demain la veille que je vais payer mes frottis).

Bonne journée et ne tirez pas trop de cheveux dans les grands magasins. 

Donc les gagnantes sont:

208 LILA

48 : Flooo

75 La peste restante

114 Delphine

126 Caledonie75

Merci de m'envoyer un mail à cfrancfr(at)yahoo.fr

Edit: En parlant des soldes, on me fait dire que vous pouvez bénéficier d'une réduction de 20% sur le site Un oiseau sur la branche avec le code SOLDES12

Vous avez également 10% sur Ann Tuil avec le code CARO. Sur Mia Reva le code CARO20 vous offre une réduc de 20% mais pas pendant les soldes par contre. Quant à Forzieri, pas de code réduc mais des soldes pouvant aller jusqu'à 50% sur certains sacs.

(je ne touche rien sur les ventes)

Edit2: dessin de la chérie, j'aime bien la danseuse 🙂