Ces petits riens

Vendredi, ma grande est rentrée chez nous. Quand j’ai ouvert la porte de la voiture devant notre portail, je lui ai dit en riant – mais je ne riais pas tant que ça – que j’avais l’impression de revivre un retour de maternité. Depuis, nous essayons, son père et moi, de l’entourer du mieux possible, mais on ne va pas se voiler la face, qui dit retour à la maison après une telle intervention ne dit pas forcément retour à une vie normale. Les douleurs jouent au chat et à la souris, un jour discrètes, le lendemain bien trop présentes. Et puis il faut accepter que le corps n’aille pas aussi vite que la tête, supporter l’idée d’un été à la maison pendant que ses copains et copines postent sur Instagram leurs souvenirs de plongeons dans la mer Egée. Accepter qu’une position ne reste confortable qu’une dizaine de minutes, apprivoiser l’ennui, lutter contre l’envie de réclamer une pompe à morphine, histoire d’oublier une bonne fois pour toutes cette fichue colonne vertébrale.

Bref, tout n’est pas tout rose, mais d’un point de vue médical, tout semble suivre son chemin du mieux possible. Et le fait que le séjour en centre de rééducation ait été écourté est le signe de cette évolution dans le bon sens. Mais la vérité c’est que ça va être long, tout ça.

Voilà, à part ça, je me suis dit que je pourrais vous lister ce qui durant ces derniers jours a contribué, un peu, au mieux être de ma fille. Je sais bien que rien n’est totalement transposable, mais j’ai tellement cherché à lui apporter un tout petit peu de réconfort que j’ai fini par mettre au point quelques mini recettes qui pourront peut-être servir à toute personne accompagnant un proche souffrant. Je vous préviens, ce sont des petits riens, mais parfois la somme de ces petits riens, hein…

– En premier sur cette liste, j’appelle le brumisateur. J’en avais mis deux dans sa trousse de toilette et croyez-moi ils ont été vidés assez rapidement. Lorsque la morphine lui donnait la nausée, qu’elle avait des bouffées de chaleur dues à la douleur ou qu’au centre, sa chambre n’était pas climatisée, le Brumisateur a été son ami pour la vie. Certes l’effet est de très courte durée, mais c’était aussi pour moi, j’avoue, une façon de ne pas me sentir inutile: « un peu de pshiit? » a été la question que j’ai le plus posée durant les premiers jours. Et elle n’a jamais répondu non.

– Le massage des jambes et des pieds avec un lait qui sent bon. A adapter en fonction de la pathologie, mais on ne dira jamais assez à quel point ces gestes qui tiennent plus de la caresse que du massage d’ailleurs, peuvent apporter un peu de réconfort. J’avais dans mes placards un lait hydratant de Body shop au thé vert, dont le parfum frais avait un effet assez magique sur l’humeur de ma fille, mais n’importe quel lait fait l’affaire à vrai dire. Là encore, rien de révolutionnaire, mais quand aucun mot ne peut calmer ou guérir, les mains sont d’un grand secours.

– Faire la lecture. Le deuxième jour, qui fut le pire, je ne savais tellement plus quoi dire ou faire pour l’aider que je me suis mise à lui lire les premières pages des Chroniques de San Francisco. Elle m’a avoué plus tard n’en avoir absolument rien retenu, mais ma voix avait fini par la bercer et l’endormir.

– La musique. Dès qu’elle a été en salle de réveil, j’ai pu lui apporter son téléphone et des écouteurs. Je sais que la nuit qu’elle a passé là bas s’en est trouvée un peu adoucie. Avant de partir à l’hôpital, elle s’était fait une playlist qui l’a accompagnée pendant tout le séjour. Et quand les moniteurs ne cessaient de sonner, c’était un refuge.

– Quand ça va un peu mieux et si la personne peut s’alimenter, lui apporter quelque chose qu’elle aime VRAIMENT. Je me souviens encore du plaisir avec lequel elle a mangé ce Prince que j’avais acheté à la boutique de l’hôpital, puis de cet éclair au café apporté au centre de rééducation et de ceux, au chocolat, cuisinés par son amie N.

– Se projeter dans l’après. Notre truc à nous, ça a été de chercher la destination des prochaines vacances de La Toussaint, l’idée étant que je l’emmène quelque part (toutes les deux parce qu’à 5 nous n’aurons pas les moyens) au soleil. Je ne sais pas si ça se fera, si elle sera suffisamment en forme ou si nous aurons les sous, mais le simple fait de parler pendant des heures des avantages de l’île Maurice par rapport à La Réunion, des plages immaculées des Bahamas ou de la proximité du sud marocain, ça nous a fait passer quelques heures. Et surtout, ça permet de sortir virtuellement du cadre déprimant de l’hôpital, de se rappeler qu’il y aura un après et que cet après n’est pas si lointain. C’est aussi recréer du désir. Et on le sait, le désir est le meilleur des antidouleurs.

– Laisser des petits mots. Le soir, quand je partais du centre de rééducation, elle allait au réfectoire manger. Du coup je retournais dans sa chambre en loucedé et je laissais un petit mot sur son lit. Pas un roman, hein, juste une sorte de carte postale, pour dire « à demain ». C’est étonnant comme ces mots ont davantage compté que les centaines de textos échangés. D’où un autre conseil à tous ceux qui ont des proches hospitalisés: envoyez des cartes postales, des lettres, des petits colis. Vous n’imaginez pas le plaisir procuré par ceux qu’elle a reçus.

– Ah et aussi des conseils donnés par Emma, qui se reconnaitra. Emma est psychologue et le jour où ma fille a eu si mal, elle m’a donné quelques trucs pour qu’elle parvienne à s’extraire de cette douleur et de ses nausées. Des trucs comme compter de 7 en 7, à l’envers et à l’endroit, ou chercher des objets rouges, bleus, gris, etc dans la pièce, puis des objets carrés ou ronds, etc etc. Ce n’est pas miraculeux, mais c’est assez bluffant quand même, ça permet de « défocaliser » et de tenir un peu le sentiment de malaise à distance. Je pense m’en resservir en cas de crise de panique (j’en fais moins mais je sais que je peux replonger).

Et puis aussi un thé à la menthe maison, des bonbons, des séries sur une clé USB, une mini palette pour faire de l’aquarelle, un tee-shirt tout neuf, etc etc etc.

Et puis aussi, souvent, être simplement là. Ne rien dire, ne rien faire, être là, c’est tout. Et dire à celui ou celle qui est sur son lit qu’on est juste là pour veiller sur son sommeil, qu’il ou elle peut lâcher prise, s’endormir, rêvasser et en aucun cas se sentir obligé de parler.

Voilà, je ne sais pas trop si ce billet aura une quelconque utilité mais je me dis qu’on est tous un jour où l’autre confronté à ce genre de situation et que souvent, on est démunis. Dont acte.

Edit: j’ai dit « je » dans tous le billet mais il va de soi que nous avons été tous les deux autour d’elle, le churros et moi.

103 comments sur “Ces petits riens”

  1. Valérie de haute Savoie a dit…

    Ah oui, recevoir du courrier, même un petit aime cela. Lorsque mon fils était hospitalisé, je me souviens de l’espoir qu’avaient tous ces enfants, lorsque l’infirmière distribuait le courrier. Il avait reçu un jour une carte de l’hôpital où il allait lorsque nous étions chez nous, où toutes ses infirmières et médecins avaient signé et fait des petites dessins, il avait presque deux ans, et cette carte il l’a gardé contre lui pendant des jours.
    Et pour les massages-calins des jambes et des pieds, c’est tellement tellement réconfortant, quelque soit l’état dans lequel on est.

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  2. Gianna a dit…

    Bonjour Caroline,
    Bon courage à vous tous pour traverser ces moments ….et surtout à Lou !
    Elle a de la chance d’être entourée , à cet âge, être immobilisé….
    Comment vont ses frere et sœur ?
    Des bises à vous partager

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  3. Maud a dit…

    C’est si simple et si joliment écrit et décrit ❤️ Beaucoup d’amour et patience… vite que tout ça ne soit qu’une parenthèse pour vous… vous en garderez de toutes façons aussi ces moments de tendresse, d’amour partagé et moment hors du temps…

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  4. Luna a dit…

    Bonjour Caroline,
    Je n’ai pas commenté mais j’ai suivi avec beaucoup d’attention cet épisode très important dans votre vie. Je suis émue par la force qui se dégage de ta fille et par l »amour que vous lui portez. Ces petits riens sont tellement essentiels. Vous étiez là quand vous le pouviez, et vous l’avez accompagnée sur ce chemin. Je souhaite à ta fille un bel été malgré tout, entourée des gens qui l’aiment et qu’elle aime.
    Même adulte, j’aurais aimé ces petits gestes pendant mes hospitalisations…:)
    de gros bisous et plein de tendresse.

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  5. Madile a dit…

    Elle a beaucoup de chance, malgré tout, d’avoir autant d’amour autour d’elle, et vous avez beaucoup de chance aussi de pouvoir donner autant d’amour ! Profitez en tous, même si les vacances ne sont pas celles espérées, plus tard les souvenirs de la douleur ne seront rien par rapport aux souvenirs de l’amour prodigué. De grosses pensées pour vous tous.

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  6. Nathalie a dit…

    Une mère….merci pour ce partage, je garde ces petits trucs, tu me rends meilleure mère…je crois.bises et encouragements chaleureux à tous pour la suite! La derniere série de Fargo, ça la distrairait ?

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  7. DOMINIQUE a dit…

    On se doute bien que le Churros n’était pas parti à la pêche à la ligne pendant cette période. Bon, si elle a été relâchée plus tôt, c’est que tout va bien. Ils ne se permettraient pas de le faire s’il y avait le moindre doute.
    On n’a pas cependant parlé de l’essentiel : comment Jiji a-t-il réagi en retrouvant sa chérie ? Genre boudeur, ou complètement gaga ? Indifférent (tiens, t’es là) ou collant ? On peut s’attendre à tout avec les chats.
    Le voyage de la Toussaint sera votre récompense à toutes les deux : une parenthèse qui vous vengera de la dure période de l’hôpital : oeil pour oeil, dent pour dent !

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  8. Sarah Sariette a dit…

    Hello
    pourquoi ne pas retourner dans ce si chouette ryad (riad ?) au Maroc ? là, tout de suite, je ne me souviens plus du nom et un peu la flemme de chercher mais vous devez certainement vous en souvenir, vous aviez si bien raconté cette halte.
    Sinon une chambre d’hôtes en Corse.
    Voilà c’est tout ce qui me vient (désolée pour ce commentaire inutile)
    Baci
    Sarah

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  9. Sophie a dit…

    Bonjour,
    Ma plus jeune fille a été hospitalisée l’année dernière durant 7 mois et je me reconnais dans les trésors d’imagination que vous déployez pour rentre la vie un peu plus douce à votre fille. Elle a de la chance d’avoir des parents comme vous. Une petite idée, Tiger, magasin pas cher où j’ai toujours trouvé des petites choses à emmener à ma fille, pour l’occuper, la faire rire, sourire…. Je retiens l’idée de votre psychologue, merci à vous, à elle.
    Je suis de tout cœur avec vous.

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  10. Katell a dit…

    Bonjour Caroline,

    Pour l’instant, je n’ai pas besoin de ces conseils (et si je pouvais ne jamais en avoir besoin, ce serait pas mal) mais je tenais vraiment à te dire qu’à travers ces lignes postées ici ce matin se dégage un amour maternel superbe et que cette déclaration (même si elle n’ en a pas la forme mais c’en est bien une) m’a fait monter les larmes aux yeux. Merci pour ce partage et bravo à toi, à vous d’être les parents que vous êtes. Moi, qui ai des enfants bien plus jeunes, je me dis que tu nous donnes un bel exemple !

    Excellente journée et bon courage pour la suite du chemin !

    Bises

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  11. valerie a dit…

    Ma fille, alors qu’elle avait 6 ans, a subit une très lourde intervention qui lui a sauvé la vie.
    Elle est restée plusieurs mois à l’hôpital, je passe sous silence la difficulté à gérer ce moment alors que je suis maman célibataire de 2 enfants et habitant en province alors que Léa était à Paris.
    Le plus important est de dire que cette épreuve a modifié l’état d’esprit de ma fille pour toujours, elle a su sortir victorieuse de cette épreuve, depuis elle croque la vie à pleine dent, rien ne lui est impossible.
    Bref, ta fille n’a plus qu’à déployer ses ailes !

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    • Cec a dit…

      Wow, je n ose même pas imaginer comment on avance tous les jours dans ces conditions la… Grand câlin virtuel d’une maman célibataire de deux enfants merveilleux !!

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    • Caroline a dit…

      oui je pense aussi que ça va lui donner de la force. Après, le problème de cette opération c’est qu’elle peut laisser des traces. On croise les doigts pour que les douleurs ne s’installent pas.

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  12. gg a dit…

    Tes derniers billets m’ont tous fait pleurer. Moi qui pensais m’être un peu blindée côté sensibilité. Merci de partager cet épisode avec nous. J’espère que les choses vont aller mieux.

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  13. Caro (une autre) a dit…

    Je plussoie les cartes postales, lettres, petits mots… ma fille avait manqué l’école 2 semaines suite à une opération et ses camarades de classe, aidés par la maitresse, lui avait carrément confectionné un livre grand format avec des dessins, des souhaits de rétablissement, des petites histoires de la classe et des questions… et tu sais quel est le principal sujet de préoccupation quand tu as 6/7 ans ? La nourrriture !!! je crois qu’ils s’inquiétaient autant de sa santé que de ce qu’elle pouvait manger à l’hopital ! « parce que nous, on a eu des frites à la cantine, trop bon !!! ».
    Il va sans dire que ce « livre » est conservé dans ses trésors, meme 8 ans parès….

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  14. Monop'addict a dit…

    Je ne commente pas souvent mais j’ai pris des nouvelles de Lou aussi souvent possiblle en lisant tous tes billets , j’ai eu plusieurs les yeux qui piquaient en pensant à elle, à vous.
    Très encourageant qu elle soit sortie plutôt du centre!
    Je souhaite à Lou un bon et rapide rétablissement
    Je suis tranquille, elle est bien entourée…
    Bisous à tous sans oublier Gigi le magnifique!!!

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  15. Bérengère a dit…

    que d’amour surtout dans ce que tu décrits comme ces petits riens qui accompagnent un retour à la maison ou une hospitalisation !
    ta liste est parfaite ! douceur et musique. ..douceur et massage ….douceur et lecture……
    oui, comme lu au-dessus la sensibilité règne sur tes billets et tous provoquent quelques larmes au coin de l’oeil….

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  16. Camille a dit…

    Bonjour Caro, le hasard a fait que justement vendredi, nous nous apprêtions à sortir de la maternité avec notre petite fille toute neuve après une semaine pas toujours facile à cause des douleurs liées à la cesarienne. Toujours par hasard, mon amoureux a essayé quelques unes des petites recettes que tu donnes pour me faire oublier les pics de douleur et l’immobilisation des premiers jours, allant me dénicher une belle part de carrot cake ou bravant les embouteillages pour me ramener une célèbre gaufre lilloise !
    Le parallèle m’a touché ce matin, entre nos deux semaines dernières.
    Ton article m’a aussi rappelé mon opération des pieds (pourtant bien mineure par rapport à celle de ta fille), où ma maman était restée à mes côtés. C’était il y a plusieurs années pourtant je me rappelle encore parfaitement de l’odeur du shampoing fait par ma sœur dans l’évier de la cuisine pour enlever cette satanée betadine alors que je n’avais pas encore l’autorisation de prendre une douche, et le goût des pâtes au gruyère dégustées sur le canapé au retour de l’hôpital. Je souhaite à ta fille de ne se souvenir que de ces sensations là quand tout sera fini.
    Bon rétablissement à Lou, bientôt ce sera derrière elle ! Et bon courage à toute la famille !

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  17. Nanette a dit…

    Bon rétablissement à ta fille et à toute la famille.
    Ma plus grande est en vacances chez son père et ca me donne envie de la serrer fort… c’est pourtant le quatrième été que nous sommes séparées et c’est le plus dur.
    Ca n’a rien à voir je sais bien enfin ton billet m’a rappelé son hospitalisation à 3 ans… Douloureuse mais qui a développé chez moi une sorte de Super pouvoir comme elle dit. De lui faire supporter les bobos…

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  18. Sylvie a dit…

    Bonjour et merci pour le partage,
    oui, les petits mots sur de vrais petits bouts de papier, c’est important,
    avec ma fille, lorsque nous sommes séparées, nous avons chacune
    dans nos affaires des touts petits bouts de papiers avec des dessins,
    des petits mots, des zigouigouis etc…. ça tient chaud !
    et pour ta fille, même grande, la lecture à voix haute est une excellente
    idée de partage, et donc d’apaisement pour elle. Courage à tous pour cette
    délicate période, et plein de pensées pour ta grande, S.

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  19. Anne a dit…

    Elle a de la chance d’avoir des parents comme vous! Bon courage à elle face à la douleur et à l’ennui… (le brumisateur, outil des futurs papas le jour de l’accouchement aussi, ça renvoie aussi à ta sensation de retour de maternité). Je vous souhaite des tas de petites douceurs et que vous puissiez réaliser un de vos projets de vacances

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  20. Philomène a dit…

    Qu’il est touchant cet article.
    Une sorte de preuve que parfois les choses les plus simples sont les meilleurs mais que nous n’y pensons pas toujours…
    C’est amusant en plus du besoin présent de soulager de penser aux souvenirs que ces petits gestes laisseront après.
    Pour la naissance, j’avais acheté un gel douche sans faire plus que cela attention à son odeur : je l’avais choisi, il sentait bion et était pratique.
    Quand l’an dernier, j’ai préparé une trousse de toilette pour le départ de Gaspard en voyage de classes, il s’était acheté le même gel douche en format voyage et là : l’émotion était trop forte, je n’avais pas ressenti cet odeur depuis les jours suivants la naissance de son frère.
    J’aime penser que le lait au thé vert représentera dans un premier temps une odeur trop « dure » à sentir et puis avec le temps un si joli souvenir, comme « mon » gel douche….

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  21. Carlotta a dit…

    C est beau tout cet amour Qu on lit entre tes mots. Petit tuyau brumisateur qui permet sur le long terme d éviter de dépenser des fortunes :nature et découverte ont créé une gourde qui fait également brumisateur !!! Non je n ai pas d actions mais J ai équipé toute la famille lors de la canicule de juin.
    Bon courage pour la suite et comme disait Scarlett « demain est un autre jour »

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  22. Tan a dit…

    Des petits riens qui n’en sont évidemment pas et qui font tout. Elle est drôlement bien entourée.
    Contente de lire que le séjour en centre de rééducation a pu être écourté, c’est positif malgré ces douleurs toujours bien trop présentes. Est-elle censée reprendre le chemin du lycée dès la rentrée ou considère-t-on que ce sera trop tôt ?
    Encore bon courage à elle et à vous tous.

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        • Caroline a dit…

          oui ! jusque là il ne s’est pas tellement trompé à la nuance près que les chirurgiens une fois qu’ils ont refermé et que les radios les satisfont ont tendance à ne pas trop prendre au sérieux les douleurs post-opératoires 😉

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          • mimi a dit…

            c’est malheureusement vrai, et c’est desespérant. Il faut se battre, taper du poing sur la table s’il le faut, mais il y a d’autres protocoles, d’autres molécules, d’autres dosages, d’autres combinaisons ! j’espère qu’elle a un médecin qui prend cela au sérieux (ouf, il y en a)

  23. Suzanne Coulet a dit…

    Au fonds c’est l’amour des siens qui va la guérir : et il est immense cet amour. Donc la guérison va aller vite. Bisous à elle.
    et à tous !

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  24. Nathalie, Poisson Plume a dit…

    Quel billet… Il me touche beaucoup et fait remonter des souvenirs très personnels. Ces mots de Maman, ces mots d’accompagnant sont très forts et si finement notés ici… Bref. Beaucoup de courage à vous tous et à ta fille, bien évidemment, pour la suite de cette nouvelle vie. Avec le moins de douleurs possibles, bien entendu… et peut-être un joli voyage dans quelques mois. En tout cas avec beaucoup d’amour. J’ai bien conscience de la faible valeur d’un petit mot ici, mais s’il est possible d’envoyer des ondes bienveillantes, j’ajoute ma toute petite contribution. Je ne commente pas toujours de peur d’être maladroite à n’envoyer rien de plus que de douces pensées, mais le cœur y est à chaque fois que je lis un billet.

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  25. mimi a dit…

    Quel bel article, qui nous rappelle si bien l’essentiel : être là les uns pour les autres, prendre soin, tout simplement. Les liens se resserrent pour toujours, et on sait la fragilité de la vie, mais aussi les superpouvoirs dont nous sommes capables. J’espère que l’été lui sera de plus en plus doux, que ses douleurs s’espacent et s’estompent vite…
    Lorsque ma fille était au plus mal et trouvait le temps long, les séances de manucure et pédicure l’occupaient bien, il y a tant de trucs rigolos à faire en nail art, pour ta créative de fille c’est peut être une idée?

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  26. Maïré a dit…

    Tu te décris comme quelqu’un d’angoissé, mais dans chaque épreuve, tu as l’air de te transcender. Je sais qu’avec ses enfants, tout s’efface et les mamans deviennent des lionnes, et en oublient leurs propres tracas. Mais vraiment, je me dis régulièrement que tu es d’une philosophie terriblement inspirante. Tu as l’immense mérite de ne pas te cacher et de ne pas vouloir nous vendre le rêve d’une vie parfaite. Mais tout en écrivant sur ces sujets, tu le fais avec une douceur chaleureuse, et enveloppante. Tu écris et décris avec une précision étonnante et rare, mais à la fin de tes billets, même les plus durs, je n’en ressors jamais le coeur lourd. Tes pistes de réflexion me transportent et m’émerveillent. Tu parles de sujets sensibles, durs, froids, violents, mais en y ramenant toujours une grande et belle part d’humanité qu’on voudrait beaucoup plus répandue.
    Tu es et tu peux être fière de ta fille, mais je suis sure qu’elle est très fière de toi. Merci.

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  27. MarieG a dit…

    J’aime bien comme tu écris « être simplement là ». Très important; pas nécessaire de parler tout le temps, de toujours s’occuper du malade, mais important d’être là, qu’il-elle sente que ses personnes-ressources sont à ses côtés, dispo si besoin, mais qu’elles vaquent à leurs occupations sur leur ordi (courriel, écriture, etc…). Parce que si la vie de la famille se centre trop sur le malade, ça peut devenir pesant et culpabilisant pour lui. Et celui qui est hospitalisé a besoin d’air frais, de savoir que dehors la vie continue. Quand on est hospitalisé, on devient vite comme le poisson route dans son bocal, l’horizon se rétrécit.

    Géniale la playlist pour la nuit en salle de réveil… Elle peut être assez dure cette nuit-là, psychologiquement surtout. Il y a plusieurs années, j’ai dû passer plusieurs jours en soins intensifs suite à une intervention. En sortant du bloc, no souci, réveil OK, et j’ai replongé dans les bras de Morphée. Par contre, dans la nuit j’ai été réveillée un très long moment, la pièce était hyper tranquille et j’en avais assez d’être à l’hôpital -> début de « délire. J’ai donc décidé de m’en aller, tout en étant consciente que j’étais connectée à toutes sortes d’appareils qui n’allaient pas manquer de bipper dès que je les débrancherais. J’ai passé un long moment à planifier mentalement dans quel ordre les débrancher, vu que certains allaient bipper plus rapidement que d’autresl. Du coup, cette réflexion m’a permis de me rendormir jusqu’au matin. De toute façon, je ne serais pas allée bien loin, je ne tenais pas debout sur mes jambes.

    Par contre, les infirmières ont pris mon histoire au sérieux et les soirs suivants le toubib a fait rajouter un somnifère dans ma perfusion !

    Courage et belle journée

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  28. Cécile a dit…

    Je valide à 200% votre liste. Pour y avoir été quelquefois confrontée, et savoir que la vie a surement devant elle des réserves, je dis un grand OUI à tous ces petits gestes réconfortants. Et les massages, effectivement, toucher l’autre s’il est d’accord et communiquer sensoriellement, sans plus passer par les mots. Un très grand réconfort. Je vous souhaite un bel été, même s’il est nuageux cette année, mais les nuages se dispersent!

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  29. Blonde paresseuse a dit…

    Je me doute que tu as déjà eu tout plein de témoignages, je m’en vais juste te livrer celui-ci : la nièce d’une amie chère vient de subir la même opération que ta grande, à peine quelques semaines plus tôt. Mêmes débuts atroces, mêmes douleurs… Elle guérit très bien et son médecin lui a dit qu’elle pourrait reprendre le sport à la rentrée 😉

    Quant à ce que tu racontes, je n’ai jamais eu à subir de longs moments d’hospitalisation, ni pour moi, ni pour mon gosse, mais je me souviens que lorsque nous étions malades petites, Maman nous faisait toujours des coquillettes au beurre et nous rapportait « un petit coloriage ». Et c’était chouette…

    Bon retour dans la famille.

    Et sinon, rien à voir, j’ai vu un reportage sur les colonies de vacances ce weekend et j’ai pensé à ton gosse. Il s’en sort avec son anorak ? Vous avez des news ? 😉

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    • Caroline a dit…

      je suis preneuse de tous les retours positifs sur cette opération alors merci 🙂 Mon fils s’en sort manifestement très bien mais je n’ai quasiment aucune nouvelle, il réserve ses textos à sa soeur (et c’est déjà pas si mal :-))

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  30. Mag a dit…

    On ne peut bien évidement pas comparer les opérations mais ma choupinette de 4 ans s’est faite opérer en mai (ablation des amygdales, drains dans les oreilles,…). Opération dite banale mais barbare tout de même.
    Deux mois plus tard, elle en parle encore « Ca faisait bobo hein maman quand on a été chez le docteur. Mais c’était chouette aussi. » Ah bon ???
    « Oui, parce que j’ai pu manger les yahourts au chocolat de maman (Danette pour ne pas citer), faire dodo dans tes bras dans le canapé, et t’as aussi fait dodo dans ma chambre avec la couverture de princesse Elsa. Et t’as mis le maquillage sur mes pieds quand je regardais T’choupi. »
    Si elle n’en garde que ces souvenirs, ça me va 🙂
    Bon courage à vous tous !

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  31. StephanieGab a dit…

    Merci pour ce billet qui restera dans ma tête pour les jour « sans ». Effectivement, les idées que tu proposes pour lutter contre la douleur sont à la fois simples, faciles à mettre en oeuvre et les plus bienveillants qui soient. Plein de jolies pensées pour ta princesse.

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  32. bea a dit…

    plein de petits moments d’amour, c’est vrai qu’on ne les oublie pas ! je souhaite que la douleur disparaisse, et elle va disparaître , c’est ce que je dis à mes enfants lorsqu’ils sont malades. La persuasion ça peut fonctionner aussi.

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  33. Marion a dit…

    J’ai moi même subi une grosse opération début juin dont je ne suis pas encore tout à fait remise…la patience est le maître mot mais c’est très dur d’attendre que ça se fasse…
    Mais même a 37 ans (et maman moi-même) mes parents ont été à mon chevet ..et je dois dire que c’est tellement réconfortant et sécurisant.. il n’y a vraiment pas d’âge pour cela.
    Je souhaite un bon rétablissement à votre fille et je croise les doigts pour vos vacances au soleil à la Toussaint ! 🙂

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  34. Gigi la m. a dit…

    Que d’amour dans ce billet …
    Merci de partager .Toute ma tendresse pour cette jeune fille courageuse ,et de grosses bises à vous tous .

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  35. Eleanor Rigby a dit…

    Je suis contente de savoir que Lou est rentrée à la maison. Même si ce n’est pas drôle tous les jours, ce doit être une sacré soulagement…
    J’ai adoré la liste des petits riens qui rendent le quotidien à l’hôpital un peu moins insupportable. Elle m’a rappelé des souvenirs enfouis. Notamment, les (nombreuses) hospitalisations de mon meilleur ami atteint d’une leucémie (il y a 15 ans maintenant) pendant lesquels (quand les nausées le lâchaient un peu) nous composions des menus imaginaires où les crevettes au curry tenaient une grande place. Nous écoutions aussi en boucle le concert Mylénium de Mylène Farmer (notre grande idole) en nous promettant d’aller voir le prochain ensemble.
    Nous n’avons jamais eu l’occasion de le faire à deux, et je n’ai jamais eu le coeur de le faire sans lui, mais ces souvenirs restent parmi les plus forts de mon existence.
    Courage à toi et surtout à Lou. Bisous tout doux.

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  36. Cocotte a dit…

    Les souvenirs remontent à la surface… Il y a 29 ans j’ai été opérée d’un strabisme aux deux yeux . Mes parents venaient de se séparer ,l’hôpital était à 20 kms de la maison , pas de voiture . J’étais bien seule , mais après mon réveil dans la chambre j’ai reconnu le pas de ma maman au son de ses chaussures sur le sol . Et la jeune fille de 14 ans qui avait des pansements sur les yeux a été légère d’un coup. La douleur était moindre .
    Et après c’était à moi d’accompagner mon papa .

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  37. Cécile a dit…

    Merci infiniment Caroline, de prendre le temps, dans ces moments si lourds, de livrer ce mode d’emploi d’attention et d’amour, en quelque sorte. Vous avez bien raison de coucher sur le papier (enfin sur l’écran), l’importance de ces petits riens qui comptent tant. Introduire le futile, la fantaisie et le bien-être dans une chambre d’hôpital c’est essentiel. Et même si ça ne calme pas la douleur ça l’adoucit un peu. Je rajouterai à la liste (inspirée par mon expérience personnelle mais aussi par vos posts précédents) : être présents mais laisser de la place aux amis et aux frères et sœurs, les laisser venir et les laisser partir aussi, pour ramener ensuite dans la chambre ces morceaux de « vie qui continue » pleins d’espoir et de promesses.

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  38. Anne So Catherine a dit…

    Très touchée de ces nouvelles et contente de savoir que votre Lou est rentrée au bercail ! Obligés d’être patients, l’amélioration va être très progressive, même si c’est long et difficile le meilleur est à venir. Il est toutefois incroyable que les chirurgiens n’en n’informent pas les patients mais c’est un fait: les douleurs peuvent durer. Une fois qu’ils ont fait le boulot, les suites ils « s’en lavent les mains ». Et pire, si les douleurs durent « trop » ou altèrent le quotidien, le patient peut carrément s’entendre dire que c’est psychologique, on l’a vécu avec une jeune fille de notre famille : il ne s’agissait pas de cette opération là mais d’une très lourde intervention portant sur la cage thoracique. Ceci ne doit pas vous décourager : les douleurs finiront pas céder même si ça demande un peu de temps et aussi on peut aider de différentes manières non médicamenteuses : le corps est un outil merveilleux, ayez confiance ! et aussi: ARRETE DE CONSULTER LES FORUMS STP CARO !! A coup sûr ça majore ton angoisse… non?

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    • DOMINIQUE a dit…

      Je crois qu’il faudrait un « blocage amical » qui interdirait à Caroline de se connecter sur les forums ! Ne lui autoriser que des photos de chatons, par exemple.
      Chaque individu est unique et réagit différemment à la douleur, à la convalescence, à une opération qui n’est jamais la même exactement. Donc les témoignages ne valent pas grand chose, si ce n’est que chaque parcours est un parcours individuel.
      Quant aux chirurgiens, l’histoire de la douleur les concerne moins, il vaut mieux s’adresser à des personnes dont c’est le boulot au quotidien, d’autant que maintenant c’est une discipline particulière.

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  39. nouche a dit…

    en fait, en lisant ton post ma 1ère idée a été : vous avez des parents, plein de bon sens…faisant surement quelques erreurs mais en essayant de bien faire…et au milieu, quelques trucs qui ont marché.
    merci pour les idées et surtout bon courage à vous (et à elle surtout) pour cette suite pas simple non plus 🙂

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  40. Sarah a dit…

    Tu me fais réaliser l’envers du décor. Tout ce que ma maman à moi faisait lors de mes séjours à l’hôpital et que je ne percevais pas forcément, et qui me sautent aux yeux en te lisant : le temps passé assis à rien faire qu’être présent et surtout cette phrase qui m’a renvoyée des années en arrière « tu veux du pshitt ? ». L’inquiétude, l’impuissance, tout en se montrant toujours fort face à son enfant.
    Et quand elle a été malade à son tour, et bien, finalement j’ai reproduit la même chose. Acheté des pshitts, passé du temps parfois à ne rien faire d’autre qu’à être là, lui apporter des plaids tous doux, et lire deux trois jolies choses que je crois elle n’écoutait pas non plus, à part ma voix.
    C’est doux l’amour quand même. Mais je crois que même malade je l’engueulais un peu parce que bon, ça restait ma mère 😉
    Profitez, profitez, profitez.

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  41. Geneviève a dit…

    Ces « petits riens » font tout !
    Ma fille, très régulièrement hospitalisée depuis 2004, a toujours besoin (à 29 ans maintenant) de ces « petits riens »
    Je dois dire que je vis mieux aussi ces moments quand je peux les partager avec elle (Stress aigu quand elle s’est retrouvée hospitalisée à Montréal…)
    L’hospitalisation « inaugurale » avait duré 15 jours et, passée la 1 ère semaine affreuse, ma fille avait ébauché un « carnet de voyage » avec des petits croquis dans la chambre mais aussi dans le « salon » du service. La talentueuse Lou a-t-elle sorti ses crayons ?

    les bons souvenirs, il y en a: ces moments partagés, le personnel de l’hôpital remarquable… Ces moments où elle lâchait prise enfin et réussissait à s’endormir parce qu’on était là, simplement. Et puis, l’indéfectible amour de ses frères (son grand frère et son jumeau)

    Courage à Lou, repos et douceur pour vous tous !

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  42. Audrey V a dit…

    Bon retour à ta fille et bon rétablissement. J’espère qu’elle arrivera à apprécier son été chez vous, le joli jardin et que le chat viendra lui ronronner sur le ventre pour apaiser les douleurs. Bon courage à tous.

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  43. Fmior03 a dit…

    Être là, oh que oui, c’est si précieux.
    Parce que parfois, on ne peut plus rien faire d’autre et que c’est le plus difficile à vivre pour les accompagnants. Je parle ici de la fin de vie ou des maladies incurables…
    J’ai tenu la main de mon grand père des heures durant, il était sourd de naissance et lisait sur les lèvres mais quand on venait le voir à la fin à la clinique, il nous prenait la main, fermait les yeux et souriait de nous sentir là.
    Être là, juste là.

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  44. Anouchka974 a dit…

    Que de douceur… Merci pour ces conseils, ce sont des petits riens qui changent tout.
    Et comment ça « les avantages de l’île Maurice par rapport à la Réunion » ? Je suis pas d’accord (haha la réunionnaise chauvine jusqu’au bout…)

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  45. Linda a dit…

    La douceur d’une présence, la chaleur d’un massage, la force des sentiments partagés, le réconfort d’une mélodie….tous ces petits bouts de vous qui valent tant…comme l’écrirai quelqu’un que tu connais 😉 … » Que serait-on sans ce fil ténu qui nous lit a ceux qui se soucient de nous »….
    Comme il doit être doux d’être aimé de cette façon là.
    Bon courage a ta joli tribu ma Chère <3

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  46. Smouik a dit…

    « … des riens d’une énorme importance… » (Emile Zola). Et c’est tout ce qui compte !
    Même si vous ne partez pas, cet été gardera une « saveur » particulière, un peu aigre-douce peut-être au début, mais à la fin des fins, resteront ces souvenirs de l’amour profond d’un clan. Priceless.

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  47. Dany a dit…

    Tout ce que tu écris est tellement beau , Caro .
    C est la VRAIE VIE ….. Celle remplie d amour d une maman et d un papa pour leur fille .
    C est une belle leçon d amour .
    Lou en sortira grandie , certes , mais son amour pour vous aussi et pour tt votre famille .
    Je vous embrasse tous affectueusement .
    Bon courage et bons progrès .

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  48. Shakti a dit…

    D’abord, je suis contente de lire que Lou est rentrée, même si c’est difficile, c’est une belle étape.
    J’ai lu le billet ce matin, j’ai commencé à pleurer au paragraphe « faire la lecture »…., et je reviens commenter ce soir.
    Je n’ai encore jamais connu l’hospitalisation d’un enfant, et l’univers m’en préserve à jamais.
    Mais j’ai été enfant au chevet de ma mère et cette ligne a fait remonter beaucoup de choses. Je crois vraiment que toutes ces petites attentions font du bien, autant à celui ou celle qui les reçoit qu’à celui ou celle qui les offre.
    Bon courage pour la suite.

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  49. Anne de Toulon a dit…

    Je voudrais juste vous remercier de partager ces moments si intimes : belle preuve de confiance que vous nous faites. On peut effectivement tous vivre ces moments où l’on doit accompagner un proche souffrant et je me sens privilégiée de vous lire. Vous racontez tout cela avec beaucoup de pudeur et de délicatesse et c’est très touchant.

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  50. Béa a dit…

    Bon rétablissement à ta fille. Toutes ces petites attentions sont précieuses et apportent un vrai réconfort, j´en suis certaine.
    Je repense parfois à mon séjour à l´hôpital où j´étais seule et épuisée. Une inconnue bienveillante qui rendait visite à ma voisine de chambre venait patiemment remettre mon t-shirt en place qui remontait sans cesse alors que je me tordais de douleur (ce n´était pas une opération de la colonne vertébrale !) parce qu´elle avait peur que je prenne froid. J´étais tellement absorbée par ma douleur que je ne l´ai même pas remerciée. Si par hasard elle lit ces lignes et se reconnaît je lui dis : Merci !

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  51. M a dit…

    J’ai accompagné ma deuxième maman dans sa mort (crabe), il y a 2 ans. J’avais 24 ans. Je lui demandais comment elle allait comme si de rien était, comme à n’importe qui. On ragotait. On rigolait. On parlait de moi. Rarement d’elle. Elle était d’une fierté et d’un orgueil infinis, elle ne se considérait pas comme malade. Elle n’était pas malade, ni une malade, elle avait juste « une santé fragile ». La veille du jour où j’ai appris sa rechute, j’ai rêvé d’elle, entièrement recouverte de sang. Dans mon rêve, je pleurais en lui demandant comment l’aider. Elle m’a répondu « Ma chérie, ce n’est pas ton problème et tu ne peux rien y faire ». J’ai appris à être impuissante. J’ai appris à gérer ma colère et mon chagrin. Je suis allée la voir un jour avec un catalogue de l’expo du moment au Grand Palais. C’était ma manière de la faire sortir et de lui dire que je l’aimais à l’infini. Un jour, elle m’a demandé de l’aider à aller aux toilettes. Elle était faible. J’ai laissé la porte des toilettes ouvertes en lui disant que je restais hors de sa chambre, dans le couloir, et qu’elle n’aurait qu’à m’appeler. Elle m’a demandé de vider sa cuvette et tirer la chasse d’eau. J’ai regardé le truc. Un truc inhumain. Je lui ai dit un « Ah putain c’est dégueu !!! Je suis ta nièce et tu m’imposes ça !!!! Pense à tous les aides soignants qui doivent se coltiner des horreurs comme ça !!!! » Et là, on a éclaté de rire. On a éclaté de rire et quand elle m’a dit que j’étais la seule à me foutre de sa gueule, j’ai eu envie d’éclater en sanglots. A sa mort, j’ai acheté une carte postale qui représentait des super jolies fleurs, pour ceux qui l’ont soignée. Je ne les connaissais pas, mais je leur ai dit que je les portais dans mon coeur.

    Merci Caroline de me faire penser ce soir à mes souvenirs d’hopital liés à cette femme que j’ai tant aimé ! Je continue de l’aimer à l’infini et l’écrire ici me rend heureuse. Je t’embrasse ainsi que ta fille, qui a une famille au top pour la soutenir.

    Je

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  52. Cécile a dit…

    Juste pour apporter ma petite pierre à l’édifice : la fille de très bons amis s’est faite opérer mi-mai 2016 d’une scoliose avec arthrodèse. Les 15 premiers jours ont été très douloureux voire atroces la première semaine, mais ensuite elle s’est très bien remise, a pu reprendre une activité normale quasiment des début juillet donc 1,5 mois après l’opération. Et depuis, elle est ravie de l’intervention car elle n’a plus de douleurs alors qu’auparavant elle avait du mal à rester debout plus d’une heure Elle mène une vie tout à fait normale de jeune fille de 17 ans maintenant, sauf en ce qui concerne le sport car elle n’a pu reprendre que la natation l’année après l’intervention. J’espère de tout cœur qu’il en sera de même pour Lou. Et en attendant je lui souhaite plein de courage, même si je vois qu’elle n’en manque pas accompagnée comme elle l’est par l’amour de sa famille, le meilleur est à venir !

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    • Caroline a dit…

      merci pour ce témoignage, ça me fait beaucoup de bien de lire ce genre d’histoires. Depuis hier je la trouve un peu mieux, elle semble enfin avoir moins mal. Et oui, la pratique du sport revient plus tard, il faut au moins six mois pour que la greffe puisse prendre.

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  53. marie jo a dit…

    L’EMDR est une technique anti-douleur qui fonctionne bien. J’ai eu une arthrodèse il y a 5 ans et ça m’a bien aidé, tout comme la rééducation en piscine. C’est un très mauvais moment à passer mais une vie tellement « normale » en suite !

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    • Eleanor Rigby a dit…

      L’hypnose donne aussi des résultats étonnants (à condition d’avoir un bon hypnothérapeuthe). Pendant mon accouchement, ça m’a sauvé la vie (ça et le chant prénatal).

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  54. Carine07 a dit…

    C’est une très bonne nouvelle qu’elle soit de retour chez vous après deux semaines d’angoisse et de douleurs.
    Pour la Toussaint, partez plutôt en Corse tous les cinq pour être ensemble et pour profiter de votre île préférée (le budget à cinq en Corse dans une location hors saison ~ le budget à deux à la Réunion à l’hôtel).

    Pour l’ennui, si vous allez dans un magasin de loisirs créatifs (style cultura), vous trouverez sûrement des petits objets (supports à décorer, objets pour le scrapbooking, des perles pour créer un bijou, etc.) qui lui feront passer le temps plus vite, avec sa petite soeur. Vous pourriez peut-être essayer de lui acheter un crochet et des pelotes pour créer des petites fleurs/écharpe/châle/etc. car le crochet est très simple à apprendre (bien plus que le tricot car une seule maille à gérer et très peu de points à connaître cf youtube), permet de penser à autre chose, et est assez tendance (contactez moi si vous voulez plus info).

    vous pourriez lui acheter un beau livre de coloriage pour adulte (pour éviter de penser, juste choisir une couleur et laisser son esprit s’évader), un crochet et des pelotes pour fabriquer une écharpe

    Répondre
  55. Xochitl a dit…

    Ces petits riens aux si grands effets !
    C’est une bonne nouvelle que celle du retour de Lou à la maison. Dans son environnement la douleur sera sûrement plus supportable. Les calins de Jiji ont-ils un effet apaisant ?
    Bon courage à Lou et à voys les parents

    Répondre
  56. Nunu a dit…

    « Aucun mot ne peut calmer ou guérir, les mains sont d’un grand secours » c’est tellement vrai ! Je me souviens de la semaine post-op où ne sachant pas quoi faire pour aider ma puce à s’apaiser (elle ne voulait ou ne pouvait pas dormir, l’arthrodèse a été double – tiges dans le dos mais arrêt de la croissance donc opération par l’avant aussi ) et que les larmes me coulaient d’impuissance, j’ai laissé les infirmières qui s’étaient spécialisées en ‘Fleurs de Bach’ prendre le relais pour la masser, et les larmes se sont transformées en larmes de joie.
    Bref, ces petits riens font tout car eux restent marqués (et heureusement moins le souvenir de la douleur).
    Plein de bonnes ondes pour la suite.
    <3

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  57. Carole Nipette a dit…

    Sans les petits rien qui font tout on ne serait rien ! je me souviens de certains moments à l’hôpital où les éclairs caramel beurre salé ont fait des miracles même si ça ne dure pas longtemps 🙂
    j’espère que vous arriverez au bout de l’été sereinement
    bon rétablissement à ta grande et à tous aussi finalement !

    Répondre
  58. Violette.b a dit…

    « L’amour des mamans  » si particulier, infini et sans cesse renouvelé. Je sais que l’amour paternel existe aussi .
    J’étais sûre que tu saurais mettre des mots sur ce malheur , des mots doux, justes ou aidant .
    Je vous souhaite un bel été tout de même, pleins de rêves à venir sans aucun doute

    Répondre
  59. Patricia a dit…

    Je ne commente que très rarement, mais je viens ici quasi quotidiennement.
    Je suis heureuse de lire que Lou est rentrée à la maison et qu’elle va mieux.
    Ce billet me touche tout particulièrement car pendant 5 mois (entre fin décembre et fin mai), je suis allée chaque jour voir mon mari à l’hôpital, d’abord aux urgences, puis en réanimation (il a testé tous les services de réanimation de l’hôpital, je pourrais presque écrire un guide…) et enfin en centre de rééducation. J’ai moi aussi cherché des petits ‘trucs’ pour lui rendre ce séjour le moins pénible possible. Il ne se souvient pas de tout, mais sur le moment, il a apprécié 😉
    J’espère que les douleurs vont rapidement s’espacer et disparaître et je vous souhaite un bel été, pourquoi pas dans cette chaise longue double ? 😉

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  60. KA a dit…

    Hello! How do you do?
    Je suis OK avec ce billet sur les petits riens
    Bon courage à toi et à Lou.
    C’est pas rigolo,. Pas du tout ri-go-lo
    Heureusement qu’il y a des témoignages optimistes et joyeux
    Bisettes sucrées

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  61. charlotte a dit…

    J’ai été hospitalisée 10 semaines, pas aussi grave que pour ta fille, pas d’intervention pour chirurgicale pour moi, mais une dépression. La douleur n’est bien évidemment pas la même, et pas comparable, mais y avait aussi des petits riens qui comptaient. Et je dirais que le point commun ça a été les mots, les lettres, les petits colis reçus. Et puis avoir sa tasse et son thé préféré 🙂 J’avais rapporté le vieux doudou de ma soeur, et certaines nuits, ce petit truc tout bête était rassurant.
    Bref… Ces petits riens sont indispensables!

    Bon rétablissement à ta fille! Des bisous

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  62. AlexL a dit…

    Bonjour, Heureuse de lire les nouvelles de ta jolie grande : pensées et ondes positives pour la suite … « de » la ville aux palmiers 😉 …

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  63. Nad a dit…

    Billet très émouvant où je vais effectivement piocher des conseils pour m’aider dans ma lutte contre un cancer. J’en applique déjà un : jamais sans mon brumisateur 😉
    Courage à votre famille et je souhaite un bon rétablissement à votre fille

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