Va, vis et deviens…

C’est une période un peu particulière. Dans quelques jours mes grands auront 18 ans. Et dans quelques semaines, ils passeront leur bac. Et peut-être que l’un des deux, mon fils, emménagera en septembre dans une autre ville. Ou pas, cela dépendra de l’école qu’il aura choisie (ou de celle qui aura voulu de lui, pour l’instant évitons d’être présomptueux). Je devrais être pétrie d’angoisses et un peu triste, ça n’est jamais évident de laisser ses enfants s’envoler (quand bien même on sait qu’ils reviendront pour nous refiler leur linge sale). Pourtant, triste, je ne le suis pas vraiment. Inquiète pour eux, préoccupée à l’idée qu’ils ne fassent pas les bons choix, oui. Mais étrangement, également, assez sereine. Comme s’il ne faisait aucun doute qu’ils soient prêts. Prêts à se manger quelques murs, prêts à trébucher, mais aussi à se relever, à gravir quelques montagnes… sans moi.

Etonnamment, après s’être un peu éloignés l’un de l’autre, chacun gardant jalousement ses amis pour soi, depuis un petit moment, ils se retrouvent, sortent ensemble, mélangent les copains, passent à nouveau du temps à parler jusqu’à point d’heure. Parfois pour s’écharper, bien sûr, mais moins souvent qu’avant. Comme si à l’aune de cette nouvelle vie, ils se rassuraient en vérifiant la solidité de ce lien si particulier.

Hier, alors que je sortais de mon côté et que le churros et Rose s’étaient réfugiés devant un film, ils ont invité leur bande pour un barbecue dans le jardin. Lorsque je suis partie, il y avait de la musique, une odeur de saucisse grillée, quelques bières décapsulées. Cela aurait pu être une de ces soirées qu’on organise nous, mais c’était la leur. Je ne saurais expliquer pourquoi, mais ça m’a remplie de joie, qu’ils aient hérité de notre goût pour ça, pour ces apéros qui s’éternisent, pour ces pas de danse qu’on esquisse entre deux verres que l’on sert.

Comme un passage de relais en douceur, ou plutôt une transmission qui ne nous ôte rien mais qui leur permet, à eux, d’inventer leurs propres traditions tout en s’inspirant des nôtres. Je me suis dit que tout allait bien se passer, pour eux et pour nous. Que c’était ça, « l’ordre des choses » en somme…

 

80 comments sur “Va, vis et deviens…”

  1. HeLN a dit…

    Bravo pour cette sérénité et ce recul ! Moi quand je dis que je suis heureuse de voir mon aînée grandir et peut être quitter le foyer familial d’ici 3 ans, les gens ont l’air parfois outrés !! Mais c’est exactement l’ordre des choses ! Je souhaite qu’il pousse des ailes à mes enfants ! Bise et merci pour ce billet joli !

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  2. Nathalie a dit…

    Ho que oui c’est beau de les voir devenir eux, sans copier les parents, faire leur propre expérience et franchement j’adore ce que sont devenus mes deux premiers, pour la troisième c’est en cours et pour le quatrième j’ai un peu de temps devant moi. Ou pas, ça on ne sait jamais vraiment. Belle journée ensoleillée à tout ce joli monde!

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  3. zaza a dit…

    Qu’il est doux et serein ce post… Ils seront heureux et forts de cet héritage de partage des moments de joie, de ces petits bonheurs dans les retrouvailles entre copains, comme tu dis ces apéros interminables qui nous construisent… oui ils seront de belles personnes car ils ont cette beauté de l’âme en héritage

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  4. Zazimutine a dit…

    Bonjour,
    Ce billet me touche particulièrement parce que j’avais moi aussi, dans un billet, utilisé le titre de ce film magnifique pour parler des petites victoires quotidiennes de mes filles vers l’émancipation et l’autonomie. J’ai encore une toute petite dizaine d’années avant qu’elles ne quittent le nid mais, cette idée de les laisser s’envoler sans tristesse, en tout cas sans amertume, parce que « c’est dans l’ordre des choses » et même dans le contrat de départ, me touche énormément.
    Bonne journée.

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  5. DOMINIQUE a dit…

    Ils réalisent -consciemment ou non- que ça y est, ils quittent l’enfance.
    Tu leur as donné tout le bagage qu’il faut pour affronter la vie sans toi (sauf pour le linge sale). Je ne m’inquièterais juste pour une chose : comment ton fils vous donnera-t-il de ses nouvelles ? J’imagine que l’adage « pas de nouvelles bonnes nouvelles » va prendre tout son sens pour vous…

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  6. luna a dit…

    quel beau billet. Tu me touches. Je n’ai pas eu cette transmission, et je ne pourrais pas le transmettre à ma fille. Fille unique, parents séparés. Je sais qu’autre chose lui sera transmis. Mais cette douceur, ce lien frère soeur, votre famille. Wahou.
    Des bises

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  7. les petits pieds a dit…

    Qunil touchant et doux ce billet. Oui, c’est dans l’ordre des choses. Pour moi, l’éducation de mes enfants a deux buts : en faire des gens bien et des gens autonomes,et si en plus je pouvais leur transmettre le goût des bonnes choses de la vie, comme pour les tiens, alors je serai tellement fière et seraine comme toi ! on a encore une quinzaine d’années devant nous! belle journée tous.

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  8. nostrovia a dit…

    va savoir pourquoi , la larme me monte à l’oeil en lisant ton billet , tu évoques la gaieté et la sérénité de ces moments de passages et pourtant c’est la mélancolie qui s’exprime chez moi ce matin . Belle douce et chaude journée .

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    • nostrovia a dit…

      Ah oui je sais , c’est l’effet toy story 3 !
      Même émotion dans le ciné avec mon fils de 5 ans à l’époque qui comprenait pas bien pourquoi j’ai passé la moitié du film à sangloter dans mon mouchoir !!

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  9. Emeline a dit…

    Ton article me touche… je ne sais pas bien pourquoi car mon fils a 6 ans (!!) mais je trouve ça beau Oui ce que tu partages et vis avec eux c’est vraiment chouette J’aime la transmission, la confiance que tu as en eux. Je trouve qu’offrir la liberté est le plus beau des cadeaux Bravo ! Ca doit être rassurant de t’avoir comme maman <3

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  10. Frédérique a dit…

    Ton billet me fait penser à cette chanson de Grand Corps Malade qui s’appelle Pocahontas et qui décrit si bien cette vie de parents qui passe en un éclair. Elle me met systématiquement la larme à l’oeil, mais c’est parce que 1) je suis sensiiiible 2)elle raconte des choses très vraies. Juste un extrait :
    « Il nous restera ça je l’espère, ce sentiment essentiel
    De les avoir bien préparé à cet immense bordel
    Il nous restera ça j’en suis sur, cette indicible joie
    De les voir courageux, bien épanouis dans leurs choix »

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  11. Mouette a dit…

    Oh mon Dieu… J’étais dans la même situation que toi il y a un an… Avec le même état d’esprit… Une grande fille prête à s’envoler. Qui s’est envolée, et poursuit son chemin. Et puis un grand coup de déprime cet hiver (oui, je sais, quel hiver) et avec mon « quelqu’un », j’ai mis en lumière il y a quelques semaines seulement que c’était CA.
    Oui, je suis sereine pour elle, oui je suis fière d’elle, oui, la vie continue. MAIS passer dans la catégorie « mère d’adulte » c’est sacrément difficile pour moi. Je dois faire le deuil de la « toute puissance » de la mère protectrice sacralisée qui, ma foi, était rassurant. C’est le seul rôle que l’on ne remet jamais en question.
    je n’ai qu’un conseil, mais je crois que tu es sacrément plus avancée que la plupart d’entre nous sur la question : il faut se réinventer une fois qu’ils partent. Comme faire un grand nettoyage après une belle fête, remettre des fleurs fraîches, changer les tapis, ouvrir un nouveau chapitre. Pas si évident.
    Bon courage pour les quelques mois qui viennent où les « parents » jouent une dernière fois leur rôle « logistique »… Ah cette virée chez Ikéa pour acheter les premières assiettes…

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    • chrystelle a dit…

      Tellement juste ce que vous dites Mouette. J’ai ressenti exactement la même chose au départ de notre fille. Et pourtant je suis tellement fière de ce qu’elle est devenue.

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    • Caroline a dit…

      Je ne suis pas à l’abri non plus d’un coup de mou en octobre, j’en suis bien consciente ! Après, j’ai la chance je crois d’avoir encore une « petite », donc j’ai un pied sur chaque rive. Mais c’est un cap, c’est certain. J’ai aussi la chance j’imagine d’être dans un moment assez important de ma vie professionnelle, du coup je ne ressens pas pour l’instant de « vide » (d’autant qu’ils sont encore bien là ;-))

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    • Gwen35 a dit…

      C’est parfois plus facile à envisager qu’à vivre, Mouette, tu as raison…notre 3ème s’est envolé en septembre dernier, et malgré la fierté, le bonheur de les voir s’épanouir dans leurs voies, et il faut bien l’avouer, une sorte de soulagement lié au « repos, le boulot est fait », il y a des jours sans, où l’absence retourne le coeur. Parfois, je regarde en arrière en me disant qu’on a fait du bon boulot avec leur père, que c’est bon de souffler et de se retrouver à deux, de savourer le calme et de prendre notre temps. Et puis parfois, la maison est trop grande, vide, il reste l’impression que le meilleur est derrière nous, et vite, je vais flairer ce qu’il reste de leur odeur dans les chambres vides…c’est bon d’être maman, c’est douloureux parfois. Puis ils reviennent, leurs rires fusent de partout, je les regarde se taquiner, se soutenir, (ça se renforce, cette complicité quand elle n’est plus quotidienne !), ils parlent de leur enfance avec nostalgie et joie…ça fait une grosse brassée de Chaudoudoux !

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      • Banane a dit…

        Nous avons encore quelques années devant nous, mais c’est bien de vous lire pour se rappeler d’en profiter quand parfois la coupe est pleine, pour ne pas se dire « ah si… » après. 🙂
        Je suis déjà assez surprise de la virulence de l’étape actuelle : les naissances me laissent de marbre, avec même un petit côté « compassion », moi qui pensais que cette porte ne se refermerait jamais il y a 3-4 ans. Je ne suis définitivement pas prête pour « le grand vide », mais je voudrais pouvoir m’en rappeler les soirs (c’est surtout le soir, non?) où ils me sortent un peu par les yeux.
        Merci, donc.

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  12. Mireille a dit…

    Bonjour, ton bille me parle même si ma grande n’a QUE 17 ans, je me prépare tout doucement à l’année prochaine, je la regarde tracer sa route et je suis fière d’elle, de l’adulte qu’elle est déjà, de l’enfant qu’elle reste parfois et je suis rassurée (enfin relativement parce que maman je suis, inquiète je resterai) de voir que j’ai réussi à lui donner les armes pour qu’elle fasse ses choix et qu’elle se relève quand il lui arrivera de tomber. J’espère que ce sera aussi le cas pour ma petite plus si petite. Bonne journée ensoleillée.

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  13. Val Lao sur la Colline a dit…

    Notre cadette a eu 18 ans le mois dernier mais son bac l’an dernier et je me rappelle très bien de cette sensation que j’ai connue d’abord pour l’aînée puis elle.
    Finalement, chacun était prêt : elles et nous.
    Les nôtres sont parties de la maison, nous vivons à la campagne alors chacune a son appartement dans une ville universitaire. Elles sont heureuses dans leurs études et leur vie alors moi aussi je me sens pleine de cette sérénité que tu décris. C’est un doux sentiment.

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  14. O. a dit…

    Oui un billet touchant comme tu en as le secret sur ces instants de vie dans « l’ordre des choses ». Cette confiance (malgré l’ombre d’inquiétude) en ce que vous leur avez transmis ton Churros et toi, cette confiance en eux, et en la vie aussi, malgré tout. Mais la larmiche ne passera pas par moi, non non et NON. 🙂

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  15. sirius a dit…

    Cette photo de ton fils me fait penser au mien (19 ans) qui commence un peu à cuisiner – pour lui ou pour nous, parfois ! Quand il a envie de faire des burgers maison par exemple (pour échapper aux légumes). Il cuisine… portable en main, un oeil sur le téléphone, l’autre sur la poêle… Est-ce que ton fils n’est pas en train de faire la même chose ?

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  16. olympe a dit…

    Merci, ce texte agit comme un onguent sur ma tristesse…mon aînée qui aura 18 ans en juin est déjà partie depuis 1 ans de la maison, ma cadette de 16 ans et demi passe son bac et va sûrement quitter elle aussi nos pénates, en tout cas c’est son voeu le plus cher. Ma dernière de 13 ans restera avec moi encore quelques temps mais que c’est passé si vite ! Je suis fière de leur vitalité, heureuse de les voir tracer leur chemin avec cet appétit de découvrir et expérimenter et je vais enfin commencer à retrouver du temps pour moi, avec moins de logistique et moins de conflits à gérer ! Mais leur enfance si proche, si lointaine, l’adolescence comme une fulgurance et leur début de vie de jeunes adultes autonomes si précoce…j’oscille chaque jour entre sérénité et nostalgie…

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    • Nomadic Bernique a dit…

      C’est exactement comme ça que j’imagine le départ de mon fils. Pourtant, il n’a que 10 ans, c’est loin ! Mais force est de constaté qu’à 10 ans déjà, je perçois l’ado qu’il est en train de devenir. Il oscille entre enfance et pré-adolescence, autant mentalement que physiquement. Et je sens aussi mon coeur de maman qui voudrait le retenir dans l’ enfance et ma raison qui m’ordonne de le laisser grandir.
      Mais surtout, à 37 ans, j’ai l’impression que mes 18 ans à moi sont encore si proche ! Le bac, l’été de la liberté, les première assiette acheté avec ma mère, la vie étudiante et ses premiers ratés… c’était hier !
      Quand il sera l’heure pour mon fils de partir, j’essaierai de me souvenir, malgré tout l’amour que je portait à mes parents, combien j’étais heureuse de les quitter ! Sans ingratitude, juste une envie folle d’avoir un semblant d’indépendance, de me sentir enfin adulte.

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  17. Yza a dit…

    Quel beau billet – je comprends tellement ce sentiment de sérénité. Ma fille a quitté le nid en novembre dernier. Il y a quelques années une de mes amies m’avait décrit ce sentiment et je dois avouer qu’à l époque je n’avais pas trop compris. Je me projetais dans quelques années ma fille unique volant de ses propres ailes et le déchirement que cela pourrait représenter pour moi. Mon tour est venu et les choses ce sont faites d’elles-mêmes. J’ai bien eu un pincement au coeur en déménageant sa chambre en me disant que c’ était la fin d’une époque mais je me suis aussi souvenue de moi au même âge le bonheur d’être indépendante dans ma chambre d’étudiante. C’est dans l’ordre des choses. Elle passe rarement à l’appart même si elle n’est pas trop loin. De temps en temps je passe lui prendre son linge sale et lui apporter des courses. notre relation s’est modifiée naturellement. La ou nous pouvions avoir quelques frictions tout s’est apaisé. Nous nous téléphonons régulièrement, on discute de recettes de cuisine, de sa relation avec son amoureux, ses projets, de mon boulot, mes loisirs. c’est une relation maintenant jeune adulte et mère. La ou il a quelques années je pensais être triste je me rends compte que non la savoir heureuse et épanouie suffit à mon bonheur. CA me « nourrit ».

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  18. katy a dit…

    comme je vous envie, l’année dernière mon fils ( mon deuxième, le premier est toujours à la maison même si ses 22 ans approche et qu’il a un boulot , bref ) est parti pour une licence à la fac de nanterre vivre chez son père sur paris, nous sommes proche de reims.
    J’avais beau me dire qu’il n’était pas livrer à lui même comparé à d’autre, qu’il n’était pas loin, que vu les rapports assez conflictuels que l’on avaient ça nous ferait du bien à lui et à nous, rien a faire j’ai fait sans m’en rendre compte une crise d’angoisse en voiture avec pour résultat une impossibilité de la reprendre pendant plus d’un mois, jusqu’au jour où devant mon médecin je me suit effondré en découvrant que c’était CA le problème, résultat antidépresseur, car je me faisait gentille ment et surement une crise d’agoraphobie, moi qui ai toujours été très forte.
    Tout à été remis en cause mon devenir, que vais je faire quand ils partiront tous ( sachant que j’en ai 4 et encore deux au collège !!! ) on avait beau me dire que j’en avait encore à la maison, je n’y arrivait pas. Ce fut très très dur. Alors je vous envie que ça soit si léger car effectivement c’est dans l’ordre des choses.

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    • Smouik a dit…

      ce n’est pas parce que c’est dans l’ordre des choses que ce n’est pas difficile. Et parfois aussi pour eux…
      L’important c’est de ne pas minimiser l’impact que ça a sur soi (et qui ne sera jamais le même que celui ressenti sur le voisin) et pourquoi cet impact. Ces événements de vie, même heureux (tout comme un mariage, une naissance) sont souvent des révélateurs de plein d’autres choses. Et ça peut être une occasion de progresser sur soi 🙂

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  19. mardep a dit…

    les regarder grandir et s’envoler….encore un tout petit peu de temps pour moi, mais ca viendra vite. car tout passe en un éclair….
    Merci pour tes très jolis mots.
    Bon weekend !

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  20. L'Affreuse a dit…

    Oh que j’admire ta sérénité. C’est tellement joli ce que tu dis.
    Je devrais sans doute prendre exemple. Pour l’instant, j’en suis plutôt à vouloir me rouler en boule et à geindre sur le temps qui passe si vite et que « ça y est, c’est fini, je n’ai plus d’enfant »… alors qu’il va entrer en 6ème !… Rendez moi mon bébé !

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  21. Anne B. a dit…

    Alors là, ce billet, il me parle. Je me faisais exactement ce genre de réflexion en voyant les miens festoyer (dans mon jardin aussi) avec leurs amis/ies le we dernier. Je disais à une amie : « je pressens que toute cette clique fera de bons et beaux être humains ». Les tiens aussi, je n’en doute pas. Et déjà, rien que ça, ça donne du baume au coeur… (les miens ont 17 et 18 ans ; l’un va partir en septembre, l’autre 1 an après).

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  22. Laurie Archambault a dit…

    Caroline c’est très émouvant de te lire, le temps passe si vite… j’ai l’impression que c’était hier que je venais prendre soin de Rose, Lou et Marius qui déjà avaient chacun une passion bien affirmée. Lou une artiste en herbe, et Marius plus scientifique dans son approche aimant expérimenter et débattre. Rose toute petite et pipelette, elle aimait raconter quelques anecdotes de ses journées avec humour et mise en scène, un vrai spectacle ! En effet tout ce fait très tôt et se déroule, les pages se tournent… j’ai le sentiment qu’ils ont grandi avec leur singularité et une forme de liberté que vous leur avez offert le churros et toi 😉

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  23. Eva au Chocolat a dit…

    Je ne saurais dire pourquoi, mais cet article me mets les larmes aux yeux. Pourtant, mes trésors n’ont que 9 et 3,5 ans.
    Enfin si, au fond, je sais bien pourquoi…

    Un jour, alors que mon mari tenait notre première fille, agée de quelques semaines, dans ses bras, il m’a dit en la bouffant des yeux: « c’est fou, à partir du moment où on les met au monde, notre boulot c’est de les laisser partir… »
    Ce fut une révélation pour la maman pétrie d’angoisses (et noyée dans une dépression post partum terrible) que j’étais. Mon homme, par ces simples paroles, a remis bien des choses à leur place, et j’y pense très très souvent…

    Bises à vous tous.

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  24. Bérengère a dit…

    quelle sérénité ! ce que tu écris est très beau et ce billet restera dans la mémoire de ce blog ! à l’approche du bac, on repense aux billets du passé. … à l’inscription en 6eme….les voyages scolaires du collège. …il s’en est passe du temps ….et pourtant ça semble hier !

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  25. nati a dit…

    Un doux billet que j’ai pris le temps de lire, ça faisait longtemps… Oui, ils grandissent, ils sont, et je suis tellement heureuse qu’ils soient ! A leur âge ils sont davantage dans l’avoir que l’être, mais en même temps comme dirait Manu, ils sont à fond dedans ! Approchant de la cinquantaine, je me revois, invitée aux 50 ans de mon beau-père, jeune et belle, mais n’ayant aucune conscience de cela… Merci Caro, à bientôt j’espère pour une teuf de vieux !

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  26. ktrine a dit…

    Oh tout cela me parle terriblement…c’est effectivement dans l’ordre des choses mais qu’elle cataclysme dans le coeur d’une maman! Mon fils ainée est parti à la rentrée dernière suivre ses études à Paris (nous sommes de la région Centre). Tellement fière de son parcours scolaire exemplaire, son bac arts appliquées « haut la main » et sa réussite au concours à une des écoles d’arts « public » les plus prometteuse..oui, oui, tout cela est gratifiant dans notre coeur de parents…oui, oui mais son départ m’a pris au tripe (au cordon plutôt)!! sa chambre laissée quasi vide, son lit impeccable, plus de chaussettes qui jonchent le tour de son lit, ses cris de goret quand il jouait à ses jeux vidéos, ses « attend » quand je criais pour la centième fois « à table »…tout ces petits riens qui ne sont plus dans la maison. Et puis, on s’habitue, on s’y fait (presque!), on jubille de le voir revenir certains we (il revient 1 fois par mois mini) et au final on est super impatiente de revoir ce gros sac Easpack bourré de vieilles chaussettes crasseuses et autres réjouissances! mais le comble du bonheur (car oui il y en a un et c’est cela qu’il faut garder en mémoire et dans son coeur), c’est de le voir heureux, épanoui plus que nous l’aurions imaginé, débrouillard , sérieux, une relation d’adulte s’est installée et c’est tellement plaisant à voir…

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  27. Geneviève a dit…

    Très touchant ce billet…
    Chaque fois que tu évoques tes jumeaux, je pense aux miens qui ont eu 30 ans exactement la semaine dernière et qui (même si l’une est au Canada et l’autre en ce moment en Angleterre) se sont appelés… Leur lien est très fort et ils sont pourtant très indépendants; je dois dire que le lien avec leur frère aîné (33 ans) est très très fort aussi…
    Je suis assez fière de ce lien construit entre eux parce que je me dis (très modestement 😉 ) que j’y suis un peu pour quelque chose…

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  28. La semaine d'une gourmette a dit…

    Ah, c’est d’actualité pour moi, ça ! Mes deux fils (23 et bientôt 20 ans) sont partis en même temps, l’été passé, le premier pour aller vivre avec sa dulcinée et le deuxième pour aller faire de études très loin (en Suède). Sur le moment, les deux d’un coup, ça m’a fait un petit choc, c’est sûr. Mais je suis fière d’eux, et aussi un peu, je dois le dire, fière de nous pour avoir réussi le boulot (même si le boulot, c’est surtout eux qui l’ont fait – disons qu’on n’a rien gâché).
    C’est chouette de les voir s’épanouir, et puis c’est aussi chouette de nous retrouver tous les deux, les soirées et sorties en amoureux, les weekends en roue libre, les visites de musée à gogo…

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  29. Smouik a dit…

    « Il y a deux cadeaux que nous devrions offrir à nos enfants. Le premier : des racines, le second : des ailes ».
    Ils s’envolent et puis parfois, ils reviennent le temps d’un stage ou d’une année d’études. Pendant quelques temps, ça va et vient. Ce qui est fini en revanche, c’est l’enfance. Alors oui, une page se tourne…

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  30. Carole a dit…

    De ce billet il ne ressort que du positif, de l’apaisé, une forme de bonheur….. Entre ces lignes, je lis un peu le passage chez ton Quelqu’un…. à tort ?!
    En tout cas, c’est bien/reposant de voir la situation ainsi, quand d’autres mères sont tout à leur stress (souvent inutile) ou à leur chantage affectif pour les maintenir plus longtemps dans le nid (une amie de ma mère est ainsi: toxique….la cata pour les enfants)

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  31. mammouth a dit…

    Très joli billet, très doux et en même temps plein d’énergie, nouvelle et positive. Pour moi, ce sera dans trois ou quatre ans pour le premier. Mais quand tu as des jumeaux, en fait, c’est deux d’un coup qui partent, c’est peut-être plus rude.

    Depuis leur naissance, ma vie a tournée autour des enfants, de la maisonnée et de la famille. Par choix tout à fait volontaire. Mais je savais qu’il était important de me renouveler et de me retrouver. Alors je m’y prépare depuis quelques années en entamant tranquillement une nouvelle « carrière », alors que toutes mes copines rêvent de partir à la retraite ou le sont déjà. Oui, j’ai fait mes enfants sur le très tard. Ceci dit, j’appréhende quand même un peu le coup de mou ou de blues qui peut survenir quand j’y pense. Mais je n’anticipe pas trop sur ces émotions, ce n’est pas pour demain.

    Ce qui est bien pour le linge sale, c’est que c’est le Churros qui va s’y coller! :-)))

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  32. Karine G-s a dit…

    Ah là là les poussins qui quittent le dessous de nos ailes protectrices et qui nous laissent avec ce courant d’air froid là où auparavant ils se blottissaient, ils grandissent tellement vite !

    En fait, je suis en plein dedans et depuis quelques années puisque mon grand est parti en internat à l’âge de 15 ans et n’est jamais tout à fait revenu… sa vie était ailleurs, au lycée, à l’internat, mais plus « à la maison » (deux maisons en plus, chez-papa et chez-maman). Je n’en suis pas encore tout à fait guérie, de ces moments pas vécus, puisque moi sans espérer avoir mis au monde des Tanguy, je me disais qu’ils resteraient bien jusqu’à la fin de leurs études.

    Je ne sais pas si ça n’a pas inconsciemment joué dans le fait que j’ai mis au monde un « petit dernier pour la route » à l’âge vénérable de 41 printemps, histoire d’être sûre qu’il y en ait au moins un qui reste bien bien tardivement 😉

    Toujours est-il que mon grand s’envolera sans doute pour l’Ecosse l’année prochaine faire son bachelor. Ma grande qui pourtant pourrait rester at-home puisqu’elle fait ses études pas loin et qu’elle est autonome sur tes trajets car j’ai pris soin d’emménager l’année dernière dans une commune où passe le ter pour la GrandeVille et son université ne parle que de colocation avec sa team de copines sans avoir la moindre idée concrète de comment assumer loyer-et-charges de cette merveilleuse coloc-auberge-espagnole.
    Quant à mon Troize, qui va entrer en seconde, s’il est admis dans le lycée qu’il vise, le même que son frère aîné avant lui, j’espère qu’il ne sera pas interne. Contraitement à ce que prétend son père, ce n’est pas uniquement pour le garder dans mon giron, hein, mais son frangin dans ce même internat est devenu gamer professionnel nocturne et a appris des tas de choses passionnantes y compris à miner du bitcoin… mais sur le plan résultats scolaires, comment dire, y a eu comme un effet relâche. Je sais bien que ce n’est pas le même gamin, ni la même personnalité, mais je préfère anticiper.

    J’admire ta sérénité en fait. Moi je suis hyper nostalgique de l’époque où ils étaient hauts comme 3 pommes et où ils étaient persuadés qu’on vivrait toujours tous ensemble dans notre grande maison et super étonnés, voire même pas d’accord, quand on leur disait qu’un jour, ils partiraient 🙂

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  33. MarieP a dit…

    Chez moi le départ de mes aînées il y a 3 ans s est fait dans des circonstances familiales très spéciales et je n ai pas eu le temps de m apitoyer sur mon sort de maman qui laisse ses oisillons quitter le nid. Je n ai pas eu ce creux au ventre car au contraire j étais heureuse de les voir surmonter aussi bien le drame qui nous a touchés et d arriver à prendre leur envol toutes les 2. Aujourd’hui elles en sont à 2 ans d études sur les 3 prévues dans leur cursus. Er je les vois s épanouir et prendre leurs vies en main chacune à leur façon. L une déjà en couple depuis 4 ans et un peu. …planplan…..L autre qui repris une petite liberté après avoir quitté sa copine ( Je m étais faite huer ici i, y a un moment quand j avais osé dire que si elle était en couple avec une fille c est à cause de ce qu elle avait subi … et bien oui je vous le confirme car elle me l a dit elle même par la suite ce qui m avait rassurée. .. non je ne suis pas homophobe d avoir eu cette pensee…) bref elle a quitté sa copine car cela lui pesait . Par contre je pense que j aurai plus de mal avec leur petit frère de 12 ans, le moment venu var ‘nous vivons tous les 2 comme un « petit couple  » colles serres tous les 2 . Mais on verra bien en temps voulu

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  34. kath de Belgique a dit…

    Ce billet va faire partie de mon top 10 – il est joliment écrit et authentiquement illustré. Comme toi, j’ai les pieds sur deux rives. Mais un peu moins éloignées que les tiennes. Dimanche soir, l’enfant 1 et l’enfant 2 iront voir un match de foot ensemble, l’enfant 3 restera ici avec moi. Par contre demain soir l’enfant 2 et l’enfant 3 iront au cinéma à deux, et l’enfant 1 fera ce qu’il voudra (il ne vit plus ici) Mais je suis certaine de leur avoir transmis l’envie de voir leurs amis, de lire un livre, d’aller au foot, au musée, au concert, à Barcelone ou à Buenos Aires. Celle de chérir leurs amis, de prendre le dernier verre, d’allumer un barbecue en hiver, d’aller en bord de mer pour une demi-journée. De vivre le présent, en ayant toute confiance dans l’avenir.

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    • Gazou a dit…

      Je pense que je vais garder ton commentaire dans mon top 10 aussi ^^. Quel plaisir de lire des personnes qui formulent ce que je ne saurais dire moi-même !

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  35. Sandrine a dit…

    Comme tu sembles sereine .. comme je t’envie … mon ainé aura 18 ans en Mai et j’en suis triste.
    Alors, je sais on ne fait pas les enfants pour qu’ils restent avec nous mais on leur donne les « outils » pour vivre sans nous mais toutes ces années sont passées si vite j’ai l’impression de n’avoir profité de rien.
    Quel cadeau prévoir pour cet anniversaire de leur majorité ? J’aimerais trouver un truc qu’il puisse garder mais j’avoue manquer d’idées et d’enthousiasme aussi. Qu’as tu prévu si ce n’est pas indiscret, si c’est une surprise oublie mas question 🙂
    Bises

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  36. Mit’ a dit…

    Ils partent , certes , et notre coeur chavire…. moments de cafard…. oui
    Mais la bonne surprise c’est qu’ils reviennent ! …. plus libres , plus responsables… et les relations évoluent mais le lien reste ! Ne crains rien , ils auront encore et encore envie et besoin de toi , de vous ! Crois moi ce sera bien !

    Bise

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  37. Marieal a dit…

    Notre fille n’est pas encore arrivée que je me dis déjà que j’aimerai que ça se passe comme ça!
    Et la citation de Smouik sur les racines et les ailes prend vraiment tout son sens dans notre cas.

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  38. Blonde paresseuse a dit…

    Mon gosse a passé ses deux premières années post-bac à la maison, étudiant dans notre ville, puis il s’est envolé. Je suis passée au stade de « Maman d’adulte », comme dit plus haut, avec bonheur et nostalgie.
    Je trouve que lorsque les enfants grandissent, quand ils deviennent adultes, justement, nous ne sommes plus forcément faits pour vivre ensemble au quotidien. C’est dans l’ordre des choses qu’ils s’en aillent.

    Ensuite, je suis bien consciente que le fait de le savoir bien (dans ses études, dans sa nouvelle vie) est forcément un plus. Et aussi aussi que gérer les inévitables coups de mou à distance s’avère bien plus compliqué que lorsqu’on les a sous la main pour un câlin

    J’ai passé un cap, après presque deux ans de vie sans lui au quotidien : je dis désormais qu’il « vient » pour le weekend et non plus qu’il « rentre » pour le weekend. J’ai conscience que sa vie n’est plus avec nous et ne le sera probablement plus jamais.

    Notre relation a évolué, nous sommes désormais tous adultes, c’est bien aussi… et ça n’empêche pas les gros câlins à l’arrivée ou au départ. Il fait ses propres choix, il est heureux… que demander de plus ?

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    • So a dit…

      Tiens, c’est vrai ça, nous aussi, on ne ne dit plus Martin revient, mais juste Martin vient. L’an prochain, ils seront deux étudiants. Restent les trois petits. Nous sommes au milieu du gué en somme. C’est pour notre dernier que c’est le plus difficile, il est à l’âge où la famille au complet c’est hyper important.Et nous sommes touchés de voir comme les grands ont le souci de préserver ce lien fort avec leurs petits frères

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      • MarieP a dit…

        Oui c est vrai. Je constate ça moi aussi entre mon « petit « de 12 ans et ses grandes soeurs qui sont étudiantes. Ils se voient peu mais les liens sont très très fort.

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  39. Sandrine de Lyon a dit…

    Que de changements à venir… mais ainsi va la vie

    Je suis en train de vivre la même chose : une école (probablement) loin de Lyon (mais prés de chez vous!), des soirées BBQ improvisées avec les amis, les 4 jours en Ardèche pendant les vacances où nous louons avec nos amis depuis des années mais sans nous, les entretiens de ParcoursSup, la conduite depuis 1 semaine, le bac bientôt… bref une sorte de transition mais je sens qu’il est prêt à s’envoler, même si il y aura des murs, il les franchira (enfin je pense/j’espère).

    Samedi soir, nous avons fêté ses 18 ans avec ses amis, les nôtres, les enfants des amis qui sont presque devenus des frères et soeurs puisqu’ils se connaissent depuis toujours, la famille… et je pensais pleurer en visionnant le film que j’ai réalisée ces derniers jours de ses 18 premières années, et finalement non! En voyant son évolution, je me suis sentie sereine : il est devenu le jeune homme, entouré, serein et infiniment passionné, que je voyais se dessiner au fil des années.
    Je sens que faire 5 ans loin de la maison n’est qu’une étape, il rêve de Californie, de Japon et de Corée… Et bizarrement, malgré mon côté louve, je sais qu’il est prêt, et moi aussi.

    Et puis il en reste encore deux à la maison… dont un de 10 ans qui me tient encore la main sur le chemin de l’école, ça me laisse encore du temps…

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  40. violette.b a dit…

    Bonjour , je te trouve bien zen sur ce coup là , loin de la tachycardie , bravo .
    L’étymologie d’éduquer c’est conduire hors , j’ai élevé mon fils pour cela , sachant qu’il se détacherait normalement , plus 17 ans de garde alternée , je sais vivre sans lui à mes cotés .
    Il a 20 ans , après un DUT nouveau choix de vie , partira partira pas , il va sans doute rester ,  » c’est pas pour toi maman mais ici j’ai mes amis et un bon niveau d’études … »
    Moi en fait j’ai peur , peur pour lui sans moi ……parfois je fais des minis crise d’angoisse alors qu’il est là …au secours …mais c’est mon karma de mère ..
    J’ai confiance en ses capacités , sa faculté à s’envoler loin , se démerder …pourtant il doit sentir ma réticence , mes paroles sont fortes mais mon ressenti flanche.

    Je souhaite que les voeux parcoursup de tes enfants soient exaucés et qu’ils s’épanouissent

    Chez nous aussi la tradition festive est transmise génétiquement 😉 ….il veut en faire un métier peut être..

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  41. Jane B. Root a dit…

    Je dois être la plus veille ici, donc moi c’est fait ! Les oiseaux ont quitté le nid. L’une, 19 ans, comme je vous le narrais sur un précédent fil est allée poursuivre et sans doute nourrir ses démons quelque part ailleurs. Sans que nous ne sachions exactement où. Mais ce n’est pas plus mal finalement qu’elle parachève son oeuvre d’autodestruction loin de notre vue. C’est mieux pour notre santé mentale à tous. Et l’autre, 21ans, est partie vivre avec son amoureux. Bon ok, à 3 bornes de la maison et on se voit tous les jours à l’écurie, mais elle n’est plus sous notre toit. Alors j’avoue qu’on doit d’abord se re-trouver à deux. Réapprendre à vivre en duo. Compliqué quand on a passé 18 ans centrés sur un enfant malade en s’oubliant totalement soi-même. Mais au fur et à mesure les choses se réinstallent avec calme et sérénité, et j’avoue que la sexualité longtemps mise en veilleuse à cause des crises d’hystérie répétées de benjamine y gagne. Eclatez-vous les choupis ! Et les autres patientez, dans 18 ans ça ira mieux 😉

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    • Geneviève a dit…

      Non non non Jane, je suis plus vieille que toi et mes enfants sont partis depuis… longtemps (même si j’enrage d’avoir encore la moitié de leurs déménagements respectifs qui encombrent -c’est un euphémisme- mon espace vital réduit)
      Bon, tu as raison, c’est très très important le plaisir ! Je continue ma quête du mec seul, sympa, intelligent, pas moche, gentil, maxi 65 ans et ayant réglé ses éventuels problèmes avec l’ex ou les ex de sa vie d’avant… Je cherche…

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  42. Yakadi a dit…

    Un tuyau super efficace contre la déprime post départ des enfants : réunir sa bande de copains tous les mercredis de 19h à 20h30 pour l apéro. (Testé et approuvé par ma tribu : on etait 4 en 2009 et 13 en 2018 – oui je suis une vieille dame)
    Bises.

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  43. flo a dit…

    Je crois que mes enfants n’ont jamais été aussi présents dans ma vie que depuis qu’ils ont quitté la maison!!!!

    J’ai vécu la période collège lycée avec du stress et du boulot aussi bien sûr mais c’était un peu planplan.
    Or depuis qu’ils sont partis, c’est le festival, et j’adore ça!
    Entre les stages, les semestres à l’étranger, les studio qu’on aménage et qu’on déménage, les voyages quand ils font des semestres ou stages à l’étranger, les invitations des potes à la maison ,et les intendances de toutes sortes, , les  » maman!!!!! j’ai besoin de mon attestation, diplome,etc avant ce soir  » dans le grenier bordélique comme pas possible , dans quel carton, je ne sais pas , ce qui te fait éventrer en catastrophe ce que tu as mis des semaines à ranger, ce n’est pas fini! 🙂
    Je suis comme une base arrière, un garde-meuble, une maison d’hôtes,un centre de renseignements,et maintenant qu’ils bossent, une comptable pour un et une employée intérimaire bénévole pour l’autre.Toujours prête à dégainer pour la 100ème fois la recette des galettes de blé noir,je trouve leur vie et aussi ma vie passionnante et rigolote.
    Franchement, j’adore!

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  44. Nathalie a dit…

    Moi aussi je me dis que si nos enfants ont hérité de nous le sens de l’amitié et le bonheur d’avoir des amis chéris, le goût des fêtes joyeuses et sans prétention, l’envie de danser plus que de courir, … alors oui, tout ira vien.
    Merci Caroline pour ce très beau post et pour tout ce que tu partages.

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  45. e-zabel a dit…

    je gère la phase horrible des 13 ans là, mais je te crois, je te suis, je reste admirative, il le faut sinon je vais l’accrocher au mur. Demain ça ira mieux, demain.

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  46. Poulette a dit…

    Boulala! J’ai zéro recul sur le sujet. Mais j’assume mon côté mère qui n’arrive pas à couper le cordon. Heureusement pour moi nous habitons dans une grande ville et elle peut aller à la fac sans quitter la maison. Donc je sais que tout le monde trouve que c’est abusé, mais je l’avoue sans vergogne, j’ai bien besoin de 4, 5 (ou 6?) Ans de plus que les autres pour arriver à envisager la séparation. Ça n’est pas glorieux, mais j’appréhende la réparation depuis qu’elle est née.

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  47. jane a dit…

    On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des RACINES et des AILES. La vie active c’est un autre chapitre……une vie d’adulte à affronter et je rejoins FLO , j’ai connu tout ça et maintenant je jouis de mes petits enfants…….la roue tourne…..et c’est tant mieux !

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