Mois : avril 2010

Blog de style

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Je sais que je débute dans la moderie, l'info est donc à prendre avec un maximum de pincettes, je ne voudrais pas être à l'origine d'une rumeur sans fondements qui pourrait éventuellement déstabiliser le président de la république.

Il n'empêche que novice ou non, on a le pif ou on l'a pas et sur ce coup là, je SENS un truc. Une tendance, en somme, même si le mot est un peu trop galvaudé si vous voulez mon avis. Bref, call me Nelly Rodi, call me Garance Doré, call me carrément Punky B si ça vous chante mais le fait est que je ne serais pas étonnée que la marinière soit un hit de l'été 2010. Je sais, je prends des risques. Mais c'est ça AUSSI un blog d'influentrice.

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Tant que j'y suis dans les tendances, je tiens à vous signaler au cas où ça vous aurait échappé, que la collection de Big Beauty pour la Redoute est enfin disponible. Ce n'est un secret pour personne, je suis une bonne cliente de la Redoute, le côté j'essaie chez moi et par conséquent je manque mourir par strangulation dans mon jean MAIS sans témoin est pour moi un des avantages certains de la vente par correspondance. On rajoute à ça la dimension extrêmement ludique et wock an woll des créations de Big Beauty et l'affaire est dans le sac. Même qu'il y a une robe marinière particulièrement jolie dans le lot. Hum, cette histoire de rayures se confirme, je m'impressionne moi même…

Il y a aussi cette robe canon, à voir sur le site de BB, mais également un adorable perfecto gris, une robe nude chanel like et tout un tas d'autres pièces à l'image de la miss. C'est ici que ça se passe !

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La Rochelle à tire d’ailes

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Qui dit week-end en goguette, dit bien évidemment désormais, photo-reportage, au plus près du terrain et de la réalité de nos contrées les plus reculées (= sises à plus de 50 km de Paris).

Alors si vous le voulez bien, suivez moi, suivez NOUS que dis-je, sous les arcades de La Rochelle, ville natale du Churros, dans laquelle nous n'étions pas allés depuis un bout de temps, parce que la vie n'est pas un long fleuve pavé de roses et les histoires familiales encore moins…

La Rochelle, c'est bien sûr et avant tout, ses deux tours, dont je ne vous conterai pas l'histoire, on est pas chez National géographic non plus, mais le fait est que comme toute image d'épinal, elle est d'une efficacité redoutable et qu'à peine arrivés, c'est la première chose que l'ont voit ou que l'on cherche, la marque de la ville, en quelque sorte. A contempler depuis les terrasses de la Grand-rive ou de la Marine, deux des spots rochelais par excellence…

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Avec une enfant qui ne jette pas des regards furibonds à quiconque ose poser ses yeux sur elle, au prétexte qu'on a probablement refusé d'accéder à l'un de ses innombrables désirs (passer sous une voiture/ manger une crotte de chien/ sauter dans l'eau du port/ ramasser une vieille clope/ défigurer son frère, mordre sa maman/ passer par dessus le dossier de sa chaise/ fouiller dans le sac à main de la dame d'à côté et je m'arrêterai là, cette enfant étant… créative), c'est encore mieux.

En même temps, tant que son mécontentement se manifeste par un air patibulaire, c'est un moindre mal. Parce qu'on a aussi cette version là, qui se passe de commentaires mais qui fait naitre immédiatement ce type de pensées: "Est-ce que je ne devrais pas, en plus du stérilet, prendre la pilule ET des spermicides ?".

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A La Rochelle, il y a aussi des arcades, partout. Là, je peux vous en donner la raison historique parce qu'elle est d'un bon sens près de chez vous: ça permettait aux gens de se promener les jours de pluie. Bonne nouvelle, l'utilité de ce dispositif n'est toujours pas démentie, des siècles plus tard. Des visionnaires les charentais. Non parce que n'étant pas sponsorisée d'un centime par l'office du tourisme rochelais, je me dois de vous prévenir, il flotte tout de même énormément par là bas. Par chance en ce qui nous concerne, on a eu trois jours magnifiques. Ventés, mais Charentes-maritimes et vent sont ce qu'on appelle des synonymes en langue française.

Sous les arcades, plein de magasins, à en faire perdre leur latin à toutes les blogueuses qui se respectent. Les Maje se succèdent aux Sandro, suivis de près par les Comptoirs. On n'est pas perdus, en somme. Du coup on a fait du lèche vitrine. Au sens propre, hélas. Faudra pas s'étonner pour les aphtes.

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A La Rochelle, il y a aussi le quarter du Gabu, qui donne à la ville des accents norvégiens…

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Enfin et surtout, il y a des plages un peu partout. Bon, en vrai il y en a deux, dont celle des minimes qui est bordée de pins parasols. Par contre parait que pour s'y baigner c'est pas l'éclate à cause de la vase. Je ne saurais pas vous dire, moi plus je vieillis, moins je n'envisage de plonger mon fondement ailleurs que dans la méditerranée.

Par contre, je ne sais si c'est l'accumulation de boutiques edgy ou tout simplement le métier qui rentre, mais on ne pouvait plus m'arrêter de faire l'amour avec l'objectif, en modeuse behavior, à savoir "Je cherche un truc que j'ai fait tomber par terre tout en n'omettant pas a) de faire la gueule, b) de tordre mes genoux". Trop con par contre que j'ai oublié mon tutu à l'hôtel, ainsi que mes sabots vintage.

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Là j'ai toujours pas retrouvé mes clés.

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Du coup, Helmut s'est mise à chercher aussi et je ne voudrais pas sembler présomptueuse, mais elle n'aurait pas un petit mouvement très punkysant du genou ? Blogueuse de génération en génération, un rêve de maman qui va peut-être se réaliser. Je crois que le jour de son premier billet sponsorisé sera le plus beau de ma vie. Consécration.

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Que puis-je vous dire de plus ? Ah, si. Dans le ciel il y avait un cerf-volant bleu. L'occasion pour nous
de découvrir qu'Helmut n'a pas seulement peur du sèche-cheveu…

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Il a fallu un bon bout de temps pour la calmer. Je me demande si la prochaine fois qu'elle nous fait le coup du "je m'allonge les bras en croix dans la rue façon jésus pour manifester ma contrariété", je ne la colle pas sur une plage au Touquet, moi.

Edit: On peut raisonnablement élire ce billet premier dans la catégorie "titre pourri".

Absolument débordée ou le paradoxe du fonctionnaire

Zoé  Au nombre de mes expériences professionnelles, il y a ces six mois dans un Conseil général et pas le moindre. Une des choses dont je me souviens très exactement, c'est que lorsque je suis arrivée, le troisième étage était en grève. La direction avait en effet signifié le déménagement d'une partie des bureaux… au 7è.

Un peu étonnée, j'avais demandé ce qui, dans cette mesure, provoquait un tel désespoir et on m'avait expliqué sans sciller que c'était toutes les relations professionnelles qui allaient s'en trouver chambouler. "Certains travaillent à côté les uns des autres depuis plus de dix ou quinze ans, tu ne te rends pas compte des traumatismes".

Non, j'avoue, je  ne me rendais pas compte.

Pourtant, six mois après, quand on m'a annoncé que je risquais d'être délocalisée dans le bâtiment d'à côté, j'étais à deux doigts d'appeler le médecin du travail. Faut croire que j'ai une grande capacité d'intégration.

Bref, pour ma plus grande chance, un boulot totalement différent s'est présenté à moi et j'ai échappé à la fossilisation qui me guettait. Attention, dans ce conseil général, il y avait des gens extraordinaires: des assistantes sociales (les missions du CG sont très "sociales", Aides aux personnes âgées, Aide sociale à l'enfance, etc), des médecins, des éducateurs et plein d'autres. Mais ce qui m'a très vite provoqué des crises d'angoisses terribles, c'est le côté "énorme structure", dans laquelle finalement, une grande partie des personnes employées n'avaient pour autre rôle que celui d'être derrière un bureau. Ou planté devant a machine à café. Je n'ai jamais bossé dans une grosse entreprise privée, mais je suis assez convaincue qu'on retrouve ça aussi chez les world wilde compagny, hein, l'objet de ce billet n'est absolument pas de casser de la fonction publique.

L'objet c'est quoi, alors ? L'objet en réalité, c'est de vous parler d'un livre.

Ecrit par l'une d'entre vous.

Si, parmi les fidèles de ce blog, figure une écrivaine. Une vraie.

J'ai parlé de Zoé Shepard, alias… La Bureautière.

Qui vient de publier chez Albin Michel "Absolument débordée", dans laquelle elle narre avec le même humour que sur son blog, l'absurdité du fonctionnement d'une collectivité dans laquelle elle a atterri après des années d'études. Huit, très exactement. A la sortie du bouquin, qui a fait un gros buzz, certains médias pas étouffés par les scrupules, ont tenté de faire passer ce bouquin pour un brûlot anti-fonctionnaires. ce qui l'a profondément affectée.

Moi j'y ai vu une critique d'un certain monde du travail, celui qui broie les âmes et les individus. J'y ai vu une attaque en règle contre CERTAINS élus et fonctionnaires qui ont laissé aux toilettes toute notion de "mission de service public" et qui semblent ne penser qu'à conserver leur petite autorité, leurs petits privilèges, leur petit territoire. Tout ça sous une forme proche de la chronique, voire du roman.

Bref, sans surprise, j'ai vraiment aimé le livre de la Bureautière. Même que je suis toute intimidée, maintenant, quand elle laisse quelques mots ici…

Voilà, encore un talent révélé par le prisme du blog…

Edit: Même que y'avait un super article sur elle dans Grazia ! Je reviendrai d'ailleurs sur ce canard, qui je dois le confesser, me séduit de plus en plus, ok c'est un féminin mais vraiment, il y a un poil plus de contenu que dans les autres nouveaux venus du même acabit. Aussi, je parlerai du Elle spécial rondes, mais en fait je viens juste de l'acheter, le temps me manque, c'est tout. Comme je tiens absolument à vous parler de la collection de BBeauty pour la redoute, je reviens sur le Elle dans lequel elle brille de mille feux…

Edit2: Au vu des commentaires, je me dois de rajouter que je ne suis pas super fan du bandeau ni du sous titre. Je crois savoir que Zoé non plus et que c'est là un travail d'éditeur visant à vendre le livre. Non, ce bouquin n'a pas été écrit par un sbire de Sarkozy et non, il ne dégomme pas la fonction publique. Si c'était le cas, amie ou pas amie de Zoé, je n'en aurais jamais parlé…

Vous aimez les mars ? (épisode 2)

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On en était donc au moment où docteur Z m'annonçait qu'il allait me faire déguster un mars. (Et NON, despé, il ne faut pas y voir quoi que ce soit qui n'ait à voir avec un exercice didactique)

– Vous avez faim, là ?

– Non, pas vraiment.

– Tant mieux, le but est que vous mangiez sans faim, en l'occurrence. Vous êtes stressée ?

– En ce moment, je suis stressée 24/24, donc oui.

– Sur une échelle de 1 à 10, à combien évaluez-vous votre stress ?

– Je dirais… 5.

– On peut mieux faire ?

– Aisément…

– Alors on va être un peu maso et on va faire monter le stress.

Et me voilà les yeux fermés, un mini mars posé devant moi, en train d'écouter mon bon médecin jouer les cassandres et tel un télépathe, m'expliquer en quoi le sujet de mon angoisse pouvait en effet avoir des conséquences ultra angoissantes et négatives sur ma vie. Tant de perspicacité m'a d'ailleurs fait penser que malgré un grand nombre de patientes, il avait visiblement noté scrupuleusement ce que je lui racontais depuis ces derniers mois, en effet, ma mère, ma soeur, mon churros ou ma Zaz auraient pu me tenir le même discours. Troublant. J'ai bien essayé de faire diversion en le charriant sur le mode "j'ai bien fait de venir, en partant je me jette sous un pont, vous aurez ça sur la conscience", mais ça n'a pas marché, il a l'air gentil comme ça monsieur Zermati, m'enfin faut pas trop le chercher et le regard noir qu'il m'a lancé m'a calmée. Au bout de cinq minutes à visualiser très concrètement le tour que pourrait prendre ma vie dans les prochains mois si tout se passait pour le pire comme j'ai tendance à l'imaginer en grande optimiste que je suis, les larmes se sont mises à couler toutes seules et on peut dire que si l'objectif était de me mettre en panique, c'était réussi.

"Sur une échelle de 1 à 10, là, il est à combien le stress ?", m'a redemandé le médecin.

– 12.

Forcément, docteur Z, alias mister Hyde était ravi, on allait pouvoir commencer l'expérience.

Il m'a donc demandé de me concentrer sur ma respiration, sans pour autant vouloir la modifier, simplement penser au passage de l'air dans mon nez, ma trachée et ma poitrine. "Les pensées qui vous viennent à l'esprit, vous les notez intérieurement, puis vous revenez sur la respiration". Au bout de quelques secondes, il m'a tendu le mini mars, que j'ai sorti de son emballage (Despé, tu SORS). Il m'a fait le regarder, le humer, le toucher, puis en croquer une bouchée. "Maintenant, vous faites tourner le morceau dans votre bouche, vous en appréciez les différentes textures, vous en sentez l'odeur. Vous notez les goûts que vous percevez, le sucré du caramel, la douceur du chocolat. Là, vous pouvez le croquer, le macher et puis ensuite, l'avaler. Vous vous attardez sur le passage dans votre gorge de l'aliment et vous ne rouvrez les yeux qu'une fois que vous avez totalement absorbé ce que vous aviez dans la bouche", a-t-il psalmodié pendant que je me faisais clairement un shoot de mars.

Quand j'ai rouvert les yeux, il m'a semblé que mon pouls était plus lent que quelques secondes avant. Je n'avais croqué que quelques milligrammes de chocolat et pourtant j'avais la sensation d'avoir mangé le morceau entier. Le doc m'a fait reprendre une bouchée, en suivant le même rituel.

– Alors, à quel niveau maintenant, le stress ?

Le stress ? Qué stress ? Disparu, envolé, de manière totalement temporaire, j'en étais consciente, mais le fait était que je me sentais plus légère, pourtant lestée d'une bonne dizaine de calories.

Au passage, je venais de comprendre pourquoi j'aime les mars: tout simplement parce que c'est mortel, putain, ce chocolat qui craque sur le caramel qui coule, seigneur, pendez-moi haut et court.

"La différence entre ce que vous venez de faire, déguster un aliment dans l'objectif de calmer une anxiété, et une compulsion, c'est que lorsqu'il s'agit d'une compulsion, le stress ne diminue pas après l'ingestion, il augmente, ce qui occasionne la prise d'un autre gâteau, un autre carré de chocolat, un autre morceau de pain. La différence, c'est la pleine conscience dans laquelle vous avez mangé ce morceau de mars. Et quand bien même vous mangez tous les jours un mars entier en ce moment parce que les circonstances font que vous en avez besoin, ça n'est pas GRAVE. Parce que vous savez aussi que vous êtes en mesure de vous réguler. Que vous mangerez du coup probablement moins au repas d'après. Deux bouchées de mars ou autre n'auront aucun effet sur votre poids. A condition de ne pas vous y prendre comme un manche (Despé, je ne sais plus quoi faire de toi)."

Je suis repartie avec de nouveaux devoirs: noter mes émotions dans la journée, les nommer (colère, anxiété, culpabilité, tristesse), les noter de 1 à 10 et estimer la façon dont l'aliment ingéré en cas d'envie a réussi à faire baisser la tension.

J'avoue être assez perplexe, même après cette séance. Je sens qu'en effet, les choses compliquées commencent, et pas seulement parce que j'ai une bonne raison de me mettre la rate au court bouillon. Le temps des prouesses et du parcours de l'élève parfaite est passé, il s'agit désormais de vivre au long court, en acceptant l'idée de reprendre du poids (inéluctable parce que la vie n'est hélas ou tant mieux pas toujours un chemin pavé de fleurs), en réalisant que ça ne changera pas l'amour que les miens me portent et en arrêtant de diaboliser toutes les tentations qui inévitablement jalonnent mes journées.

Pas gagné et en même temps, pour le coup, tellement rassurant de savoir que rien n'est interdit…

Edit: Pas de panique, je ne suis pas malade, ni le churros, ni les enfants, ni qui que ce soit de proche. Je ne souhaite pas m'étendre plus, parce que voilà, tout n'est pas à dire ou raconter, mais pas d'inquiétude, rien qui ne soit irréparable.

Edit2: La photo, c'est un souvenir du massage chez Nuxe, rue Montorgueil, offert par ma chère Mimi pour mon annif (oui, j'ai été pourrie cette année, on peut le dire). Plus chère évidemment qu'un mars, mais effet zénitude garantie, durant l'heure pendant laquelle je suis passée par les mains expertes de la masseuse, je n'ai pensé à RIEN et c'était vraiment BIEN.