Bienvenue dans l’enfer de parcoursup

Je tenais aujourd’hui à manifester ma solidarité avec tous ceux qui sont actuellement concernés, de près ou de loin, par le fameux (enfin, le « fameux », je m’entends, on a toujours tendance à penser qu’on est au centre du monde mais j’imagine que quelques chanceux n’en ont pour l’instant jamais entendu parler) PARCOURSUP. A savoir la plateforme de sélection des formations universitaires post-bac, qui a remplacé le non moins fameux APB.

Ce n’est pas pour la ramener (mais un peu quand même), nous, on a l’immense privilège de doubler le plaisir, merci les jumeaux (ceux qui pensent naïvement qu’une fois sortis des couches, franchement, la gémellité, il faut arrêter d’en faire tout un plat, je leur dis: RENDEZ-VOUS L’ANNEE DU BAC).

Parcoursup, c’est en quelque sorte la dernière épreuve infligée à l’amour parental. Le test ultime. Si tu réussis à conserver ensuite un peu d’affection pour tes enfants (et inversement) c’est que tu as construit au fil des années un putain de lien solide. Pardon my vulgarité, mais il y a des circonstances atténuantes. C’est à dire que ça devrait entrer dans la nomenclature de la sécu et bénéficier de quelques jours d’arrêt maladie.

Parce que non seulement c’est un casse-tête inommable (l’inventeur du « oui…si » est un psychopathe ou plus vraisemblablement un champion du monde de la manipulation mentale, parce qu’en gros, donc, les bacheliers recevront des réponses à leurs voeux pouvant aller de « oui » à « oui si » (= va te faire voir dans une boite à papa ou accepte sans broncher une filière à des kilomètres de ce que tu avais envisagé), ce qui en réalité signifie donc que désormais, l’université est sélective (mais attention, c’est un SECRET). Non seulement un casse tête, donc, avec les dix voeux et leurs « sous voeux », les formation à la Sorbonne « hors secteur » alors que tu habites à 500 mètres du périph, les annonces en loucedé à deux mois du bac, de la suppression du redoublement en première année de médecine, les sigles qui se reproduisent comme des lapins, mais aussi une tannée, avec l’apparition donc de ce fameux « oui… si », (LE SECRET) qui implique de devoir fournir, pour entrer, par exemple, en fac de bio (vous vous doutez que l’intitulé n’est pas aussi trivial mais je vous épargnerai ça), un CV et une lettre de motivation. OUI OUI OUI. Un CV, en terminale. Pour avoir le droit de t’asseoir sur les bancs défoncés d’une université francilienne, lyonnaise ou grenobloise. Sans parler bien évidemment des notes de 1ere et terminale.

Bref, on y est, l’université sélectionne. Grosse inconnue: qui va se taper les dizaines de dossiers qui vont arriver dans tous ces établissements dans quelques jours ? Qui va lire toutes ces lettres de motivation consciencieusement rédigées par des parents au bord de la crise de nerfs ? Qui va éplucher les relevés de notes ? C’est une vraie question.

Et puis que vont devenir tous les refusés, ceux à qui on aura dit dans un premier temps « oui si », puis « non, en fait », puis enfin, « par contre si tu veux y’a des places en licence d’anthropologie », « comment ça, tu voulais être prof de sport ? ».

J’avoue être assez sidérée par le silence assourdissant des syndicats étudiants et enseignants et par l’inertie des lycéens, pourtant prompts à décider de blocus pour un oui ou pour un non. En tant qu’ancienne journaliste éduc, ayant enfilé le brassard « presse » pour pas mal de manifs, je suis interloquée qu’il y ait eu aussi peu de protestation, pour ce qui est, à mon sens, la réforme de l’enseignement supérieur la plus énorme de ces vingt dernières années.

Je ne suis pas en train de dire que tout est à jeter, je ne nie pas qu’il y a un problème d’échec à l’université, mais en gros, on répond à une problématique démographique (le gros boom des naissances en 2000) par une solution assez radicale. Au lieu de construire des amphis, on met un entonnoir à l’entrée. Alors certes, un écrémage sur les notes parait sans doute plus juste qu’un tirage au sort. Mais m’est avis qu’il y aura bien plus de jeunes sur le carreau ou balancés dans des formations qu’ils ne voulaient pas avec ce nouveau système qu’avec l’ancien. La seule différence c’est qu’on ne pourra pas protester parce qu’on aura été prévenus.

Bref, entre ma fille qui hésite un jour sur deux entre les Arts la Médecine (mais au moins elle semble être concernée) et mon fils qui répond « pourquoi pas ? » à chaque suggestion qu’on lui fait et qui semble plus au fait de l’offre Airbnb dans le midi en juillet (avec piscine de préférence) que par celle des universités françaises, autant vous dire qu’on est pas rendus.

Le churros semble en avoir fait un combat personnel, il rédige donc des lettres de motivation à la pelle et des CV longs comme le bras (« en 6ème, t’avais pas fait un gâteau au yaourt pour le départ de ton prof de sport ? ») et checke névrotiquement l’appli Parcoursup en rappelant tous les jours à nos enfants fâchés avec les dates que le 13 mars « c’est demain » (et ce depuis le 12 novembre). Parfois, il se réveille la nuit, en sueur, en criant « les attendus, les attendus ! »

Je me moque mais sans lui, je pense que Mac Do gagnerait d’emblée deux employés à plein temps à compter de septembre.

Quand à moi, j’oscille entre des périodes de grande sagesse et d’empathie, « c’est normal de ne pas savoir ce qu’on veut faire dans la vie à 17 ans, de toutes façons, vous avez le droit de vous tromper, on est pas des robots, vive le doute, vive l’insouciance, vous la trouverez votre voie » et d’autres, moins avouables, de relative agressivité: « Comment ça « tu sais pas ? ». Mais grandis, merde à la fin ! vous n’êtes que des bébés, on sera pas toujours là derrière vous, prenez vous en main, si tu crois qu’on va t’entretenir jusqu’à la fin de tes jours, tu te fourres le doigt dans l’oeil, je te PREVIENS, si tu ne valides pas tes choix d’ici une heure, l’année prochaine c’est 8h – 18h au Macdo ». Il se peut même que j’aie, ce week-end, utilisé la bonne vieille méthode du chantage, avec la promesse de participer à la fameuse location dans le midi, « si et seulement si toutes les lettres de motivation sont téléchargées et que tu as mention bien au bac blanc ». (en même temps, je lui filais une sucette quand il faisait caca sur le pot et je n’ai certes jamais lu nulle part que c’était recommandé, mais je n’ai jamais non plus lu l’inverse).

Plus sérieusement, je me dis que cette génération a sur les épaules une pression qu’on n’avait pas à supporter. Je me souviens de ma terminale, des trois ou quatre options envisagées, pour finalement me plier aux conseils parentaux, « fais une prépa, ça te donnera une année de plus pour réfléchir ». Mes amis qui avaient choisi droit se sont levés un peu tôt le 4 septembre pour aller s’inscrire et c’était terminé. Pas de voeux, pas de décisions à prendre au mois de janvier, pas de boule au ventre à l’idée de ne pas être pris en fac de psycho à cause de mauvaises notes en allemand ou SVT. Certes, on avait nous aussi l’épée de Damoclès du chômage au dessus de nos têtes, mais franchement, je ne me rappelle pas avoir reçu autant de messages anxiogènes que mes enfants aujourd’hui. Avec bien évidemment aucune place, une fois encore, pour les notions de plaisir, d’envie ou de vocation.

Continuons comme ça et nous l’aurons, notre société de désabusés.

Edit: ça c’est Jiji qui essaie de rentrer en licence de psycho mais qui ne remplit pas tous les « attendus ».

260 comments sur “Bienvenue dans l’enfer de parcoursup”

  1. Céline a dit…

    Merci! Je me sens moins seule. Avec deux filles quoi doivent tracer leur chemin cette année elles aussi…
    La perspective de la fac avait été pour ma génération le début d’une grande aventure, avec l’idée qu’on se débrouillerait toujours malgré le chômage. Aujourd’hui tout ça ressemble à une grande gare de triage anxiogène, avec la course aux filières hypersélectives si on ne veut pas être traité avec le tout venant comme du bétail.

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    • Caroline a dit…

      exactement, les grands gagnants de la réforme, ce sont les filières d’emblée sélective et les écoles privées, même pas spécialement bonnes, qui garantissent au moins des places. En gros, la fracture entre riches et pauvres va encore s’accentuer…

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      • paris a dit…

        Avec APB, il y avait déjà pas mal de filières sélectives pour lesquelles il fallait envoyer CV + lettre de motivation (à la Sorbonne et à Assas entre autres).

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        • So a dit…

          Avec APB, il fallait également une lettre de motivation pour faire médecine. A l’époque le fils concerné qui était fâché avec les dates avait rempli la case en tapant « AZERTY » , et naturellement, lorsqu’il a voulu finaliser son inscription, en saisissant sa vraie lettre de motivation ,la date était dépassée … Il a donc laissé sa  » lettre » en l’état.
          Quand il a eu son affectation , la lettre type disait qu’au vu de sa motivation, il était admis en Première année de PACES . Du coup, je crains le pire pour la lecture des CV de nos 2000.
          Pour connaître quelques personnes dans le milieu, je sais que rien n’est vraiment prêt ( prévu? ) pour lire ces milliers de CV .
          Mais comme on est dociles, on a fait le CV en question. Cela a aumoins été l’occasion, pour elle et pour nous, de mesurer la cohérence de son choix ( elle veut être artiste ) . C’est clair que ça met à l’épreuve les relations parents/ enfants/ parents ( toute la famille en vrai), mais le point positif, c’est qu’elle a vu par elle même que non elle n’est pas « nulle », et que oui, elle a déjà fait pas mal de choses.

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      • Dao a dit…

        Bonjour Caroline,
        Je suis tombé sur ce billet par hasard et ai beaucoup apprécié votre clairvoyance et la justesse de vos propos.
        Ancien boat people, je suis arrivé tout seul en France en 80. Grâce à une bourse aux critères sociaux, au courage et à la motivation, j’ai réussi à faire un DUT puis une Licence Méca.
        Il est vrai que le nouveau système n’a pas aidé des gens qui ne sont pas familiers avec la complexité de l’outil et diverses formes de sélection. Mais il ne faudra pas prendre non plus nos enfants pour des vrais assistés de Hamon ou des pseudo révolutionnaires du Maoïste Mélenchon. Laissons à nos jeunes une certaine liberté dans leurs choix d’orientation et une certaine autonomie dans l’élaboration de leurs stratégies (rédaction des CV, des lettres de motivation,…).
        Nous avons connu l’APB avec notre grand en 2010. Il a obtenu une prépa MPSI à Dijon et était sur la liste d’attente des grandes Parisiennes à cause du problème d’internat. La sélection et l’aspect financier existaient depuis toujours et étaient indépendants du système. Après ses études à l’ISFA de Lyon (dernière année en alternance) et ses débuts professionnels à Paris, il est installé depuis l’été dernier à Auckland. Nos talents nationaux s’exportent bien.
        Cette année, notre dernière (BB2000) en Ter S a candidaté huit prépas ECS et une double Licence Economie-Gestion-LEA à Valence et son dossier a été bouclé il y avait un mois.
        Pas de stress, pas de préjugés, nous attendons le mois de Mai pour la suite.
        On a souvent dit que l’avenir se jouait dès l’école primaire. Ce n’est pas totalement faux.
        Bon courage à tous les parents et bonne chance à tous les enfants.

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        • annelise a dit…

          J apprécie votre message. Parcoursup permet aussi de réajuster l’idée de responsabilité de notre jeunesse. Certes, il est très difficile de se déterminer un avenir mais il est possible de préparer ses trajets (voies, études, lieux etc) choisir si on se donne les moyens : efforts et curiosité !! il faut se préparer et non attendre que ça tombe tout cru, en zappant les étapes préalables. Avec un accompagnement familial adapté, on y arrive! le jeune doit grandir et non subir !

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        • Adolfo a dit…

          Merci Dao pour ce commentaire réaliste. moi-même fils d’immigré , aujourd’hui parent de 2 filles dont une en terminale…je comprend le « désarroi » mal placé à mon sens de beaucoup de parents.

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      • Adolfo a dit…

        C’ets dommage Caroline de rammener systématiquement à « la fracture entre riche et pauvres ». J’ai personnellement réussi dans l’école de la « république » alors que mes parents avaient pour seul revenu 1 smic et vivent encore en HLM. Certes les riches sont favorisés mais en réalité c’est d’abord la motivation et l’intelligence (capacité d’adaptation à son milieu) qui permettent a tout un chacun de réussir.

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        • Caroline a dit…

          c’est génial qu’il y ait des exemples comme le vôtre. Mais tous les chiffres le confirment hélas. La réussite dépend énormément du niveau social des parents, de l’endroit où on habite, voire malheureusement de la couleur de la peau. J’adorerais vivre dans un monde idéal dans lequel la volonté et la motivation seraient les seuls critères mais ça n’est pas le cas. Après, évidemment que cela joue. Mais parfois ça ne suffit pas. Et ça n’est pas en avantageant de plus en plus les formations payantes et privées (qui sortent ultra gagnantes de ce nouveau système) qu’on va arranger les choses…

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  2. isa54 a dit…

    Bonjour , je compatis fort fort , j’ai cru défenestrer mes deux enfants au temps de post-bac.Ma fille a changé d’orientation au bout de trois ans (mais elle est allée au bout de sa formation ) et a ré entrepris des études longues et mon fils idem !!!! nous ne sommes encore donc pas sortis des ronces à 25 et 21 ans….pour certains enfants 17 ans c’est bien trop tôt .
    Bon courage !
    isabelle

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  3. Anju a dit…

    Mon petit n’a que 18 mois et tu me fais déjà angoissée, c’est normal? Entre temps ça aura surement changé douze fois, mais je me demande si le fameux  » toute une génération qui a le bac » fais sens, si on ne sait pas quoi leur offrir après. Et si, surtout, on ne les écoute pas ces jeunes…bon courage en tout cas. PS: j’ai une sœur jumelle, et je crois que ma mère non plus n’a jamais finie d’en baver! aha

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  4. Cathclaire a dit…

    Bon courage !
    Les miens sont passés par APB il y a 3 ans pour le dernier et c’était déjà pas facile, facile.
    Et c’est qu’à notre époque c’était tellement plus simple. Bon si tu allais t’inscrire trop tard il n’y avait plus de place aussi hein !
    Moi c’était l’IUT donc dossier à retirer la-bas, à remplir avec lettre de motivation et on attendait la réponse.
    Allez vous allez y arriver, ils iront bien quelque part l’an prochain tes enfants. Mais je sais que prendre des décisions à cet âge c’est pas simple.

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  5. Missgavotte a dit…

    Arfff… mon fiston, qui fait partie du boom des naissances de l’année 2000, a changé d’orientation après une seconde générale. Il est donc en 1ère bac pro production horticole, et envisage de faire ensuite un CAP fleuriste en apprentissage. Et là je t’entends Caro « quelle chance elle a !!! son môme sait ce qu’il veut faire !! ». Mouais mais bon…. il faudra trouver un maitre d’apprentissage et ça, c’est pas gagné…. Et puis j’ai de gros doute sur la qualité de vie avec ce métier, à moins d’être passionné (ce qui ne semble pas complètement le cas de fiston). Parmi les anciens élèves, on entend que certains ont démarché jusqu’à 123 fleuristes avant de trouver un contrat d’apprentissage.
    C’est peut-être juste reculer pour mieux sauter dans ce que tu vis aujourd’hui…

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  6. Cilou a dit…

    Je m’attends au pire pour l’année Prochaine où mon ado sera concernée.
    C’est clair qu’ils sont bombardés d’informations et depuis la 3ème l’EN leur parle d’orientation mais sans jamais s’intéresser à ce qu’ils sont vraiment, ce qu’ils aiment … Tu es bonne en math ? Alors fais une prépa ! Bah non !
    Résultat mon ado est terrorisée par l’avenir …
    Bon courage …

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  7. Daphné a dit…

    Ce qui m’épate aussi, c’est l’unique heure prévue avec la classe de terminale de mon grand par leur conseillère d’orientation, qui est trop débordée pour les voir en tête-à-tête. Hum, il y a UNE classe de terminale dans son lycée des champs et elle bosse à plein temps – je crois n’avoir pas réellement compris sa mission.

    Je pensais qu’on allait souffler un peu après le bac blanc pré-vacances mais je vais me résigner cette année – il ne me reste plus qu’à faire des croix quotidiennes jusqu’au dernier jour du bac. En mère indigne, je sens que je vais fourguer d’office des places pour le festival qui le tente à mon ado. Il bosse tous les soirs comme un dingue mais est persuadé que s’il s’octroie le droit d’aller voir UN concert, la mention qu’il vise va lui échapper.

    Dis, crois-tu qu’en marquant sex, drug and rock’n’roll sur les voeux parcours sup’ on puisse recevoir comme réponse : oui, si ?

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    • Cathclaire a dit…

      Ma fille a réagit exactement de la même façon que ton fils il y a quatre ans pour avoir la mention, la bonne prépa, puis le bon concours.
      Résultat, en première année d’école d’ingénieur son cerveau n’enregistrait plus rien.
      Son école l’a fait redoubler avec un cursus spécial personnalisé. Elle a eu les boules mais c’était nécessaire.
      Elle se rend compte aussi que le prestige de l’école ne fait pas tout.
      Alors dis à ton fils qu’il se relaxe le plus possible et profite un peu de sa vie de lycéen.

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      • Daphné a dit…

        Après une scolarité sans notes, dans une école alternative, on voulait lui permettre d’échapper à cette pression à la sélection. Du coup, on avait préféré l’inscrire dans un petit lycée des champs plutôt que dans le prestigieux lycée public du coin. Mais je réalise que même sans lui mettre la pression, mon grand a besoin de se prouver qu’il est capable d’aller au bout et de se montrer à lui-même de quoi il est capable.

        Bon, je vais lui acheter cette place de concert, je crois que ça fait aussi partie de mon rôle de parent; les encourager aussi à lâcher du lest, prendre du recul.

        Je me dis qu’une année de césure peut aussi être une bonne idée, pour vivre autre chose, se construire ses premiers projets d’adulte avant de replonger dans le bain. J’espère que ta fille est épanouie dans ses études maintenant.

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        • Cathclaire a dit…

          Oui ça va mieux pour elle, son école lui fait faire un stage en alternance de son redoublement et ce contact avec le monde du travaille lui fait du bien.
          Et dis bien à ton fils que la mention 3 ans après ça compte plus 🙂
          le dossier est déjà fait!

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        • Marie Bambelle a dit…

          @Daphné : l’une de mes amie a fait une année de Service Civique dans une association qui lui plaisait juste après le bac, histoire de se donner une année pour réfléchir et aller « sur le terrain » en vrai. Elle m’a dit récemment que ça avait été une très bonne idée et qu’elle en tirait encore des bénéfices aujourd’hui 🙂

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        • Val Lao sur la Colline a dit…

          Daphné, tu sais que c’est en quelque sorte ce qu’à fait notre aînée, une année de césure (mais pas une année d’oisiveté). 17 ans, bac avec très belle mention en poche, quelques mois aux USA, un petit job à sa majorité, et puis quelques mois de préparation pour la filière qu’elle s’était choisie. Qu’elle a pu présenter sereinement et qu’elle a donc obtenue (dossier, lettre de motivation, etc.)
          Et comme je ne regrette rien, mais rien de ces choix. Elle est tellement tellement épanouie aujourd’hui.

          APB (x2), je crois que ça a été une de mes plus stressantes épreuves de mère…

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    • celdup a dit…

      Bonjour,
      Je suis Psychologue de l’éducation nationale (nouveau nom des conseillers d’orientation psychologues). Pour apporter une précision à votre questionnement sur nos missions: si votre enfant est scolarisé dans un lycée public, il est probable que la psyEN intervenant dans votre établissement effectue une permanence régulière dans ce lycée et passe ses autres journées de travail à son CIO et dans les autres établissements à sa charge (souvent 3/4 établissements par PsyEN soit 1 psyEN pour 1200 à 1600 élèves actuellement). Vous pouvez la rencontrer sur demande de rdv de votre part au lycée ou au CIO (service public gratuit de l’orientation qui pour l’instant existe encore). Merci à Caroline pour cet article plein d’humour mais aussi écrit avec justesse.

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    • Fanny a dit…

      @Daphné, je pense effectivement que vous n’avez pas compris (ou voulu comprendre) la réalité du métier de psychologue de l’éducation nationale anciennement conseillère d’orientation psychologue. Il n’y a peut-être qu’une classe de terminale de terminal dans le lycée de votre enfant mais une psy EN a environ 2,3 voir 4 établissements + des permanences en CIO à sa charge soit entre 1/2 journée à 1 journée 1/2 par établissements. Au lycée la psy EN en plus de s’occuper de l’information post-bac et des entretiens avec les élèves de terminale, il y a les séances et ateliers en première et seconde puis l’orientation fin de seconde, les élèves en souffrance et/ou en décrochage scolaire, les élèves en situation de handicap et puis si elle a un collège dans son secteur des bilans psychologiques à réaliser; les conseils de classe; les salons étudiants etc..multiplier par le nombre d’établissements et tout ça sans jamais réclamer le paiement de ses heures sup’, car et bien non, il n’y a pas de dotation en heures sup’ pour les psy EN contrairement aux professeurs (même si, ceux-ci sont également bien loin d’être rémunérés à la hauteur de leur investissement). Et pour couronner le tout un gouvernement qui préfère d’abord prévenir la presse de la réforme que ses propres exécutants…alors pardonnez moi si mon message parait un peu rude mais insinuer constamment que les psy en /COP sont des incompétents ainsi que des glandeurs c’est vraiment méconnaître la réalité de leur travail, de leur investissement auprès des élèves et pour ce qui en est de leur missions je vous renvoie à la page du ministère de l’éducation nationale sur le métier de psychologue vous pourrez y découvrir la (très)longue liste de missions qui lui incombe!!
      A bon entendeur.

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      • Coline a dit…

        Je veux bien croire que les CIO sont surchargés, mais il n’en reste pas moins que notre système d’orientation est nul.
        L’accompagnement des jeunes est inexistant . Sois tu sais ce que tu veux faire et on t’explique comment. Sois tu sais pas, les plus nombreux, et on te présente toujours les mêmes filières. Jamais de réelle étude de cas, démerdensiesich, une catastrophe pour ceux dont les familles ne sont pas en capacité de gérer.
        Si tu as du fric tu peux faire un bilan payant.
        La honte…

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        • MarieeLLe a dit…

          Je suis psychologue EN et je fais gratuitement des bilans d’orientation approfondis pour des élèves de 1ère et de terminale au lycée, et pour les étudiants à l’université. Au CIO, je ne peux pas en faire, car nous n’avons pas de bureau, seulement une petite salle d’accueil pour le public. Ces bilans (entretiens, tests d’intérêt, de motivation, de valeurs professionnelles et de personnalité) nécessitent un réel investissement en temps et en réflexion de l’élève ou de l’étudiant. Ils lui donnent les moyens de réfléchir autrement à ses choix, mais ne donnent pas de réponse « toute faite » sous forme de noms de métiers. Ils ne sont pas utiles pour ceux qui ont déjà des idées, ni pour ceux qui n’ont pas encore des intérêts suffisamment différenciés les uns des autres. On ne peut pas s’y prendre au dernier moment pour faire cette démarche. Et je me demande parfois si le fait su’ils soient gratuits ne les dévalorisent pas. Par exemple, j’ai actuellement 3 –
          4 étudiants ou lycéens qui ont entamé un bilan en paraissant très volontaire mais qui ne me rendent pas les tests.
          Je précise aussi que je commence toujours par un entretien et qu’à l’issue de l’entretien, je propose ou pas un bilan selon que j’estime qu’il pourra ou pas apporter quelque chose au jeune.

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    • Demeersseman a dit…

      Je comprends parfaitement votre inquiétude et la situation anxiogène que cette plateforme procure ainsi que tous les enjeux associés, en revanche pour ce qui est de la critique perpétuelle des conseillers d’orientation (ex cop) et nouvellement Psy-En je me permets un rectificatif, nous avons pour la plupart 3 voire 4 lieux de travail 1 ou 2 collèges 1 ou 2 lycées + nos permanences au Cio notre centre de rattachement, je suis tout à fait d’accord sur le fait que les familles se plaignent de notre manque de disponibilité mais nous n’avons pas le don d’ubiquité et ce n’est pas en supprimant les postes chaque année que cela va s’arranger mais ne vous inquiétez pas il y aura plein de coachs privés qui factureront 400 euros un accompagnement et des tests que nous proposons gratuitement…

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  8. Catwoman a dit…

    C’est de la folie ! Je n’en reviens pas : un CV et une lettre de motivation en terminale ? Mais que met-on dans un CV en terminale ? Je vais faire ma vieille mais, de mon temps, c’était beaucoup plus simple : il n’y avait qu’à avoir un rapport de force avec ses parents pour savoir où on s’inscrirait (fac ou classe prépa ?) …
    Je suis bien contente d’avoir encore quelques années devant moi avant tout ce cirque.

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    • Tachalili a dit…

      Ca ne m’étonne même pas… C’est le cas pour l’entrée dans certains lycées parisiens (voire même certains collèges privés). Tout ça c’est du grand n’importe quoi.

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    • Catherine a dit…

      Dans un CV, on ajoute les emplois d’été, les activités pertinentes (coach dans un sport, baby-sitting), le bénévolat, et les certifications (secourisme, natation), etc. En Amérique du Nord, où je suis, les ados doivent fournir toutes ces justifications pour être admis aux études supérieures, et oui, il y a des refus, mais on finit par trouver sa place (ou alors on se trompe, et on recommence).

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  9. marjitj a dit…

    La fac de Toulouse est en grève depuis Janvier, étudiants, personnels et professeurs contre cette sélection à la fac et une fusion des 3 facs de Toulouse.
    Je suis perso en 1ere année de licence, à distance, à 36 ans… car j’ai écouté ce que m’ont dit mes parents à cette époque et que je me retrouve pas heureuse de ce que je fais… alors je recommence, un autre bac +5…. (en vrai quand j’en parle je m’effraie moi -même)
    A mon « époque » (il y a donc 20ans… mandieu), nous avions des voeux à formuler, mais on savait en effet que quoi qu’il arrive, on aurait toujours la fac qui nous accueillerait…
    Quand on sait comment le monde change aujourd’hui, quand on sait comment les différentes générations ont du mal à s’entendre dans les entreprises… ça fait un peu peur tout ça…
    Mais je reste persuadée que si l’on n’a pas une vocation, prendre la décision à 17ans du métier que l’on fera toute sa vie… c’est pas judicieux, surtout qu’ils existent bien plus de métiers que l’on n’imagine à cet âge là.

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    • cece a dit…

      J’allais justement aussi faire un commentaire sur la fac Jean Jaurès de Toulouse qui est en grève depuis plusieurs mois. Mais elle n’est pas très relayée par les médias!!!!!
      Moi aussi en L1 à distance, après un bac+5 et 15 ans d’expérience. Mais c’est dur de s’y remettre avec les contraintes familiales et professionnelles…

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      • Bénédicte a dit…

        Et la fac de lettres de Montpellier est également occupée par les étudiants depuis plusieurs jours sans que personne n’en parle…. ALors oui, je pose la question de la conscience sociale de ce qui est en train de se passer…. Je suis mère d’un lycéen en filière techno qui ne veut pas continuer dans cette voie (même s’il est bon élève) et qui n’est pas certain d’obtenir des réponses positives à ces voeux (il lui manque trop d’attendus) et qui se dit que la route va être longue vers une « reconversion » alors qu’il n’a pas encore commencé sa vie ……Comme Caro je suis effarée de constater que la mobilisation n’est pas au rendez vous et que celle qui existe n’est pas relayée dans les médias et pourtant ce n’est pas rien ce qui est en train de se jouer… Au delà de la « sélection » qu’induit Parcoursup, c’est tout le système éducatif français qui est remis en cause et qui est menacé de devenir un système à l’anglosaxon (entendre payant, et très cher !!!). Le problème réellement n’est pas tant si selection il y a , mais comment elle se fait et sur la base de quels critères pertinents… Un cv à 17 ans est un sacré foutage de gueule (pardon l’expression), car tout le monde voit bien que ce qui va apparaître dans ces cv va être autant d’indicateurs de son origine sociale ET géographique. Quant à la lettre de motivation… comment dire…. vous vous êtes déjà amusés à produire des lettres de motivation sur commande où vous détaillez vos compétences (sic à 17 ans ….) que vous mettez en relation pertinente avec ce que vous pensez que la formation visée va vous permettre de devenir/faire ??? sincèrement, même pour nous, adultes avec de l’expérience et des compétences, l’exercice est difficile ! Qu’on ne vienne pas dire que c’est une bonne chose pour eux, que cela les responsabilise etc…. Est-ce qu’il est nécessaire à 17 ans d’avoir cette forme de responsabilisation ? Et encore une fois, le principe de la motivation et du mérite qui se récompense, n’est une bonne chose que dans le cas où on a la « chance » de pouvoir espérer les exercer…. Quand son bac obtenu dans un lycée de banlieue ou de campagne (loin de moi l’idée qu’ils puissent démériter) sera mis en concurrence avec le bac obtenu au lycée Henri 4 (ou d’autres de même genre de prestige) (ici ce n’est que le résultat de la future réforme du bac, qui vise à en faire des diplomes locaux et non plus nationaux), donc quand ces bacs seront mis en concurrence, la question de la sélection pour l’entrée en études supérieures, dont la fac, ne sera plus qu’un jeu de quilles enfantin…. ALors penser que cette réforme est anodine est tout simplement de l’inconscience ! AU delà des cv, lettres de motivations de parcoursup il y a tout un système qui est visé et il ne sera plus seulement question de responsabiliser nos enfants pour les sélectionner, mais de faire appel à nos porte-monnaies pour choisir les voeux qu’ils pourront émettre….. Parents, lycéen-ne-s, citoyen-ne-s, si vous pensez que l’avenir se joue avec parcoursup, la réforme du bac et celle de l’université alors venez manifester jeudi 22 mars !

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    • ES a dit…

      « A mon « époque » (il y a donc 20ans… mandieu), nous avions des voeux à formuler, mais on savait en effet que quoi qu’il arrive, on aurait toujours la fac qui nous accueillerait… »

      Il me semble qu’il y avait tout de même quelques cas où les gens allaient quasiment dormir devant les facs pour être les premiers inscrits (selon le principe « premier arrivé, premier servi » pas forcément plus intelligent que les tirages au sort).

      Mais c’est vrai que le stress n’était pas le même… Il faut dire aussi que le taux de bacheliers dans une classe d’âge, qui avait grosso modo stagné à 62%-64% entre 1995 et 2008 (et selon les années les bacheliers généraux représentaient entre 32% et 37% d’une classe d’âge) a nettement augmenté depuis (78,9% en 2017). Mais le nombre de places dans le supérieur n’a pas forcément suivi.

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  10. et de trois a dit…

    J’ai un de mes neveu qui après 1 année de droit à abandonné la 2ème année en novembre. Mon frère et ma belle sœur on été clairs avec lui : hors de question de rester les bras croisé une année entière et d’attendre que le temps passe, il s’est pris en main et il est allé travailler au Mac Do et bien je peux te dire que les 6 mois qu’il a fait là bas l’ont fait réfléchir et depuis il a repris des études dans une filière qu’il adore et qui n’a rien avoir avec le droit.
    Mac Do peut avoir du bon pour donner un petit coup de pied au cul… 😉

    Plaisanterie mise à part. Je serai concernée dans 2 ans et ton post du jour m’angoisse d’avance…

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  11. CourbesGenereuses a dit…

    Ma grande passe son brevet cette année, ça a déjà été une galère sans nom de lui faire choisir le lycée de l’année prochaine, j’ose même pas imaginer pour parcoursup vu qu’elle est ds la case « jsais pas quoi faire plus tard ! » (ce que je trouve juste NORMAL à son âge !!) … j’ai pas hâte qu’elle atteigne l’année du bac, d’autant qu’elle fera partie de ceux qui vont inaugurer le nouveau systeme, d’apres ce qu’on a compris :'( argh !!
    Sa soeur a bien de la chance d’etre deuz’ 😉 d’autant qu’elle suit à 2 ans de distance, donc on a en general (à peine) le temps de voir venir

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  12. MarineMCo a dit…

    Quel écho ce matin! J’ai passé la journée dessus hier, alors que le kid s’éclate au ski… Quand je vois les descriptifs des entretiens et concours auxquels mon fils postule, je me dis que je n’aimerais pas être à sa place. J’ai déjà mal à la tête de leurs exigences.Ajoute à cela qu’il faut payer en carte bancaire sur le site parcoursup pour chaque inscription de voeux à ces écoles..
    Je prie le ciel qu’il soit pris sur dossier en prépa scientifique mais j’aurais quand même payé les inscriptions et déplacement pour les concours. Mon fils adopte lui la stratégie « t’inquiète, je gère! » je crois que comme il n’ont pas de point de comparaison, ils se sont adaptés directement à ce système et l’acceptent.

    Autre point, comment organiser ses congés lorsqu’on ne sait pas ni où ni quand le gamin sera affecté? (l’air de rien j’aurais besoin de vacances, impossibles en juillet malheureusement)?

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  13. Frédeborêves a dit…

    Ravie d’avoir un ressenti de parents concernés car vu de l’autre côté de « la machine » parachutée PP2 mi-décembre avec des objectifs à atteindre (ils doivent TOUS s’inscrire – ils doivent TOUS faire un voeux non sélectif – ils doivent TOUS être raisonnables – comprendre les attendus, le oui si, les sous-voeux….) et du coup se retrouver dans la situation d’avoir 35 jumeaux … C’est pas simple non plus… Quand tu a les infos au mieux 48 heures avant les élèves…. Au pire tu découvres avec eux à quoi ressemble l’interface (Madame quand je clique là ça me demande ça – Ah bon fais voir ….)
    J’avoue que je tends le dos au moins autant que toi pour que tout roule pour mes 35 …. Et en même temps, vu l’urgence dans laquelle ce système a été pondu, je sais pas pourquoi mais je sens que ça peut que bugger… Et je pense que malheureusement ça ne bougera pas avant d’avoir fait des dégâts… Avant d’avoir laisser des gamins sur le carreau …. Peu de parents ont comme toi la pleine conscience de la perversité du système ….Bref Vive les effets d’annonce, vive les réformes non concertées, et les acteurs non préparés (et pour le coup cela doit être pire côté université qui va devoir traiter toutes ces demandes…)
    Bref, je compatis…. Courage

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    • Caroline a dit…

      ah j’avoue que les enseignants ont eux aussi leur part d’emmerdes. Et je leur tire mon chapeau parce que franchement, c’est du boulot en effet 🙁 Ce qui est hallucinant c’est que le système a été mis en place alors même que la loi n’avait pas été votée. C’est incroyable.

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    • Roxane a dit…

      Travaillant en université, quelques fuites du ministère laissent entendre que la suite de l’application n’est pas prête et qu’on semble aller vers une catastrophe en septembre…

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      • Caroline a dit…

        j’en suis persuadée aussi, ça va être un CARNAGE. et même sans parler de l’application, encore une fois, qui va s’emparer de tous ces dossiers de candidature dans les facs ? On le sait très bien qu’il n’y a pas de personnels pour s’en charger !

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        • eve a dit…

          J’enseigne à l’université et je confirme : on ne sait pas qui va se charger de tout ça, surtout quand on connaît déjà la surcharge de travail des enseignants-chercheurs (ou de ce qu’il en reste, puisque les postes diminuent et que les cours sont beaucoup assurés par des vacataires, qui évidemment ne pourront pas prendre en charge ces missions supplémentaires).
          Ça bouge tout de même sur toutes ces questions à l’université, je n’arrive pas à m’expliquer que ça ne passe pas dans les lycées, ces réformes sont simplement scandaleuses et terrifiantes…
          Courage à vous et vos enfants, ils ont au moins la chance d’être accompagnés dans cette pagaille, mon coeur se serre (pardon c’est idiot, mais vraiment), pour tous ceux qui vont tout simplement jeter l’éponge, faut d’encouragements… l’état a démissionné et abandonne ses jeunes…

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    • Melisse a dit…

      Han mais t’as eu les infos 48h avant toi ???
      Moi je les ai Googlees … PP2 j’ai réclamé d’aller à la formation officielle et j’ai pas eu le droit… ça va être trop youpi le 13/3…
      Un container de Xanax quelqu’un ?

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      • Anonyme de 40 ans a dit…

        Je peux fournir un wagon de Xanax, à la personne qui explique à « mon 2000 » que « NON chéri on ne peut pas mettre qu’UN CHOIX sur Parcours sup, même si tu ne veux rien faire d’autre……. »

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  14. Mino a dit…

    Cet énorme foutoir, bazar,bordel ( n’ayons pas peur des mots ) de l’orientation universitaire aujourd’hui et qui dure depuis des décennies me touche énormément….L’aînée de mes petits enfants y sera confrontée l’année prochaine et on en tremble déjà. Cela me met vraiment trés en colère…Je vous souhaite de vous en sortir le mieux possible ! Bon courage !

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  15. Virginie a dit…

    Pour travailler dans une fac et voir le taux d’échec, c’est clair qu’il faut une réforme. Mais là, c’est ridicule. Le vrai problème, c’est qu’il n’y a pas assez de places à la fac pour toutes les personnes qui ont leur bac. Certes. Mais vu le niveau de certains étudiants (« ah bon, la seconde guerre ça a vraiment existé ? ») le vrai problème pour moi c’est le bac. Si on ne le donnait pas à tour de bras et qu’on redonnait de la valeur à ce diplôme, alors il y aurait peut être moins de soucis ensuite. D’autant que beaucoup d’étudiants qui sont là par hasard (« j’fais ça en attendant, mais moi je veux le concours de …. ») sont là à la place d’autres vraiment motivés (« je n’ai pas été pris au tirage au sort. Pourtant je veux être prof de sport depuis que j’ai 4 ans »).
    D’un autre côté, ça leur donne une idée dès maintenant du marché du travail… :-/

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    • Caroline a dit…

      tout à fait d’accord, on est en train d’expérimenter les effets pervers des 80% d’une classe d’âge avec le bac, alors qu’on a pas les moyens ensuite de les accompagner plus loin. Et le problème n°1, c’est en effet le manque de places…

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      • Melisse a dit…

        Ha ça fait un moment qu’on le paie cher cette biiiip de 80%.
        Maintenant, en plus, faut pas qu’ils redoublent.
        En revanche, les anciens élèves un tant soit peu demerdes/pas con/accompagnés finissent par s’en sortir hein… bon ok pas toujours en ligne droite. « Perdre » 1-2 ans pour trouver sa voie c’est (a mon humble avis) pas grave, en revanche les mouflets un peu cabossés psychologiquement parce qu’on leur fait croire depuis le début qu’hors de longues études prestigieuses t’as pas de vie…

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        • Dom a dit…

          Et oui Mélisse, en 1966, 49,6 de réussite au bac. Année de transition. Les années suivantes( sauf 1968 ) on est entre 60 et 70%. Il faut attendre 1986 pour dépasser les 70%. Les temps changent …

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          • Melisse a dit…

            J’essaie d’enseigner depuis 2001… bah oui..
            Mais à 18 ans je ne savais pas ce que je voulais faire sauf « surtout pas prof ! » et « de toutes façons pas d’études post bac » <— d’ou La grande compréhension des parcours hachés. Mais ce fut plus dur : coucou les études en étant salariée !

      • MarieeLLe a dit…

        Quand je vois qu’on trouve les moyens pour ouvrir des places dans des filières à la mode comme STAPS, mais aux débouchés limités quoi qu’en disent certaines enquêtes –
        taux d’insertion élevé certes, mais temps partiels et CDD à foison – et aussi quand je vois certains étudiants qui triplent ou quadruplent leur 1ère année parce qu’ils préfèrent s’investir dans des associations étudiantes plutôt que dans leurs études et prennent la place d’élèves motivés, je bisque…

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  16. silvia a dit…

    Bon courage!!!!
    si je te dis que en Suise, dès 14 ans, tu dois faire des pré-choix? qu’il y a des « niveaux » dès le collège, en gros si tu bosses pas trop parce que bon t’es genre un poil fainéant (mon fils…) ben quand tu auras fini le collège t’auras bien peu de choix… et évidemment à son âge il a aucune idée de ce qu’il veut faire, donc rien pour le motiver…

    Courage à toi, à toute la famille et à moi aussi!
    Bises

    silvia

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      • Hibiscus a dit…

        Oui ici en Allemagne c’est entretien à l’entrée en secondaire qui correspond au CM2 français pour voir si les enfants vont être acceptés ou non dans les différents niveaux d’école disponibles. Cela fait peur mais honnêtement ce que tu racontes fais peur aussi, bon courage ! Et puis cette année sacrifiée en médecine qui ne pourra pas redoublée mais sera face à des doublants quel sandale…

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        • Caroline a dit…

          oui c’est un scandale, d’autant que soit-disant ils vont augmenter le numerus clausus, mais que rien n’est annoncé officiellement. Je pense que tout bonnement la génération 2000 est sacrifiée. Et par contre, ceux qui se frottent les mains, ce sont les prépa privées, qui font de la retape pour proposer aux aspirants médecins une année « zéro » en prépa, histoire ensuite de se présenter en paces. Super la réforme…

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  17. Marine a dit…

    Je compatis car les choix APB d’il y a deux et trois ans pour mes deux enfants ont été extrêmement anxiogènes pour moi. Déjà il fallait comprendre ce jargon de tordus, qui était finalement relativement simple : il fallait mettre dans l’ordre de préférence ce qu’ils voulaient. Mais j’ai mis un temps fou à l’intégrer. La démarche en amont a été fondamentale (ah , le bonheur des samedis à participer aux journées portes ouvertes des prépas à 200 km (vive la province) ou des salons d’orientation thématiques (à 900 km car il n’y a pas mieux que Paris) ou encore des déplacements à l’etranger car ta fille est intéressée par une Ecole en Suisse). Il y a quand même un point positif, c’est que les enfants ont leur résultat avant les résultats du bac, ce qui enlève quand même une certaine pression (sauf si l’accord dépend de la mention obtenue). Bref, un an d’enfer sur terre. Et on ne parle même pas du casse tête du logement étudiant (re-pb de la province). Bref, bon courage !

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  18. Elise a dit…

    Docteure en SHS et enseignante précaire à la fac, le plus souvent dans des TD de 45 étudiants, je confirme que le problème numéro 1 c’est le manque de moyens. L’université tourne avec au bas mot 30 à 40% de personnels précaires, il y a pénurie de salles, d’amphis. Bref, dans beaucoup de facs, la solution trouvée pour réussir à examiner les dossiers des lycées, c’est de dire oui à tout le monde. Tout ça pour ça.

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    • Caroline a dit…

      voilà, tu réponds à ma question, personne ne va examiner ces dossiers. Ou alors, ça va être fait en fonction des établissements et des sections (exit tout ce qui n’est pas filière générale ou lycée mal côté). Parce que je ne vois pas QUI va pouvoir se taper ces dossiers à examiner.

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      • Elise a dit…

        Oui, la modalité d’examen des dossiers va dépendre des filières et des universités, clairement. Ca discute beaucoup dans les universités, et en ce qui concerne la sociologie et l’information-communication, la plupart des enseignants-chercheurs sont contre la sélection et refusent de l’appliquer. Quelques millions ont été débloqués pour embaucher des personnels administratifs pour faire ce travail, mais ce sera insuffisant.

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      • Clémentine a dit…

        Bonjour, je suis une lectrice de l’ombre et maître de conférences à l’Universite de Bourgogne. Au sein de mon département, la cinquantaine de profs titulaires a banalisé une semaine en avril pour regarder l’ensemble des dossiers. Cela s’ajoute à notre charge habituelle de travail et nous naviguons à vue ayant très peu d’elements (Formation au ministère sur ParcoursSup le 26 mars…) mais nous tâchons de faire au mieux et de ne pas réduire les étudiants à des numéros de dossiers. J’imagine qu’il y aura une très grande disparité entre les Universités vu les disparités déjà entre les départements

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        • Clémentine a dit…

          Et je vous rejoins : la réponse n’est pas dans ParcoursSup mais dans l’allocation de moyens importants pour accueillir cette génération des années 2000 ! Et surtout aujourd’hui les « oui si » doivent donner lieu à la proposition de Parcours de remediation sans que l’on nous ait donné une enveloppe précise pour la mise en place de ces fameux parcours ! C’est d’ailleurs pour cela que de nombreuses formations ne veulent pas mettre des « oui si » car nous avons quasi aucune info concernant la remédiatuon

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  19. Marie a dit…

    Hello Caro,
    Tu dis qu’il y a peu de réactions d’enseignants, ce n’est pas faux ! Mais on enchaine les réformes sans discontinuer, et à tous niveaux. Je suis prof en cité scolaire depuis 15 ans et j’ai pris en pleine face toutes les réformes collège/lycée, collège/lycée, on est complètement assommés et on se rend compte finalement, qu’on ne nous écoute pas. C’est un peu démoralisant, mais on continue malgré tout, on fait tourner les établissements en aidant au mieux nos élèves (on discute en ce moment beaucoup sur la rédaction des lettres de recommandation…)

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    • Caroline a dit…

      je me suis mal exprimée, je parlais surtout des personnels de l’université et surtout, surtout, de l’Unef. Pendant des années, le simple mot « sélection » les faisait partir en manif vent debout. Et là, rien, ou presque. Je pense que le paysage politique et syndical a été tellement explosé ces derniers temps que le gouvernement a un boulevard pour faire passer tout et n’importe quoi. Et en effet, tout le monde est assommé. ça n’était en rien une attaque <3

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      • Marie a dit…

        Ne t’en fais pas, j’avais compris ! Mais c’est vrai qu’il faut expliquer les raisons de notre inaction, pas toujours évidentes pour ceux qui ne sont pas directement concernés

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      • La maîtresse pould a dit…

        Alors si ça peut te rassurer certaines facs font des manifs et des blocus mais qui sont très peu relayées dans les médias. Ma fille est en première année à Montpellier et a fait plusieurs actions déjà. Alors certes elle a la contestation chevillée au corps mais elle n’était pas complètement toute seule ! Mais c’est vrai qu’au niveau national silence radio …

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  20. O. a dit…

    Ton récit m’a beaucoup amusée Caro. Jusqu’aux plus lourds popo-dossiers qui sortent entre parenthèses 😀
    Allez, courage! « La forcE du collectif(E), la forcE du collectif(E) »!!!
    Et je confirme le commentaire de Frédeborêves. Pour les PP de terminale (très) consciencieux, c’est aussi un parcours du combattant: entretiens individualisés à répétition pour aider au mieux les élèves (en partant tout de même de leurs envies, de leurs centres d’intérêt), relances par mails ou par téléphone pour veiller aux inscriptions.

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  21. Laurence a dit…

    Je craque aussi, je cauchemarde avec les sous-voeux !! Qui les a trouvé, ces p.. de sous-voeux? Ma fille ainée est venue épaulée sa petite soeur ce week-end (elle qui avait pu faire 40 voeux!) et elle s’est un peu arrachée les cheveux aussi… en plus, quand vous venez d’un lycée français de l’étranger…………….c’est encore plus drôle. En gros le principe de Parcoursup c’est: tu veux être boulanger ? Super, prouve-nous que tu sais faire du pain avant!!!! Sois tu as été délégué de classe depuis le CP, a gardé les reçus de l’école de danse, des cours de piano etc soit tu passes pour un fainéant sans vision d’avenir… À un an près j’y échappais… ma petite dernière … née trop tard !

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  22. Stephanie MANIC a dit…

    Je compatis car nous en bavons aussi avec le petit dernier de 16 ans qui nous déclaré hier soir qu’il avait prévu une année sabbatique après son bac, histoire de pouvoir remplir son CV ! Je me demande s’il n’a pas tort. Il y a quelques mois , il se voyait faire médecine mais après avoir rencontré des jeunes désabusés venus faire part de leurs expériences dans sa classe de terminale, il préfère s’orienter vers l’informatique. Sur parcours sup, il est visiblement orienté vers toutes les écoles d’ingé privées du coin ! J’avoue que cela m’angoisse tellement que j’ai abandonné le bébé avec l’eau du bain et que j’ai passé le relais à son père. Qui n’y voit pas plus clair. Et ensuite, qui va aller à la banque demander un prêt étudiant car à 7000 euros l’année sur 5 ans, ça fait… Ah n’en jetez plus, il va finir sur les bancs de la Fac à se demander pourquoi on ne l’aimait pas assez pour s’endetter davantage !!!

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    • Carine07 a dit…

      Si ton fils a de très bonnes notes dans la filière S, il peut tenter une école d’ingénieur publique qui intègre dans son cursus une prépa telle que l’UTC, l’INSA, Grenoble INP – ESISAR (info), une des écoles Polytech (telle celle de Sophia Antipolis), etc. Tu devrais lire au moins cet article de l’étudiant sur ce sujet. Si son dossier est un peu moins bon, il peut tenter un IUT info. Et après, s’il obtient de très bonnes notes en IUT, il pourra intégrer une école d’ingé info.

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  23. SoL a dit…

    Mais, le SECRET n’est pas si nouveau que ça, non ? Il y a quelques années (hum, hum) j’ai dû me rendre à 200 km pour passer un test d’une matinée pour entrer en fac d’anglais et pour mon premier choix j’ai dû monter un dossier avec le trio CV-lettre de motivation-notes de première…Et d’autre part, les études en France sont HYPER séléctives (socialement notamment) avec ce système aberrant de prépas, grandes écoles et j’entends peu de voix s’élever contre, remettre en cause ce système ultra inégalitaire (les pauvres n’ont qu’à aller à la fac). Donc, personnellement la sélection par les notes ne me choque pas. Dans le pays où je vis c’est comme ça : pas de système parrallèle à la fac (des boîtes privées certes, mais au prestige plus que limité) que tu veuilles être ingénieur, médecin, sculpteur ou journaliste, c’est à la fac que ça se passe, et chaque université décide pour chaque filière quelle note mínimum il faut avoir obtenu à l’équivalent du bac et tu peux postuler où tu veux. Celà dit je comprends bien l’enfer que tu décris, et justement si on remettait tout ça à plat une bonne fois pour toute en supprimant le système à deux vitesses admettant que seules les notes feront la différences, pour le coup, tout le monde serait logé à la même enseigne et on saurait à quoi s’attendre. Ce qui n’empêche pas de construire des amphis et de garantir un enseignement de qualité, on est d’accord.

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    • verveine et lin a dit…

      SOL, une prépa ( en lycée public) coûte précisément 1425€ par an tout compris : scolarité + hébergement + repas.
      le seul critère est le dossier scolaire,
      les familles à faible revenu peuvent accéder à une bourse
      bref, les « pauvres » ont droit aussi à l’excellence quand leur dossier scolaire est bon!

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        • SoL a dit…

          J’ai envoyé avant de finir. Donc, d’une part je voulair parler de ce qui est évoqué dans le lien, et d’autre part on sait très bien que pour intégrer ces prépas,sauf exception, il faut être passé dans les bons lycées auparavant, et on sait aussi que certaines catégories sociales « savent » et préparent tout celà bien avant la terminale. Ce n’est pas uniquement une question d’argent, c’est aussi une question de richesse sociale, culturelle que non, tout le monde n’a pas.

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          • Elch a dit…

            Alors c’est pas complètement vrai non plus, je suis prof en prépa dans une CPGE spécifiquement réservée aux élèves venant de bacs techniques laboratoires et de bacs agricoles (ben oui, la prépa c’est pas QUE Henri 4, c’est aussi une filière comme la notre)
            Nous préparons à trois groupes d’école : agro, véto et biotechno et autant dire que le recrutement est très très loin de l’élite friquée (et c’est très bien comme ça) puisque nous avons jusqu’à 70% de boursiers certaines années…

            Non, les prépas ne sont pas qu’une voie pour enfants de profs ou gosses de médecins, par contre nos étudiant-e-s coutent très très cher à l’état, étant donné le taux d’encadrement… (et c’est bien pour ça que régulièrement on veut supprimer les CPGE)

            Mais nous accueillons des étudiant-e-s qui parfois sont les premier-e-s de leur famille à avoir le bac et qui s’ils étaient partis directement à la fac n’auraient jamais réussi à s’en sortir aussi bien qu’ils y arrivent après avoir passé 2 ou 3 ans chez nous…

            Et sinon pour Parcoursup, tout a été dit, rien à ajouter (si ce n’est qu’on n’a aucune idée de comment on va se dépatouiller de cette merde de notre côté…)

  24. Patricia a dit…

    Alors je ne vous dis pas, quand vous avez un bac étranger mais que vous voulez venir faire vos études en France! (cas de mon fils…). En même temps il faut bien faire quelque chose, non? On ne pouvait pas laisser se reproduire le chaos de la rentrée dernière.

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    • Roxane a dit…

      Le chaos sera le même, il n’y a pas de place supplémentaires de crées dans les facs… Enfin un certain nombre ne seront peut-être pas sur le carreau mais dans des facs loin de chez eux (même si on promet à ces étudiants un logement étudiant garanti et une bourse) et sans rapports avec leur aspirations.

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  25. Reine a dit…

    Oh lala ,quelle injustice !!! Tu imagines la solitude des gamins à potentiel mais venant d’une famille où il n’y a pas de Churros motivé , où on ne parle ni lit le français, où l’Education Nationale et les études supérieures ne sont que des concepts très abstraits ? ben, Terminé.
    Ca me fout la rage!
    Si tu n’as pas connu de pression, imagine ma génération , où il n’y avait que 500 000 chômeurs !
    En terminale, bonne élève, je ne savais pas quoi faire .Dans ma famille d’immigrés non francophones, pas d’appui ni de pression. Le vague cousin d’un voisin ,m’a parlé de Sc Po où on « faisait un peu de tout » Banco !!!

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  26. BMF a dit…

    HAN Parcours sup ou le dixième cercle de l’enfer!!
    Ma n°3 est en plein dedans, enfin surtout moi, tellement elle a manqué passer l’ordi par la fenêtre hier et partir en Nouvelle-Zélande dans la foulée!!
    Pour la petite histoire elle veut devenir journaliste!!
    Je me permets de copier/coller ici le mail que j’ai adressé à un collectif de jeunes et brillants journaliste ce matin tant je suis désespérée, delà résume parfaitement mon état d’esprit quant à cet outil démoniaque!
    Si tu trouves le com trop long tu peux le supprimer bien évidemment
     » Bonjour à tous,

    Je me permets de vous contacter, comme on jetterait une mignonnette dans l’océan atlantique..
    Laissez-moi vous précisez le contexte:
    Tout d’abord, bien consciente de ma propension maladive à la digression, je vous demanderai d’avoir l’amabilité de me lire jusqu’au bout, ce malgré votre furieuse envie de jeter votre ordinateur par la fenêtre accompagné d’une bordée d’injures..
    Ceci étant posé, je reprends. je suis l’heureuse propriétaire de quatre mouflets qui sont tous vraisemblablement tombés dans une faille spatio-temporelle, ma n° 3: Agathe ayant atteint la majorité alors qu’elle sortait à peine de ses langes.. Elle est en terminale ES et à plus grande joie/angoisse/fierté/terreur veut devenir… journaliste!
    Cela ne date pas d’hier, puisque la vilaine a eu l’immense chance d’être prise en stage d’observation de classe de troisième au « Petit journal » de Canal+. Est-ce sa rencontre avec Martin Weil, les heures à attendre à l’Assemblée Nationale qu’un député lui jette un regard blasé ou le sketch dans lequel elle a été embarquée par Eric et Quentin,je l’ignore, en revanche elle a trouvé sa vocation et n’en démord pas depuis.
    En bonne mère hystérique et incohérente que je suis lorsque j’ai entendu les termes: projet professionnel, futur, journalisme, j’ai eu un léger rictus façon Joker, résumant ma pensée à mon langage verbal à savoir:  » ok plus bouchée comme profession à part tailleur de pierres je vois pas.. » De façon concomitante, étant de la génération Dolto, j’ai ravalé mes peurs et bien évidemment je l’ai encouragée. Si c’était son rêve, son choix, je la soutiendrai vaille que vaille.
    Ça c’était avant..
    Avant que l’on ne découvre la dernière production du Kim Jung un de l’Education Nationale: Parcours sup!
    Nouvel outil qui nous a été présenté comme étant le truc le plus cool de la terre pour faciliter l’accès aux études supérieures.
    Devant un pauvre power point que même moi j’aurais pu produire , nous avons pu, nous parents émerveillés et naïfs, nous dire que les inscription aux formations supérieures devenaient enfin aussi simples qu’un coup de fil, oui je suis vieille..
    Il n’en est absolument rien. Parcours sup c’est au mieux le risque d’une fracture familiale irrémédiable, au pire un suicide collectif .
    Agathe doit remplir dix voeux de formations de journalisme, jusque là c’est clair, C’est après que ça vire au cauchemar.
    Outre le fait que pour ces 10 voeux il faut pondre une lettre de motivation de 1500 caractères maximum, au delà vous avez des snipers qui sortent de l’ordinateur en hurlant  » 1502 caractères, à terre, les mains en évidence!! », il faut également qu’elle évoque: ses expériences professionnelles, non professionnelles, ses rencontres avec des gens de la profession qui bien évidemment auront pris soin de lui signer un papier comme quoi c’est pas du pipeau, son projet professionnel précis: presse récite, radio, webzines,…, son implication dans des associations, clubs divers, j’en passe et des plus dingues.
    La palme revient à l’IUT de Lannion qui pour aller passer deux ans sous des tombereaux de flotte, demande en fait carrément d’être déjà professionnel!
    En gros, aujourd’hui pour pouvoir intégrer une formation supérieure , on demande à un gamin de tout juste dix-huit ans d’avoir: écrit des piges, monté un blog ( stats à l’appui), fait un an d’humanitaire au Burkina en qualité de neuro-chir et de parler le mandarin..
    Autant vous dire qu’elle est légèrement démotivée la gamine!
    Pourtant elle en a sous le pied, elle est curieuse, intéressée mais non elle n’a pas de blog, son instagram se résume à une collection de photos de ses copines et elle n’a aucune expérience pro..
    C’est là que vous intervenez, et je ne vous en remercierais jamais assez, pouvez-vous lui indiquer des lectures sur le journalisme, des podcast, des émissions « hors des sentiers battus » dont elle pourrait s’inspirer pour préparer ses entretiens, car oui Parcours sup n’est que la phase d’admissibilité après il faut se cogner les entretiens pour être admise.
    C’est parce que j’aime particulièrement vous lire que je me suis autorisée cette demande un peu particulière.
    Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire, je vous plains aussi un peu et espère que vous aurez la gentillesse de répondre à une mère en panique.
    Avec mes salutations »
    EDIT: Ils m’ont répondu!! 🙂

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    • Caroline a dit…

      tu m’étonnes qu’ils t’ont répondu ! avec une lettre pareille !!! moi je lui conseille de faire d’abord une licence d’histoire par exemple et de tenter ensuite les concours ESJ et/ou CFJ. Et aussi d’être trèèèèèèès motivée parce que oui, la profession va mal, mais c’est un merveilleux métier quand même…

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      • BMF a dit…

        Merci pour tes conseils et encouragements Caro. Elle a mis des licences d’histoires et droit/sc po. Reste à savoir si elle sera prise!!
        Je lui ferais lire ton commentaire, merci pour elle. Je ne sais pas faire les cœurs mais ils y sont!!

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        • Alex a dit…

          Bonjour BFM!
          J’ai été dans le cas de ta fille il y a 12 ans maintenant (ouch, le coup de vieux!) Je voulais passer les concours des 12 écoles reconnues mais la plupart exigeaient un Bac+2. J’étais partie pour étudier le latin et les civilisations à la Sorbonne quand je suis allée voir des copains à Lille. Coup de foudre pour la Catho (même sans être pratiquante, aucune réelle influence religieuse constatée), calcul rapide entre les frais d’inscription là bas et le coût de la vie si j’étais restée à Paris et me voilà chez les Ch’tis. Je me suis embarquée dans une licence Medias, Culture et Communication, certes pas la plus intellos des formations mais qui avait le mérite de nous sensibiliser au cinéma, à l’histoire de l’art, à la gestion de projets… et qui m’a surtout permis de passer un semestre à Rome et un à San Francisco, l’avantage des « petites » fac. J’ai profité des longues vacances d’été pour enchaîner les stages dans les rédactions locales. Ne jamais sous-estimer les petits quotidiens de région, ils ont besoin de main d’oeuvre et envoient les jeunes sur le terrain, c’est le meilleur moyen de faire ses armes. Trois ans plus tard, j’intégrais le Celsa pour leur master Journalisme avec un parcours un peu différent de la plupart de mes camarades qui sortaient, eux, de licence d’histoire ou de droit, et je crois que c’était assez rafraichissant pour le jury – même si honnêtement, ils prennent en compte les expériences et la façon de penser le journalisme plus que ton parcours universitaire avant d’arriver là. Bref, encourage-la à voyager, à voir le monde autrement tout en apprenant quand même à être synthétique et à analyser les situations et elle aura toutes les armes en main, peu importe son cursus au fond.

          Bon courage!

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    • Elise a dit…

      Hello. Je connais bien les formations de journalisme pour avoir enseigné dans certaines, et je pense que le conseil de Caroline est le bon : faire une licence d’histoire, ou de sciences politiques, ou même tenter un institut d’études politiques (Aix et Lyon ont des formations journalisme qui préparent aux concours et qui sont de bon niveau), puis passer les concours des écoles. Sinon, il y a un fort développement des DUT et Master Journalisme en ce moment. Il y a un DUT Journalisme qui va ouvrir à Clermont-Ferrand, il y a aussi de bonnes formations à Tours (un master va ouvrir). Après, la demande est effectivement très forte (1000 demandes pour 25 places pour le Master à Tours). Je suppose que c’est pour cela que les attendus mentionnés sont démesurés. Courage, c’est un beau métier, et au terme d’un cursus un peu long et en multipliant les stages, on peut quand même y arriver!

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      • BMF a dit…

        Merci beaucoup Elise
        Le problème des IUT est justement les attendus, c’est dingue ce qu’ils demandent, il faut presque avoir une pré professionnalisation
        En comparaison l’ESJ qui ouvre un cursus avec la fac de Lille demande beaucoup moins, j’avoue que c’est compliqué!!
        Je vais regarder pour Clermont , merci à vous deux.. Nous allons attendre pour la défenestration collective façon Temple du soleil:)

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  27. Anna Chiarra a dit…

    Je ne suis pas encore concernée mais je compatis vraiment ! Et ce que tu dis sur le poids et l’angoisse qu’on colle aux ados est inquiétant…
    Concernant le manque de réactions des uns et des autres, je vais faire ma « vielle conne » (pardon) mais je crois que c’est juste qu’aujourd’hui de plus en plus de gens cherchent juste à s’en tirer le mieux possible individuellement mais n’en ont pas grand chose à faire du collectif, non ?…
    Dans mon job, les gens râlent contre les syndicats mais ne se syndiquent pas et découvrent leur rôle quand ils en ont besoin à titre personnel, à la fédération des parents d’élèves les gens viennent nous demander comment contourner la carte scolaire !
    Alors je ne veux pas trop faire dans le « c’était mieux avant » mais l’idée de penser au-delà de son cas perso et de réfléchir sur un plan collectif est de moins en moins spontané (dans ma modeste petite expérience.
    Heureusement, il y a encore des oasis et des lieux de solidarité mais il faut bien les chercher !…

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  28. Violette.b a dit…

    Courage…avec Apb 2016 qui marchait donc J’ ai fini par me bloquer la mâchoire un mois …..ma bouche ne s’ est remise qu’une fois APB clos « alea jacta est. »..et c est à ce moment que j’ai fait le lien.
    Pression énorme pour résultats incertains, autour de mois beaucoup d orientation ratée….heureusement si tu fais le choix de vivre chez tes parents jusqu’à 30 ans tu peux te re-orienter.
    Je suis perplexe sur la bonne conduite à tenir
    Entendu ce wé dans le métro « moi je continue les études…Je peux pas bosser 35 heures ….
    Bref en effet pour nous c était plus facile ..moins de bacheliers…un chômage énorme tout de même
    Bref le mien à 20 ans se re-oriente à nouveau pour poursuivre mais c est plus simple
    Je le redis courage et merci pour ce billet comme on les aime

    Répondre
  29. Ariane a dit…

    Et on parle des prépas ? Le fils a eu la chance d’être déjà dans le lycée où il visait une prépa scientifique. C’était déjà APB mais ça s’est fait tout seul. Et c’est un paisible qui disait : ils me prennent pas ? Je vais à la fac. La fille, elle, était dans un lycée moins bien classé et visait prépa ES. Elle a été admise dans une prépa… à Meulun ! Nous habitons Marseille, je précise. Elle a hurlé « Meulun ? Jamais »
    Elle avait une mention très bien au bac ES, des lettres de recommandations dithyrambiques de profs qui n’en écrivaient jamais et le disaient et on lui répondait que, pour la prépa qu’elle visait, on prenait les S d’abord ! Pour une prépa avec beaucoup d’économie ! Elle a fait le siège du lycée tous les jours, a apporté ses notes du bac en mains propres, son prof d’éco a contacté le prof d’éco de prépa pour chanter ses louanges… bref, à 5 jours de la rentrée, elle n’avait pas de point de chute (Meulun ? Jamais !) et c’est à J moins quatre qu’elle m’a appelée, mi-riant, mi-pleurant pour dire qu’elle était acceptée ! Première de toute l’histoire de son lycée à entrer en prépa ES au vénérable lycée Thiers.
    Autant dire que le mois d’août avait été difficile vivre cette année-là !
    80% d’une tranche d’âge au bac, c’est de la foutaise si c’est pour les massacrer après !
    Bon courage, Caro, je ne commente jamais car je te lis à ma pause déjeuner et l’ordi du boulot interdit les commentaires mais je te lis chaque jour et je me régale !

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  30. opio a dit…

    Tellement, tellement ça ! la mienne n’a pas survécu à l’angoisse dès le lycée, rien que pour le choix de la filière en 1ère alors parcoursup, même pas la peine. Après une année de déscolarisation et une deuxième seconde dans un lycée autogeré, parcoursup me semble loin loin… très loin. Après, le macdo, c’est TRES formateur, si si si, ça aide bien à justement avoir une idée précise de ce qu’on n’a pas envie de faire toute sa vie uhuh et de s’en donner les moyens.

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  31. Zazou a dit…

    Ca à l’air d’être un sacré bazar … mais contrairement à toi, je ne trouve pas que, lors de ma terminale (en 97 .. ou pas loin) c’était si « facile ». Mais j’etais en filière scientifique et la bonne moitié de mes potes partait en prépa ( dont moi) et c’était le même genre : dossier avec note, entretien etc .. . et le même stress de ne pas être pris dans la prépa qu’on voulait ..
    apres, je crois que pour ceux qui allait en fac, c’était effectivement plus simple …

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  32. Fracol a dit…

    Je ne comprends vraiment rien à ce système tellement (abs)con… Je ne comprends qu’on demande à des enfants en pleine adolescence de savoir dès aujourd’hui ce qu’ils veulent devenir dans la vie… Ca me parait toujours aussi étonnant (autant qu’à mon époque) qu’on soit si sûr de sa motivation à 18 ans… Je me souviens d’amis danois de mon âge qui profitaient de l’année post-bac pour faire une année de césure (de voyage, de liberté, d’escapade) avant de partir à l’université. Je les enviais tellement. Après je suis moi-même partie aux US pour étudier. J’avais pour colocs une jeune étudiante du Wisconsin parachutée dans le texas. Elle profitait de sa première année de fac pour étudier tout un tas de matières avant de se spécialiser. Ca me paraissait tellement chouette… Bref, pourquoi ne regarde-t-on pas en France ce qui se passe ailleurs ? Tu as une idée Caro, toi qui a été spécialiste Educ ?

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  33. aurelie a dit…

    Bonjour,
    Pourtant il y a eu des manifs, et il y en aura encore. Après avoir tant crié sur APB, peut être qu’ils ne savent pas comment exprimer le fait que ce truc est encore pire.
    Je t’avoue ne pas maitriser, mon plus grand n’est qu’en 5ème, mais de ce que j’en perçois c’est compliqué.
    Je ne comprends pas l’intérêt des lettres de motivation pour la fac, et encore moins du CV, que peut on écrire dans un CV à 17 ans, à part qu’on a été au collège et au lycée. Faut il être dès son plus jeune âge dans des associations, des partis politiques, ou juste avoir de l’argent pour espérer obtenir une place au soleil?

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  34. GM a dit…

    Je vous conseille d’aller lire l’article « Sélection à l’université : Pire que le tirage au sort », lettre ouverte d’enseignants en colère, parce que le tirage au sort avait « l’avantage » de mettre tout le monde dans la m… mais que là, on se trouve insidieusement devant une sélection sociale. Et l’article répond à la question « Qui lira tous ces dossiers ? », un ordinateur bien sûr : l’avenir de vos enfants (oui parce que les miens sont dans la vie active depuis bien longtemps, ce qui ne m’empêche pas d’être très très en colère contre ce système et de me sentir concernée par l’avenir de notre société) est entre les mains d’un nouvel algorithme.

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  35. DOMINIQUE a dit…

    Absolument pas concernée (à part pour la fac de Jiji, non mais qu’est-ce que c’est que cette exclusion ?), je me pose une question à la con : pourquoi personne là-haut, mais si, là où ils sont censés nous diriger et agir pour le bien commun, donc pourquoi n’ont-ils pas bêtement anticipé en faisant un ratio naissances/bac/fac ? Il auraient réalisé que ça étranglerait, non ?
    Quant à la qualité du logiciel, faut pas s’étonner : depuis plus de 10 ans le logiciel de paye des armées débloque comme un taré, et ils n’arrivent pas à le corriger. S’ils ont pris les mêmes cerveaux fêlés pour pondre ce logiciel, bon courage.

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  36. Flo a dit…

    J’attendais avec impatience ce post depuis quelques années, justement car tu étais spécialisée dans cette presse.
    J’ai cru devenir folle quand ils ont du faire le choix du post bac, c’était il y a 8 ans.
    Et ce dont tu vas t’apercevoir c’est la non-mixité sociale des études post bac.
    Autant je trouve qu’on fait miroiter aux jeunes qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent, autant, j’ai trouvé que dans les études post-bacs, chacun rentrait gentiment dans sa case.C’est ce qui m’a choqué le plus, surtout dans la catégorie des  » grandes écoles » … ou alors j’étais naïve.
    A l’étranger, l’année de césure est souvent de mise, on devrait faire pareil en France.

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    • ES a dit…

      « A l’étranger, l’année de césure est souvent de mise, on devrait faire pareil en France. »

      Je me demande quelle proportion des jeunes est vraiment concernée par une année de césure dans les pays où elle est plus courante qu’ici: il faut tout de même que les parents aient les moyens de financer leur enfant un an de plus (ou trouver un emploi rémunéré pendant l’année de césure, mais trouver un truc intéressant avec juste le bac ce n’est pas gagné…) Et ce n’est pas en demandant 43 ans de cotisations retraite qu’on va inciter les jeunes à rentrer encore plus tard sur le marché du travail (par ex en Angleterre les retraites sont très basses en général mais la durée de cotisation exigée est plus basse aussi).

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  37. Cora a dit…

    Bonjour,
    juste une petite précision concernant les bulletins de 1ère et de Tle, ce sont a prior pour commencer des logiciels qui feront un permier tri grâce à des mots clés trouvés dans les appréciations et il y a toujours en fin d’année l’avis positif ou négatif du conseil de classe qui pourra peut-être servir.
    Les syndicats enseignants sont à fond dessus, je suis prof (en lycée pro) et on reçoit bcp d’infos à ce sujet ainsi que des appels à manifester son opposition.
    Une dernière chose, les professeurs principaux de Tle sont désormais doublés afin de se répartir les élèves et mieux les accompagner. Il y aura un suivi sur les années à venir afin de voir si les élèves avaient bien été dirigés ou pour relever les erreurs.
    Bref, des choses ont été mises place mais cela reste quand même un parcours du combattant sans résultat assuré à l’arrivée… Entre ça et la réforme du bac qui va encore créer des clivages entre les plus aisés et les autres…
    Bonne journée et bon courage donc !

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  38. lavieacinq a dit…

    Chez nous, nous en sommes arrivés au point de non-retour…. Toute communication est pour le moment coupé avec notre fils de 18 ans en term STI2D.
    Après des semaines de recherches, de discussions houleuses, il nous a présentés quatre voeux : 2 en BTS audiovisuel ( un alternance et non alternance) et 2 en BTS CPI…. Et c’est tout!! Il ne veut pas quitter la région parisienne et faire ses études en province. Il n’a pas l’air plus motivé que ça par ses quatre choix….
    je te rejoins à 200% pour le discours anxiogène qu’on leur sert depuis des années…. Et je le voie bien avec lui (à ma plus grande tristesse), l’avenir ne le fait pas rêver DU TOUT!!!
    Perso, je suis épuisée moralement et physiquement (ici, c’est moi qui me réveille au milieu de la nuit en panique totale), ça me bouffe totalement (j’en ai perdu le goût de la vie (pour le moment hein!!)), j’arrive plus à prendre les choses avec du recul….
    C’est pour ça qu’on a tout simplement décidé de complètement lâcher l’affaire…. il va remplir lui-même son parcours Sup et…. On verra bien!
    ça se trouve, il ira bosser au Mc Do pendant un an et franchement, pourquoi pas!! Ou bien il va faire une année d’audio visuel ou CPI pour se rendre compte que ce n »est pas ce qu’il veut faire, ou alors il aura un déclic sur une autre formation…. On veut lui laisser le choix de se planter, de recommencer, de ne pas perdre espoir…..(il sait qu’on sera toujours là pour lui pour l’accompagner)
    Je veux juste retrouver un peu de sérénité au sein de mon foyer, que mes deux plus jeunes filles ne subissent plus les repas « ambiance froide de chez froide » et autres engueulades entre mon fils et son père… Je voudrais surtout que mon fils soit épanoui, qu’il trouve SA voix et qu’il puisse grandir et devenir un adulte assez serein…. C’est pas gagné….. (et ça me fend le coeur….).
    Bref, MILLE MERCI pour ce post ou encore une fois tu trouves les mots et je peux te dire que celui là, il me fait un bien fou!!!

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    • paris a dit…

      Alors, je ne sais pas si ça va vous remonter le moral mais mon fils a fait un BTS audiovisuelle et aujourd’hui, au terme de ces deux ans, il s’éclate comme un fou dans son nouveau boulot. Et ce n’était pas gagné…

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          • paris a dit…

            L’Eicar mais il y en a beaucoup d’autres à Paris. L’alternance est, bien évidemment, le top. Passer une année mi-école/mi-entreprise les dynamise, les responsabilise et leur remet bien les idées au clair. Si je peux me permettre… nos enfants vont bosser jusqu’à 70 ans et vont probablement avoir 10 vies professionnelles avec tous les changements qui se profilent. Donc cessons de nous stresser. Si ce n’est pas la bonne voie, il essaiera autre chose et finira bien par trouver la formation qui le fera vibrer. Voilà, je dis ça parce que c’est un peu derrière moi. Je faisais moins la maline il y a trois ans :).

          • Vida a dit…

            Je ne parviens pas à répondre à la dame dont le fils a fait l’Eicar, donc je le fais ici puisque vous êtes également intéressée… Très bien l’Eicar mais c’est privé, alors je n’ai plus les chiffres sous les yeux mais pour la filière son qui intéresse mon fils c’était entre 15 et 25 000 le cursus…Les bts publics sont extrêmement sélectifs du coup jackpot pour le privé, eh oui…

          • paris a dit…

            Si son fils arrive à faire le cursus en alternance, il n’y aura pas de frais de scolarité et il sera rémunéré autour de 800 euros. Mais effectivement, comme dans tous les domaines, les employeurs sont difficiles à trouver.

          • Vida a dit…

            Oui, mais à l’Eicar par exemple, sauf erreur de ma part, l’alternance n’est possible qu’à bac + 2, donc avant on revient à l’équation public ultra sélectif (n’y aurait-il que les élèves excellentissimes qui ont le droit de continuer leurs études ?!) ou privé…

      • lavieacinq a dit…

        Merci à vous!
        Paris, nous n’avons malheureusement pas les moyens de payer une école privée à notre fils…. Mais, il veut faire de l’alternance. Encore faut-il qu’il se bouge pour trouver des entreprises (je sais que c’est très difficile, j’ai également fait mes études en alternance et j’ai eu beaucoup de mal à trouver mon 1er employeur)!!!
        Dans parcours Sup, il va mettre aussi bien du privé (alternance obligatoire) que du public (au pire, s’il ne trouve pas d’entreprise, il fera son année ans alternance).
        Je nous donne une dernière chance d’essayer d’avancer avec lui ce mercredi où nous avons prévu de faire un point ensemble. Ensuite, c’est lui qui aura les cartes en main!!
        En tout cas, ça fait un bien fou de vous lire!!! Je vous jure que ça m’a vraiment remonté le moral (alors que bon….. On voit bien que c’est la grosse galère…..). C’est bien de savoir qu’on n’est pas seul, qu’on fait peut-être des erreurs mais qu’avec de l’amour, du respect et de la patience, rien n’est irrattrapable! Vive la bienveillance!!!

        Répondre
        • paris a dit…

          @lavieàcinq Bon courage ! Tout s’arrange toujours… Le truc, c’est qu’il faudrait qu’on nous donne une date de « déclic » de nos enfants. Ca nous permettrait de patienter de façon plus sereine 🙂 !

          Répondre
  39. Sara a dit…

    Je suis prof en fac et dans mon département personne ne fera de lecture de dossier ni en administratif ni en pédagogique. Si j’avais voulu contribuer à la reproduction sociale je serais allée enseigner en prépa pour beaucoup plus d’argent. Ca fait 18 ans qu’on sait que les enfants vont arriver e masse et qu’aucun gouvernement ne fait rien…

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    • ES a dit…

      A vrai dire je ne suis pas sûre que la prépa contribue beaucoup plus à la reproduction sociale que la fac, ou du moins ça dépend à quel niveau on regarde: il me semble bien avoir lu qu’en fac, plus les études sont longues et plus le pourcentage d’élèves issus de milieux aisés est élevé…

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  40. lu divine a dit…

    omg. il me reste 4 ans avant de vivre cet enfer avec mon machin à moi qui n’aura pas 17 ans pour sa première année post bac…rien que d’y penser j’hyperventile. et j’espère secrètement que d’ici là, il se sera passé quelque chose (le nouveau bac par exemple…)(ou la fin du monde)

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  41. Digby a dit…

    Réfléchir à autre chose pendant une année de prépa, c’est rigolo comme idée. Je ne savais pas tout sur Parcoursup car j’en suis encore à essayer de m’abstenir d’obtenir un caca dans le pot à l’aide d’une friandise mais en te lisant j’ai eu une pensée frissonnante pour tous les gamins qui n’ont pas de parents à même de les aider à, ou capables de leur écrire direct leur cv et leur lettre de motiv’… Bon sinon ma nièce a entamé des études de médecine à 26 ans, en entrant directement en 2ème année après des études d’autre chose et quelques années en entreprise. J’en connais un autre qui a « rempilé » en première année de médecine à 20 ans après une licence de lettres… Et d’autres qui ont fait médecine après le bac et arrêté en 5ème ou 6ème année pour devenir tout autre chose. Tout ça pour dire que : médecine, c’est pas pressé, et puisque les études telles qu’organisées en France ne préparent guère l' »humanisme » du futur médecin, c’est pas si mal que le futur médecin s’en occupe lui-même ailleurs comme il peut. Courage mère courage.

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  42. mso a dit…

    Je ne connais pas post bac, je vis à l’étranger, aux Pays Bas pour etre plus precise, où mes enfants ont fait et font encore leurs etudes. Le système post bac ressemble beaucoup à celui d’ici, avec pour difference que les étudiants ont 3 choix … les universités demandent un cv et une lettre de motivation, le site qui demande les choix demande aussi les notes des 2 annees précédentes. Un département est dédié aux admissions. Bref, ca ressemble beaucoup à ce que vous décrivez et ca marche tres bien. De plus, si vous loupez votre premiere annee d’université, vous ne pouvez pas redoubler et vous n’avez pas le droit de redemander le meme programme dans la meme fac pour les 5 annees suivantes. Cela ne vous empêche pas d’aller ailleurs. Je vous souhaite que cela marche rapidement aussi bien qu’ici !

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    • ES a dit…

      Il me semble avoir lu que les Pays-Bas ne comptent qu’une quinzaine d’universités (plus des écoles supérieures plus spécialisées), peut-être que ça simplifie les choix par rapport à la France où il y a environ 75 universités, plus les prépas, les écoles recrutant post-bac et bien d’autres structures ?

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      • ms a dit…

        Oui c’est un petit pays, donc une quinzaine d’universités qui proposent pas mal de cursus et donc pas mal d’étudiants, par exemple, l’université de Maastricht a plus de 15000 étudiants. Les ‘Ecoles Supérieures’ sont moins ‘côtées’ que les universités qui sont considérées comme le top, mais beaucoup de néerlandais y vont. Il n’y a pas de prépa non plus, on fait un bachelor puis on continue ou pas en master. Il y a énormément de belges, allemands et de plus en plus de français et anglais qui viennent faire leurs etudes ici car très bonne réputation au niveau mondial dans beaucoup de sujets et quasiment tous les programmes sont aussi proposés en anglais.

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  43. Calista a dit…

    Mais les lycéens ont-ils tous le choix de leur orientation ? tant de facteurs entrent en jeu : soutien des parents, logement …Je me souviens de n’avoir eu que le choix de la filière sinon mes parents avaient déjà décidé de la ville par praticité parce que ma soeur y faisait ses études en gros un seul appart à payer.

    L’autre gros problème est le fac que l’Université a été galvaudée, ce n’est pas parce que c’est plus facilement accessible et  »gratuit » que l’enseignement dispensé n’y est pas de qualité et non tout le monde n’a pas les capacités de suivre à la fac.Cela demande même plus de rigueur pour pallier l’absence d’encadrement. Je vais faire hurler certaines personnes mais je trouve ça plus dur que certaines Prépa. Je me souviens en droit que nous sommes passés de 1200 en septembre à 600 en janvier. Et pourtant il faut voir la condescendance quand on dit qu’on est à la fac. Pour beaucoup cela reste la solution de repli et de facilité, de quoi se planquer au chaud qq années en attendant de voir venir.

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  44. Deedlot a dit…

    Ah mais si, il y a eu plusieurs jours de grève des professeurs du secondaire depuis le début de l’année contre la réforme du Bac et le plan étudiant.
    Sauf que les médias en ont à peine parlé, ou juste pour présenter les profs comme des branleurs incompétents tout juste bon à ne pas aller travailler…
    Il y a également eu des manifestations lycéennes et étudiantes et des blocus dans certains lycées, là aussi très peu relayés dans les médias.

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  45. Clotilde a dit…

    Ah que c’est bon d’en être sortie !! Je l’ai vécu 3 fois sous sa forme APB et 3 fois pour rien finalement puisque mes 3 enfants ont fait architecture / infirmier / école de commerce, les 3 donc sur concours sans APB mais bien entendu on n’avait pas les résultats avant la fin d’APB donc il fallait y passer quand même (que de stress !).
    Par contre pour l’autre côté j’ai bossé 10 ans en IUT et je peux confirmer que l’on passait 3 semaines non-stop à lire les lettres de motiv et les CV et les relevés de notes. Répartis entre tous les profs de l’IUT cela faisait environ 200 à 250 dossier chacun en 3 semaines et c’était de l’intensif, mais nécessaire (avant APB on disposait de 2 mois pour faire la sélection et on avait alors le temps de les recevoir entretien) –
    Pour les CV j’en ai vu quelques uns d’incroyables (le gosse préparé depuis 15 ans à la sélection par ses parents qui a bossé sur 12 projets, dans 25 associations qui parle plusieurs langues, pratique plusieurs instruments, etc.) franchement cela en donne pas envie de les prendre… Qu’est-ce qui attire l’œil du prof alors ? Le CV normal mais qui montre peut être un petit truc en plus en rapport avec la filière et la lettre surtout écrite par l’enfant (enfin l’élève) !! j’ai lu trop de lettres de parents… Mais de toutes façons ce n’est pas le CV ni la lettre qui changeront grand chose par rapport aux autres critères.

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  46. Karine G-s a dit…

    Je me suis fadée APB il y a 3 ans pour CF1 et l’année dernière aussi pour CF2,et là j’ai décidé de faire l’autruche et de laisser les pauvres millésimes 2000/2001/2002 essuyer les plâtres de la mise en place de cette monstrueuse usine à gaz et de m’en préoccuper quand CF3, millésime 2003, sera concerné.

    C’est pas que je me transforme en Maître Yoda, mais j’avoue que je deviens assez philosophe avec les années… l’écrémage a lieu de toutes façons, quand ce n’est pas à l’entrée en fac ou durant le parcours supérieur, c’est à la sortie… quand ils atterrissent à Pôle Emploi.
    Alors ma foi, si un entonnoir se fait au tout début du parcours et que ça permet à des jeunes de ne pas se retrouver à Pôle Emploi après plusieurs années d’études quitte à se trouver dans une filière qui peut-être n’était pas leur fantasme ou leur choix concret de départ MAIS qui n’en est pas trop éloignée ET qui mène à un bulletin de salaire, je me demande si c’est un mal ou un bien… ?

    Sachant que les prévisionnels et statistiques nous affirment que les djeuns de la génération Z (au fait, on compte comment après ? Génération ZA, ZB etc. ?) n’auront pas une carrière linéaire et exerceront 5 ou 6 métiers différents dans leurs vie, il faudra bien qu’ils se forment à ces métiers, n’est-ce pas ? Y compris sur le tard… donc l’orientation à 17 ans finalement est-ce réellement réellement totalement fondamentale… ?

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      • Pascale a dit…

        Ah ta fille a donc eu droit aux tout premiers examens par QCM alors!
        La marraine de ma fille est maître de conf’ en histoire, elle nous a raconté en long en large et en travers le bordel incroyable que donne l’application de la réforme et comment ses collègues et elle en sont venus à choisir de faire des QCM étant dans l’impossibilité de corriger des centaines de copies.

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        • Karine G-s a dit…

          Bonjour Pascale,
          Effectivement, elle a certains examens et partiels sous forme de QCM. Moi qui avais souvenance des dissertations historiques de mes copines (ou des dissertations juridiques ou autres commentaires d’arrêts que je devais pondre dans mon propre cursus), ça fait comme un changement.

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  47. Géraldine a dit…

    C’est vrai que c’est flipant…. même si par contre je trouve bien qu’on prenne en compte (pour les prochaines années) les notes du lycée pour la moyenne au bac…

    Je ne sais pas si c’est un bien ou un mal cette sélection… perso j’ai fait 3 ans de fac pour rien parce que je n’ai pas réussi à rentrer dans la seule école qui proposait le BTS que je voulais faire… Ah oui c’était pas compliqué d’aller à la fac… mais j’y ai rien appris et perdu 3 ans.

    Maintenant c’est vrai que c’est flippant et puis pas simple à 17 ans de savoir ce qu’on a envie de faire… même à 20 ou 30 parfois…

    J’espère que tes grand réussiront à faire la formation qui leur tient à cœur en tout cas ! Bon courage pour toutes ces démarches.

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  48. Suzie a dit…

    Quand je demande à mon fils en première de commencer à se renseigner sur les diverses filières qui pourraient l’intéresser, il me répond : « je ne veux pas m’occuper de mon orientation. Je ne veux pas grandir. Je veux rester avec vous ! »…. et bien, on n’est pas sorti de l’auberge… argh…. Mais c’est vrai que c’est tellement anxiogène tout ça pour des jeunes de 16 -17 ans…

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  49. Soa a dit…

    La désinvolture de la gent masculine dès qu’il s’agit de choisir une fac ou un métier mise à part, je me rappelle, en lisant ton article de l’année qui a suivi le bac. Je me rappelle après avoir fêté des journées entières ma réussite au bac, m’être assise et me dire « et maintenant ? » ! Je me souviens avoir été un peu paumée, hésitant entre deux trois filières ne sachant que faire, et fâchée contre mes parents qui ne m’aidaient pas énormément dans le choix (genre!) ! C’est une période entre l’adolescence et l’âge adulte où vous vous appuyez énormément sur les parents, alors que ces derniers vous bousculent et vous mettent devant les choix de votre vie ! Une période tout sauf facile pour la personne qui a si peu confiance en soi-même que j’étais !

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  50. manoudanslaforet a dit…

    Fait 3 fois APB et déjà c’était l’horreur… Tout ça pour que Djeune n°1 (30 ans en mai!) soit aujourd’hui au chomâge ne sachant quelle orientation prendre…bon courage!!!

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  51. Marion a dit…

    Bonjour Caro,
    je suis ravie de lire cet article, de voir ce sujet dont on parle si peu dans les médias traditionnels (et dans les blogs… encore moins).
    Je tenais juste à réagir sur ta surprise devant le manque de mobilisation : elles existent !

    La grande majorité des universités ont connu des journées de blocage (Rennes, Toulouse, Nantes, Lille au moins) et une partie des profs d’université tentent de se mobiliser aussi. Il y a également beaucoup de manifestations, et, sans vouloir dramatiser, beaucoup de répression (grâce à l’ETAT D’URGENCE) mais chut, ça aussi c’est un secret 😉

    Et surtout, un grand silence dans les médias (je ne suis pas du tout du genre à faire du média-bashing, je l’ai juste constaté) qui se bornent en gros à présenter cette sélection sous l’angle officiel, c’est-à-dire : « la loi orientation et réussite des étudiants ». La novlangue dans toute sa splendeur !

    Courage aux twins 🙂

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    • Caroline a dit…

      oui, mis à part quelques médias spécialisés, personne n’en parle. Mais c’est aussi parce qu’il n’y a pas eu de mobilisation de grande ampleur. Le CPE par exemple, avait généré une telle bronca qu’il n’avait pas été possible de passer à côté…

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  52. Nathalie a dit…

    Je suis parents délégué et franchement, voir l’envers du décor, ce n’est pas rassurant du tout. L’idée qu’il y ait moins d’échec est sans doute louable mais alors, ça veut dire qu’à 17 ans t’as plus le droit de changer ta vie, d’avis et d’envisager autre chose ? Alors que la plupart des métiers que nos gosses vont faire n’existent pas encore? Bref. Ma Petite Chérie a trouvé sept voeux à inscrire, et je peux vous dire que c’était pas gagné. Il reste maintenant les dossiers à télécharger (je pense qu’on va s’amuser) et les lettres de motivation à écrire. Je me demande s’ ils voudraient pas donner une nouvelle vigueur aux écoles privées avec ça?

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  53. Vida a dit…

    Je partage ton indignation, j’en suis malade à titre personnel puisqu’on en en est en plein dedans pour fiston, à titre professionnel puisque prof -et si, si, les syndicats en parlent mais comme dans le reste de la société, nous sommes anesthésiés par ce qui nous tombe dessus depuis un moment et nous replions sur notre jardinet (« Ah bah non, on va pas faire grève, ça sert à rien, tout est décidé, et puis de toute façon, les ordonnances… et puis le 22 mars ça tombe le jour du brevet blanc hein… ») et en tant que citoyenne : mais quel est cette société qu’on prépare où à 17 ans il faut produire un cv et une lettre de motivation comme pour un entretien d’embauche pour avoir le droit de continuer ses études … et encore… Tout le monde ne pourra ps y prétendre et seuls les plus fortunés auront alors la possibilité de choisir leur voie… C’est une casse du contrat social et de l’Education Nationale à laquelle on assiste… sans rien faire… Mais que faire ?

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  54. Laure a dit…

    Mouais… APB/Parcoursup, même combat quoi!
    Ma grande y est passée l’année dernière.
    Elle a eu de la chance, elle a été acceptée dans deux de ses trois vœux en LLCE anglais. Par contre, leur truc d’imposer pour les deux premières années une majeure ET une mineure, pour que l’etudiant ait une porte de sortie au cas où il se soit planté, c’est pas super optimisé. Si au final, sa majeure l’emballe moyen, il peut se rabattre sur sa mineure et ne pas se re-taper la première ou les deux première années de licence. Bref, les deux premières années, c’est double peine. Ça pourrait être intéressant si l’étudiant pouvait choisir lui même sa mineure. Mais non, on lui impose de choisir dans une sélection de mineures décidée par l’université.
    Autant te dire que Ninon n’était emballée par aucune (métiers du livre, tourisme ou arts et spectacles). Elle a choisi la dernière parce que c’était celle qui lui semblait la moins pire, mais elle déteste. Doit se farcir le visionnage de films qui ne l’intéressent absolument pas et lui prennnent un temps qu’elle préférerait consacrer à sa majeure. D’autant qu’elle bosse à côté (chez McDo, et c’est pas une blague! ). Et qui menace de lui plomber son année parce qu’elle s’est ramassée aux partiels de cette putain de mineure. Bref…
    Elle a appris hier soir qu’une mineure en anglais serait dispo l’annee prochaine et qu’elle serait accessible même aux seconde année. Ça l’a un peu requinquée et encouragée à s’accrocher.
    Tout ça pour dire que tu as toute ma compassion. Moi, je n’ai pas la double peine

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  55. Anne So Catherine a dit…

    Courage à ta famille et à toutes celles et ceux qui vivent l’enfer de PARCOURSUP ….En te lisant Caro, penser à tous les mômes qui n’ont personne d’apte à les aider dans ce parcours me fait frissonner…Je te « rassure » personne ne pourra examiner ces dossiers ( du moins en fac): il n’y a pas de personnels disponibles pour lire les CV et lettres de motivation de milliers de lycéens. Depuis presque 20 ans sachant pourtant très bien qu’on allait droit dans le mur – les gouvernements successifs ont joué la politique de l’autruche en n’anticipant pas la question des conditions d’accès dans le supérieur, des places en universités, des locaux, des conditions indigentes d’enseignements etc Une fois de plus l’état organise les choses de façon inepte, discriminatoire pour jeunesse et ceux qui la forme.
    Tu te poses aussi une question Caro: pourquoi les mômes ne réagissent-ils pas davantage (Manifs, révolte toussa )? ….et bien peut-être que l’individualisme grandissant de notre société, leur anxiété face à l’avenir, va de pair avec une certaine forme de résignation ?
    Il y a 8 ans, pour intégrer une IUT très demandée ma fille ainée ( mention bien au bac S Sciences de l’ingénieur avec option maths) a dû pondre CV, lettre de motivation, se déplacer pour passer des épreuves de maths, de physique, d’anglais puis passer un entretien devant un jury. Je l’avais préparé à l’entretien (et heureusement) mais je te raconte pas les enguelades car elle jugeait inutile de s’y préparer … »mais t’inquiète ça ira » ^^

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    • Blonde paresseuse a dit…

      C’est exactement ce que je m’étais dit à l’époque : entre les terminologies absconses de l’administration, le site tellement peu intuitif… Mais comment font ceux qui ne savent pas, ne comprennent pas, ne sont pas épaulés, ou sont dans un milieu familial plus difficile, ou ceux dont les parents ont autre chose à faire ?…

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  56. Blonde paresseuse a dit…

    Ah misère… Je crois que de ma vie de parent jusque là, je ne me suis jamais aussi sentie désarçonnée qu’à cette époque. Devoir discuter, argumenter et pousser son gosse vers une orientation qui te semblerait lui aller, sans toutefois en être assurée… sachant que lui ne savait PAS DU TOUT ce qu’il voulait faire. J’ai trouvé ça atroce, devoir peser sur ses choix, peut-être un peu trop lui imposer les miens et en même temps, fallait bien cocher des cases.

    Oui, j’ai aussi dit « Tu peux te tromper, ce sera pas grave, on verra après… » tout en espérant que ce ne serait pas le cas. Passer un samedi après-midi entier sur feu APB, à remplir les cases, déjà déposer des CV et lettres de motivation, prier pour ne pas s’être gourés dans l’ordre des choix, criser, se reprendre.

    Au bout du compte, j’ai la chance qu’il aime ce qu’il fait, qu’il a même décidé de continuer après le DUT, pour embrayer sur une formation d’ingénieur en alternance. Même si tous les 4 mois, il me dit que c’est trop dur et qu’il va arrêter. Je rassure, je calme, je continue d’espérer qu’il s’en sorte.

    Bon courage à toi (X2).

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  57. kath de Belgique a dit…

    Après l’expat. à 500 mètres du périph, la Belgique vous tente ? Bon il y a un examen d’entrée en médecine mais pour le reste, rien (j’hallucine en lisant ton post) (je ris aussi).

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    • Daphné a dit…

      Je radote en répétant à mon grand de garder sa nationalité belge – le meilleur exemple que j’ai trouvé pour l’en convaincre, c’est qu’il pourra faire des études au plat pays ( mais en secret, c’est surtout parce que je trouve que c’est un bel héritage, hein 😉 ).

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  58. Colette Du Net a dit…

    Je compatis. J’ai tellement souffert avec APB. Si mon fils n’avait pas eu Sciences-Po Lyon, par un miracle encore non expliqué, il n’était pris nulle part avec APB. J’étais au bord de l’ulcère.
    Mais on n’en a pas fini, une fois ce cap franchi. Car il faut encore les porter ces petits, surtout les garçons… Et encore aujourd’hui, je fais du coaching, des projets de lettres de motivation pour des stages, des cv. Bref, ça reste un boulot d’être une mère un peu responsable. Ca s’arrête quand? Je ne sais pas… Quand ils ont enfin trouvé un job?
    Donc : COURAGE! Et abnégation. Qui sont les deux mamelles de la parentalité…..

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    • Violette.b a dit…

      COACHING , c’est ça je cherchais le mot , mon fils est adorable et plein de promesses , il fini son DUT , travaille mais je le coache , je suis l’agenda , oh boulette « j’ai » raté les portes ouvertes ….. quand je pense que petit il m’a dit que c’était bien qu’il soit fils unique « plusieurs enfants t’aurais pas pu  » ……

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  59. M’Eca a dit…

    Certaines de mes copines ont des enfants qui passent le bac, et j’ai entendu avec une oreille assez désintéressée tous ces questionnements et ces angoisses.
    Juste un truc qui peu te servir d’apres une copine fort au taquet, dont le mari est X et elle Dauphine, et donc la pression sur la gamine … t’imagines…
    Bref : quand tu reçoit une réponse positive, il faut revalider tes autres choix, y compris tes sous choix, au cas où ta reponse positive ne serait pas ton premier choix. Capito ? Si je ne suis pas Claire, je lui demande de me re expliquer et te dis ça plus clairement. En tous cas les autres mamans dans le même cas ce jour là l’on chaleureusement remerciée du tuyau.
    Moi, ça va, j’en ai un en 4ème, l’autre en 5ème. Autant dire que tout ça changera trois fois avant que ça m’arrive, même vite

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  60. ciloulachenille a dit…

    J’ai expérimenté APB l’année dernière avec mon fils, ce qui n’a finalement servi à rien étant donné qu’il a intégré sur concours une école d’ingénieur post bac.
    J’ai beaucoup rit (jaune) à l’annonce de la suppression d’APB car il était évident que son successeur serait un APB « re-brandé » avec quelques modifications bien bugguées mais bon, tout le monde était content puisqu’ APB allait disparaitre…(à mon avis ce sera la même chose avec le RSI mais c’est un autre sujet)
    Cette année, j’expérimente donc Parcours Sup avec ma fille qui veut faire médecine, qui s’est pris en pleine face la suppression du redoublement pour les facs parisiennes avec une hypothétique augmentation ponctuelle du numérus clausus mais qui est tellement non officielle et chuchotée lors des journées portes ouvertes qu’on se doute bien qu’il ne faut pas trop compter dessus.
    Bref, nous payons le prix de la politique « un bac pour tout le monde » et c’est bien triste. Les facs dégueulent d’étudiants qui sont, pour la plupart, voués à l’échec, pour des raisons diverses et c’est infiniment triste.
    Mon fils avait le profil type de l’élève pour qui l’IUT aurait été idéal et qui avait les capacités de continuer après, en école d’ingé. Il était juste impossible d’entrer dans un IUT avec un dossier seulement « moyen plus » (ils sont trustés, surtout en région parisienne, par de très bons élèves qui veulent intégrer une école d’ingé sans passer par la prépa) alors que de mon temps les IUT étaient plutôt destinés à ces profils. Au lieu de ça, il se tape un programme de prépa scientifique dans une école très bien (d’un point de vue DRH) mais qui est très payante et gérée comme une boite cotée en bourse avec une absence de bienveillance et un sens de la petite économie confondants. Je le vois dépérir de jour en jour.
    Pour ma fille, nous envisageons sérieusement qu’elle fasse une année 0 (càd qu’elle suive les cours dans une boite privée sans passer le concours) avant d’intégrer la première année de médecine. Elle veut vraiment être médecin, elle ne veut qu’être médecin. Je comprends que l’absence de redoublement fasse faire des économies substantielles mais franchement, décimer à ce point les 2000 est ce vraiment une bonne solution ?
    L’enseignement tout comme la médecine est maintenant à deux vitesses en France. Le fils de mes voisins, médecins spécialistes, est allé directement à Madrid faire ses études de médecine. C’est extrêmement cher et non sélectif mais il reviendra tranquillement faire son internat en France. Si j’avais les sous je ferais pareil.
    Et tout cela dans un silence assourdissant…

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    • Anne So Catherine a dit…

      @Ciloulachenille je confirme : mon ainée ( bac S Sciences des de l’ingénieur option maths) avait choisi un IUT avant d’intégrer une école d’ingé parce qu’elle jugeait que les études aboutissant à un DUT informatique y seraient beaucoup plus profitables et intéressantes que faire du bachotage dans une prépa comme tous ses copains … pour intégrer cet IUT très prisée malgré sa mention bien au BAC elle a dû passer des épreuves de maths, physique, anglais + un entretien avec jury, sans parler de CV, lettre de motivation etc…. résultat, le niveau des études y était très élevé . Quand elle a intégré l’école d’ingé (19 élèves pris dans la promo de cette année là ) ils sont tous passé devant ceux qui avaient bûché en prépas les pauvres…

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    • chryty a dit…

      Et bien vous êtes l’exemple type de la sélection par l’argent : école très payante pour le fils et boite privée payante +++ (et sans garanties) avant de passer le concours d’entrer en fac de médecine pour la fille. Vous savez, il y a en France des prépas scientifiques publiques mais il est vrai qu’il faut avoir un très bon dossier. Et on peut tout à fait réussir médecine du premier coup sans cours particulier, juste avec le tutorat, en étant brillant et en bossant beaucoup (mais pour faire Médecine il faut AU MOINS ces deux qualités). Ma fille a réussi car elle ne voulait pas entrer dans ce système (c’est d’ailleurs pourquoi elle a voté à gauche à la dernière présidentielle). Les études médicales en France sont très longues et très difficiles et le concours de l’ECN très sélectif, je doute que la formation soit si bonne à l’étranger et l’exemple que vous donnez sur l’étudiant parti à Madrid et voulant faire son internat en France me dérange fortement.

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      • ciloulachenille a dit…

        Oui, je suis sans doute un exemple de la sélection par l’argent.
        Si vous aviez lu mon intervention au lieu de vous arrêter aux mots « privé » et « payant » (jalousie quand tu nous tiens…) vous auriez compris que je le déplore. Mais je suis une mère avant tout et, oui, j’essaye de trouver des solutions adaptées à mes enfants même si je dois me saigner pour ça.
        Je salue la façon dont, très élégamment, vous suggérez que mes enfants ne sont pas suffisamment brillants pour aller en prépa publique ou se passer de prépa en médecine et suis ravie pour vous que votre fille soit l’exception qui confirme la règle.
        Nous vivons dans des réalités différentes, voilà tout. Si ma fille va dans une fac ou la quasi totalité des étudiants (y compris les brillants et bosseurs) font une prépa privée, je ne vois pas pourquoi j’amenuiserais ses chances en la lui refusant. Si mon fils refuse d’aller en prépa classique parce qu’il est un brin anxieux et déteste la compétition et qu’il trouve une école dont il pense qu’elle peut lui convenir, j’estime qu’il est de mon devoir de parent de faire ce qu’il faut pour qu’il puisse y aller.
        Sinon, pour info:
        – l’ECN est juste classant, ce n’est pas un concours sans note éliminatoire.
        – Dans certaines facs parisiennes il y a plus d’élèves ayant eu une mention TB en PACES que de places disponibles au concours. Alors oui on peut très bien passer primant en étant brillant et bosseur mais on peut aussi se planter en étant brillant et bosseur.

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  61. Virginie a dit…

    Après fait 30 minutes de queue pour juste entrer au salon de l’Etudiant, avoir écumé les portes ouvertes aux quatre coins de l’académie (eh, les gars, quelqu’un vous a dit que faire les portes ouvertes le même jour c’est chouette SAUF quand les établissements sont éloignés de plus de 100km les uns des autres?), passé un après-midi entier sur un CV où on n’a pas grand chose à écrire, et néanmoins exigé pour CHAQUE voeu, comme je comprends ton désarroi… Et encore, j’ai la chance d’avoir les deux pieds dans le système EN, je me sens peut-être (je dis bien peut-être, vu le b****l que ça va être…) moins désemparée que d’autres.

    Ce qui me rassure un peu, c’est que je sais que se déplacer pour ces foutues portes ouvertes n’aura pas été vain, on a montré sa tête, on a laissé son nom, on a choppé des infos sur les fameuses lettres de motivation, sur la sélectivité des uns et des autres, les profs sont plus bavards quand ils parlent à d’autres profs (tous dans la même galère, quoi…). Et pis surtout, fiston a opté pour une orientation peu connue, qui lui plairait et qui ne fait pas le plein, du fait de son manque de notoriété. Alors, j’avoue, j’ai eu un petit choc à l’idée que fiston veuille faire une classe prépa, mais à priori, c’est presque là qu’il a le plus de chance d’être pris… Alors oui, je sais que les CPGE, c’est très connu, mais la TSI un peu moins, et le bout du monde, ça n’attire pas des masses… Alors, je croise les doigts.
    Mais je me sentirai mieux (j’espère) en août.

    Mais puisqu’on parle de notre jeunesse, à mon époque, j’avais déjà une copine de fac qui était venue dans ma fac de province, en histoire, parce qu’elle n’avait pas été prise dans sa région parisienne chérie. A l’époque déjà, la sélection était un secret….

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  62. la girafe a dit…

    Alors… D’abord, je suis de tout cœur avec vous, et parfaitement d’accord pour dire que notre génération n’avait pas cette pression sur les épaules. En ce qui me concerne, 2 ou 3 lettres de motivation pour les classes prépa qui m’intéressaient et basta cosi, c’était plié. J’ai intégré mon premier choix, couplé à une équivalence de lettres dans la fac que j’ai rejoint après. Mes amis de lycée qui voulaient aller en fac se sont inscrits dans la filière de leur choix et voilà.
    Mais à l’époque, il y avait, avant la terminale, deux paliers d’orientation : en 5ème et en 3ème. Donc, en clair, un certain nombre des enfants de ma génération ne prétendaient tout simplement pas aux études supérieures au sens universitaire du terme. Aujourd’hui, c’est bien moins le cas… Qui plus est, les enseignants de collège subissent une vraie pression pour envoyer les élèves au lycée général – y compris des jeunes qui préféreraient une filière pro ! D’où une masse de gamins qui doivent s’orienter après le bac… Dont certains vont à la fac faute de mieux, souvent totalement inconscients des attentes de ce type de formation, et qui décrochent ou se plantent très vite. Alors oui, au risque de choquer, je suis favorable à une certaine sélection à l’entrée à la fac… Mais pas toute seule ! Avec une vraie revalorisation des filières pro, de l’apprentissage, de l’alternance, qui permettrait à chacun de trouver une place selon ses envies. Une autre solution pour éviter un important taux d’échec en première année serait peut-être de penser un système ouvert, à l’américaine, où les élèves peuvent expérimenter des cours très différents au début de leurs études et ne se déterminent que plus tard pour une dominante. Mais cela coûte cher…

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  63. Cécile Garnier-Abou a dit…

    Merci pour ce post Caroline! Je travaille dans une grande université française, je bosse avec des collègues profs qui s’arrachent déjà les cheveux parce qu’on ne pourra pas examiner comme il se doit les dossiers des étudiants (tout simplement, il y en aura trop et en face pas assez de personnel pour correctement traiter cette masse d’informations). Vous résumez très bien la contradiction du projet: d’un côté de plus en plus d’étudiants, un effet croissance démographique qui va encore durer quelques années (mais on nous promet que d’ici 4, 5 ans ça va chuter) et en face, pas de moyens supplémentaires pour correctement les accueillir (en personnels, en amphis, en labos équipés etc etc) et leur donner les meilleurs chances de réussite. Solution, CQFD: sélectionner… Je suis également syndiquée et le Snasub et le Snesup se bougent pour dire leur mécontentement et leur désaccord. Mais nous sommes peu face à une énorme administration qui avance comme un rouleau compresseur et qui laissera sur le carreau beaucoup, beaucoup de futurs étudiants…

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  64. AnneduSud a dit…

    Oh la la, je compatis… Petite dernière, N° 5, passée juste avant le démarrage d’APB, je me dis qu’on était sacrément chanceux à l’époque !

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  65. Aglaé a dit…

    « Grosse inconnue: qui va se taper les dizaines de dossiers qui vont arriver dans tous ces établissements dans quelques jours ? Qui va lire toutes ces lettres de motivation consciencieusement rédigées par des parents au bord de la crise de nerfs ? Qui va éplucher les relevés de notes ? C’est une vraie question ».

    Je suis prof dans le supérieur (filière sélective) et donc oui, je peux te confirmer que je vais lire les dossiers, comme l’année passée. Les bulletins de Terminale et les lettres de motivation, surtout. Je mettrai des bonus aux lettres qui me donneront envie de dire « bingo, toi, j’ai envie de t’avoir dans mes cours, tu as l’air sérieux/intéressé/motivé/mature ». Environ une centaine de dossiers par prof chez nous si tout va bien (on se partage le travail entre collègues).

    Je trouve tes réactions vis à vis de tes enfants très saines. Oui ils ont du temps pour choisir et oui, il est aussi temps de se bouger pour faire un choix provisoire d’orientation. Personnellement, j’ai trouvé ma voie à 28 ans passés, donc je dis toujours à mes étudiants que c’est parfaitement normal de ne pas savoir vers quoi aller à 18 ans et que le choix qu’ils font cette année ne les engage pas pour la vie, et c’est heureux !

    Bon courage à toi et à tes enfants !

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  66. Geneviève a dit…

    Comme je suis contente d’être « vieille » et d’avoir de grands enfants parce que, déjà, c’était difficile…
    Complètement d’accord avec toi quand tu parles des twins !
    « Ce n’est pas pour la ramener (mais un peu quand même), nous, on a l’immense privilège de doubler le plaisir, merci les jumeaux (ceux qui pensent naïvement qu’une fois sortis des couches, franchement, la gémellité, il faut arrêter d’en faire tout un plat, je leur dis: RENDEZ-VOUS L’ANNEE DU BAC). »
    Même si c’est vraiment cool ces rapports familiaux avec les twins, même s’il n’y a pas de « concurrence » entre eux, il y a vraiment bien des étapes difficiles quand on multiplie par 2 !
    Cette « nouveauté » me semble, comme beaucoup d’autres « nouveautés » annoncées, bien mal préparée…
    Le couronnement avec le CV !!!????

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    • Geneviève a dit…

      On ajoutera à ça 200 fermetures de classe en primaire (avec heureusement la mobilisation des familles et des maires des communes rurales)
      Ces choix sont dangereux, bâclés et … tristes !

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      • ES a dit…

        Il faut dire que prévoir des dédoublements dans certaines classes sans augmenter le nombre d’enseignants, et avec des classes d’âge nombreuses, forcément on se retrouver à déshabiller Pierre pour habiller Paul… Et il y a aussi des endroits où les classes de maternelle se retrouvent surchargées (quand elles ne l’étaient pas déjà: mes filles ont 7 et 10 ans et leurs classes de maternelle ont toujours été entre 28 et 33 élèves, plus de 30 quasiment tout le temps).

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        • Geneviève a dit…

          J’ai moi même été instit’ pendant 30 ans… Tous les niveaux avec des CP à 30 alors qu’il y avait des enfants en grande difficulté et maternelle à 30 ou 35 c’était courant.
          On pouvait juste espérer progresser et bien non, c’est de pire en pire sur ce que l’on attend de l’école et ce qu’on offre comme moyen.
          Avec des injonctions contradictoires à chaque rentrée qui aboutissent à un grand n’importe quoi: dans une petite commune où je travaille, l’école publique reste à 4 jours 1/2 et l’école privée repasse à 4 jours… Elle est pas belle la vie ?
          Les maires des petites communes rurales, les communes rurales dans leur ensemble sont abandonnées…
          Je précise, ce ne sont pas 200 fermetures annoncées mais « ENTRE 200 et 300″…
          Ils ne savent pas très bien compter au ministère sans doute alors il y a une (énorme) marge d’erreur.
          Ils n’ont pas de mémoire non plus… Macron jurait ses grands dieux que les petites écoles ne seraient pas la « variable d’ajustement »… 🙁

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  67. ES a dit…

    « En tant qu’ancienne journaliste éduc, ayant enfilé le brassard « presse » pour pas mal de manifs, je suis interloquée qu’il y ait eu aussi peu de protestation, pour ce qui est, à mon sens, la réforme de l’enseignement supérieur la plus énorme de ces vingt dernières années. »

    J’ai l’impression qu’on a monté en épingle certains défauts d’APB qui ne concernaient que quelques filières en tension (j’ai lu que les tirages au sort avaient concerné environ 3500 élèves sur 600000 concernés) et qu’on en a profité pour jeter le bébé avec l’eau du bain et pour faire passer indirectement une forme de sélection en prétendant juste vouloir corriger les problèmes d’APB…

    Même type de méthode avec le bac d’ailleurs: on annonce d’abord qu’on veut réformer le bac, et ensuite on annonce un projet qui va tout chambouler au lycée, et qui là aussi risque de forcer certains élèves à devoir faire des choix importants plus tôt et va poser problème pour certaines filières…

    De mon côté, je vois « de l’intérieur » certaines des conséquences du changement dans mon établissement (école d’ingénieur publique en 5 ans recrutant au niveau du bac): personne ne lira les dossiers ni les lettres de motivation (déjà avant personne ne lisait les appréciations des profs, tout est automatisé à partir des moyennes et classements hormis des entretiens qui ont un poids très modéré), mais toute la direction stresse car vu que le système change et les voeux sont non classés, ils ne savent pas du tout à combien de gens dire oui (sans compter qu’il y a toujours des élèves qui acceptent puis se désistent à la dernière minute peu avant la rentrée). Et s’ils se plantent, soit on se retrouve avec trop peu d’élèves et on va se faire taper sur les doigts par le Ministère (et perdre des dotations), soit on se retrouve avec trop d’élèves et les amphis, salles de TP et de cours ne sont vraiment pas faits pour ça…

    Je compatis vraiment avec les parents concernés. Déjà que ce devait être stressant les années précédentes, là c’est encore bien pire puisqu’il faudra essuyer les plâtres et que personne ne sait ce que tout ça va donner en septembre…

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  68. Anne a dit…

    Ce midi même, ma n°3 qui est en terminale me demande: « ce soir tu pourras m’aider? … » Dans ma tête, très vite je renonce à ma séance d’athlétisme du lundi soir, au film tranquillou à la télé … pour l’avenir de ma fille et ce fichu parcoursup, je peux bien faire ces sacrifices quand même! « Hein tu pourras m’aider à trouver un airbnb pour cet été? » !!?? Donc, forcément ton billet m’a bien fait rire!!! La lettre de motivation ça va être chaud chez nous! Les siennes: ne rien faire comme ses frère et sœur et ne pas trop travailler (voire pas du tout si possible). Mais c’est bon, on a encore 8 jours…

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  69. atinata a dit…

    Bon courage à tous ceux concernés !

    Les syndicats de profs en parlent si (en tout cas le plus représentatif d’entre eux), et de la réforme du bac aussi.

    Je n’aimerais pas être lycéenne ou parent en ce moment… L’orientation a toujours été un sujet compliqué mais là ça devient vraiment n’importe quoi…

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  70. Chroniques de Bretagne a dit…

    Je n’ai pas lu tous les commentaires (le mien sera peut-être redondant)
    Bon à savoir (parce que je suis PP de terminale) … il y’a la possibilité de s’inscrire dans deux académies à la fois si on a par exemple des parents divorcés qui habitent ces deux académies, façon de détourner l’obligation de résidence (mais chut c’est un secret , peut-être qu’une boîte postale peut aussi faire l’affaire) … J’ai entendu dire que les profs de fac ne liraient rien, ne trieraient rien et que leurs syndicats les y incitaient … que oui, c’est un système pire que APB (mais seule la façade a changé car on n’a pas pu créer si vite quelque chose de nouveau, les algorithmes restent les mêmes), la nouveauté est la sélection à l’entrée à l’université, que les règles ne sont pas les mêmes dans toutes les académies, ni au sein des académies, (en Finistère nos élèves ne sont prioritaires que sur le Finistère mais ne le sont plus dans les autres départements voisins bretons) … que dans notre zone de vacances, nos élèves ne pourront même pas nous demander quoique ce soit puisqu’ils sont en vacances et que le 13, tout est fini … du moins la première phase …
    Tu me fais rire , mais je ris jaune aussi … puisque pour nous profs de lycée le travail est immense, pour rien, puisque à l’université ils n’ont absolument pas le temps ni le personnel pour faire le tri … Pour le reste , classes préparatoires et boîtes privées, le système est le même … Je me suis farcie deux formations à l’université il n’y avait aucun prof …. juste les gens du rectorat et un représentant des services d’orientation des universités (qui rament) .
    C’est le lycée qu’on met à mal (même si je suis pour la suppression du bac ) et les universités qu’on enfonce un peu plus . De là à vouloir casser un système certes avec des défauts pour un système anglo-saxon privé et cher au porte-monnaie …
    Quant à la réforme de médecine, voir du côté des universités qu’ils l’ont mise en place déjà il y a deux ans … ex Angers … Enfin comme dans tout système il y a toujours moyen de s’arranger fin juillet ou début septembre quand tout est terminé, il reste des places, en allant directement dans les écoles ou IUT etc… Mais stress garanti … (et peut-être pas à Paris) ..

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    • Melisse a dit…

      Force à la zone B (mais j’ai mes terminales le lundi 13 j’ai déjà mal à la tête parce que les consignes sont «vérifiez bien leurs vœux, hein ! »
      Oui oui, mais le rectorat nous livrera-t-il des sandwichs pour finir la nocturne ?

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  71. Melisse a dit…

    Ce qui est cool dans le rade c’est la diversité des avis des commentaires.
    Mais, sauf à ce que cela m’ait échappé, personne (et pourtant toute la Caro’ tribu a été mentionnée, surtout Jiji d’ailleurs hein) n’a exprimé sa compassion pour les cauchemars du Churros ! Pauvre homme… (nan mais personne n’a non plus parlé de Rose, d’aileurs, mais la tôlière aurait mentionné les angoisses de la danseuse).
    Alors bon, soutien aux pères pélicans…

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  72. Zau a dit…

    Ahhhhhh
    J’attendais avec impatience ton billet sur feu-APB , parcoursup, donc.
    Vu comme que la cellule familiale a failli exploser lors des choix de la grande gnome, puis de la gnome la plus jeune, j’aurais trouvé inadmissible que tout se passe nickel chez toi.
    Voilà
    C’est petit’de ma part’mais’ca Fait du bien .
    Biz sur la fesse gauche.

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  73. Marieal a dit…

    Je ne suis pas (encore) concernée, ma fille n’étant pas encore arrivée en France ( moi , en ce moment , ma question c’est: est ce qu’il vaut mieux la laisser dans le public où ils parlent de la mettre dans la classe correspondant à son age supposé ( CM1 ) direct alors qu’elle ne parle ni n’écrit le français, ( parce que quand tu regardes les forum sur le sujet, on inscrit de plus en plus les enfants dans leur classe d’âge mais après on leur interdit de redoubler! alors que c’est écrit partout qu’il faut leur laisser le temps…. ) ou aller l’inscrire dans le privé ? bref je divague, mais je me dis que si elle arrive un jour au niveau Parcours sup, on sera bien content pour elle!

    Par contre, j’ai été frappée par ce que m’a dit mon amie Nath sur le conseil de classe de terminale de sa fille: les profs distribuaient les « bons » points comptant pour l’obtention de tes choix sur Parcours Sup de manière totalement irrationnelle, parfois même injuste, ce qui pouvait même t’empêcher de sortir de ton orientation du Lycée pour un parcours universitaire qui te correspondrait mieux- parce qu’il me semble que tu dois avoir le droit de changer d’avis entre 14 et 17 ans, non? . Au total, si tu veux faire autre chose que ce à quoi ton année de terminale te destinait , tu n’as plus qu’à espérer que tes parents puissent t’aider à payer l’école privée qui t’acceptera.

    Bref le privé a encore de beaux jours devant lui: entre les recalés du système public par Parcours sup et les enfants adoptés, et généralement tous les enfants avec des besoins « spécifiques » qui finissent souvent dans le privé où on semble plus à l’écoute, moi qui suis un pur produit du système public, je suis dubitative.

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    • DOMINIQUE a dit…

      Marieal, quand j’étais dans le primaire public, on a vu arriver des enfants espagnols émigrés, qui fuyaient misère et franquisme. Un français balbutiant, généralement au milieu de l’année scolaire. Donc, rien pour réussir.
      Les enfants sont des éponges : six mois ou un an plus tard, on ne faisait pas la différence avec notre niveau.
      Je ne sais pas si ça a changé, mais tu auras tout le temps pour rectifier le tir si tu vois que ça ne marche pas. En plus, elle sera avec vous, donc entourée et encadrée familialement, dans le bain jusqu’au cou !
      Vivement qu’elle arrive et que tu nous donnes des nouvelles.

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      • DOMINIQUE a dit…

        Je me souviens également d’une discussion récente avec un ami italien (75 ans) qui me racontait son arrivée en Suisse alémanique à 10 ans. Plof, bombardé dans une classe qui parlait uniquement allemand.
        Lui qui ne possédait que l’italien. A 20 ans, il parlait italien, allemand, français et anglais. Le tout, couramment. Ah oui, et des bribes d’espagnol tant qu’à faire.

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    • Marieal a dit…

      Oui oui, je sais – les éponges toussa-toussa – j’ai moi même été enfant à 5 ans vivre un an aux states et n’ai eu aucun problème à l’école, ni là-bas, ni au retour. Et j’ai de cette époque gardé une facilité à apprendre les langues étrangères appréciables ( j’ai su ou sais encore parler l’allemand- l’anglais-l’italien- l’espagnol- le suédois- l’arabe libanais et maintenant l’hindi!).
      Là , la différence avec un enfant arrivant avec sa propre famille, ce sont des enfant qui ont aussi des trucs pas banaux à apprendre et qui les mobilisent un peu aussi, laissant parfois un peu de moins de capacité d’absorption à l’éponge: faire confiance à ces nouveaux adultes -2 de plus- qui s’occupent de moi, les laisser devenir un papa et une maman, découvrir la vie en famille, découvrir cette culture à des km de la sienne, etc…
      mais je ne m’inquiète pas vraiment, j’anticipe le questionnement, parce que là, pour être honnête, je ne sais pas encore grand chose de ma fille et de ses possibles capacités scolaires , qui ne représentent de toutes les façons pas ma priorité à l’heure actuelle. Mais merci pour vos petits mots, bien sûr que je vous donnerai des news!

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  74. Manue a dit…

    Et me voilà, échevelée, livide, ça y est on, enfin j’ai fini! Droit-anglais, mais pas n’importe quel anglais…. et non pas de fac de droit toute simple, oui mais si tu n’as rien, mais t’inquiètes…..c’est fou ça tu vas finir par me stresser ( ben voyions! ) . Bref mon machin à moi, qui jusqu’à peu voulait être testeur de jeux vidéo, restons positif, on , enfin j’aurai évité l’epreuve Parcoursup….Tout ça va se terminer dans cette bonne vieille fac de droit lyonnaise, je le sens, parceque oui je l’ai eu mon vœux number 6, droit juste droit! Ouf, telle une marathonienne des sables, je vais je crois prendre 3 jours de vacances pour me remettre et prier, st Rita ( patronne des causes désespérées) pour que personne ne lise les commentaires des bulletins, qui certes feront rire l’assemblée au mariage du machin , mais qui aujourd’hui , pfffff bref! Allez on croise les doigts!

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  75. Natacha M. (@DMDoublemum) a dit…

    MERCI !!!!!!! Purée, je me sens moins seule à râler dans mon coin.

    Je suis de la maison EDUC’NAT et maman d’un « BB2000 », j’ai connu APB avec Fiston n°1 il y a 2 ans…. et je préférais LARGEMENT même s’il n’a pas réussi à masquer le manque criant de places… mais quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage et tout le monde est tombé dans le panneau de l’enfumage avec le nouveau gouvernement.
    Battage médiatique honteux de cas exceptionnels montés en épingle (quand on connait le système et qu’on allait lire les témoignages jusqu’au bout, les gamins en question n’avait pas eu leur 1er voeu en CPGE/fac lyonnaise mais leur 3e en CPGE/fac grenobloise, mais « hin ! c’est la honte, quoi !!!! » (-> article dans la DL, famille reçue par le recteur/le doyen de fac/le proviseur -> place trouvée = une autre forme de sélection…)
    J’ai les boules, parce que refuser aux gamins de classer leur voeux et laisser cette possibilité aux structures d’accueil de leur faire, c’est totalement de la sélection.
    J’ai les boules parce que mon propre gamin s’en sortira grâce à sa structure familiale mais pas mes anciens élèves qui vont s’arrêter aux gros titres des journaux bien téléguidés.
    J’ai les boules parce que certaines syndicats enseignants ont décrédibilisé toute lutte en étant tout simplement ignobles avec une des meilleures ministres que l’EN ait eu, avec une vraie vision, qui n’allait pas dans le sens de radio trottoir, certes, mais qui elle, était VRAIMENT en appui sur la recherche (cf. Centre Alain Savary & co). Ils ont rendu la voix des enseignants parfaitement inaudible, déroulé le tapis rouge à ce qui se passe maintenant. Bravo. Merci. Bravo. :-((((

    Solidarité Caroline et merci pour cet article et tes tweets qui me font me sentir moins seule.

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  76. So a dit…

    Merci Caro pour cet article tellement vrai et brillant ! Je l’ai lu au papa des Pingouins ( qui s’est tapé APB et les lettres de motivation il y a deux ans et maintenant parcours sup et les CV),( parce que moi ça ne me stresse pas ces trucs, mais si on m’en parle, je vais stresser encore plus, et ce ne sera pas bon pour ma fille). Lui, il a bien ri à la lecture de ton article et a conclu en disant  » mais tellement  » ! Avant se replonger dans le Fameux CV, et c’est où quo’n rentre la lettre de motivation ?

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  77. Caméléon a dit…

    Enseignante dans le supérieur depuis 3 ans, à la faculté des lettres dans une université de province, j’ai vu mes effectifs de cours de TD multipliés par 3 (grâce à un habile changement de « catégorie » des heures de cours qui a largement arrangé les enseignants de master —> les vieux professeurs qui donnnent cours à 10 étudiants maximum).
    La sélection à l’université a, selon moi, toujours existé : pour y entrer il fallait obtenir le baccalauréat. Le problème c’est que ce diplôme n’est plus qu’une formalité (j’ai été jury du bac l’an passé, je suis encore en PLS quand j’y pense) qui ne prépare pas les futurs étudiants à la réalité suivante.
    Aujourd’hui, le nombre d’étudiants et le fort échec en licence ne permettent plus à l’université de fonctionner. A nous aussi, le ministère nous demande de faire réussir (je cherche encore à savoir pourquoi tout le monde doit toujours réussir ce qu’il entreprend…). Alors il crée le « oui si » pour lequel il demande aux universités de monter des dispositifs (evidemment innovants) pour permettre aux étudiants de réussir même s’ils n’ont a priori (et j’insiste sur le « a priori » on connait tous de brillants lycéens qui se sont viandés joyeusement comme de charmants cancres qui se sont révélés) pas le niveau requis. Pour ces dispositifs, mon université a obtenu 200h de TD, soit environ 5h par facultés qui seront distribuées sur proposition de dossiers (tiens ça faisait longtemps que j’avais pas rédigé un dossier pour chercher de l’argent).
    Bref je pourrais te faire un retour « de l’interieur » sur les conséquences de Parcoursup sur ma petite faculté de province, mais je crois que ce n’est pas le moment de t’angoisser plus…
    En revanche, ton billet confirme mes angoisses : ils seront pas nombreux à pouvoir fournir de bonnes lettres de motivation sans l’aide de leurs parents. Se pose alors la question de leur motivation intrinsèque (et du futur ressentiment parental « Quoi ! Tu veux arrêter tes études alors que j’ai passé des nuits à rédiger tes lettres de motivation ? Tu seras déshérité fils ! »)
    Quant à la mobilisation syndicale des enseignants du supérieur ? Ciel j’ai ri !
    Viens me voir en province, je t’invite à boire un café : on y ajoutera du whisky pour rire de Parcoursup !

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  78. 69110 a dit…

    Mais la Communication Non Violente et la Méditation en pleine conscience nous aideront, avec les neurosciences.
    Meilleurs parents, meilleurs enseignants, meilleurs tout, nous allons permettre à nos enfants d’inspirer et d’expirer en exprimant leurs émotions afin qu’ils se sentent investis paisiblement de la mission de leur propre épanouissement et gèrent au mieux tout cela tout en programmant leur cerveau… Non ?
    Non.
    Mais que de gourous pour nous vendre la méditation afin de calmer les émotions collectives….
    Restez chez vous. Et supportez tout.
    A tout prendre, le whisky est plus porteur 🙂
    Mais qui parmi nous enverrait son enfant six mois dans la rue pour manifester quand les examens arrivent, quand l’orientation est là, quand nous sommes étranglés de crédit et allons les voir bientôt s’étrangler avec pour payer leurs études ?
    Ceci dit, je rejoins Natacha M.
    Le temps, l’argent (concours, déplacements…), les discussions, la recherche d’informations, le réseau des copains pour aider l’enfant, tout ça, tout ça… ce sont des luxes inouïs.
    Et les autres ?…
    Les autres, ce sont les enseignants et les lycées qui les aident. Chapeau bas. Vraiment.
    Mais je ne suis pas tout à fait certaine que cela ait été plus facile avant, même si nous étions relativement inconscients pour nous-mêmes et pouvions, en tant que nous-mêmes, faire des choix aisément.
    Mais rappelons-nous qu’au temps de nos jeunes printemps, nous étions une petite minorité à avoir un bac général et à demander les universités ou à passer les concours. Que personne ne nous en parlait au lycée, ou quasiment.
    Beaucoup n’avaient pas même le bac.
    Combien d’entre eux, aujourd’hui, peinent à se reconvertir dans « l’économie de la connaissance » et à trouver du travail parce qu’ils n’ont pas eu notre chance ?

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  79. paprika a dit…

    Merci Caroline de partager ton vécu avec nous ! Et à vous toutes aussi de partager vos expériences. Cela fait tellement de bien de se sentir moins seule…

    Mère isolée élevant mon fils de 17 ans totalement seule, je t’avoue osciller depuis quelques mois, et surtout ces dernières semaines, entre engueulades avec mon fils (qui, non seulement a une attitude totalement passive vis à vis de son orientation (mais je pense que c’est plus de l’angoisse refoulée que du je m’en foutisme…, mais qui, en plus, vient d’avoir des résultats catastrophiques à ses bacs blancs), et pleurs… Et oui, j’en arrive à en pleurer de fatigue, d’angoisse, d’impuissance, et je finis moi aussi par faire un gros blocage.

    Je voulais l’aider à rédiger les lettres de motivation, mais je ne sais pas comment faire, et je n’ai plus l’énergie (j’ai déjà passé des heures et des heures à des journées portes ouvertes, à lire les programmes des différentes licences pour lui faire une pré sélection, à lui crier dessus pour qu’il travaille, etc…).

    Résultat, à quelques jours de la dead line, aucune lettre de motivation n’est encore faite.

    Et sans Churros à mes côtés pour prendre le relais, le poids de cette responsabilité est si lourd à porter; je me réveille moi aussi en pleine nuit avec des idées pas très optimistes (et dans ce cas là je file sur ton blog me changer les idées)…

    Certains amis (qui n’ont pas d’enfants, ou qui n’ont pas d’enfants ados, ou qui ont pu aider leurs enfants désormais plus grands), me disent que mon gamin est plein de ressources, qu’il s’en sortira d’une manière ou d’une autre, mais, en espérant qu’il atterrisse sur Terre et se mette à bosser pour au moins avoir son bac, que fera-t-on si aucun de ses vœux n’est accepté ?

    Bref, une maman désespérée qui te dit encore un immense merci pour ton partage et ta sincérité.

    Biz et courage à vous toutes et à nos grands bébés 2000 !

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    • lavieacinq a dit…

      De tout coeur avec toi, je suis dans la même situation (mais, pas maman isolée….. même si tout comme car mon chéri a du mal à s’investir sereinement mais au moins, je peux décharger mes angoisses sur lui….)!!
      Mais, lire tous les messages sous le post de Caro m’a regonflé à bloc et redonné le moral et surtout, le courage d’essayer de faire au mieux et que mon fils n’est pas trop de regrets!
      j’ai vraiment pris du recul sur certaines choses!

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    • la girafe a dit…

      Bonsoir Paprika,
      Je suis prof (certes en collège) depuis 15 ans et des gamins pas du tout, mais alors pas du tout concernés par leur scolarité et leur orientation, j’en ai des brassées. Et je peux te dire un truc : la grande majorité s’en sort ! Quand je les recroise, souvent vers 19 ou 20 ans, la plupart ont trouvé un domaine qui leur convient, parfois après une ou deux erreur d’aiguillage, c’est vrai, mais bon sang, sur une vie, ça ne représente pas grand chose. Il suffit de peu de chose : une rencontre, un reportage qui ouvre une porte à laquelle on n’avait pas pensé, une expérience, bonne ou mauvaise, qui permet de mieux comprendre ce qu’on veut ou ce qu’on ne veut surtout pas… Courage !

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  80. Stern a dit…

    Ma nièce est au lycée à Rouen, chez eux, apparemment, ça manifeste pas mal contre ParcoursSup (mais aussi la réforme du lycée).
    Bon, je suis assez jeune pour avoir utilisé APB et si ça peut te rassurer, pour résumer mon parcours :
    année 0 « Seulement une mention bien au bac » donc concours d’entrée à Science Pô (try again)
    année 1 L1 double cursus lettres modernes / allemand, nouvel tentative du concours Science Pô (Game over)
    année 2 L2 allemand
    année 3-8 L1-L3 Littérature française mais à l’étranger (donc pour faire simple, retour en lettres)
    année 9-10 M1-M2 lettres
    Au final, j’ai 26 ans et j’ai toujours pas fini mes études. Mais j’ai vu presque toute l’Europe, j’ai bossé dans l’enseignement, dans l’édition et la vente par correspondance, je fais des études qui me plaisent mais mes diplômes m’ont encore jamais servi à rien. Mais je gagne ma vie et ne dépend pas de mes parents! 😉

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  81. Anne a dit…

    Ma vision perso du sujet, c’est que quand on a voté Macron « sans conviction », c’est pas totalement injuste qu’on gagne ses convictions dans la douleur. Tu préférerais de la place pour l’envie, le plaisir, les vocations, mais t’as voté pour un banquier néo-libéral ? Sans te dire que les deux n’étaient pas compatibles ? Ben maintenant tu le sais.

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    • Anne a dit…

      Je viens de lire les comms, et j’hésite entre rire et pleurer. « Accentuer la fracture entre les riches et les pauvres ». Mais c’est dingue, vous vous attendiez à quoi ?!

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      • Anne So Catherine a dit…

        @ Anne : eh oui…. je me suis fait bien critiquer ( entourage, amis etc) lorsque j’ai dit -à l’époque- que Macron était un ultra libéral largement pire que sarko.. ( soupir)

        Répondre
    • Vero a dit…

      Entièrement d’accord avec Anne…
      Et puis à force de marcher sur la tête des enseignants et de les faire passer pour des grosses feignasses,ce n’est pas étonnant que plus personne n’aie envie de se mobiliser …

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    • Caroline a dit…

      Commentaire tellement constructif… Si ça te fait plaisir de penser que c’est à cause de moi que Macron est au pouvoir, grand bien t’en fasse. La gauche, lors des précédentes élections était atomisée. Et si je n’ai pas voté pour Hamon c’est parce qu’il ne me semblait pas capable de porter un projet solide. Je ne dois pas être la seule à le penser si on prend en compte son résultat au premier tour. Et entre nous, APB et les tirages au sort, la gauche ne s’en est pas tellement offusquée. Mais si tu veux me faire dire que je regrette mon vote pour Macron, honnêtement, je n’en suis pas loin. Mais je n’ai pas eu l’impression d’avoir le choix à l’époque. Merci au PS qui s’est débrouillé tout seul pour imploser, à force de n’avoir aucune idée à défendre.

      Répondre
      • Anne So Catherine a dit…

        Oui ….100% d’accord ( avec Caro) : on avait le « choix » entre Macron et Le Pen. je suis allée voter Macron en pleurant d’énervement

        Répondre
        • nostrovia a dit…

          Ma vision perso du sujet : Ah ah (rire jaune) ,trop classe l’argument bien fait pour ta gueule !
          Pardon de commenter le commentaire mais ça me gène vraiment là ton raccourci ,en plus sur le fond du sujet je partage ton aigreur et ton amertume sur nos dirigeants actuels mais parcoursup c’est pas juste un outil (de plus) néolibéral ,c’est le château de kafka rue de grenelle , tu n’en commentes pas la poésie ,c’est dommage !

          Répondre
          • Geneviève a dit…

            Alors là Nostrovia, je salue ta réponse (parfaite):
            « sur le fond du sujet je partage ton aigreur et ton amertume sur nos dirigeants actuels mais parcoursup c’est pas juste un outil (de plus) néolibéral ,c’est le château de kafka rue de grenelle , tu n’en commentes pas la poésie ,c’est dommage ! »

        • Karine G-s a dit…

          Comme je le disais hier, mon aîné a eu droit à APB et ça n’était pas tellement mieux. Mais on a réussi à contourner APB en étant prévoyants.

          CF1 a toujours été matheux et une flèche en sciences au collège et il avait obtenu une place dans THE lycée scientifique de Nantes. Ça voulait dire internat au vu de la distance entre chez nous et la ville (à l’époque).
          Sauf qu’à 15 ans on est un peu sans discernement et quand on se trouve lâché à l’internat, sans trop de surveillance si ce n’est les contraintes horaires et qu’on a un ordi portable et le WIFI, devenir gameur nocturne est trèèèès tentant. Alors il s’est bien éclaté sur WOW, a monté un serveur de jeux en ligne avec des potes, il gagnait même un peu de sous en revendant ses armes et autres trophées de jeux (en fait, je m’en suis aperçue le jour où j’ai vu arriver de l’argent sur mon compte paypal… le jeune homme étant mineur et n’ayant pas de compte avait donné mon adresse pour percevoir ses gains « Non mais Maman tu comprends, j’ai vendu une épée super rare ! ») et même en bon geek s’est intéressé à des tas de choses diverses et variées (Il minait du bitcoin ! Je suis tombée sur le cul quand il m’a dit ça le mois dernier).
          Mais tout ceci à eu quelques conséquences sur sa scolarité… du coup il a fait une seconde très moyenne, est passé en 1e S-SI de justesse et a fait une première moyenne itou.
          Quand on a dansé, il faut payer les violons…

          En fin de première, il a eu l’intelligence d’écouter mes arguments et de… demander à redoubler ! Ça s’est révélé payant.
          En fait, le connaissant, je le voyais bien finir en école d’ingé, mais pas après une prépa, je savais que ce qui lui conviendrait serait plutôt la filière technologique puis une école d’ingé. Sauf que les DUT prennent sur dossier et demandent entre autres les bulletins de première et de terminale.
          J’ai réussi à le convaincre de faire un choix stratégique et de redoubler sa première plutôt que de se retrouver le bec dans l’eau sur APB en n’étant pris dans aucun DUT au vu de ses bulletins moyens de première et de ses bulletins prévisiblement moyens de terminale. Et il a eu la sagesse de comprendre mes arguments, de suivre mon conseil.
          Résultat, il redoublé au grand étonnement de ses profs qui l’ont retrouvé à la rentrée suivante, a fait une bonne 2eme première, puis une bonne terminale, a eu son bac avec mention et a fait partie des 8% pris dans son premier choix de DUT.
          L’an prochain, il devrait (si tout va bien et qu’il est pris), faire un bachelor mechanical engineer à Edimbourg et revenir avec un DUETI reconnu en France pour pouvoir intégrer une école d’ingé. Ou bien voyager un an puis bosser.

          J’ai l’impression que parfois, il faut ruser avec la sélection de fin de lycée et être stratège en amont pour pouvoir maximiser ses chances.

          Répondre
      • Calista a dit…

        Quand j’enrage contre certaines mesures et idées du nouveau gouvernement, je m’imagine avec MLP et toute sa clique au pouvoir et ça fait bien retomber la pression. Je conseille cet exercice à tous et toutes.

        Répondre
        • Anne a dit…

          Mais vous êtes au courant qu’il y a eu un premier tour ? Et qu’il y avait plusieurs candidats ? Et que si on a eu « le choix » entre Le Pen et Macron, c’est uniquement à cause des résultats du vote du 1er tour ?

          Répondre
      • Anne a dit…

        Non, évidemment, ce n’est pas ta faute s’il est là où il est. Mais tu fais partie des gens éduqués, qui comprennent les enjeux, et tu as choisi de mettre ta voix dans un panier « raisonnable », sans aller voir derrière les apparences (je n’essaie pas de te faire un procès d’intention, c’était mon impression à te lire). Et derrière les apparences, ben il y avait ça, c’était évident, il ne manquait rien pour le voir quand on a un minimum d’éducation et d’intelligence. Et moi, ça me désole qu’on (on : toi, d’autres, plein) ne s’en rende compte qu’une fois qu’on est personnellement touché par la casse en cours, parce que c’est trop tard. Il faut des années, des décennies pour construire, alors que détruire est immédiat ou presque. Et quand c’est devant notre nez (pour toi c’est l’admission en fac de tes enfants, pour d’autres ce sera le train supprimé, pour un troisième des droits au chômage amputés, pour un autre des médicaments qu’il n’arrive plus à payer), on se désole. L’image globale est terrible, mais ON LE SAVAIT, et excusez-moi mais il n’y avait pas deux candidats au premier tour de cette élection.

        Répondre
        • Caroline a dit…

          ah pour moi il n’y en avait que deux pour lesquels je pouvais voter. Hamon et Macron. Hors de question de voter Mélenchon et vu la façon dont il radicalise ses propos, je me félicite encore de ne jamais avoir mis un bulletin pour lui dans l’urne. Bref, oui, on le savait, mais encore une fois, j’ai eu la sensation, à ce moment là, de voter pour le moins pire. Je me suis peut-être trompée. et entre nous soit dit, je suis également très consciente que mes enfants sont loin d’être les plus à plaindre, ils s’en sortiront parce qu’ils viennent d’un milieu privilégié. Ce qui n’est pas le cas de tous les bacheliers. Et ça, il n’a pas fallu attendre macron pour que ce soit déjà le cas.

          Répondre
          • Anne a dit…

            Ca me fait bien marrer que des gens qui défendent des valeurs proches des tiennes soient « des radicaux » et des gens qui saccagent tout le service public en présentant bien dans leur beau costard soient « des choix acceptables ». Et que tu le subisses un peu, même si, évidemment, tes enfants s’en sortiront et que l’impact sur ta vie sera finalement minime, je trouve que ce n’est que justice, par rapport à ceux qui le paieront bien plus cher que toi.

          • Caroline a dit…

            Tu sais c’est très amusant parce que manifestement tu soutenais donc Mélenchon et ça ne m’étonne tellement pas. Agressivité, dogmatisme, sentiment de supériorité, revancharde, tu remplis toutes les cases et incarne à toi même toutes les raisons pour lesquelles je ne voterai JAMAIS pour ce mec ni pour l’un de ses sbires. Ce mépris des gens, cette façon de leur dire: « bien fait pour ta gueule », c’est tellement contraire à la politique telle que je la conçois… J’espère cela dit n’avoir jamais à te dire « bien fait pour ta gueule » si un jour ce pro-chavez, dégueulant sa haine des médias, venait au pouvoir et que nous nous retrouvions dans un régime totalitaire. Bref, je crois que j’ai compris ton message, tu peux passer ton chemin et aller discuter avec des gens d’accord avec toi, ça me fera des vacances.

          • zenaide a dit…

            Bon je voulais répondre à Anne, mais c’est pas possible alors je mets ma réponse sous celui de Caro. Les commentaires d’Anne du genre, « bien fait pour toi, tu n’avais qu’à pas voter Macron » sont d’une bienveillance éclatante. Il y a aussi « Et derrière les apparences, ben il y avait ça, c’était évident, il ne manquait rien pour le voir quand on a un minimum d’éducation et d’intelligence ». En gros, si tu l’as pas vu c’est que tu es bête et inculte. (Entre nous, être inculte n’est pas vraiment un défaut, mais juste un état, dont parfois on n’est pas responsable). Bref, ça suinte le mépris, celui qu’exprime ceux qui savent tout, et qui tiennent ceux qui ne voient pas les choses à leur manière comme des moins que rien.

          • DOMINIQUE a dit…

            Je dois être bien sotte : comment peut-on juger un gouvernement qui n’a que 8 mois d’existence ? La moitié des « lois » ne sont que des projets, non encore validés par les Chambres, leurs décrets d’application non parus, etc. Donc, aucun recul sur son orientation ou son efficacité.
            J’admire ceux qui ont des avis si tranchés, ce sont sans doute des intelligences supérieures.

          • Anne a dit…

            @Zenaide , les injonctions à la bienveillance formulées sur ce ton, ça me fait le même effet que les « féministes » qui rêvent de coller des baffes aux femmes : crédit zéro.

          • Anne a dit…

            Tu sais c’est très amusant parce que manifestement je soutenais Hamon, pour qui j’ai voté dès les primaires. Je sais juste lire un programme et reconnaitre des valeurs. Mais si ça te fait du bien de faire des suppositions (à côté de la plaque) et me coller des étiquettes pour digérer d’avoir voté Rotschild, fais-toi plaisir.

          • Caroline a dit…

            j’en ai déduit ça parce que tu as répondu à mes propos sur la radicalisation de Mélenchon. Bref, je ne vais pas passer ma vie à justifier mes choix (j’ai voté Hamon aux primaires aussi, j’ai simplement été consternée par sa campagne ensuite et le vide de son programme). Sache qu’en tous cas ce n’est pas ainsi que les soutiens d’hamon vont récupérer des voix pour le prochain scrutin. et puis ces allusions permanentes à rotschild et au « banquier », pardon mais ça commence à être très nauséabond.

          • Anne a dit…

            @Dominique, il y a des gens pour juger un gouvernement qui n’a jamais existé (celui de MLP), ça te choque ? Moi non. On n’a pas besoin de 5 ans de recul pour voir la direction prise, hélas.

          • Caroline a dit…

            moi ce qui me choque c’est qu’à aucun moment les soutiens de Hamon ne se disent pas que si le mec n’a fait que 6% c’est qu’il n’a pas su rassembler. Je sais, la faute aux médias, bla bla bla. Mais accuser les cons qui n’ont pas voté pour lui, ce n’est à mon avis pas super constructif. La remise en question doit être des deux côtés. Je suis personnellement assez dubitative sur la pertinence de mon vote (le 1er qui ne soit pas PS depuis 20 ans, l’erreur est humaine) et oui, je suis prête à admettre que je me suis trompée. Mais si le camp Hamon n’est composé que d’êtres humains aussi bienveillants que toi, pas certaine de faire le chemin jusqu’à lui…

        • Anne a dit…

          J’ai dit pour qui j’avais voté, ça n’en fait pas ma mission sur terre de « rassembler » autour de lui, ni de moi son porte-drapeau ou que sais-je. Je pointe simplement l’incohérence de déplorer que les réformes en cours aille dans le sens de moins de social, moins d’universalité, plus d’opportunités aux riches, et pleurer que ça nous touche personnellement, quand c’est *exactement* ce pourquoi on a voté.

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          • Caroline a dit…

            ok, donc en gros, avoir voté pour quelqu’un nous condamne à fermer notre gueule jusqu’à la fin de son mandat ? c’est marrant, ton poulain n’a pas tout à fait respecté cette règle durant le quinquennat hollande… Je pensais, moi, qu’en démocratie, on pouvait juger sur pièce et se donner le droit de dire qu’on est finalement pas d’accord. A aucun moment Macron n’a prévenu qu’il allait mettre en place la sélection à l’université dans son programme, par exemple. Et pour info, non, je ne pleure pas, il ne me semble pas que mon billet ait été larmoyant.

          • Marieal a dit…

            Anne, ta rancœur te fait perdre le sens des réalités!
            Comme beaucoup, j’ai voté Macron parce que voter Hamon ne servait à rien, que je ne voulais pas de Fillon, et encore moins de MLP ou Mélanchon….
            je te rappelle que Hamon ne faisait même pas partie du quartet en lice pour le second tour, et c’est sûrement pas aux électeurs qu’il faut en vouloir…
            je suis désolée de voir que les idées de Hamon ne rassemble plus personne, mais je ne veux en aucun cas en assumer la responsabilité!
            Mais peut être se poser la question de la raison pour laquelle le PS s’est pris un vent ? aller voir du côté de Hollande et Valls , et peut- être du 49-3 contre son propre électorat? et là, à cette époque, tu disais quoi, « bien fait pour ta gueule? ».
            Je suis désolée : on a voté pour le moins pire des candidats éligibles et on a le droit de se plaindre, comme je me plaignais de Hollande et de Valls. C’est quoi cette société que tu nous proposes? « t’as voté, tu t’écrases  »
            Ben non, je refuse ce fatalisme réducteur.

  82. Marilune a dit…

    Ah la vache….Je viens de finir de lire le post et tous les commentaires, c’est mon côté masochiste,je pense…Ma grande,hyper stressée déjà en 1ère, ne sais pas ce qu’elle veut faire « après » (et elle conclue par :  » je vais rater ma vie! », alors qu’on lui dit aussi « on peut se tromper, etc… ») et les mentions de la « catastrophe APB » dans les médias l’année dernière nous donnait déjà des sueurs froides , je vais faire provision de Xanax pour l’année prochaine, juste avant d’hospitaliser d’office mon mari qui a déjà du mal à dormir. Je ne me souviens effectivement pas qu’à mon époque (dans l’temps, le même que Caroline) c’était anxiogène à ce point….

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  83. verveine et lin a dit…

    tu oublies le chèque de 90 euros à joindre à la lettre de motivation dans certaines filières, même si c’est le douzième vœu…
    (multiplie par le nombre de candidatures, ça fait une jolie pelote pour l’UTC ou l’INSA)

    et une fois que tu es entré dans ta filière sélective, l’inscription est obligatoire à la fac (150 euros) (plus les timbres pour t’envoyer la carte d’étudiant) (non, les 1€40 de timbre ne sont pas inclus dans les 150 €) alors que tu n’y mettras jamais un orteil vu que tout se passe bien dans ta prépa, merci…

    Répondre
  84. Karine G-s a dit…

    Comme je le disais hier, mon aîné a eu droit à APB et ça n’était pas tellement mieux. Mais on a réussi à contourner APB en étant prévoyants.

    CF1 a toujours été matheux et une flèche en sciences au collège et il avait obtenu une place dans THE lycée scientifique de Nantes. Ça voulait dire internat au vu de la distance entre chez nous et la ville (à l’époque).
    Sauf qu’à 15 ans on est un peu sans discernement et quand on se trouve lâché à l’internat, sans trop de surveillance si ce n’est les contraintes horaires et qu’on a un ordi portable et le WIFI, devenir gameur nocturne est trèèèès tentant. Alors il s’est bien éclaté sur WOW, a monté un serveur de jeux en ligne avec des potes, il gagnait même un peu de sous en revendant ses armes et autres trophées de jeux (en fait, je m’en suis aperçue le jour où j’ai vu arriver de l’argent sur mon compte paypal… le jeune homme étant mineur et n’ayant pas de compte avait donné mon adresse pour percevoir ses gains « Non mais Maman tu comprends, j’ai vendu une épée super rare ! ») et même en bon geek s’est intéressé à des tas de choses diverses et variées (Il minait du bitcoin ! Je suis tombée sur le cul quand il m’a dit ça le mois dernier).
    Mais tout ceci à eu quelques conséquences sur sa scolarité… du coup il a fait une seconde très moyenne, est passé en 1e S-SI de justesse et a fait une première moyenne itou.
    Quand on a dansé, il faut payer les violons…

    En fin de première, il a eu l’intelligence d’écouter mes arguments et de… demander à redoubler ! Ça s’est révélé payant.
    En fait, le connaissant, je le voyais bien finir en école d’ingé, mais pas après une prépa, je savais que ce qui lui conviendrait serait plutôt la filière technologique puis une école d’ingé. Sauf que les DUT prennent sur dossier et demandent entre autres les bulletins de première et de terminale.
    J’ai réussi à le convaincre de faire un choix stratégique et de redoubler sa première plutôt que de se retrouver le bec dans l’eau sur APB en n’étant pris dans aucun DUT au vu de ses bulletins moyens de première et de ses bulletins prévisiblement moyens de terminale. Et il a eu la sagesse de comprendre mes arguments, de suivre mon conseil.
    Résultat, il redoublé au grand étonnement de ses profs qui l’ont retrouvé à la rentrée suivante, a fait une bonne 2eme première, puis une bonne terminale, a eu son bac avec mention et a fait partie des 8% pris dans son premier choix de DUT.
    L’an prochain, il devrait (si tout va bien et qu’il est pris), faire un bachelor mechanical engineer à Edimbourg et revenir avec un DUETI reconnu en France pour pouvoir intégrer une école d’ingé. Ou bien voyager un an puis bosser.

    J’ai l’impression que parfois, il faut ruser avec la sélection de fin de lycée et être stratège en amont pour pouvoir maximiser ses chances.

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    • Coline a dit…

      En effet, bonnes stratégie, malheureusement pas toujours possible.
      Car il faut savoir que ces f… appréciation des bulletins de lycées sont les premers filtres qui t’écartent systématiquement de certains cursus, même à 21 ans, c’est à dire 4 ans plus tard. Je trouve ça injuste et ridicule car entre un lycéen un peu couillon et un jeune qui a roulé sa bosse, il y a un monde de maturité. Mais non, faut entrer les bulletins qui vont te faire passer en queue de peloton.

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    • ciloulachenille a dit…

      Une « stratégie » pas mal pratiquée dans le lycée privé assez élitiste de ma fille: passer dans le publique en 1ère pour avoir les notes et appréciations qui permettent de faire la différence en 1ère et Terminale…

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  85. Banane a dit…

    J’ai entre 7 et 14 ans pour me préparer. Mais je crois que ça ne sera pas de trop : j’en ai un qui veut être « auteur de livres », la 2ème hésite entre fermière et boulangère et le dernier « pompier pour pouvoir passer au feu rouge ».
    En attendant je me berce d’illusions en espérant qu’ils vont garder une vraie vocation et qu’on « n’aura plus » qu’à les accompagner sur leurs voies et pas à les aider à choisir…
    J’ai vu que ta grande s’inquiète pour le bac blanc. Je suppose qu’elle va quand même s’en sortir haut la main, non? 🙂

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    • Tachalili a dit…

      Suivant les jours, la mienne veut soit être souffleuse de verre, soit artiste de cirque. Et elle a aussi parlé fut un temps d’avoir une ferme avec des chèvres 🙂

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      • Banane a dit…

        🙂
        J’aime l’idée qu’ils aient des envies. Même si elles nous paraissent complètement déconnectées de toute réalité quotidienne.

        Répondre
        • Tachalili a dit…

          Et je suis d’accord avec toi #subjectiveinside
          Et j’espère tellement qu’elle gardera ces rêves. Nous avons eu la chance de visiter la manufacture de Baccarat et nous avons pu parlé à un artisan verrier meilleur ouvrier de France. Et ils nous a expliqué que oui il y avait des femmes souffleuses de verre. Franchement, je trouve qu’on met la pression aux enfants tellement tôt… Et les parents se la mettent encore plus tôt. Nous avons été invités à une réunion sur la 6ème alors que ma fille n’est qu’en CE2. C’est déprimant. Surtout quand on voit nos « amis » du MEDEF pour qui, en gros, l’Education Nationale est là pour former leurs futurs employés. Je déprime

          Répondre
  86. Ella a dit…

    N’ayant pas d’enfant, je n’avais aucune idée de ce nouveau système d’orientation post bac, mais surtout je ne peux que m’indigner qu’on fasse faire des CV et lettres de motivation à des gamins qui n’ont probablement aucune idée de ce qu’ils veulent faire dans la vie… La start-up nation est bien là.
    Je n’ai commencé à savoir ce qui me plairait qu’à 21 ans après ma licence, et j’aurais franchement aimé avoir plus d’aide à l’orientation. Et sinon, pourquoi on ne pourrait pas imaginer un système à l’américaine, où l’on choisit des matières selon ses intérêts et non le potentiel métier à la clé ?

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  87. Anne So Catherine a dit…

    Durant les mois précédant les dernières présidentielles je m’en suis pris absolument plein la gu**** en cherchant à alerter famille, amis, connaissances sur les dangers qu’il y avait à voter Macron, Ça a été parfois assez violent, pourtant les arguments que je développais se sont tous vérifiés depuis. J’avais entre autre averti que si le banquier était élu la France serait gouvernée et gérée TO-TA-LE-MENT par les hauts fonctionnaires des Cabinets ministériels exactement comme à l’époque de Pompidou. Certains déjà en poste avant cette élection – avec qui j’ai bossé dans le passé – ont commencé de se frotter les mains dès le début de la campagne présidentielle et ils avaient bien raison: nommés dès l’élection aux postes clé. Pourquoi ? Parce qu’une majorité de ministres LREM issus pour beaucoup de la société civile étaient du fait de leur inexpérience, inaptes à choisir les membres de leurs Cabinets. A ceci s’ajoute la toute-puissance des lobbys qui encore et toujours entourent et conseillent Macron, véritable cas d’école car jamais dans l’histoire de la 5ème République les lobbys n’ont été aussi présent que dans un gouvernement. Pourtant la France semble être en état de sidération : y a pas grand-chose qui bouge, le banquier a donc un boulevard devant lui, et nous nos yeux pour pleurer.

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    • Reine a dit…

      Ce serait bien si les gens allaient signifier leur mécontentement le 22 mars , en allant battre le pavé avec la fonction publique, les cheminots…..

      Répondre
      • Anne So Catherine a dit…

        @ Reine: et oui. Je vais m’organiser et j’y serai mais il faudrait qu’on soit nombreux nombreux nombreux…c’est quand même assez désespérant de constater que les Français ne se rendent – semble t’il- pas du tout compte que les mesures actuellement prises ne sont que l’amorce d’une volonté tendant à aller droit vers une société ultra libérale : c’est ça qu’on veut? Pas possible d’accepter ça, ne serait ce que pour nos enfants.

        Répondre
  88. paris a dit…

    Au final, je pense qu’APB était un sombre bordel, déjà extrêmement sélectif sur certaines formations (genre bi-licences à Paris) et qu’il fallait revoir le système. Ce nouveau système est forcément beaucoup plus compliqué puisqu’il est censé prendre en compte les capacités de chacun à accéder à une formation (le fils d’une copine s’était inscrit en médecine en sortant de Term ES<- échec total, forcément). Maintenant, je pense que le plus simple pour Macron aurait été de faire comme ses prédécesseurs = RIEN. On peut se demander pourquoi il s'est lancé dans cette galère.

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  89. Marie a dit…

    Il y a déjà eu plein de réponse et des réponses de profs de fac donc j’ajoute juste ma voix d’enseignante (non titulaire) en sociologie dans une fac de la petite couronne.

    Quand je lis « la seule différence c’est qu’on ne pourra pas protester parce qu’on aura été prévenus. » franchement je t’assure qu’avec nos moyens on se mobilise. On est décontenancés par la violence de cette réforme et on fait comme on peut.
    On se bat avec les outils du gouvernement qui met en place des réformes avant qu’elles soient votées.
    Nous on a décidé de ne pas fixer d’attendus particuliers.
    On ne pourra raisonnablement pas faire ce travail de sélection et on prendra le critère local pour ne pas concurrencer entre établissements d’une même région.

    C’est une réforme tellement injuste. On a clairement besoin de plus de moyens. Celles et ceux qui sont déjà le moins dotés en capital culturel et social pour se dépatouiller dans ce système, avoir des lettres de motivations qui collent au milieu, vont être encore le plus exclus.

    Après il faut relire Bourdieu sur l’école conservatrice pour voir que les classes pop étaient déjà exclues au fur et à mesure. Mais là encore ce n’est pas cette réforme qui va les soutenir.

    Bon courage.

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    • Caroline a dit…

      encore une fois ma phrase est maladroite et n’avait absolument pas pour objet de stigmatiser les profs de fac, plutôt l’Unef à vrai dire, qui est tellement empêtrée dans ses scandales sexuels et dans une lutte intestine entre pro-mélenchon et pro-PS qu’elle n’est pas au rendez-vous. Mais je vois fleurir en effet des communiqués d’universités qui annoncent qu’elles ne classeront pas les dossiers. Merci pour ce commentaire en tous cas !

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  90. paul a dit…

    Je suis moi-même enseignement chercheur dans une grande fac parisienne et ai une fille en terminale, donc qui doit suivre la procédure Parcoursup. Heureusement que je suis là pour l’aider à faire ses lettres de motivation. Je plains les élèves qui n’ont pas des parants derrière pour les aider….
    Ceci étant dit, dans mon UFR, le SNESUP a opté pour la position, irresponsable à mon avis, de refuser de participer au tri des candidatures. Je m’explique.
    Si on se réfère au nombre de voeux sur APB l’année dernière, on risque d’avoir cette année 3000 demandes pour 500 places… L’année dernière, comme les voeux étaient hiérarchisés, l’algorithme APB faisait automatiquement le travail de tri et, au final, toutes les demandes ont été satisfaites sans qu’il y ai été nécessaire de faire des commissions. Mais cette, année, les voeux ne sont PLUS hiérarchisés. DONC, cela veut dire que TOUS les voeux devraient être examinés, car il faudra bien, au final, ne retenir que 500 étudiants sur les 3000 demandes…. Si aucun collègue ne veut participer à des commissions pour examiner ces voeux, comment va t-on faire ???? Un tirage au sort aléatoire ? Retenir que les 500 premiers dossiers arrivés ? Un tri par ordre alphabétique ??? A cela, le SNESUP ne répond absolument pas…
    Il y a urgence. On nous impose une réforme sans nous donner les moyens de l’appliquer (mais cela fait 20 ans que cela dure), mais la réponse n’est surement pas de se braquer et de refuser de faire quoique ce soit… Car au final, ce sont les lycéens actuels qui vont en pâtir…Que penseront ils quand il apprendrons que dans les UFR ou une majorité d’EC ont refusé de participer à des commissions, ils ont été sélectionnés de manière totalement arbitraire ??
    Bref, Parcoursup instaure une sélection, cela est clair, mais au lieu d’essayer d’en limiter les dégâts en participant à des commissions, qui au moins sélectionneraient les étudiants sur des critères définis et pas trop subjectifs (notes, appréciations, projets), la position syndicale de refus du SNESUP va aboutir à rendre cette sélection totalementt arbitraire et inique.

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    • Caroline a dit…

      merci de cette précision, j’avoue avoir dans un premier temps applaudi les facs annonçant qu’elles n’examineraient pas les dossiers, puis réfléchi deux secondes et être arrivée à la même conclusion que la vôtre: mais alors, comment les affectations seront-elles faites ? Je prédis un carnage…

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  91. Vida a dit…

    Alors certes les propos d’Anne sont agressifs et pleins d’aigreur mais là où elle a raison, c’est comment s’étonner aujourd’hui ? J’ai voté Mélenchon et même pas honte … L’homme peut déplaire mais son programme est aux antipodes de ce qui nous est proposé aujourd’hui, que dis-je imposé … Avec lui, il n’y aurait pas eu volonté délibérée de prendre aux pauvres pr donner aux riches (et pas qu’un peu avec Macron !), pas de casse des statuts et des services publics, pas de réforme de l’université avec unique but la sélection et la manne offerte au privé, pas de migrants délibérément gazés… Sinon, pour mettre tout le monde d’accord : fiston me dit qu’on a jusqu’au 31 pour ajouter cv et lettres de motivation… Ok ou encore une fois il est à assommer ?

    Répondre
  92. Natacha M. (@DMDoublemum) a dit…

    Jusqu’au 13 pour saisir les vœux et jusqu’au 31 pour les finaliser (lettres + CV + confirmation finale [A NE PAS OUBLIER] dès que les bulletins ont été rentrés par l’établissement automatiquement ou par vous manuellement).

    Répondre
  93. Vida a dit…

    Et un dernier mot pour conclure… Les médias … Tu leur fais encore confiance ? Nous serions donc réellement informés ? Je ne compte plus toutes les manipulations auxquelles nous assistons et toutes les courbettes plus ou moins évidentes à ceux à qui il ne faut pas déplaire, non ce n’est pas de la propagande, ni de la censure mais il faut gagner sa croûte, comme avoir son bac… et plus insidieusement, le droit de penser autrement, de regarder sous un autre angle, hors formatage du cadre existant est-il encore permis… Sur qqch de somme toute assez anecdotique, j’ai trouvé excellent l’article de Gérard Miller sur la façon dont sa parole avait été pervertie au profit de la seule Vérité possible et de la vente, avec à l’appui une identification des procédés utilisés par la journaliste (mise en scène, dramatisation, clichés, implicite…), si tu permets je mets le lien https://www.lemediatv.fr/articles/un-troublant-exercice-de-style, bonne nuit !

    Répondre
  94. Vida a dit…

    A vrai dire, j’ai très peu regardé, mais pour moi, ils ont le mérite de vouloir proposer un autre accès à l’info, partisan sans doute mais là pour le coup, avec un financement libre de toute pression, et Miller, on est d’accord, il a fait son temps mais son article est intéressant avec le champ/contrechamp de l’événement ré-écrit par le journaliste pour le faire entrer dans les bonnes cases…

    Répondre
  95. Pékazed a dit…

    Bonjour !
    Merci pour le fou-rire à la lecture de votre « billet d’humeur » !!
    Mon fils a choisi depuis longtemps une école d’informatique qui n’est pas dans Parcoursup. Il est d’ores et déjà reçu et a fait son dossier d’inscription MAIS, sa prof principale nous a instamment demandé de faire l’inscription sur Parcoursup ???? Devant son insistance (et parce qu’elle est tellement sympa), nous avons inscrit mon fils dans une école d’ingénieur informatique, avons payé les 85 euros d’inscriptions et avons arrêté là car je n’ai pas bien pigé l’intérêt de la chose….
    Ce matin, rebelote, elle remet ça ! Mon fils doit choisir plus d’écoles……………….. Heu oui Micheline mais il est déjà inscrit dans l’école de ses rêves, c’est acté, validé et tout et tout !! Il ne lui reste « qu’à avoir son bac » (et donc à se mettre à taffer un peu hein….. mais ça, c’est un autre sujet…)
    Je dois être un tantinet noeunoeud, mais j’ai pas tout compris……………..

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  96. Goutdefood a dit…

    Espérons qu’au moins avec Parcours Sup il y aura moins d’écueils que APB l’an passé. Combien d’enfants ont démarré les épreuves du BAC en étant refusés partout, même avec un très bon dossier, même avec des soi-disant pastilles vertes avec dossier de motivation où ils étaient acceptés sur le principe. La CPE au téléphone avant les épreuves : « ne vous inquiétez pas c’est un problème national, il aura bien une place quelque part ». Pour avoir pratiqué APB, la sélection à l’entrée des universités existaient bel et bien : habiter le bon quartier (ouf nous étions parisiens!), des tirages au sort… Au final : comment untel ou unetelle n’ont été pris nulle part, ce n’est pas possible !
    C’est lamentable que les politiques n’aient pas anticipé le fameux boom des natalités de 2000. Parent d’élève, les proviseurs sonnaient l’alerte depuis belle lurette.
    Mais je te rassure : l’année post-bac est encore une belle partie de plaisir : il y a un tel précipice entre le lycée et les formations, universités ou prépa, on rigole bien tout en s’arrachant les cheveux de parent.

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  97. Adolfo a dit…

    Je me souvient du temps où Internet n’existait pas (ni d’ailleurs le Minitel). Temps où les dossiers de candidatures étaient à demander par La POSTE ! Où j’ai du faire 300km alors que je n’avais pas les moyens… pour passer un concours (et le seul que j’ai passé !).
    Alors que pour ma première tout c’est fait par Internet (grâce à APB d’ailleurs) avec 4 concours à 16 écoles d’ingénieurs et 39 vœux en tout…
    Je me souvient de l’époque (1984) où le taux de réussite au bac C (l’ancêtre du S) était de xx%, et ou la proportion de bac Général était de 20% (oui vous avez bien lu, aujourd’hui 40%) . Temps ou seulement 29% réussissaient un bac mais trouvait du boulot alors qu’aujourd’hui 87% le réussisse mais ne trouvent plus de boulot… oui je crois que la sélectivité est nécessaire : c’est la règle fondamentale de la vie, celle qui nous nous a permis de progresser depuis une cellule à ce que nous sommes aujourd’hui. Le nier est étrange….
    Bon courage à toutes et à tous pour PARCOURSSUP !

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  98. Chloe a dit…

    Je trouve cruel de lire que les syndicats ne se bougent pas
    Mon frère est étudiant à Bordeaux, ils bloquent actuellement la fac, en occupant un amphi
    La réponse du président d’université: il leur a envoyé des CRS DANS l’amphi. Il y a eu plusieurs blessés, dont des états très graves.
    Alors c’est plutot le silence des journalistes et des politiques qu’il faut dénoncer
    On est quand même dans un pays où, maintenant, on peut crever assassiné par des flics juste en occupant pacifiquement un amphi, où on amène la jeunesse vers un merdier certain -et ce n’est pas prêt de s’arranger…

    Bref, bon courage pour les jumeaux, et bonne chance ! on croise les doigts

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  99. Jane B. Root a dit…

    PP de terminale (mémé en écriture inclusive donc) je me réveille la nuit en nage en hurlant : « les fiches Avenir, les fiches Avenir ! » Mon mari me demande « qui doit venir ? A cette heure là personne ne va venir ». Puis il se rendort, lui.

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  100. emmanuelle a dit…

    J’ai vécu la terrible épreuve d’APB l’année dernière et on a fini par y arriver malgré les embûches ( et j’aurais pu raconter plusieurs lignes de votre post sur le sujet). Mes conseils: se renseigner sur les filières, les études (onisep, l’Etudiant, les salons…), aider ses enfants lycéens à réfléchir sur leurs envies et leurs possibles traductions en « études » et « métiers », quitte à leur offrir un petit bilan bien ciblé avec une personne compétente, qui chez nous a eu un effet incroyablement positif, concret et « libératoire ». Ce sujet a bcp occupé les conversations familiales et agacé les plus jeunes non concernés, mais finalement c’est qd même super intéressant d’en parler, d’essayer d’anticiper. On peut regretter l’insouciance de l’accès aux études de notre époque mais les études/métiers/parcours professionels/carrières ont changé. J’espère que la réforme qui se prépare permettra d’adapter le lycée au futur professionnel.

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  101. Bea a dit…

    Et quand tes enfants choisissent des formations qui ne rentrent pas dans APB/Parcours sup. .. genre, l’Art, tu pleures ! Ma 3eme fille est danseuse, formée en conservatoire et bac spécifique … aucune formations pour elle dans Parcours sup ! Alors on met des trucs un peu au pif … puisque c’est obligatoire de faire des choix … Et pour le reste bah demerdensiesich ! Nous ne la lachons pas dans ses choix atypiques, même si elle devra peut être se réorienter si ça ne marche pas, nous lui disons toujours, vas y, fonce, on peut se former à tout âge. .. Mais derrière cette façade on flippe grave
    Notre 2eme fille c’était pas mieux, graphiste, ça ne rentre pas dans les cases … mais on a réussi à s’en tirer en mettant n’importe quoi sur APB et en s’inscrivant dans une école privée qui nous a coûté un bras. Elle a terminé et trouvé un remplacement dans le métier. ..
    Notre aînée c’était le début d’APB et elle ne voulait faire QUE médecine, du coup elle avait aussi mis des choix bidons. .. en criant haut et fort que de toute façon elle ne ferait rien d’autre ! Elle commence son internat.
    Bref tout ça pour dire que je compatis avec vous toutes ! Vraiment !
    Et je rejoins certains commentaires quand à la sélection par l’argent. .. mais aussi par le niveau social et intellectuel des parents …. C’est clair que l’égalité des chances c’est une grosse supercherie !

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  102. Agnès a dit…

    Tout est dit !! et avec un style que j’adore; merci pour cette petite parenthèse on se sent moins seule! et encore si j’ose dire vous avez peut être échappé à l’enfer de l’ouverture du dossier Crous parce que vous avez déjà un enfant en étude sup, que vous ne pouvez pas ouvrir un deuxième dossier avec la même adresse mail, que vous donnez une deuxième adresse mail, qu au bout de 10 mails on vous ouvre (enfin) un dossier mais (c’est ballot)sur un homonyme (donc votre fille n’a toujours pas de dossier et l’homonyme ne doit plus pouvoir accéder au sien) tout ça pour vous rendre compte après arrachage de cheveux que le problème doit résider dans le fait que votre future bachelière a un numéro INE (le fameux) identique à celui de son grand frère! (va t elle même pouvoir passer son bac?)et comme dirait son père on a pas le cul sorti des ronces surtout qu’ il n’existe aucune numéro de téléphone surtout pas les gens pourrait avoir envie (ou besoin?) de se renseigner!!

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  103. 77zéro884 a dit…

    Dans cette affaire,à l’évidence,le ministère macronien ne raconte que des craques et prend les futurs étudiants pour des gogos !C’est le grand n’importe quoi !

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