Livres pour enfants (et plus grands) : la chronique de Marje #3

IMG_8529.jpg_effected-001
Nous vous l’avions promis, voici donc une troisième chronique de l’extraordinaire Marje, qui, j’en suis désormais convaincue, est faite de ce bois qui ne dort jamais. C’est absolument fascinant de voir à quel point elle vibre les livres qu’elle conseille, ce n’est plus de la passion, c’est juste… sa vie, je crois ! Marje avait fait un hyper beau fichier avec des photos pour illustrer les rubriques mais je n’ai pas réussi à le transférer correctement sur le blog. Mais… mais vous pouvez télécharger ce document à la fin du billet, vous l’imprimer et vous le garder de côté, c’est cool non ?

(épisode 1 et épisode 2)

Je laisse la parole à Marje ! En lire plus »

Shlomit Ofir: les gagnantes sont…

Alors le churros a tiré:

Les deux gagnantes sont :

– Commentaire 14 : AnnaLyon, qui gagne un collier Paulina doré

– Commentaire: 357: Fafine du 44, qui gagne la bague triple argenté

Un grand merci à toutes pour votre énorme participation, je suis certaine que devant un tel succès, ce concours a quelques chances d'être reconduit dans les mois qui viennent ! Et désolée pour celles qui n'ont pas gagné, je sais que c'est toujours décevant.

Aux gagnantes: envoyez moi un mail que je vous mette en relation avec la gentille fée d'un Oiseau sur la branche !

Edit: je ferme les commentaires sur le billet précédent, histoire de ne pas vous faire poster des commentaires alors que le jeu est terminé.

Un bijou Shlomit Ofir à gagner (même deux)

IMG_3789
Vous vous souvenez de Shlomit Ofir ? Je vous en avais parlé il y a quelques mois avec à la clé un concours pour vous faire gagner l'une de ses créations. Il se trouve que l'adorable personne qui se charge de commercialiser ces bijoux me propose de réitérer l'exercice, au vu de vos non moins adorables commentaires sur le travail de Shomit, laquelle avait aussi été hyper émue de cet accueil.

254886_10150305596069913_375310944912_8993073_2928545_n[1]
Pour cette deuxième édition, donc, même principe exactement que la première fois: vous vous promenez sur le site "Un oiseau sur la branche" et vous choisissez ce que vous préférez dans la boutique de Shlomit Ofir. Vous donnez dans votre commentaire le nom de l'objet de votre affection et le soir, El Churros, le matador de la blogosphère, le pur-sang du net, viendra tirer non pas l'une de vous mais DEUX. Au sort, il vous tire. Mais c'est déjà énorme. Croyez moi. Hin hin hin.

J'aime bien l'idée qu'une collaboration comme celle-ci dure dans le temps, je ne connais pas Shlomit Ofir personnellement, mais ce que je devine d'elle à travers ses bijoux me touche énormément. 

261811_10150305592644913_375310944912_8992964_5103786_n[1]
Le bracelet que je porte sur la photo d'entrée de billet est à la fois très fin et un peu épineux et il se laisse complètement oublier sur mon poignet, je ne m'en sépare plus. Je vous mets aussi ci-dessous un extrait du dernier Elle dans lequel un des colliers de la nouvelle collection a été "shoppé" comme on dit. Autant vous dire que pour une créatrice qui démarre, c'est un peu une consécration. Je dois avouer avoir un gros faible pour cette ligne en "formica", très 70s sur les bords.

ELLEdu3003122

Ah et j'ajoute que ma grande chérie ne quitte pas ses BO créoles, qui ne lui ont fait en plus aucune allergie, ce qui n'est pas toujours le cas.

IMG_2856

Voilà, bonne journée…

Edit: Le bracelet que je porte est le ADORA Doré et il est là.

De la limite des contes de fées ?

IMG_3764
Il y a deux jours la baby-sitter de Rose l'a retrouvée allongée dans l'herbe, les bras en croix et les yeux fermés, pendant que son chéri officiel, le jeune Marlow, l'embrassait sur la bouche pour la réveiller.

A priori toute la scène avait été scrupuleusement orchestrée par l'endormie, qui de temps à autre levait un oeil pour vérifier que son amoureux faisait bien les choses dans l'ordre.

Je pense qu'on va arrêter Blanche Neige pour un moment.

Pensées d’Oval(i)e

IMG_3768
Samedi je suis allée pour la première fois de ma vie au Stade de France ET voir un match de rugby. Heureusement, j'avais à mes côtés un connaisseur hors pair de toutes les règles (et il n'y en a pas qu'une, franchement que je n'entende jamais personne me dire que les rugbymens sont un peu limités, je mets au défi quiconque de maitriser les subtilités de ce jeu tout de même hyper retord qui exige notamment que tu AVANCES pour marquer un essai SANS JAMAIS PASSER LE BALLON PAR DEVANT TOI). Sans rire, quand je vois que faire attention à la fois au feu rouge, à l'embrayage et  à la pédale de frein relève pour moi de l'impossible, je reste sans voix devant le nombre d'informations que les mecs venus d'Ovalie ont à gérer. Tout ça en n'étant jamais à l'abri de se retrouver la tronche coincée entre la pelouse et la chaussure d'un ailier. Ce qui a l'air en général de leur en toucher une sans faire bouger l'autre d'un milimètre (faut dire qu'à priori elles sont en titanes).

Toujours est-il que j'ai tenté d'assimiler toutes les précisions que me transmettait avec une certaine patience mon voisin, voisin qui j'en ai peur a pu à un moment se demander ce qu'il avait fait pour mériter ça. Ce qui ne l'a pas empêché de m'expliquer avec une grande gentillesse que NON L'OBJECTIF DE LA MÊLÉE N'ETAIT PAS FAIRE LA RONDE. (Et encore, s'il savait le nombre de fois où je me suis retenue de crier "corner" quand la balle sortait) (ce qui arrive assez souvent au rugby, c'est même d'après ce que j'ai compris un peu LA BASE DU JEU de mettre en touche) (je me disais bien aussi au bout d'un moment qu'ils étaient soit très maladroits, soit qu'ils le faisaient exprès) (ils le faisaient exprès) .

Au delà de ça, je dois confesser avoir pris un plaisir assez coupable à contempler les assauts de ces bêtes de scènes, attendant avec une certaine gourmandise les plaquages ou plongeons sur le ballon. Plongeons ne laissant aucun doute quant à la musculature de ces fessiers qu'on aurait pu juger un peu gros de loin. J'ai aussi eu plus d'une fois les larmes aux yeux quand les 70 000 personnes acclamaient une pénalité, un drop ou un essai. Ça m'a rappelé quand petite mon père m'avait emmenée à Gerland, le stade lyonnais, applaudir l'OL qui n'était à l'époque qu'en deuxième division. "Ly-onnais , Ly-onnais, Ly-ON-Nais, si cette équipe vous emmerde, on va, on va, on va la faire gagner".

IMG_3767

Je me demande si mon ultra-émotivité dès que je suis au milieu d'une foule un poil enthousiaste ne vient pas de là. Une sensibilité qui m'a plus d'une fois légèrement handicapée lorsque, agencière, je devais couvrir une manif. A première vue, rien de très galvanisant à suivre un petit millier de chercheurs énervés et gueulant contre un décrêt aux conséquences obscures sur leur statut (obscures pour moi, hein, je ne nie pas la légitimité de leur combat, que les chercheurs me lisant ne me jettent pas immédiatement des thèses sur la tête, je crois avoir fait partie des journalistes ayant le plus couvert leurs mouvements des dix dernières années). Et bien à tous les coups ça marchait, alors que j'étais censée interviewer les gars du carré de tête, il fallait que j'écarquille grand mes yeux pour empêcher les larmes de s'y accumuler.

Avec tout ça je crois que j'ai un peu perdu le fil de ce billet qui n'en avait peut-être pas vraiment. Si, je crois que je voulais m'exprimer sur cette bizarrerie qui fait que j'adore regarder le sport en vrai ou à la télé alors même que je suis, je pense, la personne la plus inapte qui soit dès qu'il s'agit de brûler plus de dix calories.

Je dois être sujette au voyeurisme, si ça se trouve.

Et aussi je voulais en profiter pour passer un message personnel de remerciements à ma copine S. qui m'avait invitée samedi, ainsi qu'à G., à l'origine de cette belle idée et enfin à M. qui m'a donc un peu déniaisée du rugby.

Bonne journée, demain on parlera bijoux (annonceurs potentiels, ne fuyez pas, ce blog peut, à ses heures être glamour).

Edit: Ah et aussi, vous en connaissez beaucoup vous des gars qui parviennent à rester plus virils qu'une armée de légionnaires alors qu'ils sont moulés dans des combishorts roses ? Non ? Et bien ça se voit que vous n'avez jamais vus des joueurs du Stade Français. (ceci étant dit, comme j'étais coincée entre deux Toulousains, j'avais décidé que mon coeur battait rouge et noir pour cette fois-ci).

IMG_3771

Celle qu’on a toujours sur soi

Photo-22
J'ai lu récemment, je ne sais plus où, que le meilleur appareil photo c'est celui qu'on a toujours sur soi. J'aime beaucoup ce genre d'affirmation qui me déculpabilise totalement de prendre 90% de mes photos avec mon Iphone 4. J'ai en effet un reflex et deux très bons objectifs, que j'utilise dès que je suis en vacances ou que je veux avoir des clichés en bonne résolution, des gros plans ou des images en intérieur. Mais la plupart du temps, c'est donc mon téléphone qui fait la blague, comme diraient les queens des fashion blogs.

Certes on est très loin d'un résultat de pro, mais ne nous leurrons pas, même lorsque je me sers de mon Nikon, il n'y a guère de place pour le doute non plus. 

J'ai aimé cette phrase, donc, qui faisait écho à une anecdote rapportée par une pro justement, venue récemment chez moi pour m'immortaliser (je vous en reparlerai, rien de sensationnel, juste un petit papier dans psycho qui nécessitait mon portrait). Cette photographe, adorable de surcroit (mais que je déteste un peu parce qu'elle a fait le choix avec son mari d'aller vivre en Corse et que j'ai beau être altruiste je n'en suis pas moins minée par la jalousie) me racontait donc qu'il y a quelque temps, elle était partie shooter un procès très médiatisé. Etant du genre petite pas bien épaisse, elle s'était retrouvée complètement coincée derrière une armée de gars de deux mètres auxquels s'ajoutaient trois mètres de matos. Bien qu'ayant négocié de passer devant, il lui était malgré tout impossible de cadrer son sujet, la faute aux caméras qui la dépassaient. En désespoir de cause, elle a alors sorti son Iphone, dégainé son appli Hipstamatic et shooté à la volée à bout de bras, espérant qu'elle parviendrait à avoir quelques images (quand tu es free-lance tu recèles d'imagination pour ne pas avoir fait 2000 bornes à tes frais pour que dalle). Résultat: elle a fait plus de pages que prévu dans son canard, avec des clichés totalement différents de toutes ceux de ses collègues ultra-équipés et hyper testostéronés.

J'aime vraiment la morale de l'histoire, ça me rappelle une fable de La fontaine, je ne suis pas sûre de savoir laquelle à vrai dire, mais quelque chose qui se terminerait pas "on a toujours besoin d'un plus petit que soi, car tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle y trouve un Iphone".

Le rapport avec ma modeste tentative de street staïle (mais en intérieur) du jour ? Mmmm… Pas énorme, si ce n'est qu'il en va peut-être du style comme de la photo. Parfois, il ne sert à rien de chercher midi à 14h. Un jean  qui  pour une fois tombe plutôt pas mal, un tee acheté il y a deux ans chez Primark à London (AVANT QUE TOUTES LES MODEUSES PARLENT DE CE TEMPLE A PAS CHER) et mes bottines de chez Monop (mais qui rappellent un peu celles à 400 boules d'Isabel la pas marrante): je crois que ça, c'est vraiment moi. Rien qui justifierait une érection du sartorialist, rien qui ne révolutionnera la police de la fashion des magazines féminins, mais une tenue qui me fait sentir en phase. Et qui a, faut-il également le préciser, obtenu l'aval du churros: "il te fait un beau cul ce jean". (Je suis consciente que ça ne se voit pas sur la photo).

Parfois, la meilleure tenue, c'est peut-être celle qu'on a quasiment toujours sur soi, si ça se trouve.

Edit: Au cas où certaines se le demanderaient, le jean est de chez Gap et en vrai il est marron tirant sur le mastic. Ça faisait des années que je n'avais pas acheté un fut chez Gap, les jugeant très chers, mais je pense y revenir rien que pour leurs différentes longueurs de jambes. Etant à la limite du cul de jatte (à moins de prendre un bermuda j'oublie les pantalons 7/8è), c'est absolument rarissime pour moi de trouver des jeans auxquels je ne dois pas enlever la moitié.

J’aime #18

IMG_3747
Hier j'étais à une opé comme on dit dans notre langage de blogueuses, pour nous présenter la Nissan Micra Lolita Lempicka (je vais avoir du mal à vous dire à quel point la voiture est formidable parce que j'ai comme qui dirait un léger souci de coordination qui prend tout son sens quand je suis au volant. Mais en tous cas elle est jolie (ce qui n'est peut-être pas un critère de choix, mais vraiment, c'est comme un boudoir de filles, mais à moteur) et d'après le chauffeur, très sympa à conduire. En tous cas, c'était donc très sympa, il y avait des filles adorables (et d'autres à priori un peu moins mais finalement la blogo c'est une sorte de métaphore de la vraie vie) et surtout on m'a fait un chignon. Qui était ma foi absolument magnifique. Avec Violette on arrêtait pas de demander qu'on nous prenne en photo de dos tellement on n'y croyait pas d'être aussi hitchockiennes. Bref, hier soir on a fait un peu les princesses dans ce magnifique endroit qu'est l'hôtel particulier à Montmartre, où j'étais déjà allée pour rencontrer Feist. Franchement, le jardin est un des lieux les plus charmants que je connaisse à Paris et pour un rendez-vous en lovers, je recommande chaudement.

IMG_3749
(la meuf elle a fait ça en dix minutes, l'hallu)

IMG_3748

Voilà, à part ça, je suis en boucle sur les sondages qui ne font rien qu'à dire qu'Hollande baisse au fur et à mesure que Mélenchon monte et je dois vous avouer que je commence à avoir un peu les jetons qu'on se retrouve gros jean comme devant dans trois semaines.

Sinon, j'aime…

IMG_3710
Le parc Kellerman au printemps, mais aussi en été, en hiver et en automne. Je crois même que c'est mon préféré à Paris, il n'est pas aussi beau peut-être que le Luxembourg, le parc Monceau ou même les Buttes Chaumont, mais il a ce côté surané et puis surtout, il est à deux pas de chez moi…

IMG_3708
Les magnolias, parce que la chanson, parce que le rose, parce que le printemps. (que personne ne me dise que ça n'est pas un magnolia, ça casserait mon coup)

IMG_3707
IMG_3706
Les gaufres au chocolat mangées dans l'herbe avec Rose (on note la présence du tamis bien à côté des fois qu'on viendrait lui piquer) (alors que personne ne pique les tamis, ce sont les pelles qui partent en premier, c'est comme les petites cuillères)

IMG_3705 Ce bébé, son papa, et sa maman aussi, et l'idée d'y être un tout petit peu dans quelque chose dans cette histoire (en fait je n'y suis pour rien mais ils se sont rencontrés le soir de mon anniversaire il y a deux ans) (mais pas à mon anniversaire) (après) (dans un bar) (han…)
IMG_3688

Le fait que Fanny soit complètement perchée et m'ait proposé ce soir là au restaurant qu'on prenne une photo prouvant que son soutif était coordonné à ma robe. "Pour ton blog". Non mais sérieux, c'est contagieux la bloguerie non ? (la tête des gens dans le resto)
IMG_3687
Le cadeau de mes copines, ce collier/écharpe/snood qui twiste à merveille un tee-shirt blanc (et même une robe à pois)

IMG_3679
Le premier pic-nic dans le jardin d'à côté, avec surtout des fraises en fait, à manger…

IMG_3673
IMG_3662

Pascale Sallé, le feng-shui comme si vous y étiez

IMG_3721.jpg_effected

La première fois que j'ai vu Pascale remonte à drôlement loin. Si loin que rien que d'y penser ça me fiche un coup de vieux. C'était en 1995. Pascale est la personne qui m'a fait passer mon premier entretien d'embauche. Je n'avais pas encore rencontré le churros, j'étais tout juste remise d'une bonne vieille dépression post-fin d'études et je ne savais vraiment pas quoi faire de ma peau. Une copine qui travaillait dans ce centre d'information sur l'Europe, "Sources d'Europe", situé alors dans les entrailles de l'Arche de la défense (sous l'escalier), m'avait proposé de postuler pour un stage qui déboucherait éventuellement sur un CDI. J'y suis allée en bravant ma trouille de revenir à Paris (j'y avais effectué une année à l'IEP de Paris qui m'avait donc laissée sur le carreau quelques mois auparavant) et en me disant qu'il fallait que je remette le pied à l'étrier. A l'époque, je savais juste que je voulais enfin entrer dans la vie active, plutôt dans un secteur culturel où je pourrais éventuellement écrire.

Bref, je me suis pointée à l'entretien engoncée dans un tailleur trop petit et pas super à l'aise. En face de moi, Dominique, la big chef, et Pascale, donc, deux ou trois ans que plus que moi, mais une décennie d'avance en matière d'allure, d'assurance, de tout.

Je me souviens m'être dit qu'elle était de ces filles qui semblent toujours élégantes, qui n'ont jamais de tâches de gras sur leur chemisier blanc et qui ont des ongles – la garce – qui poussent dans un ovale parfait.

Et en plus, elle était sympa. Non parce que moi, à sa place, je ne me serais pas prise. Mais elle m'a donné ma chance et m'a probablement permis d'échapper à ces idées noires qui me paralysaient depuis des mois.

Pascale est donc devenue mon tuteur de stage, puis ma chef lorsque j'ai été embauchée. Petit à petit, très vite à vrai dire, on est surtout devenues copines, puis amies. Si différentes et pourtant, si proches. Pas les mêmes idées sur tout, pas les mêmes histoires, pas les mêmes méthodes. Le ying et le yang. Mais c'est probablement ce qui fait le ferment des amitiés les plus durables. Je suis allée à son enterrement de vie de jeune fille, elle a assisté à la naissance de mes amours churrossiennes. Je l'ai vue dire oui à son amoureux et quelques années après, nous sommes tombées enceintes en même temps. Ce que nous avons d'ailleurs réitéré huit ans après avec la petite dernière. Elle m'a vue pleurer, je l'ai vue pleurer, on s'est engueulées, on s'est réconciliées, on est passées par toutes ces étapes qui font qu'aujourd'hui elle fait partie de ces gens que j'appellerais en cas de pépin et dont je suis certaine qu'elle viendrait me filer un coup de main même après dix ans sans se voir.

Cela fait un bail que nos routes professionnelles se sont séparées, mais il est resté ce lien solide. Même si je confesse un sale penchant à la procrastination quand il s'agit de prendre mon téléphone. 

Bref, ça c'était pour vous planter le décor. Pour vous donner une idée de la confiance que j'ai en elle cet esprit cartésien et logique dont j'ai pu observer l'efficacité et le sérieux durant ces premières années de vie professionnelle.

Il se trouve qu'au moment même où je décidais de devenir free lance, elle a fait la même chose. Dans un secteur totalement différent, puisque de chargée de communication, elle est devenue spécialiste du feng shui. Elle a étudié pendant des mois et des mois cette discipline aussi compliquée que l'est la médecine chinoise ou l'homéopathie. Et depuis un an, elle propose des "diagnostics" aux particuliers, entreprises, professionnels. Je dois vous avouer que ça me fascine, parce que je suis tellement, mais tellement dépassée par mes meubles et mon bordel que je n'envisage pas vraiment pouvoir lui demander un tel diagnostic (j'aurais honte). Et en même temps, j'ai souvent fait l'expérience d'un lit qui une fois changé de place permet un meilleur sommeil. Si je ne crois pas aux forces obscures et toutes ces conneries, je suis assez persuadée qu'en effet certaines énergies circulent mieux dans certains endroits et je suis très sensible aux lieux, la façon dont ils sont agencés.

Bref, je trouve ça passionnant et quand elle m'en parle elle est tellement convaincante que je me suis dit que je pourrais lui laisser la parole pour qu'elle nous explique tout ça un peu mieux. Sachant que vous pouvez aller sur son site, là, et même la solliciter pour qu'elle vous forme à cette discipline ou qu'elle vienne voir si chez vous les énergies circulent. En toute confiance, je réponds d'elle !

Voilà, après cette introduction de douze siècles, je laisse la parole à Pascale Sallé

– C'est quoi le feng shui ?

Feng Shui, traduit littéralement, signifie « vent » et « eau » mots de l’antiquité chinoise symbolisant les deux grandes forces de la nature.

Le Feng Shui est un art ancestral chinois qui a pour objectif de vivre en harmonie avec la nature et d’en exploiter les bienfaits.

De même que l'acupuncture permet au médecin de rétablir le flux correct dans le corps de son patient, les mouvements du Taï Qi ont pour but de faire circuler le Qi dans le corps, le Feng Shui vise à équilibrer l'énergie qui circule dans nos habitations.

 – Est-ce que c'est forcément réservé aux gens ordonnés ou fans de déco ?

Non sûrement pas ! le Feng Shui n’est pas une méthode orientale de décoration d’intérieur.

Pour le rendre accessible au plus grand nombre, le Feng Shui fut récupéré par la mouvance New Age (Feng Shui occidental) qui y intégra encens, gris-gris, statuettes, ruban rouge, spiritualité et couleur. La décoration zen n’a rien à voir avec le Feng Shui traditionnel.

 – ça marche vraiment ?

Bien sûr que ça marche à condition de faire appel à des experts compétents et d’accepter quelques changements dans son habitation. Lorsqu’on applique les conseils d’un expert les effets apparaissent généralement dans les 3 mois qui suivent.

 – Est-ce que tu fais des diagnostics pour les particuliers ?

Oui j’interviens pour les particuliers pour améliorer leur situation dans différents domaines : la santé, le relationnel (famille et couple), le professionnel, le bien-être en général. Mes conseils dépendent de la demande des personnes.

 – Est-ce que ça peut aider quand on a un enfant qui dort mal ou quand soi-même on souffre d'insomnie ?

Le Feng Shui peut être très efficace chez les enfants en changeant de chambre et/ou orientant différemment un lit. Les enfants sont très sensibles aux énergies qui nous entourent et savent généralement les endroits qui sont bons et ceux qui sont mauvais pour eux. Pour les adultes qui souffrent d’insomnies, le Feng Shui peut aussi les aider à recouvrer le calme, on agira en fonction des raisons qui peuvent expliquer les insomnies.

 – Est-ce que c’est facile à mettre en place quand on n’y connait pas grand-chose ?

Il existe de nombreux ouvrages sur le Feng Shui occidental mais très peu sur le Feng Shui traditionnel car c’est beaucoup plus complexe à appliquer seul. Les conseils que je donne à une personne ne seront pas les mêmes pour une autre personne. Le Feng Shui n’est pas du « prêt à porter » mais du sur-mesure, chaque cas est unique. Nous devons tenir compte de l’environnement extérieur, de la forme de l’habitation, des habitants et du temps. Pour appliquer le Feng Shui chez soi mieux vaut faire appel à un expert ou suivre une formation.

 – Est-ce que c'est un truc un peu ésotérique ou est-ce qu'on peut adhérer même si on est super cartésien ?

Le Feng Shui n’est pas une religion mais une science millénaire qui exige observations, méthodologies, précisions de la part de ceux qui le pratiquent. Certes l'esprit cartésien des Occidentaux doute d’un art traditionnel dont la théorie se réfère à des notions aussi étrangères à notre culture que le Yin et le Yang, le Qi, les 5 éléments. Ces notions se retrouvent aussi dans la médecine traditionnelle chinoise que les Occidentaux commencent à reconnaitre et qui s’est développée sans besoins de nos connaissances scientifiques.

 Même si la vie moderne n'a qu'un lointain rapport avec celle de nos ancêtres et que le citadin moderne n'est plus en contact avec la nature notre bien-être est toujours tributaire de ses effets (inondations, tsunamis, tremblements de terre…).

En apprenant à vivre en harmonie avec son environnement, le Feng Shui mène directement à la préservation et au respect de la Terre. 

Edit: la commode n'a rien de feng shui mais c'est ma nouvelle commode, elle est rose et je la kiffe à mort. 

Edit2: Pascale répondra à vos questions si vous en avez, donc n'hésitez pas à en poser !

Pourtant, que la montagne est belleuhhh

IMG_0398

Que ceux qui s'interrogeaient soient rassurés: tout s'est passé exactement comme prévu, à savoir que mes enfants ont donc bien été les deux seuls à repeindre le car à grands coups de dégueulis durant le trajet Paris – La Montagne.

Lorsque j'en ai été informée, je confesse avoir eu cette pensée peu chrétienne: "Yes putain, ça n'est pas qu'avec nous".

Non parce que ce qu'il faut savoir c'est que lors de leurs voyages avec mes parents, jamais un ballonnement, pas l'ombre d'un haut le coeur, nada, que pouic. Au point que dans ma petite tête ça avait fini par faire un chemin pas très agréable. Que genre je serais en quelque sorte responsable d'une angoisse du départ. Ce qui est bien évidemment complètement tiré par les cheveux mais que voulez-vous, dans ces cas là on imagine tout et son contraire.

Ou alors, juste, c'est pour m'emmerder personnellement. Je dis "personnellement" parce qu'étant désormais acquis pour le churros que je suis un danger public au volant, je suis, depuis des années maintenant préposée au sopalin (lui vous comprenez il peut pas, il CONDUIT).

Avec nous, on passe le périph et on a déjà la tête dans la bassine à vomi (sachant qu'on habite Porte d'Italie, cela vous donne une idée du voyage).

Bref, c'est à peu près la seule chose que j'ai pu savoir quand la chérie m'a appelée hier soir (personnellement je me refuse à passer le moindre coup de fil, je me rappelle trop l'espèce de balle de tennis qui se coinçait dans ma gorge quand j'avais le malheur d'entendre la voix de ma maman) (oui, même en 6ème) (quoi, l'angoisse du départ ?).

Ah si, j'ai aussi appris que ces petits privilégiés avaient non seulement un temps de malade mais également la station de ski pour eux tous seuls. Et pas façon de parler. La station en question est en effet tellement petite qu'elle avait fermé après les vacances de février et n'a rouvert que pour les 50 petits Parisiens. Dont une bonne partie n'avait je crois jamais mis les pieds sur des skis. Je trouve ça génial, moi, l'idée de la station privatisée (remarquez qu'en général c'est un peu l'impression qu'on a lorsqu'on part comme moi depuis toujours skier en avril. L'année dernière nous avions les pistes pour nous aussi, même que j'y avais fière allure. Non ?) 

Tout ça me donne envie de re-regarder "La première étoile", ce film si délicieux avec la géantissime Firmine Richard et la non moins talentueuse Bernadette Lafont.

Voilà c'est tout, grosse journée hier, espèce de fatigue qui ne me lâche pas. Demain, je vous parle Feng Shui. Si si. Même que c'est une copine qui va vous en parler et qu'elle le fait bien.

Oui, bon, on est d'accord que chez moi on n'est pas certains que ce soit Feng Shui. 

Edit: Pendant ce temps, Rose met tous les soirs une gommette sur son calendrier fabriqué par la chérie avant de partir. Quand il n'y aura plus de case à remplir, c'est que son frère et sa soeur seront revenus. Au moment de monter dans le car, la chérie m'avait prévenue: "fais gaffe qu'elle colle pas toutes les gommettes d'un coup, je lui ai dit qu'on serait là quand elle n'en aurait plus". J'ai trouvé ça mignon, cette idée de calendrier de l'avent pour consoler sa petite soeur de son départ.

Edit: par contre j'ai beau essayer de me souvenir mais il ne me semble pas que Rose réclame un tel calendrier pour compter les jours quand elle me quitte pendant une semaine ou deux. Mais je le vis bien, étant donné que je n'ai absolument AUCUN SYNDROME DE LA SEPARATION NI DU DEPART. 

Beyonce aux manettes

IMG_3720
Dimanche soir les twins sont partis en classe de neige. Dans un souci d'autonomisation – et aussi parce que j'avais grave la flemme – je les ai laissés faire leur sac tout seuls. J'étais fermement décidée à ne pas intervenir, donc, mais je dois avouer ne pas avoir pu résister quand je suis tombée sur la valise du machin, la plus petite de toute la maison, celle que je prends lorsque je me déplace pour une nuit et qui a en gros la taille d'un paquet de céréales. C'est à dire que son pantalon de ski entrait à peine. Bien sûr ça n'avait pas l'air de le perturber plus que ça, je pense qu'il en était à se dire qu'après tout, tant qu'il y avait ledit pantalon, tout irait bien.

J'ai donc rendu un service à la collectivité en lui fournissant un bagage plus adapté (une semaine dans le même slip aurait probablement ruiné sa vie sociale et celle de ses enseignants) (lesquels sont déjà assez courageux je trouve, 12 heures de car avec 50 gamins déchainés, je ne le souhaite à personne) (sans compter les 50 paires de godasses de ski à fermer tous les matins).

Au moment de partir devant le collège, vers 23h (de nuit, les 12 h avec les fauves) (big up bis à l'éducation nationale), la chérie était prête, emmitouflée par 24° dans sa doudoune. Le machin, relax, en sweat, l'a gentiment raillée: "non mais tu es dingue ! tu as vu la chaleur ?" Puis, de l'air de celui qui, magnanime, donne un conseil en or massif: "Je serais toi, je ferais comme moi. Avec ce temps, ne prends pas de manteau, c'est toujours ça de moins à porter".

J'avoue, j'ai hésité.

Sa soeur aussi, je l'ai bien vu.

Et puis je me suis rappelé que cet enfant de plus d'1,55 désormais avait un jour têté mon sein. 

"Tu me rappelles OÙ vous partez, mon chéri ? En classe de QUOI ?"

Là où je me dis que tout n'est pas perdu, c'est qu'il n'a pas eu besoin de plus de dix secondes pour réaliser sa connerie et aller rechercher son anorak qu'il avait consciencieusement remis dans la penderie.

Après, la chérie, qui comptait les jours avant le départ depuis le 12 septembre environ, date à laquelle ils avaient été informés du voyage, a eu les yeux un peu rouges. Son frère m'a confié, sur l'air de la confidence, que "tu sais, même quand elle va chez une copine, le soir, parfois, elle a un peu du mal à s'endormir." Puis, tout bas: "elle pleure, de temps en temps".

Il n'en a pas fallu beaucoup plus pour que les yeux de la chérie soient encore plus rouges (le machin est gentil mais pas discret). On s'est serrées fort, je lui ai dit que j'avais personnellement pleuré le soir dans mon lit chez mes copines jusque très tard. J'ai refusé de donner l'âge exact. N'insistez pas. Son frère lui a rappelé qu'il serait là, ce qui n'a pas vraiment eu l'air de la consoler. Il m'a ensuite confié, un peu désolé, qui lui en revanche ne pleurait jamais dans ces circonstances mais qu'il ne pensait pas que ça puisse signifier qu'il nous aimait moins que sa soeur.

Pour finir, on s'est retrouvés devant l'énorme car, avec évidemment une légère appréhension sur le sérieux du chauffeur, partagée à mots couverts entre parents. Ça n'est pas comme s'il n'y avait pas eu assez récemment l'un des accidents les plus mortels de l'histoire des classes de neige. 

Finalement, on a été rassurés. Enfin, les pères, surtout. Qui étaient tous à deux doigts de se déclarer volontaires pour remplacer les profs qui auraient eu finalement envie de rester à Paris.

Parce qu'il s'est avéré que le chauffeur était une chauffeuse sachant chauffer. Encore maintenant je ne suis pas totalement en mesure de vous affirmer à 100% que ça n'était pas Beyonce. 

IMG_3719

Une chance que ce soit moi et pas le churros qui aie tiré la courte paille de qui se cognerait de les emmener parce que je suis à peu près convaincue qu'il aurait réussi à se planquer dans la soute.

Voilà, je suis évidemment restée jusqu'au grand départ, à agiter ma main comme une imbécile alors que le car était probablement déjà au péage. Juste derrière la prof principale, au deuxième rang, il y avait la chérie et sa copine, mêmes minis modèles de petite filles encore… modèles. Et tout au fond, assis à la place stratégique des fouteurs de bordel (il y a des traditions qui ne se perdent pas), trônaient mon machin et ses copains. J'avoue m'être dit qu'il en avait fait du chemin, depuis justement ses années d'anémone dans le bac à sable. Mais quand le car est passé devant moi, il avait le nez collé à la fenêtre et cherchait très manifestement à croiser mon regard. Je l'ai vu, il m'a vue, il a vu que je l'avais vu. Et l'espace d'une micro seconde, je me suis retrouvée sur ce brancard à la maternité, voyant passer la couveuse de mes bébés qui partait dans un autre hôpital. A ce moment là déjà, il m'avait vue, je l'avais vu et il avait vu, je crois, que je l'avais vu.

Hier à midi, nous avons eu un texto nous annonçant que tout s'était bien passé. Big up à Beyonce.

Edit 2: Par contre j'avoue avoir passé sous silence auprès des accompagnateurs la légère prédisposition de la chérie à dégeuler tripes et boyaux dans un quelconque moyen de transport et ce jusqu'à l'arrivée. C'est moche, je sais.

Edit: Et sinon on est à fond sur la date du retour avec le churros. On a comme qui dirait un léger passif sur le sujet.