Voici un billet sur moi, ma vie, mon oeuvre et mes chakras. Non, je ne sais toujours pas ce que sont les chakras, mais je sens que de bonnes vacances me permettraient certainement de les ouvrir un peu.
Bref, ami lecteur, admirateur de moi même à tes heures, te voilà prévenu, si tu t'en bas les nichons de ma carrière, tu as le droit aujourd'hui de passer ton chemin.
Premièrement, parlons de la pièce de théâtre. Autant le dire tout de suite, là maintenant, ce n'est pas gagné gagné. Disons que du côté du Petit Gymnase y'a comme qui dirait un léger problème rapport au fait que le patron est pour ainsi dire furax que notre gros lourdingue de producteur lache l'affaire. Beh oui, du coup il est caramel pour septembre et ça le fait moyennement rigoler. Alors certes il n'a rien contre nous personnellement mais présentement il n'a manifestement pas trop envie d'entendre parler de nous. Enfin, c'est au moment où il nous a dit "c'est décidé j'attaque en justice" qu'on s'est dit qu'il avait besoin de prendre un peu de recul avec nous. Du coup on a détalé.
Pour autant rien n'est perdu et même si on est totalement au fond du seau avec Stéphane, on arrive à tenir le cap. Autant le dire, notre moteur c'est la haine. La haine du lourdingue, bien sûr. Ce n'est pas très chrétien mais mine de rien ça marche. Quoi qu'il en soit on est en train de réfléchir à des solutions de remplacement. Forcément, le théâtre risque d'être un peu plus petit que prévu et moins prestigieux. Surtout, vu qu'on va tenter de financer tout ça avec nos fonds de poches – et dieu sait qu'elles ne sont pas super remplies – si ça se fait ça sera de bric et de broc. M'en fous, perso, j'adore le bric et encore plus le broc. Surtout tu sais, lecteur, ce qu'on se disait avec Stéphane ? On se parlait à peu près dans ces termes: "Ok, on est grave dans le caca. Mais on est libres". Oui, libres. Libérés d'un vilain personnage qui n'investissait pas pour les bonnes raisons dans notre projet. Et notre liberté de penser, avec Stéphane, on y tient encore plus que Florent Pagny. C'est pas peu dire, crois moi, public.
Bref, promis, on te tient au courant.
A part ça, juste quelques mots d'autosatisfaction parce que c'est important surtout en période de loose – ben oui, ne nous voilons pas la face, on a la niaque mais on est tout de même en vraie période de loose, Stéphane et moi. Et aussi tous les gens qu'on a entrainé avec nous dans notre fiasco.
Premièrement, "Libido en berne" marche plutôt pas mal d'après l'éditeur. En deux mois y'aurait pas loin de 5000 exemplaires qui se seraient vendus. Alors merci, public.
Deuxièmement, "Mère indigne" se vend sûrement bien mais j'en sais rien, c'est trop tôt pour le savoir. N'empêche que dernièrement, une amie l'a vu chez une de ses copines, comme ça, sans que la fille ne sache de qui c'était. Elle l'avait acheté par hasard. Quand on me l'a raconté, je me suis dit qu'Harry Potter ça avait sûrement commencé comme ça.
Troisièmement, je me dois de vous avouer que deux autres livres vont sortir. Ouais, je sais, je ne la ramène pas trop sur ce coup là. Et pour cause. Disons que les "Courges" à côté, c'est du Flaubert. Là, clairement, public, je vais probablement te décevoir. M'enfin si tu crois qu'un mariage ça se paie avec des poèmes, tu te plantes. Et le champagne, ça chiffre vite, crois-moi. Donc voici les titres de ces deux merveilles. Je les dirai qu'une fois et t'es pas du tout obligé de les acheter parce que de toutes façons, les droits d'auteur là dessus à mon avis c'est peanuts. En même temps on sait jamais alors en fait, achète les, je t'en prie. ça paiera les costumes de Stéphane. Et peut-être même sa nourriture. En plus il mange énormément.
Allez, j'arrête de tourner autour du pot: le premier c'est "90 façons de baiser en cachette" (la classe) et le second c'est "90 façons de grignoter en cachette" (à première vue ça semble abject, je sais, mais en vrai c'est un pamphlet contre la dictature de la diététique).
Z'avez pas entendu ? Ben tant pis pour vous.
Edit: L'illustration c'est de la pub pour moi, totalement assumée. En plus elle est énorme. En même temps après tout, merde. "Aide toi et le ciel t'aidera", ça marche plutôt bien. T'as qu'à voir la masturbation, ça repose totalement sur ce principe et c'est pas si mal.
Après un très grand bonheur, il arrive que des tuiles vous tombent dessus. Enfin, en tous cas en ce qui me concerne c'est quasi tout le temps le jackpot.
Parmi les filles de ma génération – 28 ans et des poussières – il y a deux camps. Celui des Vanessa et celui des Charlotte.
Alors hier, ayant miraculeusement réussi à caser nos deux adorables bambins dans de merveilleuses familles d'accueil – j'en profite pour vous renouveler mon conseil n° 22 de bonne mère indigne: apprenez très tôt à vos enfants à se faire tout plein d'amis de façon à ce que plus tard ils soient invités chez ces derniers - nous sommes allés au cinéma.
La scène se passe où vous voulez. Dans un lit si vous souhaitez vous recoucher, sur un canapé si vous êtes fatigués, dans la rue si vous êtes d'humeur badine ou sur le balcon si chez vous il fait beau. Bref, peu importe, ça pourrait être partout, il se trouve que c'était hier, dans la cuisine. Enfin, je crois.
Bon, je sais, faut que j'arrête de lire le Elle. C'est bon, ce n'est pas la peine de me le redire, que voulez-vous, y'a des choses comme ça qui ne sont pas forcément bonnes pour soi et qu'on continue à faire, tout simplement parce qu'on n'arrive pas à s'en passer. Croyez-moi, si on arrivait à ne s'octroyer que les plaisirs bons pour la santé, on mangerait tous du quinoa sans sel, on habiterait dans des maisons sans électricité et on ne se laverait qu'une fois par semaine parce que ce qui est bon pour la planète, est forcément un bien pour l'humanité.
"Sheila Levine est morte et elle vit à New-York". C'est le titre d'un livre avalé goulûment ces derniers jours entre préparatifs du mariage et autres réjouissances.
Alors ça y'est, nous y sommes. Depuis samedi 30 juin, la vie conjugale a commencé. Je sais que vous attendez un récit minuté de cette journée. Mais je ne suis pas sûre d'y arriver. J'ai eu la sensation d'être prise dans un tourbillon d'émotions contradictoires sans parvenir à m'en extirper. Je crois comprendre très exactement ce que signifie "vivre les choses de l'intérieur". Et dans ce cas, les raconter devient très compliqué. 