Le lundi qui en fait est un mardi mais qu’on croirait en fait qu’on est mercredi

 Sérieux, ça ne te fait pas ça à toi ? Personnellement je ne sais plus où j'habite quand j'ai eu un jour férié. Et encore, ça va, on n'a pas changé d'heure dans la foulée parce que là je ne répondrais plus de rien quant à mon rapport à l'espace et au temps.

 

Bref, puisqu'on est mardi mais que c'est quand même le premier jour de la semaine, et bien je te propose un petit top faïve de derrière les fagots qui peut-être abritent d'ailleurs encore un ou deux oeufs.

 

 

1 – The wedding of the month, celui de Cécilia et Richard. Pourquoi j'en parle ? Parce que parait que Paris-Match a refusé l'exclusivité que Cécilia avec sa grande classe de femme qui souffre d'être sous les sunlights lui avait proposé. Si tu as gardé ton âme d'enfant, tu te dis que peut-être on est à un tournant de l'histoire du magazine dont les mots ont un poids. Que si ça se trouve demain, Paris-Match et Technikart, même combat. Bon, si l'enfant qui est en toi est parti chercher les derniers oeufs derrière les fagots et que si ça se trouve elle est en train de se faire culbuter par le fermier rapport qu'elle a grandi, tu te rappelles que la dernière fois que la fille qui s'habillait en Prada s'est affichée en une du journal à Lagardère avec son publiciste, ça a coûté la tête du rédac chef. Il est liiiiibre, Match…

 

2 – Le spécial maigrir du Elle de la semaine dernière. Que sur la couv ils te préviennent qu'ils ont décidé de frapper un grand coup. Cette année, le spécial maigrir c'est SANS REGIME. Bon, je ne veux pas m'avancer mais je me demande quand même si des fois ils viendraient pas en douce nous lire, les gars du Elle. Toute modestie mise à part. Bien sûr. Cela dit, si tu le lis bien le spécial maigrir, c'est vrai que sur deux pages ils développent bien le concept du zermatage que nous on connait tellement bien qu'on aurait pu l'écrire. Mais après, c'est quand même un peu le gros dérapage avec les éternelles recettes de stars, du style Madonna qui bouffe que du porridge. Je passe sur les méthodes DunKan et compagnie qui tout de même ressemblent fort à un régime. Et ne parlons même pas des petits trucs malins du genre "tu as envie de cacahuètes ou de chips à l'apéro ?". Et bien mange des galettes de riz. Ou des graines de soja. Bon sang c'est bien sûr. Ah et aussi quelques mythes s'effondrent grace à ce elle nouvelle génération: non, le verre de citron chaud que les stars boivent au réveil après s'être étirées comme un chat ne fait pas maigrir. Enfin, la perle des perles reste l'inévitable page des "secrets de la rédaction" censés t'aider à lutter contre les kilos et qui t'enlève à jamais l'envie de faire partie de ce journal. Exemple ? "Je me visualise avec 2 kilos en moins et je dresse la liste des belles pièces de ma garde-robe comme ce jean taille 36 qui va impec avec ma veste cintrée". Bon ben moi c'est pareil sauf qu'avec deux kilos en moins je visualise mon jean taille 44. Une autre ? "Tomber amoureuse, chez moi ça marche très bien". Chez moi aussi mais curieusement ça n'arrive pas non plus sur commande. Une dernière ? "L'hiver, je me mets en maillot de bain face au miroir, quand le corps est blanc et flasque, et j'ai tellement la honte que j'ai une prise de conscience, le premier pas avant la prise en main". Wouah, c'est limite la near death experience, ça, non ? Bon, allez, honnêtement, c'est pas le pire des spécial maigrir mais j'ai envie de dire, faut choisir son camp. Soit on assume l'idée que les régimes ça craint, soit on continue à conseiller à ses lectrices de se gaver de porridge. Mais pas les deux… Sinon on pourrait prendre ça pour de la démagogie…

 

3 – Rien parce que le deux était vraiment long donc tu vas pas non plus faire un caprice. Ou alors si, les coups de pieds de ma locataire qui se font de plus en plus pressants et qui me déclenchent des sourires inopinés dans des contextes parfois qui ne s'y prêtent pas. J'avais oublié que c'était si bon.

 

4 – "L'heure d'été" d'Olivier Assayas. Parce que ça parle d'une maison qu'on ne veut pas voir disparaitre, du temps qui passe et qui s'efface, de l'histoire, la petite, celle des familles, des grands-oncles et des petits cousins, des vases qu'on a cassés et de la vie qui continue. Parce que Charles Berling, Juliette Binoche et Jérémie Rénier y sont merveilleux. Parce que j'aime les maisons dont les murs partent en lambaux et dont les jardins renferment des secrets à jamais. Parce que l'heure d'été pour de vrai c'est la semaine prochaine et ça c'est une perspective heureuse.

 

5 – Le Lieu. Parce que même si je comprends que parfois ce soit lassant d'en entendre parler, hier encore c'était formidable. Que Stéphane s'épanouit un peu plus chaque lundi et que pour la première fois je l'ai vu du premier rang et que j'ai eu l'impression de redécouvrir la pièce. Parce qu'hier en plus, il y avait des micros – merci Rififi – et des caméras. Ben oui, on a été interviouvés et bientôt on va passer à la télé. Je vous en dirai plus dès que j'en saurai plus. Bref, merci à tous ceux et celles qui étaient là, les rires ont encore fusé, c'était bon.

 

 

 

Mange tes oeufs

 Ben oui, Joyeuses Pâques, quoi!

 

S'il est une fête religieuse que j'affectionne particulièrement c'est bien celle-ci. D'abord il est question de résurrection et qu'on y croie ou non, c'est plutôt de bon augure. Non ? Ensuite, d'habitude je suis dans mon coin des Alpes du Sud, dans ce Chalet qui sent les pieds (rapport aux pompes de ski) et le feu de cheminée. On passe la journée à chercher les chocolats cachés dans la pinède ou camouflés sous les dernières plaques de neige. Et croyez-moi, l'oeuf givré, c'est un peu ce qui se fait de mieux.

 

 

Alors certes cette année je couve mon oeuf dans mon chez moi parisien mais ça ne nous a pas empêchés d'attaquer le chocolat dès 10h du matin. En gros, en ce lundi de Pâques, ça va zermater à fond. Pas de frustration, pas de privation, la consigne donnée aux enfants a d'ailleurs été: mangez-en, mangez-en, tachez malgré tout de vous arrêter avant d'avoir envie de vomir. Bref, tout est permis. Et savez quoi ? Après un quart d'heure d'hystérie devant le laxisme inédit de leur mère, mes rejetons ont fini par laisser les trois quarts de leur oeuf plus grand qu'eux, décrêtant que pour l'instant ils n'avaient plus faim.

 

Conclusion: Zermati marche sur les marmots.

 

Merde alors.

 

Cela signifierait-il que pour retrouver un comportement sain avec la nourriture il suffirait de retrouver une âme d'enfant ? J'entends, redevenir un être d'instinct, retrouver les sensations les plus simples, à savoir: envie/plus faim/mal au coeur. Et savoir s'arrêter avant la dernière phase.

 

C'était mon sermon de Pâques que je t'offre en présent. Aujourd'hui, mange tes oeufs comme un enfant.

 

Edit: Je ne sais pas vous mais personnellement j'ai l'impression d'avoir déménagé dans un loft. Mais n'ayant aucun avenir dans la déco d'intérieur, les avis rapport aux couleurs sont les bienvenus…

 

Edit2: Pour lacher tes comms – je retrouve mon âme d'enfant, s'cuse – tu dois faire des additions avec l'antispam… Je sais, c'est chiant.

Bannière, sexe et ladies…

Forcément, avec cette échographie qui a eu lieu à 19h30 au lieu de 18h00 et tout ce qui s'en est suivi, aujourd'hui c'est à nouveau bref.

 

Mais je voulais tout de même vous donner les résultats de ce faux concours de bannières. J'aurais aimé joué les Jacques Martin mais en même temps, je pense malgré tout que c'est important que cet endroit ait une identité propre.

 

Donc après m'être pris la tête, avoir pleuré – je te rappelle que je pleure actuellement pendant les publicités surtout celles pour les knackis – m'être lachement reposée sur l'homme puis sur mes amies dotées du bon goût que je n'ai pas reçu en héritage à l'instar de Nana Mouskouri, j'ai finalement décidé d'être une grande fille et de prendre MA décision.

 

Et ce sera donc une bannière de SouslesMots qu'on est en train de fignoler mais en gros ça va donner ça:

 

Je vous avoue que maintenant que le choix est fait, je préfère qu'on évite de revenir sur toutes celles qui auraient mieux fait affaire. Même si je comprends évidemment que chacun d'entre vous ait eu sa préférence. Je remercie surtout toutes les personnes qui ont proposé quelque chose et rappelle qu'une place vous attend au théâtre, d'autant que c'est officiel, on est PROLONGES !

 

Edit: Aujourd'hui je suis là aussi… chez les Ladies… qui ont un peu chaud au… en ce deuxième jour du printemps…

 

Alors alors alors…

 Alors, on s'en doutait, mais les anges…

 

 

 

 

 

 

 

 

… n'ont pas de zizi !

 

Et oui, une gonzesse de plus sur cette terre, moi je dis ça ne peut pas faire de mal !

 

Elle va bien, un peu petite mais pas trop et le papa bien que consterné à l'idée d'être pour toujours en minorité dans son propre foyer commence à se faire à cette idée…

 

Merci pour tous vos messages…

Une journée particulière

 C'est le printemps. C'est aussi mon anniversaire – je sais, ça ne se fait pas de prévenir mais ce n'est pas à 23 ans que je vais changer. Bon, ok, 24. Oui, oh, ça va, presque 37, c'est bon, on ne va pas chipoter non plus. Si ?

 

A part ça, c'est aussi le jour d'une rencontre toute particulière. Du coup je suis un peu fébrile. Donc pour aujourd'hui, ce sera très court. Je reviendrai ce soir, promis, pour vous révéler le sexe de l'ange.

 

Je l'ai déjà fait le coup du sexe de l'ange ? Peut-être. C'est ce qu'on appelle un filon, qu'est- ce vous voulez, il n'y a plus de saison ma pauvre.

 

Allez, trève de fous-rires, je vous souhaite une bonne journée printannière, qu'elle soit douce et légère.

 

Je vous laisse, j'ai un spécial maigrir à potasser.

Un miracle en équilibre

 Dans la vie, j'ai des petits plaisirs. Comme tout le monde, ni plus ni moins. Y'a le plaisir de péter un point noir – dégueu mais jouissif -, celui de constater un kilo de moins sur la balance, celui de l'odeur des pains au chocolat de la boulangerie sur le chemin du travail, celui des matins où il fait beau et froid et où je mets mes lunettes de soleil pour faire comme si j'étais au ski, celui de mon i-Pod en mode shuffle qui tombe pile-poil sur ma chanson préférée de Christophe (pas Willem, THE Christophe s'il te plait), à savoir "comme un interdit".

 

Bref, des plaisirs.

 

 

Il y a aussi celui qui consiste pour moi à acheter un livre dans une gare avant de prendre un train. C'est comme ça que j'ai découvert par le plus grand des hasards la trilogie de Jean-Claude Izzo que si tu l'as pas lue tu as grave de la chance. C'est comme ça aussi que j'ai lu de sacrées merdes parce qu'il ne faut pas se voiler la face, dans les librairies de gare c'est pas du Brecht que tu achètes. En même temps dans un train c'est cool de lire une bonne daube, d'ailleurs en général si je ne trouve pas de livre je me tape un bon Voici.

 

Et puis, la dernière fois, je suis tombée sur une perle. Un bouquin sorti sans que vraiment je m'y intéresse et maintenant en poche, "Un miracle en équilibre" de Lucia Etxebarria, auteure espagnole en vogue.

 

D'elle j'avais lu notamment "Amour, Prozac et autres curiosités" et j'avais aimé, pour le ton faussement "chick-litt" et véritablement subversif.

 

Mais là, je me suis pris une bonne vieille claque. Parce que cette lettre écrite par une jeune mère à sa fille encore minuscule m'a parlé comme évidemment cela peut parler à une femme blindée d'hormones.

 

Au delà du ton résolument moderne et atypique avec lequel la grossesse est abordée, au delà de l'absence totale de mièvrerie du propos qui pourtant peut vite basculer dans la guimauve quand on parle de filiation, de naissance, d'amour maternel et j'en passe, ce qui m'a bouleversée c'est la dimension ultra-féministe et surtout incroyablement humaniste de ce livre.

 

L'histoire ? Une jeune mère, donc, entreprend d'écrire à sa fille de quatre mois pour lui raconter les conditions de sa conception et lui dire tout ce qu'elle voudra peut-être un jour savoir sur sa mère. Tout sur sa mère. Un Almodovar en livre. Le livre va et vient entre le présent de cette maman débordée aux seins qui tombent sous l'effet de l'attraction terrestre et aux cuisses lourdes de la grossesse et le passé d'une jeune femme à la vie cassée qui a toujours attaché trop d'importance à ce que pensaient d'elle les autres et surtout, évidemment, sa famille.

 

On la suit dans sa quête d'amour, dans ses doutes pendant que son ventre grossit, dans son désespoir de ne pas savoir comment consoler cette petite boule qui hurle dans son couffin.

 

On rit énormément, on pleure aussi, on en sort pleine de ses phrases qui disent si bien ce qu'on a pensé un jour sans parvenir à le formuler. On en sort en ayant l'impression d'avoir trouvé une femme qui pourrait être une soeur.

 

Un extrait ?

 

Allez, un extrait. Eva/Lucia évoque les livres sur la grossesse dans lesquels jamais elle ne s'est retrouvée:

 

"L'un de ces livres montrait en couverture une rousse sculpturale et semi-dénudée au ventre énoooorme (huit mois au moins, selon mes estimations), cadrée juste au-dessus du pubis pour qu'on ne voie rien. Ses seins étaient un défi aux lois de la gravitation universelle. Rien à voir, pas même de loin, avec mes mamelles à moi, ni avec les seins d'aucune de mes amies enceintes, qui enflaient et retombaient avant même – ou presque – qu'elles fassent le test de grossesse, y compris lorsqu'en temps normal ils étaient des plus plats. Ces sobres turgescences, quasi adolescentes, me paraissaient incompatibles avec l'état de gestation… tellement incompatibles, d'ailleurs, qu'elles étaient retouchées à l'aérographe, ainsi que me l'a montré plus tard ma voisine Elena qui, en bonne graphiste, a l'oeil plus exercé que le mien à repérer ce genre de détails. Retouchées comme les modèles du catalogue Prénatal, qui affichaient des ventres de femme enceinte mais des muscles et des seins de vierge prépubère, sans cellulite, sans rétention de liquides, sans flaccidité ni stries. Et il en va de même de la majorité des futures mères que l'on voit dans les livres médicaux, et qui ont l'air photographiées par David Hamilton (ce flou artistique si seventies), coiffées par Jean-Louis David et habillées comme par leur pire ennemi dans le style le plus conventionnel possible, quelque chose entre Cyrillus et La Petite Maison dans la prairie.
Et je ne parle pas des magazines. Je veux parler de Mon bébé et moi, de Parents magazine et autres Ta grossesse, dont les rédactrices en chef doivent penser que le quotient intellectuel baisse à mesure que le taux d'oestrogènes augmente."

 

Edit: Au risque de me répéter, ce livre va bien au delà d'un ouvrage sur la grossesse. C'est une initiation, un manifeste, une ode à l'amour de soi.

Mes adorables

 Alors hier soir c'était la soirée des adorables. Adorables princesses, filles de ClaireMM, revenue nous voir et cette fois-ci accompagnée donc de ses trois fées. Une pensée toute particulière à celle qui marchait dans la rue le nez dans son livre, j'avoue, j'ai craqué.

 

Adorable Chloé, ma jeune cousine de dix ans de moins que moi et enceinte elle aussi, hasard et cadeau de la vie, une brune et une blonde, une brindille et une ronde, à la fin deux bébés…

 

 

Adorables Cécile et Jessica, collègues discrètes qui me lisent sans jamais vraiment en faire cas, par délicatesse, "pour ne pas tout mélanger". Elles étaient là et elles ont ri, alors j'ai respiré.

 

Adorables Pomme et Julie, mes compères et complices, celles par qui inmanqualblement les fous-rires se multiplient. Et par les temps qui courent, les fous-rires, c'est de l'or, c'est inestimable, c'est ce qui maintient en vie, j'en suis sûre.

 

Adorable Naine Rousse, même pas naine mais vraiment rousse, des yeux pas croyables et tout de suite, pan, comme une évidence. Ce qu'on dit sur les amies des amies, c'est donc vrai.

 

Adorable Bernadette, venue avec toutes ses copines de la salle des profs, qui font elles aussi pipi avant de se peser et ça moi je dis, ça fait plaisir, même si tout de même, où va-t-on, on se le demande. Adorable C@ro, timide mais pas trop et qui je l'espère a bien eu sa place tout devant…

 

Adorable Stéphane qui a eu un trou, le premier de toute sa vie, parait-il. Mais il a repris un peu de tarte, a rassemblé ses esprits et s'est remis à marcher sur son fil comme si de rien n'était. Pendant quelques secondes, Fabrice, Seb et moi, on a retenu notre souffle. Et dans ces cas là, les secondes sont comme des siècles.

 

A part cette légère et infime absence, il a été comme à son habitude désormais, une Cindy plus vraie que nature, une Cindy qu'on a envie de serrer très fort à la fin, parce que même si elle fait rire, mon petit doigt me dit que parfois, vraiment, elle en a gros sur le coeur… C'est mon adorable à moi.

 

Edit: Merci encore à tous ceux et celles qui viennent tous les lundi. Une nouvelle fois la salle était comble, c'est beau une salle comble. Même si ça sent un peu le fauve, il faut bien l'admettre. 

 

Edit2: Pour les bannières, verdict vendredi, pendant ce temps là, ça murit.

 

Edit3: A priori le coup du pipi avant la pesée c'est un grand classique. Ce passage de la pièce a été inspiré par ce billet, vieux le billet, mais toujours d'actualité ! http://penseesderonde.mabulle.com/index.php/2006/01/27/52660-la-meilleure-ennemie

Exposition universelle de bannières

Alors voilà le jour des bannières est arrivé. Comme vous allez le constater, il n'y a pas une bannière, pas deux, ni trois ni quatre, mais plus de VINGT !

 

Et comment que je fais moi pour faire mon choix ?

 

Sachant que je suis de la race des "je ne veux pas faire de la peine, je ne peux pas choisir" ? Sachant que j'envisage depuis quelques jours d'avoir une bannière tournante ? Sachant que je suis éberluée par tant de belles choses ? Rendez-vous compte, même Cathy, the famous Cathy, m'a envoyé un petit chef d'oeuvre !

 

Bref, c'est compliqué et cornélien. Mais je ne vous cache pas que j'ai malgré tout mes préférences. Si je vous les soumets aujourd'hui, ces bannières, c'est non pas pour voter – on est pas à Baltard, hein – ni pour en descendre certaines en flèche ou en encenser d'autres. C'est tout d'abord pour montrer ces créations et rendre homage aux artistes. C'est aussi pour avoir votre avis, sachant que je vais sur ce coup là être super directive. A savoir, je refuse de lire – mais je ne me fais pas trop de souci, vous ne m'avez jamais habituée à ça – des sarcasmes ou des moqueries sur certains modèles "exposés". Donc en gros, dites moi ce que vous aimez. Et ce que vous appréciez moins, et bien vous n'en dites mot. Parce que derrière chaque bannière, il y a quelqu'un qui a mis un peu de soi, pris du temps et eu le courage d'envoyer sa création. Et que moi de toutes façons, il n'y en a pas une seule que je trouve vilaine. Juste certaines qui correspondent, je trouve, mieux à ce qu'est ce blog aujourd'hui et à l'esprit que j'ai envie d'y insufler.

 

Ouais, je sais, je me prends un peu pour le Dalaï Lama aujourd'hui. En même temps, en ce moment, s'il y a bien quelqu'un dont la cause est juste…

 

Allez, trève de discours, voici les oeuvres.

 

Edit: Un grand merci tout particulier à Souslesmots et Plastie&Cie qui m'ont envoyé plusieurs essais et plusieurs variations autour de thèmes différents. Je me rends compte du temps passé et j'en suis infiniment touchée.

 

Edit2: Je tiens à dire à tous les artistes que vous avez d'ores et déjà "gagné" une invitation VIP pour la pièce. Ecrivez-moi pour me dire quel jour vous voulez venir.

 

1 – Adeline

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 – Cathy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 – Céline 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 – Claire T

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 – Hugues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 – Hugues2

 

 

 

 

7 – JJ Dzialowski

 

 

 

 

 

 

8 – JJ Dzialowski2

 

 

 

 

 

 

9 – Karine1

 

 

 

 

 

 

 

 

10 – Karine2

 

 

 

 

 

 

 

 

11 – Leila

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12 – Maryon

 

 

 

 

 

13 – Mysdass

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15 – Sous les mots1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16 – Sous les mots2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17 – Souslesmots3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18 – Souslesmots4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19 – Souslesmots5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20 – Souslesmots6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21 – Souslesmots7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 – Souslesmots8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

23 – Zézé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

24 – Sable

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14 – Plastie&cie

Brèves de comptoir

 Alors après un billet un peu plombant hier, je vous propose une série d'infos à la fois primordiales et finalement pas tant que ça, avant le week-end…

 

Teasing: si tu cliques sur "à suivre" tu verras des photos qui tuent de Cindy…

 

 

– Vous pouvez si vous avez envie aller voir les photos prises par master Seb, la fée de la troupe du théâtre, ce joli garçon blond qui vous accueille à l'entrée du lieu tous les lundi, qui a bricolé avec talent la page Myspace, qui supporte Cindy avant les représentations et j'en passe et des meilleures. Bon, Seb, si tu me lis, sache que je t'assigne en justice pour diffamation faciale. Mais à part ça tu es un mec génial.

 

– Vous pouvez aussi aller sur le blog de Fée chocolat qui est venue lundi dernier avec son bel appareil et qui a mitraillé Stéphane. Je vous en mets quelques unes ici, histoire de vous allécher, mais le reste est chez l'artiste…

 

 

 

 

– Je suis 3ème du festival de Romans pour l'instant et c'est grace à vous, alors juste merci. Et sachez que si certains blogueurs ont été la cible de tricheurs qui font appel à des générateurs d'e-mail, pour l'instant on est épargnés, ouf ! ça m'aurait fait mal de rendre ma place de dauphine, merde.

 

– Je fais partie des 12 milliards de personnes qui ont vu les "Chtis". Et je ne vais même pas faire ma pétasse à dire que franchement c'est surfait. J'ai ricané comme une oie, j'ai mangé mes pop-corn dans une salle comble et j'ai même pleuré à la fin mais ça à mon avis c'est à cause des oestrogènes, parce que je n'ai rencontré personne à qui ça l'a fait.

 

– Le site Elleadore parle de la pièce, un grand merci à Kmille, on se sent plus péter avec les copains !

 

– J'ai reçu un tel grand nombre de bannières que je me donne le week-end pour les admirer et vous les soumettre lundi. Donc les retardataires ont encore deux jours. Mais quoi qu'il en soit, je me sens comme un enfant devant un sapin de Noël, chaque envoi est unique et magnifique. J'ai envie de dire merci mais en même temps je me répète un peu non ? Alors je dis "s'il te plait", puisque c'est ça.

 

Voilà, je suis un peu hyper fatiguée en ce moment, pas très capable de prendre un quelconque recul sur les micro et macro événements de ma vie, alors je m'arrête là.

 

Edit: Ah si, quand même, en ce qui concerne la Nouvelle Star. Ben pour l'instant j'ai envie de dire que c'est difficile de donner un pronostic vu que la prod elle fait rien que nous cacher ses perles et de nous montrer des anorexiques amoureuses de leur lapin nain, des mecs à trois jambes ou que sais-je. Limite on pourrait parfois se croire sur TF1. Et ça je trouve ça moche. Bon j'aime quand même beaucoup le jury. Et puis là, a y'est, on est au théâtre alors on va avancer d'un pas, reculer d'un autre et prier pour être dans la ligne qui continue l'aventure. Pas trop tôt.

Des pieds pas comme les autres

 Bientôt il y aura l'écho du 5ème mois. Celle grace à laquelle on sait. Celle qui révèle le sexe de l'ange. Bien sûr, j'ai hâte. Hâte de voir à nouveau celui qui de tétard est passé à grenouille.

 

En même temps, cette perspective me renvoit à cet après-midi de janvier, il y a huit ans…

 

Un moment tant attendu. Enfin nous allions savoir si ces jumeaux étaient jumelles ou l'un et l'autre à la fois. C'est peu de dire que nous sommes allés au cabinet médical avec des ailes. Que pouvait-il nous arriver ? Que peut-il t'arriver alors que tu n'as pas trente ans et que tu attends deux enfants ?

 

Lorsque je me suis allongée sur la table d'examen et que la gynéco a mis le gel glacé sur mon ventre déjà énorme, je me souviens avoir souri.

 

On y était.

 

La sonde a glissé sur ma peau et les drôles de visages encore squelettiques ont pris forme sur l'écran. La gynécologue en a choisi un, au hasard. Tout en commentant ce qui apparaissait sur le moniteur, elle ne cessait de prendre des mesures, concentrée et minutieuse. A chaque vérification, tout allait bien, tout était dans la norme de ce qui doit être, qu'il s'agisse du fémur, de la distance entre un point A et un point B de ce corps encore minuscule, de la dimension du cervelet ou de l'écartement des doigts de pied. Après avoir effectué ces vérifications auxquelles je dois bien l'avouer nous ne nous intéressions que très peu, trop fascinés par les gestes graciles et déjà humain du foetus, elle finit par scruter ce qui se passait entre les deux gambettes. Pour nous annoncer sans l'ombre d'une hésitation qu'il s'agissait bien d'un garçon. L'homme a failli s'évanouir de bonheur, sappant en quelques secondes des mois de discours ultra-rodé selon lequel vraiment, pas de souci, fille ou mec ce qui comptait c'était qu'il aille bien.

 

Tu parles.

 

Une fois le premier check-up terminé, mon médecin s'est penché sur le jumeau B, puisque tel était son prénom à ce moment encore. Re-mesures, re-calculs, re-point A au point B, re-écart des doigts de pied. Répétition scrupuleuse de l'examen précédent. Et pourtant, imperceptiblement, quelque chose avait changé. Le ton de la voix, l'expression du visage, le rythme de la sonde, tout semblait guidé par une urgence que la gynécologue tentait vainement de masquer. Une menace que dans le tréfonds de mon ventre, je percevais comme autant d'alarmes silencieuses dont la fréquence pourtant me vrillait les tympans.

 

J'ai serré la main de l'homme et sans même un regard j'ai su que lui aussi avait perdu en quelques secondes l'insouciance des minutes précédentes.

 

La gynécologue finit par figer l'image sur les pieds du jumeau B. Elle passa encore un instant à scruter ce qui manifestement ne rentrait plus dans la norme. Puis elle revint sur un petit poing fermé. Fermé depuis le début d'ailleurs, ce qui m'avait fait penser avec amusement que je couvais un protestataire.

 

Après un silence qui me parut durer des siècles, elle prononça les mots qu'on ne veut pas entendre. Ceux qui déchirent et brûlent tout sur leur passage.

 

"Il y a un problème".

 

Il était question de pieds fixes, d'une main qui ne s'ouvrait pas. Les pieds étaient ce qu'on appelle des pieds bots varus équins, non, pas juste des pieds en dedans, monsieur, une malformation sérieuse, qui peut être totalement isolée, mais aussi associée à quelque chose de plus grave, une myopathie ou une trisomie, je ne peux pas vous le cacher, d'autant que cette main m'embête, il faudrait qu'elle s'ouvre mais depuis le début, il n'y a pas moyen. Il ne faut pas s'alarmer, mais je veux que vous alliez voir un spécialiste, et puis une amniosynthèse aussi, ce serait plus raisonnable… Vous comprenez, je ne peux pas vous dire que tout va bien, en même temps il ne faut pas paniquer non plus.

 

J'entendais mal, comme si une foule bruyante et bavarde avait envahi le cabinet. Je voyais les efforts de douceur, je comprenais que dire ces choses était probablement aussi difficile que de les entendre. Mais je n'étais déjà plus là, je voulais qu'on me laisse partir, qu'on essuie le gel, qu'on se taise, que l'on remonte le temps, qu'on arrête tout.

 

C'est à ce moment là que j'ai réalisé que je ne savais même pas à qui appartenaient ces fichus petits pieds tordus.

 

Ce fut ma seule question.

 

"C'est un garçon ou une fille ?"

 

"Une fille", répondit à contre coeur le médecin qui déjà semblait regretter d'avoir donné une identité à ce bébé incertain.

 

Trop tard.

 

C'était ma fille. Ma fille en colère qui refusait de desserrer le poing. Ma fille rajeuse. Ma fille.

 

C'est là que ça m'est tombé dessus. Un amour écrasant pour ce bébé qui ne s'avérait pas parfait, voire bien pire. Une certitude, tapie au fond de moi: on ne me la prendrait pas. De toutes façons, elle irait bien, c'était une évidence, c'était ma fille.

 

Ce jour là, je suis devenue mère. Il a fallu ce grain de sable, cet engrenage qui se grippait, ce ciel qui d'un coup s'est couvert, pour passer de la femme enceinte à la louve.

 

En sortant, on a pleuré, l'homme et moi, longtemps, sans que le flot ne tarisse. Jj'ai vieilli, d'un coup. J'ai réalisé que "ça" arrivait. Le monde qui s'effondre sous tes pieds, l'avenir radieux qui s'éloigne à grands pas.

 

Et puis il y eut une autre échographie dans un cabinet ultra-sophistiqué, avec un médecin spécialiste des bébés pas dans la norme.

 

Et puis il y eut cette main qui s'est ouverte, signe que si problème il y avait il ne concernait à priori que les pieds.

 

Et puis il y eut l'amniosynthèse et sa longue aiguille qui s'est enfoncée dans mon ventre, les trois semaines d'attente, le résultat négatif, le poids qui soudain s'enlève, le ciel qui à nouveau s'éclaircit.

 

Et puis il y eut deux petits pieds recroquevillés à la naissance, des mois d'attelles et de bandages, des années de kiné.

 

Et puis il y a aujourd'hui la plus belle des petites filles. Une petite fille qui curieusement voue un amour inconsidéré aux… chaussures. Et qui souvent, c'est vrai, serre le poing.

 

Edit: Je sens que ce texte est peut-être un peu trop intime. Mais forcément, à quelques jours de l'échographie, tous ces souvenirs se promènent dans ma tête et il me faut les apprivoiser. Et puis je me dis que peut-être, cette expérience pourra aider celles qui vivent ce genre d'instant dont on croit qu'on ne se relèvera pas. Alors que parfois, les miracles existent.

 

Edit2: Ces jolis pieds sont ceux de la demoiselle en question. Ils sont pour les médecins qui s'en sont occupés un exemple de guérison parfaite. Ils sont pour moi ce que ma fille a de plus beau et aussi de plus courageux. Parce que le chemin fut malgré tout assez long, qu'il n'est jamais facile pour un enfant d'accepter des soins quotidiens et que je n'ai pourtant jamais, mais alors jamais, entendu ma fille geindre, même lorsqu'à quelques mois il fallait enserrer ses pieds attelés dans des préservatifs pour la baigner…

 

Edit3: Ouais y'a un mégo sur la photo. Même pas le mien, moi quand je fume, c'est des roulées, d'abord. Et comme j'ai pas photoshop, je peux pas l'enlever.

 

Edit4. C'est malin j'ai envie de me rouler une clope.