Vis ma vie en free lance (je ne parle pas des chaussures)

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Je me faisais la réflexion hier que j'avais mine de rien parcouru un long chemin depuis l'année dernière à la même époque. A savoir que je suis presque sereine. Je veux dire, bien sûr, de temps en temps, je suis prise d'un vertige en pensant que je n'ai pas de filet et que mon avenir pécuniaire dépend uniquement des commandes que je reçois. Mais autant c'était plusieurs fois par jour qu'il y a un an je manquais défaillir à cette idée, autant aujourd'hui c'est plus une une vigilance que je m'astreins à conserver, un garde fou qui m'empêche d'être complètement détendue du string (ce qui dans mon cas est salutaire, parce que paradoxalement je peux passer assez aisément de flippée sa race à complètement rien à foutre).

Cette sérénité presque trouvée me fait d'autant plus apprécier ce statut si particulier de free lance. Etonnament, ce sont je crois les relations entretenues avec les personnes pour lesquelles je travaille qui me plaisent le plus. Elles sont rares, entendons nous bien. La pigiste n'est la plupart du temps qu'une variable d'ajustement, une roue de secours que l'on appelle au dernier moment, une respiration, parfois, qui peut éventuellement insuffler un peu d'air frais dans une rédaction exsangue. Mais en aucun cas la pigiste ne peut aspirer à être au centre ni même sur le pas de la porte. Et pourtant, il s'est créé au fil des mois des façons de travailler avec chacun des responsables des publications auxquelles je collabore un lien de confiance et presque, oserais-je le dire, d'égal à égal (formule que je pourrais mettre au féminin, 99 % de mes rédacteurs en chef sont des rédactrices en chef, girl power inside). A savoir que si le revers de la médaille du statut de free-lance réside très nettement dans sa faible implication dans la rédaction au quotidien, le bon côté en revanche c'est que vous êtes totalement absent des conflits internes et d'une certaine manière exempté des relations hiérarchiques. Bien sûr, tout le monde sait qui commande (au propre comme au figuré) et qui dispose (ou propose). Mais le fait est que la subordination n'est pas la même, ne serait-ce que parce qu'un pigiste peut décider à tout moment d'arrêter. Bien évidemment ça ne se fait pas souvent et pas à la légère (claquer la porte c'est aussi faire une croix sur une source de boulot et donc d'oseille dans un contexte où ne rêvons pas les piges ne se ramassent pas à la pelle), mais c'est un levier non négligeable je crois dans les relations qui s'installent dans la durée.

Je ne dirais pas qu'on me ménage plus que si j'étais intégrée, mais j'ai en tous cas la sensation d'être considérée. Avec respect et infiniment moins de violence finalement que dans mon ancien boulot où je possédais pourtant un titre ronflant censé me donner pouvoir, prospérité, sensualité (ça c'est moins sûr). Quand je parle de violence, il s'agit plus de celle consistant à finir par ignorer le travail fourni par un tel ou une telle, à le prendre pour acquis, que d'une vraie brutalité dont je n'ai jamais été victime.

Bref, je ne sais même plus pourquoi je suis partie dans ce long monologue, peut-être parce qu'hier avec un ami on parlait de la souffrance au travail, du nombre croissant de gens, tout corps de métier confondu, ayant cette impression qu'ils ne vont plus pouvoir s'épanouir dans leur vie professionnelle. Cette perte d'espoir et de plaisir dans le fait même d'exercer sa profession. Cette frustration que l'on éprouve souvent à voir son coeur de métier ne plus être au centre, parce que ce qu'on vous demande c'est de tenir un rôle, d'animer une réunion, de savoir faire valoir votre boulot plus que de savoir vraiment le faire.

Je crois réellement qu'au delà de tous ces grands problèmes très compliqués relevant de l'économie, de la dette et tout et tout et auquel je pige à peu près que pouic, l'un de nos énormes soucis réside dans cette perte totale d'illusions et de confiance dans ce qui pourtant est synonyme d'émancipation: le travail. (bon, bien sûr, on peut aussi décider une bonne fois pour toute que c'est de l'aliénation et qu'on retourne dans nos grottes, mais comme je vous l'ai avoué hier, je kiffe les moquettes épaisses).

Je ne prétends pas avoir trouvé LA solution mais peut-être la mienne. Je ne ferme aucune porte à une réintégration un jour dans une rédaction, mais à mon grand étonnement, alors que je ne donnais pas cher de ma peau il y a un an, je ne suis pas à la recherche de quoi que ce soit. Je prends les bons côtés de cette vie (ne plus me lever à 6h45 mais à 8h est incontestablement le meilleur) et je tente d'en accepter les moins glorieux (j'envisage d'embaucher un gorille que je chargerai d'aller réclamer l'argent qu'on me doit ça et là) (mine de rien c'est l'une des énormes plaies du business, d'autant plus lorsqu'on est comme moi l'archétype de la personne osant à peine réclamer son dû sans s'en excuser dix fois).

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui et comme ça n'était pas forcément très glamour, je vous illustre tout ça avec des shoes étoilées ou estampillées british. Je crois qu'il va falloir que je finisse par m'offrir des pompes à drapeau, ça semble m'obséder. Celles-ci ne sont pas des Free lance (en référence à ce clin d'oeil si subtil dans le titre) (cherchez pas ce sont des histoires de référencement) mais des Annabel Winship dont j'aime bien les créations aussi.

Bonne journée.

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93 comments sur “Vis ma vie en free lance (je ne parle pas des chaussures)”

  1. berengere a dit…

    j’adore ces chaussures ! une vraie tuerie !
    bon allez je lis ton sujet du jour…je me suis d’abord attardee sur les photos !

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  2. Luna a dit…

    Tes mots me parlent particulièrement.
    Je crois que même que l’on est parvenu à exercer un métier pour lequel on a bataillé, un métier ou une profession “reconnue”, il y a toujours un doute, une douleur même parfois dans l’exercice de cette profession.
    Liée aux personnes avec lesquelles tu travailles, liée à l’activité elle -même.
    Je me souviens d’un de tes articles sur la notion de “zone d’effort” et “zone de confort”.
    Je suis dans cette recherche, sans trop savoir où aller, comment exercer mon métier, et même si je dois continuer à l’exercer.
    La maladie dont je suis sortie m’a clairement aussi ouvert la voie à cette interrogation, à laquelle je n’ai pas de réponse.
    Te lire est rassurant car l’épanouissement pro existe, même si je comprends très bien que tu gardes cette vigilance au fond de toi.
    Belle journée et Merci à toi Caroline.

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  3. Vesper L. a dit…

    étant moi aussi pigiste depuis – oh bah ça fait quand même quelques années”, j’en arrive en ce moment à un ras le bol… surtout quand unered chef t’appelle pour trois articles dernière minute, que tu acceptes, et qu’ensuite tu galères pour trouver les contacts et que tu stresses pour tout rendre dans les temps ! mais bon, une fois cette gageure réalisée, je suis fière de moi et c’est repartie pour un tour, pigiste, des inconvénients, certes, la solitude parfois, mais des avantages à bosser chez soi (j’ai des enfants, c’est pratique quand il y en a un malade, je peux “poser” une journée, sans compte à rendre !) en contrepartie, faut s’organiser quand on est seule, face à son ordi, se donner des coups de pied au cul parfois ;-)
    revenir en rédac, j’y pense parfois, et puis j’oublie, c’est la vie, c’est la vie ;-)

    belle journée “colègue” de galère

    PS : je suis absolument fan des shoes d’Annabel Winship, surtout celles estampillées Union Jack que j’avais découverte il y a qq années, je ne savais pas qu’elles existaient encore : cette vitrine de boutique, c’est à Paris? où ça? (merci ;-)

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  4. la belette a dit…

    AH, je ne suis pas la seule à passer de “flippée sa race” à “complètement rien à foutre”, mais paradoxalement et contrairement à toi, je suis beaucoup plus productive dans le “rien à foutre” (ça me donne un côté “je suis hyper détendue parce que je maîtrise” absolument factice mais salutaire).

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  5. L'excessive a dit…

    Oh non j’ignorais qu’il y avait une boutique de ces chaussures, c’est “horrible” !!! Celles à drapeaux comme celles à étoiles me font de l’oeil depuis un moment dans une boutique devant laquelle je passe régulièrement… Le prix m’arrête encore pour le moment mais mon coeur saigne là !!! :-)
    Sinon, l’amour du “freelance”, je comprend. Je ne vis pas encore tout à fait de ma condition d’auteur mais j’y aspire et y travaille fortement. Je peux dire que j’aime mon travail, pour l’écriture évidemment mais aussi pour sa complète instabilité puisque c’est ce qui me donne ce sentiment de liberté dont j’ai absolument besoin (et oui je vois “quelqu’un” pour parler de ça, entre autre !)

    Bonne journée !

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  6. just me a dit…

    C’est toujours rassurant de voir quelqu’un réussir en tant qu’indépendant.
    15 ans que j’en rêve et toujours cette trouille de ne pas être à la hauteur, de ne pas réussir, peur des obstacles. Pourtant l’envie est là, toujours vivace, comme une adrénaline et je ne crois pas qu’elle soit prête à partir.

    La seule manière de m’en débarasser sera de passer à l’acte un jour ou l’autre.

    Comme in disait pendant mes manifectations lycéennes : MO TI VA TIONS !!!!

    ps : pas reçu de retour sur mon mail et la vie à Paris :(

    à plusshhh

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  7. Cetroinzust a dit…

    Pour la vie de freelance, je ne sais pas mais pour la qualite de vie et la serenite qu’apporte un boulot dans lequel on s’epanouit, avec des personnes qui nous considerent, yep ! ca fait une sacree difference ! Je continue a mesurer ma chance, a savoir combien je suis bien tombee la ou je suis maintenant. Plus de deux ans apres la fin de ce qui a ete un cauchemar eveille de quatre ans, je me suis enfin remise de mon ancien labo, j’ai enfin compris que je n’avais pas tous les torts et que je n’etais pas aussi nulle qu’on a pu me le rabacher sans cesse. J’ai repris comfiance en moi, en mes capacites et, si je ne suis pas non plus completement detendue de la gaine en polaire (ben ouais, c’est l’hiver, on se pele les miches severe, m’en vais pas deambuler en string, quand meme), je sais que j’ai beaucoup change, que je me suis retrouvee. Et c’est une sacree chance, une chance que je savoure. Vraiment.
    Bonne journee !

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  8. isa-monblogdemaman a dit…

    Voilà, il est bon d’être freelance quand on a réglé cette histoire de boule au ventre. Ensuite, on peut bosser à son rythme dans son petit cocon pas rangé (2° problème travailler ou faire le ménage ?) !

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  9. Niña a dit…

    Il y a un nombre impressionnant de freelances au mètre carré, chez Caro :-) Je plaide coupable aussi de longs monologues avec mon ordinateur en pyjama à 11 heures du matin…
    Perso, je suis depuis quelques semaines en mode “si je suis pas sous pression j’en fous pas une et j’écume le Web à la recherche de toutes les conneries à lire”. Et je me fais un peu peur, j’avoue… J’espère que ma concentration va revenir faire un tour dans mon bureau. Ça m’arrangerait !

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  10. minutedeco a dit…

    Très bon article.
    Je suis moi aussi pigiste, depuis 6 ans et j’avoue que même si je l’évoque parfois, je ne m’imagine pas réintégrer une rédaction, des horaires stricts, des rapports plus ou moins “violents”. Evidemment, je gagne beaucoup moins mais je travaille plus (j’ai du mal à m’arrêter le week-end), mais la liberté n’a pas de prix.

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  11. Claire Drôle-de-Mère a dit…

    Excuse-moi, je rebondis sur LE détail qui n’a aucun rapport avec le sujet mais… tu te lèves vraiment à 8h? Avec 3 gamins? Les as-tu si bien élevés que vous ne connaissez pas la galère de (en vrac et dans le désordre):la recherche express des chaussures de sport/le papier á signer/ les 3€75 à racler dans le fond de porte-monnaie -appoint obligatoire – la mini-vérif que l’habillement correspond grosso-modo aux températures attendues (le tee-shirt en plein hiver parce que ca gonfle d’enfiler un pull, t’as jamais ca toi?).
    Bref tout ca, ils font ca sans toi? Alors là Car, je dis Chapeau et que c’est même un empilement de haut-de-forme que je te tire!

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  12. Biduline a dit…

    L’épanouissement au travail, c’est aussi quelque chose qui me semble hyper important et je suis désolée pour les personnes de mon entourage qui ne kiffe pas, mais vraiment pas du tout, leur boulot.
    Moi, c’est le contraire, j’adore mon travail et je m’éclate dans ce que je fais pour gagner mon pain quotidien. Ca fait presque stupide de dire ça, genre première de la classe, mais je suis bien contente d’avoir ce sentiment et je suis consciente de ma chance.
    C’est ce que je souhaite à mon fils pour l’avenir: qu’il se trouve un travail qui lui permette de s’épanouir, en plus de garantir de lui permettre de fouler les moquettes moeulleuses si l’envie le prend.

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  13. Carolumette a dit…

    Bonjour Caroline
    Je me retrouve tout à fait dans ce que tu décris… tiens, je vais afficher une citation de ta part dans mon bureau, histoire de me motiver à me barrer, chanter “aurevoir Président” à mes patrons, et devenir ferronière à mon compte, dans ma rase cambrousse mâconnaise que je regrette tant….

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  14. Blonde paresseuse a dit…

    Des sandales de fée… juste faites pour moi.
    Hier, une chère amie m’a dit à propos d’un travail demandé en urgence, non prévu et rendu rapidement et bien torché “tu es une fée”.

    Ces chaussures sont donc pour moi. Je vais les mettre dans la balance pour mon entretien semestriel… ça me semble un bon compromis, plutôt qu’un hypothétique bonus ;-)

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  15. Laura a dit…

    Chouette billet, bien écrit et très vrai… cette perte de foi dans le travail… cette sensation que tout est précaire, factice… Je vois bien le lien avec le mini débat d’hier sur le travail.
    Je trouve qu’il y a dans l’air comme un sentiment qu’on ne peut plus trop croire que demain sera meilleur qu’aujourd’hui.
    Merci d’exprimer ça avec les mots justes mais sans lourdeur et pathos.

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  16. Vanou-Vaness a dit…

    Les chaussures sont une tuerie ! (oui je sais je suis superficielle)…

    Contente pour toi que tu t’épanouisses dans ton statut.

    Juste cette phrase “l’un de nos énormes soucis réside dans cette perte totale d’illusions et de confiance dans ce qui pourtant est synonyme d’émancipation: le travail”. Tu as exactement mis le doigt sur ce malaise que je ressent pour moi et dans mon entourage. Je rajouterai que, dans ces conditions, c’est difficile de ne pas vivre son job plus comme un boulet, un poids que comme une source d’épanouissement.
    Donc finalement encore plus contente pour toi dans ces conditions.

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  17. Corinne (Couleur Café) a dit…

    Je crois qu’on ne peut jamais être totalement à l’abri dans une situation ou dans une autre, ni totalement être satisfaite d’une situation ou d’une autre, mais l’important est qu’on aime notre vie, notre quotidien, et qu’on assume la part de risque que notre choix impose. Bref, je sens que tu es épanouie et c’est le plus important parce que franchement, ce n’est pas forcément donné à tout le monde de l’être de nos jours.

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  18. Mélodie a dit…

    Tiens marrant ton article…
    J’ai été freelance, puis je suis repassée dans le giron entreprise : mon jules + moi en freelance à la maison, ça le faisait moyen (présence de l’autre 24/24 + rentrées financières en dents de scie etc = un peu tendu l’ambiance). Lui est resté indépendant à la maison, et s’en porte comme un charme, malgré des coups de stress comme toi.
    Pour ma part, après plusieurs années d’éclate “j’adooooore mon taf”, j’avoue que j’arrive à un moment de doute, où cette période free me manque.
    C’est con, mais j’ai un gros côté “je suis ce que je fais”, et quand y a gros en frustration au taf, ben ça impacte forcément le moral; au moins en indé, c’était “facile” : hop une mission, hop on la remplit (plus ou moins aisément) et hop on est super contente et méga fière même des fois, parce qu’on a fait ça TOUTE SEULE.
    Là, ben, suis pas seule, et faut gérer les relations humaines, les changements de décision, de cap, les retards divers, bref, parfois, c’est lourd et sclérosant.
    Suis pas sûre qu’il y ait une situation idéale, par contre je pense qu’à différents moments de ma vie j’aurai besoin de repasser de l’un à l’autre, histoire de refaire le point (qui suis-je, où vais-je, tout ça…)

    Tout ça pour en arriver à l’essentiel : ça fait du bien de te lire :)

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  19. marie a dit…

    Travaillet ou faire le ménage? cest la grande question, quand on travaille chez soi, entre les doudous de l’un et les chaussettes de l’autre échoués dans le salon, l’évier plein de vaisselle pas faite et j’en passe…

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  20. marie a dit…

    et je crois que, en tant qu’”indépendante”, il faut en général rendre hommage à l’autre, qui lui, accepte de se cogner le travail de salarié dans une ambiance bien moins agréable, avec cette absence régulière de reconnaissance de la part de la hiérarchie et cette violence souvent ous-jacente mais bien réelle, l’autre, donc, sans qui, financièrement, notre liberté ne serait pas possible. je ne connais pas beuacoup de free qui pourrait vivre en free si ils n’avaient pas à la maison un ou une qui ramène un salaire.

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  21. SarahC. a dit…

    Mon Dieu. Des fois, en te lisant, je me dis qu’on pourrait être copines, et pis des fois, quand je vois les chaussures que tu kiffes, je me dis ah ben non en fait. Joke :- )

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  22. anacoluthe a dit…

    Love Annabel ! (et je l’aimerai encore plus si ces chaussures existaient en 42, oui, j’ai un grand pied ET ALROS ?!)

    Free depuis 8 ans après avoir été salariée, je te rejoins tout à fait ! Je me dis tous les jours “liberté et responsabilité sont les 2 faces d’une même pièce” : en clair, ouep, je flippe un peu sur les lendemains qui chantent je-sais-pas-quoi (“et dans 1 mois, j’aurai du taf ou pas ? Et mon année, elle va être bonne ou pas ?”) mais j’apprécie teeeeellement ce sentiment de liberté – libre de décider où je conduis ma vie – que je trouve que cela vaut l’incertitude !

    Et d’ac aussi avec le fait que les rapports sont totalement différents avec les free ! Je me sens aussi plus cool dans mes rapports avec les hiérarchiques, car je sais que ce qu’on attend de moi, c’est d’être “le regard extérieur”. Donc je me permets quelquefois de dire des trucs qu’un salarié ne pourrait pas dire. Je pense qu’on me paye AUSSI pour ma liberté de ton, en fait !!

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  23. Zazie dans l'métro a dit…

    Bien interessant même si je ne “vis” pas le sujet.
    Je m’arrête sur ta définiton de la violence (ou d’une certaine violence) qui est d’ignorer (le travail de) l’autre. Je trouve ça juste, la violence, sourde mais réelle, c’est bien la non-reconnaissance de l’autre. Pas seulement dans le travail salarié ou non, dans la vie quotidienne, les relations sociales etc…

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  24. Roseinprogress a dit…

    J’avais écrit ça il y a quelques mois

    http://roseinprogress.com/2011/06/15/new-generation/

    et maintenant je me retrouve au pied du mur.
    En tout cas je comprends exactement ce que tu racontes.Je reste tiraillée entre mon désir de sécurité au sein d’une entreprise, même suffocante soit-elle et mon désir de me lancer dans une aventure en solo sans filet…
    Une chose est sure, j’ai envie que mes toutes petites filles aient confiance en notre société et que la valeur travail soit une motivation dans leurs choix de vie…et puis je voudrais qu’elles soient fières de moi accesoirement.
    Au vu de l’état actuel des choses, il ne faudrait pas qu’elles grandissent trop vite…

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  25. mammouth a dit…

    Ah ben tu vois, je me suis faite la même réflexion! Parce que à la rigueur, je peux retourner au lit après leur départ à l’école, mais rester dedans avant leur départ n’est pas très efficace, disons-le comme ça.

    Bien sûr, mister mammouth est là, mais il doit se préparer pour aller bosser et amener les enfants à l’école. Il fait déjà les tartines et réveille toute la maisonnée. Mais quand il se prépare, il ne peut pas voir au bon déroulement des choses et si on veut s’assurer que tout le monde est sur la ligne de départ à la bonne heure, ça prend une deuxième personne pour gérer le tout. La deuxième personne, c’est moi. J’ai bien regardé autour, n’ai vu personne d’autre pour l’instant, alors je me lève.

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  26. ElsaNeverland a dit…

    Etant traductrice d’édition, je me reconnais bien dans tout ce que tu dis (à part les relations avec mes “collaborateurs”, vu qu’elles sont très limitées).
    Mais quel bonheur de faire un travail que j’aime (même si les livres que je traduis ne sont pas toujours à mon goût ^^’ On ne crache pas sur les contrats…), en pouvant aménager mon emploi du temps un peu (ouais, faut pas abuser non plus hein ^^) comme je le veux.
    Par contre, je l’avoue, heureusement que Monsieur est là avec un emploi salarié… Sinon, je sais pas comment on mettrait des croquettes dans la gamelle du chien tous les jours ^^’

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  27. leyleydu95 a dit…

    Mon gagne pain quotidien est le recouvrement de dettes.
    Je me débrouille très bien pour récupérer l’argent qu’on doit à ma société sans crier et sans menacer.
    Je suis même la meilleure d’europe de mon groupe international.
    Je reçois même des félicitations des grands pontes anglais et américains tellement je le fais bien…alors que je ne suis pas fichue de quémander à ma meilleure amie les 500 francs que je lui ai prêté en 1994…
    Je compatis vraiment,vraiment,vraiment…

    Sinon j’adore les chaussures avec le drapeau anglais ! Si ce modèle existe sans talons, je crois bien que je vais craquer (si j’arrive à récupérer les 76 euros+les intêréts que mon amie me doit !!)

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  28. Angie a dit…

    Assistante Sociale depuis 4 ans et des poussières, malgré 1 congé maternité entre temps, je me pose de nombreuses questions sur mon avenir pro.
    Et pourtant, j’ai bataillé pour entrer en formation, la suivre, avoir ce fichu DE, et maintenant ? Mon quotidien ne correspond pas à mon idéal… Je porte d’autres idéaux à côté qui souvent me font dire que l’on génère plus de violence institutionnelle que ce que l’on soutient les gens reçus… Bref.
    Je m’ennuie, tourne en rond, bosse pas au top de ce que je peux faire, ne suis pas satisfaite, bougonne… Mais que faire d’autre ?
    J’ai finalement demandé un Bilan de Compétences, histoire de prendre d’y réfléchir sérieusement…
    Et derrière les questions que d’autres partagent ici : il faut bien payer le loyer, et cette peur du vide et du changement, quand on a finalement trouvé un certain équilibre dans cette insatisfaction (horaires décalés, temps pour les enfants, pas de soucis rapportés à la maison…)…
    Souvent tes articles font écho. Encore le cas aujourd’hui :)

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  29. mammouth a dit…

    Je suis étonnée que tu n’aies pas déjà acheté les bottillons bleus à étoiles.

    Se faire payer, c’est l’aspect un peu barbant d’être freelance. On est président de sa micro-entreprise et responsable entièrement et seule de la baraque. J’étais assez bien rôdée pour envoyer les factures régulièrement, mais pour le suivi, c’était plutôt la galère au début. J’ai investi dans un logiciel de comptabilité et ai dû créer mon propre système, car comme tu dis, il faut encore se faire payer. J’ai dû tout apprendre seule sur la récupération des sous. J’ai connu la faillite d’une firme dans un autre pays; par miracle, j’ai réussi à récupérer mon dû. J’ai aussi eu d’autres qui avaient pris la clé des champs une fois le travail remis. Et les retardataires… ouf, quoi! Il faut vraiment prévoir un bon coussin pour vivre parce que certains mettent des mois à payer. Le début avait été un choc, et de grandes discussions avec mon banquier, car je n’avais pas l’argent liquide pour ce genre d’administration. Dans ma naïveté et mon honnêté, je n’avais pas pensé que des grosses entreprises ne puissent pas payer à temps. J’ai donc appris à ne pas compter sur les factures dues. En d’autres termes, je me préparais mentalement à travailler pour rien jusqu’à la rentrée d’argent. Bref, oui, devenir freelance, c’est aussi gérer une entreprise, si petite soit-elle.

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  30. Caroline a dit…

    Je voulais vous remercier pour vos commentaires hyper riches, qui vont tout à fait dans le sens de mes réflexions, c’est fou comme on partage les mêmes problématiques. Je ne crache moi non plus sur aucun boulot et je combine des missions passionnantes avec d’autres beaucoup plus alimentaires. Il ne faut pas fantasmer, être free lance ne dispense pas de faire des trucs chiants, évidemment !!!

    et pour ce qui est du matin, et ben voilà, c’est le churros qui gère. Je suis pour ma part corvéable à merci pour tout le reste, la gestion des devoirs dès 17h, les sorties d’école ou de nounou, les rv médicaux, les jours off à cause des maladies de la plus petite qui fabrique bien ses défenses immunitaire si vous voyez ce que je veux dire. Alors oui, le matin, je m’en lave les mains et j’assume totalement. J’ai une seule mission, coiffer Rose avant qu’elle parte et les embrasser. Et je trouve ça fo-mi-dable. (bien sûr, parfois, il faut que je prenne le relais si le churros a un rv très matinal. Mais en règle générale, c’est ainsi que nous nous partageons le boulot, il rentre en effet rarement avant 20h, voire 21h…)

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  31. Caroline a dit…

    mammouth, tu résumes tout à fait la situation. heureusement, j’ai plus de “clients” qui paient rubis sur l’ongle que d’autres qui se font tirer l’oreille. Et j’avais prévu le coup, en préparant un matelas me permettant de vivre correctement les mois où ça traine. Mais c’est tout de même super chiant.

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  32. Cathy du Gard a dit…

    ” la souffrance au travail, du nombre croissant de gens, tout corps de métier confondu, ayant cette impression qu’ils ne vont plus pouvoir s’épanouir dans leur vie professionnelle.”

    Viens faire un tour sur un call center, et tu vas palper le stress (10 secondes mini entre chaque appel), le répétitif : ” V*****, Catherine, bonjour, que puis-je faire pour vous ?”, entre 890 et 100 fois par jour, l’agressivité des clients qui ont en marre de poireauter en communication sur-taxée, le manque de solidarité lié à l’obligation de faire du chiffre, toujours, plus, et tu m’expliqueras comment on peut s’épanouir là-dedans …

    Par obligation j’ai fait ce taff pendant 18 mois, 18 CDD renouvelés chaque fin de mois (convocation boule au ventre chaque fin de mois chez le DRH) – la boule elle est montée dans la gorge, et elle est devenue tellement vilaine qu’il a fallu l’enlever … et je te passe le non-renouvellement du CDI parce qu’il faut bien maintenir le taux de l’action pour l’actionnaire …

    L’épanouissement au travail, je l’ai connu dans une vie professionnelle antérieure, mais je crois qu’il y a clairement des postes pour lesquels il faut vraiment avoir besoin de bouffer pour y aller le matin.
    Alors j’ai voté Mélenchon …

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  33. Angie a dit…

    Pareil ici, dernière levée !
    Chéri gère TOUT, bon on en a qu’une, pour le moment… Et même en congé maternité, je sors tout juste la tête de l’oreiller pour souhaiter une bonne journée !
    Par contre : jours enfants malades, rendez-vous péricrèche, paperasse en journée, médecin et repas du soir c’est pour moi… Il bosse en décalé donc gère super le matin mais ne rentre pas avant 21h les 3/4 du temps !

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  34. ingrid a dit…

    J’admire les personnes comme toi Caro qui se lancent par passion dans une situation qui peut être, disons le, quelque peu précaire…
    déjà étudiante, j’étais consciente que le monde du travail était assez cruel (mon père me parlant sans arrêt de ces luttes contre le patronat et des licenciements..) si bien qu’à la fin de mes années de fac de droit..je me suis jetée sur les concours..MOI FONCTIONNAIRE !!!! je ne voulais rien d’autres tant la précarité des emplois du monde d’aujourd’hui me faisait peur… j’avais tellement peur du vide que lors de ma dernière année de fac, j’ai vite passé des concours et j’ai dû arrêter mon année en plein milieu pour intégrer mon école… une vraie fonctionnaire fière de l’être ! alors c’est vrai que d’avoir quitté la sécurité de l’emploi pour te mettre en freelance c’est quelque chose que je trouve très courageux..je connais mal votre monde “journalistique”, et j’ignore s’il est difficile de travailler..mais je constate que tu sembles bien t’en sortir (il faut dire que tu as la plume assez facile et tu écris vachement bien ;-)..).. si maintenant tu arrives en plus à gérer le stress que cela t’occasionnait..que demander de plus ! mise à part te souhaiter que cela continue à te plaire et à fonctionner…

    bon..quant aux chaussures..j’avoue j’adore la première photo..pour rien au monde je ne pourrai les porter : je crois que ma démarche ne serait pas très naturelle et que j’aurai vite mal au pied..mais elles sont trop belles !

    bonne journée et merci pour ton article :-)

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  35. DOMINIQUE a dit…

    Caroline, c’est super le travail de parents ainsi réparti. Au moins, il n’y a pas d’ambiguïté ni de frustration (“c’est moi qui me cogne tout le temps les gosses”) même si tu as une grosse part le soir : devoirs, dîner, bain, coucher…
    Et puis les enfants profitent le matin de leur père.
    Fais gaffe, on toutes vouloir un Churros à la maison !

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  36. celote75 a dit…

    Très intéressant cet article ! C’est bien que tu aies trouvé une certaine sérénité.
    Quand j’étais traductrice free-lance, je ne m’étais fixé qu’une seule “règle”: mettre de côté deux, voire trois, mois de “salaire” (disons une somme minimum pour payer le loyer, la bouffe…) dès que possible, donc dès que je recevais un chèque, hop, une petite partie de côté avec interdiction de taper dedans. Je me disais qu’ainsi, si tout devait s’arrêter net, j’aurais de quoi voir venir le temps de trouver autre chose, petite mission d’intérim ou autre.
    J’ai fini par accepter un poste, juste parce que c’est ce qui me convenait à ce moment-là, mais je n’exclus pas de replonger :)
    Je trouve que le boulot ne s’arrête jamais quand on est free-lance, surtout quand, comme moi, on est absolument pas organisé et que seule l’urgence du travail à rendre vous galvanise… donc, les soirs, les week-ends, c’est sans fin! Mais que c’est stimulant! En fait, il faut sans cesse faire ses preuves, c’est ce qui me manque un peu aujourd’hui, cette émulation, avec le risque sous-jacent de se reposer un peu sur ses lauriers finalement.

    Haaaa, et les chaussures Annabel Winship!!! Certes elles coûtent un bras mais quel pied! (mouais bon je sais elle est facile) :)

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  37. Caroline a dit…

    celote75, c’est clair qu’on ne s’arrête jamais, à la fois on peut décider de prendre une journée off et en même temps… on ne la prend jamais !

    Dominique, oui je sais, le monde entier me l’envie :-))

    ingrid, tu sais toute ma vie j’ai eu peur de cette insécurité. et j’ai aussi passé des concours, que je n’ai pas eus, mais j’ai longtemps rêver de ce statut de fonctionnaire. et aujourd’hui encore, je sais que si on me proposait un poste sûr, j’aurais du mal à ne pas l’accepter pour cette même raison. Mais j’ai découvert aussi que parfois, l’insécurité n’est pas là où on la croit. et qu’en définitive, en multipliant les employeurs, je diminue le risque de me retrouver à la rue du jour au lendemain. ce ne serait pas de chance s’ils me congédiaient tous en même temps !!! Quoi qu’il en soit, je crois que l’essentiel c’est de s’y retrouver, peu importe finalement le chemin !

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  38. madamezazaofmars a dit…

    J’ ai tellement rêvé d’ être journaliste un jour sans jamais y arriver que oui j’ admire ta plume et ta façon de t’en servir.
    Je me suis rabattue sur un blog, ça me permet au moins d’ évacuer mon trop plein de mots et d’ idées même si je rêve encore qu’un jour, peut être …

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  39. LParis a dit…

    Moi aussi je surkiffe ma condition de SR pigiste depuis que j’ai quitté ma rédaction il y a cinq ans !
    Bien sûr, je gagne moins, mais je travaille moins aussi ; bien sûr, j’ai des boules d’angoisses quand je n’ai aucun contrat de prévu ou au moins prévisible…
    Mais je suis très contente de changer de collègues tous les quinze jours (comme ça c’est toujours la fête quand on se retrouve !) et je suis toujours contente de changer de sujets à traiter (on se lasse vite de la presse féminine, non ?) !
    (et aussi, je surkiffe les chaussures, toutes les chaussures)

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  40. celote75 a dit…

    Je tiens quand même à préciser que le statut de fonctionnaire n’est pas, enfin plus, nécessairement synonyme de sécurité de l’emploi. J’ai un statut de fonctionnaire international mais des contrats renouvelables de deux ans, comme 95% de mes collègues. Seuls les “anciens” ont de vrais CDI. Alors, oui, jusqu’à présent, on ne se posait même pas la question d’être renouvelé, c’était automatique, à moins de casser la gueule du Directeur général. Mais la crise aidant et les budgets diminuant, personne n’est plus à l’abri. Et vous savez quoi? Je trouve ça très bien! Au moins, rien n’est acquis et ça laisse espérer que les tire-au-flanc qui n’en foutent pas une de la journée vont se secouer un peu et prendre conscience des privilèges qu’ils ont déjà! :)

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  41. Caroline a dit…

    LParis, en effet, très important cette histoire de sujets. A ma grande surprise, alors que je pensais quitter pour toujours l’enseignement supérieur qui était ma spécialité, je continue à écrire sur le sujet régulièrement (plein d’articles dans le monde daté d’aujourd’hui encore dans les kiosques jusqu’à cet aprèm) (autopromo). et en même temps, je suis ravie de mixer ça avec Psycho mais aussi des sujets super légers dans la presse féminine. C’est un des gros intérêts du free lance staïle, la possibilité de ne pas se cantonner à un seul domaine…

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  42. Caroline a dit…

    celote75, oui je pense aussi que ce qui est dangereux quand on est “à vie”, c’est de finir par ne plus avoir de motivation pour avancer…

    et sinon je tiens à préciser que je kiffe ces pompes mais que je n’en ai pas acheté parce qu’elles sont chères (autour de 250 – 300 euros la paire). Et moi je nique les shoes, quel que soit leur prix… et aussi, en fait j’adore les chaussures qui pètent, mais au quotidien, c’est bottines, bottines… bottines. Noires ou beige. trop originale la meuf.

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  43. Elosyia a dit…

    La souffrance au travail, je connais bien. J’ai été victime harcèlement moral dans mon ancien boulot. Une petite entreprise de taille familiale. La direction qui ne te protège pas, car c’est cette même direction qui exerce une pression sur toi basée sur des remarques acerbes, humiliantes et négatives sur ta personnalité. Rien de constructif que du négatif. Les collègues qui se serraient un peu les coudes au début et qui mine de rien te tournent le dos quand elles sentent que le vent tourne pour toi. La peur au ventre tous les matins d’aller bosser, la peur quand tu entends les bruits des talons de ta boss qui arrivent parce qu’au rythme de ses talons, tu sais que quelqu’un dans le bureau va se faire dézinguer. Bref désolée, pour ce tableau. Mais ce que je voulais dire c’est qu’un mal pour un bien, cette expérience terrible et deshumanisante, m’a permis de me libérer professionnellement. Et qu’après une souffrance terrible au travail, on pouvait regagner confiance dans sa capacité au travail et retrouver un boulot où s’épanouir. C’est suite à cela que j’ai changé de voie professionnelle et que j’ai enfin compris où se situaient mes limites persos et pros. Aujourd’hui j’ai un travail en CDD d’accord, mais dans lequel je me sens bien et où je suis respectée et ultra reconnue par ma hiérarchie. Et puis je ne perds pas espoir de devenir une pigiste régulière pour certaines rédactions aussi. Et puis surtout, j’ai ouvert un blog et je pense que je n’aurais peut-être pas osée avant tout ça. Enfin, bref, je crois que j’ai un peu extrapolé par rapport au sujet de départ :-), mais quand tu as évoqué la souffrance au travail ça a fait tilt chez moi et je voulais parler du fait que l’on pouvait “s’en sortir”, parce qu’après mon expérience j’ai parlé avec pas mal de personnes qui étaient totalement désabusées par leur boulot (pour diverses raisons) et que je continue à vouloir faire passer le message qu’il y a toujours la possibilité de choisir une nouvelle alternative pro qui soit bonne pour soi.
    A l’image de ce que tu nous livres ici de ton expérience free-lance et de ce que cela t’apporte.
    Bonne journée ! La bise

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  44. Booh81 a dit…

    Je crois que je ne pourrais pas être free-lance. J’aurais trop peur de me faire bouffer par les tâches ménagères, les enfants, les courses… Surmenage assuré. Je ne me sentirais pas si libre que ça.
    Et puis, j’ai un bon gros fort intérieur de fonctionnaire de gauche. On se refait pas.
    Tout le contraire de mon mari : entrepreneur né et acharné du boulot.

    On l’a ou pas.

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  45. Louise a dit…

    Maman solo, ça faisait 3 ans que je souhaitais démissionner pour exercer un métier plus en accord avec moi-même, qui me permettrait de profiter davantage de ma puce (je la voyais en moyenne 2heures par jour), mais j’attendais “le bon moment” parce que peur de l’inconnu, moins de moyen financier aussi. Et tout le monde qui disait “tu es folle, on ne quitte pas un cdi de nos jours!” . Et à la mort de mon père, j’ai enfin réalisé à quel point la vie était courte, qu’il n’y aurait jamais de “bon moment” et j’ai posé ma démission (il y a un an moins quatre jours!). Et c’est là que tu m’as été d’une grande aide, car tu traversais à l’époque les mêmes doutes et angoisses mais avec une petite longueur d’avance. Moi aussi je me réveillais en disant “youpi je l’ai fait!” et juste après “mon dieu, mais je suis folle!”. Et pareil, au bout d’un an, je suis très heureuse de ma décision. Certes j’ai moins d’argent, mais profiter de ma puce et être tous les soirs à la sortie d’école, ça n’a pas de prix. Alors encore un grand merci pour tout, et je suis ravie pour toi que tu sois parvenue à cet équilibre et à cette sérénité (même si j’ai bien compris, ce n’est pas tous les jours!).

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  46. Moi, mon nombril a dit…

    C’est le côté négatif qui m’a fait lâcher le statut de free-lance, quand au début de la crise de 2008, j’ai mis plus de dix mois à me faire payer par mon plus gros client. Mais c’est vrai que j’appréciais beaucoup de pouvoir dire “non” au moment des vacances des nains par exemple.

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  47. pascale m. a dit…

    “ce qu’on vous demande…c’est de savoir faire valoir votre boulot plutôt que de savoir réellement le faire”…eh oui, et même chez les fonctionnaires, et même chez les profs! finalement, aux yeux de la direction (et parfois des autres collègues) le “bon prof” c’est celui qui sera sur 10000 projets, 10000 sorties, de façon à en mettre plein la vue aux parents, et à renvoyer une image valorisante de l’établissement…c’est vrai que c’est super sympa, mais à force on en oublie l’essentiel: le bon prof est aussi (surtout?) celui qui réussit à intéresser et à transmettre au sein de SA classe, où mine de rien il passe le plus clair de son temps avec les élèves :-) j’avoue que j’ai beaucoup de mal avec ce culte du paraître qui finit par donner l’impression que seuls ceux qui s’agitent dans tous les sens en faisant parler d’eux sont les meilleurs…
    les annabel W. sont une tuerie, au même titre que les chie M. :-)

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  48. Soffffffff a dit…

    Ton billet du jour m’interpelle tout particulièrement, parce que j’envisage de me mettre très prochainement à mon compte, 1 an après un licenciement économique. Pendant cette année, j’ai cherché du boulot, trouvé une mission en intérim qui aurait pu se transformer en CDI mais à laquelle j’ai mis fin parce que je sentais bien que je ne pourrais pas m’épanouir dans un contexte où terroriser les gens est un art de vivre. Et puis je suis tombée enceinte, et je me suis demandé si je devais vraiment sacrifier à un boulot mal payé (tout ce qu’on me propose, malgré le fait que je sois diplômée… Région de m****e…) et humiliant, ma bonne humeur et une vie de famille digne de ce nom. A quelques jours d’accoucher, rien n’est encore définitif au niveau de mon choix et je sais que je me prépare quelques rognages d’ongles intensifs à l’idée de ne pas savoir si je vais réussir à finir le mois (ajoutons à ça qu’en plus le chéri est lui aussi à son compte avec des hauts et des bas, on doit être un peu dingues tous les deux) mais je vais voir grandir mon fils, je vais faire quelque chose toute seule comme une grande et, pour une fois, je vais avoir des “cojones”. Et ça, comme dirait l’autre, ça n’a pas de prix…

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  49. Helohel a dit…

    Bonjour Caro,

    Connais-tu la coopérative coopaname ? Elle permet aux indépendants et free-lance de se consacrer à leur coeur de métier et de mettre commun tous les “à côté” : compta, relance, déclarations etc.
    J’ai assisté à l’une leur conférence, ça m’a l’air surper intéressant.
    Ils ont aussi site internet, beaucoup plus clair que ce commentaire … http://www.coopaname.coop/

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  50. Caledonie75 a dit…

    Moi qui en ce moment ne peut plus blairer mon red chef (atteint d’un complexe énorme de supériorité parce que, justement, il a un complexe encore plus grand d’infériorité – tiens ça ferait un bon papier pour Psychos), je t’envie franchement !
    D’autant que j’ai 2 jeunes loustics à la maison. J’ai été pigiste qq années et suis intégrée en rédaction depuis 4 ans mais en ce moment je rêve de gérer mon travail comme je le sens et d’écrire sur des sujets différents !! Oui mais voilà, il faudrait que mon mari gagne un poil plus pour assumer car les débuts ne sont pas forcément idéaux…
    Donc bravo à ton churros pour sa récente promotion, ce doit être d’autant plus confortable pour toi.
    J’ai une question très matériel mais tu bosses où ? Je veux dire, matériellement parlant, tu t’es installé un bureau ? Non parce que quand je vois le nombre de papiers que j’accumule pour mes recherche,s je ne sais pas comment je ferais….

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  51. Molly a dit…

    j’ai suivi attentivement tout ton parcours au fil de ces posts, et je suis heureuse de lire ce bilan positif que tu dresses au bout d’un an.
    Félicitations Caro, tu nous encourages à aller au bout de nos envies et à oser ! Longue vie !

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  52. Pauline a dit…

    C’est vrai, déjà un an et quelques que tu as pris cette décision … un bilan globalement positif aussi bien au niveau de ton épanouissement professionnel qu’au niveau perso et familial … c’est ce qu’on pouvait te souhaiter de mieux !
    Je te souhaite de pouvoir revenir nous dire la même chose dans un, deux, cinq ans, et je n’ai pas trop de doutes sur le fait que ce sera le cas !

    (le bilan actuel, ca mériterait même un ptit self-cadeau, non ?)(nooon, j’ai pas dit forcément “les chaussures”, Monop peut aussi faire l’affaire, par exemple).

    P.s : une tuerie, ces chaussures. Pas les moyens (ni vraiment les occasions de les porter régulièrement pour amortir le prix, ca console)(un peu), mais une tuerie quand même…

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  53. isaraph a dit…

    Je suis une lectrice assidue. Je n’ai encore jamais commenté mais là, le sujet me touche particulièrement. J’ai moi-même décidé de plaquer une situation de fonctionnaire internationale privilégiée pour me lancer dans l’aventure folle de la création d’une école Montessori… Je suis en pleine transition, j’ai parfois des sueurs froides quand j’y pense mais je reste convaincue que j’ai fait le bon choix! L’idée était de créer un projet qui aie du sens (à mon sens) et d’être plus proche de mes enfants. Je verrai à la première rentrée de septembre si ces objectifs sont atteints! En tous cas, suivre ton parcours m’a sans doute encouragée à franchir le pas

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  54. Stéphanie / Mlle Crapaud a dit…

    Toutes ces questions me font particulièrement écho en ce moment… A un an de la fin de mes études, j’essaie de voir. L’été dernier, premier CDD dans “mon” domaine de prédilection, après plusieurs stages fantastiques. Grosse désillusion : très mauvaise ambiance, on ne me confie aucune tâche (à part photocopies/café quoi), énorme remise en question. Depuis fin septembre du coup je me pose 35 000 questions. Sans compter que lire constamment “génération sacrifiée” et tout le blabla, tout ça n’est pas du tout pour rassurer l’anxieuse que je sais si bien être. Heureuse de lire que le “bonheur professionnel” existe encore même après des années. Merci beaucoup pour ce post ! Et aussi, surtout : bravo pour ton parcours, très courageux.

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  55. Pascale a dit…

    Caro, là il faut que tu me dises comment tu fais pour te lever à 8h avec des enfants qui vont à l’école ? c’est le Churros qui fait tout ou ils sont autonomes à ce point ? Non, finalement, ne réponds pas, je préfère rester dans une ignorance moins douloureuse qu’une réalité à laquelle je n’aurai jamais accès… Hooouuu hoooouuu hoooouu (gros chagrin comme Obélix lorsqu’il comprend que Falbala préfère Tragicomix…)

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  56. Norethrud a dit…

    J’aime beaucoup te lire dès que tu parles de ta vie professionnelle ( en fait j’aime à te lire tout court… et j’aime les chaussures à drapeaux aussi …). Je trouve que tu as été très courageuse de te lancer dans le free lance mais je te trouve surtout brillante et travailleuse! Et ça me rassure, dans une période ou ma vie pro est plus que flou, de voir que quelqu’un d’aussi professionnel que toi mette en évidence les problèmes du monde du travail. J’ai tendance à me dire que je suis la seule à ne pas trouver ma voix, à ne pas me reconnaître dans quelque chose de préfabriqué et j’en broie souvent du noir… Heureusement il existe les chaussures à drapeaux ^^

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  57. claire a dit…

    et puis y’a aussi ceux qui ont un besoin constant d’insécurité… on les traite de fous, au mieux de courageux… en fait ils peuvent pas faire autrement, peut-être la peur de l’ennui…

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  58. ingrid a dit…

    Je voudrai rebondir sur le commentaire de Celote75..pour ma part, je trouve cela très grave que la fonction publique est intégrée la précarité et que (merci Sarkozy) notre statut ait pris du plomb dans l’aile et que l’on ne soit, finalement en tant que fonctionnaire, plus garantie d’avoir du boulot à vie..grave parce que beaucoup de fonctionnaires(même presque tous) sont des gens consciencieux, qui travaillent beaucoup et pour pas grand chose..et qui ont le sens du service public..je ne dis pas qu’il n’y a pas des brebis galeuses..mais c’est le cas aussi bien dans le privé que dans le public.. et sous pretexte que certains ne glanderaient rien, on voudrait revenir sur des acquis..or, être fonctionnaire, c’est aussi accepté d’être payé moins que la plupart des gens..faire des heures supplémentaires qui ne seront jamais payés ni récupérés ..et cet investissement que beaucoup font, on le fait pour le service public et aussi parce qu’il y a cette sécurité de l’emploi.. j’ai fait des études, j’ai fait des concours..et je suis comme beaucoup sous-payé.sous payé car l’Etat recrute à des niveaux très élevés et ne paie pas du tout en conséquence..mais on l’accepte, on ne se plaint pas parce qu’il y a effectivement cette sécurité de l’emploi..alors enlever ça aux fonctionnaires, c’est véritablement plomber la motivation et en décourager beaucoup…!! voilà…c’était ma réflexion du soir !

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  59. Caroline a dit…

    Ingrid, je comprends tout à fait ton point de vue et je ne suis pas pour la précarisation de la fonction publique. ceci étant dit, je crois que des études récentes montrent que les salaires moyens des fonctionnaires ne sont plus inférieurs à ceux du privé. Je pense que c’est dû à la dégringolade des salaires dans le privé et je ne suggère pas du tout que du coup on mette fin à la sécurité de l’emploi. Mais je crains que désormais, hélas, le privé et le public ne fassent jeu égal en matière salariale.

    Par ailleurs, je pense que Celote75 n’a pas voulu dire qu’elle était contre la sécurité de l’emploi dans la fonction publique, elle parlait peut-être de sa situation très précise.

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  60. Caroline a dit…

    Certaines études tendent même à prouver que le public gagne plus que le privé: http://www.leparisien.fr/economie/salaires-l-ecart-se-creuse-entre-public-et-prive-22-02-2012-1872428.php

    Mais à prendre avec des pincettes, en effet cela dépend des catégories. Mais le fait est que ce qui était vrai il y a des années ne l’est plus autant aujourd’hui. Ceci étant dit, je le répète, pour moi la solution n’est évidemment pas de mettre fin à la sécurité de l’emploi des fonctionnaires mais bien de revaloriser les salaires du privé (et aussi du public)

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  61. Katelig a dit…

    Oh p… je ne suis pas la seule à niquer toutes les godasses que je porte. Ça me plonge dans un questionnement sans fond. La démarche ? La forme de pieds ?
    Ça me désole mais vraiment VRAIMENT ! En plus de mon incapacité totale à marcher avec plus de 5cm de talons.

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  62. ingrid a dit…

    j’avais fait une petite réponse..qui a été supprimé quand j’ai tapé sur “aperç”..zut..
    je disais que nous payons cher notre sécurité de l’emploi, l’Etat n’est pas un bon employeur…entre heures sup. non payés ou supprimés (ça s’appelle de l’Ecrétage….) et non respect des règles du droit du TRavail, car oui l’ETat n’a de compte à rendre à personne..cela m’est arrivé souvent quand je bossais sur Paris de finir à 2H du matin et de devoir rebosser à 8h..soit 6 heures après..car manque de personnel etc… et de voir certains travailler dans des conditions déplorables..sans pouvoir raler auprès de l’Inspection du Travail par exemple..car biensur, encore une fois l’Etat n’a de compte à rendre à personne…
    quand aux salaires…le problème des moyennes c’est qu’elles sont souvent tirés par le haut par certains fonctionnaires qui gagent “rubis sur l’ongle”..les disparités d’un Ministère à l’autre sont énormes, et certains, plus près du seigneur (et de son argent) sont beaucoup mieux lotis que d’autres.. dans mon Ministère …beaucoup démarre au smic (les catég C, les B n’en sont pas loin) mais avec des primes qui sont intégrés dans le salaire mais non prise en compte pour la retraite..que du bonheur… nous sommes des futurs retraités très pauvres… et c’est le cas de beaucoup de fonctionnaire.. alors ..la sécurité de l’emploi.. j’y tiens comme un chien avec son os..je veux pas le lâcher..!!!

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  63. Marine92 a dit…

    Voilà, comment tu sais que je pense à tout ça?

    Comme Louise, un peu plus haut je suis maman solo, bien sûr pas par choix, mais c’est la vie! Et jusqu’à présent je trouvais toujours de bonnes excuses pour subir (en même temps sans back up, voilà quoi!)

    La situation de stress et de mal être professionnel dans laquelle je suis, est récurrente, c’est plus ou moins ce à quoi j’arrive au bout de quelques années.
    En bref, j’en suis rendue à l’évidence que je ne serai heureuse que quand je m’investirai à fond (comme maintenant ) mais pour MOI!!!

    Donc je commence à prendre des jalons pour me créer mon propre poste (moi qui n’ai pas de “vrai” métier, commerciale c’est pas un métier lol) et je me laisse jusque la rentrée 2013 pour me jeter dans le grand bain!

    Alors merci Caro, merci aux lectrices, Nous ne sommes pas seules!

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  64. LauraM a dit…

    Lire tout cela me fait réaliser que j’ai vraiment choisi un métier que j’aime. Je viens juste d’être inspectée cette semaine pour qu’on me dise si finalement je n’avais pas réussi mon concours par hasard, juste parce qu’il faut encore quelques professeurs d’anglais. Après une année où on m’a bien fait comprendre que j’étais “stagiaire” donc pas vraiment une prof à part entière (pourtant je faisais mes 18h par semaine sans compter les journées entières de formation tous les 15 jours sur Lyon plus les heures à préparer des cours), l’inspecteur m’a finalement dit que oui ma place je la méritais parce que je me fendais pour mes élèves et que ça se voyait. J’ai eu des moments de doutes et des moments de déprime totale en voyant le manque de considération totale de la part de certaines personnes. Mais je ne regrette pas une seule seconde mon choix parce que je sais que je fais ce métier tout en m’épanouissant. Même s’il n’y a que quelques élèves qui te signifient que tu changes quelque chose dans leur vie ça suffit à te pousser à continuer et à te donner à 200%! JE souhaite à tout le monde le même épanouissement que celui que je peux ressentir actuellement. (Et désolée de m’être étalée aussi longtemps, j’avais besoin de partager cela avec des personnes qui peuvent comprendre ce par quoi je passe)

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  65. Caroline a dit…

    Marine92, je crois que l’essentiel dans ce genre de démarche, c’est de préparer et murir son truc. Du moment où on est sûr de son envie mais aussi de la faisabilité de ce qu’on va entreprendre, le reste suit. On ne peut pas être sûre de la réussite, mais on peut avoir tellement muri la chose qu’elle prend forme presque d’elle même.

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  66. Caroline a dit…

    LauraM, au contraire c’est hyper encourageant de lire ton com. Et tu touches un point hyper important je trouve, c’est que parfois, on ne fait pas son boulot pour être complimentée mais parce que tout simplement c’est celui qui nous donne envie de nous lever le matin… bravo et bonne continuation.

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  67. marje a dit…

    Je n’aime pas ce genre de billet qui me renvoie à ma propre situation. Effectivement ce dernier me rappelle le billet sur “zone d’effort” et “zone de confort” qui après plus d’un an me bouleverse encore. Touchée au coeur une fois de plus, je cogite, j’envisage, je projette … Il y a quelques années, l’idée de changer d’orientation professionnelle me semblait relever de la fiction, de l’utopie. Aujourd’hui, en te lisant chaque jour, je me dis “yes I can”. Enfin chaque jour, je me dis peut être … un jour, …Tu as ouvert une porte, une possibilité, un espoir. Maintenant, je n’envisage plus mon travail seulement comme un gagne-pain, je cherche l’épanouissement et c’est là que ça coince. Pour le quotidien, ElChurros est une perle même s’il faudrait qu’il fasse un effort comme “main innocente”. A demain peut être …Les shoes sont à tomber !

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  68. Chag a dit…

    Moi j’ai toujours voulu élever des manchots empereurs, mais plutôt vers Bali. On m’a expliqué que c’était pas possible.

    Alors je me suis forcée : j’ai fait instit’.

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  69. Miss Crumpette a dit…

    bon allez je commente !
    un peu tard, comme dhab !
    je n’ai même pas pris le temps de lire les commentaires, tes réponses et le débat
    mais j’ai envie de rajouter mon grain de fleur de sel (de Guérande)
    les shoes => terribles / il me les faut (dans mes rêves)
    Union Jack = mon grand l’avait en tee-shirt aujourd’hui, coïncidence sympa avec ton blog (d’où mon envie de commenter même si tout le monde s’en fout)
    j’ai aussi un faible pour ce drapeau, London and co
    pour le sujet… que dire sinon que je t’admire d’avoir fait le grand saut et je t’avais admirée et enviée à l’époque
    je ne pouvais qu’approuver ce choix qui est le fantasme (professionnel) de nombre d’entre nous
    tes réflexions sur le travail et le manque d’épanouissement de toute une génération et même de plusieurs générations, font écho bien sûr
    ton analyse avec ton ami est assez fine et pertinente sur la perte d’espoir et d’envie au travail
    allez demain je m’attaque à la lecture des commentaires et de tes réponses, je devine que ces apports enrichissent considérablement le contenu de ton message
    mais bon là c’est avec Morphée que je veux aller faire la causette !

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  70. Miss Crumpette a dit…

    ben voui bingo là en me relisant je m’aperçois juste que mon commentaire n’apporte strictement rien !
    quelle platitude !
    pas grave ça fait au moins augmenter tes stats c’est toujours ça !

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  71. Lôla Peste a dit…

    Moi, je suis très heureuse de lire ton girl power sur les rédactrices en chef. Je travaille dans un monde où la femme semble être une denrée rare aux postes élevés, et où lorsqu’il y en a une, l’attitude masculine s’assimile à “tiens, voilà un OVNI qui traverse mon ciel”. N’empêche, la seule chose que je voulais, c’est aller au bureau avec le sourire. Pour le moment, ça fonctionne !
    Chouettes chaussures :)

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  72. Val Làô a dit…

    Bonjour,
    Ce qui me fait sourire par rapport à ton statut, et je l’avais relevé dans d’autres de tes billets sur le sujet, c’est que tu parles toujours “d’employeurs”, alors qu’en fait, ce sont tes CLIENTS !
    Le statut de free-lance, je connais aussi. Se faire payer, c’est vrai que c’est la galère, et ce ne sont pas les plus “gros” qui payent le plus vite. Cette habitude française en plus de payer à “30 jours (voire 60 ou même 90 !!) fin de mois” est une aberration quand on “vend” de la prestation de services et non de la marchandise…
    En tout cas, je comprends tes doutes initiaux et suis contente de voir qu’enfin tu as atteint un tant soit peu de sérénité.
    PS : j’ai le même à la maison, pour la matin. Mais aussi pour les repas, et les courses !

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  73. Caroline a dit…

    miss crumpette, mais c’est faux ! il apporte ton témoignage et c’est déjà énorme, ce commentaire !

    Val Laö, tu as raison pour cette idée de “client” / “employeur” ! mais je n’y arrive pas ! (en fait tu as raison et tort. Parce qu’en pige, tu es payé en salaire. Et donc en salarié) (mais pour la com, tu fais des factures et là tu as des clients)

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  74. marje a dit…

    Je me suis jetée sur LE Monde d’hier. Bravo pour tes articles, clairs, bien construits, intéressants : sur écran ou sur papier, ton écriture est vraiment percutante ! Bon soleil et bon vendredi même si pour toi le vendredi ne veut plus dire grand chose, je suppose …

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  75. celote75 a dit…

    Ingrid, je parlais en effet, comme l’a dit Caroline, de ma situation personnelle, qui est celle d’une fonctionnaire internationale. Je n’ai pas du tout la prétention de parler de la situation des fonctionnaires en général. Et c’était juste pour préciser que, contrairement à ce que l’on pense, les fonctionnaires internationaux ne sont pas nécessairement à l’abri. Quand je dis que je travaille dans une organisation internationale, tout le monde croit que je suis une planquée et que je n’ai plus à m’inquiéter de mon avenir professionnel. C’était juste pour préciser que ce n’est plus le cas aujourd’hui. Quand je suis arrivée ici, après avoir été intérimaire, pigiste, free-lance, intermittente du spectacle, et autres, j’ai été choquée, oui choquée, par la mentalité des fonctionnaires internationaux, qui ont été surgâtés pendant des décennies, et je trouve ça indécent quand on voit ce qui se passe dehors, dans la vraie vie. Et moins ils en faisaient, plus ils se plaignaient de leurs conditions. Je ne dis pas du tout que la précarité a du bon, je trouve juste que le fait de ne plus avoir autant de privilèges qu’avant permet de remettre un peu les pendules à l’heure et d’être plus en phase avec la réalité du monde de l’emploi. Mais encore une fois, je ne parle que des fonctionnaire internationaux :) Et nous sommes très loin d’être à plaindre!
    Désolée pour le ton de mon comm’ qui était certainement un peu provocateur :)
    Bonne journée

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  76. ingrid a dit…

    pas de soucis…je ne connais pas du tout le statut de fonctionnaire international ni en fait ce que cela recoupe dans le concret..je connais la fonction publique d’Etat classique, la fonction publique hospitalière (un peu) et la fonction publique territoriale…! mais le statut de fonctionnaire international.. ???… mais t’en fais pas ..j’ai réagi aussi parce que la précarisation de tous les emplois à tendance à me révolter !!!
    bonne journée à toi !

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  77. Bellechuchu a dit…

    Bravo pour ce commentaire et bon courage pour la suite. C’est chouette de lire tout ça.

    Ma soeur est prof d’anglais aussi et certaines de ses 1ères affectations ont été bien difficiles. Heureusement, elle a déjà eu quelques bonnes classes sympas à “rencontrer”. J’attends le jour où elle pourra écrire les mêmes mots que toi en y croyant.

    Ta réflexion sur le côté “pas prof à part entière” me fait penser aux personnes qui parlent des TZR (titulaires sur zone de remplacement pour ceux qui se poseraient la question) en disant qu’ils ne sont “que” remplaçants… Ca m’exaspère au plus haut point. Mon mari, et ma soeur, sont loin de ne pas être des profs à part entière sous prétexte qu’ils n’ont pas un poste titulaire.

    Bonne journée

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  78. LauraM a dit…

    Merci pour ces gentils mots ça fait drôlement plaisir!
    J’ai volontairement demandé à être TZR l’an prochain parce que je veux toucher à tout et aller à la rencontre d’un maximum d’élèves. La fin de l’année approche dans mon lycée et je vais le quitter à regret car j’y ai passé une année magique en partie grâce à mes collègues mais surtout grâce à mes élèves qui disent regretter de ne pas m’avoir l’an prochain? Certains ont même écrit une lettre au proviseur pour qu’ils me demandent de rester. Je trouve cela tellement adorable.
    Mais en même temps j’éprouve ce besoin de me mettre un peu “en danger” en allant vers des établissements inconnus où il faudra refaire ce travail d’apprivoisement des élèves et des collègues.
    Le statut de TZR m’intéresse justement parce que je veux montrer qu’on n’est pas de simple “remplaçants”. J’espère garder toujours la même foi dans ce que je fais car les ados qu’on a en face de nous peuvent nous le rendre au centuple!
    Bonne fin d’après-midi à tous et toutes

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  79. Marine92 a dit…

    Tu as entièrement raison… La maturation me concernant arrive à point (ça fait des années que je l’envisage en me disant, naaaan j’peux pas je flippe!) Maintenant j’ai apprivoisé cette idée. Reste la faisabilité: et c’est la ou la rentrée 2013 intervient, j’étudie et je me lance ou pas.

    Quand on veut on peut il paraît! Si seulement….

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