Free oui mais pas que

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Suite à mon billet d'hier, des mails m'ont été envoyés et des commentaires postés, qui, s'ils me flattent à l'idée de pouvoir être une source d'inspiration ou de motivation, m'obligent néanmoins à donner deux ou trois précisions.

En effet, je ne voudrais absolument pas être la cause de décisions intempestives, prises sous le coup d'un ras le bol ponctuel ou bien réel, mais sans avoir été pesées et réfléchies en amont. Je ne voudrais pas non plus sembler valoriser à l'excès le principe même du "changement", de la "prise de risque" et enfin de la vie de free lance.

Je crois que ces changements de caps, quand ils doivent se faire, s'imposent. Un peu, peut-être, comme lorsqu'on s'aperçoit un matin que décidément, non, ça n'est plus possible de respirer le même air que lui, qu'on aimait pourtant tant, avant.

Mais je ne qualifierais pas mon choix de particulièrement courageux. D'abord parce que j'avais un sacré filet en la personne de mon mari, en CDI et me soutenant à 100%. Sans lui, je sais très bien que je n'aurais pas sauté le pas, parce que je suis tout de même de la race des réalistes.

Ensuite parce que cette démission est arrivée après deux ans de réflexion, voire d'obsession. Durant ces années, en plus d'avoir sévèrement emmerdé mon entourage proche à coup de questions existentielles (se résumant à "qu'est-ce que je fais, je pars ?" 'tu crois ?" "tu en es sûr ?"), j'ai malgré tout un peu préparé le terrain. J'ai commencé à piger alors que j'étais encore dans mon agence, j'ai signé avec une régie publicitaire pour mon blog et j'ai consolidé les contacts que j'avais dans l'édition. De façon à ce qu'en sortant de mon cocon, je ne plonge pas non plus dans le grand inconnu.

Bref, tout ça pour dire que.

Qu'on peut être formidablement courageux mais ne pas avoir du tout envie d'être free lance. L'inverse étant vrai. Qu'on peut avoir une vie totalement accomplie en restant chez le même employeur du début à la fin. Qu'on peut aussi décider de changer et que ça peut marcher. Mais que ce changement implique une préparation mais aussi de consentir à des sacrifices.

Hier mon billet se concentrait sur le fait que j'avais moins peur et que j'appréciais les relations tissées avec mes rédactrices en chef. Mais que les choses soient bien claires. Ma vie n'est pas celle de Carrie Bradshaw (même si j'en crèverais que ça soit le cas, j'ai toujours rêvé d'être un personnage de série américaine) (c'est mon côté profond). A savoir que pour maintenir un niveau de revenu correct, j'accepte parfois, souvent, des missions qui ne me font pas, mais alors pas rêver. Pour des supports qui n'ont rien, mais alors rien, de glamour et dont l'intérêt peut s'avérer inférieur au boulot que je faisais avant.

Que les journées peuvent être longues, sans collègues avec qui parler. Que le stress en attendant le verdict des rédacteurs en chef à propos d'un papier ne passe pas, lui. Il se calme un peu, mais ne disparait pas. Etre pigiste est évidemment aussi être à la merci de ceux pour lesquels on travaille et implique un très faible droit à l'erreur. On ne dira jamais assez que ce sont des armées de jeunes à peine diplômés d'écoles de journalisme qui attendent aux portes des rédactions, prêts à bosser pour rien pour avoir leur nom au bas d'un article.

Que bien sûr, pour l'entourage, vous avez une veine folle (et bien que "l'entourage" s'en défende, vous vous la coulez douce).

Qu'il y a la peur de tomber malade, que l'autre tombe malade ou vous quitte, et j'en passe. Ça s'en va et ça revient, mais ça n'est pas rien.

Qu'on se dit qu'on disposera de son temps comme on veut et qu'au final, on ne prend jamais sa journée pour aller au cinéma mais qu'en plus on a un peu oublié la signification des mots week-end et jours fériés.

Je tenais à écrire tout ceci parce qu'à mon insu, je crois que cette expérience que j'ai ici relayée a pu en influencer certain(e)s. Et si je suis ravie d'avoir pu être celle qui donne ce tout petit plus de courage nécessaire pour franchir le rubicon, je ne veux pas être celle qui par forfanterie ou mensonge par omission vous ferait faire un choix inconsidéré.

Mon dernier conseil, parce qu'on me demande aussi souvent comment "on sait", sera celui-ci: on sait quand il n'y a plus d'alternative. Et qu'on sent que bien que risqué, le chemin qu'on s'apprête à emprunter est praticable. Et à partir de ce moment là, je recommande personnellement de ne plus écouter que les avis allant dans le sens de sa décision. Parce qu'il y aura toujours un pour et un contre. Mais que lorsqu'on s'apprête à le prendre, ce risque, on a besoin d'énergie positive.

Bonne journée et bon week-end.

Edit: photo prise à Villeneuve la Salle, dans mon coin des hautes alpes. Tombée en arrêt une fois de plus devant la vitrine de ce petit magasin "Un air de famille", dont la patronne vivait avant à Paris et a pris cette décision, elle, de vivre de cette passion de la fringue et de l'objet (très branchouille et pointu), mais dans un village pas super réputé pour son avant-gardisme. Mais comme elle est hyper impliquée, qu'elle connait à fond son secteur et qu'elle a su repérer ce qui faisait revenir ses fidèles, ça marche. J'aime bien cette fille et j'aime bien son histoire de retour au bercail (parce qu'elle vient de ces montagnes).

74 comments sur “Free oui mais pas que”

  1. Charny89 a dit…

    C’est en partie grâce à vous, que j’ai aussi saute le pas, pas pour être Free, même si je fais des missions à l’occasion, mais pour m’occuper de mon mari et de ma fille, et je savoure chaque instants, merci

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  2. blablasd1fille a dit…

    Quand je te lis je me reconnais lorsque j’ai fait le grand saut.Après 14 ans d’intermittence du spectacle et soutenue pat les assedics,à m’empêtrer dans des prestations foireuses pour faire mes cachets,à ne plus m’épanouir,j’ai mis les voiles et je suis passée auto-entrepreneur en donnant des cours de chant,en faisant des ateliers musicaux pour personnes âgées…Je gagne moins bien ma vie mais je suis libre.Je n’ai ni mari ni enfants et pas de gros prêt à rembourser.Ca aide pour prendre son envol mais la trouille est toujours là…Mais bon dieu que c’est bon !!!Même si je ne dis pas qu’un jour je ne rentrerais pas à nouveau dans le système salarié si je ne peux plus subvenir à mes besoins.
    Et comme toi je déteste aller quémander le fric que mes clients me doivent…Ca c’est la plaie…

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  3. Nanette a dit…

    J’apprécie moi aussi cette nouvelle forme de travail, mais c’est vrai que je ne prends pas souvent le temps de mettre le nez dehors.
    A la base, je voulais avoir le temps de regarder ma fille grandir (chose que je n’ai pas pu faire avec le grand qui a l’âge de tes twins), au moins ses trois premières années et il s’avère que ça n’est pas facile, mais j’essaie de ne retenir que le positif.

    Par contre, ce qui est dur, ou le sera c’est qu’un jour où l’autre, je devrai arrêter si je veux qu’on ai notre maison. Parce que freelance, ça veut dire pas de prêt immo. Et ça, ça sera dur.

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  4. Emmanuelle a dit…

    Merci Caroline pour ce 2e billet sur le fait d’être free.
    Je m’y retrouve tout à fait. J’ai sauté le pas il y a 3 ans, et même si ce n’est pas toujours simple, je n’arriverai pas à revenir en arrière.
    Merci beaucoup d’avoir dit les choses simplement.
    Bonne journée !

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  5. Corinne (Couleur Café) a dit…

    Pour me situer un peu dans ton cheminement, j’en suis encore à demander autoru de moi si je saute le pas ou pas. Tu as mis deux ans pour sauter le pas, moi j’en suis à mon 18ème mois, et je ne sais pas encore ! Bien sûr qu’il ne s’agit pas de sauter pour sauter ! Bises.

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  6. Caroline a dit…

    corinne, je l’ai précisé parce que j’ai eu la sensation hier d’en avoir un peu trop fait sur le mode « c’est génial ». Et je sais que lorsqu’on est dans ces affres là, on peut se laisser influencer. Or chaque parcours est différent, chaque histoire, chaque personnalité. On ne peut pas prendre une décision juste parce qu’elle a marché pour quelqu’un d’autre, c’est ça que je voulais dire :-)

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  7. Armalite a dit…

    C’est amusant, j’ai publié ce matin un billet intitulé « Etre free lance: j’aime, j’aime pas » :-) La différence avec toi, Caro, c’est que je n’ai pratiquement jamais rien connu d’autre. Je n’ai été salariée que 3 ans après ma sortie de Sup de Co, à faire des boulots que je vomissais tellement qu’à la fin, j’avais envie de me tirer une balle plutôt que de sortir de mon lit pour aller bosser le matin. Alors oui, la décision s’est imposée de démissionner. Je ne savais pas du tout ce que je pourrais faire ensuite. Et puis au bout de quelques mois, j’ai trouvé ma voie: je serais traductrice littéraire. J’ai fait partie des chanceuses, sûrement: j’ai peu galéré, et 18 ans plus tard, j’ai toujours du boulot en continu. Ca ne durera pas forcément avec la crise qui frappe l’édition, mais malgré les difficultés je ne regrette rien parce que le statut d’indépendant me correspond profondément. Pardon si j’ai été longue, je pourrais parler de ça pendant des heures…

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  8. Elosyia a dit…

    Je trouve ton expérience intéressante par tous ces aspects. C’est bien que tu évoques les trucs tip top et ceux qui prennent le chou (ex : courir après des clients pour le salaire qu’ils te doivent). Contente que tu te sois trouvée dans cette expérience et si cela peut donner un petit coup de pouce à d’autres personnes c’est royal. Sinon, j’ai relu mon com d’hier, je me suis un peu étalée en mode 3615 ma life pro, je le regrette un chouia finalement parce que j’ai l’impression de ne pas avoir vraiment rebondi sur ce que tu as dit. Je pense que pour une prochaine, je tâcherais de rester dans les clous des questionnements de l’article en question. :-)
    Bonne journée !

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  9. isa-monblogdemaman a dit…

    Comme tu as raison de le préciser. Chaque année, à la fin de l’hiver, je déteste ma maison tellement je restée entre ses murs. Je me sens parfois précaire dans la mesure où je ne sais pas de quoi demain sera fait. Mais à partir du moment où l’on a choisit cette vie de freelance, on doit en tirer les avantages, et les inconvénients.

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  10. Caroline a dit…

    elosyia, c’était le sujet, évidemment. et puis vraiment, que les choses soient claires, je ne suis pas là à fliquer et apprécier la cohérence des commentaires qui sont laissés. Vraiment.

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  11. Lor a dit…

    Je me retrouve dans plein de choses que tu dis, j’ai moi-même sauté le pas (quelques années avant toi) en me disant que « non vraiment c’est plus possible », mais c’était logique, cela s’imposait, c’était mûri. Pas de CDI en revanche à côté, mais ça s’est imposé quand même, voilà. Et je ne regrette pas. J’ai récemment presque tenté, plus pour me tester qu’autre chose, de « revenir » dans le salariat, à la faveur d’un concours, mais l’entité en question m’a indiquée que j’étais « juste parmi les premiers premiers non retenus » et je bosse désormais en freelance pour eux (du coup, un nouveau client) et je m’en félicite, je suis en fait soulagée, surtout que j’ai découvert leurs bureaux marrons en forme de cellule…

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  12. Elosyia a dit…

    Oui, oui, je sais que tu ne fliques pas les com :-). C’est moi qui me suis sentie au final un peu gauche d’en livrer autant en fait. Du coup, ensuite je me suis dit oops, je me suis lâchée un peu beaucoup quand même. Mais je te remercie pour cette réponse, même si je ne t’incriminais pas.
    Oui et puis encore une fois merci pour tes articles de blog, ils sont top.
    La bise

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  13. berengere a dit…

    j’aime ton cote « profond » Caroline ! ;-)..
    … et si tu m’influences c’est surtout pour tes gouts extras supers chouettes en matiere de chaussures ! d’abord patricia blanchet (avec violette) et là hier les annabel winship ! les etoiles et l’union jack ne quittent plus mes pensees !!!
    bon sang je fais preuve de superficialité ! oh c’est pas grave…
    bon long week end !!!!!!!!!!!!!!!!

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  14. baou a dit…

    Très intéressant ce billet.. J’ai une petite question : comment t’organises-tu dans l’espace ? tu as un bureau ? Comment fais tu pendant les vacances scolaires quand la marmaille est présente ? je bosse aussi à la maison (mais salariée) et je ne trouve pas toujours facile de marquer la différence pro et perso quand son bureau est envahi de jouets d’enfants et que l’on a pas une pièce dédiée…

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  15. Biduline a dit…

    @ « freelance, ça veut dire pas de prêt immo ».
    Je suis la preuve que c’est faux et qu’obtenir un prêt immo en étant freelance c’est possible. Enfin c’était en 2004 pour moi, mais j’ai des amis freelance de la même profession que moi (tous les DEUX freelances) et ils ont eu des prêts dont le dernier y’a moins d’un an.
    Moi, j’ai acheté un petit appartement toute seule en tant que freelance à Paris avec un apport riquiqui. J’avais bien ficelé mon dossier et je gagnais bien ma vie grâce à ma profession.
    J’ai dû donner pas mal d’explication aux banquiers et autres courtiers sur la source de mes revenus mais aucun ne m’a dit que je ne pourrais pas avoir d’emprunt chez eux.
    Maintenant les choses ont peut-être radicalement changé avec la crise, mais je voulais juste dire que c’est possible.

    Sinon, moi mon grand saut, ça a été de passer de free-lance à salariée y’a quelques années (après avoir fait mon emprunt, et pas à cause de ça!). Et ce qui me manque le plus de ma vie de freelance, c’est justement la liberté, la possibilité de ne pas faire ses courses alimentaires à la fin de la journée avec la foule mais tranquille en journée avec les retraités!, ne pas compter mes jours de congés et pouvoir prendre une journée si ça me chante quand je voulais… aaahhh être free…

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  16. Caroline a dit…

    baou, j’ose à peine l’écrire ici. mon bureau = mon canapé. Nous n’avons déjà pas une chambre pour chaque enfant, alors autant te dire qu’avoir un bureau à moi relève du fantasme. Mais de toutes façons, il n’y a que sur mon canapé que je trouve l’inspiration. ça donne un joyeux bordel que je tente de canaliser avant que tout le monde rentre le soir… (mon bordel étant essentiellement mes carnets de notes qui s’accumulent sur une chaise, je n’imprime quasiment rien et travaille la plupart du temps sur la base d’interviews)

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  17. Caroline a dit…

    biduline, c’est vachement intéressant ! ceci dit, je confirme, nous sommes allés voir une banque il y a quelque temps et mon statut de free lance n’était pas totalement rédhibitoire. A savoir qu’ils m’ont en revanche expliqué qu’ils avaient besoin d’un recul de deux ans sur mon activité avant de s’engager à me prêter des sous. mais ça n’était pas complètement impossible. mais moi en revanche, je suis complètement bloquée à cette idée, je n’assumerais pas le poids d’un emprunt dans ma situation. donc pour l’instant, on reste locataires, à vie à mon avis !!! (ce que nous voudrions à paris est de toutes façons hors de portée…)

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  18. Armalite a dit…

    Ouais, vaudrait mieux, parce que je prends cher :DDDDDDD

    (En vrai, je n’ai pas réussi à obtenir d’augmentation du prix du feuillet depuis environ 8 ans, ce qui fait que ma rémunération n’a, en euros constants, pas cessé de baisser depuis. Mais j’ai du boulot tout le temps, et plusieurs des bouquins que j’ai traduits ont commencé à générer des droits d’auteur au-delà de leur à-valoir, donc ça compense. Mode 3615 mavie OFF.)

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  19. Armalite a dit…

    Et je rebondis sur la question du prêt immo: j’ai pu en obtenir un toute seule, sans conjoint, en étant free lance, il y a 9 ans. Ca a peut-être changé depuis, je ne sais pas, mais à l’époque, mon banquier voyait ce qui rentrait sur mon compte et le fait que je n’étais jamais à découvert, et ça lui suffisait apparemment.

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  20. baou a dit…

    hé hé merci pour ta réponse, l’essentiel c’est de trouver un espace de boulot qui nous convient, fut-ce le canap ou la table de la cuisine ;-) Moi j’ai sacrifié mon bureau pour que les enfants aient chacun leur chambre justement mais c’est vrai que pour les rédacteurs bureau = son laptop est ses cahiers. Même si j’y ai ajouté un écran+ clavier sur mon bureau dans le salon parce que le laptop au bout d’un moment, les cervicales finissent par protester !

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  21. ingrid a dit…

    freelance ou pas..je crois qu’il n’y a plus grand monde qui peut acheter sur Paris… ;-)… d’après ce que j’ai vu c’est de pire en pire… tu n’aurais pas envie de t’éloigner un « chouya »..pour avoir plus grand (plus de chambres, un espace à toi…genre un canapé rien qu’à toi …)….?

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  22. Gaëlle a dit…

    Les changements de vie, j’en vis un en ce moment même ;)
    Nous avons tout vendu en métropole (enfin pas tout pour être tout à fait honnête) et j’ai démissionné de mon poste de chargée de communication dans une PME… direction l’île de La Réunion, avec nos 2 filles et notre chien sous le bras. Mon mari a 2 clients (!!)(comparé à la centaine de clients qu’on avait en métro, ça fait bizarre) et malgré les angoisses quasi « obligatoires », nous avons décidé de moins calculer et moins se projeter… on ne vit pas au jour le jour, faut pas exagérer, mais on se prend bcp moins la tête pour savoir ce qu’on sera et ce qu’on fera dans 5, 15 ou encore 30 ans ! Le but, c’est de profiter du moment présent, et je pense qu’on commence à y arriver… les habitudes de vies comme les habitudes pro sont difficiles à changer, faut pas se leurrer ! lol
    Alors, moi je dis, Caroline, si t’es bien dans tes baskets, bein t’as eu drôlement raison de te lancer dans l’aventure du free-lance… d’ailleurs, ça me donne des idées, tiens ;) quand j’aurais fini de me la couler douce, je songerai p’t’être à monter mon business !
    En tous les cas, chapeau à toi et à toutes celles qui se lancent, en ayant bien peser le pour, le contre, les contraintes, les risques et… les aspects PO-SI-TIFS !

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  23. Joelle a dit…

    Pas de panique Caro, tu as beau être une « influentatrice du web » du tonnerre je ne me mettrai en pas Free Lance « à cause de toi » t’inquiète ;-))
    Entre autre, parce que je t’ai suivi chez Dr Z et que je n’ai pas perdu le moindre kilo en plus de 2 mois alors hein si ça marche pareil, je fini sous les ponts… Arghh… ;-)))

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  24. Lor a dit…

    Avec joie, je serais très flattée.
    Sauf que de moi tu n’auras guère besoin car je traduis en français donc dans ta langue maternelle (de l’anglais, de l’espagnol et du suédois).
    Nous avons quand même pas mal de points communs, je m’en rends compte chaque jour en te lisant (en plus de nos filles de presque 4 ans aussi têtues l’une que l’autre apparemment…)

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  25. Caledonie75 a dit…

    Merci Caro pour avoir si bien résumé ces côtés négatifs et parfois difficilement supportables d ela vie de free… De ce que j’en ai connu, j’ai effectivement adoré cette liberté d’horaires, cette proximité avec mon canapé (sic !), cette possibilité de bosser sur des thèmes bien différents (pour ma part la santé et le patrimoine)…
    MAis quelle solittude aussi parfois ! Quel manque de reconnaissance aussi de certains rédacteurs en chef qui vont passent une commande au dernier moment, durant les vacances de Noël ou qui s’etonnent que vosu partiez en vacances justement ! Et puis ce passage obligé de devoir faire aussi de l’alimentaire, des papiers pas vraiment sexys, et surtour d’avoir des revenus en dents de scie !!!! Même quand on a un homme en cdi à la maison je trouve que c’est flippant et frustrant. Poure le coup je gagne mieux ma vie aujourd’hui en étant en poste et en cumulant encore quelques piges, sous pseudo, dans certains canards.

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  26. Niña a dit…

    Traductrice aussi. Freelance et satisfaite de l’être depuis 1 an et demi. Et pareil que Lor : Caro, je ne te serai pas d’une grande aide pour ton ouverture à l’international puisque je traduis vers le français :-)

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  27. Tite_bulle a dit…

    Ton billet me parle, peut-être encore davantage que celui d’hier.

    Je suis fraichement diplômée d’un métier magnifique que j’adore et dont je suis immensément fière (sage-femme). Pourtant je suis ce qu’on appellerait un « électron libre », j’ai horreur de l’hôpital, j’ai horreur d’avoir parfois le sentiment de devoir léser mes patientes par manque de temps ou de moyen, j’ai horreur de ne connaître que leur nom de famille, de ne pas connaître leur histoire, leur vécu, de ne pas avoir suivi leur parcours depuis le début de la grossesse et durant tout ce voyage là.

    Le métier de mes rêves il existe, il est à portée de main, il parle de suivi à domicile, d’accouchement dans des lieux plus intimes, c’est un échange et un accompagnement de presque un an dès l’annonce du fameux test positif.
    Et pourtant, aujourd’hui, je m’apprête à postuler pour un cdi dans un hôpital, certes pas un gros hôpital, une petite clinique où je sais que je prends plaisir à travailler… Mais voilà.. Ce n’est pas ce dont je rêve.
    Ce n’est pas encore le « bon moment » comme tu le décris, j’ai d’abord des projets plus « pratico-pratique » (devenir propriétaire, faire qq beaux voyages, faire des enfants…) et donc ce projet attendra. Mais j’espère que, comme toi, je trouverai un jour le chemin praticable.

    (sorry pour ce commentaire très « moi je » et encore merci pour ton espace, pour tes mots, pour ton humour et ton côté profond :D ) (en matière d’influentrice je te dois des heures et des heures scotchée devant « glee » ou « the good wife » et pour te rendre la pareille je te conseille : « revenge » ;) )

    Bisous !

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  28. steph a dit…

    Je souris à la lecture de ton billet car il y a 3 ans, c’est moi qui ait sauté le pas…. et il y a 10j, c’est mon homme qui a annoncé à son Boss qu’il le quiterait prochainement pour rejoindre l’entreprise de sa femme (moi ! pas celle du patron !)… un jour on sait effectivement…. un jour… reste à attendre que celui ci se fasse connaitre.

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  29. Lor a dit…

    Je connais bien Biduline et je confirme, elle a fait le grand saut… dans l’autre sens. Tout choix a ses avantages et ses inconvénients… Je me souviendrai tjs de mon directeur de mémoire, à la fac, dont l’épouse vivait mal son métier d’enseignante tandis que lui gambergeait pas mal : « on a la sécurité, c’est vrai, mais on la paie. »

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  30. marje a dit…

    Ton billet d’hier était vraiment censé. Il était le témoignage de ton vécu et bien qu’ayant rencontrée mon inspectrice ce matin, je ne lui ai pas donné ma dem’. Mais c’est vrai que le récit de « ton Grand Pas » a permis l’émergence d’une réflexion en ce qui me concerne : genre, ah ouais, c’est possible ! Même si mon rêve est de racheter Flammarion, je crois que je vais réfléchir lgtps avant … J’espère que tu vas profiter de ton we et que tu ne dois pas bosser sous ce beau soleil.

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  31. clairette a dit…

    J’ai une question par rapport à ce que tu as dit dans l’article mais qui ne concerne pas le fait d’être free, mais le fait d’un jour « ne plus pouvoir respirer le même air que lui, qu’on aimait tant, avant. »
    Comment tu le sais quand c’est vraiment la fin? Quand là tu n’auras plus peur d’affronter la suite toute seule? Qu’est-ce qui a été différent avec le churros? Et comment tu le vois, au quotidien depuis toutes ces années?

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  32. Carolumette a dit…

    Zut … suite à ton article d’hier, j’ai donné ma demission ce matin, et quand mon patron m’a demandé pourquoi, j’ai répondu « c’est à cause d’une fille, que je ne connais pas, mais que j’ai lue sur internet, ce qu’elle écrit, c’est vachement bien, donc je me suis dis, c’est forcément qu’elle a toujours raison, et de toutes façons, la gauche vient de prendre le pouvoir, alors rien ne peut m’arriver … si si si, c’est ce que j’ai compris en lisant chef … »
    Alors, on culpabilise ?
    Tout ça pour dire Caro, ne t’en fais pas, si tu suscites quelques réflexions parmi tes lecteurs, je pense que tous auront suffisamment de clairvoyance pour ne pas faire le grand saut sans parachute !
    Dans mon cas, en attendant peut être un jour ce grand saut, je révise ma chanson !
    (PS : encore merci pour ce que tu écris !)

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  33. mysukalde a dit…

    Je ne crois pas que ton billet d’hier laissait entendre qu’être freelance était si merveilleux…
    A mon compte depuis 5 ans 1/2, je partage les mêmes plaisirs et les mêmes angoisses. En 5 ans, ma façon d’envisager mon travail a beaucoup évolué.
    Je gère beaucoup mieux l’aspect financier (heureusement) et mes horaires, de moins en moins bien la solitude (et notamment en cas de grosse flemme, je suis certaine que le regard des autre oblige à se bouger les fesses). Mais revenir au statut de salarié me serait très difficile.
    Je me souviendrai toujours de la phrase de ma mère quand j’hésitais à me lancer : « dans le pire des cas, tu risques quoi ? ». Tout simple et parfaitement sensé.

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  34. Booh81 a dit…

    Putain, on dirait que les femmes d’aujourd’hui ont des coui##es! Wouah,, je vous admire. Chapeau bas.

    Je suis so sixties. Maman au foyer pour encore 3 longues années… Pis, je mourrais instit’, mariée au même homme toute ma vie et peut-être même dans la même maison!

    Bref, j’ai beau savoir qu’à vivre sans risque, on meurt sans gloire (un truc dans le genre quoi), je fuis l’insécurité depuis que je suis maman.

    Et je me dis qu’heureusement il existe des femmes comme toi, comme vous, couillues.

    Belle journée!

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  35. Pauline a dit…

    @ Booh

    Moi, c’est marrant, je pense justement qu’il faut parfois au moins autant de couilles pour rester avec le même / la même chéri(e) tout une vie …(ok, ca peut aussi être par flegme parfois ;-) ou par peur du vide ou plein d’autres raisons) et avoir des enfants, c’est une décision tout aussi courageuse – c’est pas parcequ’on en a envie que ca signifie qu’on a pas de courage, je pense juste que souvent l’envie est tellement forte que du coup on ne se pose pas forcément la question du courage ou du risque, mais la prise de risque, à mon sens, il y en a quand même dans toutes ces décisions…
    Ce sont juste des risques différents, et peut-être parce que ce sont des décisions qui sont encore vue aujourd’hui comme étant « la norme », on ne se pose même plus la question… Il y a aussi des femmes à qui la maternité apparait comme un engagement terrifiant dans ce que ca demande : prendre le risque d’aimer un être qui peut-être ne saura jamais répondre à cet amour …
    Donc à mon sens, tous ces choix sont aussi des prises de risques dans leur genre et avoir et élever trois enfants, je suis sûre que ca demande des coucougnettes et ca reste un beau choix …

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  36. 'tine a dit…

    pas lu les com hier pas le temps non plus aujourd’hui mais ton article d’aujourd’hui m’a fait sourire j’avais la sensation de te vois entrain de faire « hop hop hop on se calme on se calme… tout le monde ne va pas partir en free lance ça va pas être possible et je ne me sens pas de porter le responsabilité de tous ces changements… » c’est marrant ;-)… My god Caro je crois que je viens de réaliser que tu as été l’inspiratrice de la campagne de FH… c’était toi « le changement c’est maintenant ! » :-) Je comprends que ça puisse faire flipper si tout le monde se mets à dire oui tu as raison moi aussi je vais tout envoyer bouler…!!!

    En tout cas c’est cool de voir que tu te sens bien dans cette nouvelle vie… moi j’adore le côté free lance de la mienne… même rythme, travail souvent de la maison, mais salariée et la contre partie c’est aussi loin de la maison 2à 4 jours / semaine j’ai un peu de mal à ranger tout mon bazar de « mon bureau » salle à manger quand tout le monde revient ! Et je commence à m’obliger à prendre de vrais weekends et de vraies vacances sans ouvrir mon ordi et mon tel… mais il m’aura fallut bientôt 2 ans et un gros coup de fatigue pour arriver à ça ;-)!!!

    Ptite bise du Sud ou l’été est là… et où je m’étais dit tiens entre midi et deux je vais me faire une plage et où je suis restée scotchée à ma bécane…!!!

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  37. Sophie a dit…

    je découvre avec retard les comm sur le statut de free lance et j’apprécie les échanges; il y a du frisson, de la peur, de l’enthousiasme, des interrogations, des moments de bonheur… la vie, quoi!!
    Salariée depuis le début de ma vie professionnelle (1996, argh, déjà), l’idée de l’auto-entrepreneur prend de plus en plus de place, dans un domaine identifié (non, pas traductrice, même si je parle 3 langues étrangères couramment ;) )… oui mais, il faut prendre le temps de se lancer et là, le temps, c’est la denrée la plus précieuse car la plus rare de ma vie!
    Alors je vais peut-être profiter de mon très probable passage au 4/5è avec l’arrivée de bb2 (sachant que les 2 loulous seront gardés 5 jours/5) pour me lancer et voir ce que cela donne…?
    Merci en tous cas à toutes pour tous ces échanges, c’est très intéressant et on perçoit avant tout beaucoup de joie!

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  38. gloey a dit…

    Moi je n’ai JAMAIS voulu travailler, jamais été attirée par aucun métier (à part écrivain et maman), j’ai fait de longues études de sciences humaines parce que ça m’intéressait mais aussi pour repousser cette entrée ds le monde du travail si redouté… tu n’es pas la seule à être « so sixties » Booh ! Mais voilà les années passent et à 23 ans je ne vais plus pouvoir fuir longtemps et ça me fait tellement peur. Alors être freelance je n’en parle même pas…

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  39. nymette a dit…

    J’ai une amie qui n’arrive pas à faire le grand saut , dans sa vie perso , l’homme de sa vie l’attend , et pourtant elle ne part pas , peur de tout perdre , facilités de vie , argent , elle est sans filet comme tu dis , tout le monde lui dit « oublie  » . Parfois ce n’est plus du courage
    qui est necessaire , c’est un grain de folie , non ?

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  40. Elolou a dit…

    Bonjour Caroline,
    fidèle lectrice depuis depuis deux ans, je souscris totalement à ton analyse. J’ai également sauté le pas avec à la clé un changement de vie, de ville, et de profession…(du contrôle de gestion au coaching en nutrition, il y a comme un gap!!!). Tout celà m’a pris presque quatre ans, mais aujourd’hui j’ai le sentiment d’être (enfin) en accord avec moi-même et me lever le matin est à nouveau un plaisir. Merci pour ce blog, engagé, éclectique, et drôle et courage pour la suite

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  41. sabine a dit…

    Free non merci j’y ai un peu réfléchi mais à vrai dire mon statut de petit fonctionnaire mais avec le salaire qui tombe le 25 de chaque mois, le 13ème mois qui assure les congés payés dans un endroit paradisiaque ou presque, ben ça me va bien aussi je dois dire ; proprio d’un beau petit pavillon de plusieurs chambres depuis de nombreuses années,et oui les loyers il y a plus de 20 ans étaient très abordables à la campagne, un beau jardin une belle terrasse ; certes, ça aussi finalement je me rend compte que c’est le bonheur et pourquoi espérer une vie « plus free » dans ce cas ; donc mon choix a été le bon long bien qu’ayant failli tout remettre en question y a quelques années, peut-être sur un coup de tête….

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  42. Corentine a dit…

    Bonjour Caroline, mon commentaire n’a pas grand-chose à voir avec le sujet du jour, désolée…Je rebondis deux secondes sur cette histoire de chambre d’enfants qui me parle… Vous avez choisi quel binôme ? Est-ce que c’est appelé à changer ? Les filles ensemble ? les grands ensemble ? Ou le grand frère et sa petite soeur ? J’ai moi-même un garçon de 12, une fille de 9 et un garçon de 6 et seulement deux chambres… Pour l’instant, c’est le grand qui a sa petite chambre solo (et j’ai du mal à me dire qu’il en serait autrement vu le gap de préoccupations avec ses frères et soeurs) et les deux cadets la grande chambre à partager mais ma fille de 9 ans le vit assez mal et je ne sais pas quand et comment il faudra faire évoluer la situation, au moment où elle aussi deviendra une pré-ado (elle est en CM1 et son frère en CP, c’est déjà un gouffre parfois…). Voilà, voilà. Un futur sujet pour Psychologies magazine, peut-être ?

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  43. Booh81 a dit…

    Bon Pauline, je ne sais qui tu es, mais sache que je lis TOUS tes comm, et à chaque fois je me dis que si j’avais été un homme je t’aurais épousé! Tu es si posée, si douce, si juste, …

    J’aime beaucoup ton analyse moi aussi!

    Merci!

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  44. Pauline a dit…

    @ Booh :
    Un bisounours à coucougnettes, ca fait un bon équilibre, je trouve ;-)

    (sinon, arrgh, mes chevilles !)
    bon, chevilles ou pas, très (très) touchée par ce que tu me dis, Booh !

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  45. sugar a dit…

    « Il y a aussi des femmes à qui la maternité apparait comme un engagement terrifiant dans ce que ca demande : prendre le risque d’aimer un être qui peut-être ne saura jamais répondre à cet amour … »

    YOURGH, GLOUPS … AHOUM … cet être qui m’empêche de dormir depuis 2 ans est obligé de m’aimer, O-BLI-GE … Compris?

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  46. chocoladdict a dit…

    je viens de me lancer en auto-entrepreneur sans avoir encore pensé à la régie publicitaire ..ça me fait peur et je trouve ça excitant à la fois..j’ai passé tout le week-end dernier à bosser mais j’ai pu aller voir mon fils à la chorale à 15H30..j’espère que je ne vais pas être olbligée de revenir en arrière faute de sous (et moi aussi heureusement qu’il est là !)

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  47. Coline a dit…

    tu vois
    moi j’ai souvent changé de métier
    au bout de 5 ans
    plus ou moins
    je m’emmerde

    et j’ai fait le contraire
    quand je suis devenue journaliste
    j’ai commencé free-lance
    spécialisée dans des trucs pointus que personne d’autres ne faisait
    ça aide
    puis devenue rédac chef
    éditeur de livres qu’on n’a pas envie de lire
    et tout ça

    et
    en dernier
    hop
    enseignante
    fonctionnaire
    donc
    et sécurité de l’emploi

    sécurité
    ah ah !

    pas sécurité sociale en tout cas : salaire quatre fois moins élevé qu’avant (d’où l’émigration vers middle of nowhere…)
    aucun avantage des grosses entreprises que j’avais connues : phocopieuses miteuses, pas de ticket-restaurant, pas de comité d’entreprise…
    mais vie quatre fois meilleure
    et métier que j’adore
    malgré les oh ! et les bah !

    bref
    tout ça pour dire que tu as raison
    c’est une question de choix
    personnel
    qu’il faut vivre soi-même une fois qu’on a bien pesé le pour et le contre…

    Répondre
  48. Coline a dit…

    Sinon
    je trouve que c’est énorme toutes ces lectrices qui te demandent des conseils de vie perso
    les habitudes de blog
    ça crée une intimité vraiment spéciale
    qu’est-ce qui est pulic
    qu’est-ce qui est privé
    désormais
    ça me fascine cette évolution des relations…

    Répondre
  49. mammouth a dit…

    Je voterais pour la rotation tous les six mois pour la chambre solo, disons à partir de 10 ans. C’est fort probablement la solution que nous prendrons quand le temps viendra (pour l’instant ils sont tous dans la même chambre). Par contre, je crois qu’il faudra partager selon les sexes plus tard, quand ta fille aura besoin de plus d’intimité et selon sa pudeur personnelle.

    Répondre
  50. mammouth a dit…

    Un peu hors sujet, caro, mais je m’envole demain pour ma première exploration sur l’île de beauté. Je sais que tu affectionnes particulièrement cet endroit. Nous serons à Calvi. Si certaines ont des tuyaux, je suis preneuse.

    Bonne semaine

    Répondre
  51. mammouth a dit…

    Je me souviens du temps où je n’avais pas d’enfants et n’en voulais pas non plus les considérant comme une sorte de maladie chronique preneuse de temps, de liberté et d’énergie. Je vouais une certaine admiration à ces mères qui restaient à la maison et se dédiaient à leurs enfants. J’avais rencontré une femme dont les trois enfants étaient assez grands et qui avait recommencé à travailler dans un nouveau métier qui la passionnait. Un jour, après avoir passé une nuit blanche sur son texte, elle m’avait dit le lendemain matin: ah je n’ai jamais tant travaillé! Quel stress! J’étais étonnée. Pour moi travailler sous stress pour rendre un papier à temps relevait de la normalité dans notre métier de pigiste. C’est un job comme un autre. Ce qui ne l’était pas pour moi en revanche, c’était tout le boulot de mère. Et je lui ai dit, mais tu as déjà passé nombreuses nuits blanches auprès de tes enfants malades ou apeurés, ça c’est du vrai boulot, ça c’est impressionnant, ça c’est le moment de dire, ouf, je n’ai jamais autant travaillé!

    Tout n’est qu’une question de perspective.

    Répondre
  52. claire a dit…

    « Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou à tisser pour qu’aucun fil ne se casse… »
    « Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action…. » Jaures

    Répondre
  53. insofa a dit…

    Rien à voir avec le scmibilic, quoi que…, je suis prof et j’ai parfois (souvent) envie de changer de métier et aujord’hui avec mes 3° en fin de séance, on a travaillé Video games de Lana Del Rey. J’ai pensé à toi qui m’a fait découvrir cete chanson. Et c’était un chouette moment avec eux…

    Répondre
  54. la belette a dit…

    Je suis free lance parce que je n’ai jamais pu être autre chose, ce n’est pas dans mon tempérament, et je ne trouve pas courageux de l’être (pour moi, c’est normal, comme pour d’autres c’est normal de bosser en salarié. Je te rejoins sur le fait qu’une fois qu’on est décidé, il ne faut plus laisser de prise aux avis contraires (il y en a toujours).

    Répondre
  55. midlifegirl a dit…

    Il y a un peu plus d’un an, quand tu as sauté le pas, je racontais mon histoire à moi en disant il faut oser, tu as raison, on ne sait pas de quoi demain est fait (oh non on ne sait pas).
    Moi aussi j’avais fait ce même choix et je l’ai fait sereinement pcq j’avais un appui financier et moral indefectible. Slt maintenant seule avec 3 enfants, cela aurait pu être la catastrophe totale. Ce n’est pas le cas, j’ai bcp de chance parceq que avant de partir mon mari avait fait les choses très bien et aussi pcq j’ai des amis formidables qui ne m’ont pas lâché et que je peux travailler mais il faut quand même bien réfléchir pcq 3 enfants (ou 2 ou 1) c’est 3 vies à construire, à emmener quelque part et que quoiqu’on en dise ça coute de l’argent et si on consacre tout son temps à en gagner c’est forcément à leur dépend à eux.
    Bref, c’est confus. C’est si difficile dans la vie en général de naviguer entre « sécurité, raison, assurer son avenir » et « envie, folie, besoin d’exister et de se faire plaisir ».
    Je fais pas avancer le schmilblik non plus… mais il n’y a pas de réponse toute faite, c’est juste une expérience.
    Bonne journée

    Répondre
  56. LauraM a dit…

    Je sais que ce que je vais dire n’a rien à voir avec le billet au-dessus mais est néanmoins en lien avec un précédent billet que je ne retrouve pas.
    Je viens de finir le livre de Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit et j’en ai encore les larmes aux yeux. Ce livre est à la fois violent et plein d’amour, de cet amour inconditionnel des enfants pour leurs parents. Merci de me l’avoir fait découvrir j’ai comme la sensation qu’il y aura un avant et un après ce livre… Comme la plupart de mes lectures d’ailleurs ( un peu comme lorsque j’ai lu Le Fils à la suite de l’un de tes articles…)
    Merci pour ces belles et émouvantes découvertes littéraires.
    Bon week-end ensoleillé

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  57. Pascale a dit…

    Tu peux aussi épouser un homme très riche… hihi… Mais c’est aussi se priver de ta liberté… Et à moins d’être soi-même une riche héritière (comme Paris Hilton), difficile de tout avoir !
    Maintenant réfléchis bien à la vie de Paris Hilton et franchement, je me demande si avoir autant d’argent sans avoir rien fait est une chance… C’était la pensée du jour !

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  58. sissie a dit…

    midlifegirl je suis entièrement d’accord avec toi ; et il ne faut pas perdre de vue que le bonheur aussi ne tient qu’à un fil ; le couple peut avoir une situation financière très correcte et stable et tout peut être remis en question du jour au lendemain, ton cher et tendre épris d’une jeunette et tu te retrouves à regretter ton ancien boulot, c’est ce qui est arrivé à ma meilleure amie qui galère quelque peu en ce moment et qui remet en question ce choix qu elle a fait pour être beaucoup plus libre de son temps et élever ses enfants tranquillement avec un boulot aux revenus épisodiques.

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