Parures Sans Complexe: qui est l’icône anglaise ?

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EDIT de 8h25: Désolée, désolée, désolée, je me suis trompée, en voulant modérer les comms, je les ai en réalité fermés sur ce billet. Voilà qui est résolu. Je suis navrée mais aucun commentaire déposé sur un aure billet ne sera pris en compte, c'est trop compliqué. Par conséquent, merci de reporter vos réponses ici. Signé : le boulet.

Alors si vous avez noté scrupuleusement les indices donnés toute la semaine sur la page Facebook de Sans Complexe, vous ne devriez pas avoir de mal à trouver le nom de l'égérie anglaise. Le principe est simple, vous laissez en commentaire le nom, accompagné de votre taille de culotte et soutien-gorge. Pour les plus timides, vous avez le droit de changer de pseudo aujourd'hui, je comprends bien que vous n'ayez pas envie qu'on connaisse votre tour de poitrine ou la dimension de votre postérieur. 

Ne soyez pas alarmées que votre commentaire n'apparaisse pas. Exceptionnellement je les modère aujourd'hui, histoire que personne ne se contente de recopier le nom écrit par les autres. Le concours prendra fin à 20h, heure à laquelle le churros tirera les dix gagnantes.

Je ne vous dis pas, depuis lundi il fait des pompes et travaille beaucoup sur son moi profond. C'est à dire que lingerie + tirage de dix nanas = beaucoup de pression tout de même.

Voilà, je reviens dans la soirée pour vous donner le résultat. En attendant, quelques photos Iphone de nos trois jours à Djerba où nous n'avons… rien fait.

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Edit: le soutien-gorge qu'on devine est un Sans Complexe, il est bleu canard et c'est devenu mon préféré, jamais je n'ai eu autant l'impression que mes seins étaient siliconés. 

Edit2: L'hôtel où nous étions à Djerba s'appelle le Park Inn by Radisson. Pas donné mais vraiment très chouette, pas tape à l'oeil malgré le côté grande chaine occidentale, accueil génial, lit de malade aussi large que long (je veux vivre dans un king size bed), plage à deux pas sinon moins, transats moelleux et serviettes de bain douces comme de la soie, buffets plutôt bons, petits déjeuners de la mort (zermati 0 / Buffet 5). Je vous laisse le lien parce que j'ai reçu plein de mails me demandant où nous avions crèché. Nous sommes par ailleurs partis avec Voyageurs du monde et tout était absolument parfait. (zéro sponsorisation inside, juste des indications de bon aloi)

Room, d’Emma Donoghue

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Mon amie C (ma dealeuse) m'avait prévenue: "attention, grosse claque".

Je peux vous dire qu'elle n'avait pas vraiment exagéré.

De quoi me parlait-elle ? De ce livre, Room. Un ovni, dont le procédé narratoire m'a fait penser à "La vie devant soi" de Romain Gary. L'histoire est en effet contée par un petit garçon de cinq ans, ce qui peut vite s'avérer casse-gueule, rien de plus irritant qu'un adulte tentant de prendre la voix d'un enfant en en singeant la pseudo candeur.

Sauf que là, ça marche au delà de l'entendement, au point qu'on finit vraiment par se demander si ce n'est pas Jack qui a réellement écrit le livre.

Quant au pitch, il tient en quelques mots. Jack vit avec sa maman adorée, dans une fusion totale qui semble dans les premières pages confiner au malsain. Leur univers se borne aux murs de la cabane dans laquelle ils vivent et leur solitude est telle que Jack personnifie la Télé mais aussi monsieur Tapis ou encore madame Plante.

Très vite – et je ne pense pas vous gâcher la lecture du bouquin en vous le révélant, c'est écrit en 4ème de couv – on réalise l'horreur: la vie de Jack et de sa maman se borne vraiment aux murs de la cabane qui n'est en réalité qu'une chambre. Prisonniers d'un malade qui a kidnappé la jeune femme il y a sept ans de cela, ils n'ont pour seule ouverture sur le monde extérieur la lucarne de la cahute. Parce que Jack est né là et que sa mère a préféré lui faire penser que cette vie là était normale, elle lui a fait croire que le "Dehors" n'existait que dans la télé et que la vie c'était ça, cet ilot minuscule, rythmé par les visites nocturnes terrifiantes de Grand méchant Nick et le "cadeau du dimanche" qu'il consent à leur offrir, consistant en général en un bien de première nécessité. 

Ce qui est d'une force incroyable c'est la cohabitation d'une angoisse d'enfermement ressentie par le lecteur avec cet émerveillement devant cette peinture de l'amour total d'un enfant pour sa mère et inversement. Avec cette question soulevée, que se pose toute mère un jour: "est-ce que la bulle dans laquelle on voudrait parfois rester avec son petit serait viable à terme ? Pour vivre heureux, vivons cachés ?".

Je ne vous en dis pas plus, si ce n'est que l'histoire raconte surtout comment justement Jack va parvenir à affronter le "Dehors", sa mère réalisant qu'il est désormais grand, à cinq ans, et qu'il faut le faire sortir, au péril de sa vie à elle et peut-être de la sienne.

Je ne saurais que trop vous conseiller ce livre, une fois de plus. Il n'est pas gai et en même temps on rit beaucoup parce que la façon dont cet enfant bulle regarde notre monde est souvent cocasse et confondante de pertinence. On pleure aussi parce que c'est avant tout une histoire de la captivité et de ses dégâts. Captivité de la mère, de l'enfant, peut-être la nôtre aussi. C'est enfin, en tous cas je l'ai lu comme ça également, une allégorie de la matrice dont il est parfois si difficile de s'extraire ou de faire sortir son petit. Bref, précipitez-vous, c'est écrit comme un polar, c'est un ovni et c'est, pour paraphraser C., une grosse claque.

Comme des frères

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C'est encore une histoire de rencontre(s). Par le prisme de ce blog, j'ai fait la connaissance il y a un peu plus de deux ans maintenant d'une fille extra dont je ne sais pas trop si elle voudrait que je mette son nom ici, alors je l'appellerai L. Il a suffi d'un coca zéro à la terrasse du Zimmer pour réaliser que des choses en commun, nous en avions plein. 

Dans la vie, L est productrice. Elle s'occupe actuellement du premier film d'un garçon vachement chouette lui aussi, qui s'appelle Hugo Gélin. Oui, Gélin comme Gélin.

"Comme des frères", que ça s'appelle. Avec une brochette d'acteurs qu'on aime bien: Nicolas Duvauchelle, François Xavier Demaison, Pierre Niney, Mélanie Thierry, mais aussi Cécile Cassel. Le pitch ? Allez, je vous le donne, même que j'ai potassé dessus et que depuis je me prends pour Téchiné :

"Boris, Elie et Maxime. Trois hommes, trois générations, zéro affinités.


Boris a 40 ans et il a réussi dans la vie. Sauf en amour. Il ne se remet pas de sa rupture avec Charlie. Depuis, il entretient une relation fusionnelle avec son smartphone et son 4×4. Elie a 30 ans. Officiellement scénariste pour la télé, il passe l'essentiel de son temps dans les soirées branchées et à la Fnac. Il a aimé Charlie, lui aussi, mais quand ils étaient au lycée. Maxime a 20 ans mais à peu près 65 dans sa tête. Véritable encyclopédie vivante, il vient d'adopter un chat avec Cassandre, la femme de sa vie, qu'il épousera dans cinq ans très exactement. Charlie a été sa baby-sitter et il l'aime – lui aussi – mais comme une sœur.


C'est pour Charlie que Boris, Elie et Maxime se retrouvent coincés ensemble pendant 900 kilomètres, direction la Corse. Un voyage qui les transformera pour toujours, mais ça, ils ne le savent pas encore…"

Quand j'ai su que ça y'était, que le film allait être tourné, après avoir suivi de loin le boulot sur le scénario et tout ce qui l'entoure, j'avoue avoir pensé en mon fort intérieur que j'en crèverais de venir sur le tournage.

Je veux dire, je suis du genre à m'arrêter systématiquement quand dans les rues de Paris j'aperçois ces gros camions noirs qui semblent hurler au loin "silence on tourne". A mon avis, si on cherche bien d'ailleurs, je dois figurer gratos sur tout un tas de films français. Ouais, le boulet en h&m qui apparait sur les rushs, des films en costume les gars, y'a des chances que ce soit moi. C'est comme si j'étais hypnotisée, je ne peux pas m'en empêcher. Et si en plus je vois un people, yeah, ma journée est gagnée.

Donc disais-je, j'avais super envie de pouvoir faire la souris. Imaginez, donc, quand L m'a appelée pour me proposer non seulement de squatter le plateau mais en plus d'interviewer l'un des acteurs principaux. "Si tu as envie, hein, c'est vraiment si ça te fait plaisir".

– ouais, d'accord, parce que c'est toi (raccrochage de téléphone… puis discrète et modérée manifestation d'enthousiasme gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaaahhhhhhhh!!!).

C'est ainsi qu'un beau jour de ce mois d'octobre, je me suis retrouvée dans cet appartement au dessus du jardin du Luxembourg, entourée de tout un tas de gens très affairés mais pourtant très gentils avec la dinde ébahie que j'étais. On m'avait dit, "je te préviens, on se fait chier, en général". 

C'était sans compter ma capacité d'ébahissement dindesque. A savoir que oui, durant les deux heures passées entre le combo (oui, pardon mais maintenant comment vous dire ? Je parle cinéma, je respire cinéma, je b…) et un projecteur, j'ai vu se répéter peut-être trente fois la même scène, durant laquelle Nicolas (soupir) Duvauchelle et Cécile (re-soupir) Cassel sonnaient à la porte. 

Une scène filmée sous douze angles différents, avec des intonations dans le "bonjour" qui pouvaient imperceptiblement varier d'une prise à l'autre, mais toujours la même. Et pourtant, j'étais comme une gamine perdue dans le musée Haribo. Ouah, c'est donc là qu'on fabrique un rêve, me disais-je. Cette minuscule scène, quand je la verrai sur grand écran, elle semblera s'intégrer complètement dans l'histoire, elle paraitra anecdotique et évidente, driing, "bonjour, on est en retard, je sais, c'est à cause d'Elie".

Personne ne saura qu'en réalité, ces quelques mots auront mobilisé une équipe entière, que Cécile à la fin en avait peut-être mal au doigt à force d'appuyer sur la sonnette, qu'à un moment la scripte a remarqué que le bouton de l'ascenseur clignotait et que du coup c'était pas raccord et que pendant ce temps, tous les petits fours – des vrais, j'ai demandé, tu penses – installés pour la scène suivante de la bar-mitzvah commençaient à avoir chaud.

Inutile de vous dire que j'ai bien évidemment fait craquer le parquet deux secondes après un "silence on tourne" ou que lorsque Nicolas Duvauchelle s'est pointé devant moi, me tendant la main et se présentant, "bonjour, moi c'est Nicolas", je n'ai pas su faire autre chose que ricaner connement, attends, je sais comment tu t'appelles, bombasse, montre moi ton tatouage qu'on en finisse. Hin hin hin.

Moi c'est Caroline, au fait.

A un moment, l'un des caméramens a enlevé son tee-shirt. Dessous, il avait une espèce d'énorme sparadrap qui lui recouvrait tout le dos et qu'une nana lui a enlevé. Il était cramoisi des lombaires, du coup. "Ouah, je me suis dit, ça doit être un truc pour éviter les radiations ou quelque chose du genre". Intriguée et parce qu'on a le journalisme chevillé au corps ou on l'a pas, j'ai pris un air entendu (genre l'industrie du cinoche, moi je gère) et je lui ai demandé: "c'est à cause des caméras ?, il faut se protéger ?"

Après m'avoir regardé comme si j'avais un bras à la place du nez, il m'a répondu que non, il s'était fait mal au dos et que le sparadrap était enduit de camphre, un remède de grand-mère.

Ok.

En même temps je suis donc en mesure de vous rassurer, non, il n'y a aucun risque de radiations sur un plateau de cinéma. Et si oui, à priori, le sparadrap, ça n'aide pas.

Bref, j'aurais voulu vous en faire un minute par minute, mais à bien y réfléchir, c'était compliqué, parce que sur un tournage, le principe, c'est de ne pas bouger, rester là, à retenir sa respiration et observer comment nait une histoire. C'est du cinéma, quoi.

J'avais peur que ça casse un peu le mythe, que ça enlève de la magie, de voir l'envers du décor. Mais je crois que ça a été le contraire, un film dans le film, regarder les acteurs sourire et déconner juste avant la prise et soudain se concentrer, entrer vraiment dans leur personnage, sans chichi sans manières, sans gimmicks actor studio, parce que ce film c'est une histoire de copains et que, m'a-t-il semblé, Hugo Gélin a su instaurer ça sur le tournage.

Dans la liste des choses à cocher avant que tout soit trop tard, je peux faire une croix sur celle-ci: "aller sur un plateau de cinéma".

J'attends désormais de pouvoir m'asseoir dans un des gros fauteuils rouges du MK2 Bibliothèque, mon petit pot de Ben et Jerry à la main, pour suivre l'épopée de Boris, Elie et Maxime. Sûre que la salle sera pleine, parce que cette histoire de potes parle à tout le monde, j'en suis convaincue.

Demain, je reviens avec la suite, à savoir l'interview de l'un des acteurs (actrice ?) du film.

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Edit: pour avoir un petit avant-gout du film, cliquez ici

Qui veut gagner des soutifs ? (from Djerba)

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Quelques petits mots de Djerba, où nous coulons des jours heureux le churros et moi, partagés entre la culpabilité de languir au soleil pendant que d'autres en chient et le sentiment qu'il serait idiot de ne pas profiter de cette mini-trève avant de repartir pour un tour, l'agenda des semaines à venir étant chargé.

Je vous reparlerai plus en détail peut-être de cette petite île tunisienne, mais je peux d'ores et déjà vous dire que cette appellation de Djerba la Douce n'a rien de volé. Je retrouve dans l'air cette chaleur automnale, que j'avais tant appréciée lors de mon séjour au Qatar en décembre de l'année dernière.

Une chose est certaine, je laisse aux shoppeuses compulsives toutes les baskets compensées Isabel Marant, les it bags à prix d'or et autres manteaux en vison. Mon luxe à moi, ma marotte pour laquelle je suis capable de dépenses irraisonnées autant qu'inconsidérées, ce sont bel et bien ces escapades. Je sais d'ores et déjà que lorsque la nuit tombera à 16h sur un Paris gris et humide, je repenserai aux caresses de la brise. Et l'idée de ce possible ailleurs me fera tenir.

A part ça, ce billet a pour objet tout autre chose. Vous savez que j'écris régulièrement sur le blog "La taille mannequin c'est démodé", qui appartient à la marque de lingerie Sans complexe. Une marque qui a pour particularité de proposer une gamme de tailles plus étendue que la moyenne et des prix plutôt très convenables. 

Dans le cadre de cette collaboration, Sans complexe m'a proposé de faire gagner dix parures sur mon blog. Je sais que certaines d'entre vous ne goûtent pas particulièrement les concours sur ces pages pendant que d'autres les adorent. Je refuse quasiment toutes les propositions, parce qu'elles ne me semblent pas super pertinentes. Mais pour porter régulièrement des soutiens-gorge Sans complexe et en apprécier la tenue (je me sens comme une actrice de Mad Men avec, mes seins sont obuesques, c'en est excitant), je me suis dit, au diable celles qui râleront, il y aura au moins dix heureuses, celles qui gagneront.

Pour ce faire, c'est très simple. A compter d'aujourd'hui et jusqu'à vendredi, il vous suffit d'aller sur la page facebook de la marque. Des indices y seront déposés pour vous faire deviner le nom d'une "égérie". Vendredi, vous pourrez déposer dans les commentaires de mon blog la réponse. Et je tirerai au sort (à moins que ça ne soit le churros, wait and see) le nom des dix gagnantes. Pour que personne ne triche, je modèrerai exceptionnellement les commentaires ce jour là, histoire qu'on ne copie pas.

Voilà, c'est à peu près tout. A demain, pour un billet qui n'aura rien à voir avec les nibards ni la farniente.

Et si vous voulez voir quelques photos de Djerba, cliquez sur lire la suite. Si ça fait trop mal, je comprends 😉

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Fourrez moi tout ça dans le couloir

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C'est fou comme finalement, moins on en fait… moins on en fait. Mes enfants étant partis à Lyon pour six jours et ayant de mon côté fini tous les boulots que j'étais censée rendre avant le 1er novembre, je me suis autorisée hier à ne rien faire. Résultat, j'ai un tout petit peu oublié de poster ici aussi.

Ça va être un billet fourre-tout du coup.

– Déjà, vous signaler que dans le numéro de Psychologies magazine actuellement en kiosque il y a ce fameux article pour lequel je vous avais sollicités cet été "Couple: quand l'un bouge et l'autre pas". Je suis hyper contente du résultat, pas de mon écriture, hein, mais des photos des trois couples qui m'ont fait la confiance de me parler de ce qui relevait vraiment d'une grande intimité. Alors voilà, merci beaucoup à tous les six. Et merci aussi à tous ceux qui m'ont répondu, ici ou sur le mail, pour me raconter ce qu'ils traversaient, cela m'a évidemment inspirée aussi.

– Dans ce même numéro, il y a un excellent article de Laurence Lemoine, journaliste permanente du magazine. Je trouve toujours qu'elle écrit bien mais ce papier là est particulièrement agréable à lire. Surtout, il m'a beaucoup parlé, il y est question de son retour au boulot après la naissance de son dernier bébé, à 40 ans. Avec cette impression que désormais, sa vie déclinait. Et que peut-être elle n'était plus à sa place. Elle explique comment, en allant voir plusieurs types de thérapeutes, elle a finalement réussi à se "retrouver". Pas de leçon universelle mais un bel exemple de quête de soi comme je les aime. Bravo Laurence, je crois que parfois, tu me lis, alors c'est pour toi.

– Sans passer pour l'attachée de presse de Monoprix (le plus drôle c'est qu'ils ne m'ont jamais approchée pour une quelconque collaboration, et c'est très bien comme ça), je me dois de vous signaler que trainer au rayon fringues en ce moment est extrêmement dangereux. Mais pas un peu dangereux. Beaucoup et très. Les pulls et gilets surtout. Ainsi que ce faux manteau en léopard. Mais également quelques petites robes à pois. Ou en laine. Ce n'est qu'au prix d'une volonté merkelienne que j'ai finalement résisté, ne craquant que pour ce pull camel foncé sans manches et à capuche qui a juste ce qu'il faut de cachemire dedans pour me rendre complètement gateuse.

– Hier, je déjeunais avec mon amie P., qui me file régulièrement sous le manteau deux ou trois nouveautés cosmétologiques vu que la pauvre vit, chez elle et au bureau, dans une annexe de Séphora, mais un Séphora où il n'y aurait pas d'allées, que des produits partout. La pauvre, hein. Bref, elle m'a donné ce duo de vernis noir YSL, en admettant qu'elle même n'était pas certaine. Et là, pof, la pretresse absolue de ce qui est beau ou pas, notre représentante nationale du "chic français", Garance Doré, écrivait que oui, on pouvait. Pas elle par contre, mais les filles avec des beaux ongles bien coupés et bien polis. Mes ongles n'étant jamais grossiers, j'ai osé. Et le résultat est… noir. C'est à dire que je me fais un peu peur du coup.

(note l'esthétisme de la photo) (très Doré-llike)

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Sinon j'ai monté le premier des meubles qui croupissent dans mon salon (on se croirait non pas chez séphora pour le coup mais dans un hangar Ikéa, cet espace affreux où après avoir craqué sur toutes ces merdes dont on a pas besoin dans les salles d'exposition, il faut se cogner de trouver le Smöglokï Allée 234 Casier 67. Et qu'on se demande si on a VRAIMENT besoin de ce canapé. (par contre les lampes en papier et vases en plastique rose, plutôt crever que de les reposer). Bref, j'ai monté, SEULE, le bureau de ma fille. Et j'avoue que ça a eu un avantage: je ne me suis engueulée avec personne. Enfin, j'ai failli, quand le churros m'a appelé, s'exclamant que non, ça n'était pas possible, TOI, tu fais ça, SEULE ? Condescendance. C'était, en plus, à un moment où je butais sur l'utilisation de la vis G sur la planche n°12. Lui confiant que je traversais une phase un peu compliquée de la construction et n'étais donc pas convaincue de m'en sortir, il a eu ce conseil qui m'a donné envie de lui faire bouffer son Iphone: "SUIS SCRUPULEUSEMENT LE MODE D'EMPLOI".

Sans déconner ? 

Voilà, sinon je ne vous cache pas que j'ai bien dormi cette nuit. "N'aie pas peur de la crise mon petit. Papa veille". Dans le rôle de papa, Nicolas le Premier, héros et sauveur du monde, X-Men, Green Lantern et Surfeur d'argent réunis. Quand je pense que j'étais à deux doigts de voter pour un méchant bolchevique responsable de la merde dans laquelle on se trouve (attends, si tu crois que les congés payés de 1936 n'ont rien à voir avec la dette de la Grèce, pardon, mouhahahahhaha).

Bref, merci pésident et bonne chance mon papa, comme ne manquera pas de te le dire ta petite Giulia.

C'est tout, demain le churros et moi partons trois jours à Djerba, ouais, on est des crevards assumés, mais comment vous dire ? Le mois d'octobre a été rock and roll et parfois, il faut savoir faire péter le Codévi (appelé désormais LDD) pour préserver son mariage.

Bravo docteur

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Hier c'était un jour heureux. Après dix années d'études, mon plus jeune frère est devenu officiellement médecin. Vous dire que c'était un soulagement pour nous tous est un euphémisme, tant la dernière étape, pourtant peanuts au regard de l'apreté d'un tel parcours fut semée d'embuches. Je veux parler de la thèse. Comme tout médecin qui se respecte, mon frère n'a pas d'appétence particulière pour l'écrit et souffre en outre comme sa grande soeur d'une allergie notoire à la prise de parole en public. C'est donc à quelques jours de la date butoir qu'il s'est enfin résigné à se soumettre au rite de ce fameux oral, cérémonie qui peut passer pour une pure formalité sauf que non, en réalité c'était drôlement stressant.

Mis à part ma soeurette retenue par son boulot, on était tous là, mon autre frère, mes parents et mes enfants pour soutenir "chanfois" comme l'appelle Rose (sa dyslexie ? ça va.). Bien évidemment, on s'est tous engueulés douze fois ce matin là, ma mère fut accusée de trop angoisser, mon père d'avoir tout oublié, mon autre frère et moi furent injustement soupçonnés depuis la veille d'arriver en retard à tous les coups et "chanfois" d'être très désagréable.

Le fait est qu'il était un peu désagréable (alors que mon frère et moi, qui avions en plus la responsabilité de trois enfants, étions à l'heure).

Certes, nous étions légèrement envahisants, avec nos sacs Picard pleins de petits fours pour le pot d'après, les boutanches qui faisaient du bruit en cognant les unes contre les autres, la nappe d'abord oubliée puis retrouvée dans le coffre de la voiture par mon autre frangin qui soit dit en passant a du faire dix allers-retours au parking étant donné qu'on s'était tous donné le mot pour ne surtout pas penser à ce à quoi on était justement chargés de penser (phrase ô combien alambiquée mais très représentative du léger chaos qui régnait dans notre famille d'ordinaire si bien organisée) (hum), Rose qui pleurait parce que son frère, pour "l'occuper" venait de lui faire manger un mur et moi qui prenait douze mille photos "parce que peut-être que là je te fais chier mais plus tard tu verras, les souvenirs, tu seras bien content de les avoir" (oh my god je parle comme une mère, ça y'est).

Le machin filmait tout, sauf le thésard, la chérie aussi mais ne sachant pas se servir du caméscope énervait mon père qui ne trouvait pas non plus le zoom, Rose a soudain eu envie de vomir en plein powerpoint et quant à moi, lorsque l'une des jurés a dit à mon frère qui pour moi a encore l'âge de mes enfants, que ce qui transpirait le plus de son travail de recherche était sa grande humanité, j'ai commencé à pleurer. Inutile de m'étendre sur mon état quand il a enfilé sa toge (douze heures pour qu'il parvienne à la boutonner correctement, ma mère a été obligée de se lever pour l'aider, ce qui lui a certainement été reproché par la suite par cet ingrat de petit dernier mais qui l'a tout de même sauvé du ridicule, jurer sur la tête d'Hypocrate la robe de travers, mercredi maqué avec vendredi, n'a rien de très digne). Et lorsqu'il a prêté sans ciller ce si beau serment, mon père, j'en mettrais ma main au feu, n'en menait pas plus large que moi.

Voilà, à la fin il a eu la mention Très honorable et une potentielle médaille de bronze qui implique de rédiger une synthèse de la thèse (ma mère est tombée en dépression à l'instant précis où ces mots là ont été prononcés par le président du jury, putain, dire qu'on pensait que c'était terminé et voilà qu'il faut repartir pour un tour). 

Surtout, le voici donc Docteur, c'est certain, vu qu'à la fin les quatre membres du jury ont trinqué à leur "nouveau confrère". My little brother est officiellement médecin.

Ce qui ne signifie évidemment pas que je me risquerais à m'adresser à lui en cas de pépin, je vous rappelle qu'il n'a que douze ans. 

Il n'empêche.

Hier, c'était un jour heureux.

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Tatoo

– Mais pourquoi tu as fait ça ?

– Voulais faire du machillage.

Je crains que ça ne se confirme, je suis en train d'élever une future youtubeuse. D'ici à ce qu'elle se mette à commander des pinceaux M567 pour étaler le liner – et pas le fard à paupière, pauvre dinde – il n'y a qu'un pas. Le jour où elle me demande mon classement Klout, je jette mon ordinateur et on part dans un achram reconnecter notre corps avec notre esprit. 

A part ça, Rose a un nouvel ami, bien réel celui-ci (je l'ai vu). Samuel.

– Tu fais quoi avec lui, vous allez sur le toboggan, vous faites la course, la bagarre ?

– Mais nooooon maman (air blasé). Samuel il me fait des coiffures. Des crèsses, des couettes, des barrettes…

Trois ans et elle a trouvé son Michel. Je vois bien une carrière internationale en fait.

 

Pas un pli

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Opération sponsorisée

Quand on m'a proposé de tester ce nouveau fer à repasser Philips dernier cri qui limite s'occupe tout seul de ton linge, j'ai d'abord refusé poliment. C'est à dire que je ne suis pas à proprement parler la personne idéale pour parler faux plis et fer qui glisse. Etant donné que je suis du genre à choisir mes fringues en fonction du tissu le moins froissable du monde et que les chemises du churros sont prises en main par l'adorable dame que nous payons – quitte à bouffer des pâtes – pour ce faire.

C'était sans compter les promesses hallucinantes du produit, à qui j'ai décidé de laisser sa chance. S'il parvenait à me convertir aux joies du repassage, peut-être était-ce là le meilleur argument en sa faveur ? Je me demande d'ailleurs si je n'ai pas été choisie justement pour mon inaptitude totale aux travaux ménagers. La preuve par l'exemple, en quelque sorte.

Ma fille, lorsqu'elle m'a vu déballer l'objet, s'est exclamée, avec toute la candeur d'une pré-adolescente: "mais, maman, tu… tu SAIS REPASSER ?".

Je l'ai biffée instantanément de mon palmarès des enfants que je préfère.

Son père, entre deux hoquets de rire, a renchéri: "Mais attends, tu sais quoi ? Un jour, ta mère A ASPIRÉ LA MOQUETTE. SI. Dingue, non ?".

Il en a pris pour trois mois de grève du sexe. J'ai ma susceptibilité.

Ensuite, blessée dans mon orgueil et bien décidée à en découdre, j'ai dégainé mon nouveau compagnon de route et me suis mise à l'oeuvre. 

Bon, étant donné que le dernier fer que j'avais touché avait été fabriqué en 1985, j'avoue avoir été bluffée par l'aspect innovant de la bête. A savoir qu'il glisse comme un dingue, que le moindre faux-pli en prend pour son grade et que si tu le souhaites, tu peux repasser sur une pente raide, voire la tête en bas. Bref, si on aime ce sport, je pense que c'est le top.

Vous dire que je suis devenue addict, serait mentir, je crains que mon cas ne soit complètement désespéré. Mais tout de même, parfois, l'électroménager peut nous faciliter la vie. Enfin, je crois. 

Pour en savoir plus, cliquez ici

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Edit: inutile de me demander où est ma frange ni d'évoquer ma bi-coloration du moment. Je ne sais pas, ces deux derniers mois mes cheveux ont poussé comme s'ils avaient été piqués aux hormones.

Portfolio

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Week-end terriblement chargé, avec convention d'investiture de François Hollande, nièce jolie jolie à demeure et un boulot qui m'est tombé dessus jeudi soir, de ceux qu'on ne refuse pas quand on fait ce beau métier de journaliste, parce qu'il y a des journaux dont on s'est toujours dit quand on était petite qu'un jour peut-être on y écrirait dedans. Je ne vous parle pas souvent de mes articles portant sur mes anciens sujets de prédilection, (enseignement supérieur, éducation and co) mais pour celui-ci je ferai une exception quand il sera sorti, parce que parfois, c'est bien aussi de se la péter.

Bref, du coup, billet tardif aujourd'hui et sybillin parce que les vacances scolaires ont commencé et que devinez quoi ? Y'a pas de centre de loisirs au collège. La guigne. 

Je vous laisse donc en photos, qui parfois parlent mieux que des mots, non ? (vieille excuse de feignasse).

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Ce collier, ma copine Béa me l'avait offert il y a quelques années. Aujourd'hui c'est son anniversaire, happy birthday, dear old friend…

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Je crois que je suis à nouveau dans une phase muffins…

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Club sandwich et frites de la mort au Louis 25 sur les champs élysées (cher mais j'étais invitée).

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Smokey qui tue pour Charlotte aux fraises. Je me demande si Rose ne mate pas en secret les tutos de beauty queens sur Youtube. La guigne (bis).

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Ma femme de ménage a une sciatique (la guigne) (ter)

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Gros potentiel en photo de vernis. (en vrai, OPI un peu mauve, un peu nude, je ne mets que lui en ce moment, "Tickle my France-Y"

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 Jolies cousines. (Chez les 11 – 16 ans la maille c'est très winter 2011).

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 Je reviendrai sur cette convention d'investiture si vous le voulez, le problème c'est que personnellement, tu me mets le temps des cerises, douze militants bien enthousiastes et un ou deux orateurs à la tribune et je perds tout mon sens critique. A savoir que je beugle "peuple de gauche lève toi" en pleurant ma mère. Pathétique quand on est en salle de presse. En même temps, j'ai résisté à la tentation de me jeter sur Nicolas Domenach pour lui dire tout le bien que je pensais de lui (j'ai aussi résisté à la tentation de me ruer sur Laurent Joffrin pour lui dire tout le mal que je pensais de lui). Tout compte fait je me suis plutôt bien tenue.

Des chaussures très Marant(es)

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L'autre jour j'ai vu Violette et direct elle a checké mes chaussures. C'est un peu à ça qu'on reconnait les professionnelles de la moderie.

"Non mais je rêve que tu te la racontes en boots Isabel Marant – ou pas loin", elle a fait.

Elle sait me parler Violette. Je le sentais confusément que j'étais très très proche du bon achat malin en raflant ces low-bottes à Monoprix la dernière fois.

Je le sentais mais à dire vrai, j'aurais été bien incapable de dire de quel modèle sooo fall 2011 elles se rapprochaient.

Et bim, les Marant, qui doivent toucher dans les 300 euros si tu es sage. Ou plus, si ça tombe.

Les miennes ? 55 euros. Et ma foi elles font bien la blague, si ce n'est que mon slim brut de chez Monoprix aussi a légèrement déteint dessus.

Du coup ce sont des Isabel mais vintage (marrons tendant sur le bleu). 

Il n'empêche que ma coach en bloguerie de mode m'a suggéré d'en faire un billet malgré tout. J'ai du la regarder avec mes yeux naïfs de bébé faon parce qu'elle a soupiré: "les gens attendent de toi que tu les guides spirituellement, mais pas que". 

Je suis un peu embêtée parce que j'ai confusément senti qu'elle attendait aussi quelque chose de moi mais je n'ai pas su quoi. Ou alors je fais un transfert.

Enfin voilà, étant donnée ma personnalité de pétunia, j'ai obtempéré dans les heures qui ont suivi, demandant à mes enfants accablés de shooter mes chaussures jolies. Que voici.

Bon week-end.

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Avant déteinte du jean

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Niquées les drôlesses. Quant tu penses qu'à 300 euros elles auraient probably la même tronche sauf que je serais personnellement dans un Etat proche du Minesota, du coup.

Edit: Pas sûre que ma coach valide ce billet en fait. Lino + chaussures décolorées + photos ratées = pubs pour protèges slips jusqu'à la fin de ma vie, je le crains. Je peux me brosser pour du Burburry.