Au nombre de mes expériences professionnelles, il y a ces six mois dans un Conseil général et pas le moindre. Une des choses dont je me souviens très exactement, c'est que lorsque je suis arrivée, le troisième étage était en grève. La direction avait en effet signifié le déménagement d'une partie des bureaux… au 7è.
Un peu étonnée, j'avais demandé ce qui, dans cette mesure, provoquait un tel désespoir et on m'avait expliqué sans sciller que c'était toutes les relations professionnelles qui allaient s'en trouver chambouler. "Certains travaillent à côté les uns des autres depuis plus de dix ou quinze ans, tu ne te rends pas compte des traumatismes".
Non, j'avoue, je ne me rendais pas compte.
Pourtant, six mois après, quand on m'a annoncé que je risquais d'être délocalisée dans le bâtiment d'à côté, j'étais à deux doigts d'appeler le médecin du travail. Faut croire que j'ai une grande capacité d'intégration.
Bref, pour ma plus grande chance, un boulot totalement différent s'est présenté à moi et j'ai échappé à la fossilisation qui me guettait. Attention, dans ce conseil général, il y avait des gens extraordinaires: des assistantes sociales (les missions du CG sont très "sociales", Aides aux personnes âgées, Aide sociale à l'enfance, etc), des médecins, des éducateurs et plein d'autres. Mais ce qui m'a très vite provoqué des crises d'angoisses terribles, c'est le côté "énorme structure", dans laquelle finalement, une grande partie des personnes employées n'avaient pour autre rôle que celui d'être derrière un bureau. Ou planté devant a machine à café. Je n'ai jamais bossé dans une grosse entreprise privée, mais je suis assez convaincue qu'on retrouve ça aussi chez les world wilde compagny, hein, l'objet de ce billet n'est absolument pas de casser de la fonction publique.
L'objet c'est quoi, alors ? L'objet en réalité, c'est de vous parler d'un livre.
Ecrit par l'une d'entre vous.
Si, parmi les fidèles de ce blog, figure une écrivaine. Une vraie.
J'ai parlé de Zoé Shepard, alias… La Bureautière.
Qui vient de publier chez Albin Michel "Absolument débordée", dans laquelle elle narre avec le même humour que sur son blog, l'absurdité du fonctionnement d'une collectivité dans laquelle elle a atterri après des années d'études. Huit, très exactement. A la sortie du bouquin, qui a fait un gros buzz, certains médias pas étouffés par les scrupules, ont tenté de faire passer ce bouquin pour un brûlot anti-fonctionnaires. ce qui l'a profondément affectée.
Moi j'y ai vu une critique d'un certain monde du travail, celui qui broie les âmes et les individus. J'y ai vu une attaque en règle contre CERTAINS élus et fonctionnaires qui ont laissé aux toilettes toute notion de "mission de service public" et qui semblent ne penser qu'à conserver leur petite autorité, leurs petits privilèges, leur petit territoire. Tout ça sous une forme proche de la chronique, voire du roman.
Bref, sans surprise, j'ai vraiment aimé le livre de la Bureautière. Même que je suis toute intimidée, maintenant, quand elle laisse quelques mots ici…
Voilà, encore un talent révélé par le prisme du blog…
Edit: Même que y'avait un super article sur elle dans Grazia ! Je reviendrai d'ailleurs sur ce canard, qui je dois le confesser, me séduit de plus en plus, ok c'est un féminin mais vraiment, il y a un poil plus de contenu que dans les autres nouveaux venus du même acabit. Aussi, je parlerai du Elle spécial rondes, mais en fait je viens juste de l'acheter, le temps me manque, c'est tout. Comme je tiens absolument à vous parler de la collection de BBeauty pour la redoute, je reviens sur le Elle dans lequel elle brille de mille feux…
Edit2: Au vu des commentaires, je me dois de rajouter que je ne suis pas super fan du bandeau ni du sous titre. Je crois savoir que Zoé non plus et que c'est là un travail d'éditeur visant à vendre le livre. Non, ce bouquin n'a pas été écrit par un sbire de Sarkozy et non, il ne dégomme pas la fonction publique. Si c'était le cas, amie ou pas amie de Zoé, je n'en aurais jamais parlé…

Comme d’habitude, tu nous donnes envie de lire ! Je suis toujours très séduite par tes conseils littéraires et j’avoue que j’ai déjà dévoré le Chameau sauvage, certains livres de Laura Kasischke et de Delphine de Vigan.
Celui-ci sera un des prochains !
Là, je viens de commencer A 10 kg du bonheur de Danielle Bourque, que certaines des lectrices avaient conseillé ici et franchement, ce livre est criant de vérité…
Et contente que tu reviennes sur le Elle spécial Rondes 🙂
Bonjour,
Alors là je me dois de laisser un commentaire ! Je l’ai acheté par hasard en début de semaine, parce que je n’avais plus rien à lire … Enfin bref, j’A-DO-RE !!! Il est drôle, bien écrit, et effectivement, quand on pense que des gens comme ça existent (ses collègues, pas elle 🙂 ), eh ben ça fait peur !!
Et j’ai vu dans les dédicaces, « Caroline la maman d’Helmut », donc je me suis dit que ça devait être toi, et c’est après que j’ai appris qu’elle avait un blog.
Enfin re-bref, bravo à Zoé Shepard 🙂
Félicitations Zoé ! Albin Michel, la classe !
Non mais je confirme, je travaille dans une boite tout ce qu’il y a de privé et je travaille bien moins que pas mal d’amis fonctionnaires. Pour les 2/3 du temps disons, je suis là parce qu’il faut bien que quelqu’un y soit. Un téléphone qui sonne dans le vide ça le fait pas 😉
PS : J’ai racheté Elle pour la première fois deux ou trois ans (je boycottais). Une vraie GROSSE en couv’, eh ben ça fait du bien. Bon OK elle est magnifique, mais quand même. Et big up pour Big Beauty, resplendissante !
Le début de ton article m’a agacée… J’y ai vu une Nième critique contre… non pas les fonctionnaires mais (c’est pire) un soi-disant archétype du fonctionnaire. Pour moi, c’est cette façon de généraliser, de classer les fonctions qui fait du tort (non seulement « aux » fonctionnaires mais aussi aux propos tenus qui perdent en justesse) . En lisant la suite de l’article, bien sûr je comprends ton propos mais il n’empêche, je reste sur cette « impression » en voyant la couverture du livre. Il est sûrement juste (puisque vécu), drôle et bien écrit mais le sous-titre, la bande rouge d’accroche du lecteur potentiel me dérangent énormément. « Le paradoxe DU fonctionnaire » véhicule cette idée qu’il existe UN fonctionnaire type, le bandeau rouge est presque insultant pour la loi sur les 35 heures…
Je suppose que là, c’est l’éditeur qui est « responsable » puisque l’auteur n’a pas voulu épingler « LA » fonction publique mais quand même, ça me gêne…
Je ne pense pas que je lirai le bouquin, et je ne pense pas (j’espère) que ce n’est pas Zoé qui a choisi le sous-titre : le paradoxe du fonctionnaire… si ça n’est pas de la généralisation je suis Jeanne d’Arc… pourtant j’ai longtemps suivi son blog et il me faisait bien rire, et je suis sûre que ces situations existent dans pas mal d’institutions (FP territoriale en priorité ?)
Mais en tant que prof je peux vous dire que je souffre (et ça n’est pas du cinéma) vraiment, et au quotidien, de cette ambiance cassage de fonctionnaire, qui ne fiche rien, qui s’absente comme elle veut (ah oui hier après midi je ne suis pas allée bosser, j’ai emmené ma fille aux urgences, honte sur moi), etc. Je ne compte plus les blagues vaseuse de mon entourage (pas les vraiment proches), les remarques de ma belle famille : toi qui as le temps… toi qui travailles 18 heures par semaine… non, je donne 18 heures de cours, moi et la plupart de mes collègues bossent de 40 à 50 heures par semaine ; il y en a bien qui en font moins, certes… mais de là à généraliser !!!! même mon mari ne veut pas me croire quand je lui dis que non, je n’en fais pas 4 fois plus que les autres.
Je suis enceinte et ma gynéco a un peu du mal à comprendre : ah vous avez 18 heures de cours vous ne devez pas travailler plus de 3 jours par semaine… ben non, il a fallu que je lui détaille mon emploi du temps… idem : vous faites vos cours et quand vous rentrez chez vous vous vous reposez… mais bien sûr… et donc je ne prépare plus rien, je ne corrige plus de copies non plus… vous ne pouvez pas réduire votre temps de travail ? ben non, les administratifs ont le droit de partir une heure plus tôt tous les jours, nous que dalle.
Bon, j’ai été longue, je suis désolée et je ne vise pas le livre en tant que tel, hein, mais je peux vous assurer que lutter contre ce mépris jour après jour c’est pour moi une vraie souffrance.
J’ai lu des passages dans des journeaux. Et ce qui me dérange, c’est que ça donne du grain à moudre aux anti-fonctionnaires.
Les gens qui croient déjà qu’on en fout pas une, il suffit d’un livre comme ça pour en rajouter une couche.
Oui, y a des gens qui n’en foutent pas une, mais dans le privé aussi.
Et je pense que des fonctionnaires tranquilles au boulot, y en a de moins en moins, voir le contraire. Chez moi, heures sup sont monnaies courantes (jamais récupérées en total, jamais payées). Et je ne suis pas une fonctionnaire technique, je suis un pur produit de l’administration, derrière mon bureau de 8h30 à 19h sans voir les journées passées.
Et je ne suis pas la seule.
Et de ce que j’ai pu lire, je trouve que l’auteur se prend assez au sérieux et à une haute estime d’elle même. Elle arrive à faire une note de syntèse sur un énorme dossier en 2h alors qu’on lui donne une semaine. Grand bien lui fasse mais j’ai du mal à imaginer qu’elle ait été au fond des dossiers.
Alors oui des abus, il y en a, c’est peut être bien aussi de les dénoncer mais faut pas écrire un livre comme elle l’a écrit et ne pas comprendre pourquoi on y voit un livre anti-fonctionnaire.
Dans mon service, un ancien a aussi écrit un livre. Telerama en a écrit une très bonne critique en disant qu’il avait tellement peu de boulot qu’il avait eu le temps de le faire sur son temps de travail. La vérité, c’est qu’il en foutait pas une et rendait des dossiers baclés qui pourtant avaient une importance plus que concrète sur la vie des gens.
Que la bureautière vienne chez nous, elle fera ses 50 heures par semaine sans pb.
J’ai un certaine expérience de la Fonction publique…c’est un milieu très spécial, et l’ambiance dépend aussi du type de travail à effectuer.
Mais en tout cas plus c’est grand, plus on « s’approprie » son poste, son bureau, ses collègues, sa tasse, ses dossiers, son agrapheuse. On s’y accroche telle la moule à son rocher, et les collègues inconnus deviennent ptet pas tout de suite des ennemis, mais on s’en méfie, dès fois qu’il vous piquerait sanc crier gare votre fluo.
Là je bosse pas pour la Fonction publique, mais pour une énooorme structure qui pourrait s’en rapprocher (l’Assurance maladie pour ne pas la nommer). Dans le service où je suis tombée, c’est un petit miracle. 100 % de nanas, mais une ambiance respectueuse entre collègues comme j’en avais jamais vue.
La place pour la déconne est là, j’ai plus l’impression d’aller bosser avec des copines sans pour autant les « posséder », et sans que ça dérape. Chaque nouvelle venue est accueillie à bras ouverts, les gens sont dispo, aidants. Sans être au pays des Bisounours en guimauve, c’est quand même un chouette lieu de travail. Quand je lorgne dans le champ d’à côté, je vois que c’est pas le cas ailleurs. Ce que j’ai toujours connu jusqu’ là, les non-dits, la rancune non exprimée, et toujours cette « possession » qui entraine de la jalousie, je les vois.
Dans le service où je suis, tout le monde fait des efforts pour que l’ambiance soit extra, et on a conscience de la necessité de l’entretenir chacune à notre niveau. Alors on l’entretient. Celles qui s’aiment moins se disent quand même bonjour, juste elle vont pas aller déconner ensemble quoi.
Franchement moi qui suis du genre faignasse, ça m’a réconcilié avec le monde du travail. je le voyais du mauvais oeil déjà car fallait se lever, mais en plus pour perdre une énergie de dingue à se bouffer tant de violence, à adopter des stratégies d’écoliers car Bidule on en est sûre elle veut nous piquer notre trombone préféré…
Suis sûre que ce livre est interessant. Le monde du travail, c’est un nid à humains, une jungle, avec ses lois, ses faibles et ses forts. Et puis dans cette jungle, ya la fournaise avec les lianes les tigres et tout le bordel, et pis dès fois ya une clairière, un endroit clair où on respire. J’espère rester dans ma clairière un sacré bout de temps, et que les lianes ne vont pas y pousser !
Ce n’est sans doute pas le propos de Zoé, mais l’éditeur a présenté la chose d’une façon telle que je ne blâme pas la presse d’y avoir vu un « brûlot anti-fonctionnaires ».
Je suis peut-être sensible au sujet, parce que mon mari est fonctionnaire d’état, qu’on lui a demandé de faire le travail de deux personnes seul « parce que c’est comme ça », et parce qu’il est à présent en maladie, hospitalisé en psychiatrie durant 1 mois, qu’à chaque instant je surveille qu’il ne mette pas fin à ses jours grâce à un directeur tyrannique qui l’a harcelé et a accentué ce harcèlement depuis qu’il est en arrêt, sans qu’il soit possible de ne rien faire ou presque (le tribunal administratif, ou comment être juge et partie…), mais je crois que ça n’aide pas de monter les gens les uns contre les autres, encore, même si ce n’était sûrement pas le propos de Zoé, bien au contraire. J’ai peur que son travail soit détourné, pour cracher sur les fonctionnaires, qui sont un peu les roux, les gros, du monde du travail. Ceux sur lesquels on peut dire ce qu’on veut, c’est pas grave.
Bien sûr, dans le service de mon mari, où ils sont 9, il y en a 2 voire 3 qui n’en foutent pas une, c’est vrai. Ca fait une belle proportion quand on y pense. Mais comme tu le dis Caroline dans ton billet, c’est sûrement pareil dans les grandes boîtes privées. Mais surtout, il en reste 6 qui bossent dur. Et parmi ceux-là je compte l’homme qui harcèle mon mari, on ne peut pas lui reprocher de ne pas bosser.
Mais ce type de livres risque d’apporter de l’eau au moulin de ces gens qui ont osé dire, en apprenant la situation de mon mari « ah bah oui, un fonctionnaire, tout d’un coup il doit bosser un peu, ça doit lui faire bizarre ». Mouarf, super trop drôle.
J’espère ne pas blesser Zoé, ce n’est pas mon but.
Je profite de laisser un commentaire pour la première fois depuis… plus d’un an c’est sûr, pour te remercier Caroline, pour ton blog qui ne m’a jamais lassé, même le temps d’un article ou d’une seule phrase.
Bises à toutes et tous
Je vais lire le livre ET je vais chercher le blog de la bureautière car ça m’interesse au plus haut point.
Je suis fonctionnaire (enfin « assimilée » fonctionnaire dans la fonction hospitalière) et je peux vous certifier que bien des postes sont effectivement peu utiles ; bien évidemment je ne parle pas de mes collègues « soignants » (infirmiers, aide-soignantes, agents de service, médecins, enfin tous ceux qui soignent) mais des administratifs… Dans l’hôpital où je travaille, nous avons plus d’une 15aine de directeurs de ci, de ça, de l’autre sans parler du personnel derrière… Je ne vous dis pas la lourdeur de la machine quand il faut demander quelque chose. Je connais des secrétariats où les filles ont le temps de lire Cosmopolitan et autres, où ça boit le café pendant des heures et d’autres où elles ont à peine le temps d’aller aux toilettes.
Bien sûr ça ne concerne qu’une minorité, je chiffrerais pour ma part à 10 % du personnel administratif mais c’est énorme et sans vouloir épingler le « fonctionnaire », soyons honnêtes : ce que dit Caro de ce qu’elle a lu dans ce livre est très parlant.
En tout cas, moi, ça me pale oh combien !
Biz à toutes
Hello
j’ai lu le livre de Zoé . Il est remarquablement écrit et s’appuie sur une expérience partagée par nombre de fonctionnaires territoriaux. Il ne faut pas y voir une critique des fonctionnaires mais une mise en cause du fonctionnement de certains élus, hélas parfaitement connu de ceux qui travaillent auprès d’eux mais soigneusement planqué dans les méandres des comptes publics.. qui ira vérifier que la réception affichée comme officielle était donnée à titre privé pour fêter le pacs d’un directeur ???
c’est le livre d’une idéaliste confrontée à la dure réalité … Courage Zoé.
Bonjour Caro, pourrais tu si le blog de ZOE existe toujours, mettre un lien vers celui là pour qu’on puisse y accéder.
Merci beaucoup car je le cherche depuis ce matin mais impossible de remettre la main dessus.
Hey! L’a pas fini de faire parler de lui, ce bouquin! ;O)
Je suis une pure fonctionnaire, et dans l’administration scolaire, qui plus est (et oui, il n’y a pas que des profs dans l’Education Nationale, trop fou, hein?). Alors bon, des blagues pas drôles et des sourires en coin, j’en ai essuyé…
Mais je tenais à dire que j’ai suivi le blog de La Bureautière du temps où il était public, et elle a effectivement une plume de très grande qualité, un bel esprit d’analyse, et le recul nécessaire pour ne jamais généraliser.
J’ai reconnu dans ses descriptions des personnes croisées sur mon chemin, et je ne me suis jamais sentie insultée.
Par contre, je suis d’accord sur le choix de la couverture et des sous-titres qui vont forcément donner du grain à moudre aux anti-fonctionnaires…
Mais quelque chose me dit que la Bureautière n’y est pas pour grand-chose dans ce choix…
En tout cas, bravo à toi, Zoé !
je n’aurais pas mieux dit!
une toute petite remarque grammaticale, en catimini : »on m’avait expliqué sans sciller que c’était toutes les relations professionnelles qui allaient s’en trouver chambouler » : chamboulées. Je me sauve, personne ne m’a lue… c’est juste pour que le post soit parfait.
Bon alors. 1) Je crois que Zoé elle même n’a pas spécialement apprécié la couv et la mise en avant de l’éditeur qui a voulu vendre avant tout. 2)mon billet est il me semble assez explicite et clair, il n’est nullement question de pilonner la fonction publique, je suis fille de prof et amie d’un bon nombre d’instits et ai plusieurs fois failli intégrer la fonction publique, j’ai aussi manifesté plus d’une fois pour sa sauvegarde et posé bon nombre de jours de congés pour soutenir les grèves des enseignants de mes enfants. 3)Ce que je dis sur cette collectivité est hélas le sommet de l’iceberg, c’était un film, j’avais l’impression d’être dans un monde fictif, je ne dis absolument pas que c’est partout pareil, mais vraiment, là, j’ai halluciné. Et je le répète, je crois que c’est l’immensité de la structure qui crée ces inerties. 4)Le livre de la bureautière vaut le détour, il est en effet bcp plus une attaque contre son élu et ses sbires que contre l’administration en tant que telle et n’est absolument pas prétentieux. 5)J’aimerais VRAIMENT que ce billet ne soit pas l’occasion d’un déversoir anti et pro fonctionnaires, je sais que les profs travaillent, je sais que les banquiers ne sont pas tous pourris, que les journalistes ne sont pas tous avides de scoop puants, etc etc etc. Donc s’il vous plait, je comprends que certains d’entre vous soient exténués par les campagnes de dénigrement contre leur profession. Mais je vous assure que ce n’est pas l’objectif de ce livre. Surtout, il a été écrit par une fidèle de la première heure de ce blog, quelqu’un que je ne connais pas mais à qui je tiens, et je n’ai pas très envie que le débat tourne au pugilat…
Je termine en confirmant que moi non plus je n’aime pas ce « paradoxe DU fonctionnaire » et que « absolument débordée » me semble suffire comme titre. Mais je ne suis pas éditrice…
Juste pour confirmer, faisant partie d’une énorme structure privée, que c’est EXACTEMENT la même chose ! Sauf que, et c’est probablement ce qui m’énerve le plus dans ma boite, la plupart de mes collègues critiquent gaiement les fonctionnaires qui n’en foutent pas une rame… autour d’une pause café de deux heures ;-))
Je n’aime pas ce titre, mais lirai le bouquin, c’est sûr !
Merci Caro, mes amitiés à Zoé, je ne la vise pas du tout, encore une fois… c’est le sous-titre qui m’a fait tiquer, comme beaucoup ici… l’éditeur n’a pas eu de scrupules à surfer sur la vague… je précise aussi que je n’ai absolument jamais lu ici ce genre de propos de ta part (je me permets de dire « tu » ;-))… bon je vais peut être le lire en fin de compte !
Moi aussi je suis parfois excédée par des gens qui ne fichent rien, qui savent par contre bien se faire mousser, qui sont parfois les plus protégés par la hiérarchie etc… j’en connais quelques uns – pas beaucoup (genre je lâche mes élèves systématiquement 5 minutes avant la fin du cours parce que ça me permet d’arriver prems à la machine à café)… et ils n’ont jamais de problèmes… j’enrage !
merci caroline de préciser quelque éléments
cela aurait vallu peut être un EDit, sur le fait que Zoé Shepard, n’ait pas apprécié ce quel’éditeur en a fait …
mais montre bien, les tendance à vouloir sortir des choses intéressantes, du contexte dans lequel c’est écrit.
je suis cadre assimilée fonctionnaire, dans un établissement public, que je ne citerai pas, qui va bien, très bien, trop bien, on embauche, parce qu’on nous a donné des objectifs très très hauts. Nous subissons une pression importante depuis 1 an, et ça va durer de plus en plus, on nous a mis en place une « ligne verte » d’écoute en cas de stress psychologique au travail, comme par hasard depuis 2 mois … un questionnaire sur le stress …
nous badgeons depuis les 35 heures, (puisque nous en faisons 39, avec RTT normal) certains chefs, lors de l’entretien d’objectif annuels, valorisent, ceux, qui ont « perdus » le plus d’heures, chaque mois. (chaque mois, si on fait des heures supp, comptabilisées par le badge, au de là d’un certain nombre (12) elles sont perdues, le 31, tu as 50 euros, le 1er, 12.
mais plus tu en perds, mieux tu es vue, moins tu prends de jours enfants malade idem. Sachant que ceci conditionne les augmentations. à côté de cela, oui, j’ai un exemple près de moi, où certains n’en foutent pas une ramée, mais ce n’est pas la majorité, loin de là.
Et je déplore juste que on montre du doigts ceux-là, qu’on les stigmatise, et que de fait, on en parle en généralisant …
Car même si tu défends les fonctionnaires, comme fille de prof etc … là, ce n’est pas une fiction sur une nana qui se retrouve dans un service où elle regarde les choses, c’est « LE paradoxe DU fonctionnaire »
Comment après ce titre, défendre que « il ne s’agit pas de généraliser » … C’est ce qui est fait !! ET forcément, ceux qui comme moi, sont « dedans » et voient les choses différemment … on n’apprécie pas vraiment … et tu ne pourras empêcher aujourd’hui d’avoir de nombreux commentaires qui sont intenses, car cela touchent de près certains d’entre nous, cela n’empêche pas d’aimer fortement ce que tu fais …
bien entendu je ne disais pas 50 euros mais 50 heures … le fric le fric 🙂 désolé
C’est triste à dire, mais face à l’éditeur, l’auteur n’a aucun poids, sauf à être Marc Lévy ou Anna Gavalda. Je suis persuadée que Zoé a dû accepter à contrecoeur ce type de mise en avant pour voir son texte publié. Mais si refuse absolument toute compromission avec le grand Kapital, on ne fait hélas plus grand-chose aujourd’hui… je pense qu’il faut s’abstenir de juger.
PS : Caro les banquiers SONT tous pourris 😉 Blague à part, je comprends qu’on soit exaspéré par les campagnes permanentes de dénigrement à l’encontre de certaines professions, mais est-ce une raison pour en arriver à souhaiter une sorte de censure ? Il faut bien sûr s’exprimer librement, et essayer d’avoir confiance dans le lectorat pour faire la part des choses.
L’article sur Grazia m’avait interpellé, ce post encore plus !
Je sens que je vais aller faire un tour chez le libraire ce midi^^
Justement j’ai lu des extraits dans un magazine qui en parlait fort bien et je voulais l’acheter. Ton avis ne fait que me conforter dans mon objectif !!
Je ne commente pas souvent mais te lis tous les jours caroline et je voulais te dire bravo pour tout : ton humour, tes billets, tout quoi ! Continue surtout !!!
Ouais c’est clair que ça va être difficile aujourd’hui… Bon comme beaucoup j’adore la bureautière depuis sa découverte un peu par hasard… j’ai vécu de très près ce dont elle parle du côté « gang des chiottards »… donc sans être fonctionnaire… sinon je serai pas en ce moment même une fidèle du pôle emploi… j’ai moi aussi laissé beaucoup de mes illusions dans cette expérience en collectivité territoriale et pourtant beaucoup de personnes qui y travaillent sont réellement investies par des valeurs de service public à défendre… beaucoup d’élus aussi veulent faire le mieux possible malheureusement d’autres ne sont que des pros de la politique, prêts à tout pour garder leur fonction… ça nécessiterait un grand dépoussiérage du statut des élus en France et puis ça nécessiterait que beaucoup d’autres français s’investissent en politique… finalement on a les élus que l’on mérite…
Par ailleurs, fille, sœur et belle fille de fonctionnaires, je n’ai jamais vu les fonctionnaires autrement que comme des bosseurs acharnés… J’ai aussi côtoyé de près la très grande entreprise archi privée et c’est vrai que ce sont les mêmes mécanismes de dé-responsabilisation qui se mettent en place…
Tout ça pour dire quoi ??? Ben comme beaucoup qui la connaisse par ses écrits je pense que Zoé doit être bien tourneboulée que son bouquin puisse devenir un brûlot anti-fonctionnaires… Toute jeune et naïve auteure (enfin c’est ce que je crois ressentir), elle n’a pas pu, pas réussi à imposer une autre couverture, un autre traitement de la promo de son bouquin, de plus elle doit conserver j’imagine l’anonymat par devoir de réserve, elle risque gros… Et l’éditeur semble s’en donner à coeur joie dans l’exploitation de l’anti-fonctionnaire primaire qui est de bon ton aujourd’hui… Ce doit être une horreur de pouvoir être assimilée à un agent de notre zizi 1er ou de son fidèle troubadour le frédo lefevre voire même une amie de zemmour…
Je reste convaincue que Zoé est tout sauf ça !!! j’espère qu’elle ne sera pas trahie par ses propres mots … Courage et bravo pour le bouquin que je vais lire, même si il va falloir que je me fasse violence pour dépasser le titre et surtout le bandeau putain quand même !
Je n’ai plus jamais le temps de commenter ces derniers temps mais j’ai tellement aimé le livré de La Bureautière, qu’au delà de toutes les polémiques sur les fonctionnaires, je voudrais prendre mon clavier et surtout dire que c’est un livre qu’on ne lâche pas, qu’on se gondole comme une baleine et que bon sang de bois (oui je suis un peu obsolète en matière d’expression)c’est vraiment bien écrit. Bon et puis en vraie j’adore le blog de La Bureautière j’y est retrouvé son esprit (parfaitement tordu) de »fille de Greg House MD » . Elle aurait pu parler de la reproduction des mammifères en zone tempérée que j’aurais quand même lu son livre. Parce qu’une fille intelligente, drôle et cultivée (et en plus super belle, ouais je sais maintenant vous la détestez toutes) qui écrit c’est quand même 4 heures de pure plaisir dans le fond du canapé.
PAR AILLEURS spéciale dédicace à l’auteurE de ce blog: sans Caroline je n’aurais peut être jamais découvert le blog de La Bureautière il y a 3 ans et pour ça, en plus de tout le reste, merci…
Ah be oui en plus elle est belle Zoé et pis bien fichue… Y’en a qu’on toutes les chances 😉
merci d’organiser une petite quête via PAY PAL pour me payer des cours d’orthographe et de relecture.
A Vot’bon coeur!
Eh voilà ! je l’ai commandé pour la bibliothèque où je travaille 🙂
Hello, le livre de Zoé je l’ai lu, relu et recommandé parce que comme tranche de rire, parfois jaune oui c’est vrai, c’est bon et ce qui peut faire du bien en ce moment faut le faire connaître.
Le bandeau ben quand tu t’appelle Zoé, que tu as envoyé un manuscrit juste comme ça pour voir parce qu’on te serine que « tu devrais écrire un livre » et qu’Albin Michel accepte de te publier, tu n’as pas trop le choix et tu dois bien faire avec.
En plus la campagne de com avait commencé fort, des extraits en avant première dans le Figaro, sans laisser la parole à l’auteure, et un passage chez Morandini avec les auditeurs en direct, ça a du être très violent parce que clairement elle ne s’y attendais pas à ce déferlement de rage, oui y a sans doute un poil de naïveté qui traine mais on ne peut lui reprocher 😉
Déjà dans son blog elle s’attachait à toujours préciser que TOUS ne sont pas comme ça, mais dans son livre elle persiste et signe 😉
Pour bosser dans l’ombre d’un collectivité territoriale oui j’ai bien l’occasion de voir les dérives, notre directrice est issue du gang des chiotards et ben y a des jours où ça se voit un peu trop à notre gout… Par contre une partie des cadres et les « petits » font tourner la machine pour que passe sans trop casser…
Quand au rien-foutage et brassage de vent dés qu’une entreprise prend de l’ampleur ça se rencontre, que ce soit dans le privé ou le public, ce qui énerve dans le public c’est que sont nos impôts qui paie ces éoliennes à deux pattes avec de grandes idées complétement utopiques et/ou disproportionnées alors que des solutions simples mais moins médiatiques ou ne favorisant pas les copains seraient possibles…
Mais bon…
En tout cas il ressort un mal être liée à cette situation chez Zoé et elle a réussi à prendre la plume et nous en faire rire plutôt que de sombrer, elle reste attentive malgré le côté lénifiant de ce genre de situation et ça ma foi c’est bon 😉
On peut lui souhaiter deux trucs, trouver un poste plus en adéquation avec ses attentes et capacités et surtout, mais là je vais être vache parce que c’est pour mon plaisir, un second livre pour qu’elle continue à se soulager et nous à rigoler…
Pour avoir bosser dans les services administratifs d’un hôpital, dans la cuisine d’une crèche, comme prof de lycée et maintenant côtoyer ce charmant monde qu’est l’armée (ouf, plus pour longtemps), le service de l’Etat et du public, je crois en avoir une idée… Et perso, ce qui me frappe, c’est que si la fonction publique ou assimilée peut parfois donner cette impression d’un repère de feignants ou de tire-au-flanc (ce qui est faux, bien entendu et j’en sais aussi qqch!), c’est certainement parce que c’est aujourd’hui le dernier endroit où atterrissent des gens en grande difficulté (absence de diplômes, pbs psy, pbs familiaux) qu’on veut qu’elle resocialise par le travail (je pense en particulier au prolétariat de la fonction publique), parce que les grandes entreprises ne veulent plus le faire. Donc on demande à la fonction publique de gérer des gens pr qui le rapport au travail est souvent très complexe et en même temps, on lui demande de faire du chiffre…Pas étonnant ensuite que l’ambition ait du mal à être atteinte.
Et pour finir, je bosse actuellement avec des militaires, dont on pourrait croire que s’il y a bien un endroit où il n’y a pas de tire-au-flanc, c’est là…Et bien en fait, c’est comme dans toute société humaine, c’est conflictuel, y’a des dévoués, des pédants, des feignants et il faut gérer.
Je ne sais pas si je lirais le livre mais ce que je sais, c’est que le monde du travail n’est rose pour personne, ça dépend des jours, des boîtes,du chef et que la FP, pas plus qu’une autre n’est exempte de ces travers. Sauf que comme c’est plus gros (et que certains sont idéologiquement opposés au concept même de service public), ben c’est de ça qu’on parle!
je trouve ton commentaire très pertinent, annedebretagne. Merci aussi à cécile une quadra pour son avis éclairé. Encore une fois, moi j’ai vu dans ce livre une critique du monde du travail, violent et injuste, mettant sur un piedestal souvent les moins méritants. Le faire savoir est plus apprécié que le savoir faire et ça, moi, ça me pose un vrai problème, dans l’absolu…
Pareil que toi, marieatoutprix, en plus, pour l’avoir entendu à la radio, j’ai vraiment la même impression.
En plus, ça me déçoit beaucoup de lire ça ICI sur ce blog. Car je ne pense pas que tu en aurais parlé, caro, si tu n’avais pas « connu l’auteur. Donc, pour ma part, je sais que ça ne va pas plaire mais je suis drôlement déçue.
Wahou, elle te remercie en plus à la fin du livre Caro dit une autre zoé la libraire ( moi en l’occurence!) le livre semble vraiment bien et chez nous il se vend bien! Et son blog est trop bien!!
je suis bien partie pour être fctaire ou travailler pour la Sécu, je suis fille de fonctionnaires (oui, on se reproduit entre nous, apparemment!), et mon père déteste les profs (et il y en a plusieurs dans sa famille!)
il n’y a pas mal de critiques assez injustes,mais pour y avoir effectué des stages, c’est évident que le poids de la hiérarchie,le manque de matos, etc, ça donne pfs l’impression d’être Sisyphe, n’empêche le passage des Douze travaux d’Astérix dans la Maison des Fus m’a toujorus fait mourir de rire;
le bouquin a l’air pas mal, et je ne crois pas que son but soit de soutenir notre chez Président, ça me donne envie d’y jeter un coup d’oeil!
enfin, il n’y a pas très longtemps, en cours, un intervenant nous a fait une diatribe assez sarcastique contre les généralistes et les pharmaciens (rapport au déficit de la branche maladie)
dans ma classe un paquet de fils de médecins qui en ont râlé les jours suivants, je me marrais intérieurement après des années à rire jjaune aux blagues anti-fonctionnaires, j’ai eu (un peu) ma revanche…
(et j’espère que quand les gens critiquent un profession ou une corporation, ils balaient d’abord devant leur porte, ça m’empêchera pas de (sou)rire aux blagues de fonctionnaires!
ah si, une blangue contre les fonctionnaires (et je rappelle que dans mon cas, ça s’appelle de l’autodérision)
Pourquoi il n’y a pas d’épidémie de Sida chez les fonctionnaires?
Parce que chez les fonctionnaires, il y a 75% de branleurs et 25% de lèche-culs!!
😉
Très envie de le lire! Et entièrement d’accord, c’est la lourdeur de la machine qui crée ces attitudes. J’ai travaillé pour une groooosse entreprise privée et c’est la même que dans la fonction publique. Des fainéants, des gros bosseurs, des chefs cons, des chefs cools. Je m’étonne toujours de la susceptibilité du fonctionnaire moyen. Quand on est droit dans ses bottes, les commentaires désobligeants, on s’en fout non? A l’identique, je suis toujours effarée des discours jaloux des salariés de petites boîtes. Ben passez les concours! Mon frère est instit et a la décence de reconnaître que question horaires & vacances, c’est cool. Mais il a le salaire qui va avec. Et aucune évolution de carrière possible. C’est son choix, il est très cool avec. Perso, je bosse dans le privé, je fais énormément d’heures mais j’ai de très jolies primes et avantages qui font que je l’accepte. Et je suis cool avec. Et je ne me pose pas en victime!
C’est exactement comme le même universel débat entre « mère au foyer » & « mère qui bosse ». D’où vient ce besoin qu’ont certains de vouloir qu’on les plaigne? Que leur vie est plus difficile que celle du voisin? Moi je bosse et si demain je voulais (et pouvais!) m’arrêter, on pourrait toujours me traiter de faignasse! Ca me ferait doucement rigoler et je reprendrai un gâteau en me vautrant sur mon canapé! Comme je rigole doucement aujourd’hui quand on me dit parfois que je privilégie ma carrière et que j’abandonne mes enfants.
Cette nana a écrit un bouquin sur son quotidien. Pourquoi y voir de l’amalgame? Un peu d’honnêteté, oui les grosses structures autorisent des comportements à la cool. Et tu sais quoi? Qu’ils en profitent! 🙂
intelligente, drôle, et cultivée (et super belle)
comme quoi, dans la fonction publique, on ne recrute que les meilleurs!
;)))
Marlène, tu as bien le droit d’être déçue. En revanche, merci de ne pas juger de ce que j’aurais fait si je n’avais pas connu l’auteur, il me semble que ça c’est pour le coup un procès d’intention. Par ailleurs, tu cotoies assez souvent la bureautière sur ces pages pour savoir que ce n’est pas une prétentieuse, donc merci de ne pas vous livrer à des attaques sur la personne. Ok pour le débat sur pro ou contre la fonction publique, mais pour le reste, non.
Sophissime, totalement, mais alors totalement en phase avec ton comm. lollipop aussi, d’ailleurs…
Et tu as le droit de penser ça même si ce n’est pas le cas….
Par contre, je suis OK avec toi pour « grazzia » qui est de 100 coudée supérieure aux autres magazines.
Alors je reprends mon propos (4ème ou 5ème com…) Je précise bien que j’ai été « agacée » dans un 1er temps, que j’ai compris le propos en continuant l’article et que je n’aime pas, je le confirme les ACCROCHES ÉDITORIALES (du genre du bandeau rouge sur les 35 heures… par moi) qui sont juste démagogiques et commerciales. Je comprends bien que c’est le fait de l’éditeur et non de Zoé… mais je n’aime pas non plus le sous titre… Je comprends tout à fait que tu ne souhaites pas de déchaînement sur ton blog, bien sûr. Seulement, ces accroches dénaturent (volontairement ?) le propos de l’auteur, c’est dommage!
A propose de BBeauty … désolée, je reste futilement branchouillée mode – j’ai aussi appris que notre grande Kaoutar mannequin grande taille de choc française lançait elle aussi une collec capsule avec Jean-Marc Philippe. Comme quoi heureusement que ces nanas sont là pour expliquer à nos kings du prêt à porter comment tailler des vêtements pour nos booties rondouillards …
geneviève, pas de soucis, j’avais bien compris…
Je suis « fonctionnaire » (faire comme le titre du livre une catégorie générale, « le fonctionnaire », est totalement idiot, autant que construire une catégorie homogène « le gens du privé »): les 35h, elles sont bien souvent faites pour moi le mercredi soir et je travaille quasiment tous les week-end (je gagne 1800 euros par mois, c’est très correct, mais ça fait pas beaucoup de l’heure). Non, je ne peux pas faire moins, non je ne suis pas une névrosée du travail, tous mes collègues font la même chose, et non je ne suis pas dans un établissement étrange, il y en a une centaine en France. Tout ça pour dire que, comme d’autres l’ont déjà souligné dans ces commentaires, je n’ai absolument aucun sens de l’humour quand il s’agit de casser du sucre sur le dos des « fonctionnaires », ce que fait ce livre, uniquement par son titre (je ne parle même pas du bandeau honteusement mensonger). C’est peut-être mieux à l’intérieur, je n’en sais rien, ce que je sais c’est que déjà la couverture fait du mal et le fait bêtement. Elle participe de deux tendances actuelles dangereuses et lamentables, bien représentées par la droite au pouvoir mais pas seulement malheureusement, comme le prouvent le livre et tout ceux qui ne voient pas le problème qu’il pose : une tendance à stigmatiser une certaine « catégorie » de personnes (catégorie sociale, professionnelle, une origine etc. peu importe, le processus est le même, la généralisation bête) dont on ne fait pas partie bien évidemment et sur qui on tape, dont on se moque, que l’on rend responsable de certains maux etc. et une tendance, au mieux au préjugé irréfléchi, au pire au mensonge. La société de communication d’aujourd’hui permet à certains de dire n’importe quoi, tant que ça flatte une certaine opinion publique. Je travaille énormément, en raison d’un haute idée du service public, et ça m’écoeure de recevoir du mépris, balancé aussi facilement. Encore une fois, le préjugé est dangereux… je ne pensais pas qu’il était encouragé sur ce blog.
bossant dans une tres grosse boite qui plus est française (= surtout il ne faut pas virer les gens, tant pis si ils sont incompétents)…..je confirme qu’il y a aussi chez nous des gens avesc la mentalite fonctionnaire dans tout ce qu’elle peut avoir de négatif (attention loin de moi aussi l’idée de casser systéatiquement du sucre sur le dos des fonctionnaire il y ena heureusement des fabuleux. En revanche c’est rarement ceux-la qui sont mis en avant!)
Bref je digresse. Je suis quasi quotidiennement effarée des réactions de certains collègues….quand ils frolent la pre retraite, j’arrive encore à les excuser, mais quand ils sont plus jeunes que moi ca me defrise grave….pas plus tard qu’il y a dix jours un petit jeunot me l’a faite : c’est pas moi c’est les autres…..et merde si on a tous du boulot dans cette boite c’est bien parce qu’on a des clients…arggh…..ca m’a foutu les boules hyper grave, d’ailleurs 10 jours plus tard celui là je l’ai toujours pas digéré et je vais me le faire à ma première occase!
Merde et pardon pour le ton virulent mais je me rends compte que cela m’a miné plus que je ne voulais l’admettre. D’ecrire ces lignes j’en ai encore le ventre qui se noud!
Ah mais punaise je suis passée à côté de ça!
Dis donc la bureautière, tu aurais quand même pu faire ta retape! t’as mon mail! je suis hautement concernée par tout ça, moi!
Félicitations à toi, Bureautière!
Je le commande. Je te dirai.
Entre Réjault (qui a quand même réussi à me faire chouiner, la vache), Shepard, Desages…BB, ça en fait des talents révélés!
Bbeauty, au fait, elle ales yeux bruns dans le « elle », et quels yeux! Elle est vraiment splendide, cette fille.
La Bureautière, tu as changé les noms ou Coconne est restée Coconne?
Ah, et je suis fonctionnaire, aussi. Ce que je dénoncerai volontiers, ce sont les centaines de milliers d’heures passées à faire et défaire ce qu’on a fait la veille, pour coller à la politique du jour ou de l’heure. C’est épuisant, ça prend facile 12 à 15 heures par jour, ça déborde sur les WE, et c’est (à mon avis de grouillotte de base) totalement inutile. Mais bon, ça fait bien de rester jusqu’à minuit. Nos députés et sénateurs l’ont bien compris, avec les séances de nuit…
En revanche, ça me saoule autant, quand quelqu’un ose parler des fonctionnaires, en bien ou en mal, que ceux qui s’estiment visés/ lésés/ offusqués crient au scandale pour expliquer que dans la fonction publique tout le monde bosse comme une brute. ça me fait penser aux débats sur l’allaitement.
Parce que oui, il y a de vrais scandales dans la fonction publique, ce qui est pas des masses admissible, parce que c’est de l’argent public, que tous nous suons individuellement. Et le scandale, c’est parfois de dénoncer opportunément certains services publics (on ne me dira pas que le rapport de la cour des comptes incendiaire qui sort sur l’AP-HP ne jouera aucun rôle dans le démantèlement de certains hôpitaux parisiens, et que si quelquefois on a du mal à savoir où exactement se trouvent certains personnels pendant leur journée de travail, il n’est pas forcément nécessaire d’en aboutir à fermer l’hôpital. Parce que la perte de chance est réelle pour le patient.
Une dernière chose : ce n’est pas possible de dire « mais arrêtez de critiquer! Ce livre ne fait absolument rien de mal! ». Ou alors on est un bon nombre à être susceptibles aujourd’hui… Le nombre de réactions allant dans le même sens montre que ce livre (dans son entier, la couverture fait partie d’un livre et si Zoé trouvait que le titre était honteux, bordel quand même, fallait pas le publier!) blesse.
Hey, Odrai, rien à voir mais moi aussi je dis « bon sang de bois »! et puis « punaise de bonsoir » aussi!
Mais en vrai, le plus souvent, je jure commme une charretière!
*Fin du HS*
Pour Marlène : J’ai envoyé il y a un an ou deux un livre que je venias d’écrire à Caroline, dont je lisais le blog régulièrement, car c’était un roman sur les questions de poids et l’estime de soi. J’avais eu son adresse par une amie commune qui m’avait d’ailleurs fait découvrir ce blog bien plutôt. Caro n’a pas fait de billet sur mon livre, et pourtant, je sais toute l’amitié qu’elle porte à cettte amie commune, et tout le respect qu’elle a pour ses lectrices (je commente parfois). Je crois donc vraiment qu’il ne faut pas voir de copinage dans ce billet.
Je suis fonctionnaire et je travaille dans une entreprise (La Poste pour ne pas la citer) où le personnel est soit fonctionnaire soit salarié de droit privé… ce n’est pas le statut des gens qui fait qu’ils bossent ou non, c’est effectivement l’organisation et la lourdeur de l’entreprise.
En 10 ans de carrière, j’ai occupé 4 postes différents avec une quantité de travail très variable selon les fonctions : des 50 heures par semaine quand j’étais chef d’établissement (+ la pression et le stress) aux petites 35 heures actuelles sur un poste plus administratif…
Tout ça pour confirmer ce que beaucoup ont déjà écrit qu’il n’y a pas un fonctionnaire type ni un salarié type mais des gens qui travaillent plus ou moins dans des organisations plus ou moins performantes.
Lide, je n’ai jamais dit « arrêtez de critiquer », j’ai dit « pas d’attaques personnelles ». Après, as-tu lu le livre ? Parce que le « dans son entier » implique pour moi que oui. Et si tu l’as lu, alors tu sais très bien que le contenu n’est pas un brûlot contre les fonctionnaires. C’est sûr qu’elle aurait probablement du refuser le bandeau et le sous-titre. Après, c’est un premier bouquin et je sais que c’est extrèmement difficile d’avoir son mot à dire avec un éditeur aussi gros qu’albin michel. Mais vraiment, je t’encourage à le lire, il n’a rien, mais rien d’une attaque rangée contre l’ensemble des fonctionnaires.
Loop, je suis tellement, mais tellement d’accord avec ce que tu dis sur le rapport de la cour des comptes et l’AP HP… c’est à chaque fois le même scénario, hélas…
Bon, je savais bien que je susciterais le débat, assumons…
Perso, j’ajoute que je ne trouve pas plus malin de critiquer les médecins généralistes….un peu de solidarité entre les différents corps de métier ne ferait pas de mal….et je précise que j’ai beau travailler dans une mairie, je ne suis pas fonctionnaire…parce que les fonctionnaires, il y en a de moins en moins.
Ben oui…:) Je trouve personnellement que vous êtes un paquet à être débordées aujourd’hui.
Et tu sais le truc marrant qui va se passer?
A un moment ou à un autre, quelqu’un va dire « hého les fonctionnaires sois-disant débordées! Vous trouvez bien le temps de venir donner votre avis ici! »
Et on va encore plus rigoler quand subitement tout le monde sera en RTT ou en vacances ou en récup de 15 we de boulot.
Alors moi je le dis clairement: je suis au boulot et entre 2 dossiers je vais sur des blogs que j’aime. Et tu peux bien penser que c’est une honte et que je suis la seule en France à oser faire ça et que jamais un fonctionnaire n’oserait! 🙂
Allez, personne ne travaille au fond d’une mine avec un sandwich au thon pour salaire. Il y a des avantages dans toutes les corporations et les inconvénients qui vont avec.
On respire, on se détend et on va se boire un petit café!
Ha oui, pour finir (mazette, je n’ai rien à faire aujourd’hui!), il s’appelait comment le bouquin de la nana de France Télécom (je crois) qui listait toutes les manières de glander au bureau? Ya pas eu grève générale des salariés de FT pour protester! Un peu d’humour mesdames que diable!
rien de mieux doloqui… Et Sophie, ça fait partie de mes regrets de ne pas en avoir parlé, c’est arrivé à une époque où j’étais sous l’eau et c’est passé à la trappe. Mais je l’ai aimé, en plus, ton livre. Et si ce n’est pas trop tard, j’en parlerai un de ces jours…
Mais là où tu as raison, c’est que si j’avais détesté le livre de la bureautière, je n’en aurais pas parlé. Et j’ai des réserves sur le titre et la couv. Mais je n’ai pas voulu m’arrêter là parce que justement, je connais l’auteur et son blog et que je ne pouvais pas penser que son livre ne soit que ça…
at, c’est moi !!!! Erreur de frappe: !!!
le probleme est toujours de faier de cas particuliers des généralités et vendre des livres sur les fonctionnaires c’est un peu facile.. je propose à la bureautière de passer une seule journée avec moi , une seule …et on verra …
on critique on critique , est ce qu’on parle de nos salaires , bac +4 , dix ans dans la fonction publique et 1500 euros par mois …
je trouve ca facile ..
désolée Caro on n’est pas obligée je pense d’etre toujours en accord avec toi .
je deteste personnellement les généralités , les phrases bateaux pour vendre ..je ne savais pas qu’un éditeur imposait des phrases de couv aux auteurs , faut arreter l’hypocrisie !!!
sophissime ;-))))
C’est bon Caro, j’ai trouvé l’adresse du blog, grâce à son auteur, qui a bien voulu m’y invité gracieusement. UN GRAND MERCI !
Je trouve le sujet du livre très intéressant, sans doute parce qu’étant fonctionnaire je me sens fort concerné par le récit.
Pour les courageux de la fonction publique, il n’est pas simple (j’ai déjà essayé) de dire à sa chef qu’on aimerait avoir un peu plus de boulot à faire.
Et surtout, les menaces peuvent te tomber dessus rapidement.
Voici mon exemple, lorsque j’allais réclamer du travail, mes collègues (les plus anciennes) arrivaient ensuite à me reprocher les réformes de l’Etat et la suppression du nombre de fonctionnaire dues en partie à des gens comme moi qui en font trop.
Et oui, parce qu’au quotidien, je prouve en travaillant normalement qu’un seul fonctionnaire suffirait là où aujourd’hui y’en a deux. Je ne parle pas du personnel des hôpitaux ou de l’enseignement : secteurs d’activité où il faudrait plutôt multiplier les effectifs par deux.
Voilà d’ailleurs ce que j’écrivais hier à ma sœur pour lui raconter ma journée : « 14h10, aujourd’hui je suis tellement débordée au boulot, (j’ai en charge deux dossiers de 10 feuilles à trier et j’ai bien mis deux papiers à la poubelle depuis ce matin) ce qui fait que je n’ai pas eu le temps de t’appeler et puis surtout ma chef à pris son poste debout à coté du radiateur pour papoter, il semble qu’elle n’ait rien à faire ou rien envie de faire aujourd’hui ! Et puis avec une moyenne de trois irruptions par demi-heure dans mon bureau (pour rien dire en plus !) il est difficile de faire autre chose que semblant de travailler ! Et déjà ca c’est dur ! Un autre jour (quand vraiment y’aura plus rien à mettre à la poubelle) je t’exposerai tous les stratagèmes que j’invente pour donner aux autres l’impression que je bosse… !). »
J’ai honte, mais ne me jugez pas, mais j’ai bien l’intention de m’en sortir…
ah, j’ai cru que c’était encore un autre pseudo, marlène…
manue, tu n’as pas à être désolée, je ne cherche pas à être d’accord avec tout le monde. Maintenant, je pense que la bureautière sait de quoi elle parle, comme toi tu sais de quoi tu parles. L’erreur a été de ne pas sous-titrer « mon expérience dans UNE collectivité locale ». Mais sinon, je suis prête à mettre ma main au feu que l’intégralité du contenu est véridique. Ce qui ne signifie pas que ça se passe comme ça partout…
Béa, durant mes six mois dans ce CG, je pense pouvoir dire très honnêtement que je n’ai RIEN fait. Et j’étais très bien payée, contractuelle, mais très bien payée. Je connais aussi des gens qui ne foutent rien chez Danonne, Louréal ou autre…
Récupération quand tu nous tiens ! Il y a toujours quelqu’un pour se servir du travail des autres quand ça ne risque pas leur retomber dessus. Pas de quoi s’en priver !
Certaines scènes dans le livre sont surréalistes, on se rend pas compte quand on est pas fonctinnaire !
Dire que je lisais ces commentaires et je savais pô …Sur le cul, je suis !
l’ennui dans l’administration je la vis , je suis en plein dedans mais j’ai franchement du mal à en rire..ça me déprime même carrément…
Comment ça en plus d’être drôle et intelligente elle est jolie? Retenez-moi, ou j’en fais de la charpie, du fonctionnaire…
@Caro: ça me touche de près, l’hôpital, et j’en suis malade, sans jeu de mot, de ce qui se trame en ce moment dans tous les hôpitaux de France.
Je gagne un mars pour chaque « ! » alors j’en mets plein !!!!
As tu lu le livre ?
Si tu l’as lu et que tu t’es sentie blessée OK, je ne vois pas trop ce qui est blessant à la lecture mais tout le monde ne réagit pas pareil et c’est tant mieux.
Si tu ne l’a pas lu ne parle pas de l’entier du livre, mais de la couverture et du titre, sous titre et/ou bandeau qui te choquent et cela peut se comprendre sans mal.
D’autre part refuser de le publier c’est peut être une option possible si le titre n’était pas la dernière chose mise en place et choisie (avec les photos et dessins de couverture) lorsque tu es édité, et que cela arrive bien après avoir signé le contrat qui ne se casse pas comme ça en le laissant tomber au sol 😉 D’autre part lors de la signature d’un contrat pour un premier livre chez un gros éditeur comme celui-ci je ne suis pas certaine du tout que le jeune auteur ai beaucoup de poids dans les négociations d’un truc qui va avoir un gros impact sur les ventes, ce n’est pas des philanthropes et s’ils peut faire du ramdam (oui je cause français 😉 ) pour aider à vendre ils vont le faire, ce qui est commercialement logique… alors le petit auteur qui vient de débarquer n’a rien à dire car si le bouquin n’est pas rentable qui va en payer les pots cassés ? 😉 Si la campagne de com est trop agressive ben c’est pas grave ça fera vendre, ne serait ce que par curiosité, les bisounours ça n’existe pas 😉
C’est vrai que je n’ai pas lu le livre en entier, seulement des extraits dans un article de journeaux. Surement choisi pour attiser la polémique.
Et peut être que l’ensemble donne une autre impression.
Cela n’empêche que dans les extraits, il y a qui dit que les catégories B et C eux bossaient… Donc les A (les cadres pour les non initiés) ?
Et désolée si j’ai pu paraitre dénigrer l’auteur. Mais dans l’extrait dont je parle plus haut, elle a l’air de trouver ça trop facile de rédiger en 2h une note sur un sujet dont elle ne connait rien avec un énorme dossier à lire. Je ne doute pas que c’est une fille très intelligente ( elle a eu un concours très dure à avoir) mais franchement, pour moi ( et je dis bien pour moi), le ton dans cet extrait était dénigrant.
Même si l’ensemble n’a rien d’une attaque rangée contre les fonctionnaires, il y a bien des passages où certains en prennent pour leur grade.
Alors peut être qu’elle s’est fait avoir sur le bandeau mais franchement, ne se doutait elle pas que certains de ses propos seraient repris contre la fonction publique ?
il y a des commentaires qui me donnent envie d’égorger des bébés Labrador et pourtant j’adoooooore les animaux.
J’avais entendu son interview sur Europe1, et elle avait vraiment insisté sur le fait que ce n’était pas un plaidoyer anti fonctionnaires.
J’ai travaillé presque 7 ans dans une grosse boite (assurances) au service informatique. Hum … franchement pas débordée ! on passait beaucoup de temps à la machine à café, à mater les gens en terrase en bas de l’immeuble … et à jouer au Mahjong ! mon dernier jour de boulot, juste avant de partir pour un long congé mat’, j’ai explosé mon record et j’ai donc fini ma carrière là-bas en apothéose !!!
Plein d’avantages et rien à envier aux satires des fonctionnaires !
🙂 Excellent….
A la sortie de mon IUT j’ai eu la chance d’aller bosser á Eºdf, quelle chance en sortant de l’école. J’étais ravie. Ça n’a pas durer longtemps, le travail fait en 2hrs (c’était pas dur), et quand je demandais qu’est-ce que je pouvais faire parce que j’avais fini, on ne me croyait pas.
J’ai vite chercher autre chose.
Et puis j’ai rencontré Belle maman (enfin, son fils plutôt) une fonctionnaire entrée dans la maison á plus de 30 ans, qui a passé des montagnes de concours, qui pense boulot, boulot et encore boulot. Puis ma belle-soeur, qui fait ses 12hrs de boulot de fonctionnaire par jour qui bosse, bosse, bosse.
Mon opinion a changé, il y a des glandeurs partout.
Et la Bureautière, merci pour ton blog (j’ai perdu mes accès en changeant d’ordi) qui toujours m’a fait mourir de rire dans ses descriptions de gens que j’ai souvent vus dans des boites privées.
Et dans mon dernier job, je passais 7hrs par jour sur l’ordi á lire les blogs…
@Sophissime: Huhu. Bon, moi je ne me sens pas concernée, parce que je suis en congé parental à glandouiller pendant qu’un siège quelconque de fonctionnaire m’attend pendant 3 ans, avec la moitié de l’avancement. Donc tu vois, pouic pouic. Même pas mal.
Sinon j’ai intimement connu des gens qui étaient parfaitement capables, certains volontairement, d’autres pas, de mettre 15 jours à la bâcler, la note faisable avec le même niveau d’investissement en 2 heures. Et avec le même résultat à la fin: travail inutile, parce que jamais lu, et que finalement celui qui a commandé la note n’a in fine pas parlé du sujet, ou a dealé autre chose…Ou que c’était trop tard.
Souvent, le boulot jugé gravement inepte et inutile est bâclé. Enfin, j’espère qu’il l’est. ça dégage du temps pour le vrai. Tout ce que j’espère, moi, c’est que ceux qui, fonctionnaires ou pas, ont à dealer avec la vraie vie des gens, et non pas juste à résumer un dossier sur le concept de partenariat public/privé pour la gestion des parcs de stationnement en milieu urbanisé, prennent le temps de regarder les dossiers. Et plus j’avance, moi, dans les vrais dossiers de la vraie vie des gens, plus je me rends compte que ce n’est pas le cas.
Bref, après je la boucle: le tollé soulevé par le moindre propos sur les fonctionnaires et ce qui se passe ici ne déroge pas à la règle révèle en fait tout le mal-être de ces gens (souvent profs ou soignants) qui se sentent dévalorisés, déconsidérés à la fois par leurs « clients » et leur employeur. A relire les posts, on se rend compte que ce qui est dénoncé, c’est le manque de considération, le sentiment d’inutilité parfois, parce que les moyens manquent, ou que les missions qui nous sont confiées nous paraissent totalement inadaptées aux situations, ou encore que nous avons l’impression de travailler non pour les citoyens, mais pour auto-alimenter la grosse machine, l’administration étant particulièrement inventive dans l’art de générer du travail pour elle-même.
Tout cela signe un énorme décalage entre l’Etat, l’école, l’hôpital, et la vraie vie, entre les méthodes de management qui nous sont appliquées (et qui en général ont échoué 10 ans avant dans le privé) et ce qu’il faudrait faire pour rendre notre action réellement efficace, entre les moyens qui nous sont donnés, et ceux qu’il faudrait mettre sur la table.
Je vais le lire, le bouquin, mais je te fiche mon billet qu’elle ne dit pas autre chose, la Zoé. (en mieux, c’est sûr)
Alors… Je fais partie de la majorité silencieuse de ce blog, je le suis depuis un bon moment et je ne commente jamais. J’ai failli, hein, surtout pour le champagne, les bulles m’ont chatouillée, mais comme je suis tombée dedans quand j’étais petite… Bref.
Je suis bibliothécaire, fonctionnaire car j’ai eu la chance d’avoir des concours. Autant dire que les vannes sur le statut et sur le métier, je connais par coeur. Dix ans d’expérience, à la fois dans des « usines à gaz » hyper hiérarchisées ou dans des structures plus petites, voire microscopiques. Je ne vais pas faire un catalogue de réflexions plus ou moins naïves des usagers ou des proches même, qui ne connaissent ni le métier ni la fonction publique. Ah si, une quand même : à la réouverture d’une bibliothèque, après une fermeture de presque un an pour travaux, un usager envieux « vous avez eu de la chance, neuf mois de vacances ! » Véridique. J’ai cru qu’il se fichait de moi, mais non il était sincère. La seule solution à mon avis : la pédagogie, le dialogue.
Je travaille aujourd’hui pour une toute petite collectivité, dans de bonnes conditions même si tout n’est pas rose, notamment parce que le travail des bénévoles prend la place d’au moins un professionnel, que mes absences ne sont pas remplacées, que j’aimerais arrêter de ramener du travail à la maison (ah les 35 heures et pas une de plus, cette blague), que j’aimerais retrouver le temps de lire pour moi, moi, moi et pas des trucs qui ne m’intéressent pas du tout mais que je dois au moins parcourir (au hasard les romans du terroir).
Le témoignage de Zoé, que je n’ai pas (encore) lu, semble dénoncer des dérives qui ne sont pas spécifiques à la fonction publique mais plutôt à la taille de la structure et à la déshumanisation ou au moins à la perte de repères des agents, travailleurs, salariés, ouvriers, ce qui fait que chacun cherche à se raccrocher à ses petits privilèges, son petit pouvoir… Il peut être difficile de ne pas se laisser prendre par cet immobilisme et de continuer à avancer.
Je ne sais pas s’il s’agit d’esprit de corps (les profs, les flics, les médecins…) mais je trouve que certains commentaires généralisent un peu vite alors que la fonction publique recouvre des situations tellement hétérogènes. Et puis, si l’herbe paraît toujours plus verte ailleurs, rien n’empêche les « jaloux » de passer les concours, la plupart des limites d’âge ont été supprimées !
PS : Evidemment, je suis en train de bosser, là, même si ça ne se voit pas 😉
Et ben moi, je travaille depuis trois ans dans une TPE, aux 39h sans RTT ( mais avec des heures sup payées plus, j’ai pas eu le choix) donc sur ces 39h je travaille réellement seulement la moitié du temps. Et je suis une grosse bosseuse par rapport à mes collègues. Certains n’ont tellement rien à faire qu’ils me disent » je ne suis pas très bien payé mais vu le tarif pour le nbre d’heure que je travaille, je suis le roi du pétrole ».
Je ne m’en vante pas je l’avoue, mais je n’y peux rien, je suis malgré tout rentable et pas ds une fonction commerciale, c’est pas moi qui dois aller chercher les clients donc le boulot.
Franchement, si j’avais un peu plus le choix, par rapport au marché du travail, je changerais de boulot parce qu’est ce qu’on s’ étiole !
« sciller » ???? non : « ciller » (de cil).
Fonctionnaire avec de l’orthographe, ça l’fait hein ?
c’était l’EDF….je pense qu’il a été depuis tragiquement prouvé qu’on peut difficilement glander à France télécom, ton exemple est plutôt mal choisi.
Caro, décidément j’adore cette photo de toi dans ta serviette moutarde (le nouveau noir, d’ailleurs. Ou gris. Ou marine. OU rayé bleu avec un gros truc de strass sur l’épaule)
et je précise parce que ça me parait important : j’ai bac+4, une fonction en rapport avec mes études et leur niveau !
loop, je t’ai dit que j’adore tes commentaires ?
Allie, à lire les comms, je trouve justement que finalement, peu de généralités sont énoncées. Je lis une certaine exaspération de certains d’entre vous et je rejoins loop, c’est en effet révélateur d’un malaise qui fait qu’au moindre mot il y a un sentiment de persécution. Mais je suis super vigilante et je ne vois pas d’agressivité, si ce n’est dans quelques commentaires au début, mais ça c’est calmé.
Je crois qu’on est tous d’accord pour dénoncer les structures qui broient, les généralités sur les fonctionnaires ou tout ce qui peut nuire aux individus.
On est tous d’accord et le témoignage par exemple d’iseut le prouve, que le glandouillage n’est pas exclusivement présent dans la fonction publique.
Marlène, juste, j’aimerais que tu arrêtes de prendre ce ton super agressif, ok, sophissime s’est trompé, c’était france télécom. Et malgré tout ce qui s’y passe, là bas aussi ça doit glander.
Hello, bon, je n’ai pas le temps de lire tous les coms, là, maintenant.
Je n’ai pas lu le livre de Zoé, je me garderai donc de tout commentaire sur ce qu’elle écrit. Mais juste donner mon avis sur les quelques interventions que j’ai lues.
J’ai passé 10 ans à l’armée, engagée volontaire, j’étais cadre. Et ben, c’est comme partout, il y en a qui bossent comme des tarés, et d’autres qui sont les rois du solitaire. Tout le monde le sait. Et comme partout, c’est ceux qui ne fichent rien qui obtiennent les postes qu’ils veulent parce que leurs chefs souhaitent tellement s’en débarrasser, qu’ils leur accordent la mutation désirée. Pendant ce temps là, ceux qui font leur job…
Dans tous les postes que j’ai occupés pendant ces dix ans, j’ai pu constater combien les autorités, quelles qu’elles soient, pouvaient et VOULAIENT, manipuler les informations orales, écrites, imagées.
Alors, un éditeur qui veut vendre un livre ne s’embarrassera sûrement pas de principes désuets dans ce monde du toujours plus de profits.
Voilà, c’était long et ça n’apportera peut-être rien, mais je crois sincèrement qu’il faut arrêter de taper sur le « pion » (pardonne-moi Zoé) quand c’est toute la machinerie qui est responsable de la mise en place de la polémique.
Bon après-midi
J’ai essayé de taper « humour france télécom » dans google image. Depuis je me marre. Merci Sophissime.
En même temps, la guichetière qui assure l’ouverture du bureau de poste (pour que tout le monde puisse poster ses colis de 9h à 19h) elle va pas passer sa journée, entre deux usagers, à tamponner 50 fois la même lettre pour occuper son temps? Qu’elle fasse des sudoku entre deux, je m’en fiche, tant que je ne dois pas faire 10 km pour envoyer mon courrier.
Pareil pour l’employée du Trésor que je suis super contente (en fait bof, mais obligée) de pouvoir avoir au téléphone, et pas seulement le mardi de 15h à 16h. Si entre 2 appels, elle se fait les ongles, why not ?
Un jour, j’étais à la poste, devant moi, dans la file, une madame à chapeau a piqué une colère noire foncée parce qu’elle devait patienter un peu (genre 2 personnes devant elle). On a eu le droit à tout le laius habituel, « nous dans le privé » « fonctionnaires fainéants » blablabla blablabla, pour conclure par « un sur deux pas remplacé, c’est encore pas assez, moi je te foutrais tout ça dehors » J’ai pas osé rigoler parce qu’elle avait pas l’air commode, mais je me suis dit c’est con, pour le coup, elle va attendre encore plus longtemps…
Tout ça pour dire quoi? Ah oui, que c’est vrai que des tas d’administrations sont des usines à gaz au niveau de l’organisation (c’est ce que dit Zoé, non?), mais qu’on ne peut pas non plus appliquer les règles de rentabilité de certains secteurs privés sur des missions de service public pas forcément rentables mais nécessaires.
Si ce qui s’applique à mon administration s’applique à moi, j’en déduis que je suis pas rentable, pas overbookée mais nécessaire. ))))
Et merci aux pas-fonctionnaires qui avouent glander aussi parfois au boulot. ))
Au fait, je n’ai pas félicité la Bureautière pour son livre !
Caroline, ton lectorat m’impressionne, y’a du beau monde par ici !
Moi, tout ce que j’arrive à écrire en étant inspirée, c’est la liste des courses … pffffffffffffffff ………
holàlà Despérada, tu devrais ouvrir ton blog
(je retrouve plus la vidéo)
http://www.youtube.com/watch?v=FSkBRXOgwJo
:o)))))
Comme je te comprends
Moi aussi le titre et le bandeau me hérissent le poil car travailleuse sociale depuis 30 ans dans une groooosse collectivité territoriale c’est à dire un gros CG de plusieurs milliers d’agents, je n’ai jamais compté ni heures ni temps… d’ailleurs ce fut presque un soulagement lorsqu’il y a 10 ans ils ont mis une pointeuse….car on allait enfin pouvoir récupérer des heures supplémentaires (d’ailleurs z’ont failli regretter de l’avoir mise un peu à cause de ça dans des services sensibles)…on est pas maltraités mais on ne peut pas dire qu’on est bien traité non plus.. quand après 28 ans de travail assidu j’ai eu le malheur dans la même semaine d’avoir mon chéri (alors simplement mon concubin) qui a fait un infarct et ma fille qui a accouché prématurément, ce qui m’a valu de prendre des jours légaux accordés par l’administration dans ces cas là,(hospitalisations) je me suis vu refuser 3 jours de congés annuels pour le retour de z’hom à la maison : »tu comprends un accouchement prématuré et un infarct dans les 10 jours je trouve que ça fait beaucoup donc congé refusé »… le pbl c’est que celle qui trouvait que ça faisait bcp c’était bibiche…depuis z’hom est devenu mon mari afin d’avoir une existence « légale »….donc le fonctionnaire gâté par la vie et privilégié …. je ne supporte pas…il faut au contraire avoir un sacré sens du service rendu aux autres et à la collectivité pour y bosser… reste la garantie de l’emploi, précieuse mais chèrement payée par des salaires de misère à diplômes égaux par rapport au privé… ça fait déjà 30 ans donc je continuerai encore une bonne douzaine d’années …dont acte….
Pour la grossesse, ma belle, sache que ma fille qui bosse dans un mac do (debout 5h d’affilées et interdit de s’asseoir) a dû attendre contractions douloureuses et montée de tension pour qu’enfin son gynéco reconnaisse qu’à 6 mois et demi de grossesse elle pouvait souffler un peu en attendant le VRAI congé de maternité…celle là arrivera à l’heure j’espère…
Allez, au temps pour moi! La prochaine fois je vérifierai mes sources avant de tapoter sur mon clavier. Pour autant, je préciserais bien que chez France Télécom AUSSI, entre deux suicides, il y en a qui glandent! (Je connais une nana qui a sa belle-soeur qui a sa voisine qui y travaille et des fois il paraît qu’elle ne fout rien! Ha oui et aussi je ne suis pas raciste parce que j’ai une copine africaine du nord!) mais mon instinct me dit que ça ne servira à rien.
Décidément, la gravité, c’est l’intelligence des cons!
sophissime, j’adore, ça « la gravité c’est l’intelligence des cons » !!!
Pour ma propre expérience, j’ai travaillé (assez peu longtemps il est vrai) dans un CG, et j’avoue que dans mon service, ça sentait pas la sueur.
Ensuite, j’ai fait un stage dans le cadre de mes études, dans une grosse boîte privée, et là aussi, dans mon service, à part quelques coups de bourre, c’était pas non plus les crises d »hypoglycémie.
Bref, à mon niveau, ce qui me gêne, c’est effectivement la lourdeur de ces organisations (publiques ou privées), et je ne crois pas que je le supporterais à long terme.
Maintenant, je bosse dans une petite structure (2 salariées, moi et mon assistante) et ça me va super bien!
Nous nous entendons bien, nous ne sommes guère contrariées que par nous mêmes, et nous nous organisons aussi bien que possible, pourvu que le travail soit fait.
cela ne m’empêche, pas de faire un tour sur la blogosphère (la preuve, de lire le journal 10 minutes chaque jour et de ma faire une pause clope dans la matinée et l’après-midi.
Bref, le système dans lequel je travaille convient bien à ma personnalité : donnant-donnant.
Je crois que c’est cela qui pourrit les relations entre les employeurs et leurs salariés (chacun se sent lésé ou emmerdé par l’autre).
🙂 Moi aussi je l’adore!
Et puis on connaît tous quelqu’un à qui elle s’applique à merveille!
Revoilà un bon débat. Ca faisait longtemps que je ne disais rien, probablement peu inspiré mais je n’en reste pas moins un lecteur assidu. Je ne vais pas casser du sucre sur les fonctionnaires car nous avons les deux modèles d’emploi à la maison, public et privé. Mon épouse qui est infirmière, donc fonctionnaire, et à deux doigt de la crise de nerfs et moi qui suis dans le privé avec 22 jours de rtt en plus des cinq semaines de congés et 39 heures de présence. Je travaille mais sans plus, sans stress et sans heures sup.
Donc on serait tenté de dire que les fonctionnaires ne foutent rien et que les cadres eux travaillent d’arrache pied.
Et bien j’ai eu l’occasion de les voir à l’œuvre ces chefs d’entreprise qui vous font la morale à longueur d’année sur votre performance individuelle.
J’étais en formation par hasard au club Foch à Vincennes. Une formation banale qui aurait dû se dérouler ailleurs, dans les locaux du consultant, mais il se trouve qu’il n’y avait plus de place et que la seule salle qu’ils aient trouvé était dans les locaux du club Foch.
Le club Foch loue des salles pour divers séminaires et formations mais c’est surtout le lieu de rencontre des petits patrons du MEDEF. Et là, des petits patrons de PME ou d’entreprises moyennes viennent discuter entre eux, refaire le monde, maudire Jospin et ses 35 heures, aduler Sarkozy, se faire servir au restaurant du club probablement aux frais de leur entreprise, et tout ça pendant que leurs employés ne branlent rien. Evidemment, pour un œil non averti, on pense au premier abord qu’ils viennent se former au management. C’est parfois vrai. Mais voilà, la formation que je suivais ne m’intéressait pas et il se trouve que je suis aussi scénariste. Amateur mais quand même suffisamment expérimenté pour savoir observer, caractéristique essentielle d’un scénariste. J’ai donc observé et surtout écouté. Ce petit coté voyeur très instructif donc je me délecte tant. J’ai observé qu’ils se pointent à dix heures et repartent à seize heures. Je les imaginais dire à leur secrétaire : « je vais voir un client » ou « je vais au ministère » ou autre artifice du genre. Je les imaginais aussi revenir dans leur boite, au pas de course, serviette sous le bras, juste avant le départ de leurs employés.
Mais voilà, n’étant pas du sérail, jamais je n’aurais dû mettre les pieds au club Foch.
Alors ok, ce n’était pas tous les jours les mêmes et certains venaient vraiment y faire quelque chose. On ne peut pas non plus classer tous les dirigeants dans le même sac.
Néanmoins, ceux que j’ai vus se la coulaient bien douce.
Et je pense qu’il doit y en avoir beaucoup des clubs comme celui-ci
Cela dit, le livre évoque sûrement des situations cocasses, vraies, réalistes comme il y en a dans toutes les entreprises. C’est vrai aussi que la fonction publique a bien changé mais elle reste encore prisonnière de son image. C’est vrai que la performance des salariés d’une entreprise dépasse rarement 75%, hormis dans les secteurs libéraux, commerciaux ou assujettis à commissions.
Depuis toujours et pas que chez les fonctionnaires.
C’est vrai que certains passent leur vie dans les couloirs à promener des papiers ou une poubelle.
Mais c’est vrai que c’est un peu pénible de toujours casser les fonctionnaires.
Mais qui donne l’exemple en prétendant ne pas remplacer les départs en retraite des fonctionnaires?
Qui donne l’exemple en prétendant vouloir mettre les profs au boulot ?
Qui prétend que désormais il n’y a plus de grève en France?
Lors d’un voyage au VietNam, au sujet d’une adoption, nous devions faire tamponner un document.
Après plusieurs heures d’attente, nous nous présentions devant un bureau occupé par trois personnes.
La première prenait le document, le lisait et le tendait à la deuxième qui le tamponnait. Elle le tendait ensuite à la troisième qui le signait et nous le rendait.
Notre guide ayant capté ma mine ahurie justifia, gêné : « vous savez, c’est vous qui avez amené ces méthodes ici ».
Et enfin, je connais personnellement une employée de la sécu et je suis impressionné du travail de modernité qui y a été fait et dont beaucoup d’entreprises privées devraient s’inspirer.
En prime, quelques petites phrases de souvenirs d’entreprise (privée):
-Bon allez, faut y aller, on n’est pas à l’abri d’une commande.
-Ecoute, ça je ne peux pas l’faire, j’ai deux ans de boulot devant moi.
-Ce n’est pas de ma faute, c’est l’informatique qui merde.
Et le top du top, commentaire au sujet d’un gars qui part à 17 heures:
-Tu pars déjà ? t’as pris ton après midi?
Continuez Caroline.
Bonsoir, Caroline
Bonsoir à toutes
Au risque de répéter des choses déjà écrites parce que je n’ai pas le temps, tout de suite (je suis au boulot et je le ferai ce soir), de lire TOUS les commentaires, j’ai quand même envie d’y aller de mon petit témoignage, car la question m’intéresse et m’interpelle (quelque part …).
J’ai bossé plus de 10 ans dans le privé, le semi-public ou « l’économie sociale », et je suis depuis peu dans une très grosse structure publique où exercent une grande majorité de fonctionnaires. Je peux en parler tranquillement car je ne le suis pas moi-même et j’observe tout ce que je découvre avec un oeil souvent amusé, et en tous cas distancié.
Comme cela a été dit, il y a en effet des cas (quand même nombreux) de personnes au statut confortable, au traitement à l’avenant, et qui ne foutent rigoureusement rien, parfois même sans s’en cacher. Il y a aussi des gens honnêtes, qui travaillent sérieusement, avec un vrai « souci du service public », et ne comptent pas leurs heures. L’élément choquant réside dans cette dissymétrie entre ces deux catégories, et dans le fait que si la première ne court que peu de risques d’être pénalisée, l’autre n’a que très rarement la chance d’être reconnue et valorisée pour ce qu’elle fait.
Ceci dit, pour contribuer peut-être à clore le débat, je peux témoigner que j’ai vu des situations semblables partout où je suis passée (et j’ai évolué dans des milieux professionnels très divers), sauf, peut-être, dans une société vraiment privée, à but TRES lucratif, où les non-bosseurs étaient ejectés assez rapidement, pour cause de non-rentabilité patente.
Au final, j’en tire la conclusion que c’est plutôt la nature humaine qui fait qu’injustement, certains ont le sens du devoir et du travail bien fait, et d’autres se laissent vivre sans souci de la cause défendue, quel que soit le milieu professionnel et le statut.
Il n’en reste pas moins vrai que les techniques de management et autres joyeusetés technocratiques en vigueur actuellement ne font qu’aggraver les choses, et que certains fonctionnaires (une petite minorité) mettent en avant leur sécurité de l’emploi pour se complaire dans cette confortable inactivité.
Bonjour…
je ne commente pas souvent (voire très très rarement) mais là je mets ma pierre à l’édifice !!!
moi je suis prof, donc fonctionnaire aussi ! comme Chiara, avec le temps je deviens titilleuse dès que j’entends que les profs ne bossent pas (en plus mon ex, avec un e minuscule) n’arrêtait pas de me dire « je ne comprends pas pourquoi tu n’y arrives pas (sous entendu élever les enfants, faire les comptes, le ménage, s’occuper de la révision de la voiture…) tu n’es QUE prof »…
donc, je n’en rajouterai pas une couche
mais par contre, dans le titre « paradoxe D’UN fonctionnaire », je ne le prends pas mal ! je me dis que c’est un paradoxe d’être fonctionnaire pour quelqu’un qui prend son travail à coeur
oui, paradoxe car il ne faut pas dénigrer le collègue qui ne fait pas son travail MAIS moi aujourd’hui je m’insurge ! dans ma section on a un collègue qui ne fait rien, raconte des conneries, trouve que notre travail à nous ne vaut pas un clou (c sûr c lui le meilleur)… et contre lui on ne peut rien faire ! pas le virer comme dans le privé, on le garde, incompétent et nos étudiants, vos enfants subissent et bien moi j’en ai marre alors oui, je vis un paradoxe… et là je vais rencontrer le proviseur pour lui déverser ce que je ressens, ça ne servira à rien mais au moins ça me soulagera un temps !!!!
donc, je vais le lire ton bouquin Zoé, il m’interpelle quelque part et je sens bien d’après Caro que je vais m’y retrouver !!!
et comme Caro, le but c’est pas d’être pour ou contre un fonctionnaire… j’aimerais bien aller lire son blog tiens !
Une âme charitable pourrait-elle me donner l’adresse du blog de la Bureautière ???!
Merki ! ;o)
Je commente en dernier. Je crois que je vais acheter ce bouquin et suivre ton conseil.
Parce qu’il s’agit d’un LIVRE et que j’aime lire.
Ah et merci pour « Les larmes de Tarzan » Caroline, c’était, c’était … pluri-orgasmique et le mot est faible !
Euh, je me suis relue… je suis pas postière et je n’ai pas fait attendre la raleuse de la poste, hein… juste ce jour-là, je venais poster un truc, et je me suis dit que la réduction prévue du nombre de fonctionnaires allait pas arranger le temps d’attente.C’est ça que je voulais dire et qui, en fait, apporte pas grand chose au débat. Rien même. )
En tout cas, Zoé, bravo pour ton livre. Albin Michel, quand même! Les extraits que j’ai lus m’ont fait sourire et m’ont furieusement rappelé certaines situations vécues. Moi aussi j’aimerais bien faire un tour sur ton blog.
Donc, si on résume, on a Phj, Big Beauty, Ma chéwiie, Zoé… Classe!
😉 laisse les bébés labradors en dehors de tout ça !!!
Bonjour à tous, je n’ai jamais commenté, mais je suis une lectrice assidue. Tout comme je l’étais du blog de la burautière que je regrette beaucoup depuis que son accès est réservé. J’aimais ce style qui, tout en montrant (avec un humour féroce) les abérrations de certains fonctionnements et comportements, montraient en filigrane une vision du service public qui m’a très souvent touchée. Bref, quand j’ai entendu parler sur France Inter de ce livre, j’ai tout de suite su que c’était elle ! Ils n’ont même pas cité « la bureautière », pas la peine ! Depuis j’attendais de voir si tu allais en parler, Caroline. Merci Caroline, et bon vent à la bureautière dans sa future brillante carrière !
Oui oui moi aussi je ne suis pas trop mauvaise en liste de courses et je maîtrise aussi assez bien la liste des choses à faire dans la journée, dans la semaine, dans le mois… et ahhhhhhhhhhhhhhh cette jouissance quand tu rayes un truc… et over jouissance quand tu peux déchirer la liste entière…
ouais peut être que t’es pas raciste envers les gens d’Afrique du nord mais tu nous parles même pas des asiatiques et des noirs… hein hein alors ???!!! Tu permets que je te pique cette petite phrase sur la gravité… j’adore c’est un peu ce que j’essaie d’appliquer à beaucoup de choses dans la vie…
Merci, Despérada. Je me la suis mise de côté pour les jours difficiles. Faudra que je pense à te dédicacer mon futur livre que je vais écrire comme nègre. Comme la Bureautière l’a fait pour Caro, moi je te mettrai sur une belle page « pour Despérada, qui m’a donné un beau soir de quoi reprendre courage ».
Ou alors je prendrai un pseudo. Trinita, comme Terrence Hill. Trinita Hill.
Mais je te préviens, ce sera pas drôle, voire aussi chiant à lire qu’un bilan sanguin, et ça pourrait te valoir des emmerdes.
« Je me dévoue corps et âme à mon boulot, je ne compte pas mes heures sup , je travaille dans une totale abnégation de ma personne par pur amour du travail bien fait mais ça m’énerve que y’en ai qui foutent rien, c’est trop injuste! »
ah! j’ai eu droit de la part de mon-presque-encore-conjoint (je ne m’étendrai pas sur notre situation un peu…euh… bancale en ce moment :-D)après la naissance de n°2, quand j’ai souhaité me mettre à 80%, à « mais prof c’est déjà un boulot à temps partiel »…donc je comprends….mais alors…très très bien!!! j’ai eu droit à d’autres remarques à l’emporte-pièce du même acabit, et, curieusement, ces derniers temps, où il est à la maison (arrêt maladie) il s’étonne de me voir si peu à la maison (tiens mais finalement elle bosse vraiment?)
quant aux autres commentaires, je trouve que tout le monde a raison (oui appelez-moi jacques martin, je mets 10 à tout le monde) car comme l’ont très justement et très finement fait remarquer de nombreuses personnes, le problème vient surtout de la façon dont on s’implique, ou dont on est traité, fonctionnaire ou pas 🙂
Je trouve le bandeau détestable, d’autant plus s’il n’est pas représentatif du contenu du bouquin.
La réalité du travail des fonctionnaires est plurielle. J’ai, pour une même fonction, connue des situations très diverses selon les services.
Il existe des postes où la pression des statistiques est forte, les réductions d’effectifs mal pensés et générateur d’une surcharge de travail telle, que bien des employés du privé seraient surpris.
Je gagne 1200 euros par mois, recrutée niveau Bac mais diplômée du supérieur, pour un travail pour lequel mes compétences post bac sont indispensables et pourtant non reconnues et non rémunérées.
De l’art et de la manière de recruter des diplomés du supérieur à moindre coût…
J’ai fait ce choix et je ne le renie pas. Bien sûr, comme dans toute entreprise, certains collègues travaillent moins que d’autres et il est vrai aussi que les « accidentés de la vie » ne sont pas remerciés mais s’intégrent, à leur rythmne, dans l’organisation des services.
Faut-il le regretter ?
Quoiqu’il en soit, depuis dix ans que je travaille pour « l’Etat », j’ai vu mes conditions de travail se dégrader de manière certaine, les pressions sur les objectifs à atteindre s’amplifier, les décisions contradictoires se succéder, les contrôles et le « flicage » se mettre en place de manière décomplexée.
Déconsidérés de l’extérieur mais aussi de l’intérieur, nombreux continuent pourtant à porter haut l’idée qu’ils se font du service public, du service rendu aux usagers. Croyez bien qu’à l’heure ou le mot rendement a remplacer le mot service: ce n’est pas si simple.
Quand j’ai entendu parler du livre à la radio, je n’ai eu aucune envie de l’acheter.
Suivant ton conseil, je l’ai acheté hier.
J’adoooooooooooooooore, je ne suis qu’au 1er tiers, et déjà j’adore le style, les expressions drolissimes, ce livre est un bijou d’humour. J’ai l’impression de lire… « Caméra Café » en plus drole.
Le titre racoleur à un effet négatif sur le contenu qui n’est en rien une polémique sur les fonctionnaires. Le récit pourrait tout aussi bien relater la vie d’une grande entreprise.
Aujourd’hui je lis le reste, je suis pressé de m’y replonger et pourtant je suis une fonctionnaire (débordée n’exagérons pas mais active).
Merci, merci la bureautière.
je vais le commander, évidemment le sujet m’intéresse, en tant que fonctionnaire (même si le mot en lui même ne veut rien dire, il y a tant de métiers différents, de statuts divers).
Je suis cadre A dans la fonction publique d’Etat mais je suis en relation avec un conseil général et mes interlocuteurs n’ont pas l’air de s’ennuyer, je dirais même qu’ils sont plus stressés que nous!).
Connaissant une des personnes visées (et n’étant pas d’accord avec la description qui en est faite dans le livre, évidemment), je trouve ça quand même… pas respecteux. Je suis déçu et triste.
Encore envie de livres ? le 4 mai sort un nouveau Camilla Läckberg
prêtes ?
Je reviens sur cet ancien post parce que depuis que tu l’avais écrit j’avais envie de lire le livre de Zoé Shepard. Voilà qui est fait (en fait, je ne l’ai pas encore tout à fait fini…)… Et bien, je suis assez déçue et choquée. Ou alors je suis nulle pour le second degré ou je n’ai rien compris, mais je trouve qu’on y trouve quand même une grosse stigmatisation des fonctionnaires et surtout de La fonction publique territoriale. Désolée, mais moi, ça me fait le même effet qu’un livre sur les rondes… Encore une catégorisation. Bon,je sais c’est vieux et je suis un peu à la traîne et j’ai lu les comm et tes réponses et je vois bien qu’apparemment, j’y vois ce qu’il ne faut pas y voir. Mais bon, j’avais quand même envie de m’exprimer à ce sujet parce que c’est grâce à toi (ou à cause de toi) que j’ai décidé d’acheter ce livre (ce que je ne regrette pas d’ailleurs, car il est drôle et bien écrit et que je peux m’en faire ma propre opinion) mais il me laisse une certaine amertume. Voilà, voilà.